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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 11:55
Nostradamus peut surveiller les mouvements aériens à plus de 3000 km de distance

 

06.10.2015 par ONERA

 

Des radars pour détecter au-delà de l’horizon

Le Nostradamus de l’ONERA voit loin. Ce démonstrateur radar est en effet capable de visualiser depuis le centre de la France tout l’espace aérien au-dessus de la Méditerranée. Peu de pays explorent la voie OTH – Over The Horizon, parmi lesquels l’Australie, les États-Unis et la Russie.

Nostradamus utilise de puissantes antennes grandes ondes pour émettre des trains d’ondes qui se réfléchissent sur l’ionosphère (haute couche atmosphérique où circulent des particules chargées) pour scruter les zones visées.

Les signaux de retour sont reçus par les antennes de la plateforme Nostradamus située près de Dreux, et traités en temps réel. Une amélioration de performances est d’ores et déjà en cours de réalisation.

 

Les ROS - radars à onde de surface, ont un usage maritime

Ces radars émettent des ondes qui ont la propriété de se propager à la surface de la mer, bien au-delà de l’horizon. La technologie ROS, transférée à Thales, permet de surveiller les zones économiques exclusives (ZEE, jusqu’à 370 km des côtes). On peut alors suivre trajectoire et vitesse des navires et détecter les comportements anormaux.

Une deuxième génération ROS permet de détecter de petites embarcations à moins de 200 km. Une innovation dont profitera le programme national Spationav, destiné à rénover le système côtier de surveillance et de sécurité.

Le savoir–faire, pour ces applications radar, se trouve dans les algorithmes numériquesde traitement du signal. Ils puisent leur puissance dans ce qui caractérise l’ONERA : une connaissance approfondie de la physique et de l’environnement.

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 07:55
Essais de trajectographie d’Exocet AM39 tiré depuis un Rafale dans la grande soufflerie S2MA de l’ONERA à Modane - photo ONERA

Essais de trajectographie d’Exocet AM39 tiré depuis un Rafale dans la grande soufflerie S2MA de l’ONERA à Modane - photo ONERA

 

05.10.2015 par ONERA

 

Les grandes souffleries, berceau de l’aéronautique française

L’ONERA possède le plus grand parc européen de souffleries de grandes dimensions.

S1MA, installée dans les Alpes, est la plus grande soufflerie sonique du monde : elle peut souffler un vent à presque Mach 1, soit la vitesse du son, ou encore près de 1200 km/h dans un conduit de 8 m de diamètre !

Tous les avions des gammes Airbus et Dassault Aviation sont passés par S1MA, notamment pour évaluer leurs performances en vol de croisière.
F1, sur la commune du Fauga près de Toulouse, a été conçue pour simuler le vol au décollage et à l’atterrissage. S2MA et S4MA sont notamment utilisées pour la simulation d’appareils militaires et des lanceurs, avec des écoulements d’air pouvant aller respectivement jusqu’à Mach 3 et Mach 12. Ces moyens hors normes sont bien sûr équipés d’instruments de mesure et de visualisation.

 

La mesure des efforts, une affaire de balances

La mesure « reine » de la soufflerie est la mesure des efforts : 6 composantes qui sont la portance, la traînée (ou résistance à l’avancement) capitale pour évaluer la performance en vol de croisière, la force latérale et trois moments (roulis, tangage, lacet) qui tendent à faire pivoter l’avion.
Ces mesures sont effectuées simultanément par les balances, instruments qui mesurent les efforts par déformation de jauges (extensométrie). L’ONERA en maîtrise conception, fabrication, étalonnage et elles sont parmi les plus performantes du monde. Ces balances participent pour une large part à l’excellence de la précision de mesure des essais réalisés dans les souffleries de l’ONERA.

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 07:55
Décision des systèmes dans l' incertain et en coopération

 

06.10.2015 par ONERA

 

Qui dit autonomie dit capacité de décision

Des essaims de drones de combat, des constellations de satellites, ou bien des ensembles coopérants de drones manoeuvrant dans différents milieux doivent s'acquitter de leurs missions avec un très haut niveau d’autonomie.

Pour cela, ils doivent être dotés d'un ensemble de connexions – un "cerveau", et d'une intelligence artificielle distribuée qui puisse leur permettre d'atteindre leurs objectifs tout en garantissant leur sûreté de fonctionnement.

L'autonomie de tels systèmes engage des capacités de décision devant des informations d'origines multiples qui peuvent être incomplètes ou inexactes. Les travaux développés conduisent ainsi à l’élaboration de modélisation des incertitudes, à l’implémentation d’algorithmes… Le tout sur des systèmes
embarqués capables de mettre en oeuvre leur méthode de décision en temps-réel en coordination avec les autres entités autonomes.

 

L’hétérogénéité donne à l’union plus de force

Dans le projet Action, l'ONERA démontre l'intérêt de la mise en oeuvre d'une équipe de drones hétérogènes autonomes pour optimiser les fonctions de localisation et de navigation globale de cette équipe impliquée dans des missions complexes.

Ces drones autonomes embarquent une architecture générique incluant des fonctions logicielles élaborées : perception de l'environnement, évaluation de situation, décision sur les actions à accomplir et les stratégies à déclencher pour réagir aux nouvelles informations.

Les démonstrations sont réalisées avec des drones aériens (Ressac de l'ONERA), des robots terrestres (avec le Laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes - CNRS), des drones sous-marins ou de surface (DGA).

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 07:55
Interactions humaines avec des systèmes de plus en plus automatisés

 

06.10.2015 par ONERA

 

Et l’humain dans tout ça ?

Depuis l’avènement des commandes électriques sur les avions de ligne (fin des années 80), la place de l’humain a changé dans les cockpits. Le pilote n’agit plus stricto sensu sur les commandes de vol, il est devenu un véritable superviseur qui gère un système de plus en plus automatisé et complexe, dont il assume néanmoins la responsabilité en liaison avec les autres acteurs de l’espace aérien. La conception des systèmes interactifs est maintenant centrée sur l’utilisateur et les usages. Elle se nourrit du retour d’expérience, thème sur lequel l’ONERA et la NASA travaillent avec des compagnies aériennes. Des évaluations en situation permettent aux chercheurs de développer des algorithmes et des moyens de mesure afin de caractériser des types de comportement, d’analyser les interactions avec le système et de détecter les difficultés rencontrées et les défauts d’attention. Objectifs principaux : améliorer la performance des systèmes mais surtout en augmenter la sécurité… en veillant à ce que l’humain puisse bien jouer son rôle là où il est attendu.

 

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 18:57
Des moyens de simulation adaptés pour affronter une complexité croissante

 

06.10.2015 par ONERA

 

Systèmes de défense : de la simulation avant l’action

La simulation « physique », tant numérique  qu’expérimentale, est indispensable pour imaginer et évaluer les concepts et matériels futurs dans un environnement représentatif de situations opérationnelles. L’ONERA capitalise sur une connaissance approfondie de la physique des phénomènes, des technologies et des processus, développée dans les différentes branches métier de l’ONERA : matériaux et structures, physique, mécanique des fluides et énergétique, traitement de l’information et systèmes.

Par ailleurs, les études et recherches sur l’efficacité des moyens de défense face à un adversaire, la défense anti-missile, la surveillance du champ de bataille, ou les systèmes de drones ont besoin d’une simulation complète et réaliste des acteurs et de leur environnement. Ce type de simulation « système » est par nature interdisciplinaire et plus proche des besoins opérationnels des armées.

 

Blade, le “battle lab” de l’ONERA

Blade, le “battle lab” de l’ONERA

Blade, le “battle lab” de l’ONERA

L’ONERA développe l’outil de simulation Blade, qui permet d’évaluer en situation les performances de systèmes, d’architectures, d’organisation et de concepts d’emploi. Blade permet d’intégrer des modèles ONERA concernant des capteurs, des systèmes d’armes, des aéronefs, des satellites… et aussi du traitement de l’information et de la communication. La structure informatique permet le contrôle de la simulation et la visualisation 3D.

Cet outil, complètement maîtrisé, est ouvert et parfaitement interopérable au travers d’un réseau sécurisé : systèmes opérationnels des trois armées, OTAN, laboratoire technico- opérationnel de la DGA, autres battlelabs des industriels. Des applications ont déjà été mises en oeuvre : pénétration de systèmes de défense par des missiles, tenue de situation tactique sur le champ de bataille.

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 18:55
L’ONERA expert dissuasion aux côtés de l’état et des industriels depuis les années 60

 

06.10.2015 par ONERA

 

“Le temps de la dissuasion n’est pas dépassé” (François Hollande, discours sur la dissuasion nucléaire, Istres, 19 février 2015)

La force de dissuasion nucléaire de la France a deux composantes : l’océanique, avec des missiles balistiques intercontinentaux M51 lancés depuis des sous-marins, et l’aéroportée, avec des missiles ASMPA de croisière supersoniques à moyenne portée, largables depuis un Mirage 2000 ou un Rafale.

S’agissant des missiles balistiques (M4, M51 et suivants), l’ONERA apporte son expertise à la DGA, en matière d’augmentation des performances, de propulsion « solide », de guidage-pilotage et de pénétration stratégique.

Pour les missiles aéroportés (ASMP et suivants), l’ONERA contribue en co-traitance avec l’industriel MBDA, notamment sur l’aéro-propulsion par statoréacteur mais aussi sur l’aérodynamique, la furtivité, les matériaux, la navigation inertielle et la pénétration des défenses adverses.

 

DAMB - défense anti-missile balistique

La DAMB ou défense anti-missile balistique est une réponse à la prolifération de missiles d’une portée de plusieurs milliers de kilomètres. Elle s’appuie sur trois piliers : le dispositif d’alerte (drones, satellites, radars), le système de commandement et de contrôle et les moyens d’interception-neutralisation.

L’ONERA apporte son expertise à la DGA pour évaluer, analyser la menace, mais aussi pour réagir à toute question sur le positionnement de la France dans ce domaine (notamment au sein de l’OTAN). Un « battle lab » numérique ONERA fait partie des moyens de mise en oeuvre de cette expertise.

L’ONERA est impliqué sur l’alerte avancée, avec les développements de capteurs infrarouges embarquables et d’un radar de très longue portée déployable, le TLP (avec Thales et la DGA).

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 18:55
Quand l’ONERA propose des concepts novateurs pour des besoins stratégiques

 

06.10.2015 par ONERA

 

La veille spatiale française ne s’endort jamais

Pourquoi surveiller l’espace ? Parce que tous les jours, des milliers de satellites ou objets de plus de 10 centimètres orbitent autour de la Terre. Parmi eux, des satellites espions et des débris qui font peser des risques de collisions. Avant les années 90, seuls les Américains et les Russes disposaient d’un système de veille spatiale. La France, grâce à l’ONERA, a rejoint ce club très fermé depuis 2002.

Développé sous contrat du Ministère de la Défense, le système Graves (Grand réseau adapté à la veille spatiale), composé d’un radar dédié et d’un traitement automatisé, assure en toute autonomie la création et la mise à jour d’une base de données de trajectoires d’objets observés.

Grâce à sa multidisciplinarité – radars, environnement spatial, modélisation et analyse orbitales – l’ONERA a conçu de A à Z un système qui détecte mais aussi reconnait et identifie les objets. Une contribution décisive à la souveraineté de la France.

Depuis 2005, Graves, opéré par l’Armée de l’Air, observe et catalogue des milliers d’objets. Réactif, le système détecte tout changement de situation en moins de 24h.

 

Un moyen économique qui fait de grandes choses

Comparé aux systèmes américains dont le budget se compte en milliards de dollars, le système français Graves n’a coûté « que » 35 millions d’euros et il voit la plupart des satellites d’intérêt. En plus d’une conception économique, c’est le prototype de démonstration ONERA qui a été transformé à peu de frais en système opérationnel pour la Défense ! En outre, Graves peut se targuer d’être respectueux de son environnement radioélectrique puisque son fonctionnement par fréquence unique n’engendre quasiment pas de pollution des ondes.

La performance du système Graves, son coût optimal et sa discrétion ont conquis les états-majors : l’ONERA est mandaté pour pérenniser le système Graves et le mettre à niveau pour répondre aux nouveaux besoins de la Défense.

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 16:56
Des métaux spécialisés performance et fiabilité pour les moteurs aéronautiques

 

06.10.2015 par ONERA

 

Superalliages superstars

Les moteurs d’avion sont constitués de pièces en alliages métalliques. Certaines sont soumises à des températures extrêmes (jusqu’à 1200°C) et peuvent en cas de rupture compromettre le moteur, voire l’avion entier.

Les superalliages, alliages aux propriétés exceptionnelles obtenus par précipitation de composants durcissants, sont très résistants à la chaleur, mais aussi à la corrosion et aux déformations.

Depuis les années 70, l’ONERA, qui a fait breveter de nouvelles compositions, dispose de savoir-faire complets : chimie – conception de l’alliage, mécanique – modélisation de la durée de vie des pièces, métallurgie compréhension de la microstructure.

Ainsi, l’ONERA est le partenaire des motoristes du groupe Safran, soucieux de développer des moteurs aux rendements toujours améliorés.

 

Les superalliages de l’ONERA sont dans l’air

Les superalliages brevetés (ou co-brevetés) par l’ONERA sont utilisés les motoristes Safran Snecma et Turbomeca.

Ainsi les matériaux AM1 et N18 constituent respectivement les aubes et disques de turbines du moteur M88-2 du Rafale. Les aubes des moteurs TP400 (A400M), SaM146 (Sukhoï Superjet 100) et Silvercrest (Citation Longitude et Dassault Falcon 5X) sont en AM1. Les turbines Arrius 2 et Arriel 2 qui propulsent les hélicoptères d’Airbus Helicopters, Agusta, Bell… contiennent les superalliages ONERA MC2 et AM3.

En cours de développement : le N19, dans la lignée du N18, dont l’objectif est la prolongation de la durée de vie en fatigue.

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 16:55
L'impact de la propagation sur les communications par satellite de nouvelle génération

 

07.10.2015 ONERA

 

Les experts de la bande Ka

 

La bande Ka est à la diffusion de l’internet par satellite ce que la bande FM est à la radio terrestre : une gamme de fréquences radio particulièrement adaptée à son usage. La bande Ka commence à être exploitée en Europe et présente de nombreux avantages, comme un accès haut débit à coût comparable aux offres terrestres, des antennes plus petites… Néanmoins cette bande de fréquences est sensible aux atténuations atmosphériques : pluie, nuages, vapeur d’eau. L’ONERA, suite à des travaux pour la défense dans les années 90, a mis ses compétences au service du CNES, de l’ESA, des industriels et des opérateurs. A partir de mesures de propagation et d’exploitation de données météorologiques, l’ONERA a construit des modèles capables de prédire l’affaiblissement des signaux, et la disponibilité de service. Ces modèles sont utilisés, en Europe et au-delà, comme outils d’aide à la conception des futurs systèmes de communication par satellites.

 

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 16:55
Imageries aéroportées SAR et HYPERSPECTRALE : pour le renseignement et la connaissance


07.10.2015 par ONERA

Ramses-NG, Sysiphe : deux démonstrateurs technologiques pour voir l’invisible au sol.

La technique radar SAR (Synthetic Aperture Radar) de Ramses-NG aéroportée utilise une antenne compacte qui tire parti du déplacement de l’avion pour obtenir une grande résolution d’image, après traitement des données. Pour la Défense, l’ONERA développe ce moyen radar qui permet la cartographie jour/nuit par tous temps, la classification d’objets et de milieux, la réalisation de modèles numériques de terrain, la détection d’objets enterrés ou sous couvert…

Alors que la photographie recueille le rouge, le vert et le bleu, une caméra hyperspectrale acquiert des centaines de « couleurs », y compris dans l’infrarouge, formant un cube d’images très riche sur les détails de la zone observée.

Sysiphe, projet DGA piloté par l’ONERA, est un moyen innovant hyperspectral unique en Europe : il offre une image du sol avec une résolution de 50 cm dans plus de 500 bandes de couleurs, du visible à l’infrarouge lointain, exploitable par exemple pour la détection de cibles même camouflées, la caractérisation d’effluents, la détection de mines, de souterrains…

 

Lima, l’imagerie aéroportée ouverte à tous

Lima est la plateforme de recherche ONERA pour développer l’utilisation civile des nouvelles technologies d’imagerie aéroportée – hautes résolutions spatiale et spectrale, imagerie laser 3D.

L’ONERA propose là à ses partenaires et clients des campagnes aéroportées clé en main, du besoin aux données exploitées.

Un des principaux moyens de Lima est le pod Sethi, un dispositif aéroporté doté de capacités radar SAR et hyperspectrales. Les champs d’application sont nombreux : agriculture, urbanisme, détection et caractérisation de pollutions, feux de forêts, accidents industriels, inondations, surveillance de sites, de frontières, prospection de ressources, météorologie, archéologie…

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 16:55
De la guerre des étoiles au diagnostic médical, en passant par les télescopes

 

06.10.2015 par ONERA

 

Une optique adaptative cinq étoiles

 

Le scintillement que l’on constate en observant les étoiles est dû aux turbulences atmosphériques. Ainsi, une prise de vue photographique depuis la Terre produit une image floue, par rapport à une image qui serait prise sans turbulence, par exemple depuis l’espace. Suite à des travaux pour la Défense, destinés à contrer les effets de la turbulence sur la propagation de rayons lasers dans l’atmosphère menés au début des années 1980, les chercheurs de l’ONERA sont devenus des experts internationaux de l’optique adaptative pour l’astronomie. La technique repose sur un miroir déformable qui « redresse » le flux lumineux provenant de l’objet observé, suivant les consignes fournies par un analyseur ad-hoc. Le Very Large Telescope de l’ESO au Chili s’est doté de l’équipement ONERA Naos (2001), sur un télescope de 8 m, ce qui a conduit à la première observation directe d’exoplanètes. Puis Saxo (2014) sur l’instrument Sphere du VLT, véritable imageur de planètes extra-solaires. Prochain défi : l’optique adaptative (OA) de l’Extremely Large Telescope européen (eELT) qui sera doté d’un miroir de 39 m.

 

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 16:55
Des satellites propulsés à l'énergie solaire pour réduire les coûts de lancement

 

07.10.2015 ONERA

 

La propulsion spatiale passe au tout électrique

 

La plupart des satellites utilisent des propulseurs, que ce soit pour le contrôle de leur orientation, le maintien à poste, ou bien le transit de l’orbite de transfert à l’orbite géostationnaire. Un propulseur électrique utilise l’électricité des panneaux solaires pour transformer du gaz en plasma et l’accélérer à une vitesse de plusieurs dizaines de km/s (c’est ce qui crée la poussée). Utiliser l’énergie solaire plutôt que l’énergie chimique du propergol peut faire économiser à un gros satellite en transit jusqu’à 2 tonnes de combustible, soit 20 M€ au lancement. Inconvénient : le transit dure quelques mois de plus. La France et l’Europe entendent bien être sur ce marché où sont déjà les américains.

 

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 16:55
Une nouvelle génération de capteurs pour la vision infrarouge

 

06.10.2015 par ONERA

 

Caméras miniaturisées, visions augmentées

La lumière infrarouge est invisible à nos yeux, mais elle peut servir à la vision nocturne, à l’imagerie des températures, à l’identification de gaz, etc. Les détecteurs infrarouges qui font les caméras IR n'ont cessé de se perfectionner et leur utilisation se démocratise pour des applications civiles.

Les applications de défense restent nombreuses : navigation, pilotage, reconnaissance et identification de cibles, guidage d'armement….

Avec le soutien de la DGA, plusieurs prototypes ont été réalisés à l’ONERA et sont passés au stade industriel, grâce à un partenariat avec la société Sofradir (depuis 2013).

Citons les caméras compactes « grand champ » imitant l'architecture de l'oeil humain, dédiées à la surveillance ou au pilotage des drones, les caméras ultra-compactes « sur puce » produisant plusieurs petites images de la même
scène, dont la combinaison permet d'augmenter l'information perçue – augmentation de la résolution, vision 3D, imagerie multi-spectrale (plusieurs « couleurs » infrarouges).

 

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 16:55
Modélisation 3D temps réel de l’environnement pour la navigation autonome des drones

 

06.10.2015 par ONERA

 

A l’ONERA, les drones naviguent à vue

Il y a deux sortes de drones aériens : ceux évoluant en altitude selon les règles de la navigation aérienne et ceux évoluant près du sol. Ces derniers sont dotés d’un mode de vision embarquée très spécifique.

Le drone doté d’une vision 3D et de capacités de calcul temps-réel construit son environnement sous forme d’un modèle 3D, dans lequel il évolue en y évaluant visuellement sa position. Il peut prendre des décisions et élaborer lui-même les commandes de navigation, en fonction des objectifs de sa mission.

A partir de composants du marché – drone léger quadri-rotor, caméras miniatures, ressources de calcul embarquées – les chercheurs de l’ONERA se sont lancés dans la course internationale à l'autonomie de la robotique aérienne et se retrouvent au meilleur niveau mondial avec un savoir-faire essentiellement concentré dans le logiciel : reconstitution 3D, navigation, commande...

Les secteurs d’application sont très variés : surveillance et intervention sur les infrastructures SNCF, dans les transformateurs EDF, pour les militaires, le bâtiment, les ouvrages d’art, l‘archéologie…
 

L’auto-directeur du missile Scalp/Storm Shadow

L’ONERA a mis son savoir-faire en matière de traitement d’image et de reconstitution 3D au service de la défense, bien avant l’engouement pour les drones que nous connaissons actuellement.

Ainsi, de 1992 à 2000 , les spécialistes ONERA ont participé, pour la DGA et l’industriel MBDA, aux phases de définition, de conception et de qualification par simulation de l’auto-directeur du missile MBDA Scalp/Storm Shadow.

Le guidage terminal de précision de ce missile de croisière quasi-autonome est basé sur une corrélation intelligente entre les images de sa caméra infrarouge et un modèle 3D de l’environnement de la cible, non pas construit en temps réel, mais issu d’une préparation de mission.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 11:55
Le démonstrateur Eole de l’ONERA

Le démonstrateur Eole de l’ONERA

 

02.10.2015 ONERA

 

Il est temps d’étudier et de préparer un lanceur qui permette de franchir une nouvelle étape dans la baisse des coûts, au-delà des progrès d’Ariane 6. La réutilisation du premier étage est une piste que le CNES et l'ONERA vont explorer ensemble.

L’environnement du secteur spatial est en pleine mutation, que ce soit du côté de la demande (constellations, satellites plus légers à propulsion électrique…) ou de l’offre de services de lancement proposée par de nouveaux acteurs. Les nouveaux opérateurs vont poursuivre leurs efforts pour réduire encore les coûts d’accès à l’espace.

Pour que l’Europe puisse continuer à disposer sur le long terme d’un lanceur qui reste économiquement viable et donc d’un accès indépendant à l’espace, il est temps d’étudier et de préparer un lanceur qui permette de franchir une nouvelle étape dans la baisse des coûts, au-delà des progrès d’Ariane 6. Aussi, la réutilisation du premier étage reste une piste à explorer.

L’ONERA, qui travaille aux côtés du CNES depuis le début de l’activité spatiale française et européenne, possède, grâce à ses compétences pluridisciplinaires, une grande expertise dans la  définition et l'évaluation de véhicules ou de systèmes aérospatiaux futurs. CNES et ONERA ont aussi l’expérience d’une étroite collaboration, dans le cadre des phases préliminaires du projet Pré-X, démonstrateur de véhicule de rentrée atmosphérique, sélectionné ensuite par l’ESA comme projet de démonstration ou encore dans le cadre du démonstrateur Eole en lien avec le projet Perseus du CNES.

Forts de ces atouts, le CNES et l’ONERA se sont fixé un nouvel objectif, celui de s’associer pour réaliser en étroite collaboration l’étude d’un premier étage réutilisable, initier des réflexions sur les éléments techniques déterminants comme l’enjeu de la récupération, du retour, de  la maintenance.

 

La phase d’études préliminaires comporte deux volets :  

  • Le premier volet vise à proposer des solutions techniques pour adapter un premier étage de lanceur prédéfini par le CNES avec une capacité de retour à la base de lancement. Les compétences de l’ONERA en matière de conception de lanceurs, de véhicules hypersoniques et subsoniques seront mises à profit pour étudier tous types de solutions technologiques pour la phase de retour e.g. intégration de surfaces portantes, utilisation d’un moteur aérobie, ajout d’ergols pour rallumage du moteur fusée. L’étude abordera les différents aspects inhérents au retour, notamment le design préliminaire du véhicule, l’aérodynamique, la thermique, la trajectoire de retour et les qualités de vol.

  • Le second volet concerne la mise en œuvre de la plateforme CEDRE de simulation multi-physique pour l’énergétique et la propulsion de l’ONERA financée en partie par le CNES, afin d’évaluer les flux thermiques et les efforts appliqués sur l’étage lors du retour lorsque ce dernier n’utilise que la poussée de ses moteurs fusées pour freiner.

Cette étude d’une durée de 6 mois permettra aux différentes équipes d’identifier des solutions et leur viabilité technique ainsi que des éléments de réflexion pour une logique de démonstration au sol et en vol.

C’est une opportunité pour le CNES et l’ONERA d’associer leurs expertises et de les mettre à contribution pour la maitrise scientifique des phénomènes physiques et pour déterminer un plan de démonstration associé qui pourrait être mené par la suite dans un cadre de coopération européenne ou internationale.
 

Voir le communiqué de presse

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 12:55
L'avion Dornier-228 de la campagne Sysiphe dont on distingue les imageurs photo DGA

L'avion Dornier-228 de la campagne Sysiphe dont on distingue les imageurs photo DGA

 

25.09.2015 ONERA

 

Une première campagne de mesures pour l'évaluation en conditions opérationnelles du moyen aéroporté Sysiphe pour l’observation militaire de demain s’est déroulée à Canjuers (Var) du 17 août au 4 septembre 2015.

 

Le moyen aéroporté Sysiphe, conçu et mis en œuvre par l’ONERA à la demande de la Direction générale de l’armement (DGA) est unique en Europe. Il fournit une « image » précise du sol avec une résolution de 50 cm dans plus de 500 bandes de couleurs allant du visible à l’infrarouge lointain. On parle de cube d’images hyperspectral. Le traitement logiciel de Sysiphe permet d’extraire des images répondant aux besoins du renseignement militaire, après détection par exemple de cibles jusque là invisibles à l’œil humain …

 

 

Sysiphe est constitué :

  • de Sieleters, imageur hyperspectral conçu et développé par l’ONERA – pour ce qui concerne les bandes infrarouges  "moyenne" (3 à 5 µm) et "lointaine" (8 à 12 µm)
  • de Hyspex Odin-1024, imageur hyperspectral norvégien pour le visible et proche infrarouge (0,4 à 2,5 µm)
  • le Stad – système de traitement et d’archivage des données, développé par l’ONERA, qui permet l’exploitation des données de Sysiphe.


Le cube d'images hyperspectral de Sysyphe
 

Plus d'une cinquantaine de personnes ont participé à cette campagne d’envergure :

  • l'ONERA, pour la mise en œuvre de Sysiphe et les mesures de vérité terrain
  • la Norvège, notre partenaire dans Sysiphe, avec des équipes du FFI (recherche de défense) et de la société NEO (opto-électronique)
  • le DLR pour la mise en œuvre de l'avion
  •  le ministère de la défense avec la DGA ainsi que les régiments et services des armées, en particulier :
    • DGA-EV - Essais en vol
    • DGA-IP - Ingénierie des projets
    • DGA-TA - Techniques aéronautiques
    • DGA-TT - Techniques terrestres
    • EISOS - Equipe Interarmées des Systèmes d’Observation sur Satellite
    • DRM - Direction du Renseignement Militaire
    • CF3I - Centre de Formation et d’Interprétation Interarmées de l’Imagerie
    • 1er RCA - Régiment de Chasseurs d’Afrique
    • 27e BIM - Régiment d’Infanterie de Montagne
    • 3e RAMA - Régiment d’Artillerie de Marine
    • BAN Hyères - Base Aéronautique Navale d’Hyères
    • CEPA/10S -  Centre d’Expérimentation Pratiques et de réception de l’Aéronautique Navale
    • les pompiers du camp de Canjuers

Sysiphe a été accueilli sur la base aéronautique navale de Hyères (Var) et embarqué sur l’avion Dornier-228 du DLR (centre allemand de recherche aérospatiale). Les scénarios militaires opérationnels ont été déployés sur le camp militaire de Canjuers, à une centaine de kilomètres au nord.

La campagne s’est déroulée dans des conditions optimales, avec une météo favorable et tous les objectifs ont été atteints, à la plus grande satisfaction du client (DGA-UM TER - Opérations d’armement terrestre).

photo ONERA - DRMphoto ONERA - DRM

photo ONERA - DRM

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 11:55
Le CNES et l’ONERA font un point d’étape sur leur coopération

 

Paris, le 11 septembre 2015 par ONERA CP166 – 2015

 

Jean-Yves Le Gall, Président du CNES et Bruno Sainjon, Président-directeur général de l’ONERA se sont rencontrés jeudi 10 septembre, au Siège du CNES pour faire un point d’étape sur leur coopération scientifique et technologique, à la suite de l’accord-cadre signé le 30 mars dernier entre les deux organismes.

 

L’accord-cadre signé le 30 mars dernier régit, pour une période de cinq ans, les activités de coopération entre le CNES et l’ONERA, dans les domaines des lanceurs et des systèmes orbitaux. C’est afin de réaliser un premier bilan et de renforcer cette collaboration qu’a eu lieu hier, au Siège du CNES, une rencontre bilatérale entre MM. Le Gall et Sainjon.

 

Dans le domaine des lanceurs, dans le cadre des études prospectives systèmes et de R&T conjointes récemment engagées, ce sont au total six Programmes d’Intérêt Commun (PIC) qui ont été formellement lancés depuis la signature de l’accord, avec un programme supplémentaire devant être engagé sous peu. Ces programmes concernent des thématiques très variées et précises, comme la compréhension des phénomènes complexes dans les moteurs à propergols solides et liquides ou encore la conception et le dimensionnement de structures composites. Parmi les autres sujets évoqués, un plan d’activités communes sur les lanceurs réutilisables a été discuté.

 

En ce qui concerne les systèmes orbitaux, l’autre pan principal de l’accord-cadre, le CNES et l’ONERA  ont  décidé  un  programme  d’intérêt  commun  relatif  à  l’aérothermodynamique,  en particulier sur la modélisation de la rentrée atmosphérique des débris orbitaux. Il a aussi été question des deux autres programmes d’intérêt commun en préparation, à mettre en œuvre d’ici la fin d’année, qui pourraient s’appuyer en particulier sur des thèses cofinancées.

 

Enfin, sur le plan des missions scientifiques, les discussions se sont articulées autour des thématiques Climat et Observation de la Terre et sur la façon pour l’ONERA de se positionner au mieux avec les équipes scientifiques, dans l’optique de futurs projets.

 

A la suite de cette réunion, Jean-Yves Le Gall a déclaré : « Je me félicite de la tenue de cette réunion bilatérale avec Bruno Sainjon et ses collaborateurs. La qualité des échanges que nous avons pu avoir avec l’ONERA montre à quel point notre coopération, que nous avons désiré amplifier dès octobre 2014, s’est étoffée. Le travail mené de concert se traduit d’ores et déjà par des projets concrets et un désir mutuel d’innover ensemble. »

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 15:55
Maquette motorisée de l’A400M dans la grande soufflerie S1MA de l’Onera photo Onera Airbus

Maquette motorisée de l’A400M dans la grande soufflerie S1MA de l’Onera photo Onera Airbus

 

08/09/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Dans un rapport au vitriol, la Cour des comptes critique la gestion, la gouvernance ainsi que le manque d'implication de l'ONERA dans le domaine de l'aéronautique civile. Mais son nouveau patron Bruno Sainjon est en train de remettre en tension le centre de recherche de l'aérospatial français.

Trop tard ou trop tôt. Le rapport de la Cour des Comptes sur l'ONERA, qui couvre la période 2008-2013, tombe plutôt à plat... Car depuis l'arrivée le 30 mai 2014 du nouveau PDG, Bruno Sainjon, cet organisme public de recherches est en train de se réveiller et de retrouver un réel dynamisme. Pour autant, ce rapport n'est pas non plus inutile. Notamment il montre l'incapacité de l'État à valoriser un bijou technologique, envié dans le monde entier et, surtout, il pointe son manque de vision dans la recherche et, par conséquent, dans l'avenir de la filière aérospatiale civile et militaire française, en réduisant considérablement sa subvention au fil des années.

Depuis 2010, le budget de l'ONERA a pris le bouillon, passant de 257,9 millions d'euros à 207 millions en 2014, selon les derniers chiffres disponibles. Soit une chute de près de 20%, essentiellement liée à la réduction de la subvention accordée à l'ONERA, qui est tombée à 96,4 millions (contre 123,9 millions en 2010). Elle représentait 46,6% de son budget, contre 48% en 2010. Et ce contrairement à ce qu'affirme la Cour des comptes, qui estime que "les financements publics sont relativement stables, au moins ceux de la DGA". Une remarque qui a fait bondir le PDG de l'ONERA dans sa réponse aux sages de la rue Cambon;

"Cette observation est inexacte, c'est même précisément la baisse des moyens publics qui explique en grande partie la situation financière actuelle de l'ONERA", qui traine effectivement en 2014 un déficit de 16 millions d'euros, a expliqué Bruno Sainjon. Dans le budget initial 2015, le conseil d'administration de l'ONERA a voté un déficit de 3 millions d'euros.

En 2015, son budget prévisionnel s'élève à 228,9 millions. A suivre...

 

La DGAC a lâché l'ONERA

Parmi les critiques soulevées par la Cour des Comptes, les relations très distantes entre la direction générale de l'aviation civile (DGAC) et l'ONERA. Ce qui s'est notamment traduit par l'arrêt par la DGAC d'une subvention à l'ONERA à partir de 2001 (contre 3,8 millions en 2010). De même, elle a réduit pratiquement à zéro son activité contractuelle avec l'ONERA, qui est passée de 24 millions d'euros 2010, à 0,3 million en 2014.

Pourquoi une telle défiance? Selon la Cour des comptes, "les causes sont multiples : réduction du budget de la DGAC, volonté de la DGAC de cibler son soutien et d'encadrer l'utilisation de sa subvention afin d'éviter une contrariété potentielle aux règles du commerce international et du droit de la concurrence, perte de pertinence de l'ONERA aux yeux de la DGAC et dégradation des relations". Pourtant l'ONERA travaille sur ce que seront les avions du futur, et plus précisément sur le programme "Nova" (Next-generation Onera Versatile Aircraft), qui pourrait remplacer les actuels moyen-courriers. Il est destiné à transporter 180 passagers à 900 km/h sur une distance de 5 à 6.000 km. Par ailleurs, les relations avec la DGAC sont en train de se réchauffer...

En outre, la DGAC estime, selon la Cour des Comptes, que l'Office "ne s'est pas adapté aux évolutions profondes du secteur de l'aéronautique civile depuis les années 1980, notamment l'émergence de nouveaux sujets structurants : gestion de l'énergie, avionique, cockpit et navigation, nouveaux procédés de production". Enfin, elle "regrette la faible participation de l'ONERA aux programmes européens et aux initiatives locales".

Bruno Sainjon fait pourtant part dans sa réponse à la Cour des Comptes des succès remportés récemment par l'ONERA dans le cadre de trois appels d'offres lancés au titre du programme européen Cleansky 2 pour un montant de plus de 30 millions d'euros étalés sur huit ans. Tout comme il rappelle l'implication de l'ONERA "beaucoup plus affirmée" dans le Conseil pour la recherche aéronautique et civile (CORAC).

 

Pourquoi un tel désintérêt de l'État?

Dans sa réponse à la Cour des Comptes, le Premier ministre, Manuel Valls, assure pourtant que "l'action de la tutelle a été conduite dans un souci de préservation de la position de l'ONERA". On a vu mieux comme soutien financier à un organisme public... Car quand l'État le veut, les subventions suivent. Comme le montrent les dotations aux Établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST), CNRS inclus, qui sont passées de 4,9 à 5,7 milliards d'euros entre 2008 et 2014.

Dans une interview accordée en juin à La Tribune, Bruno Sainjon avait tenté d'expliquer le désintérêt de l'Etat vis-à-vis de l'ONERA : "travailler majoritairement sur des sujets de défense n'incite pas à une communication tous azimuts. Et surtout la recherche fondamentale même à visée applicative n'a pas été mise en évidence ces dernières années. Pourtant sans la science et la recherche, il n'y a pas de technologie ni de programme". C'est vrai que l'ONERA est complètement sorti des radars de la plupart des responsables politiques français. A tel point que la plupart d'entre eux ne savent pas ce que cet organisme fait exactement. Un peu désolant...

 

L'ONERA au cœur des enjeux aéronautiques

En dépit des critiques de la Cour des Comptes sur son isolement, l'expertise de l'ONERA a été à plusieurs reprises plébiscitée dans de nombreux domaines, dont certains liés à une actualité très brûlante. Ainsi, en avril dernier, un consortium piloté par l'Office a été sélectionné par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR) pour la lutte anti-drone. En 2014, l'ONERA, à la demande de la direction générale de l'armement (DGA), a commencé à travailler sur le projet d'étude amont DEMPERE, dont l'objectif est de développer un démonstrateur de simulation numérique destiné à évaluer le degré de perturbation d'un radar par les parcs éoliens.

En outre, l'ONERA s'est récemment rapproché de plusieurs organismes de recherche à la fois concurrents et partenaires. Ainsi, l'Etat a mandaté l'ONERA comme pilote de la nouvelle filière aéronautique Carnot, baptisée AirCar (Air Carnot) et financée pendant six ans à hauteur de 10,5 millions d'euros. L'objectif de ce consortium multidisciplinaire et complémentaire sera de comprendre les besoins des PME et ETI de la filière aéronautique afin de booster leur capacité d'innovation et répondre ainsi au mieux aux besoins industriels.

Par ailleurs, l'ISAE-SUPAERO et l'Office ont renforcé en mars dernier leur coopération en signant une convention de partenariat scientifique créant deux équipes de recherche communes (ERC). Enfin, le Cetim et l'ONERA ont renforcé leur coopération en vue de développer une offre technologique commune, innovante et performante dans le contexte de ré-industrialisation de la France et des enjeux liés à la filière matériaux.

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 11:55
Antoine Torres, nouveau Directeur de la Communication de l’ONERA

 

01.09.2015 – par ONERA

 

Antoine Torres a rejoint le premier septembre l’ONERA en tant que Directeur de la Communication. Il vient de la Direction Générale de l’Armement (DGA) où il était depuis mai 2012, Responsable communication programmes d’armements et porte-parole de la DGA.

 

Très marqué par l’aéronautique et l’espace, son parcours l’amène à passer dès 1987 un brevet de pilote d’avion. Ingénieur diplômé de l’ENSICA en 1987, il est titulaire d’une thèse en mécanique des fluides et breveté de l’Ecole de Guerre.

 

En 1987, il intègre le centre DGA des techniques aéronautique à Toulouse où il travaillera jusqu’en 1997 sur les systèmes de conditionnement d’air dans les avions.

 

Il noue des premiers contacts avec des chercheurs de l’ONERA Toulouse et en garde une impression de solidité scientifique. « J’avais des interrogations auxquelles mes interlocuteurs à l’ONERA m’ont apporté des réponses pertinentes et utiles. J’ai tout de suite apprécié la grande gentillesse et la disponibilité qu’ils m’ont témoignées » précise-t-il.

 

De 1997 à 2002 il rejoint la DGA à Balard pour travailler sur des programmes d’armement et constate une nouvelle fois à quel point l’expertise scientifique de l’ONERA est pertinente pour identifier et résoudre les points durs.

 

De 2002 à 2007, il s’oriente vers la stratégie d’acquisition des programmes. Son champ d’activités s’élargit, et il apprend à résumer en quelques éléments simples des problématiques très complexes à usage des décideurs. Parallèlement, il se familiarise aux problématiques de management et de conduite du changement.

 

De 2007 à 2010, Antoine Torres renforce son expertise sur le périmètre du management technique. Puis, de 2010 à 2012, il gère les urgences opérationnelles pour répondre aux besoins des forces engagées sur les théâtres d’opérations et effectue une mission en Afghanistan. Sa bonne compréhension des enjeux de communication font de lui un acteur important pour la Direction de la Communication dont il alimente les messages pour la DGA désireuse de montrer aux armées, aux médias et aux décideurs sa proximité avec les opérationnels et sa capacité à répondre de façon très réactive à leurs besoins.

 

Sa maîtrise des problématiques techniques fait de lui « un bon client pour la Direction de la communication ». Pour autant précise-t-il, « on a beau bien connaître son sujet, il faut apporter la valeur ajoutée de la communication pour le rendre intelligible auprès d’interlocuteurs et de décideurs non spécialistes du domaine ». Maitriser le fond n’est pas une garantie de communication réussie rappelle-t-il.

 

C’est donc tout naturellement que se fait, en mai 2012, son passage vers la Direction de la Communication ou il devient responsable communication sur les programmes d’armements, les études amont, l’industrie de défense et l’export et porte-parole de la DGA.

 

"C’est une vraie chance et une joie d’intégrer l’ONERA, parce que j’ai une culture aéronautique, un gout pour l’échange et la conviction profonde que la communication est un véritable atout pour l’ONERA" ajoute-t-il.

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 07:55
Bruno Sainjon reconduit dans ses fonctions à la tête de l’ONERA

 

Palaiseau, le 31 juillet 2015 Communiqué de presse ONERA

 

Bruno Sainjon est nommé, par décret en Conseil des Ministres, Président du Conseil d’Administration de l’ONERA. Il est reconduit à la présidence de l’établissementpour cinq ans.

 

Cette reconduction de Bruno Sainjon à la tête de l’ONERA, le centre français de recherche aérospatiale, est la suite du travail en profondeur que celui-ci a mené depuis sa nomination le 28 mai 2014.

 

Depuis plus d’un an, Bruno Sainjon a initié un certain nombre d’actions tant en interne que vers l’externe (pouvoirs publics, industriels, partenaires scientifiques nationaux et internationaux), afin que l’ONERA conforte sa place de numéro un de la recherche et technologie aérospatiale en France. Cette mission, confiée par l’Etat, de développer et d’orienter les recherches dans le domaine aérospatial, nécessite une organisation robuste au service d’une vision stratégique. Pour cela des étapes clés ont d’ores et déjà été franchies:

- Une organisation en adéquation avec le Code de la défense: nominations en 2015 d’un Secrétaire Général, d’un Directeur Scientifique Général et constitution du Haut Conseil Scientifique

- Une vision illustrant les orientations de la recherche ONERA à court et moyen terme : avec la rédaction d’un plan stratégique scientifique qui sera finalisé avant la fin de l’année afin de s’adapter à la profonde mutation du monde de la recherche et de l’industrie aérospatiale

- Une participation renforcée avec les nouvelles structures de recherche et d’enseignement supérieur: comme membre fondateur de l’Université Paris-Saclay et avec la création de laboratoires communs avec le CNRS et l’ISAE-Supaéro

 

Faire progresser la recherche aérospatiale au plus haut niveau mondial et contribuer ainsi au rayonnement international de la France, est une ambition forte portée par l’ONERA et par son Président.

 

A propos de l'ONERA

L’ONERA est le centre français de recherche aérospatiale et de défense. Sous tutelle du ministère de la Défense, l’ONERA anticipe les ruptures technologiques du domaine aéronautique grâce à des recherches amont et appliquées associées à des moyens expérimentaux stratégiques. Labellisé Carnot et avec près de 60% d’activités contractuelles, l’ONERA met son expertise et ses technologies à la disposition de l’industrie. Force d’innovation et de prospective dont la recherche a irrigué tous les grands programmes aéronautiques et spatiaux français, civils et militaires, l’ONERA rassemble plus de 2000 personnes dont 13 % de doctorants.

www.onera.f

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 12:55
"Aéronautique : sans science et recherche, pas de technologie, ni de programme" (Bruno Sainjon, PDG Onera)

"Dans tous les produits aérospatiaux commercialisés, si vous faites une analyse ADN, vous allez trouver une forte dose d'Onera" (Bruno Sainjon, PDG de l'Onera) (Crédits : Onera)

 

15/06/2015 Propos recueillis par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

L'Onera irrigue l'industrie aérospatiale de programmes technologiques souvent mal connus. Son président tire la sonnette d'alarme sur la nécessité de soutenir budgétairement la recherche fondamentale, prémices de futurs succès commerciaux dans vingt ans.

 

Quelle est la mission de l'Onera ?
A la sortie de la Seconde Guerre Mondiale, au cours de laquelle l'armée française s'est retrouvée en infériorité technologique dans certains domaines opérationnels comme la dimension aérienne, l'Etat a décrété : plus jamais ça. L'Onera [Office national d'études et de recherches aéronautiques, Ndlr] a donc été créé pour mettre en place, au service de la France, un outil d'excellence technologique dans l'aérospatial. La mission de l'Onera, aujourd'hui encore, est de piloter la recherche (sur des niveaux de 2 à 6 majoritairement, sur une échelle baptisée TRL allant de 1 à 9), puis de transférer aux industriels une innovation technologique. Nos programmes de recherche irriguent l'industrie aéronautique et spatiale : avions civils, avions militaires, drones, hélicoptères, missiles, y compris missiles balistiques... Et le rôle de l'Onera est loin d'être négligeable dans la plupart des programmes des industriels français, qui sont des industriels de premier niveau mondial. Dans tous les produits commercialisés, si vous faites une analyse ADN, vous allez trouver une forte dose d'Onera.

 

Par exemple, dans le spatial, quelle est votre contribution ?
Sur Ariane 5, et de manière générale sur toute la filière Ariane, on a travaillé en étroite coopération avec le CNES, qui est né en 1961 et s'est notamment appuyé au départ sur les travaux du programme Diamant lancé par l'Onera. Ce lien très fort entre le CNES et l'Onera - c'est une conviction forte - est un des éléments clés de l'excellence de la France dans le spatial. Sur Ariane, l'Onera a beaucoup travaillé, aussi bien sur les moteurs solides et liquides que sur les  systèmes. Ce lien s'est en revanche distendu une fois le développement d'Ariane 5 terminé. Avec Jean-Yves Le Gall [président du CNES, Ndlr], nous sommes en train de les resserrer à nouveau. Cela s'est traduit par un accord de coopération renforcée signé fin mars.

 

Sur Ariane 6, l'Onera a-t-il des programmes ? 
Nous avons déjà lancé des programmes d'intérêt commun, qui visent à faire en sorte qu'Ariane 6 conserve le haut niveau de fiabilité d'Ariane 5, sachant qu'il ne sera pas irrigué par de grandes innovations technologiques. C'est un projet piloté principalement par des enjeux commerciaux. Nous allons travailler principalement sur les moteurs solides ainsi que sur le nouveau moteur cryogénique Vinci. Nous vérifions que les transferts d'énergie du moteur Vinci se passent de manière tout aussi fiable que la solution actuelle.

 

Quelle est l'une de vos plus belles réussites dans le spatial ?
Le système Graves. C'est un système qui permet à l'armée de l'air française de détecter les satellites qui passent au-dessus de nos têtes. La France a été le troisième pays au monde, après les Américains et les Russes, à se doter d'un tel système. L'Onera a conçu Graves, a piloté sa réalisation et l'a transféré à l'armée de l'air en 2005. Ce programme a notamment permis des échanges de données avec les Etats-Unis. Et, en avril 2015, cette coopération s'est renforcée, les deux ministères de la Défense voulant désormais échanger des informations classifiées. Nous sommes par ailleurs en train de travailler avec la DGA à une amélioration des performances du système, notamment de son calculateur. Nous allons lui injecter de nouvelles capacités en vue d'améliorer la détection des objets plus petits. Le système sera donc plus puissant.

 

Et que faites-vous sur des programmes aussi emblématiques que le Rafale et le Neuron ?
Les deux programmes, comme tout aéronef civil et militaire, ont fait l'objet de campagnes d'essais en soufflerie. Sur le Rafale et le Neuron, nous avons beaucoup travaillé sur le compromis aéro-furtivité, la surface équivalente radar, les lois de contrôle et guidage, les prises d'air, les arrières corps discrets et les aubes de turbine du moteur ... Parmi les illustrations des apports de l'Onera aux grands programmes de défense, on peut rappeler qu'il est intervenu sur l'autodirecteur du missile Scalp, ou encore sur les lois de guidage et pilotage des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) et du porte-avions Charles-de-Gaulle. Du très haut au très profond en quelque sorte.

 

Le budget de l'Onera est en baisse constante depuis des années. Cela veut-il dire que l'industrie aérospatiale française n'est plus correctement irriguée ? 
Les choix faits aujourd'hui en matière de financements étatiques tant dans la défense que dans le civil sont en faveur de démonstrateurs technologiques au détriment de la recherche plus amont qui n'est plus aujourd'hui suffisamment irriguée. L'Etat ne doit pas oublier d'aider  la recherche fondamentale sur la base de crédits budgétaires. Mais nous sommes en train d'y travailler et nous devrions par exemple avoir d'ici à la fin de l'année, la première arrivée d'activités amont significatives au titre du PIA aéronautique, qui apporte une première irrigation technologique et financière satisfaisante pour l'Onera. Ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent.

 

Pourtant votre budget est en baisse...
... Le budget de l'Onera est construit majoritairement sur des contrats et non pas sur une subvention directe de l'Etat. Elle ne représente que 45% de son budget. C'est vrai que la subvention du ministère de la Défense est passée de 122 millions en 2010 à 94 millions en 2014. La direction générale de l'aviation civile (DGAC), qui versait jusqu'en 2011 une subvention de l'ordre de 4 millions, l'a arrêtée alors que l'activité de l'Onera en matière d'aviation civile reste très forte. Parallèlement, l'Onera a dû faire face à une forte réduction des contrats en provenance de la DGAC et de la DGA.

 

L'expertise de l'Onera semble être plus reconnue à l'étranger qu'en France.
Nous avons encore une excellente image internationale, la NASA dit régulièrement que nous sommes  son premier partenaire en termes de coopérations. Nous avons également des liens très forts avec des organismes comme la JAXA japonaise, le TSAGI russe, le DLR allemand...Nous venons d'ailleurs avec ce dernier de remporter deux importants contrats lors du dernier appel à projet européen Clean Sky.  De nombreux organismes de recherches européens et internationaux nous demandent de travailler davantage avec eux. C'est le cas du DSO et NUS à Singapour avec lesquels nous avons un laboratoire commun depuis 11 ans. Par exemple, quand Airbus Helicopters a vendu 50 Caracal au Brésil, il y avait derrière ce contrat des offset technologiques et scientifiques. Nous avons travaillé - Onera, Airbus Helicopters et les officiels Brésiliens - sur des thématiques qui ont donné entière satisfaction aux Brésiliens au point qu'ils sont en train de réfléchir à mettre en place un Onera local. L'Etat de Minas Gerais (l'un des deux états aéronautiques de la Fédération du Brésil) nous demande - j'ai accepté - de participer aux organes de gouvernance. Mais je rappelle que la direction des affaires internationales à l'Onera n'emploie... que quatre personnes, secrétaire comprise. Nous sommes donc en train de monter en puissance afin d'intervenir en soutien de nos industriels notamment dans leurs démarches d' exportation, comme en Pologne, pour proposer ce type de coopérations. Les Polonais veulent faire de la recherche avec nous. Pourquoi cela ne se fait pas ? Parce qu'on a oublié l'Onera.

 

Pourquoi l'Onera tombe-t-il dans l'oubli malgré des pépites incroyables ? 
Travailler majoritairement sur des sujets de défense n'incite pas à une communication tous azimuts. Et surtout la recherche fondamentale même à visée applicative n'a pas été mise en évidence ces dernières années. Pourtant sans la science et la recherche, il n'y a pas de technologie ni de programme. Par exemple, nous avons participé à la mise au point des nouvelles pales du futur hélicoptère d'Airbus, le H160, qui va arriver en service dans les années 2020. Airbus Helicopters en est au stade du démonstrateur. Mais l'Onera a commencé à travailler sur ces pales au début des années 90. Ce qui veut dire que nous avons travaillé sur des projets scientifiques portant sur ces pales pendant 10 ans, puis leur avons permis de monter en puissance grâce à un contrat financé par la DGAC à Eurocopter (devenu Airbus Helicopters) et à l'Onera.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 11:55
Le Cetim et l’ONERA signent un accord stratégique pour renforcer leur offre partenariale dans le domaine des matériaux

 

Le Bourget, le 16 juin 2015 ONERA

 

Dans le contexte de ré-industrialisation de la France et des enjeux très forts liés à la filière matériaux, cet accord stratégique consiste à renforcer la coopération inédite entre le Cetim et l’ONERA afin de développer une offre technologique commune, innovante et performante.

 

L’ONERA et le Cetim sont deux acteurs majeurs de la recherche partenariale industrielle : l’ONERA, en tant que centre de recherche aérospatiale et pilote pour l’Etat de la nouvelle filière aéronautique Carnot (AirCar) ; et le Cetim en tant que centre d’expertise mécanique français en lice pour conduire la future filière Carnot « Industries Mécaniques et procédés » (IMP).

 

Forts de ce positionnement et de leurs domaines d’expertises respectifs et complémentaires, le Cetim et l’ONERA ont décidé de renforcer leur coopération en développant un partenariat stratégique visant principalement à :

-  Mettre en commun des moyens humains et techniques à forte valeur ajoutée ;

- Accroître la valeur de leur offre technologique au service des industriels (grands groupes, ETI et PME);

- Augmenter le volume de transfert technologique vers les utilisateurs

- Renforcer leur leadership européen dans le domaine des matériaux composites, des structures hybrides et des procédés de fabrication additive (impression 3D).

 

Cette coopération inédite entre le Cetim et l’ONERA a été initiée depuis 2007 au sein du réseau Carnot et a déjà conduit à la réalisation de premières mondiales comme le développement en 2012 d’un triangle de suspension automobile en composite thermoplastique avec PSA. Plusieurs contrats communs sont d’ores et déjà programmés pour le compte de Zodiac Aerospace ou du CNES.

 

A propos du Cetim, Innover en mécanique

A la croisée de la recherche et de l'industrie, le Cetim, institut technologique labellisé Carnot, est le centre d'expertise mécanique français. Outil R&D de plus de 6500 entreprises mécaniciennes, il compte 700 personnes dont plus des 2/3 d'ingénieurs et techniciens, pour 100 M€ de chiffre d'affaires.Fédérateur de programmes innovants, il pilote de grands projets industriels ou R&D multipartenaires et ce sur 5 axes principaux : conception, simulation, essais - procédés de fabrication et matériaux - mécatronique, contrôle et mesure - développement durable - management et appui aux pme.

www.cetim.fr

 

A propos de l’ONERA

L’ONERA est le centre français de recherche aérospatiale et de défense. Sous tutelle du ministère de la Défense, l’ONERA anticipe les ruptures technologiques du domaine aéronautique grâce à des recherches amont et appliquées associées à des moyens expérimentaux stratégiques. Labellisé Carnot et avec près de 60% d’activités contractuelles, l’ONERA met son expertise et ses technologies à la disposition de l’industrie. Force d’innovation et de prospective dont la recherche a irrigué tous les grands programmes aéronautiques et spatiaux français, civils et militaires, l’ONERA rassemble plus de 2000 personnes dont 13 % de doctorants.

www.onera.fr

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 07:55
L’Etat mandate l’ONERA comme pilote de la nouvelle filière aéronautique Carnot

 

10.06.2015 par ONERA

 

La nouvelle filière aéronautique dénommée « AirCar» (Air Carnot) et pilotée par l’ONERA comprend dix instituts Carnot. L’objectif de ce consortium multidisciplinaire et complémentaire sera de comprendre finement les besoins des PME et ETI de la filière aéronautique afin de booster leur capacité d’innovation et répondre ainsi au mieux aux besoins industriels.

 

AirCar s’est donnée pour objectif de contribuer à renforcer par la R&D et l’innovation, la position concurrentielle des PME-ETI de la filière aéronautique. Pour se faire, l’Etat financera la filière AirCar pendant six ans à hauteur de 10,5 millions d’euros dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir.

 

La stratégie d’AirCar repose entre autres sur :

- Une action collective et renforcée des Instituts Carnot (IC) du consortium pour répondre très finement aux besoins des PME aéronautiques,

- L’identification de quatre domaines prioritaires de valorisation:

Les matériaux (métalliques et composites) et procédés hautes performances,

Les systèmes et composants pour l’avion électrique,

Les innovations dans les sous-systèmes (capteurs autonomes...),

Les nouvelles applications et nouveaux usages (drones civils...).

- Une gouvernance associant les acteurs de la filière comme le GIFAS, les pôles de compétitivité, les clusters régionaux et les Instituts de Recherche Technologique ...,

- La création de quatre postes de chargés de développement « filière Carnot aéronautique »

 

L’ONERA est l’organisme de recherche dédié à la filière aéronautique. Créé en 1946 par l'Etat avec notamment pour mission de développer et d'orienter les recherches dans le domaine aérospatial, l’ONERA est impliqué dans la R&D qui a irrigué tous les grands programmes aéronautiques et spatiaux français, civils et militaires. Avec près de 60% d’activités contractuelles, l’ONERA met son expertise et ses technologies au service de l’industrie. Sa vocation est d’anticiper les ruptures technologiques du domaine aéronautique grâce à son approche système (connaissance complète de l’écosystème avion). C’est cette expertise spécifique que l’IC ONERA souhaite partager avec tous les IC du consortium et en faire bénéficier les PME-ETI.

 

Pour constituer AirCar, l’IC ONERA fédère autour de lui un consortium cohérent de neuf IC permettant une véritable complémentarité de compétences scientifiques et technologiques, ainsi qu’un maillage géographique fin des bassins d’emploi de la filière aéronautique : ARTS, CETIM, M.I.N.E.S, I@L, IFPEN TN, CNRS/LAAS, MICA, CEA-Leti, ESP.

 

En termes d’objectifs quantitatifs à l’horizon 2020, AirCar devrait générer10 millions d’euros par an d’activité avec des PME-ETI de la filière, avec un réseau de 1000 contacts actifs et les 200 équipements recensés.

 

La filière aéronautique : un pôle d’excellence au niveau français et européen (chiffres 2014)

- 1er secteur exportateur : 50,7  Md€ de CA dont 33,1 Md€ à l’export (+6 % par rapport à 2013)

-  1er solde excédentaire de la balance commerciale française commercial  français : 23,6  Md€

- Des équipementiers et des PME de la « supply chain » française qui réalisent 16,5 Md€ de CA (+6 %

par rapport à 2013)

- Filière employant plus de 180  000 personnes en effectif direct et plus de 140 000 en effectif indirec

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 07:55
Séminaire Environnement pour les senseurs électromagnétiques (EM) et optroniques (OP)

 

05.06.2015 - ONERA

 

A l’occasion du Salon du Bourget 2015, l’ONERA organise le lundi 15 juin de 9H30 à 12H30 un séminaire sur la modélisation de l’environnement pour les capteurs électromagnétiques et optroniques.

 

Ce séminaire a pour objectifs:

  • de faire le point sur l’avancée de l’utilisation de la simulation dans le cycle de vie des senseurs EM et OP pour la défense,

  • d’illustrer quelques exemples de démarches industrielles de mise en œuvre de la simulation dans le cycle de vie des senseurs,

  • de contribuer à l’identification des besoins en connaissance de l’environnement EM et OP (fouillis de mer, de nuages, de sols naturels ou anthropogéniques, propagation atmosphérique, sources naturelles ou artificielles…).

 

Inscription gratuite par e-mail à  veronique.bentadj @ onera.fr

Salon du Bourget Lundi 15 Juin 2015 – 9H30 Hall Concorde (salle de conférence).

 

Programme

9H30

Accueil - café

10H00-10H15

Introduction (P. Bezombes, DGA) et Franck Lefèvre (ONERA)

10H15-10H40

Besoins et enjeux de la DGA en matière de connaissance de l’environnement pour les senseurs EM et OP (Y.Hurtaud, M.M Le Hyaric, A. Le Goff, DGA)

10H40-11H00

L'emploi de la simulation dans la conception et le développement de senseurs électromagnétiques embarqués (J.F. Laneyrie, TSA)

11H00-11H20

Simulation de l’environnement appliquée aux chaines optroniques de missiles (J.M. Fèvre, MBDA)

11H20-11H40

Modèle physique et simulation pour le développement des senseurs optroniques
 (G. Berginc, MBDA)

11H40-12H00

Titre à venir (J.M. Ferrier, TR6)

12H00-12H20

Outils et données météo pour l’évaluation des senseurs  (C. Périard, Météo France, L. Labarre, ONERA)

12H20-12H30

Conclusions

 

Inscription gratuite par e-mail à  veronique.bentadj @ onera.fr

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:55
microdrones source EC

microdrones source EC

 

03/06/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le bilan de la lutte anti-drone reste pour l'heure très modeste. Sur 203 survols illégaux signalés, seulement treize affaires judiciaires mettant en cause essentiellement des touristes, ont été résolues.
 

C'est ce qu'on appelle un joli flop. L'Etat peine à identifier les téléopérateurs coupables de survols illégaux au-dessus des centrales nucléaires, notamment. Des vols qui ont pourtant mobilisé tout l'appareil répressif français, du ministère de l'Intérieur à l'armée de l'air en passant par la plupart des services de renseignement. En dépit de cette mobilisation, l'Etat a échoué. C'est ce qu'a révélé vendredi dernier, lors du colloque organisé par le Secrétariat général de la défense et la sécurité nationale (SGDSN), le magistrat du Bureau contre la criminalité organisée, le terrorisme et le blanchiment, Aurélien Létocart.

Le magistrat a dévoilé le bilan de l'action de l'Etat : 203 survols illégaux signalés, 63 procédures judiciaires, dont 55 clôturées, 13 affaires judiciaires résolues. "Nul ne sait qui est vraiment derrière ces survols", a d'ailleurs récemment reconnu à l'Assemblée nationale le général Jean-François Hogard, directeur de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD). Sur ces 13 affaires qui ont abouti, les magistrats ont finalement ordonné comme peine principale la confiscation des drones. Ils ont dû se contenter également de faire un rappel à la loi et ont éventuellement infligé des amendes inférieures à 1.000 euros.

 

Pas de répression

"Il n'y a pas eu de répression", a reconnu Aurélien Létocart. Pourquoi? Tout simplement, a-t-il précisé, parce que la justice a démontré que les téléopérateurs démasqués avaient "une absence de volonté de nuire" et "une méconnaissance de la législation en vigueur" en matière de vol de drone. Notamment des touristes arrêtés qui ont fait voler un drone dans le ciel de Paris, a-t-il reconnu. Des journalistes étrangers sont aussi à l'origine de survols de Paris par des drones ainsi qu'un agent de la... CNIL. Bref, du menu fretin, bien loin du terrorisme international. Ce qui fait grincer les dents au ministère de l'Intérieur, qui trouve que le bilan n'est pas très satisfaisant.

La question des drones est délicate. "Les citoyens ont l'impression qu'on peut impunément surveiller des sites sensibles", a regretté le général Jean-François Hogard. Pour autant, a fait observer le secrétaire général du ministère l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie Francis Rol-Tanguy, les centrales nucléaires et les sites durcis ne sont pas les installations qui présentent le plus de risques en termes d'impact. Contrairement aux infrastructures aéroportuaires à la merci de pertes d'exploitation, et à certaines installations d'importance vitale. Plus généralement, les drones peuvent filmer les centrales nucléaires. "Ce qui n'est pas tolérable", a convenu le patron de la DPSD.

 

Des drones difficilement détectables

Dans ce contexte, l'État travaille pour trouver des solutions pour empêcher les survols illégaux de drones mais n'a pas encore trouvé la solution technique face à cette menace asymétrique. "La détection des drones est relativement difficile compte tenu de leur petite taille", a reconnu le directeur de la protection des installations, moyens et activités de la défense (DPID), le contre-amiral Frédéric Renaudeau. "Il s'agit en effet de véhicules de petite taille mettant en œuvre des matériaux non métalliques, se déplaçant à faible vitesse et à basse altitude. Ces trois caractéristiques alliées à un haut niveau d'autonomie rendent ces véhicules très difficiles à détecter", a confirmé le directeur technique général de l'ONERA, Thierry Michal.

Selon le patron de la DPID, la meilleure détection passe par des radars capables d'identifier un drone et de le distinguer d'un autre aéronef ou d'un oiseau. "Nous sommes en particulier capables de mesurer en laboratoire la signature optique et/ou radar des aéronefs envisagés", a pour sa part indiqué Thierry Michal.

La mise en œuvre d'une lutte anti-drones nécessite de remplir l'ensemble des fonctions : détection, identification, décision, neutralisation. "L'efficacité du système impose d'assurer une veille permanente nécessitant une automatisation poussée et une réflexion attentive à la place de l'homme dans la boucle. Enfin, il faudra s'assurer de la cohérence de la complexité et du coût du système vis-à-vis de la menace réellement représentée par ces engins", a précisé le directeur technique général de l'ONERA.

 

Des solutions adaptées aux enjeux financiers

Le patron de la sécurité d'EDF, Patrick Espagnol, attend d'ailleurs "une réponse globale adaptée aux enjeux sécuritaires et financiers". Très clairement, EDF ne veut "pas d'une solution onéreuse", qui "s'appuie sur l'existant mais enrichi par la recherche et développement (R&D)". Car pour l'heure, a-t-il confirmé, la prise de contrôle d'un drone ou sa destruction restent "encore très aléatoires".

Ainsi, l'Agence nationale de la recherche (ANR) a lancé un appel à projets doté d'un million d'euros pour trouver des solutions à plus long terme. Sur les 24 projets soumis, deux ont été retenus, début avril : "Boréades" de l'entreprise CS et "Angelas" de l'ONERA. Deux études qui vont durer 18 mois. En outre, le ministère de la Défense s'est donné six à douze mois pour dégager des solutions capacitaires intérimaires.

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