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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 11:30
Liban : nouveau chef d’état-major à la FINUL

 

15/07/2014 Sources : EMA

 

Le 1er juillet 2014, le général de brigade Eric Hautecloque-Raysz succède au général de brigade Jean-Jacques Toutous en tant que chef d’état-major de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).

 

Il cumulera la fonction de chef d’état-major avec celle de représentant militaire de la France au Liban auprès du chef de la FINUL, le général de division italien Paolo Serra. Il occupera cette fonction pendant un an. L’état-major de la FINUL planifie et conduit les missions menées quotidiennement par les 10 200 militaires des Nations-Unies, de 36 nationalités différentes, qui assurent la mise en œuvre de la résolution 1701 du 11 août 2006.

 

Avant son arrivée au Liban, le général Hautecloque-Raysz commandait la 2e brigade blindée d’Illkirch-Graffenstaden et occupait le poste de gouverneur militaire de Strasbourg, de délégué militaire départemental, et de commandant d'armes de la ville de Strasbourg. Il a également commandé la Task Force Lafayette 6 en Afghanistan d’avril à novembre 2012.

Avec environ 900 hommes, la France est l’un des principaux pays contributeurs à la FINUL. Les militaires français au Liban sont déployés dans le cadre de l’opération DAMAN, nom de la participation française à la FINUL. Ils arment principalement la FCR (Force Commander Reserve) de la FINUL, qui constitue une réserve d’intervention opérationnelle.

 

La FCR est directement placée sous les ordres du général Paolo Serra commandant la FINUL. Elle est l’élément d’intervention d’urgence de la force et est stationnée à Dayr Kifa, à 43 kilomètres au nord-est de Naqoura. Elle est en mesure d’intervenir sur court préavis dans toute la zone d’opération de la FINUL pour faire appliquer la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies. La FCR travaille en collaboration et coordination étroites avec les forces armées libanaises (FAL). Elle conduit également de nombreuses actions auprès de la population du Sud Liban, notamment dans les domaines du développement économique et social, de la santé et de l’éducation.

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 07:45
Participants in African Endeavour 2013

Participants in African Endeavour 2013

 

15 July 2014 by US Africom

 

The opening ceremony for African Endeavor consisted of a roll call of nations with representatives, one at a time, standing and being recognized with a round of applause.

 

But unlike the previous eight gatherings, this is the first time representatives from the United Nations, United Kingdom, Madagascar and USAID have participated. And it’s the first time in the history of African Endeavor that the exercise has been held somewhere other than Africa; this year gathering in Garmisch, Germany.

 

“I am really looking forward to being able to share our experiences with you, but more importantly, learning from your experiences across all the nations here and how we can better work alongside you in the future,“ said first time participant COL. Craig Sutherland of the British Army.

 

According to organizers, however, the “who” and the “where” isn’t the biggest difference between African Endeavor 2014 (AE14) and all previous exercises. AE14 is heading in a new direction said COL. Patrick Dedham, Director of U.S. Africa Command’s (AFRICOM) Command, Control, Communications and Computer Systems Directorate (J6).

 

“This is about taking it from the tactical and moving it towards the operational and strategic level where AFRICOM should be and working with the components to take over the tactical piece of African Endeavor so that we’re not doing African Endeavor once a year, we’re doing it throughout the year,” said Dedham.

 

Africa Endeavor is an AFRICOM sponsored communications exercise that focuses on information sharing and interoperability between African nations. Since it was first held in 2006, more than 1,700 communication specialists have attended. And with 32 African and European nations here, as well as representatives from the African Union, NATO, and the United Nations, it is easily AFRICOM’s most diverse exercise.

 

“It’s an incredible exercise. It’s a great collection of people that can really make a difference,” said Dedham.

 

Africa Endeavor's primary objective is to increase the command, control and communications capacities of African nations by encouraging interoperable tactics, training and procedures, and creating documented standards that support interoperability. This allows African nations to provide critical support to the African Union and other forces involved in humanitarian assistance, disaster relief and peacekeeping missions.

 

“To be able to speak directly and frankly with one another so that we can improve our communications face-to-face and discuss what the problems, this is one of the best ways for us to respond to a crisis on the continent,” said LTC Khaled Ben Ammar of the Tunisia Armed Forces. “These situations demand a collective response so it’s very important we have this opportunity to meet in person.”

 

Over the course of the four day exercise, representatives will be split into five different regions and face two separate tabletop scenarios that will test their ability to develop a strategic and operation plan in response to a mock crisis.

 

“I hope they walk away with the knowledge of who to call, new relationships through networking, people they can call for help to coordinate and synchronize their efforts. I also want them to walk away with some good techniques, tactics and procedures that they can use at the strategic level to plan for contingency operations,” said Dedham.

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 12:45
JYLD à Bangui dans le quartier PK12 - 8 jul 2014

JYLD à Bangui dans le quartier PK12 - 8 jul 2014

 

08/07/2014 Par Jean Guisnel / Défense ouverte - Le Point.fr

 

Dans l'inextricable écheveau centrafricain, où 11 soldats français ont été blessés ces derniers jours, le ministre souhaite une accélération du processus politique.

 

La situation est toujours très instable en République centrafricaine, où le ministre de la Défense est arrivé lundi et doit rester jusqu'à mardi soir. Jean-Yves Le Drian a évoqué la situation ce mardi matin sur RMC, où il a estimé que la situation très instable demeure en attente d'un véritable processus de réconciliation, plus de six mois après le début de l'opération Sangaris. Celle-ci compte aujourd'hui 2 000 militaires français, auxquels s'ajoutent les 5 800 soldats de la force de l'Union africaine, la Misca. Une force dépêchée par l'Union européenne compte actuellement 700 hommes, dont 250 Français, qui ont atteint leur pleine capacité opérationnelle le 15 juin dernier. Son mandat court jusqu'à la mi-octobre 2014.

 

Le ministre français de la Défense s'est réjoui que les militaires français aient été en mesure de contribuer à une baisse de la tension, qu'il devait illustrer en personne ce mardi matin en participant à une patrouille dans les rues de Bangui : "Nous avons pu atteindre deux des trois objectifs que l'on s'était fixés. On a pacifié la situation à Bangui (la capitale), qui est relativement stabilisée grâce à la lucidité et au sang-froid de nos militaires. On a ouvert et sécurisé la voie vers l'Ouest, qui permet l'approvisionnement et le lien avec le Cameroun et les réseaux portuaires. La troisième mission, c'est faire en sorte que l'est du pays puisse se pacifier, c'est la mission de nos soldats."

 

De sérieuses tensions se sont faites jour, notamment dans la région de Bambari (centre du pays) où sept soldats français ont été blessés le 3 juillet, dans un contexte particulièrement complexe. Dans cette ville dont la population est majoritairement chrétienne (60 %), de vifs incidents ont éclaté lorsque des troupes de la Misca sont allées arrêter un chef milicien anti-balaka. Présents en soutien, les soldats français ont été visés par un jet de grenade qui a blessé sept hommes. Deux d'entre eux ont été évacués vers la France, sans que leur vie ne soit en danger. Lundi 7 juillet, de nouveaux incidents ont éclaté dans cette ville, avant que la tension retombe.

 

Arrivée progressive de l'ONU

 

Par ailleurs, des mouvements de foule, faisant suite là encore à l'arrestation d'un chef milicien, ont dégénéré le 7 juillet à Bangui et ont provoqué des blessures pour trois militaires français après un jet de grenade et d'un autre après un jet de pierre. Jean-Yves Le Drian devait se rendre dans la journée à leur chevet.

 

Lors de son intervention sur RMC il a ajouté : "Notre tâche, c'est de faire en sorte que la mission de l'ONU qui va s'organiser à partir du mois de septembre puisse se faire du mieux possible, pour que cette force se substitue progressivement à notre armée. En six mois, nous avons pu aboutir à un processus de pacification qui est en cours. Nous diminuerons notre format au fur et à mesure que l'ONU arrivera. D'ici la fin de l'année, nous pensons que le format pourra être diminué à partir du moment où la mission des Nations unies arrivera et s'implantera."

 

Le ministre français a rencontré lundi Catherine Panza-Panza, présidente de transition qui "essaie qu'un cessez-le-feu soit possible". Il a émis l'espoir que le processus de réconciliation se poursuive avec succès lors d'une rencontre des responsables africains qui doit se tenir fin juillet à Brazzavile, ajoutant que "la solution ne sera que politique".

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 16:45
Paul Koffi Koffi, ministre de la Défense : “Nous sommes aptes pour les interventions internationales”

 

05.07.2014 news.abidjan.net


Le ministre en charge de la Défense, Paul Koffi Koffi, a affirmé, hier à Akouédo, que les Forces républicaines de Côte d’Ivoire disposent d’une capacité opérationnelle pour participer aux opérations de maintien de paix.

Les Forces républicaines de Côte d’Ivoires (Frci) disposent de rudiments nécessaires pour participer aux opérations de maintien de paix, selon Paul Koffi Koffi, ministre auprès du président de la République, chargé de la Défense. Il a fait cette déclaration, hier, à la caserne militaire d’Akouédo, lors de la cérémonie de sortie de la 27ème promotion baptisée Guy Frédéric Assa, des élèves sous-officiers de l’Ecole nationale des sous-officiers d’active (Ensoa). « Nous sommes aptes à participer au maintien de paix dans le cadre de la force internationale, onusienne ou régionale… Nous y sommes déjà au Mali et nous sommes prêts à aller ailleurs, si le besoin se fait sentir », a-t-il déclaré. A l’en croire, l’armée nationale a retrouvé ses marques après plus d’une décennie de crise sociopolitique. «  En trois ans, l’armée est en en train de se reconstruire, le commandement est assis et tout le monde est au travail. Tout cela grâce à la volonté du président de la République, Alassane Ouattara », a-t-il ajouté, devant de nombreuses personnalités politiques et militaires dont la ministre de la Communication, Affoussiata Bamba-Lamine, le chef d’état-major, SoumaÏla Bakayoko et le commandant de la marine, le contre-amiral Djakaridja Konaté. Avant lui, le commandant de l’école, Dem Aly Justin, a rappelé les valeurs qui caractérisent les soldats. « Vous devrez défendre le drapeau, même au péril de votre vie. Affichez toujours dans la discipline et dans le respect votre dévouement pour le drapeau, même quand vient le sacrifice suprême », a-t-il exhorté. Soumaïla Bakayoko a, pour sa part, rappelé la mission régalienne de la Grande muette. « Vous devez  garantir la défense du territoire national, assurer la sécurité des Ivoiriens ainsi que leurs biens », a-t-il conseillé, en se félicitant de la baisse du taux de criminalité dans le pays. « Nous sommes heureux de constater que le niveau de sécurité s’est fortement amélioré», s’est-il félicité. Faut-il le préciser, cette promotion est composée de 261 élèves sous-officiers dont 8 filles portant le grade de sergent. Le public a eu droit, en marge de la cérémonie, à un exercice de méthode de neutralisation des actes de grand banditisme, notamment le terrorisme, le phénomène de coupeurs de route et le comportement des soldats dans le cadre des opérations de maintien de paix.
 

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 12:50
Blocage du budget des casques bleus: pour 500 $ de plus

 

03-07-2014 Karim Lebhour correspondant à New York - RFI

 

Le budget pour les casques bleus est bloqué à l’ONU par une dispute entre pays du nord et pays du sud. Les uns réclament plus d’argent, les autres ne veulent pas payer, alors que les opérations de maintien de la paix de l’ONU n’ont jamais été aussi nombreuses.

 

Lire l’article

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 18:35
Statement by the Spokesperson of EU High Representative on the DPRK’s ballistic missile launches

 

Brussels, 30 June 2014 Ref EEAS 140630/01

 

" We are deeply concerned about the launch of short range ballistic missiles by the Democratic People’s Republic of Korea (DPRK) on 29 June 2014. The firing of ballistic missiles constitutes a clear violation of the DPRK’s international obligations as set out in particular under UN Security Council Resolutions 1718 and 1874.

 

We call upon the DPRK to comply fully, unconditionally and without delay with all its obligations under the relevant UN Security Council Resolutions. We also urge the DPRK to refrain from any action that could further increase regional tensions."

Note RP Defense : that Spokesperson is "deeply" concerned by a north-korean missile. But,she/he had nor a thought nor a word for a Foreign Legion NCO who died in Mali for Europe safety. Strange world ....

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 07:30
stocks d'armes chimiques syriennes - source LdDef

stocks d'armes chimiques syriennes - source LdDef

 

MOSCOU, 19 juin - RIA Novosti

 

La Russie salue la coopération de Damas avec la Mission conjointe de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et de l'Onu, a déclaré jeudi le porte-parole de la diplomatie russe Alexandre Loukachevitch, précisant que 93% des composants d'armes chimiques avaient été transférés hors de Syrie.

 

"Nous sommes, somme toute, satisfaits de l'évolution de ce processus [l'évacuation d'armes chimiques] qui s'effectue avec le concours actif de la communauté internationale. Nous portons une appréciation positive sur le niveau actuel de coopération entre Damas et la Mission conjointe OIAC/Onu dans l'application des décisions ad hoc du Comité exécutif de l'OIAC et de la résolution 2118 du Conseil de sécurité de l'Onu prévoyant le démantèlement des arsenaux chimiques qui sont aujourd'hui pratiquement réduits à zéro", a indiqué M. Loukachevitch.

 

Selon le diplomate, au 19 juin, "93% des stocks de précurseurs et de composants d'armes chimiques ont été transférés hors de Syrie dans un contexte politique et militaire extrêmement difficile".

 

M. Loukachevitch a en outre fait savoir que "tous les équipements nécessaires à la production d'armes chimiques avaient été détruits" et que les spécialistes de l'OIAC "avaient achevé l'évacuation d'ypérite, unique gaz de combat prêt à être utilisé".

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 06:45
Mali: l’ONU veut déployer des drones

 

19 juin, 2014 – BBC Afrique

 

Des drones de surveillance devraient être utilisés par les Nations Unies dans le nord du Mali.

 

Le Conseil de Sécurité n'a pas encore voté et confirmé la décision, mais Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l'ONU, a déclaré que ces drones contribueraient grandement à la protection des civils et des soldats.

 

Environ 8000 Casques Bleus ont été déployés pour aider à stabiliser la région, après que les troupes françaises et africaines aient évincé les militants islamistes des principales villes en 2013. Les rebelles séparatistes Touaregs et les militants d’Al-Qaïda restent actifs dans le nord.

 

Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a déclaré que le gouvernement souhaitait la mise en service des drones "dès que possible".

 

Après avoir combattu dans la région de Kidal, en mai, trois groupes rebelles Touaregs ont accepté un cessez-le feu avec le gouvernement du Mali. M. Ladsous a souligné l'importance des pourparlers de paix pour la stabilité et le besoin urgent de sécuriser la région de Kidal.

 

"Un processus politique réussi est essentiel", a-t-il affirmé. Malgré des "débuts prometteurs" il y a un an, "le gouvernement et les groupes armés ont fait peu de progrès vers un véritable dialogue de fond. "

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 16:35
La Chine entraîne des casques bleus étrangers

 

 

2014-06-16 xinhua

 

Le ministère chinois de la Défense nationale et le Département des opérations de maintien de la paix de l'ONU ont commencé lundi une session d'entraînement de 12 jours pour des casques bleus venus de 18 pays.

 

Les 33 personnes prenant part à cet entraînement comprennent dix Chinois et des officiers venus d'Inde, du Pakistan, de Malaisie, de République de Corée et d'autres pays d'Asie.

 

L'un des sept formateurs est un expert médical de l'Armée populaire de libération (APL, armée chinoise). La session d'entraînement se tient une ou deux fois par an dans d'importantes installations de maintien de la paix à travers le monde et utilisent les critères et modules les plus récents.

 

La Chine a organisé trois sessions avec l'ONU au cours des quatre dernières années.

 

Un responsable du bureau de maintien de la paix du ministère chinois de la Défense nationale a indiqué que la Chine avait établi un système d'entraînement relativement complet pour les casques bleus.

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 11:30
Les centrifugeuses, pierre d'achoppement entre l'Iran et les Six (Fabius)

 

PARIS, 10 juin - RIA Novosti

 

Le nombre de centrifugeuses utilisé par l'Iran pour l'enrichissement d'uranium demeure la pierre d'achoppement dans les négociations entre Téhéran et les six médiateurs internationaux sur le dossier nucléaire iranien, a déclaré mardi le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

 

"Nous butons encore sur un point absolument majeur qui est le nombre de ce qu'on appelle centrifugeuses", a déclaré le ministre sur la radio France Inter.

 

Le nouveau round des négociations entre l'Iran et les Six (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu et l'Allemagne) doit débuter le 16 juin à Genève. Selon le chef de la diplomatie française, le refus de Téhéran de réduire le nombre de ses centrifugeuses atteste que la République islamique ne veut pas renoncer à créer l'arme nucléaire.

 

"Nous, nous disons: il faut quelques centaines de centrifugeuses. Et en ce moment, les Iraniens sont sur la position de nous dire: nous en voulons des centaines de milliers. Donc, on n'est pas du tout dans le même cas […] Ça ne sert à rien d'avoir des centaines de milliers de centrifugeuses si on ne veut pas aller vers la bombe atomique", a conclu le ministre français.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 12:50
Syrie: les enquêteurs et leurs chauffeurs sont sains et saufs, affirme l'OIAC

 

 

27 mai 2014 Romandie.com (AFP)

 

La Haye - Les enquêteurs de la mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et leurs chauffeurs, dont le ministère syrien des Affaires étrangères avait annoncé mardi matin l'enlèvement par les rebelles, sont en sécurité, a annoncé l'OIAC.

 

Tous les membres de l'équipe sont en sécurité, sains et saufs et sont en route vers leur base opérationnelle, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'OIAC, Michael Luhan.

 

Un convoi d'inspecteurs de l'OIAC et de personnel des Nations unies a été attaqué, a-t-il également affirmé. Pour des raisons de sécurité, nous ne pouvons rien dire de plus, a-t-il ajouté, refusant de préciser si les enquêteurs avaient brièvement été kidnappés puis relâchés ou s'ils avaient échappé à l'attaque.

 

Dans la matinée, le ministère syrien des Affaires étrangères avait affirmé dans un communiqué que des groupes terroristes avaient enlevé cinq chauffeurs syriens et six membres de l'équipe d'enquête de l'OIAC sur l'utilisation du chlore, qui étaient à bord de deux voitures, dans la province de Hama.

 

Dans la phraséologie du régime, le mot terroriste désigne les rebelles.

 

Pour sa part, le directeur général de l'OIAC, Ahmet Uzumcu, a appelé toutes les parties à coopérer avec la mission : Nos enquêteurs sont en Syrie pour établir les faits en lien avec les accusations persistantes d'attaques au chlore, a-t-il déclaré, cité dans un communiqué de l'OIAC. Leur sécurité est notre priorité et il est impératif que tous les parties impliquées dans le conflit leur accordent des accès sécurisés.

 

Récemment, des militants de l'opposition avaient affirmé que le régime avait utilisé du chlore pour attaquer des opposants dans des villes des provinces de Hama et d'Idleb (nord ouest). Le régime syrien en avait rejeté la faute sur les rebelles.

 

L'équipe de l'OIAC est arrivée au matin, selon le ministère syrien, à bord de quatre voitures appartenant à l'ONU dans le village de Tibet al-Imam, dans le centre du pays.

 

Là, les autorités syriennes l'ont informée de l'incapacité d'assurer leur sécurité après ce village, mais l'équipe a décidé de poursuivre son chemin, selon la même source.

 

A la suite de l'explosion d'une voiture, l'équipe a été contrainte de rebrousser chemin vers le village, mais une seule voiture est arrivée dans ce village, a indiqué le communiqué du ministère.

 

La Syrie a officiellement intégré la convention sur l'interdiction des armes chimiques en octobre dans le cadre d'un accord russo-américain sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien, après des accusations contre le régime d'avoir utilisé du gaz sarin lors d'une attaque meurtrière près de Damas.

 

L'enquête sur le gaz de chlore avait été annoncée fin avril après que la France et les Etats-Unis eurent accusé Damas d'avoir utilisé un produit chimique industriel dans des attaques contre les rebelles.

 

Damas n'avait pas l'obligation de déclarer le gaz de chlore en tant qu'arme chimique, car il est souvent utilisé par le secteur industriel.

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 07:45
Falco photo Léa Lisa Westerhoff - RFI

Falco photo Léa Lisa Westerhoff - RFI

 

 

13 May 2014 defenceWeb

 

The United Nations has shelved plans to deploy surveillance drones as part of its peacekeeping mission in Ivory Coast due to improved security, but is now seeking a company to provide the unarmed aircraft for its peacekeeping mission in Mali.

 

The United Nations wants to expand its use of unmanned aerial vehicles after it successfully deployed the aircraft for the first time in December - to aid U.N. peacekeepers in Democratic Republic of Congo.

 

It has called for companies to submit expressions of interest to provide surveillance drones for Mali, based in the northern towns of Timbuktu and Gao. The deadline is Wednesday, according to the request by the United Nations.

 

"It is expected that contracts will be for a period of 3 years," it said. "UAV capability should provide long endurance and be able to fly long range to a point of interest, loiter on patrol and return to base."

 

Al Qaeda-linked fighters hijacked a rebellion by Tuareg separatists in the Mali's desert north after a 2012 army coup.

 

France began an intervention more than a year ago which scattered the insurgents across Mali and into neighboring countries, but in recent months the Islamist groups have stepped up their operations.

 

A U.N. peacekeeping force, known as MINUSMA, assumed authority on July 1 from a U.N.-backed African force in Mali. But while the U.N. Security Council mandated a 12,600-strong force, there are only some 7,500 troops on the ground.

 

In Ivory Coast the United Nations is gradually reducing the size of its peacekeeping force. The world's top cocoa grower is emerging from a decade of political turmoil that ended in a brief post-election civil war in 2011 when former president Laurent Gbagbo rejected the victory of rival Alassane Ouattara.

 

"The deployment of UAVs in (Ivory Coast) may no longer be warranted due to changed operational requirements and an improved security situation," said one U.N. peacekeeping official familiar with the issue.

 

"Their deployment has been put on hold until further notice and consultations with the government continue," he said.

 

The West African country had asked the United Nations to consider deploying drones along its border with Liberia to offset the planned reduction in peacekeepers. Western Ivory Coast had been the target of deadly raids blamed on supporters of Gbagbo.

 

Ivory Coast's defense minister, Paul Koffi Koffi, told Reuters that a final decision on the deployment of the surveillance drones by the United Nations would likely be made in June.

 

"There were some differences of opinion, but it is still in discussion," he said.

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 20:00
photo "Objectif 8000"

photo "Objectif 8000"

5 mai 2014 Maurin Lamour

 

Terrible nouvelle que la mort du Jurassien Yannick Gagneret. L'himalayiste de 38 ans s'est tué sur les pentes du Makalu, le cinquième plus haut sommet du monde. La nouvelle vient d'être annoncée par la page officielle de l'expédition « Objectif 8000 » sur Facebook. L'homme qui possédait une ferme aux Molunes a été confronté à une grosse tempête. Il avait débuté son ascension le 13 avril au matin et sa dernière position connue remontait au 30 avril dernier en milieu d'après-midi.

De la Légion aux plus hauts sommets

Né à Oyonnax (01) voici 38 ans et désormais installé dans une ferme du Haut-Jura, Yannick Gagneret a toujours aimer se surpasser. C'est presque naturellement qu'il est entré dans la Légion étrangère. L'expérience dura huit ans, autant d'années à se forger un physique et « surtout un mental » à toutes épreuves : « ce mental m'a franchement été utile à certains moments de l'expédition sur le Lhotse, notamment quand tu te retrouves seul dans ta tente à 7 000 m, que tu es épuisé et que tu as froid », indique-t-il. Mais ces conditions dantesques, Yannick Gagneret, aujourd'hui salarié de l'ONU à Genève, semble les rechercher plus que les craindre. « J'ai quitté l'armée pour pouvoir faire de la très haute montagne, des raids multisports et vivre de grandes aventures ».

Après le Pic Lénine perché à 7 134 m au Kirghizistan en 2011, c'est l'an passé sur les pentes du Broad Peak à 8 051 m que naît son rêve du Lhotse : « J'étais avec le meilleur himalayiste français Ludovic Challéat et nous avons dû faire demi-tour à 150 m du sommet face à une tempête. Après cette aventure, Ludo m'a invité à son expé Lhotse 2013 ». Mais en septembre dernier, le Haut-Savoyard décédait sur les pentes du Manaslu emporté par une avalanche meurtrière. Le rendez-vous avec le Lhotse était pris, Yannick Gagneret l'a honoré.

 

Une ceremonie en hommage a Yannick sera rendue le mercredi 14 mai a 10h au lieu dit "la vie neuve" aux Molunes dans le Jura. Chacun pourra lui dire au revoir à sa manière. La famille tient a organiser une collecte au profit de l'association montagne et partage plutot que d'accumuler trop de fleurs...

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 21:30
Liban : entraînements conjoints entre la FCR et les FAL

 

07/05/2014 Sources : EMA

 

Du 28 avril au 2 mai 2014, sur le camp de Deyr Kifa au sud Liban, les militaires français de la Force Commander Reserve (FCR) de la FINUL et ceux des Forces armées libanaises (FAL) ont conduit deux entrainements conjoints.

 

Les deux exercices, l’un sur les savoir-faire du génie et l’autre sur le combat en zone urbaine, ont permis de partager l’expérience respective des militaires français et libanais.

Dans le cadre de la coopération militaire franco-libanaise, une section d’infanterie de la FCR, armée par le 16e bataillon de Chasseurs (16e BC) et composée d’une vingtaine de militaires, a passé cinq jours avec une section libanaise de la 7e brigade des FAL dans les camps français de Dayr Kifa et libanais d’Ebel El Saqi (est de la région du sud-Litani). Au cours de la semaine, les soldats ont mis en pratique leurs connaissances en matière de combat en zone urbaine, de réaction face à une embuscade ou encore d’évacuation d’un blessé sous le feu.

 

En parallèle, le détachement du génie de la FCR, principalement armé par le 13e régiment du génie (13e RG) s’est entraîné avec les forces armées libanaises des 5e et 9e brigades des FAL. Au cours de cet échange, les soldats ont suivi des instructions théoriques et pratiques de techniques de fouille de véhicule, d’ouverture d’itinéraire, de réaction face à la découverte d’un engin explosif improvisé (IED), de contrôle en milieu urbain (Check point) et de fouille opérationnelle d’un bâtiment.

 

Une cérémonie de remise de diplômes à Deyr Kifa, en présence du général Lahib, adjoint à la 7e brigade de l’armée libanaise, a clôturé la semaine d’entraînement.

 

La résolution 1701, fondement de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban depuis 2006 en complément des résolutions de 1978, assigne à la FINUL la mission de soutenir les Forces armées libanaises dans le Sud-Litani. Les entraînements conjoints participent à cette mission. La France est l’un des principaux pays contributeurs à la FINUL. Les militaires français présents au Liban, déployés dans le cadre de l’opération DAMAN (contribution de la France à cette mission ONU), agissent principalement au sein de la « Force Commander Reserve » (FCR). Ce détachement confère au Force Commander des capacités de dissuasion de réaction, et de surveillance terrestre et aérienne. Parallèlement, la FCR entretient une coopération étroite avec les forces armées libanaises, tant lors de patrouilles communes que lors d’entraînements conjoints comme ceux de cette semaine.

Liban : entraînements conjoints entre la FCR et les FAL
Liban : entraînements conjoints entre la FCR et les FAL
Liban : entraînements conjoints entre la FCR et les FAL
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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 07:45
EFS : Formation d’un second bataillon burkinabé pour la MINUSMA

 

18/04/2014 Sources : EMA

 

Du 23 mars au 5 avril 2014, au camp de Loumbila près de Ouagadougou, les éléments français au Sénégal (EFS) ont mené, dans le cadre de la coopération régionale, une action d’instruction auprès d’une trentaine de militaires burkinabés.

 

Cette formation, centrée sur le domaine du commandement tactique des opérations d’un bataillon de soutien de la paix engagé sous mandat de l’ONU, avait pour objectif de préparer l’engagement opérationnel de l’état-major du second bataillon burkinabé qui sera déployé, dès juillet prochain, au sein de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies au Mali (MINUSMA).

 

Après une remise à niveau théorique sur les procédures et les techniques de travail d’un centre opérations, les stagiaires ont élaboré, à partir d’un thème tactique basé sur la situation au Mali, un concept d’opération qu’ils ont conduit lors d’un exercice de restitution synthèse de quatre jours.

 

Depuis 2011, les EFS constituent un « pôle opérationnel de coopération à vocation régionale » en Afrique de l’ouest. A ce titre, ils conduisent des actions de coopération militaire opérationnelle bilatérale et régionale visant à accompagner les États africains dans le renforcement de leur sécurité collective. Majoritairement tournés vers la coopération militaire opérationnelle en Afrique de l’Ouest, les EFS ont par ailleur la capacité d’accueillir, de soutenir et de commander une force projetée, comme cela a été lors du lancement de l’opération Serval en janvier 2013.

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 07:40
Ukraine: une opération conjointe de Kiev avec l'Onu exclue (experts)

 

MOSCOU, 14 avril - RIA Novosti

 

Une opération conjointe de Kiev avec les casques bleus des Nations unies dans l'est de l'Ukraine est exclue, ont estimé lundi les experts interviewés par RIA Novosti, mais ont évoqué des raisons différentes.

"Je doute fort que l'Onu s'y décide. Tout d'abord, une telle décision ne peut être adoptée, en évitant le Conseil de sécurité (…), et la Russie fait partie des cinq membres permanents du Conseil (ayant le droit de veto, ndlr)", a rappelé Iouri Maleïev, de l'Institut des relations internationales de Moscou.

Selon lui, une opération des autorités ukrainiennes avec la participation des casques bleus de l'Onu est bel et bien exclue.

Son collègue de l'Université de Moscou Souren Avakian est du même avis, mais pour des raisons différentes. Il estime notamment que les événements en cours en Ukraine ne peuvent être qualifiés de désordres.

"Les gens manifestent contre le pouvoir. Le pouvoir doit écouter ce qu'ils disent. C'est normal. A mon avis, la variante avec les casques bleus ne passera pas", a estimé l'expert.Et d'ajouter que quand des soldats de la paix arrivaient dans une région, ils n'agissaient pas conjointement avec les militaires locaux.

"Ils (casques bleus, ndlr) y viennent justement pour exclure l'engagement de militaires et éviter ainsi une confrontation armée", a souligné M.Avakian.

Le président ukrainien par intérim Alexandre Tourtchinov a demandé lundi à l'Onu de se joindre à l'opération antiterroriste lancée par Kiev dans l'est de l'Ukraine. Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a répondu que l'Ukraine pouvait compter sur le plein soutien de l'Onu.

Les grandes villes de l'est et du sud de l'Ukraine, dont Donetsk, Kharkov et Lougansk, connaissent ces dernières semaines une mobilisation de militants prorusses qui réclament la tenue de référendums sur le statut de leurs régions à l'instar de celui organisé en Crimée.

Dimanche soir, M.Tourtchinov a appelé les partisans de la fédéralisation à quitter les bâtiments administratifs occupés avant lundi 9h heure locale. Dans le même temps, il a annoncé le début d'une vaste opération spéciale impliquant l'armée régulière dans l'est du pays.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a fermement rejeté les tentatives des Etats-Unis et de certains pays d'Europe d'attribuer à la Russie la responsabilité pour les événements dans le sud-est de l'Ukraine.

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 16:45
Opération Sangaris : point de situation du 11 avril 2014

 

11/04/2014 Sources EMA

 

Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, depuis le 2 avril 2014.

 

Cette semaine, les éléments de la force Sangaris ont axé leurs efforts sur l’Est de la République Centrafricaine ainsi que sur l’accueil et l’engagement du détachement de gendarmerie intégré au groupement tactique interarmes (GTIA) Savoie à Bangui. A l’Est, le GTIA Scorpion a poursuivi sa progression, atteignant la ville de Bria.

 

Bangui

 

Dans la capitale, la force a poursuivi ses opérations de contrôle de zone, en axant ses efforts dans les 3e et 5e arrondissements de la capitale, ainsi qu’à PK 12.

 

Le 2 avril, une opération de fouille a été conduite dans le 4e arrondissement en coopération avec la MISCA et les forces de sécurité intérieures centrafricaines. Celle-ci a permis de confirmer l’absence d’armement et de groupes armés dans la zone.

 

Le 4 avril, le contingent tchadien de la MISCA a quitté Bangui, suite à l’annonce faite la veille par le Tchad de sa décision de retrait de ses troupes de la MISCA. Aucun incident n’a été relevé par la force Sangaris au cours de ce mouvement.

 

Le 5 avril, le GTIA Savoie a appuyé la MISCA dans la sécurisation de l’aéroport et de la ville lors de la visite de M. Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations Unies, auprès de la chef d’Etat de transition et des représentants des différentes communautés de Bangui.

 

Le 8 avril, les unités de la gendarmerie nationale, arrivées sur le théâtre trois jours auparavant, ont conduit leur première patrouille sous contrôle tactique de Sangaris.

 

En province, les GTIA Dragon et Scorpion, déployés respectivement dans l’Ouest et dans l’Est du pays, ont poursuivi leurs efforts pour appuyer la MISCA dans la sécurisation de la zone.

 

Dans l’Ouest, la situation est calme mais elle reste fragile, notamment à Boda où une véritable fracture existe entre les communautés, malgré l’amélioration des conditions matérielles et une action conjointe des forces Sangaris et de la MISCA. Le 5 avril, sous la protection des éléments du GTIA Savoie déployés dans la ville de Boda, le programme alimentaire mondial (PAM) a pu réaliser sa première distribution alimentaire au profit de la population.

 

Dans cette partie du pays, Sangaris poursuit aux côtés de la MISCA la sécurisation de l’axe routier qui relie le Cameroun et Bangui, tout en contrôlant l’application des mesures de confiance. Des forces de sécurité centrafricaines (gendarmes, policiers, brigade des mines etc.) ont été déployées cette semaine le long de cette Main Supply Road(MSR) avec le soutien de Sangaris. Cette présence participe à la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire.

 

Sur la MSR, cinq convois ont été réalisés par la force Sangaris afin de permettre l’acheminement d’environ 160 poids lourds sur l’axe routier. D’autres camions ont été escortés par la MISCA ou ont réalisé le trajet sans escorte militaire.

 

Dans l’Est, depuis le 3 avril, les opérations de déploiement conjoint de la force Sangaris et de la MISCA se sont poursuivies jusqu’à Bria, dans laquelle les contingents congolais (RDC) de la MISCA ont pris en compte la sécurisation de la zone. Les actions successives de la force au cours de la semaine ont consisté en des actions offensives (opérations héliportées), visant à démontrer la détermination de la force à faire appliquer les mesures de confiance, des actions de contrôle de zone, et enfin des actions visant à expliquer et faire accepter ces mesures par l’ensemble des acteurs locaux.

 

Ainsi, le 4 avril, la journée a été marquée par la visite du commandant de la force Sangaris (COMANFOR), le général Soriano, à Bambari et Grimari, pour réaffirmer la position de la force et son engagement à protéger les populations. Le 7 avril, le COMANFOR s’est également déplacé à Ndélé où il s’est entretenu avec les autorités locales.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Opération Sangaris : point de situation du 11 avril 2014Opération Sangaris : point de situation du 11 avril 2014Opération Sangaris : point de situation du 11 avril 2014
Opération Sangaris : point de situation du 11 avril 2014Opération Sangaris : point de situation du 11 avril 2014
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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 10:45
photo EMA

photo EMA

 

11/04/2014 Ministère de la Défense

 

Message aux armées de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.

 

Le 6 avril 1994, un drame, parmi les plus terribles que le vingtième siècle ait connus, commençait au Rwanda. Ce drame appartient à notre mémoire collective, celle de nos soldats qui se sont engagés dans ce pays pour tenter de mettre fin à l’horreur du génocide.

 

Vingt ans après, la France contribue au devoir de mémoire, dans le respect de la dignité du peuple rwandais, le souvenir des victimes et des récits, terribles pour la conscience humaine, des rescapés du génocide.

 

Ce respect que nous devons au Rwanda et aux indicibles souffrances que ce pays a traversées, c’est aussi celui de la vérité. A cet égard, les mots ont un sens et, dans ces circonstances, certaines accusations ne peuvent rester sans réponse.

 

L’honneur de la France et de ses armées, c’est d’avoir, avant d’autres, réagi au drame qui se déroulait sous le regard d’une communauté internationale paralysée.

 

Elle l’a fait dès le mois de mai 1994, en étant la première, par la voix courageuse d’Alain Juppé, alors ministre des Affaires étrangères, à reconnaître dans ces tueries un génocide et à réclamer un sursaut de la communauté internationale.

 

Elle l’a également fait en incarnant elle-même ce sursaut. Au terme d’un intense combat diplomatique et d’un défi logistique considérable, l’armée française était déployée à Goma, aux portes du Rwanda, pour déclencher l’opération Turquoise dans le cadre d’un mandat des Nations unies. Cette opération, conçue dès l’origine pour une durée limitée à deux mois,  répondait à un but et un seul, celui de créer sur une partie du territoire rwandais, une zone humanitaire sûre, qui allait permettre de sauver des dizaines de milliers de vies humaines. Tel était l’ordre d’opération de Turquoise et telle fut la mission exécutée.

 

En demandant puis en portant ce mandat, la France, à l’initiative du Président François Mitterrand et  à travers son armée, a assumé un risque qu’aucun autre pays ne souhaitait alors prendre. Sauver un maximum de vies sans prendre parti dans la lutte pour le pouvoir qui était alors engagée : c’est le défi que beaucoup jugeaient impossible et  que les troupes françaises de Turquoise ont pourtant relevé. Cette action, au milieu d’événements tragiques, est à porter au crédit de la France.

 

Vingt ans après, nous assumons pleinement cette Histoire. Nous l’assumons d’autant mieux que la France ne s’est pas dérobée à son devoir d’introspection critique. La mission d’information sur le Rwanda de la commission de la défense de l’Assemblée nationale, présidée par le député Paul Quilès, a questionné sans tabou, en 1998, les motivations et la réalité de l’engagement français au Rwanda. Les conclusions de la mission, indépendante et pluraliste, ne laissent aucune place aux accusations inacceptables qui ont été proférées à l’encontre de l’armée française ces derniers jours. En outre, depuis lors, le ministère de la Défense a fait preuve d’une transparence exemplaire lors des procédures judiciaires engagées à la suite du génocide : au total, ce sont plus de 1100 documents qui ont été déclassifiés.

 

Notre devoir de mémoire trouve aujourd’hui ses prolongements dans l’action, face au risque que l’Histoire se répète. L’armée qui est courageusement intervenue il y a vingt ans, c’est celle-là même qui a délivré le peuple malien de la violence terroriste, et qui s’engage aujourd’hui, aux côtés des Africains, et notamment de soldats rwandais, pour prévenir une nouvelle tragédie en Centrafrique.

 

Voilà l’honneur de la France et de ses armées que je continuerai à défendre.

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 21:45
Le Conseil de sécurité déploiera 12 000 soldats en RCA

 

 

10.04.2014 Romandie.com (ats)

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé jeudi le déploiement d'environ 12'000 Casques bleus en République centrafricaine (RCA). Il tente de sécuriser un pays livré depuis un an à l'anarchie et aux violences entre chrétiens et musulmans.

 

Au terme d'une résolution adoptée à l'unanimité, sur proposition française, ces 10'000 soldats et 1800 policiers formeront la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en RCA). Ils prendront dans cinq mois la relève de 6000 soldats de la force africaine de la Misca, sur place aux côtés de 2000 militaires français.

 

Les Européens ont aussi promis 800 hommes, dont des gendarmes français qui ont commencé à patrouiller mercredi dans Bangui. Le "transfert d'autorité" entre Misca et Minusca, soit le déploiement effectif des Casques bleus, est fixé au 15 septembre prochain et le mandat initial de cette nouvelle mission court jusqu'au 30 avril 2015.

 

Mais elle pourra dès maintenant recevoir une aide logistique (génie, moyens de transport). Il est prévu, comme au Mali, que "le plus grand nombre possible" de soldats africains deviennent Casques bleus après une sélection par l'ONU.

 

Budget annuel de 500 à 800 millions

 

Suite au retrait du Tchad, la Misca regroupe des contingents de sept pays (Burundi, Cameroun, Congo, RDCongo, Gabon, Guinée équatoriale, Rwanda). Le chef de la nouvelle mission devrait être un Africain.

 

Les priorités de la Minusca, qui comprendra aussi des civils (administrateurs, ingénieurs, juristes), seront la protection de la population et des convois humanitaires, le maintien de l'ordre, le soutien à la transition politique, le respect des droits de l'homme ainsi que l'arrestation des auteurs d'exactions, dont les crimes de guerre passibles de la Cour pénale internationale.

 

La Minusca sera une des plus grosses opérations de maintien de la paix de l'ONU, avec un budget annuel évalué entre 500 et 800 millions de dollars, loin cependant derrière la Monusco en RDCongo.

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 19:45
Centrafrique : rencontre avec Ban Ki Moon

 

 

10/04/2014 Sources : EMA

 

Le 5 avril 2014 à Bangui, le général commandant la force Sangaris et le général commandant l’état-major de la force EUFOR RCA ont rencontré monsieur M. Ban Ki Moon à l’occasion de son déplacement dans la capitale centrafricaine.

 

Après s’être rendu auprès des différentes communautés de la capitale centrafricaine, M. Ban Ki Moon a reçu les responsables militaires des forces internationales stationnées en Centrafrique, dont le général Soriano, commandant la force Sangaris et le général Lion, commandant la force EUFOR RCA, présent depuis le 5 avril à Bangui après le lancement de cette mission par l’Union Européenne le 1er avril.

 

Le secrétaire général des Nations Unies a félicité l’action des forces internationales qui, « grâce à une action rapide, a pu à ce jour empêcher le pire et garantir un niveau de sécurité minimale dans le pays. » Le secrétaire général des Nations Unies a par ailleurs annoncé qu’il avait demandé que plus de contingents et d'unités de police soient immédiatement déployés pour renforcer l’action de Sangaris, EUFOR et à la MISCA. Il a demandé au Conseil de sécurité de permettre la transformation de la MISCA en une opération de maintien de la paix des Nations Unies.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6500 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 11:45
photo EMA (Archives Mars 2013)

photo EMA (Archives Mars 2013)

 

 

08-04-2014 par RFI

 

Des tirs de roquettes ont touché la ville de Kidal au Mali, lundi. Une attaque attribuée aux islamistes qui ont occupé le nord du pays pendant plusieurs mois en 2012, avant d'en être chassés par une coalition internationale dirigée par la France. Ils sont néanmoins toujours actifs dans cette vaste région où ils commettent à intervalles réguliers des attaques, dont certaines sont meurtrières.

 

Il semble que la nouvelle stratégie des islamistes soit d’attaquer à la roquette les villes du nord du Mali. Cela inquiète les observateurs et acteurs sur le terrain. Récemment, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a pris la parole pour évoquer les craintes : « La situation au nord du Mali se dégrade ».

 

Plusieurs services de sécurité de la région sont formels : il semble bien que pour acheminer armes et combattants, les jihadistes soient parvenus à ouvrir un couloir efficace entre la Libye en crise et le nord du Mali.

 

En face sur le terrain, l’armée française est en réalité la seule force qui fait vraiment le poids. La Mission de l’ONU au Mali, la Minusma, n’a pour le moment mobilisé que la moitié des unités combattantes qu’il faut. Et ce qui manque le plus à ses troupes, ce sont des moyens militaires de combat, surtout des hélicoptères.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 11:45
African Union peacekeepers in the Central African Republic

African Union peacekeepers in the Central African Republic

 

 

07 April 2014 defenceWeb (Retuers)

 

French and African soldiers serving in Central African Republic are "overwhelmed" by the "state of anarchy" in the country, U.N. Secretary-General Ban Ki-moon said on Saturday, a day after Chadian troops began withdrawing from the peacekeeping mission.

 

The U.N. Security Council is due to approve next week a 12,000-strong U.N. peacekeeping force for the former French colony. The force will take over authority from African Union troops in an attempt to restore order to the country.

 

But that force is not expected to arrive until September, stoking fears of a security vacuum as the interim government struggles to control intercommunal violence that has killed more than 2,000 people since December.

 

During a brief visit to the impoverished country on his way to Rwanda, Ban appealed for more help and said the international community was at risk of repeating the mistakes of the 1994 Rwanda genocide, where some 800,000 died.

 

"I commend the African Union and French forces for making a difference," he said in a speech before the interim government. "But they are under-resourced and overwhelmed by the sheer scale of the need."

 

Until the U.N. force can be established, Ban called for "the immediate deployment of more troops and police", though he did not say where he thought the extra forces might come from.

 

A long-promised European Union force is expected to start deploying at the end of this month, adding 800 new troops."The international community failed the people of Rwanda 20 years ago. And we are at risk of not doing enough for the people of the CAR today," Ban said.

 

At the same gathering, the head of the interim government, Alexandre-Ferdinand Nguendet, requested an end to a U.N. embargo on arms exports to his country. "That way, the army can play its role," he said.

 

DAYLIGHT STABBING

 

Two thousand French peacekeepers and 6,000 African Union forces have failed to stop a conflict that erupted after the mostly Muslim Seleka rebels seized power a year ago in the majority Christian state.

 

Christian militias, known as anti-balaka, sprang up to protect the population after Seleka took to looting and killing but now stand accused of human rights abuses themselves and last month were branded as "terrorists" by the African Union.

 

Highlighting the tensions in Bangui, gunshots were heard around noon on Saturday coming from the Seleka barracks, a Reuters witness said. Earlier in the day, Seleka members stabbed a member of the national army, a resident said. It was not clear whether the victim survived.

 

Chad, which has been at the heart of the peacekeeping mission, began withdrawing around 850 troops on Friday after allegations they were involved in attacks on civilians.

 

A U.N. report on Friday accused Chad of killing 30 civilians and wounding 300 in a crowded market, although Chad denied the allegation, saying its troops were ambushed by anti-balaka.

 

"The U.N. report is a pack of lies based on imaginary facts. It contributes to the media campaign against Chad," said government spokesman Hassan Sylla on Saturday.

 

The U.S. ambassador to the United Nations, Samantha Power, plans to visit Central African Republic next week.

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 19:50
Les "Mères de Srebrenica" réclament justice aux Pays-Bas

 

07.04.2014 Romandie.com (ats)

 

Les veuves et mères des victimes du massacre de Srebrenica, en 1995, ont accusé lundi les Pays-Bas d'être civilement responsables de la mort de leurs proches. Elles ont assuré devant le tribunal de La Haye que les soldats néerlandais présents sur place auraient dû les protéger.

 

"Ils n'ont pas empêché le meurtre de milliers de civils", a déclaré Marco Gerritsen, avocat des plaignantes, lors de sa plaidoirie. Il a reproché à l'Etat néerlandais de se retrancher derrière l'excuse selon laquelle les soldats néerlandais ne pouvaient utiliser leurs armes que pour se défendre.

 

"La légitime défense a une définition plus large que ce que l'Etat veut l'admettre (...), la protection des civils est un principe qui devait passer avant tout", a-t-il dénoncé.

 

Son collègue Simon van der Sluijs a de son côté assuré que, suivant les ordres émanant de La Haye, "le Dutchbat a considéré sa sécurité comme la priorité, en dépit des instructions de l'ONU".

 

Reconnaissance de responsabilité

 

L'enclave de Srebrenica était placée sous la protection de l'ONU lors de sa prise par les forces serbes de Bosnie en juillet 1995. Mais, faiblement armés et peu nombreux, les Casques bleus néerlandais n'avaient pas résisté. Les forces serbes de Bosnie sous le commandement du général Ratko Mladic avaient alors tué près de 8000 hommes et garçons musulmans.

 

Une dizaine de "Mères de Srebrenica" étaient présentes dans la salle d'audience. Cette association, qui représente les mères et veuves des victimes, avait saisi en 2007 la justice néerlandaise, estimant que la responsabilité de l'ONU et de l'Etat néerlandais dans la mort de leurs proches était engagée.

 

"Les Mères de Srebrenica veulent avant tout que la responsabilité des Pays-Bas soit reconnue, et ensuite, une indemnisation, même si cette dernière est d'importance mineure à leurs yeux", a assuré à l'AFP un des avocats des plaignantes, Semir Guzin.

 

Immunité pour l'ONU

 

La justice néerlandaise avait refusé de poursuivre l'ONU en raison de son immunité statutaire, décision confirmée ensuite jusque par la Cour européenne des droits de l'Homme en juin 2013. La procédure contre l'Etat néerlandais avait été mise en suspens le temps qu'une décision sur l'ONU soit prise.

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 21:45
La France annule sa participation aux commémorations du génocide rwandais

 

05 avril 2014 Romandie.com (AFP)

 

PARIS - La France a décidé d'annuler sa participation aux commémorations du 20e anniversaire du génocide rwandais, après les déclarations du président Paul Kagame l'accusant d'avoir participé aux massacres, a annoncé samedi le ministère des Affaires étrangères.

 

La France est surprise par les récentes accusations portées à son encontre par le président du Rwanda qui sont en contradiction avec le processus de dialogue et de réconciliation engagé depuis plusieurs années entre nos deux pays, a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay Romain Nadal.

 

Dans ces conditions, Mme (Christiane) Taubira, Garde des Sceaux, ministre de la Justice ne se rendra pas ce lundi à Kigali, a-t-il ajouté, alors que Mme Taubira avait été choisie par le président François Hollande pour représenter la France aux cérémonies.

 

La France regrette de ne pouvoir prendre part aux commémorations du 20e anniversaire du génocide, car elle tient à s'incliner devant la mémoire des victimes et à s'associer au deuil des familles et du peuple rwandais, a ajouté le porte-parole.

 

Das une interview à paraître dimanche dans l'hebdomadaire Jeune Afrique, le président rwandais Paul Kagame accuse une nouvelle fois la France de participation à l'exécution du génocide de 1994, qui a fait 800.000 morts, principalement tutsi.

 

Evoquant la question des responsabilités, Paul Kagame dénonce le rôle direct de la Belgique et de la France dans la préparation politique du génocide et la participation de cette dernière à son exécution même. Il accuse les soldats français de l'opération militaro-humanitaire Turquoise, déployée en juin 1994 sous mandat de l'ONU dans le sud du pays, d'avoir été complices certes mais aussi acteurs des massacres.

 

Ces accusations ont été maintes fois démenties par Paris. Dans une première réaction, la présidence française avait jugé samedi que les nouvelles déclarations de M. Kagame n'allaient pas dans le sens de l'apaisement.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 19:35
Mitsubishi F-2

Mitsubishi F-2

 

4 avril Par Edouard Pflimlin, chercheur associé à l’IRIS, et Yann ROZEC, diplomé d’IRIS Sup’

 

Le Japon a adopté mardi 1er avril de nouveaux principes concernant les exportations d’armes. La situation économique difficile du Japon et l’arrivée au pouvoir du conservateur Shinzo Abe avaient créé un contexte favorable à un éventuel assouplissement des règles encadrant sévèrement les exportations depuis cinquante ans. Désormais, le Japon pourra vendre des armes, y compris à l’ONU, afin de contribuer à la sécurité de ses intérêts et participer à des coopérations internationales (1). Les restrictions sont dorénavant réduites uniquement aux pays en guerre et ou sous embargo des Nations Unies.



Edictés en 1967, trois principes régissaient les exportations japonaises : aucune vente ne peut être destinée aux pays du bloc communiste, aux pays sous embargo du Conseil de Sécurité de l’ONU et aux pays en guerre(2). En 1976, le Collateral Policy Guideline déclare que le gouvernement du Japon « ne promouvra pas les exportations d’armes, quelle que soit la destination » (3). Dans les faits, il s’agissait d’une interdiction complète des exportations. Très contraignantes, ces règles ont été peu à peu remises en question.
 

A partir de 1983, le Japon a cependant accepté de livrer de la technologie de défense aux États-Unis seulement. La coopération industrielle et les possibilités d’exportation vers les USA ont été envisagées notamment dans le cadre de l’avion de combat FSX et aussi dans le cadre du programme d’Initiative de défense stratégique (IDS plus connu sous le nom de "Guerre des étoiles") avec la coopération pour la défense antimissiles.
 

20 ans plus tard, en 2004, la suppression de ces principes a été envisagée, notamment par le directeur de l’Agence de Défense S. Ishiba, mais finalement, seule une exception générale avait été accordée au profit des Etats-Unis (4). Le point 7 de la Politique japonaise en termes de contrôle des exportations d’armes incluait les exportations de technologies dans les restrictions, si bien que les transferts de technologies ne pouvaient être destinés qu’aux seuls Etats-Unis (5). Le développement conjoint du missile antimissile SM-3 avec les Etats-Unis a marqué un premier pas en ce sens puisqu’une dérogation est négociée pour une vente export vers des pays alliés (6). En 2011, le précédent Premier ministre japonais, M. Yoshihiko Noda, s’abritant derrière le contexte de lutte contre le terrorisme, a assoupli une première fois ces règles. « La principale caractéristique de ces nouveaux standards était d’autoriser l’exportation dans les cas impliquant les opérations de maintien de la paix et les efforts de coopérations internationales ainsi que les cas de développement et de production internationaux de systèmes d’armes » (7). Cette atténuation permet la vente de dix patrouilleurs aux Philippines dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la piraterie.(8)

Ces nouvelles lignes directrices en matières d’exportations d’armes sont un pas de plus vers une normalisation du Japon, telle que souhaitée par le Premier ministre Shinzo Abe.
 

Perspectives offertes

Ce dernier est désireux d’étendre les liens de la défense japonais au-delà des États-Unis à d’autres pays asiatiques. Le Japon fournit déjà la Garde côtière des Philippines avec des navires de patrouille et négocie la vente à l’Inde d’avions amphibies de recherches et de sauvetage US-2, construits par le conglomérat industriel ShinMaywa.
 

Ce nouvel assouplissement des conditions d’exportation devrait donc offrir de nouvelles opportunités pour l’industrie de défense japonaise et les alliés de Tokyo.
 

Désormais, le Japon pourrait par exemple autoriser ses poids lourds de l’industrie de défense Mitsubishi Heavy Industries, Kawasaki Heavy Industries ou IHI à livrer des équipements militaires à des gouvernements luttant contre la piraterie maritime ou à équiper des armées de nations amies d’Asie du Sud-Est. Outre les Philippines, il pourrait ainsi être question de l’Indonésie, du Vietnam ou d’autres pays riverains de la mer de Chine méridionale qui s’inquiètent, comme le Japon, des ambitions maritimes grandissantes de la Chine. Tokyo pourrait notamment leur vendre des navires d’occasion.
 

Les nouvelles règles vont permettre le développement et la production d’armes en partenariat avec les Etats-Unis et des pays européens, ainsi que l’exportation d’équipements militaires à des fins pacifiques et humanitaires, comme dans le cas de missions de maintien de la paix de l’ONU.
Le Japon produit déjà un grand nombre de ses armes sous licence de sociétés de défense des États-Unis et il développe en commun avec ceux-ci la dernière version du missile antimissile SM-3 mais il a peu de systèmes intégrés domestiques. Aussi des sociétés de défense japonaises voient des opportunités dans des développements en commun avec des entreprises étrangères ou pour fournir des composants.
 

Le gouvernement de M. Abe a fait valoir que les restrictions doivent être assouplies pour permettre au Japon de participer à des projets de développement d’armes de nouvelle génération, qui sont complexes, coûteux et internationaux. Un exemple souvent cité est le F-35 Joint Strike Fighter, développé par les États-Unis en partenariat avec huit autres pays, que le gouvernement de M. Abe a d’ailleurs ajouté à une liste d’exceptions à l’interdiction d’exportation d’armes qui a été publiée l’an dernier. Tokyo en a acheté une quarantaine d’exemplaires.
 

Des exportations très encadrées

Les projets de coopération devraient se multiplier. Toutefois, des contraintes demeurent. Une procédure encadre les exportations et la coopération. Dans le nouveau régime, les ministères de la défense, des affaires étrangères et du commerce effectueront normalement les contrôles. Le Conseil de sécurité nationale (NSC), un organisme lancé en décembre 2013 pour accélérer la prise de décision en matière de défense et de politique étrangère, décidera d’autoriser les exportations lorsque les transactions sont considérées comme importantes et nécessitent de la prudence. Le gouvernement publiera aussi des rapports annuels sur les équipements approuvés pour l’exportation par les ministères mentionnés et dévoilera certaines informations sur les affaires traitées par le NSC.
 

Par ailleurs, Tokyo précise toutefois qu’il ne vendra pas d’armes létales comme des tanks ou des avions de chasse. Le gouvernement Abe n’aura donc pas les mains totalement libres. Selon un récent sondage réalisé en février par l’agence de presse Kyodo, près de 67 % des Japonais seraient opposés à des exportations d’armes. Il y aura un travail de conviction et de persuasion à mener s’il veut aller encore plus loin.

Hormis son opinion publique, celle de son grand voisin, la Chine, importe. Pékin s’inquiète, a déclaré mardi 1er avril 2014 Hong Lei, porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois. « Nous espérons que la partie japonaise pourra tirer des leçons de l’histoire et prêter attention aux inquiétudes de ses voisins asiatiques quant à la sécurité », a-t-il souligné. Du côté de la Corée du Sud, c’est le maximum de « transparence » qui est jugé indispensable dans la mise en œuvre des nouvelles lignes directrices.
 

Au total, si le Japon doit tenir compte de son opinion et de celles de certains de ses voisins, « les nouvelles conditions permettront au Japon de développer conjointement des armes avec ses alliés et de donne à son industrie de défense accès à de nouveaux marchés et de la technologie de pointe », souligne à juste titre la BBC. C’est d’ailleurs avec Londres et les entreprises du Royaume-Uni que sont envisagées des coopérations en matière d’industrie de défense.
 

La visite début avril 2012 du Premier ministre britannique David Cameron, qui a rencontré à Tokyo son homologue Yoshihiko Noda, a ouvert la voie à une coopération industrielle sur certains projets d’armement. Un cadre de coopération en matière d’équipement de défense signé entre les deux nations en juillet 2013 le confirme. La première collaboration attendue concerne la protection chimique, bactériologique, radiologique et nucléaire. Plus largement, certains experts estiment que cet accord pourrait ouvrir la voie à des exportations d’armement plus conséquentes.
 

La France, qui a marqué à plusieurs reprises son intérêt stratégique pour l’Asie, envisage aussi une coopération en matière de défense. Elle a d’ailleurs été discutée lors de la visite du président François Hollande au Japon en juin 2013. La visite attendue de Shinzo Abe en mai en France pourrait être l’occasion d’annoncer des coopérations dans différents domaines (hélicoptères, propulsion sous-marine et drones sous-marins notamment).
 

(1) « New arms exports principles, guidelines are adopted by Abe cabinet », Japan Times, 1er avril 2014.
(2) Site du ministère des Affaires Etrangères du Japon, Japan’s Policies on the control of Arms exports, MOFA.
(3) Japan’s Policies on the control of Arms exports, MOFA
(4)Guibourg DELAMOTTE, La politique de défense du Japon, Presses universitaires Françaises, Paris, 2010, p. 255.
(5) Site du Ministère des Affaires Etrangères du Japon, Japan’s Policies on the control of Arms exports, MOFA.
(6)John GREVATT, « Japan moves closer to standart missile 3 export accord », Jane’s Defense Weekly, 27 mai 2011.
(7) « Noda administration bids farewell to arms export ban », The Asahi Shimbun, 28 décembre 2011
(8) « Japan grants PH soft loan for 10 patrol boats », Manila Standard Today, 14 février 2013.

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