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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 07:55
Le catalogue Brevets de l'ONERA en ligne

 

17.09.2014 - ONERA - Transfert de technologies

 

L’ONERA met le catalogue de ses brevets en ligne pour favoriser les transferts de technologies. Véritable pont entre la recherche fondamentale et l’industrie des grands groupes comme des PME-PMI, l’ONERA sait accompagner ses partenaires pour transformer sa science en innovation et donc en succès industriel.

Ce catalogue de brevets reflète ce qu’est l’ONERA : un centre de recherches appliquées de très haut niveau scientifique, pluridisciplinaire et surtout multi domaines. Les technologies qu’il développe pour son cœur de métier, Aéronautique Espace Défense, intéressent de nombreux autres secteurs qui peuvent y trouver un véritable potentiel de rupture technologique.

Les entrepreneurs des secteurs, par exemple, de l’énergie, de la santé, de l’agro-alimentaire, de la sécurité, du développement durable, y trouveront de nombreuses briques technologiques pour faire avancer leurs projets et leur compétitivité.

Si l’innovation est au cœur de votre stratégie, n’hésitez pas à le consulter et à nous contacter, que vous soyez un grand groupe, une ETI ou une PME/PMI.

Catalogue des brevets de l'ONERA : http://www.onera.fr/fr/innovation-savoir-faire/fiches-brevet

Pour tout renseignement : didier.barberis (at) onera.fr

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 12:55
L'ONERA à l'UAV Show du 9 au 11 septembre à Bordeaux
 

08.09.2014 - ONERA

 

Venez découvrir nos savoir-faire et quelques-unes de nos innovations technologiques destinées à rendre les drones plus sûrs, plus autonomes et plus performants.

 

Depuis 10 ans, l’ONERA, premier acteur R&T dans l’aéronautique, l’espace et la défense, travaille sur les technologies associées aux drones et plus particulièrement aux missions qu’ils accomplissent. 

Nos spécialistes présenteront la recherche de pointe de l'ONERA sur les drones  [stand 122].  En vedette, quelques-unes de nos innovations technologiques destinées à améliorier notamment la sûreté, l'autonomie et la performance.

Aspect Capteurs

  • Imageur laser 3D : cette technologie d’imagerie active, terrestre ou aéroportée, fonctionne en toutes conditions même dégradées (nuit, pluie, brouillard, fumée …) et s’applique à de nombreuses utilisations civiles et militaires (DRI, sécurité, pollution, biomédical …).
     
  • Optique miniature pour détecteur à IR refroidi : directement intégrée sur un détecteur, cette optique ultra-compacte permet de produire simultanément plusieurs images de la scène et ainsi d’enrichir l’information fournie.
     

Aspect Energie

  • Micro-turbine unique au monde : cette source d'énergie légère, compacte (2 millions de fois plus petite qu’un moteur d’A380 !) et adaptée à des missions longue durée, constituerait à terme une excellente alternative aux batteries et piles à combustible actuelles.
     

Aspect Intelligence embarquée et autonomie

  • Logiciel 3D Scan : Intégrable sur un micro-drone, ce logiciel exploite les informations acquises par un banc stéréo embarqué pour se localiser et reconstruire un modèle 3D de l'environnement, même en milieu encombré et sans localisation GPS.

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 10:55
photo ESA

photo ESA

 

08.09.2014 - Message de Bruno Sainjon, PDG de l'ONERA

 

Les 8 et 9 septembre dernier, l’ONERA participait aux Universités d’été de la Défense. L’occasion pour Bruno Sainjon, Président-Directeur Général, de s’exprimer sur le rôle que la R&T devrait jouer pour que France reste une puissance aérospatiale.
 

« L’industrie aéronautique et spatiale française (et européenne) est l’un des trop rares secteurs industriels dans lequel nous ayons encore un rang de niveau mondial, avec ce que cela représente en termes d’enjeux scientifiques, technologiques, industriels, économiques et bien sûr humains. Les grands programmes d’aujourd’hui sont une réussite parce qu’ils se sont basés sur des innovations scientifiques et technologiques maturées et éprouvées des années auparavant, avec, au centre de ce dispositif destiné à préparer l’avenir, un organisme, l’ONERA, auquel l’Etat avait assigné un rôle fédérateur et la mission d’assurer le lien entre mondes académique et industriel. Qu’en est-il aujourd’hui ?

La création de l’ONERA en 1946 marquait la volonté de la France de devenir une Nation à la pointe de l’industrie aéronautique, volonté ensuite élargie au domaine spatial. Cet objectif a été amplement atteint et la France fait partie des leaders mondiaux dans ces deux domaines.

Dans l’aérospatial civil comme militaire, les succès sont nombreux. Ils s’appuient tous sur des technologies et savoir-faire soigneusement développés avec des objectifs de performances techniques mais aussi économiques.

Ces succès collectifs, associant industriels et organismes étatiques et/ou paraétatiques, reposent avant tout sur des ingénieurs, chercheurs et techniciens alliant compétences et détermination, animés dans leur grade majorité d’un sentiment fort d’œuvrer pour le bien collectif, et désireux de répondre à l’intérêt public.

C’est le cas des femmes et des hommes de l’ONERA. Depuis la création de l’établissement public, elles et ils ont été impliqués dans toutes les réussites des grands programmes français et européens et dans tous les domaines : avions civils et militaires, hélicoptères, lanceurs, missiles des deux composantes de la dissuasion, missiles tactiques... Du Rafale à l’A400M, de l’A320 au M51, d’Ariane 5 à la famille des Exocet, des Falcon à l’ASMPA… faites une analyse génétique, et vous y trouverez une forte dose d’ONERA inside.

Depuis des décennies, l’ONERA contribue à définir des futures plates-formes aériennes en liaison avec les avionneurs, systémiers et équipementiers. Ces travaux s’appuient sur un savoir-faire acquis de longue date en adéquation avec les besoins des avions, hélicoptères ou encore moteurs civils. Ces savoir-faire s’exercent dans différentes disciplines scientifiques et technologiques, incluant des outils de modélisation/simulation et d’expérimentation de tout premier plan mondial. Ainsi, le code elsA (ensemble logiciel de simulation aérodynamique), qui permet de simuler des écoulements complexes externes et internes pour les applications multi-disciplinaires mettant en jeu l'aérodynamique, en est une illustration emblématique. Cela inclut les couplages avec l'aéroélasticité, l'aérothermique, l'aéroacoustique pour des applications très diverses : avions, hélicoptères, turbomachines, missiles, lanceurs, tuyères, entrées d'air, jets propulsifs…

Cette expertise a permis à l’ONERA de nouer des coopérations fructueuses dans le domaine de la recherche avec la NASA (Etats Unis), le TSAGI (Russie), le JAXA (Japon), le DLR (Allemagne)... Le laboratoire franco-singapourien SONDRA, en partenariat avec SUPELEC, qui vient de fêter ses 10 ans, est un bel exemple d’une coopération scientifique réussie et qui bénéficie à notre industrie. Ce type de collaboration constitue une opportunité pour établir ou renforcer des liens de coopération allant du scientifique à l’industriel dans le secteur aérospatial ; il est à développer tout en veillant bien entendu à mettre en place des accords de sécurité et de défense robustes, garants de nos intérêts partagés.

Toutefois, au cours de la décennie écoulée, le rôle fédérateur en matière de recherche amont aérospatiale joué par l’ONERA s’est délité. De multiples raisons l’expliquent. Au premier rang viennent les motifs budgétaires. Les subventions des ministères civils et de la défense, dont l’organisme bénéficiait, se sont aujourd’hui réduites à la seule subvention du ministère de la défense, via la DGA. De plus, cette subvention connait depuis plusieurs années une réduction liée aux baisses des budgets défense et ne couvre plus aujourd’hui que 40% environ de l’activité de l’ONERA. Si cette baisse a été partiellement compensée par une part accrue de contrats, il faut toutefois souligner que ceux-ci sont plus aléatoires. De plus en plus décalés vers la fin de l’année, ils sont soumis aux évolutions infra annuelles, toujours à la baisse, des crédits défense. La fin 2013 a de ce point de vue été difficile pour l’ONERA.
D’autre part, l’ONERA se trouve pour certaines affaires, qu’il s’agisse de contrats avec les ministères ou avec l’industrie, en concurrence avec des organismes bénéficiant de subventions couvrant une part nettement supérieure, voire totale, de leur activité ce qui laisse peu de chances à l’ONERA pour pouvoir l’emporter face à des concurrents capables de faire une offre ne prenant en compte qu’une faible part, voire nulle, de leur masse salariale. Le renforcement du rôle d’expert auprès de la DGA empêche également l’ONERA de se positionner sur certaines opérations afin de ne pas être juge et partie. Il est enfin paradoxal que l’ONERA ne dispose que de cette seule ressource garantie d’origine défense quand les règles établies, tant au niveau national (financements ANR par exemple) qu’européens, exigent d’un organisme comme l’ONERA qu’il autofinance une partie des activités de recherche civile intéressant ces organismes.

La disparition de la subvention de la DGAC, et les choix, éminemment respectables, effectués dans le volet aéronautique du PIA (Programme d’Investissement d’Avenir) d’axer les travaux sur des démonstrateurs, donc des activités de TRL élevés (Technology Readiness Level), ont là encore conduit à réduire très fortement la recherche plus amont menée par les milieux académiques, les PME/PMI et l’ONERA, avec environ 4% seulement du montant total contractualisé à ce jour. Au moment où s’effectuent les choix pour le second volet du PIA aéronautique, il me parait utile de signaler que le sous-groupe de l’ACARE , associant les représentants des Etats, a récemment exprimé le regret que la Commission ne finance pas suffisamment les activités de bas TRL. Souhaitons donc que les choix à venir au niveau national soient cohérents avec ce constat, et qu’au lieu de renforcer cette insuffisance des travaux de plus long terme, ils visent à le compenser au moins en partie.

Autre élément du paysage : si l’apparition d’instances (SATT, IRT, pôles …) destinées à renforcer la cohérence entre travaux académiques et industrie a dans plusieurs domaines atteint son objectif, dans le domaine aérospatial cette cohérence, assurée de facto par la mission assignée à l’ONERA à sa création, s’en est trouvée affaiblie. Lors de l’audition récente de Patrick Gandil par la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale, qui auditionnait les acteurs du PIA, les représentants de la DGAC, interrogés sur l’intérêt de ces dispositifs, ont rappelé toute la pertinence du modèle initial : « […] l’ONERA est un établissement public de référence dans les domaines aéronautique et spatial qui a permis d’établir, depuis sa création en 1946, des passerelles entre recherche publique et recherche privée […]. L’aéronautique n’a donc pas besoin, contrairement à d’autres secteurs, d’une politique volontariste visant à marier les secteurs public et privé : ce mariage est réalisé depuis déjà des décennies […]». Naturellement, j’ai tenu la même position lors de ma propre audition.

La faute n’en incombe bien sûr pas qu’aux autres, et l’ONERA a commis celle de se replier sur lui, au niveau local, national et international, à l’exception notable de son implication dans les instituts Carnot, qu’il convient de renforcer. La Belle au bois dormant s’est endormie et pendant ce temps d’autres ont investi massivement pour prendre sa place de leader. Il est temps de la réveiller, et le mouvement initié depuis un an (rapprochement avec les industriels, étatiques, milieux académiques via les COMUE  à Toulouse ou Lille ou sur le plateau de Saclay, avec l’ISAE…) va dans le bon sens et doit s’accélérer.

L’ONERA doit également renforcer et structurer son rôle d’incubateur de PME-PMI pour lui donner plus de visibilité et rendre son action plus performante au service du tissu industriel français. D’autant que nombre de technologies de l’ONERA ont déjà intéressé et continueront d’intéresser d’autres domaines industriels.
L’ONERA doit aussi contribuer davantage à la formation de doctorants français et étrangers, pour laquelle il dispose de tous les moyens et capacités scientifiques, mais encore faut-il pour cela qu’il en ait les moyens financiers.

Cette adaptation de l’ONERA à son environnement doit également mieux mettre en évidence son rôle d’acteur précurseur et majeur du développement durable. L’ONERA travaille pour que le secteur aérospatial soit de plus en plus « écologique ». De nombreux projets de recherche relèvent de cette problématique : réduction de nuisances sonores, utilisation de carburants alternatifs, réduction de la consommation par l’aérodynamique des avions, la diminution des masses des structures ou (augmentation ,) les performances intrinsèques des moteurs, réductions des émissions…

Je souhaite enfin évoquer ici le volet particulier des souffleries de l’ONERA. L’ONERA est le dépositaire d’un parc de souffleries unique au monde, qui ont contribué et continuent de concourir à la réussite de nos programmes et de ceux appelés à les rejoindre au rang de succès mondiaux (A380, A400M, A350 par exemple). L’industrie européenne a récemment qualifié huit d’entre elles comme stratégiques pour le devenir du secteur. C’est un fait, la qualité des essais et expérimentations qui y sont conduits associée à toutes les compétences nécessaires (phénomènes physiques, codes de calcul, métrologie ….) issues de nombreux départements de l’ONERA est un élément différentiant pour nos programmes. Cependant, certains essais industriels se font ailleurs, économies court-termistes obligent. « Ce n’est pas que la clientèle boude, c’est qu’elle a la tête ailleurs ». Et l’ONERA doit en assumer seul la charge. Malgré ses efforts pour réduire la charge que ce parc représente, à travers une augmentation de la productivité, qui s’est en particulier traduite par une réduction des effectifs et une diversification de sa clientèle, notamment américaine et chinoise, l’activité Grands Moyens d’Essais est structurellement déficitaire. Elle va de plus être impactée par la remise à niveau de ces moyens, liée à leur âge, ainsi que la nécessité d’investir pour rester en tête dans les techniques et méthodes d’essai et permettre à notre industrie de continuer à garder une longueur d’avance. Or, l’ONERA est aujourd’hui totalement incapable de l’assumer. Pour souligner mon propos, j’ose faire le parallèle, certes un peu hasardeux mais un peu seulement, avec l’activité armes et munitions de petit calibre. GIAT-Industries était l’héritier d’un outil industriel représentant un capital investi important et insuffisamment chargé, générateur de pertes récurrentes. La décision de la France d’attribuer, à l’issue d’une compétition internationale, le marché des munitions de petit calibre à ses concurrents, a sonné le glas à la fin des années 1990 de ces activités en France. Depuis, régulièrement, des voix s’élèvent pour déplorer cette situation et les conséquences induites, tant économiques qu’en terme de souveraineté. Mais il est trop tard et la France est définitivement sortie du secteur.

L’ONERA est au cœur d’un dispositif qui a démontré son efficacité. Les succès rencontrés au cours des décennies écoulées sont la meilleure preuve de la pertinence de ce modèle. Celui-ci doit toutefois retrouver sa pleine mesure afin de permettre aux programmes des années 2030 à 2050, qu’il faut préparer dès aujourd’hui, de connaitre le même succès que leurs devanciers. Ils devront en effet pouvoir s’appuyer sur les meilleures technologies issues des travaux scientifiques de ces prochaines années, une ambition que l’ONERA est tout à fait à même de conduire, conformément à la mission que lui a assignée l’Etat à sa création. A condition toutefois qu’on lui en donne les moyens.

Ne l’oublions pas si nous voulons que l’un de nos rares grands fleurons industriels le soit toujours d’ici 20 à 30 ans. »

 

[1] Advisory Council for Aviation Research and innovation in Europe
[1] COMmunauté d'Universités et Etablissements

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 16:56
Le jour où les drones travailleront ensemble

Un drone autonome, c’est devenu presque banal. Mais parvenir à faire coopérer plusieurs drones terrestres, maritimes ou aériens pour une mission précise reste une gageure.

 

source Cécile Michaut - Zoom in the lab - Numéro 56


Dans ce scénario urbain, la coopération est la clé de la réussite de la mission  menée par des drones autonomes aériens et terrestres

Les drones sont des outils précieux pour repérer une scène de combat, rechercher des personnes en danger, ou encore sécuriser une zone. Leur efficacité sera décuplée si, au lieu d’agir seuls, ils sont capables de coopérer avec d’autres drones, de manière autonome. C’est l’objectif du projet Action commandé par la Direction générale de l’armement (DGA) et mené par l’Onera à Toulouse en partenariat avec le Laboratoire d'Architecture et d'Analyse des Systèmes (LAAS-CNRS), également à Toulouse.

Drones acteurs du projet Action : Ressac, l'aérien (ONERA) ; Mana, le terrestre (LAAS-CNRS) ; Daurade, le sous-marin (DGA)

 

Lorsqu’on dit drone, on pense immédiatement aux engins volants. Mais ils peuvent aussi être terrestres, sous-marins, ou en surface. Tous ces drones se déplacent dans des environnements différents et sont complémentaires. « Comment un drone terrestre et un drone aérien peuvent-ils coopérer, par exemple pour surveiller une zone ?, interroge Magali Barbier, responsable du projet pour l’Onera.  Nous travaillons sur les logiciels embarqués par ces engins, afin qu’ils réalisent ensemble des missions de la manière la plus autonome possible, en minimisant les contacts avec les opérateurs humains. »

Avant de pouvoir interagir, le drone doit d’abord être autonome. Son logiciel comporte donc une première couche « mono-drone » permettant de gérer chaque entité, lui permettant parmi d'autres fonctions d’éviter les obstacles. Cela implique notamment de récupérer les données de ses capteurs, des autres véhicules et de l’opérateur, de planifier une suite de tâches (déplacements, perception…), et de déclencher ces actions en fonction de l’avancement de la mission. Le projet Action vise à concevoir et développer une architecture logicielle de planification, de supervision et de coordination « multi-drones », pour gérer la coopération. Ainsi, si un drone terrestre n’est pas capable d’atteindre un lieu prévu, il peut faire appel à un drone aérien qui effectue une cartographie au-dessus de sa position et lui transmet les nouvelles données sur l’environnement au sol. Les couches « multi-drones » des différents drones communiquent entre elles pour une coopération efficace et la réalisation de la mission en s’adaptant aux événements. Et au sein d’un même drone, ses parties « mono » et « multi » interagissent, par exemple pour décider à quel moment déclencher un échange d’informations.
 


Le drone Ressac a réalisé une cartographie de l'environnement du drone terrestre pour lui permettre de trouver un nouvel itinéraire
Suivi d'un navire par le drone Ressac (en vert : GPS, en rouge :  vision)

 


« La première difficulté est liée aux communications entre drones, indique la chercheuse. Celle-ci est rarement parfaite, par exemple les liaisons entre des drones terrestres peuvent être gênées par un bâtiment. Le choix dans le projet Action est de planifier des rendez-vous réguliers entre les drones d’une part et avec l’opérateur d’autre part, pour permettre le suivi de l’avancement de la mission. Si un drone est absent lors d’un rendez-vous,  des stratégies sont alors élaborées : faut-il rester sur place et attendre que la communication se rétablisse ? Ou aller la rechercher, et dans ce cas, où ? » Autre difficulté : connaître sa localisation, lorsque la DGA souhaite ne pas dépendre du GPS américain. Chaque drone terrestre se base donc sur ses propres capteurs pour se déplacer dans son environnement, et sur les informations fournies par les autres drones pour améliorer la connaissance de leur position respective.
 


Déroulement d'une mission de poursuite d'une cible au sol par un drone terrestre (AGV - Autonomous Ground Vehicle), qui reçoit l'aide d'un  drone aérien (AAV - Autonomous Aerial Vehicle).
 

Pour tester la coopération des drones, les chercheurs sont en contact avec les états-majors, avec lesquels ils consolident les objectifs des missions, comme pour identifier et suivre des intrus dans une zone d’habitations. Cette mission est d’abord simulée sur ordinateur, puis expérimentée avec des véhicules réels sur le terrain, avec de plus en plus de drones. Aujourd’hui, elle a été réussie avec un drone aérien coopérant avec un drone terrestre, et avec un drone aérien coopérant avec deux drones terrestres. Pour les drones maritimes et aériens, la première mission sera de localiser des mines éventuellement déposées par un navire, la deuxième sera de trouver l’épave d’un chimiquier récemment coulé. « La particularité de toutes ces missions est la très grande autonomie de l’équipe de drones, précise Magali Barbier. L’idée est d’envoyer des drones réaliser une mission de surveillance, de recherche…, en leur disant « débrouillez-vous ». Nous souhaitons limiter le nombre d’interventions des opérateurs, même lorsque le nombre de drones augmente. »
 


Les prochaines missions mettront à l'épreuve l'architecture décisionnelle du projet Action dans un contexte maritime 
 

Ces logiciels « multi-drones » peuvent s’intégrer à n’importe quel drone disposant d’un logiciel ouvert (dont on connaît le programme) possédant déjà un minimum d’autonomie individuelle. Chaque drone avec son propre logiciel peut donc se coordonner avec d’autres drones, mêmes s’ils disposent d’un autre logiciel. A long terme, l’objectif est d’intégrer le plus simplement et le plus efficacement possible ces drones dans les forces armées.

 

Le site du projet Action : action.onera.fr

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 05:55
Premier vol adaptatif d’un satellite avec la mission Picard

Pour un fonctionnement nominal des trois appareils de mesure constituant sa charge utile, le micro-satellite Picard doit pointer avec précision sur le soleil. Sur cette vue simplifiée, l’angle θ représente l’écart angulaire avec le pointage désiré. L’opérateur K(θ) représente la loi de commande assurant la régulation (le maintien du pointage). Montage réalisé à partir d'une image © Cnes. Détails sur la mission Picard

 

16.06.2014 - Espace - ONERA.fr

 

Janvier 2014, une nouvelle loi de commande, dite adaptative, est téléchargée à bord du satellite scientifique du Cnes "Picard" dédié à l’étude du soleil. Ce satellite, en mission au-delà de son espérance de vie nominale, s'est prêté à la démonstration de ces algorithmes innovants. Enjeux : améliorer les performances et surtout raccourcir les temps de conception.

 

Le satellite Picard doit pointer vers le soleil quelle que soit sa position en orbite ; il doit donc adapter en permanence sa position angulaire malgré des perturbations nombreuses et des signaux de mesure parfois défectueux.

L'innovation concerne la nature du dispositif de ce contrôle d'attitude : les règles de régulation sont adaptées dynamiquement, en fonction de l’écart à la position de pointage (les automaticiens disent que les gains sont adaptés en ligne en fonction de l'erreur mesurée).

En limitant la taille des gains aux « grands angles » (erreur importante)  cette stratégie permet d’économiser les actionneurs* (et l’énergie du satellite), sans recourir aux approches plus classiques fondées sur la commutation de modes (passage avec à-coup du pointage « grossier » au pointage « fin »).

On obtient ainsi une loi de contrôle d’attitude continue pour laquelle une preuve de stabilité (donc de bon fonctionnement) peut être obtenue a priori. En outre, les lois de commande adaptative** ainsi conçues vont aussi pouvoir s’adapter efficacement aux variations de charges utiles. On améliore les performances et surtout, on raccourcit  le temps de conception, pour un cycle de développement plus rapide. 

Ce succès rencontré aujourd’hui dans le domaine spatial a été rendu possible grâce aux travaux de thèse  d’Alexandru-Razvan Luzi, co-encadrés à Toulouse par Jean-Marc Biannic (ONERA/DCSD) et Dimitri Peaucelle (LAAS-CNRS) avec l'aide précieuse de deux ingénieurs experts du CNES-CST: Christelle Pittet et Jean Mignot.

En trois ans d'étude à peine, cette nouvelle architecture de commande est passée de l'idée théorique à la réalisation pratique sur un engin complexe et exigeant.

 

Contact Onera : Jean-Marc Biannic

 

Notes 

* Commande adaptative : Dans le monde aéronautique, la commande adaptive a connu un succès éphémère dans les années 1970 pour céder rapidement la place, suite à des expérimentations malheureuses, aux techniques de commande robuste que nous connaissons encore aujourd’hui et pour lesquelles l’expertise de l’Onera est largement reconnue. On peut cependant s’attendre dans un futur assez proche  à un mariage réussi entre les techniques adaptatives d’une part et les techniques de commande robustes d’autre part. Un tel mariage aurait pour ambition de rendre « certifiables » les lois de commande adaptatives. Nul doute aussi que l’automatisation croissante des drones, secteur dans lequel l’Onera joue un rôle clé, permettra d’accélérer ce processus à moindre risque et à moindre coût. 

** Actionneur de satellite : dispositif capable de créer un couple pour corriger l’attitude ou l’orientation du satellite en fonction des besoins.
En fonction des besoins, quatre types d’actionneurs peuvent être utilisés sur un satellite : les jets de gaz, les roues à inertie, les actionneurs gyroscopiques et les magnéto-coupleurs.  Sur le satellite Picard, on utilise trois roues à inerties pour effectuer les corrections principales sur un horizon court-terme. Cependant, dès leurs vitesses maximales atteintes, ces roues ne produisent plus de couple (saturation en vitesse). Il est donc essentiel, lors de la conception des lois de contrôle, de gérer la capacité d’actionnement des roues. Notons, sur un horizon plus long terme, une désaturation des roues peut être réalisée via un dispositif d’actionnement complémentaire par couplage magnétique. 

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 18:55
Du 16 au 20 juin, venez rencontrer l’ONERA à Eurosatory

 

11.06.2014 - ONERA.fr

 

Acteur majeur en sciences et technologies au service de la Défense, l’ONERA présentera au salon Eurosatory (hall 5, stand K618) ses projets et axes de recherche en matière de Défense.

En vedette seront présentées les thématiques suivantes:

 

Renseignement d'origine image

  • Imagerie hyperspectrale : quantifier la plus-value de l'imagerie spectrale pour les besoins militaires qui est une avancée majeure pour les systèmes de renseignement
  • Imagerie infrarouge miniaturisée  (démo prévue) : faciliter l'intégration des systèmes d'imagerie sur les plates-formes et réduire leurs coûts d'installation et d'utilisation
  • Traitement d'images (démo prévue) : accélérer la boucle du renseignement par l'extraction de l'information pertinente dans l'image

 

Guidage Navigation : anémomètre embarqué pour hélicoptère Tigre : améliorer la sécurité aérienne par une mesure robuste des paramètres air

Matériaux fonctionnels : Offrir des performances mécaniques hors normes à bas coût, de la très grande série (bras de suspension C3) aux applications les plus exigeantes en terme de performances (vols hypersoniques)

  • Céramique polycristalline transparente pour protection balistique
  • Céramique pour application missile
  • Céramique haute température (UHTC) pour application missile

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 12:55
photo ONERA

photo ONERA

 

11.06.2014 ONERA

 

Avec Nicolas Rivière, spécialiste en imagerie laser

 

Connaissez-vous un moyen de produire des images en trois dimensions, capable de voir à travers les feuillages, par tous les temps, de jour comme de nuit ? Ce moyen étonnant, c'est l’imagerie laser 3D, qui est appelée à d'importants développements dans les années à venir.

 

Ecouter le podcast

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 12:57
Bruno Sainjon nouveau Président-directeur général de l’ONERA
 

27.05.2014 - ONERA.fr

 

Bruno Sainjon, directeur des opérations de la DGA, est nommé, par décret en Conseil des Ministres, Président du Conseil d’Administration de l’ONERA. Il en devient, de fait, Président–directeur général. Il prendra ses nouvelles fonctions le 2 juin 2014.

 

Formation :

Bruno Sainjon est diplômé de l’Ecole Polytechnique (promotion 1982) et de l'École nationale supérieure de techniques avancées (promotion 1987)

Parcours :

1987 – 1996 : DGA (Direction Générale de l’Armement)
Bruno Sainjon a débuté sa carrière à la DGA au sein de la direction des engins rebaptisée ensuite direction des missiles et de l'espace.

  • De 1987 à 1992, au sein du service technique des poudres et explosifs, Bruno Sainjon est responsable des études, recherches et développements dans le domaine des propergols solides pour missiles tactiques et balistiques, puis de chef du groupe études générales.
  • En 1993 il rejoint le service technique des systèmes stratégiques et spatiaux comme adjoint au chef du bureau propulsion, plus particulièrement chargé de la politique industrielle et des relations avec le milieu des lanceurs civils. Dans ce poste il participe en tant que représentant français aux travaux des commissions mandatées par l'ONU de contrôle des activités missiles balistiques en Irak.
  • En 1994, il devient chef du bureau des programmes missiles-espace-nucléaire.


1996 – 2000 : Services du Premier Ministre et Ministère de la Défense

  • En 1996, il rejoint le gouvernement en tant que directeur des affaires économiques et de l'animation au sein de la délégation interministérielle à la coupe du monde de football de 1998.
  • En juillet 1997, il intègre le cabinet du ministre de la défense comme conseiller technique, puis conseiller pour les affaires économiques, financières et budgétaires.


2000-2002 : SNPE (Société Nationale des Poudres et des Explosifs )

  • Le 1er mars 2000, il devient directeur de la stratégie et du développement du domaine " matériaux énergétiques " de la SNPE.
  • Mai 2001 à mai 2002, il occupe simultanément les fonctions de président Directeur Général de CELERG et CELERG International.
  • Février à novembre 2002, il est nommé secrétaire du Comité Exécutif de SNPE.


2002 – 2003 : DGA
Bruno Sainjon revient à la DGA en décembre 2002 en tant que chargé de mission auprès du directeur du service de la maintenance aéronautique.

2003 – 2005 : SGDN (Secrétariat Général de la Défense Nationale)

  • Bruno Sainjon devient directeur adjoint des technologies et transferts sensibles du SGDN.
  • Le 1er juillet 2005, il est nommé ingénieur général de l’armement de 2ème classe.


2005 – 2014 : DGA

  • Bruno Sainjon rejoint la DGA en tant que directeur du service des programmes nucléaires et de missiles au sein de la direction des systèmes d’armes.
  • Le 24 janvier 2007, il devient adjoint au directeur des systèmes d’armes, plus particulièrement chargé de l’équipement des forces nucléaires et navales.
  • Par décret du 21 janvier 2008, il est nommé ingénieur général de l’armement de 1ère classe.
  • Le 21 janvier 2009, il prend les fonctions de directeur des systèmes d’armes et est élevé au rang et appellation d’ingénieur général hors classe de l’armement.
  • Le 7 octobre 2009, il est nommé directeur des opérations et assure, à ce titre, la représentation du ministre de la Défense au conseil de surveillance de l’OCCAr (Organisation Conjointe de Coopération en matière d’Armement), qui regroupe la Belgique, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne.


Mai  2014 – aujourd’hui : ONERA.

  • Le 13 mai 2014, Bruno Sainjon est élu président du conseil d’administration
  • Le 28 mai 2014, il est nommé Président-Directeur général par décret en Conseil des Ministres. Il prend la présidence de l’établissement de recherche à la suite du décès de Denis Maugars, survenu le 9 août 2013. L’intérim de la présidence de l’ONERA était assuré depuis lors par Thierry Michal, directeur technique général.


Né le 25 janvier 1961, Bruno Sainjon est Chevalier de la Légion d'Honneur et Officier de l'Ordre National du Mérite.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 18:55
Maquette Nicetrip vue de face dans la soufflerie S1MA

Maquette Nicetrip vue de face dans la soufflerie S1MA

 

26.05.2014 – Aérodynamique – ONERA

 

Des essais sur une maquette de convertible, c'est-à-dire la configuration aérodynamique d’un avion où les rotors peuvent basculer, viennent de se terminer dans la grande soufflerie ONERA S1MA à Modane.

 

Ces essais réalisés sur une maquette grande échelle s’inscrivent dans le projet européen NICETRIP dont l'objectif est  d’étudier la faisabilité technologique d’un convertible civil. Des projets futurs devront permettre la réalisation d'un démonstrateur de vol en Europe.

 

L'étape essais en soufflerie était indispensable pour l'architecture compliquée de cette configuration à demi-aile basculante et en particulier pour y évaluer le comportement à haute vitesse et dans les phases de basculement du rotor. La soufflerie S1MA par sa taille et sa puissance était particulièrement bien adaptée pour ces essais. Les méthodes de mesure dont dispose l'ONERA ont été pleinement utilisées. Les essais sont complémentaires des activités de simulation numérique en aérodynamique. Ces calculs, réalisés sur la base de la plateforme logiciel elsA de l'Onera, permettent des conceptions nouvelles et d'optimiser les formes des différents éléments constitutifs de l'ensemble (pales des rotors en particulier). Grâce aux essais et aux calculs la validation de l'architecture globale a pu être effectuée.

 

Cette activité a impliqué les industriels Agusta et Eurocopter.

 

Maquette Nicetrip en configuration avion, montée sur dard droit et tripode dans le chariot n°2 de la soufflerie S1MA.

Maquette Nicetrip en configuration avion, montée sur dard droit et tripode dans le chariot n°2 de la soufflerie S1MA.

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 12:56
Rapport Annuel 2013 de l'ONERA on-line

 

15.05.2014 ONERA

 

Découvrez la version on-line du Rapport Annuel ONERA 2013. Un regard synthétique qui vous donnera un aperçu de l’éventail des activités de l’ONERA au travers de quelques projets phares de 2013.

 

La nouvelle version du rapport annuel ONERA, en ligne ici

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 10:20
La coopération scientifique US-France sur les hélicoptères à l’honneur

 

30.04.2014 –ONERA ( International)

 

La remise d’un prix prestigieux de l’American Helicopter Society marque la reconnaissance d’une fructueuse coopération entre des équipes de recherche de l’Onera et de leurs partenaires américains en matière de recherche scientifique et technologique des voilures tournantes.

 

La DGA, l’Onera, l’US Army, la NASA et le Georgia Institute of Technology se sont vus décerner le Agusta Westland International Helicopter Fellowship Award par l’American Helicopter Society . La remise aux équipes participantes  se fera à l’occasion de la 70ème conférence internationale de l’AHS –  qui se tiendra  à Montréal du 20 au 22 mai 2014. 

 

Leurs équipes sont en effet engagées dans la plus longue coopération du domaine  entre la France et les USA. Cette coopération a amené la résolution de questions scientifiques complexes ainsi que des avancées importantes sur la connaissance des phénomènes physiques de base. Elle a également permis de réaliser des progrès technologiques dans le domaine pré-compétitif , pour le bénéfice de la recherche dans le domaine de la R&D hélicoptères.

 

Cette coopération internationale découle d’un accord-cadre entre les ministères de la défense américain et français datant de 1971 et renouvelé en septembre 2013.

 

Dans le monde hélicoptères, la conférence internationale de  l’American Helicopter Society est l’évènement le plus  important rassemblant l’ensemble des acteurs de ce domaine.

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 19:55
Equipex MATMECA : l’institut Carnot ONERA-ISA inaugure sa tour d’atomisation

 

17.03.2014 Onera

 

Mardi 18 mars, l’institut Carnot ONERA-ISA a inauguré la tour d’atomisation de l’Equipex MATMECA, installée sur son site de Palaiseau.
 

Ce moyen de R&T est destiné au développement de nouveaux alliages métalliques à propriétés exceptionnelles. Grâce à lui, l’Onera maîtrise aujourd’hui toutes les phases de conception d’alliages :

  • formulation
  • élaboration des poudres (lots expérimentaux)
  • élaboration de matériaux massifs avec différents moyens de compaction
  • caractérisation microstructurale et mécanique.


Il est flexible et accessible aux organismes de recherche, aux industriels, qu’ils soient concepteurs d’alliages, producteurs ou utilisateurs de poudres.

Objectif : accompagner les industriels des secteurs aéronautique et spatial, énergie, automobile et médical, qui s’engagent dans la voie de la métallurgie des poudres, et produiront à terme, des pièces par fabrication additive, frittage flash ou encore moulage par injection, des méthodes qui s’avèrent prometteuses.

Révolutionnant l’industrie métallurgique et mécanique, la métallurgie des poudres, est un procédé qui répond à plusieurs enjeux :

  • la fabrication de pièces de géométrie complexe plus robustes et plus légères
  • un bon rendement matière (moins d’usinage)
  • une amélioration de la qualité métallurgique des pièces (homogénéité chimique et microstructurale) et des propriétés d’emploi
  • la mise en forme à une température inférieure à la température de fusion
  • une baisse des coûts de production.


Pour en savoir plus sur le projet MATMECA :

Le projet d’Équipement d’Excellence MATMECA s’inscrit dans le programme Investissements d’Avenir. Il est financé par le Commissariat Général à l’Investissement.

Partenaires:
ONERA, ECP, ENS Cachan, École Polytechnique, Mines Paristech.

Pour plus d’informations:
http://www.onera.fr/fr/actualites/signature-equipex-matmeca-concretisation-du-programme-investissements

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 11:55
L’Onera récompensé par Claudie Haigneré et le CNES pour les premiers vols réussis du démonstrateur EOLE

Claudie Haigneré, présidente d’Universcience et Marie-Anne Claire, directrice adjointe de la Direction des Lanceurs du CNES remettent le prix à Jean Hermetz, chef du projet EOLE à l’Onera accompagné de Julie Gauvrit - Ledogar et Philippe Choy, ingénieurs Onera en conception et évaluation des performances des systèmes. - Photo Hervé Piraud

 

27.02.2014 ONERA

 

A l’occasion du 9ème séminaire Perseus les 6 et 7 février derniers à la Cité des Sciences et de l’Industrie, l’équipe Onera du Département Conception et évaluation des Performances des Systèmes ont reçu une mention spéciale pour la réussite des premiers essais en vol d’EOLE depuis l’aérodrome de Saint-Yan (71).

 

Focus sur Eole

Claudie Haigneré remettant le prix à Jean Hermetz - Photo Hervé Piraud

Claudie Haigneré remettant le prix à Jean Hermetz - Photo Hervé Piraud

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 08:54
photo ONERA

photo ONERA

 

12.02.2014 ONERA

 

Pour la première fois en Europe, un laboratoire peut opérer de multiples capteurs optiques et radars simultanément sur un site en le survolant depuis un avion. Et croiser ces données grâce à ses capacités informatiques dédiées. De quoi faire évoluer l'analyse urbanistique, la surveillance de grandes infrastructures ou même la prospection pétrolière.
LIMA, laboratoire d'imagerie aéroportée "tout en un"

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 12:55
Partenariat ONERA avec la start-up COEXEL

 

20.12.2013 - Intelligence économique

 

Coexel, start-up dans le domaine de l'intelligence économique bénéficiera pendant deux ans des compétences de l'Onera dans le domaine du traitement de l'information.

 

Ce projet de partenariat, véritable tremplin technologique pour la start-up, permettra l'expérimentation et le développement d'applications innovantes duales défense / civil.

 

Basés sur des techniques d'intelligence artificielle et d'analyse sémantique, les travaux doteront entre autres l'outil de veille mytwip - produit phare de Coexel - de puissantes fonctionnalités pour le suivi, l'explication et la détection de ruptures sur les marchés des technologies.

 

Les partenaires bénéficient du dispositif de financement Rapid (régime d'appui pour les innovations duales) destiné à soutenir les projets d'innovation stratégique des PME et des ETI. Ce dispositif est mis en œuvre par la Direction générale de la compétitivité, de l'industrie et des services (DGCIS) et la Direction générale de l'armement (DGA).

 

« Ce projet accélère la maturation et la validation des technologies Onera pour les applications de business intelligence. Il démontre la capacité de nos équipes à répondre aux enjeux actuels du traitement de l'information, en collaborant avec des entreprises à la pointe dans leur domaine » déclare Jean-Denis Muller, directeur du département Traitement de l'information et modélisation à l’Onera.

 

Pour Vincent Boisard, Président de Coexel,  « Ce projet va permettre de développer et d’optimiser des algorithmes avancés, puis de les tester auprès d’une large communauté d’utilisateurs spécialisés dans les secteurs de la défense, de l’aéronautique et du spatial. Il va permettre de valoriser la solution de veille mytwip pour répondre aux problématiques de Business Intelligence sur internet. »

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 11:55
Le drone eole, lanceur de nanosatellites

Quatre vols à basse altitude de 20 minutes ont été réalisés sur l’aérodrome de Saint-Yan (Saône-et-Loire).

 

28 novembre 2013 Par Patrick Désavie - L'Usine Nouvelle n° 3355

 

Codéveloppé par l’Office national d’études et de recherches aéronautiques et la société Design Aviation, le drone Eole a effectué avec succès ses premiers vols d’essais. Cet aéronef expérimental est destiné à étudier la faisabilité d’utiliser un engin aéroporté automatisé et réutilisable pour mettre en orbite des nanosatellites. Leur lancement est couplé avec celui des satellites de grande taille. En grande partie financé par le Cnes, le projet vise à développer une solution alternative à moindre coût, offrant plus de réactivité.

 

Construit à échelle réduite, le démonstrateur est propulsé par deux turboréacteurs de 40 kg de poussée chacun et peut emporter 50 kg de charge utile jusqu’à une altitude de 6 000 mètres. Quatre vols à basse altitude de 20 minutes ont été réalisés sur l’aérodrome de Saint-Yan (Saône-et-Loire). Ces essais interviennent après quatre ans de recherche sur le principe du lancement aéroporté suivis de quatre autres années de développement du démonstrateur. D’autres campagnes d’essais sont prévues pour valider le comportement en vol et les systèmes de pilotage-guidage. Elles s’achèveront par le largage d’une fusée. 

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 12:55
L’Onera au Forum Innovation de la DGA

21.11.2013 - Défense

 

A l’occasion de la seconde édition du Forum Innovation de la DGA (direction générale de l’armement), l’Onera a présenté une partie de ses activités optiques, dont l’imagerie laser et la détection infrarouge.

 

Organisée le 21 novembre 2013 sur le campus de l’école polytechnique à Palaiseau, ce forum a pour objectif majeur de favoriser les échanges entre PME/ETI, laboratoires, universitaires, maîtres d’œuvre industriels autour de projets innovants soutenus par la défense.

 

Pour en savoir plus :

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 19:55
Prix ParisTech 2013 pour une thèse Onera en optronique infrarouge

18.11.2013 - ONERA.fr

 

Florence de la Barrière, ex-doctorante de l'Onera, avait développé lors de sa thèse Onera (2009-2012) une caméra sur puce infrarouge extrêmement compacte, à très grand champ d'observation. Elle vient de recevoir le prestigieux prix ParisTech 2013 pour ses travaux.

Les travaux de Florence de la Barrière ont été poursuivis à l'Onera dans le cadre d'un programme de la Direction générale de l'armement dans l'objectif d'industrialiser la caméra. Un démonstrateur à maturité industrielle sera d'ailleurs finalisé début 2014, en lien étroit avec la société Sofradir, signataire d'un contrat de Partenariat Recherche Innovation avec l'Onera.

 

voir aussi:

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 12:55
Premiers vols d’Eole, démonstrateur d’un aéronef automatisé et réutilisable pour mettre en orbite des nano-satellites

 

14.11.2013 - ONERA

 

Avec les premiers vols d’essais du démonstrateur Eole en octobre dernier, une étape cruciale dans le développement du démonstrateur vient d’être franchie. Principalement financé par la Direction des Lanceurs (DLA) du CNES, Eole a été co-développé par l’Onera, maître d’œuvre, et Aviation Design. Cet aéronef expérimental vise à étudier la faisabilité de remplacer le premier étage d’un lanceur classique par un engin aéroporté automatisé et réutilisable. L’objectif est de prouver l’intérêt technologique de ce concept innovant de lancement pour mettre en orbite des nano-satellites avec une grande réactivité et surtout un coût attractif.

 

Aujourd’hui, le lancement des nano-satellites est couplé à celui des satellites de grande taille. Les nano-satellites sont donc des passagers secondaires. Dans l’optique d'étudier des solutions de lancement dédiées, le démonstrateur Eole à échelle réduite a été conçu.

Eole est un aéronef expérimental de 6,7 mètres à échelle réduite (1/4), télé-opéré, représentatif d’un futur système opérationnel de lancement spatial. Quatre vols d’une durée moyenne de 20 minutes chacun à basse vitesse, avec ou sans fusée expérimentale, ont été réalisés en octobre dernier depuis l’aérodrome de Saint-Yan (71). Ils ont permis de vérifier les bonnes performances d’Eole.
Cette étape cruciale a été franchie après quatre années de recherche sur le principe du lancement aéroporté (2005-2009) suivies de quatre autres années pour développer le démonstrateur Eole (2009-2013). Celui-ci connaîtra courant 2014 d’autres campagnes d’essais, qui permettront de valider son comportement sur l’ensemble de son domaine de vol et les systèmes de pilotage-guidage requis pour les futurs vols automatiques. Ces essais se concluront par le largage d’une fusée expérimentale.

Le développement d’Eole est le fruit d’une collaboration entre la Direction des Lanceurs du CNES, l’Onera et Aviation Design. Eole est principalement financé par la Direction des Lanceurs du CNES, avec une participation de l’Onera.
Le CNES a inscrit le développement d’Eole dans le cadre du projet Perseus (Projet Etudiant de Recherche Spatiale Européenne Universitaire et Scientifique), associant aux principaux acteurs du projet, l'Onera et Aviation Design, des étudiants de l'Ecole d’Ingénieurs de l’Air et l’Espace (IPSA), de l'Université d'Evry Val d'Essonne (UEVE), de l’Institut Supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace (ISAE) et de l’Ecole Nationale Supérieure d'Arts et Métiers Paris Tech (ENSAM). Ainsi, l’IPSA a conçu la fusée expérimentale, l’UEVE le dispositif assurant son portage et son largage et l’ISAE a réalisé des essais de flexion sur la voilure.
L'Onera est le maître d’œuvre et développeur du projet. Le centre français de recherche en aéronautique, spatiale et défense a notamment défini l’aérodynamique d’Eole et sa structure, vérifié sa stabilité aéroélastique et déterminé ses performances en vol. Il a également établi les lois de pilotage-guidage et analysé les cas de pannes potentielles pour déterminer les procédures de sécurité.
Aviation Design, PME française spécialisée dans les démonstrateurs en vol, a assuré le design, la conception mécanique du démonstrateur, la fabrication de l’appareil et de tous ses équipements sol et bord, l’intégration d’ensemble et les tests associés. Elle est maintenant en charge, avec l’Onera, des prochaines campagnes d’essai en vol.
Le CNES qui a validé l'ensemble des développements assure les exigences de sauvegarde requises par les sites d'essais.

Depuis 2012, Eole fait l'objet d'un Brevet France commun aux trois partenaires.

Télécharger le communiqué de presse au format PDF

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 08:55
photo ONERA

photo ONERA

 

13.11.2013 ONERA.fr

 

Eole est un aéronef expérimental à échelle réduite (1/4), télé-opéré, représentatif d’un futur système opérationnel de lancement spatial.

 

Il vise à étudier la faisabilité de remplacer le premier étage d’un lanceur traditionnel par un engin aéroporté automatisé et réutilisable. Objectif : prouver l’intérêt technologique de ce concept innovant de lancement pour mettre en orbite des nano-satellites à moindre prix avec une grande réactivité.

 

Quatre vols d’une durée moyenne de 20 minutes chacun à basse vitesse, avec ou sans fusée expérimentale, ont été réalisés, après obtention d’un laissez-passer de la Direction Générale de l’Aviation Civile, depuis l’aérodrome de Saint-Yan (71). Ils ont permis de tester les performances d’Eole dans plusieurs domaines de vol comme son comportement au décollage et à l’atterrissage.

 

Quelques données techniques sur Eole :

    Envergure : 6.7 m

    Masse au décollage : 155 kg (max 200 kg dont 50kg de charge utile)

    2 turboréacteurs de 40 daN de poussée chacun

    Altitude :  6000 m

    Vitesse maximale : 400 km/h (Mach 0,33)

    Autonomie : 45 min à 1 h selon la mission

    Structure 100% composite

 

Le développement d’Eole est le fruit d’une collaboration entre l’Onera, la Direction des Lanceurs du CNES, et la PME Aviation Design, dans le cadre du projet étudiant Perseus.

 

L'Onera est le maître d’œuvre et développeur du projet. Le centre français de recherche en aéronautique, spatiale et défense a notamment défini l’aérodynamique d’Eole, dimensionné sa structure, vérifié sa stabilité aéroélastique et déterminé son comportement dynamique et ses performances en vol. Il a également établi les lois de pilotage-guidage sur l'ensemble du domaine de vol, et analysé les cas de pannes pour déterminer les procédures de sécurité/sauvegarde.

 

D’autres campagnes d’essais sont programmées courant 2014. Elles permettront de valider le comportement d’Eole sur l’ensemble de son domaine de vol et les systèmes de pilotage-guidage requis pour les futurs vols automatiques.

 

Ces essais se concluront par le largage d’une fusée expérimentale.

 

Eole : un avion pour mettre en orbite des petits satellites. Avec Jean Hermetz, chef de projet Eole

photos ONERA
photos ONERA
photos ONERA

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 08:55
Evaluation aéromaritime du drone Ressac

Le démonstrateur drone Ressac au dessus de la mer en mission de surveillance

 

30.08.2011 - Surveillance maritime – Onera.fr

 

Campagne d'évaluation du comportement du démonstrateur de drone hélicoptère Ressac au dessus de la mer, pour un suivi de bâtiments de surface.

 

Dans le cadre de la préparation des démonstrations des scénarios aéromaritimes du projet Action, une équipe Onera s'est déplacée à Argelès-sur-Mer, pour une campagne d’évaluation du comportement de son drone ReSSAC au-dessus de la mer.

 

Le suivi d’un bâtiment manœuvrant à la surface a été réalisé à partir de données laser et caméra. L'algorithme de suivi de cible, déjà validé lors d'expérimentations avec un véhicule terrestre, a fonctionné avec succès lors du suivi du bâtiment de surface à une vitesse allant jusqu'à 7 nœuds.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 08:55
Succès de la première convention équipementiers de l'Onera

25.10.2013 ONERA - Industrie
 

Mardi 22 octobre, l’ONERA organisait sa première convention dédiée aux équipementiers de l’aéronautique. La présentation des disciplines et compétences de l'Onera puis les rendez-vous BtoB ont ouvert des possibilités.
 

 L’objectif de cette journée était de leur faire connaître la variété des compétences scientifiques et moyens de l’ONERA, et également d’expliquer en quoi ses experts pouvaient les accompagner dans l'innovation technologique, pour relever  les défis environnementaux, règlementaires et de compétitivité imposés par le secteur aujourd’hui.

Une quarantaine d'équipementiers ont ainsi pu découvrir un panorama des disciplines de l'Onera et un aperçu des compétences susceptibles d'apporter un avantage concurrentiel. L'intérêt s'est confirmé par la tenue de rendez-vous B to B individuels qui ont permis d’identifier les attentes de chacun et d’ébaucher les contours de partenariats possibles.

A la fin de la journée, les industriels étaient unanimes pour dire que l'Onera pouvaient certainement leur apporter davantage de ce qu'ils imaginaient auparavant. Les rendez-vous sont pris.

 

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 07:55
Sofradir et l’Onera signent un Partenariat de Recherche et Innovation

10.10.2013 - ONERA

 

Objectif : concevoir les nouvelles générations de détecteurs infra-rouges et déboucher sur des produits ayant des performances accrues en termes de détection et de fonctionnalités.

 

Cet accord vise à développer les technologies d’imagerie thermique de demain. En définissant et en développant ensemble les nouvelles générations de détecteurs, l’Onera et Sofradir pourront plus rapidement proposer aux fabricants de systèmes optroniques des produits à usage multifonctionnel. Sans optique externe ou avec une optique simplifiée, ces futurs produits seront plus compacts, avec des performances accrues, et dotés de nouvelles capacités de détection (imagerie haute-résolution, hyperspectrale, 3D).

 

Le Partenariat de Recherche et Innovation (PRI) est un nouveau mode de coopération proposé par l’Onera aux industriels (grands groupes, ETI ou PME). Formalisé début 2013, il permet grâce à un engagement contractuel sur une durée de 3 à 5 ans en cohérence avec les enjeux de la recherche de valoriser les travaux amont réalisés par l’Onera et d’accélérer leur transfert vers l’industrie. « Cet accord témoigne de l’intérêt de l’industrie pour les recherches menées par l’Onera. De plus, cet engagement sur une longue durée ouvre la voie à la promotion d’avancées technologiques majeures», explique Thierry Michal, Directeur Technique Général de l’Onera et Président par intérim.

 

Voir le Communiqué de presse ONERA - Sofradir complet

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 12:55
Sofradir, Onera to seek new thermal imaging tech

Sofradir is teaming with France's Onera research organization to seek innovations in thermal imaging technology.

 

Oct. 8, 2013 - By ANDREW CHUTER  - Defense News

 

LONDON — Sofradir has tied up a five-year partnership deal with France’s state-owned Onera research organization to develop new thermal imaging technologies.

 

The deal, known as a partner research innovation (PRI) agreement, will see the two concerns develop thermal imaging technologies for next-generation infrared detectors.

 

A key part of the arrangement is aimed at accelerating the transfer of know-how from the state-owned aerospace and defense research organization into the marketplace through the link with Sofradir, a technology company based in Chatenay-Malabry, France.

 

The two sides have collaborated previously, but this is the first time they have signed a PRI agreement, a new type of French public-private contract that enables Onera to transfer technology and expertise to industry.

 

In a statement, the partners said their combined strengths in aerospace and defense research and industrial expertise will “facilitate the paradigm shift necessary for innovation uptake in thermal imaging.”

 

Potential innovations likely to be pursued include more compact multipurpose thermal imaging products with simplified or no external optics, as well as new thermal capabilities, such as high-resolution and hyperspectral imagery.

 

Philippe Bensussan, the chairmen and CEO of Sofradir, said the collaboration would “break down the technological barriers in infrared by exploring new possibilities in optical integration and other techniques. ... We have high expectation about what these advantages will bring to our customers who design optronics systems for defense, space and commercial applications.”

 

Sofradir is jointly owned by France’s Thales and Sagem groups. Last year, it reinforced its position as Europe’s leading infrared detector supplier when it announced the takeover of the infrared businesses of its two shareholders.

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 07:55
La maquette du démonstrateur du lanceur aéroporté Eole monté dans la veine de la soufflerie L2 du centre de Lille

La maquette du démonstrateur du lanceur aéroporté Eole monté dans la veine de la soufflerie L2 du centre de Lille

08.10.2013 ONERA

 

Le démonstrateur aéroporté Eole, dont le développement est coordonné par l'Onera, s'inscrit dans le programme étudiant Perseus, dont le Cnes est maître d'ouvrage.

Les essais en soufflerie menés au centre Onera de Lille dans L2 permettront de définir l'ensemble des caractéristiques aérodynamiques, statiques et dynamiques du démonstrateur, en vue de la préparation des lois de pilotage et de commande ainsi que de l'évaluation de ses performances. Ce projet de réalisation d'un démonstrateur volant, dont la fabrication puis la mise en oeuvre finale sont confiées à Aviation Design [adjets.com], débouchera sur un système expérimental opérationnel mi 2013.

Le projet Eole est issu de travaux menés avec le Cnes depuis plusieurs années. Son principe est celui du lancement aéroporté. L'idée générale est d'emmener à l'aide d'un avion ou d'un appareil automatique semblable à un avion une fusée jusqu'à une certaine altitude pour mise à feu. On remplace ainsi le premier étage du lanceur "classique" par un véhicule qui est réutilisable pour d'autres lancements.

Ce type de lancement vise le marché de la mise en orbite de nano-satellites, c'est à dire des satellites dont la masse est comprise entre quelques kilogrammes et quelques dizaines de kilogrammes. La fusée correspondant à ce besoin atteindrait une masse de 4 tonnes et le véhicule porteur aurait alors nécessairement une envergure comparable à celle d'un d'un Falcon voire A320, par exemple (l'envergure du démonstrateur n'est que de 6,7 m ).

Traditionnellement, ces satellites sont mis en passagers de satellites commerciaux classiques sur des lanceurs conventionnels (type Ariane 5). Inconvénient : la trajectoire n'est pas optimale pour le petit système. Les créneaux de lancement ne sont pas non plus choisis. L'avantage d'un système dédié au lancement de ces nano-satellites est de permettre plus d'efficacité et de performance et réagir promptement à des évènements comme des catastrophes humanitaires (mise en place de systèmes d'observation ou de relais de communication dédiés).

L'objectif de l'Onera est de réaliser un démonstrateur volant (6,7 m d'envergure) instrumenté et disposant de capacités de représentativité dynamique. Ce sera un banc d'essai capable d'emmener des maquettes de fusée et de les larguer, principalement pour comprendre les interactions entre les deux véhicules au moment du largage, mais aussi pour prédire le comportement et les qualités de vol, en complément des calculs et essais en soufflerie...

Le démonstrateur Eole a fait l'objet d'un dépôt de brevet, commun à Aviation Design, Cnes et Onera.

L'équipe Onera responsable de l'étude est composée de Jean Hermetz [Jean.Hermetz\AT\onera.fr] et Julie Ledogar [Julie.Ledogar\AT\onera.fr]. Ce projet est supervisé au Cnes par Jean Oswald [Jean.Oswald\AT\cnes.fr].

 

Simulation numérique deé écoulements autour d'Eole
Simulation numérique deé écoulements autour d'Eole

 

Discussion technique autour de la maquette d'Eole à l'échelle 1:2 dans la veine de L2
Discussion technique autour de la maquette d'Eole à l'échelle 1:2 dans la veine de L2

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