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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:20
Deux CF18 Hornet escortent un CC150 Polaris après avoir été ravitaillés pendant l’opération Impact, le 4 février 2015. (Photo Caméra de combat des Forces canadiennes, MDN)

Deux CF18 Hornet escortent un CC150 Polaris après avoir été ravitaillés pendant l’opération Impact, le 4 février 2015. (Photo Caméra de combat des Forces canadiennes, MDN)


15 novembre 2015 par - 45e Nord.ca

 

Après les attaques terroristes de vendredi soir à Paris, des leaders politiques canadiens ont appelé à poursuivre de la mission de combat et les bombardements (opération IMPACT) contre les positions du groupe armé islamiste État islamique qui a revendiqué les attaques qui ont fait au moins 129 morts et 352 blessés, dont une centaine dans un état très critique.

 

Ces attaques terroristes devraient amener le premier ministre Justin Trudeau à revoir l’engagement de son gouvernement à ramener au pays les avions canadiens participant aux frappes aériennes de la coalition contre l’ÉI, a déclaré samedi la chef de l’Opposition officielle à Ottawa, Rona Ambrose. S’adressant à la presse, la chef conservatrice intérimaire a dit juger «imprudent» le signal envoyé par ce retrait, disant que cela ne démontrait pas le soutien absolu du Canada envers ses alliés à un moment crucial de démonstration de solidarité.

De son côté, le premier ministre libéral québécois Philippe Couillard s’est également montré favorable, samedi, à une participation militaire canadienne à la lutte contre l’État islamique, plaidant pour une action forte et concertée du Canada.

Le premier ministre de centre-droite de la Saskatchewan, Brad Wall, a aussi affirmé qu’il n’y avait pas d’«autre choix» que de «vaincre» ces gens prêts à tout pour «imposer leur idéologie démoniaque et tordue par la violence, la destruction et la mort». le premier ministre de cette province de l’Ouest s’est aussi déclaré clairement en faveur de la poursuite de la participation canadienne dans les frappes aériennes contre l’ÉI.

 

La fin de la mission de bombardement plusieurs fois annoncées

Lors de la campagne électorale précédant sa victoire au scrutin du 19 octobre, le chef libéral Justin Trudeau, devenu depuis le 23e premier ministre du canada, avait promis de mettre fin à la participation du Canada aux bombardements de la coalition en Irak et en Syrie et en avait même avisé le président américain dès après son assermentation. Il entendait, par contre, mettre l’action sur la formation par des conseillers militaires canadiens des troupes locales qui luttent contre l’EI. Le Canada a déjà sur place environ 70 conseillers qui forment et assistent les forces kurdes en Irak.

Et, dans la lettre de mandat à son ministre de la Défense Harjit Sajjan qu’il a rendu publique le 13 novembre en début de journée (donc, avant les attaques terroristes de Paris), le nouveau chef du gouvernement canadien enjoignait le ministre de « Travailler de concert avec le ministre des Affaires étrangères pour mettre fin aux missions de combat en Iraq et en Syrie et revoir les efforts déployés par le Canada dans ces régions afin de les orienter vers la formation des forces locales et le soutien humanitaire ».

 

Mais pour l’instant, l’opération continue

Toutefois, même si le nouveau premier ministre libéral a promis de mettre fin à la mission de combat de la force aérienne canadienne en Irak et en Syrie, cela ne se fera pas du jour au lendemain et, pour le moment, les bombardements contre le groupe armé État islamique se se poursuivent et s’étaient même intensifiés au début du mois de novembre..

Au 11 novembre 2015, la Force opérationnelle aérienne en Irak a effectué 1731 sorties aériennes:

  • Les chasseurs CF188 ont effectué 1109 sorties;
  • L’aéronef de ravitaillement CC150T a effectué 302 sorties et a acheminé environ 17 888 000 livres de carburant; et
  • Les aéronefs de patrouille CP140 ont mené 320 missions de reconnaissance.

Le 12 novembre 2015, alors qu’ils participaient à des frappes aériennes de la coalition en soutien aux opérations des forces de sécurité irakiennes visant à expulser le groupe EI de Sinjar et à prendre possession de parties d’une route de ravitaillement importante du groupe entre Raqa, la capitale autoproclamée de l’EI en Syrie, et Mossoul, la deuxième ville en importance d’Irak, occupée depuis un an par le groupe ultra-radical, deux CF18 Hornets ont frappé une cache de munitions du groupe islamiste dans les environs de Sinjar, ainsi qu’une position de combat dans les environs de Tal Afar à l’aide de munitions à guidage de précision.

Et le 13 novembre 2015, jour des attaques de Paris, alors qu’ils participaient à des frappes aériennes de la coalition en soutien aux opérations des forces de sécurité irakiennes visant à expulser l’EI de Ramadi, deux CF18 Hornets ont frappé une enceinte et deux positions de combat du groupe dans les environs de Ramadi, toujours à l’aide de munitions à guidage de précision.

Par ailleurs, sur le front domestique, le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a tenu pour sa part à rassurer les canadiens par voie de communiqué, déclarant que «Le Canada continuera de collaborer avec ses alliés afin de lutter contre cette plaie qu’est le terrorisme», a-t-il déclaré. Le niveau de menace au Canada n’est pas haussé, a-t-il mentionné. Mais il ajoute qu’«au cours des prochains jours, nous continuerons de prendre les mesures qui s’imposent pour garder les Canadiens en sécurité et protéger les valeurs de notre pays».

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 17:30
L’opération IMPACT se poursuit avec pour l’instant une intensification des frappes

Des techniciens en systèmes d’armement (Air) de l’Aviation royale canadienne déployés au sein de la Force opérationnelle aérienne en Irak préparent des munitions en vue de les charger à bord d’un chasseur CF-18 Hornet, sur l’aire de trafic du camp Patrice Vincent, au Koweït, au cours de l’opération IMPACT, le 1er août 2015. (Archives/Opération IMPACT/MDN)


10.11.2015 par Jacques N. Godbout - 45eNord.ca
 

Même si le nouveau premier ministre libéral a promis de mettre fin à la mission de combat de la force aérienne canadienne en Irak et en Syrie, les bombardements contre le groupe armé État islamique se sont pour le moment intensifiés.

 

Depuis la prestation de serment de Justin Trudeau, le 4 novembre, les CF-18 canadiens ont mené cinq raids aériens en seulement trois jours frappant sept cibles du groupe armé État islamique, selon les informations contenues sur le site du ministère de la Défense nationale.

151001-operation-impact-frappesIl y avait eu 14 frappes aériennes en tout en octobre, 10 en septembre et 11 en août. Il faut remonter au mois de juillet dernier, alors qu’il y avait eu six frappes aériennes en cinq jours, pour retrouver une période aussi active que les jours qui ont suivi l’assermentation du nouveau premier ministre.

5 novembre

Le 5 novembre 2015, deux CF-18 Hornets ont frappé deux enceintes du groupe EI au sud-ouest de Sinjar à l’aide de munitions à guidage de précision.

6 novembre

Le 6 novembre 2015, deux CF-18 Hornets ont frappé une position de combat de l’EI dans les environs de Ramadi.

Toujours le 6 novembre 2015, deux CF-18 Hornets ont frappé deux positions de combat de l’EI au nord de Falloujah.

7 novembre

Le 7 novembre 2015, deux CF-18 Hornets ont frappé une position de combat du groupe EI au sud-est de Mossoul à l’aide de munitions à guidage de précision.

Toujours le 7 novembre, deux C-F18 Hornets ont frappé une position de combat de l’EI au sud de Sinjar.

 

Total des frappes de la mission

En tout, maintenant, en date du dimanche 8 novembre, la Force opérationnelle aérienne canadienne en Irak a effectué 1721 sorties aériennes:

  • Les chasseurs CF-18 ont effectué 1103 sorties;
  • L’aéronef de ravitaillement CC-150T a effectué 300 sorties et a acheminé environ 17 817 000 livres de carburant; et
  • Les aéronefs de patrouille CP-140 ont mené 318 missions de reconnaissance.

En termes de frappes, les CF-18 Hornets de l’opération IMPACT, la contribution canadienne à la lutte contre l’EI, auront effectué un total de 184 frappes aériennes.

 

Les frappes dictées par des considérations opérationnelles

Le ministère de la Défense nationale a déclaré à ce sujet que la fréquence des frappes aériennes est dictée, non pas par des considérations politiques, mais par des considérations opérationnelles.

«Au cours des dernières semaines, il y a en eu plus (de frappes aériennes, ndlr) dans la dernière semaine, mais si vous regardez l’historique des frappes de l’opération Impact, il y a eu des hauts et des bas. Cela se produit principalement par rapport à ce qui se passe au niveau de la Coalition», a expliqué le Capitaine Kirk Sullivan, officier des affaires publiques au COIC, le commandement des opérations interarmées, cité par le National Post.

Il faut donc examiner la question dans la perspective plus large de la Coalition.

«De nombreux facteurs déterminent la fréquence et la localisation des frappes aériennes dans un cadre de la coalition», de poursuivre le capitaine Sullivan. «Que ce soit en Irak ou en Syrie, les avions sont affectés sur une base quotidienne par la Coalition à des cibles où on sait qu’opère l’EI, avec comme but ultime l’amélioration de la sécurité de l’Irak et des pays de la Coalition».

Le Parlement, d’expliquer le porte-parole du COIC, décide des missions des Forces armées canadiennes, mais ne choisit pas ses sorties opérationnelles. Et la mission doit se poursuivre jusqu’à ce que le gouvernement rappelle le personnel et les aéronefs au pays.

Et, en un mot comme en mille, «C’est pas fini tant que c’est pas terminé», aurait dit Babe Ruth, d,autant plus que, une fois terminées les bombardements canadiens aux côtés des autres membres de la coalition, le Canada poursuivra la lutte contre l’EI en élargissant sa mission de formation de combattants locaux.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 16:30
Frappes en Syrie: Russes et Américains se parlent deux fois par jour

Le ministère russe de la Défense a confirmé mercredi 14 octobre 2015 qu’un chasseur Soukhoï Su-30 s’était approché dans le ciel de Syrie d’un appareil américain pour l’identifier visuellement.


11.11.2015 45eNord.ca (AFP)
 

Les militaires russes et américains se parlent «deux fois par jour» pour échanger des informations sur leurs opérations aériennes respectives en Syrie, a expliqué mardi à Washington un général de l’US Air Force.

 

Le commandement américain en charge des opérations en Syrie «parle deux fois par jour» avec son homologue russe, a expliqué le général Herbert «Hawk» Carlisle, l’un des principaux responsables de l’US Air Force, lors d’une rencontre avec des journalistes. «Il y a une ligne directe» entre les deux commandements.

«Tout le monde est intéressé par la sécurité des vols. Personne ne veut de situation dangereuse ou de mauvaise interprétation», a-t-il indiqué.

Les Russes et les Américains ne vont toutefois pas jusqu’à partager leur plan quotidien d’opérations, a-t-il ajouté.

«C’est plutôt du temps réel», un suivi de ce qui est en train de se passer, des vols qui sont en cours, a-t-il expliqué.

Selon le général Carlisle, l’arrivée de six avions F-15 C vendredi sur la base aérienne d’Incirlik en Turquie va permettre d’améliorer encore le suivi de l’espace aérien syrien par les Américains.

Ces avions spécialisés dans le combat air-air ont un «radar fantastique» qui va pouvoir aider les avions de la coalition à «garder une distance suffisante» avec les avions russes et syriens, a-t-il précisé.

Le 20 octobre, trois semaines après le début des bombardements russes en Syrie, Moscou et Washington ont signé un protocole d’accord pour éviter les incidents aériens entre leurs avions respectifs.

Malgré les échanges d’informations quotidiens sur les vols en cours, Washington souligne qu’il n’y a pas de coopération avec la Russie.

«En l’état actuel des choses, nous ne voyons pas d’opportunité de nous coordonner ou de collaborer avec les Russes dans le combat contre l’EI, en particulier parce que la Russie semble surtout attachée à défendre le régime syrien», a rappelé mardi le porte-parole du Pentagone, Peter Cook.

Les États-Unis et leurs alliés mènent des bombardements contre le groupe État islamique dans le pays depuis septembre 2014.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 15:30
CC-130J Hercules photo RCAF

CC-130J Hercules photo RCAF

 

10 novembre 2015 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

Au milieu d’une vague de suspicion où abondent les théories du complot qui semblent alimenter la vie politique irakienne, Bagdad a fait saisir, même si cela ne fut que temporaire, un avion militaire canadien transportant des armes pour les forces spéciales canadiennes au Kurdistan qui forment les combattants locaux en lutte contre l’EI.

 

Cette initiative des Irakiens ne devrait pas manquer d’indisposer le nouveau gouvernement libéral du Canada, qui a résolu de se retirer de la mission de bombardement pour se consacrer plutôt à la la formation plus militaire dans le pays et qui devra discuter sérieusement de cet incident avec les autorités irakiennes.

Les Irakiens ont retenu l’avion de transport Hercules des Forces canadiennes, transportant des fournitures au Kurdistan pendant quatre jours parce qu’il n’avait pas, disent-ils, obtenu l’autorisation préalable nécessaire.

Certains Irakiens craignent que les Kurdes, qui cherchent à élargir leur autonomie à la faveur des événements qui agitent l’Irak, utilisent le soutien et les armes qu’ils reçoivent de la Coalition pour gagner davantage d’indépendance.

D’autres responsables politiques et militaires irakiens, au lieu d’admettre les faiblesses et lacunes de leur gouvernement et de leurs forces de sécurité, vont même jusqu’à accuser les États-Unis et leurs alliés de secrètement armer le groupe État islamique afin de maintenir le pays dans le chaos.

Le ministère de la Défense nationale a pour sa part confirmé qu’il y avait des problèmes avec un avion des Forces canadiennes qui a atterri à Bagdad le 28 octobre.

« Alors qu’il volait à l’appui de l’Opération Impact, un CC-130 Hercules s’est vu refuser l’autorisation de se rendre à Erbil, [en territoire kurde contrôlé par le Gouvernement autonome du Kurdistan de Massoud barzani, ndlr]par les autorités à l’aéroport international de Bagdad, en raison d’un problème avec les documents de douane à l’égard de sa cargaison », a déclaré ministère le porte-parole de la Défense nationale, Evan Koronewski, cité dans le National Post.

De son côté, Hakem al-Zameli, chef de la Commission sécurité et défense du Parlement irakien, a déclaré aux médias locaux que deux avions avaient été saisis: un du Canada et un de la Suède. Il a dit que les équipages tentaient de transporter des armes dans la région du Kurdistan sans en informer le gouvernement irakien.

« Le comité d’inspection à l’aéroport international de Bagdad a trouvé un grand nombre de fusils munis de silencieux, ainsi que des armes légères et moyennes », a déclaré Zameli, qui dit avoir appelé le ministère des Affaires étrangères irakien pour protester contre l’incident et le prier d’avertir les membres de la coalition de ne pas procéder à de tels transferts à l’avenir.

Le chef de la Commission sécurité et défense du Parlement irakien parle de huit armes équipées de silencieux ont été découverts à bord de l’avion canadien et de 92 armes à feu, y compris des silencieux, sur l’avion suédois qui, quant à lui, a été renvoyé à la base turque d’où il était parti.

Pour des raisons de sécurité opérationnelle, il a bien sûr été impossible de savoir d’Ottawa quelle était la nature exact du chargement et son destinataire, mais il est relativement évident que le gouvernement canadien n’aurait aucun intérêt à armer les Kurdes secrètement à la barbe de Bagdad.

Quoiqu’il en soit, les Forces canadiennes et le ministère des Affaires étrangères ont discuté de la question avec les responsables irakiens. Et l’avion a finalement été autorisé à rentrer au Koweït quatre jours plus tard. « Aucun équipement ou partie de la cargaison n’ont été confisqués par les autorités irakiennes », a précisé le porte-parole de la Défense nationale à Ottawa.

Les Forces spéciales canadiennes opèrent à Erbil dans le nord de l’Irak. Les membres du Régiment d’opérations spéciales de Petawawa, ainsi que le JTF 2 sont présents sur le terrain.

Ce climat de suspicion et d’incompréhension pourrait évidemment compliquer le projet du gouvernement libéral d’élargir la mission de formation militaire en Irak. L’ironie dans tout ça est que nous sommes là à la demande des Irakiens et que, sans l’appui de pays comme le Canada et la valeur des combattants kurdes, le calife Ibrahim, chef du sanguinaire groupe armé État islamique qui s’est emparé sans coup férir de pans entiers de territoire irakiens, serait sans doute en train de siroter le thé à Bagdad.

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 17:30
CF-18s attack Islamic State position in Iraq

An Air Weapons Systems Technician and a pilot inspect a CF-18 Hornet fighter jet before the next mission at Camp Patrice Vincent during Operation Impact on January 14, 2015. OP Impact / DND

 

November 2, 2015 by David Pugliese, Ottawa Citizen

 

The Canadian Forces announced that on October 30, two CF-18s used precision guided munitions to hit Islamic State positions. The airstrike was carried out in support of Iraqi security forces near Tal Afar.

 

Other recent raids include:

On 23 October, two CF-18s hit and Islamic State ammunition cache and fighting position northwest of Ramadi.

On 21 October, two CF-18 Hornets attacked an Islamic State fighting position west of Ramadi.

On 20 October, two CF-18 Hornets successfully bombed an Islamic State staging area northeast of Tal Afar.

 

Military spokesman Capt. Kirk Sullivan sent an email to my Citizen colleague Lee Berthiaume noting that the bombing mission “continues for the time being under the mandate approved by Parliament.” He added that the Canadian Armed Forces “stand ready to implement government direction when it comes.”

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 15:30
Testing for mustard gas exposure not needed for Canadian special forces in Iraq – Kurdish troops may have been exposed

The Canadian Special Operations Forces Command (CANSOFCOM) provides Iraqi Security Forces (ISF) with military training such as shooting, movement, communications, and mission planning, as well as employment of various weapons systems against the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL). Photo: CANSOFCOM, DND

 

October 9, 2015 by David Pugliese, Ottawa Citizen

 

A number of Iraqi Kurdish troops tested positive for exposure to mustard gas after battles this summer with the Islamic State group in northern Iraq, according to a Kurdish spokesman.

 

Blood samples from the Kurdish peshmerga fighters sent to a Baghdad lab revealed traces of mustard gas, the spokesman, Jabar Yawar told The Associated Press. The exposure took place during the battles along the front lines near the northern Iraqi towns of Makhmour and Gwer, he added.

 

Canada’s Department of National Defence, however, said there has not been a need to test Canadian special forces personnel operating with the peshmerga.

 

“Due to a number of factors including, personnel protection measures, training and proximity to the supposed area of impact, no formalized testing has been conducted of Canadian SOF Task Force personnel, as it was not deemed necessary,” Department of National Defence spokesman Dan Le Bouthillier explained to Defence Watch.

 

“As is standard practice, CANSOFCOM has conducted risk assessments of all possible threats against our task force personnel in Iraq and does understand that the potential exists for our members to come in contact with biological and chemical agents in the conduct of their advise and assist mandate,” he added. “As such, all CANSOF Task Force members have the appropriate training and protective equipment to safeguard against such scenarios.”

 

Hazhar Ismail, director of co-ordination and public relations for the Peshmerga Ministry in Irbil said at least 35 peshmerga soldiers tested positive for traces of mustard gas.

 

The Islamic State militants fired some 50 mortar rounds on Iraqi- Kurdish positions on Aug. 11. At least 37 of them exploded, releasing white smoke and a black liquid.

 

Yawar said forces from the U.S.-led coalition also took blood and soil samples and those also tested positive.

 

However, according to Army Col. Steven Warren, the spokesman for the U.S.-led coalition in Iraq, “the field test was not conclusive.” He added that “testing will be done off-site in a gold-standard laboratory.”

 

“We continue to monitor reports of chemical weapon use closely and stress that any use of chemicals or biological material as a weapon would be further evidence of ISIL’s barbarity,” Warren added, using an acronym for the Islamic State group.

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:30
De moins en moins de frappes canadiennes durant la campagne électorale

Un technicien de l’Aviation royale canadienne près d’un CF-188 Hornet lors des contrôles pré-vol au Camp Patrice Vincent, au Koweït lors de l’opération IMPACT le 11 juin 2015 (Op IMPACT/MDN)


02.10.2015 par Nicolas Laffont - 45eNord.ca
 

Alors que la Russie est de plus en plus engagée en Syrie en menant ses propres frappes aériennes, le Canada a vu ses avions de chasse CF-18 en mener de moins en moins depuis le début de la campagne électorale.

 

151001-operation-impact-frappesAu cours des mois d’août et de septembre 2015, la force aérienne canadienne Irak a mené respectivement 12 et 10 frappes, soit son plus bas niveau depuis le mois de février (9 frappes) et alors que les peshmergas ont mené plusieurs opérations d’envergure soutenus par la Coalition. Il y a même un hiatus de presque deux semaines en septembre (du 10 au 23).

Plusieurs raisons peuvent expliquer cette chute de ciblages au cours des derniers mois.

Comme 45eNord.ca vous l’avait révélé mi-septembre, le nombre de frappes canadiennes rapporté à celles de toute la Coalition est relativement faible: 2,31%. Ceci s’expliquerait notamment par un budget serré et un nombre d’heures de vols autorisées limité.

De plus, les règles d’engagement canadiennes sont plus strictes que celles d’autres membres de la Coalition, ce qui limite donc le nombre de cibles «légitimes».

À plusieurs reprises lors des séances d’information sur l’Opération IMPACT, les porte-paroles des Forces armées canadiennes avaient mis de l’avant que la météo était un facteur important. Or, il n’y a eu que peu de tempêtes de sable au cours de ces deux derniers mois.

Une autre raison pourrait être le fait du lancement, le 2 août, de la campagne électorale. Plusieurs commentateurs estiment que le gouvernement sortant n’a en effet pas intérêt à ce qu’il y ait de potentiels dommages collatéraux durant la campagne. Cependant, un gouvernement sortant ne peut demander, en pleine campagne, de ralentir les opérations pour son propre bénéfice.

Rappelons que lors de la campagne électorale actuelle, les libéraux ont promis de mettre fin aux frappes, mais de poursuivre et augmenter la formation des troupes kurdes, tandis que les néo-démocrates veulent retirer toutes les troupes. Les Conservateurs n’ont fait aucune annonce supplémentaire.

La mission Opération IMPACT est pour le moment autorisée jusqu’au 31 mars 2016.

En réponse à une question posée par 45eNord.ca, les Forces armées canadiennes nous ont déclaré que: «De nombreux facteurs déterminent la fréquence des frappes aériennes dans le contexte d’une coalition, y compris la disponibilité des cibles. Que ce soit en Irak ou en Syrie, les cibles sont sélectionnées et identifiées en coordination avec les partenaires de la coalition dans le but ultime d’affaiblir les capacités du groupe EIIS.»

Si les Forces armées canadiennes mettent donc en avant le «manque de disponibilité» de cibles. Or, les cibles ne manquent pas, vu que la Coalition continue elle de frapper régulièrement et allègrement des cibles. Au cours du mois de septembre, il y a eu en effet pas moins de 542 frappes en Irak et en Syrie. Le Canada a donc contribuait à hauteur de 1,85%.

 

dossier_op-impact

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 16:20
Un Polaris et deux avions de chasse CF-18. (Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Un Polaris et deux avions de chasse CF-18. (Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)

 

5 septembre 2015 par Nicolas Laffont - 45eNord.ca

 

Un avion de ravitaillement canadien en pleine mission contre le groupe armé État islamique durant l’Opération IMPACT a transmis sa position en vol durant plusieurs heures, selon des données du site de suivi de vols Flightradar24.

 

Les avions civils et militaires du monde entier utilisent un système appelé Automatic dependent surveillance-broadcast (ADS-B), qui permet à un avion de déterminer sa position par un système de positionnement par satellite et envoie périodiquement cette position et d’autres informations aux stations sol et aux autres appareils équipés de l’ADS-B évoluant dans la zone.

Or, durant une mission, un des avions de la Force opérationnelle aérienne en Irak n’a pas éteint son système ADS-B, révélant ainsi sa position durant plusieurs heures.

 

source Flightradar24

source Flightradar24

Ainsi, le vol nommé HOSER 15 est apparu sur le site Flightradar24, identifiant l’avion comme étant un A310-CC-150 de l’Aviation royale canadienne dans le ciel de l’Irak au-dessus de territoires contrôlés par l’EI.

Dans un courriel envoyé à 45eNord.ca, le ministère de la Défense nationale a confirmé l’incident, indiquant qu’il s’agissait d’une erreur des pilotes.

«Dans ce cas précis, l’équipage a choisi à tort le mauvais mode de transpondeur» précise la réponse du MDN. «Ils ont été mis au courant de cette situation et des mesures correctives ont été prises. Dans ce cas, il est estimé que l’avion et l’équipage n’ont pas été exposés à une menace supplémentaire».

On peut voir dans le tracé de l’avion que l’équipage a tourné en rond durant un long moment à l’ouest de Mossoul et de Baiji. Les ravitailleurs effectuent des cercles lorsqu’ils sont en train de ravitailler des appareils, tels des CF-18.

Le ministère précise que c’est une «procédure d’opération standard pour les aéronefs des Forces armées canadiennes dans l’espace aérien irakien d’utiliser les transpondeurs, [et]dans certaines circonstances, de se coordonner avec les avions de la coalition et les services de contrôle de la circulation aérienne irakiens. Pour assurer le succès de la mission et pour la sécurité du personnel des FAC, aucune information supplémentaire ne sera fournie pour le moment».

D’autres avions de la coalition ont commis la même erreur depuis le début de la lutte contre le groupe armé État islamique. On peut ainsi retrouver facilement des traces des vols de la Royal Air Force et de l’US Air Force. Certaines missions menées par les forces spéciales américaines à l’aide d’avions peuvent aussi être retracées.

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 08:30
Op. IMPACT: point de presse du 20 mars 2015


20 mars 2015 par 45eNord.ca

 

Point sur les opérations en Irak avec le capitaine de vaisseau Paul Forget du COIC.

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 07:30
(Archives - photo USAF)

(Archives - photo USAF)

 

February 2, 2015 David Pugliese

 

The Canadian Forces/DND has updated what is going on in Iraq as far as its operations.

On January 30, while taking part in coalition missions in support of Iraqi security forces ground northwest of Baghdad, CF-18 Hornets bombed an ISIL mortar, according to the Canadian Forces.

The day before CF-18s bombed two ISIL fighting positions and two vehicles.

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 20:30
photo Caméra de combat des Forces canadiennes, MDN

photo Caméra de combat des Forces canadiennes, MDN

 

25.01.2015 source forces.gc.ca

 

L’opération Impact constitue le soutien des Forces armées canadiennes (FAC) à la Force de stabilisation au Moyen-Orient (FSMO), soit la coalition multinationale contre l’organisation État islamique en Irak et au Levant (ISIL) en République d’Irak.
 

Depuis 15 h (heure normale de l’Est) le 25 janvier 2015, la Force opérationnelle aérienne en Irak a effectué 398 sorties aériennes :

  • Les chasseurs CF188 ont effectué 258 sorties;
  • L’aéronef de ravitaillement CC150T a effectué 68 sorties et a acheminé environ 3 800 000 livres de carburant; et
  • Les aéronefs de patrouille CP140 ont mené 72 missions de reconnaissance.

Le 25 janvier 2015, alors qu’ils participaient à des missions de la coalition à l’appui d’opérations terrestres menées par les forces de sécurité iraquiennes au Nord-Est de Mosul, des CF188 Hornet ont exécuté avec succès une frappe sur une position de combat de l’ISIL à l’aide de munitions à guidage de précision.

Le 24 janvier 2015, alors qu’ils participaient à des missions de la coalition à l’appui d’opérations terrestres menées par les forces de sécurité iraquiennes au Sud-Est de Mosul, des CF188 Hornet ont exécuté avec succès une frappe sur une position de combat de l’ISIL à l’aide de munitions à guidage de précision.

Attaquer les positions de combat et l’équipement militaire de l’ISIL permet de réduire la capacité de combat du groupe armé, de le priver de zones sûres à partir desquelles il peut mener ses opérations et de faciliter les déplacements des forces de sécurité iraquiennes dans la région.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 17:30
Le Canada fournira du matériel militaire aux Forces de sécurité irakiennes

Des approvisionnements de première nécessité pour soutenir l’opération Impact, qui se déroule au Moyen-Orient sont chargés à bord d’un aéronef CC-177 Globemaster III à Trenton le 15 octobre 2014. (Archives/Caporal Rod Doucet)

 

20 janvier 2015 par Jacques N. Godbout - 45eNord.ca

 

Avant son départ pour Londres, où il participera à des discussions de haut niveau sur le groupe l’État islamique, le ministre canadien de la Défense, Rob Nicholson, annonce que le Canada s’engage à fournir du matériel militaire aux Forces de sécurité irakiennes.

 

Le ministre Nicholson a annoncé en effet ce mardi 20 janvier l’intention du Canada de donner du matériel militaire non létal afin d’accroître les capacités des Forces de sécurité irakiennes.

Le don prévu aux Forces de sécurité iraquiennes, dans le cadre du Programme d’aide au renforcement des capacités antiterroristes (PARCA) du MAECD, précise le communiqué de la Défense qui annonce cette nouvelle, comprendra 6 000 articles hivernisés et pour temps pluvieux, dont 1 000 manteaux, pantalons, ainsi que des gilets et des pantalons molletonnés pour les opérations en temps froid, en plus de 1 000 vestes et pantalons pour les temps pluvieux, qui ont été jugés comme excédentaires par les Forces armées canadiennes.

Entre le 15 août et le 26 septembre 2014, les Forces armées canadiennes ont transporté des fournitures militaires comprenant des armes légères, des munitions et du matériel donnés par des alliés, comme l’Albanie et la République tchèque. En date du 26 septembre 2014, 25 vols ont été réussis, et plus de 1 600 000 livres (725 000 kilogrammes) de fournitures militaires ont été livrées aux Forces de sécurité irakiennes.

L’annonce d’aujourd’hui a été faite avant une réunion à laquelle le ministre assistera à Londres, au Royaume-Uni, et qui aura lieu le 22 janvier 2014, avec 23 délégations de divers pays et organisations. Cette réunion vise à discuter des efforts déployés par la coalition mondiale pour lutter contre le groupe l’État islamique.

La réunion ministérielle de Londres se concentrera sur les cinq niveaux d’effort de la coalition: fournir de l’appui militaire à nos partenaires; freiner le flux de combattants étrangers dans la région; arrêter le financement de l’État ilsamique; traiter les crises d’ordre humanitaire dans la région et exposer la véritable nature du groupe l’État islamique.

La réunion présentera également une occasion aux partenaires de faire le point sur le travail de la coalition jusqu’à présent, et d’explorer des occasions pour améliorer la coordination des opérations à l’avenir, dit le communiqué de la Défense canadienne..

Le 5 septembre 2014, le premier-ministre Harper a annoncé que les Forces armées canadiennes enverraient du personnel pour conseiller et pour aider les Forces de sécurité irakiennes dans le but de planifier et de réaliser des opérations contre l’État islamique. Le 30 octobre 2014, les FAC ont mené leur première mission avec la Force de stabilisation du Moyen-Orient, menée par les États-Unis.

On a pu voir lors de la dernière séance d’information lundi à Ottawa du commandement canadien des opérations que les forces spéciales canadiennes jouent un rôle de premier plan en Irak.

Lors de cette séance d’information, le lieutenant-général Jonathan Vance, commandant du Commandement des opérations interarmées du Canada (COIC), a indiqué que que la Force opérationnelle aérienne en Irak a effectué 358 sorties aériennes en date du 18 janvier à 15h, soit 230 sorties pour les CF-18; 61 sorties pour l’aéronef de ravitaillement CC-150T et 67 missions de reconnaissance pour les aéronefs de patrouille CP-140.

Qui plus est, on a appris à cette occasion que les Canadiens, outre entraîner, conseiller et assister les forces irakiennes, étaient les yeux de la coalition au sol.

Les membres des forces spéciales canadiennes ont pris part directement aux frappes de la coalition contre des cibles de l’État islamique en aidant les avions de chasse amis à localiser des cibles ennemies à 13 reprises.

« Je suis extrêmement fier des résultats atteints par les Forces armées canadiennes au moyen de l’opération IMPACT. Nos efforts pour lutter contre l’EIIL [le groupe l’État islamique, ndlr] et le soutien que nous fournissons au peuple irakien sont essentiels pour freiner cette menace croissante, avant qu’elle puisse se propager ailleurs. », a déclaré le ministre Nicholson.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 17:20
Les forces d’opérations spéciales du Canada en action. (Archives/COMFOSCAN/YouTube)

Les forces d’opérations spéciales du Canada en action. (Archives/COMFOSCAN/YouTube)

 

20 janvier 2015 par Jacques N. Godbout - 45eNord.ca

 

Après que le commandant des Forces d’opérations spéciales du Canada a révélé, lundi, que des soldats canadiens avaient échangé des tirs en Irak avec des combattants de l’État islamique, le chef du NPD, Thomas Mulcair, s’est empressé d’accuser le premier ministre Harper d’avoir induit les Canadiens en erreur sur la participation du Canada au combat contre le groupe djihadiste.

 

Le premier ministre canadien, quant à lui, réplique en se déclarant très fier de l’action des militaires canadiens.

Hier à Ottawa, au « briefing » sur l’opération IMPACT, la contribution canadienne à la lutte de la coalition menée par les États-Unis contre l’organisation de l’État islamique, le brigadier-général Michael Rouleau, commandant des Forces d’opérations spéciales du Canada, a révélé que des membres des Forces spéciales canadiennes, dépêchés en Irak pour participer à la lutte contre le groupe djihadiste ultra-radical, ont essuyé des tirs ennemis et ont été contraints de répliquer.

Les membres des forces spéciales canadiennes prennent part directement aux frappes de la coalition contre des cibles de l’État islamique, a-t-on  également appris hier.

Ils ont ainsi aidé jusqu’à maintenant les avions de chasse amis à localiser des cibles ennemies à 13 reprises.

Mais, lors de la planification d’un bombardement non loin de la ligne de front, des membres des forces spéciales ont été attaqué par des tirs de fusils mitrailleurs et de mortiers, a révélé le le commandant des Forces d’opérations spéciales.

« Lorsqu’ils ont avancé pour confirmer les plans et visualiser ce dont ils avaient discuté sur une carte, ils ont immédiatement essuyé des tirs de mortier et le feu de mitrailleuse », a précisé le brigadier-général Rouleau.

Les Canadiens ont alors répliqué aux tirs ennemis dans une posture purement défensive et ont détruit les deux positions ennemies d’où venaient les tirs grâce à des snipers. Il n’y a eu aucun blessé du côté canadien.

 

Mulcair accuse Harper d’avoir trompé les Canadiens

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, pour cette raison, accuse le premier ministre Stephen Harper d’avoir induit les Canadiens en erreur au sujet de la participation du Canada à des combats au sol en Irak.

« M. Harper ne peut s’en tirer et dire aux Canadiens: ‘Il n’y aura pas de combat de nos troupes’ et ensuite essayer d’expliquer qu’en fait, ils sont impliqués dans ces combats », a déclaré le chef de l’Opposition lors d’un point de presse.

« Je lui ai posé ces questions spécifiquement en septembre, et il a dit aux Canadiens qu’ils ne seraient pas impliqués dans une mission de combat. Il n’a pas dit la vérité. », a poursuivi le chef néo-démocrate.

« Maintenant qu’on sait que les Canadiens sont impliqués dans les combats (au sol, ndlr), on dit que ce n’est toujours pas une mission de combat. Les hommes et les femmes qui sont là-bas méritent mieux que les jeux de mots du premier ministre. C’est une question d’intégrité gouvernementale », a martelé le chef néo-démocrate.

 

Les Forces armées canadiennes plaident la légitime défense

L’automne dernier, avant l’adoption de la motion autorisant la mission, tout au long du débat sur la participation canadienne à la coalition, le premier ministre Harper a toujours affirmé que le Canada ne participerait pas à des combats au sol. « Les soldats canadiens n’accompagneront pas les forces irakiennes au combat », répétait alors le premier ministre canadien.

Les membres des forces spéciales canadiennes ont initialement été déployés en Irak pour une mission de formation des forces de sécurité irakiennes. Cette mission a ensuite été élargie pour permettre à des avions militaires canadiens de participer à des frappes aériennes sur des cibles de l’EI.

Quant à l’échange de tirs auquel se réfère Thomas Mulcair, depuis le début de la mission canadienne en Irak, c’est la première fois qu’un incident de ce type se produit, a bien précisé hier lors de la séance d’information à Ottawa le brigadier-général Rouleau, insistant pour bien faire comprendre qu’il s’agissait d’un cas unique et de légitime défense.

Quant à l’identification de cibles, notamment à l’aide de lasers pointés sur des cibles au sol, ces activités s’inscrivent selon le commandant des Forces spéciales dans le cadre de la mission d' »aide et de formation », les forces de sécurité irakiennes n’étant pas pour le moment en mesure d’accomplir ces tâches par eux-mêmes.

Quant au premier ministre Harper, il s’est pour sa part, contrairement au chef néo-démocrate, déclaré très fier de l’action des militaires canadiens en Irak.

« Le mouvement djihadiste international a déclaré la guerre au Canada et à ses alliés. Nous devons faire face directement à cette menace et c’est exactement ce que fait le gouvernement », a déclaré le chef du gouvernement canadien « Nous sommes immensément fiers du travail extraordinaire que font nos forces armées canadiennes en combattant la menace terroriste que constitue le soi-disant État islamique en Irak et nous les appuyons à 100%. Contrairement aux libéraux et au NPD, qui préféreraient voir le Canada se tenir en retrait pendant que d’autres se battent pour nous, nous allons continuer à soutenir la coalition internationale dans la lutte contre les terroristes de l’EI ».

Alors, l’échange de tirs entre les soldats canadiens et les combattants djihadistes, l’exception qui confirme la règle ou…la nouvelle règle?

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 18:30
Obtenir les effets escomptés par la coalition au-dessus de l’Irak

Un CF-188 Hornet est ravitaillé en vol par un avion CC-150T Polaris au-dessus de l’Irak, au cours de l’opération Impact, le 6 novembre 2014. PHOTO : Caméra de combat des Forces canadiennes, MDN

 

20 janvier 2015 Par les Affaires publiques de la Force opérationnelle aérienne en Irak

 

La campagne aérienne de la coalition en cours au-dessus de la République d’Irak contre le groupe terroriste État islamique en Irak et au Levant (EIIL) est une entreprise complexe nécessitant la coordination d’opérations dans les airs et sur le sol, et ce, en tout temps.

La Force opérationnelle aérienne en Irak (FOAI) du Canada est en mesure, au sein de la coalition, de mener ses missions en partie grâce à la fonction de coordination du centre multinational d’opérations aériennes (CAOC).

La FOAI fait partie du système de commandement et contrôle de la Force de stabilisation au Moyen-Orient, dont la fonction est de traduire les orientations opérationnelles de haut niveau et de les diffuser aux équipages aériens de niveau tactique qui mènent des missions au‑dessus de l’Irak. Le CAOC peut être perçu comme le coordonnateur central qui rassemble tous les divers éléments aériens pour soutenir la réalisation des missions aériennes. Il coordonne la collecte de renseignements par les aéronefs, le positionnement des ravitailleurs aériens et le déploiement des aéronefs de frappe des divers pays participant à la campagne contre EIIL.

« Les CF-188 ne sont pas les seuls aéronefs qui participent au combat contre EIIL », raconte le colonel Eric Kenny, commandant de la FOAI. « En fait, nous soutenons un effort plus vaste de la coalition. Notre activité aérienne est fondée sur nos contributions nationales à la coalition ainsi que sur les travaux de coordination et d’établissement de calendriers par le centre multinational d’opérations aériennes de la coalition. »

Chaque jour, les effets devant être obtenus dans la zone d’opérations sont définies par le CAOC et les missions sont élaborées et confiées aux pays participants à l’aide d’ordres de missions aériennes. Le CAOC décide comment les capacités et les forces aériennes doivent être intégrées, définit les objectifs et les tâches (ainsi que les critères de succès) et tente de prévoir les actions d’EIIL.

« Le nombre total de missions que nous réalisons par jour dépendra d’un certain nombre de facteurs, notamment les demandes de soutien aérien des forces de sécurité irakiennes, la disponibilité des ressources de la coalition, les conditions météorologiques et les objectifs de la campagne aérienne », explique le colonel Kenny.

Avec trois types d’aéronefs canadiens à sa disposition, le CAOC peut avoir recours à ses ressources pour soutenir ses missions de ravitaillement, pour recueillir des renseignements au‑dessus d’emplacements géographiques précis ou pour mener des frappes aériennes dynamiques ou délibérées.

Les cibles délibérées sont déterminées avant le début de la mission, alors que les cibles dynamiques peuvent être définies comme des objectifs inopinés. Les missions confiées aux équipages aériens sont toutes liées aux effets escomptés et c’est pourquoi un processus de planification axé sur les effets pour les aéronefs peut être utilisé pour divers rôles. Cela signifie que seulement une partie des missions menées par des CF-188 peuvent entraîner le largage de munitions, et que certaines semaines peuvent comprendre plus d’heures de vol que d’autres.

Parmi les missions accomplies pour la FOAI, citons celle dans le cadre de laquelle des CF-188 ont assuré un couvert aérien pour un aéronef de transport C-130 Hercules de la Royal Australian Air Force qui a entrepris des missions de parachutage de matériel d’aide humanitaire en soutien aux civils déplacés sur le mont Sinjar, dans le Nord de l’Irak.

Le 17 novembre 2014, quatre CF-188, dans le cadre d’une opération plus vaste de la coalition, ont mené des frappes aériennes contre des positions d’EIIL dans les environs de Mosul, dans le Nord de l’Irak. Le CC-150T Polaris a effectué du ravitaillement aérien et a livré environ 28 000 livres de carburant aux aéronefs de la coalition actifs pendant cette mission. Il s’agissait là de la première participation de la Force opérationnelle interarmées en Irak à une frappe délibérée.

Pendant ce temps, l’Aurora a aidé à dresser un portrait du renseignement en présentant des évaluations des dommages du combat à la suite des engagements de la coalition tout en soutenant l’identification de cibles possibles d’EIIL.

« Nous avons reçu des commentaires très positifs du commandant de la composante aérienne de la Force multinationale au sujet des capacités aériennes et des effets fournis par la FOAI », déclare le colonel Kenny.

L’opération Impact constitue le soutien offert par les Forces armées canadiennes à la Force de stabilisation au Moyen-Orient, la coalition multinationale luttant contre EILL en République d’Irak. Dans le cadre de cette contribution, environ 600 membres des Forces armées canadiennes sont déployés au sein de la Force opérationnelle interarmées en Irak et de la Force opérationnelle aérienne en Irak, qui sont basées au Koweït. En plus de ses membres, la FOAI a été déployée avec six chasseurs CF-188 Hornet, un ravitailleur aérien CC-150T Polaris et deux aéronefs de surveillance CP-140 Aurora.

 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 18:30
Obtenir les effets escomptés par la coalition au-dessus de l’Irak

Un CF-188 Hornet est ravitaillé en vol par un avion CC-150T Polaris au-dessus de l’Irak, au cours de l’opération Impact, le 6 novembre 2014. PHOTO : Caméra de combat des Forces canadiennes, MDN

 

20 janvier 2015 Par les Affaires publiques de la Force opérationnelle aérienne en Irak

 

La campagne aérienne de la coalition en cours au-dessus de la République d’Irak contre le groupe terroriste État islamique en Irak et au Levant (EIIL) est une entreprise complexe nécessitant la coordination d’opérations dans les airs et sur le sol, et ce, en tout temps.

La Force opérationnelle aérienne en Irak (FOAI) du Canada est en mesure, au sein de la coalition, de mener ses missions en partie grâce à la fonction de coordination du centre multinational d’opérations aériennes (CAOC).

La FOAI fait partie du système de commandement et contrôle de la Force de stabilisation au Moyen-Orient, dont la fonction est de traduire les orientations opérationnelles de haut niveau et de les diffuser aux équipages aériens de niveau tactique qui mènent des missions au‑dessus de l’Irak. Le CAOC peut être perçu comme le coordonnateur central qui rassemble tous les divers éléments aériens pour soutenir la réalisation des missions aériennes. Il coordonne la collecte de renseignements par les aéronefs, le positionnement des ravitailleurs aériens et le déploiement des aéronefs de frappe des divers pays participant à la campagne contre EIIL.

« Les CF-188 ne sont pas les seuls aéronefs qui participent au combat contre EIIL », raconte le colonel Eric Kenny, commandant de la FOAI. « En fait, nous soutenons un effort plus vaste de la coalition. Notre activité aérienne est fondée sur nos contributions nationales à la coalition ainsi que sur les travaux de coordination et d’établissement de calendriers par le centre multinational d’opérations aériennes de la coalition. »

Chaque jour, les effets devant être obtenus dans la zone d’opérations sont définies par le CAOC et les missions sont élaborées et confiées aux pays participants à l’aide d’ordres de missions aériennes. Le CAOC décide comment les capacités et les forces aériennes doivent être intégrées, définit les objectifs et les tâches (ainsi que les critères de succès) et tente de prévoir les actions d’EIIL.

« Le nombre total de missions que nous réalisons par jour dépendra d’un certain nombre de facteurs, notamment les demandes de soutien aérien des forces de sécurité irakiennes, la disponibilité des ressources de la coalition, les conditions météorologiques et les objectifs de la campagne aérienne », explique le colonel Kenny.

Avec trois types d’aéronefs canadiens à sa disposition, le CAOC peut avoir recours à ses ressources pour soutenir ses missions de ravitaillement, pour recueillir des renseignements au‑dessus d’emplacements géographiques précis ou pour mener des frappes aériennes dynamiques ou délibérées.

Les cibles délibérées sont déterminées avant le début de la mission, alors que les cibles dynamiques peuvent être définies comme des objectifs inopinés. Les missions confiées aux équipages aériens sont toutes liées aux effets escomptés et c’est pourquoi un processus de planification axé sur les effets pour les aéronefs peut être utilisé pour divers rôles. Cela signifie que seulement une partie des missions menées par des CF-188 peuvent entraîner le largage de munitions, et que certaines semaines peuvent comprendre plus d’heures de vol que d’autres.

Parmi les missions accomplies pour la FOAI, citons celle dans le cadre de laquelle des CF-188 ont assuré un couvert aérien pour un aéronef de transport C-130 Hercules de la Royal Australian Air Force qui a entrepris des missions de parachutage de matériel d’aide humanitaire en soutien aux civils déplacés sur le mont Sinjar, dans le Nord de l’Irak.

Le 17 novembre 2014, quatre CF-188, dans le cadre d’une opération plus vaste de la coalition, ont mené des frappes aériennes contre des positions d’EIIL dans les environs de Mosul, dans le Nord de l’Irak. Le CC-150T Polaris a effectué du ravitaillement aérien et a livré environ 28 000 livres de carburant aux aéronefs de la coalition actifs pendant cette mission. Il s’agissait là de la première participation de la Force opérationnelle interarmées en Irak à une frappe délibérée.

Pendant ce temps, l’Aurora a aidé à dresser un portrait du renseignement en présentant des évaluations des dommages du combat à la suite des engagements de la coalition tout en soutenant l’identification de cibles possibles d’EIIL.

« Nous avons reçu des commentaires très positifs du commandant de la composante aérienne de la Force multinationale au sujet des capacités aériennes et des effets fournis par la FOAI », déclare le colonel Kenny.

L’opération Impact constitue le soutien offert par les Forces armées canadiennes à la Force de stabilisation au Moyen-Orient, la coalition multinationale luttant contre EILL en République d’Irak. Dans le cadre de cette contribution, environ 600 membres des Forces armées canadiennes sont déployés au sein de la Force opérationnelle interarmées en Irak et de la Force opérationnelle aérienne en Irak, qui sont basées au Koweït. En plus de ses membres, la FOAI a été déployée avec six chasseurs CF-188 Hornet, un ravitailleur aérien CC-150T Polaris et deux aéronefs de surveillance CP-140 Aurora.

 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 17:30
Opération IMPACT: forces spéciales et frappes

 

20.01.2015 par Nicolas Laffont - 45eNord.ca

 

Les forces spéciales canadiennes ont eu fort à faire au cours des derniers mois en Irak, alors que la mission initiale de formation des forces de sécurité irakiennes s’est transformée en mission d’assistance aux pays de la Coalition.

 

Lors d’une conférence de presse au Quartier général de la Défense nationale, à Ottawa, ce lundi 19 janvier, le lieutenant-général Jonathan Vance et le brigadier-général Michael Rouleau, respectivement commandant du Commandement des opérations interarmées du Canada et commandant du Commandement des forces spéciales du Canada, ont fait le point sur les opérations canadiennes en Irak.

 

Le lieutenant-général Vance a affirmé que les près de 1.000 frappes aériennes menées par les pays de la coalition ont réussi à stopper le groupe État islamique et à les placer sur la défensive. «Nous avons perturbé leur liberté de mouvement, leur capacité de commandement et contrôle, et limité leur capacité de mener à bien des opérations de grande envergure», mais il faudra néanmoins «des années avant de crier victoire».

Nous ne sommes qu’au «début de la campagne» a dit le général Vance, qui estime qu’il «ne s’agira pas d’un combat facile, et il restera beaucoup à faire dans les domaines de l’instruction et de l’aide avant qu’un niveau de réussite important soit atteint».

Résumant les sorties des avions canadiens dans l’espace aérien irakien, Jonathan Vance a précisé que la Force opérationnelle aérienne en Irak a effectué 358 sorties aériennes en date du 18 janvier à 15h, soit 230 sorties pour les CF-18; 61 sorties pour l’aéronef de ravitaillement CC-150T et 67 missions de reconnaissance pour les aéronefs de patrouille CP-140.

 

Entraîner, conseiller et assister

Au cours des derniers mois, les membres des forces spéciales canadiennes ont fourni des conseils et de l’assistance aux commandants supérieurs des forces irakiennes dans la défense de leurs lignes contre l’EI et dans la planification de leurs opérations offensives.

«Grâce à un centre de coordination combiné que nous avons établi, la coordination, planification et synchronisation des opérations irakiennes est améliorée», a affirmé le brigadier-général Michael Rouleau.

Une fois cette étape franchie, une mission de reconnaissance sur le terrain est effectuée afin de visualiser les opérations des lignes de front.

L’instruction que les forces spéciales canadiennes offrent sont la navigation terrestre, l’informatique ou les systèmes de position globale, GPS.

«Nous avons aussi aidé en fournissant une formation médicale aux forces de sécurité irakiennes […] comment garder en vie un soldat sur le champ de bataille assez longtemps pour qu’il se rende jusqu’à un hôpital».

Précisant que la formation se fait «des kilomètres derrière les lignes de front, Michael Rouleau a indiqué aux journalistes que cette partie représente environ 80% du travail, le reste se faisant «pour la plupart à proximité de la ligne de front, mais parfois sur la ligne de front».

Le brigadier-général a comparé l’environnement à celui de la Première Guerre mondiale: «La chose que les gens ne comprennent pas, c’est que dans le Nord de l’Irak en ce moment c’est un environnement relativement statique. C’est un peu comme lors de la Première Guerre mondiale. Il y a une ligne de tranchée au Nord où les Forces irakiennes font face aux forces du groupe l’État islamique et c’est relativement statique ».

 

Face à l’ennemi

Lors de la planification d’un bombardement non loin de la ligne de front, des membres des forces spéciales ont été attaqué par des tirs de fusils mitrailleurs et de mortiers.

Depuis le début de la mission canadienne en Irak, c’est la première fois qu’un incident de ce type se produit, a indiqué le brigadier-général Rouleau. «Lorsqu’ils ont avancé pour confirmer les plans et visualiser ce dont ils avaient discuté sur une carte, ils ont immédiatement essuyé des tirs de mortier et le feu de mitrailleuses», a raconté le chef des forces spéciales.

Il a précisé que les Canadiens ont répliqué aux tirs ennemis dans une posture purement défensive et ont détruit les deux positions ennemies d’où venaient les tirs grâce à des snipers. Il n’y a eu aucun blessé du côté canadien.

 

Des yeux sur le terrain

Les membres des forces spéciales canadiennes ont également pris part directement aux frappes de la coalition contre des cibles de l’État islamique. Plusieurs d’entre eux ont ainsi aider les avions de chasse amis à localiser des cibles ennemies à 13 reprises.

Le brigadier-général Rouleau a donné l’exemple de lasers pointés sur des cibles au sol, afin d’aider les bombes à guidage laser.

Dans une vidéo diffusée lors du point de presse, on peut en effet voir ce qui semble être une position ennemie assez proche, filmée par des membres des forces spéciales. Les deux bunkers du groupe armé sont alors frappés par des bombes de la coalition.

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 08:30
photo RCAF (archives)

photo RCAF (archives)

 

16 janvier 2015 par Nicolas Laffont

 
Les pilotes de chasse canadiens en Irak ont ​​bénéficié d’un environnement «riche en cibles» au cours des derniers jours, alors que le groupe État islamique (EI) se sentait suffisant confiant pour reprendre des offensives… s’exposant ainsi aux CF-18, a dit un responsable militaire canadien, jeudi 15 janvier.
 

Dans la même ligne que la semaine passée lorsque le brigadier-général Dan Constable, commandant des troupes canadiennes en Irak, a reconnu que «beaucoup de travail reste à faire» dans la lutte contre l’EI, le groupe armé s’est regroupé et a repris ses opérations, a indiqué jeudi après-midi le capitaine de vaisseau Paul Forget, du Commandement des opérations interarmées du Canada, lors d’un point de presse faisant état des opérations canadiennes dans le cadre de l’Opération IMPACT.

Même si le groupe EI est un peu plus affaibli avec les frappes qui continuent de pleuvoir sur lui, il a repris dans les 10 derniers jours son offensive contre les troupes irakiennes et kurdes dans les provinces d’Al Anbar, Ninawa et de Salah ad-Din (voir carte). Cette nouvelle offensive aurait pour but de reprendre les territoires que les djihadistes ont perdu au cours des dernières semaines face aux frappes de la coalition.

«Cette tentative de l’EI a échoué», a annoncé le capitaine, précisant qu’avec l’offensive, si le «tempo des opérations n’a pas changé […] l’EI s’expose maintenant davantage» et «nous avons pu dégrader [sic] leurs forces […] Ils s’exposent plus, ce qui permet à nos pilotes de larguer des bombes sur eux».

«Dans tous les types de conflits, il y a des périodes d’opérations défensives et d’opérations offensives, et maintenant l’EI se sent dans une période à mener des opérations offensives».

Les forces de sécurité irakiennes continueraient en ce moment des opérations militaires à Bagdad et dans les environs afin de sécuriser les approches de la capitale et la ville elle-même.

À ce jour la Coalition a mené plus de 900 frappes aériennes en Irak.

En date du 14 janvier 2015, à 15h (heure normale de l’Est), la Force opérationnelle aérienne en Irak a effectué 335 sorties aériennes:

  • Les chasseurs CF-18 ont effectué 214 sorties;
  • L’aéronef de ravitaillement CC-150T a effectué 57 sorties et a acheminé environ 3.117.000 livres de carburant; et
  • Les aéronefs de patrouille CP-140 ont mené 64 missions de reconnaissance.

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 11:30
Opération Impact: les forces armées canadiennes ont frappé à Haditha et Baïji en Irak

Un CF-18 Hornet attend sa prochaine mission au Koweït, pendant l’opération IMPACT, le 2 décembre 2014 (Op IMPACT/MDN)

 

13 janvier 2015 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca


L’opération IMPACT, la contribution canadienne à la coalition multinationale menée par les États-Unis contre l’organisation État islamique en Irak, se poursuit et, depuis la dernière mise à jour des opérations, les Forces armées canadiennes ont effectué des frappes à Baïji et Haditha.

 

Le 10 janvier 2015, alors qu’ils participaient à des missions de la coalition à l’appui d’opérations terrestres menées par les forces de sécurité irakiennes (FSI) au sud de Haditha, deux CF-18 ont frappé avec succès un point fort du groupe l’État islamique, comprenant des aires de rassemblement et de stockage.

Le 11 janvier, aussi sur le terrain sud de Baïji, deux CF-18 ont exécuté avec succès des frappes sur une position de combat du groupe État islamique.

Le 12 janvier, au sud de Baïji, deux CF-18 Hornet ont exécuté avec succès des frappes sur une position de combat du groupe État islamique à l’aide de munitions à guidage de précision.

En date du 12 janvier 2015, à 15h, la Force opérationnelle aérienne en Irak a effectué 333 sorties aériennes:

  • Les chasseurs CF-18 ont effectué 214 sorties;
  • L’aéronef de ravitaillement CC-150T Polaris a effectué 56 sorties et a acheminé environ 3.029.000 livres de carburant; et
  • Les aéronefs de patrouille CP-140 Aurora ont mené 63 missions de reconnaissance.

«Attaquer les positions de combat et l’équipement militaire [du groupe l’État islamique] permet de réduire la capacité de combat du groupe armé, de le priver de zones sûres à partir desquelles il peut mener ses opérations et de faciliter les déplacements des FSI dans la région», rappelle la Défense canadienne.

Les pays de la coalition qui effectuent des frappes aériennes en Irak comprennent, outre les États-Unis et le Canada, l’Australie, la Belgique, le Danemark, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 17:30
Op IMPACT: le combat contre l’EI demandera du temps

Des CF-18 Hornet de la force opérationnelle aérienne en Irak, lors d'une mission de combat, le 7 décembre 2014. (MDN)

 

8 janvier 2015 par Nicolas Laffont - 45eNord.ca

 

Lors d’un point de presse téléphonique avec les membres des médias, le brigadier-général Dan Constable, récemment promu en théâtre, a déclaré que la coalition avait fait d’importants gains face à l’État islamique au cours des dernières semaines.

 
«Tout d’abord, j’aimerai présenter mes sincères condoléances aux personnes victimes de la tuerie en France», a dit le général, rappelant être présent au Moyen-Orient pour combattre ces terroristes.

Ce sont donc sept frappes qui ont été menées par le Canada et ses CF-18 depuis le 19 décembre 2014. De Tal Afar, situé entre Sinjar et Mosoul à Al-Qa’im, en passant par Fallouja, les bombes larguées auront touché des positions défensives ou de combat, des véhicules et des caches d’armes.

«Beaucoup de travail reste à faire», a reconnu le brigadier-général qui n’a d’ailleurs pas souhaité s’avancer sur une éventuelle recommandation au Premier ministre, alors que la mission est censée se terminer fin avril.

 

Suite de l'article

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 07:30
Les CF-18 en action pour aider les kurdes à briser le siège du Mont Sinjar

Des CF-18 Hornet de la force opérationnelle aérienne en Irak, lors d'une mission de combat, le 7 décembre 2014. (MDN)

 

18 décembre 2014 par Nicolas Laffont - 45eNord.ca

 

Le colonel Dan Constable, commandant de la force opérationnelle canadienne en Irak, a affirmé mercredi 18, qu’il «y a des signes que l’État islamique s’est trop étendu» et est devenu plus faible.

 

Le commandant canadien a précisé, lors d’une téléconférence avec des journalistes, que deux CF-18 ont mené des frappes le 17 décembre, alors qu’ils prenaient part à des missions de la coalition en soutien aux opérations terrestres des forces de sécurité irakiennes menées à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Mossoul. Les avions de combat canadiens ont frappé «deux positions de combat du groupe EIIL à l’aide de munitions à guidage de précision».

Ces frappes des cibles ennemies se sont faites en avant des forces Peshmergas kurdes qui poussent pour briser le siège au Mont Sinjar.

«[Les djihadistes de l’EI] ont érigé des positions de combat défensives et des refuges, des lieux où ils peuvent se replier pour ré-attaquer, a dit le colonel Constable. Et ainsi à la demande des forces irakiennes, nous avons été chargés de prendre ces positions défensives».

Selon les Forces armées canadiennes, «les frappes contre les positions de combat d’EIIL diminuent ses capacités de combat, l’empêchent d’avoir accès à des refuges pour mener leurs opérations et aident les forces de sécurité irakiennes à lutter contre la menace immédiate que représente le groupe dans la région».

Depuis le début de la mission fin octobre, les CF-18 ont effectué 130 sorties, l’aéronef de ravitaillement CC-150 a effectué 36 sorties et a acheminé près de deux millions de livres de carburant et les aéronefs de patrouille CP-140 ont mené 40 missions de reconnaissance.

Des membres des forces spéciales canadiennes sont aussi présents dans la région du Kurdistan irakien et donnent de l’entraînement militaire comme le tir, le mouvement, les communications et la planification de mission, ainsi que la façon d’utiliser efficacement leurs différents systèmes d’armes pour se défendre contre l’EI. Selon nos informations, il est d’ores et déjà acquis que cette mission, d’une durée de six mois, sera renouvelée pour un autre six mois à son terme supposé, soit en avril 2015.

 

Mossoul bombardée, un leader de l’EI meurt

L’EI aurait perdu trois de ses hauts dirigeants ces dernières semaines dans des frappes aériennes dans le nord de l’Irak. C’est du moins ce qu’avance le général Martin Dempsey, chef d’état-major des forces armées américaines, dans une interview publiée jeudi par le Wall Street Journal.

Le général américain ne donne cependant pas de détails sur l’identité de ces chefs.

Plusieurs sources locales, dont le chef du Parti démocratique du Kurdistan irakien, à Mossoul, Esmat Rajab, font état de la mort d’un haut responsable de l’EI dans des bombardements.

Le défunt, identifié comme étant Abu Saad al-Lahini, était en charge de la sécurité dans la ville et aurait été tué alors qu’il conduisait sa voiture dans le quartier d’al-Muthanna de Mossoul.

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 08:30
Lutte contre l’EI en Irak: rôle de soutien pour le Canada cette semaine

Des chasseurs CF18 de l’Aviation royale canadienne circulent sur la piste, au Koweït, au cours de l’opération IMPACT, le 13 novembre 2014 (Caméra de combat des Forces canadiennes, MDN)

 

27 novembre 2014 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

Du 24 au 26 novembre dans son combat contre le groupe l’État islamique, la coalition menée par les États-Unis a mené sept frappes, mais, a révélé le Colonel Daniel Constable, commandant de la Force opérationnelle interarmées – Irak,  alors qu’il faisait ce jeudi 27 novembre le point sur les opérations canadiennes, le Canada n’a pas pas effectué de frappes, jouant plutôt cette semaine un important rôle de soutien.

 

Selon le Colonel Constable, cette semaine, même si les combattants de l’État islamique sont parvenus à maintenir leurs positions, ils ont essuyé des pertes qu’il a qualifié de «significatives».

En Irak,même si le Canada n’y participait pas cette fois, deux frappes aériennes de la coalition près de Mossoul ont détruit un bulldozer deux véhicules, trois bâtiments et une position de combat du groupe l’État islamique, et ont également frappé une importante unité de combat du groupe djihadiste, confirme de son côté le CENTCOM, le commandement militaire américain responsable du Moyen-Orient.

Près de Kirkouk, deux frappes aériennes ont détruit un réservoir, un Humvee et un autre véhicule, ainsi que deux unités du groupe djihadiste. Au nord de Sinjar, une frappe aérienne a détruit encore un Humvee  et un véhicule. Au nord-ouest de Ramadi,où les forces irakiennes et les tribus alliés ont réussi à repousser l’assaut des djihadistes pour s’emparer des secteurs  qu’ils ne contrôlaient pas encore, un raid aérien a endommagé un poste du groupe armée islamiste.

Enfin, à l’ouest de Baiji, un raid aérien a détruit un véhicule de l’État islamique  et en a endommagé un autre.

 

Rôle de soutien cette semaine pour les Canadiens

Les missions canadiennes se sont, elles, de dire le commandant de la Force opérationnelle interarmées – Irak, se sont concentrés dans les zones de Falloujah, Baiji et Bagdad, et le Canada a joué cette semaine un rôle de soutien.

Selon le Colonel Constable, l’action de la coalition continue de réduire la liberté de mouvement des combattants djihadistes et sa capacité de concentrer ses forces. Baïji, notamment, a pu être repris grâce à l’effet des frappes de la coalition, a tenu à rappeler le commandant de la Force canadienne en Irak.

En date du 26 novembre 2014 à 15 h (heure normale de l’Est), la Force opérationnelle aérienne en Irak a quant effectué jusqu’à maintenant 116 sorties aériennes :

  • Les chasseurs CF188 ont effectué 72 sorties;
  • L’aéronef de ravitaillement CC150T a effectué 21 sorties et a acheminé environ 976 000 livres de carburant; et
  • Les aéronefs de patrouille CP140 ont mené 23 missions de reconnaissance.

Les six CF-18 canadiens ont eu pour mission d’escorter des avions de transport de la coalition, les deux CP-Aurora ont poursuivi leur travail de surveillance et de reconnaissance et le CT-150 canadien a permis aux avions alliés de rester en vol plus longtemps.

L’avion de ravitaillement canadien a notamment livré du carburant à un aéronef  dans l’espace de la coalition et qui s’était retrouvé. presque à sec, lui permettant ainsi  de rentrer après avoir complété sa mission.

Quant aux CP-Aurora, qui ont effectué 143 sorties depuis le début de la mission, le commandant de la force canadienne en Irak a expliqué que, depuis l’opération Mobile en Libye en 2011, de grandes améliorations ont été apportées et qu’aujourd’hui,  les détecteurs peuvent «percer les tentatives de l’État islamique pour se camoufler».

Le Colonel Constable a noté lors du point de la situation aujourd’hui que, sur la foi du témoignage des pilotes canadiens qui voient les manœuvres d’évasions des combattants de l’EI, on peut affirmer que les djihadistes sont bien conscients des menaces de la coalition et ont du pour cette raison changer leurs tactiques, ce qui l’amène à conclure de nouveau que les frappes fonctionnent et placent le groupe l’État islamique sur la défensive.

Soulignant que l’effort de la coalition est un effort collectif et que les Canadiens effectuent les missions qui leur sont assignés, le responsable militaire canadien a expliqué et souligné l’importance du rôle de soutien qu’a joué cette semaine la force opérationnelle canadienne.

Même les semaines où les Canadiens n’effectuent pas de frappes, ils n’en remplissent donc pas moins un rôle essentiel, les CP-Aurora des forces canadiennes «répondant» par exemple, a noté le colonel, «aux besoins de la coalition de façon égale ou meilleure que les autres partenaires», apportant ainsi aux alliés les renseignements sur la situation dont ils ont besoin pour mener leur action.

 

Les CP-Aurora, essentiels au ciblage

En outre, c’est en grande partie grâce aux CP-Aurora, a-t-il souligné, qu’il est possible d »appliquer la doctrine très rigoureuse de ciblage qui permet d’éviter des pertes civiles et d’évaluer de façon précise les dégâts causés par les frappes.

Il a toutefois été impossible de savoir combien de fois des raids aériens aurait été avortés pour éviter des dommages collatéraux trop importants grâce aux informations fournies par l’avion de reconnaissance canadien, cette information étant, de dire le responsable militaire canadien,  du ressort du commandement aérien de la coalition.

 

Les CF-18 escorte un avion-cargo d’aide humanitaire

Par ailleurs, si le Pentagone a reconnu mercredi qu’une cargaison d’armes larguée par les forces américaines  a dévié de sa course et est tombée par erreur entre les mains des djihadistes au lieu de parvenir aux combattants kurdes, les Canadiens ne sont pas en cause dans cette affaire, a indiqué le Colonel Constable en réponse à une question des journalistes aujourd’hui.

Lors d’escorte de transport, le rôle assigné aux CF-18 canadiens se limite alors à la protection des avions de transport, a-t-il précisé. En outre, la mission de la force opérationnelle canadienne se limite à l’Irak

Quoi qu’il en soit, les avions de combat canadiens ont bien escorté un avion-cargo humanitaire, mais en Irak. Le colonel Constable, a confirmé que les chasseurs avaient fourni une escorte «à un avion-cargo non armé d’un autre pays, qui a largué des approvisionnements de secours».

Un autre pays ayant été impliqué dans l’opération et les avions étant de surcroît susceptibles de retourner dans cette région, le colonel Constable a refusé de donner plus de détails, pour des raisons de sécurité opérationnelle.

Soulignant encore une fois l’importance du rôle de soutien joué par le Canada, le commandant de Force opérationnelle interarmées – Irak a noté que l’avion-cargo a pu voler à plus basse altitude sachant que des chasseurs canadiens veillaient alors sur lui.

 

L’opération Impact

L’opération Impact constitue le soutien des Forces armées canadiennes (FAC) à la Force de stabilisation au Moyen-Orient (FSMO), soit la coalition multinationale contre le groupe ultra-radical l’État islamique qui contrôle de vastes territoires en Irak et en Syrie où il impose son interprétation très rigoureuse de la loi islamique et fait régner la terreur.

La Force opérationnelle aérienne en Irak (FOAI) contribue pour sa part aux opérations aériennes de la coalition contre le groupe l’État islamique visant à réduire les capacités des djihadistes à mener des opérations militaires contre la population de la République d’Irak.

Le Canada a aussi en Irak de conseillers militaires qui aident et conseillent les forces kurdes et irakiennes sur le terrain.

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 13:30
Un CF-18 en vol au-dessus de l'Irak, le 30 octobre 2014. (photo U.S. Air Force Staff Sgt. Perry Aston)

Un CF-18 en vol au-dessus de l'Irak, le 30 octobre 2014. (photo U.S. Air Force Staff Sgt. Perry Aston)

 

 

4 novembre 2014 par Nicolas Laffont - 45eNord.ca
 
Lors d’une rencontre avec des journalistes au Quartier général de la Défense nationale à Ottawa, le lieutenant-général Jonathan Vance, commandant du Commandement des opérations interarmées du Canada, a confirmé que les CF-18 canadiens ont détruit plusieurs cibles de l’«État islamique» (EI) en Irak.

 

En date de mardi 4 novembre, la Force opérationnelle aérienne en Irak a effectué 27 sorties, dont 18 pour les avions de chasse CF-18, cinq pour l’avion ravitailleur CC-150T Polaris et quatre pour les avions de surveillance et collecte de données CP-140 Aurora.

 

Le lieutenant-général Jonathan Vance, commandant du Commandement des opérations interarmées du Canada, à Ottawa, le 4 novembre 2014. (45eNord.ca)

 

Les CF-18, les Polaris et Aurora sont basés au Koweït et sont arrivés en milieu de semaine dernière. Ils ont rapidement fait leurs premiers vols opérationnels jeudi et vendredi, mais les avions de chasse n’avaient pas pu larguer de bombes en raison du mauvais temps, leurs bombes à guidage laser étant alors gênés par les nuages.

Dimanche, pour leur premier combat, les avions de chasse ont donc contribué à détruire de l’équipement de génie qui aurait permis à l’EI de mettre à exécution son projet d’inonder une partie de la province d’Al Anbar. L’équipement servait à créer des obstacles et des talus de façon à détourner la rivière Euphrate de son cours, et inonder les zones à proximité pour faire fuir la population et les combattants irakiens tout en privant d’eau d’autres civils irakiens, a précisé le lieutenant-général Vance.

«La destruction de l’équipement de l’EI signifie, dans ce cas, qu’ils ne seront plus en mesure d’utiliser la rivière contre la population dans la province d’Al Anbar», a encore dit le lieutenant-général.

Selon les Forces armées canadiennes, c’est aux environs de Fallouja que les frappes sont intervenus, et il n’y aurait pas eu de «dommages collatéraux».

Le gouvernement irakien avait perdu le contrôle de la ville en janvier lorsque des combattants de l’État islamique ont affrontés la police après le retrait de l’armée irakienne de la province d’Al Anbar. Fallouja est depuis un bastion de l’EI.

Selon les Forces armées canadiennes, la mission de dimanche a duré près de quatre heures, et inclus un ravitaillement air-air des avions de chasse par un avion CC-150 Polaris.

Rappelons que la Force opérationnelle interarmées en Irak comprend près de 600 membres des Forces armées canadiennes:, pilotes, officiers de liaison, éléments de soutien en matière de commandement et contrôle et de logistique ainsi que du personnel médical.

Le commandant du COIC a également rappelé que les Forces armées canadiennes sont très bien au fait que les frappes aériennes ne feront pas tout.

«Nous avons été très clair que notre rôle est d’affaiblir l’État islamique, et c’est exactement ce que nous faisons. Ce sont les irakiens eux-mêmes qui doivent faire le travail sur le terrain», a-t-il dit. Encore faudrait-il qu’elles veuillent bien le faire!

Le lieutenant-général Vance a également précisé qu’aucune demande n’avait encore été faite pour une participation du Canada aux frappes en Syrie cette fois. «Il n’y a pas eu une telle demande de faite pour une participation du Canada à des opérations en Syrie. De toute évidence, la coalition fonctionne sur toute la longueur et la largeur [de la zone] où l’EI existe, mais à ce stade il n’y a pas eu de demande particulière pour le Canada».

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 22:30
Guerre contre Daesh : les Canadiens seront basés au Koweït

Des chasseurs CF-18 du 439e Escadron d’appui tactique au camp Canada Dry, situé à Doha, au Qatar. (Archives/Christian Coulombe/FAC)

 

le 9 octobre 2014 Jacques N. Godbout - 45eNord.ca

 

Après les spéculations, la confirmation! Le ministre de la Défense nationale, Rob Nicholson, a confirmé ce jeudi 9 octobre que la force opérationnelle canadienne qui sera déployée pour lutter contre les djihadistes de l’«État islamique» sera basée au Koweït.

 

«J’ai le plaisir de vous annoncer que ce matin, notre gouvernement a obtenu une confirmation de la part du gouvernement du Koweït permettant au Canada d’utiliser les installations de ce pays pour effectuer nos opérations en Irak, a dit le ministre Nicholson par voie de communiqué. L’équipe de reconnaissance des Forces armées canadiennes continue d’effectuer un travail exceptionnel en organisant les détails logistiques afin d’appuyer notre mission, et le gouvernement prévoit communiquer de plus amples renseignements lorsque ces détails seront réglés».

 

On s’attend à ce que les premières frappes aient lieux d’ici trois semaines.

 

Dans le cadre de son Opération IMPACT, le Canada va ainsi déployer un CC-150 Polaris (de la 8e escadre Trenton) et deux CP-140 Aurora (de la 14e escadre Greenwood). Cette partie du déploiement comprend environ 280 membres d’équipage et membres du personnel.

 

Les Forces armées canadiennes doivent aussi envoyer jusqu’à six avions de combat CF-18 (de la 4e escadre Cold Lake) dans le cadre d’une force de frappe. Le déploiement des avions de chasse entraîne le déploiement d’environ 320 membres d’équipage et autres membres du personnel.

 

En tout, donc, au moins 600 militaires.

 

«Le Canada est fier de se joindre à ses alliés dans la lutte contre l’État islamique, parce qu’il s’agit tout simplement de la bonne chose à faire», a conclu le ministre de la Défense nationale dans son communiqué.

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