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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 09:55
photo EMA

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J’assume les responsabilités de chef d’état-major des armées depuis trois ans et demi. Je suis pleinement conscient de l’honneur qui m’est fait, de la confiance qui m’a été accordée et des devoirs qui sont attachés à cette fonction.

 

J’ai toujours veillé, depuis ma nomination, à maintenir un modèle d’armée qui garantisse la cohérence entre les menaces qui pèsent sur la France et sur l’Europe, les missions de nos armées qui ne cessent d’augmenter et les moyens capacitaires et budgétaires nécessaires pour les remplir.

 

Dans le plus strict respect de la loyauté, qui n’a jamais cessé d’être le fondement de ma relation avec l’autorité politique et la représentation nationale, j’ai estimé qu’il était de mon devoir de leur faire part de mes réserves, à plusieurs reprises, à huis clos, en toute transparence et vérité.

 

Dans les circonstances actuelles, je considère ne plus être en mesure d’assurer la pérennité du modèle d’armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français, aujourd’hui et demain, et soutenir les ambitions de notre pays. Par conséquent, j’ai pris mes responsabilités en présentant, ce jour, ma démission au Président de la République, qui l’a acceptée.

 

J’éprouve une vraie reconnaissance envers nos soldats, nos marins et nos aviateurs avec lesquels j’ai partagé ma vie, pendant quarante-trois années, au service de la nation, en toute sincérité. Je sais pour les connaître qu’ils continueront à assurer la mission aux ordres de mon successeur avec autant de détermination et de fidélité.

 

Je reste indéfectiblement attaché à mon pays et à ses armées. Ce qui m’importera, jusqu’à mon dernier souffle, c’est le succès des armes de la France.

 

Général d’armée Pierre de Villiers

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 19:00
Pour le nouveau chef d'état-major des armées, « tout est en chantier »

 

15.02.2014 Par Nathalie Guibert LE MONDE

 

« Bon courage » sont les mots que le nouveau chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, dit avoir le plus entendus ces jours derniers. Ce cavalier de 57 ans prend officiellement son commandement samedi 15 février. Il succède à l'amiral Edouard Guillaud, dans une période difficile pour les armées. Car dans les coulisses des opérations extérieures, vendues comme des succès par le pouvoir exécutif, « tout est en chantier », rappelle le général.

 

Son premier souci est donc l'état de cohésion d'une institution secouée depuis 2008 par des réformes brutales et tous azimuts. Leur pertinence n'est pas démontrée sur le terrain. Les nouvelles « bases de défense » qui assurent le soutien des troupes sont vues comme des usines à gaz. Le plan social en cours semble inatteignable – 80 000 suppressions d'emplois prévues de 2009 à 2019. Et le scandale du logiciel défectueux de la paie militaire, Louvois, « un cancer », selon Pierre de Villiers, a entamé durablement la confiance dans l'institution.

 

Lire aussi : L’état-major de l’armée de terre fait part d’une dégradation continue du moral

 

« Il faut retrouver un projet fédérateur, pour que les gens aient une lumière au bout du tunnel, explique-t-il. Nous avons besoin d'une union sacrée, pour regrouper nos forces et mieux prendre en compte la dimension humaine. Et nous n'avons pas d'autre choix que de faire autrement. Le modèle des armées issu de la fin de la conscription en 1996 est à bout de souffle. »

 

« UN DÉFI COLOSSAL »

 

Le choix du général de Villiers est celui de la continuité, fait valoir le ministère de la défense. Contrairement à son prédécesseur, l'homme n'est pas issu de l'état-major particulier du président de la République. Après avoir occupé ce poste auprès du premier ministre François Fillon, celui de l'Elysée lui avait pourtant été promis. Mais en février 2010, il lui a été soufflé au dernier moment par le général Benoît Puga, choisi finalement par Nicolas Sarkozy et prolongé à son poste par François Hollande.

 

Mais devenu major général des armées, autrement dit le numéro deux, Pierre de Villiers a depuis quatre ans accompagné l'élaboration de la nouvelle loi de programmation militaire 2014-2019. Sa mise en oeuvre, sous haute contrainte budgétaire, sera de l'avis même de ses promoteurs un défi.

 

Les nouvelles suppressions d'effectifs prévues sur la période, 34 000, sont « un défi colossal », dit le général. « Pendant que le train roule à toute vitesse, on me demande d'accrocher un nouveau wagon », résume-t-il. Le contrat de l'institution est de faire mieux avec moins : « On fera au mieux, corrige-t-il, avec les ressources qui nous sont données. »

 

Son « ordre aux armées », un document de trente pages présentant les projets en cours dans la marine, l'armée de terre et l'armée de l'air, tentera de montrer qu'il y a une « cohérence » dans les réformes à venir. « Nous n'avons pas été bons pour communiquer sur la réforme 2008-2013 », estime-t-il.

 

La priorité du nouveau chef d'état-major ira donc aux messages internes, en direction des troupes et des soldats déployés en opérations extérieures en Centrafrique, au Mali, au Liban et en Afghanistan. « Je suis un homme de bureau par effraction, confiait-il récemment. Je veux voir les choses concrètes. »

 

Le général de Villiers sera toutefois un chef d'état-major aux pouvoirs diminués par rapport à ses prédécesseurs. La dernière « réforme de la gouvernance », voulue par le ministère de Jean-Yves Le Drian, prive le chef militaire de prérogatives en matière de ressources humaines, de relations internationales et de gestion, au profit des grands adjoints civils du ministre.

 

Cette nouvelle répartition du pouvoir ne passe pas dans les rangs des officiers supérieurs et généraux, qui dénoncent l'état d'esprit « anti-militaire » de l'exécutif actuel. Le nouveau patron des armées porte dans son paquetage le fait d'avoir avalisé ces changements contestés.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 17:56
Biographie du CEMA, général d'armée Pierre de Villiers

Chef d'état-major, général d'armée Pierre de Villiers

 

17/02/2014 Source EMA

 

Biographie du Général d’armée Pierre de VILLIERS, chef d'état-major des armées.

 

Admis à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint Cyr en 1975, il choisit à l’issue de sa scolarité de servir dans l’Arme Blindée Cavalerie et rejoint l’école d’application de son arme à Saumur.

 

Entre 1978 et 2003, il alterne les responsabilités en régiment : chef de peloton de chars AMX30 au 2ème Régiment de dragons à Haguenau dans le Bas-Rhin, capitaine commandant l’escadron d’éclairage de la 7ème Division blindée à Valdahon dans le Doubs, chef de corps du 501ème-503ème Régiment de chars de combat à Mourmelon-le-Grand dans la Marne.

 

En juin 1999, il commande pendant 5 mois le bataillon d’infanterie mécanisée de la Brigade Leclerc, entrée en premier au Kosovo (dans le cadre de la KFOR).

 

A trois reprises, il est instructeur des sous-officiers et des lieutenants à Saumur dans le Maine-et-Loire.

 

Enfin, il sert une douzaine d’années (en deux séjours) à Paris à l’état-major de l’armée de Terre, à l’inspection de l’armée de Terre, mais aussi à la direction des affaires financières du ministère de la Défense.

 

De septembre 2003 à juin 2004, il est retenu comme auditeur à la 53ème session du Centre des Hautes Etudes Militaires (CHEM) / 56ème session de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN).

 

Adjoint au chef de cabinet militaire du Premier ministre le 1er juillet 2004, il est promu général de brigade le 1er décembre 2005. Il est nommé commandant de la 2ème Brigade blindée et commandant d’armes de la Place d’Orléans le 1er août 2006.

 

Entre décembre 2006 et avril 2007, il commande le Regional Command Capital en Afghanistan, une des cinq zones d’action de l’OTAN dans le cadre de la force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS). Il commande 2500 soldats provenant de 15 pays.

 

Il est nommé chef du cabinet militaire du Premier ministre à compter du 15 septembre 2008. Il occupe cette fonction de conseiller du chef du gouvernement en matière de défense jusqu’au 11 mars 2010, date à laquelle il est nommé major général des Armées.

 

Il prend les fonctions de chef d’état-major des Armées le 15 février 2014.

 

Le général Pierre de VILLIERS est grand officier de l’Ordre de la Légion d’Honneur et officier de l’Ordre National du Mérite. Il est titulaire de la croix de la Valeur Militaire avec une citation.

 

Il est marié et père de six enfants. Passionné par le football, il a pratiqué ce sport dans toutes ses affectations précédentes.

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 11:55
Armées : première journée du nouveau CEMA

 

15/02/2014 Sources : EMA

 

Le 15 février 2014, le général d’armée Pierre de Villiers est devenu chef d’état-major des armées (CEMA), à la suite de l’amiral Edouard Guillaud,

 

Depuis mars 2010, le général d’armée de Villiers occupait la fonction de major général des armées (MGA), faisant de lui le numéro deux des armées et le plus proche collaborateur de l’amiral Edouard Guillaud, son prédécesseur. Il connait donc parfaitement les enjeux auxquels les armées sont et seront confrontées dans les années à venir.

 

Sa première journée en tant que CEMA a été rythmée par quatre rendez-vous symboliques.

 

Il a tout d’abord signé son premier ordre du jour dans lequel, s’adressant aux armées, il a exprimé aux hommes et aux femmes de la défense, son entière confiance, sa fierté et sa détermination. Il a par ailleurs rendu hommage à l’amiral Guillaud et rappelé que la raison d’être des armées demeure l’engagement opérationnel. Alors que les armées entrent dans une nouvelle phase de transformation, le général de Villiers a insisté sur l’esprit de cohésion et la qualité des relations humaines qui seront indispensables pour réussir ensemble la nouvelle étape de la réforme.

 

Il a ensuite signé « l’ordre aux armées, directions et services 2014-2016 ». Il s’agit d’un document fédérateur des projets des armées, directions et services dans lequel sont formalisées ses grandes directives pour les trois ans à venir. Destiné aux grands commandeurs, cet ordre jalonne les différentes étapes à franchir pour atteindre les objectifs précisés dans la Loi de programmation militaire 2014-2019. Ce document fixe ainsi le cap vers le modèle d’armée 2020.

 

Le CEMA s’est également rendu au centre de planification et de conduite des opérations (CPCO). Dès sa prise de fonction, il a ainsi tenu à établir un point de situation avec les commandants des forces (COMANFOR) engagés dans les principales opérations en cours (l’opération Pamir en Afghanistan, l’opération Atalante dans l’Océan indien, l’opération Épervier au Tchad, l’opération Daman au sein de la FINUL au Liban, l’opération Sangaris en Centrafrique et l’opération Serval au Mali).

 

Enfin, le général de Villiers s’est rendu auprès des blessés de guerre soignés à l’hôpital d’instruction des armées Percy (HIA Percy). En allant à leur rencontre, il a tenu à leur dire combien leur sens du devoir et leur courage forcent l’admiration de tous. Il a aussi voulu rappeler que les hommes et les femmes qui servent dans les armées constituent la première de nos richesses.

Armées : première journée du nouveau CEMAArmées : première journée du nouveau CEMA
Armées : première journée du nouveau CEMA
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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 12:55
EMA : adieux aux armes de l’amiral Edouard Guillaud

 

14/02/2014 Sources : EMA

 

Le 14 février 2014, l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées, a fait ses adieux aux armes dans la cour d’Honneur des Invalides à Paris.

 

C’est au cours d’une cérémonie dans la cour d’honneur de l’Hôtel National des Invalides, présidée par monsieur François Hollande, président de la République et chef des armées, que l’amiral Guillaud s’est incliné une dernière fois devant les drapeaux, étendards, pavillons et fanions des détachements de l’armée de terre, de la marine nationale et de l’armée de l’air.

 

Au terme d’une carrière militaire de 41 ans et après quatre années comme chef d’état-major des armées (CEMA), l’amiral Guillaud a adressé son message d’adieu en rendant un hommage appuyé aux militaires morts pour la France ainsi qu’à tous ceux qui ont été blessés dans l’accomplissement de leur service.

 

Reprenant les termes qu’il avait prononcé lors de sa tournée d’adieu sur les théâtres d’opération et dans les écoles de formation de l’Armée de terre, de la Marine et de l’Armée de l’air, le CEMA a exprimé son immense fierté d’avoir été à la tête des armées pendant une période particulièrement riche dans le domaine opérationnel (Afghanistan, crise post-électorale en Côte d’ivoire, Lybie, Jordanie, Mali, Centrafrique). Il a par ailleurs souligné que toutes les missions confiées aux militaires durant son mandat, qu’il s’agisse de la formation, de la protection, de l’aide à la population, de la dissuasion ou encore des interventions décisives avaient été parfaitement remplies et avaient fait honneur à la France.

 

A  propos des opérations extérieures, l’amiral Guillaud a témoigné sa fierté devant l’ardeur dont ont témoigné les soldats français, leur combativité, leur rusticité, leur ingéniosité ; autant de piliers qui ont contribué de façon décisive au succès des engagements de la France.

 

Revenant enfin sur les réformes conduites ces quatre dernières années, l’amiral Guillaud a souligné les efforts considérables fournis par l’ensemble des armées pour les mener à bien, en dépit des  difficultés rencontrées.

 

Avant de transmettre le relai à son successeur, le CEMA a évoqué le modèle d’armée de l’horizon 2020 prévu dans la Loi de programmation militaire. Un défi de taille, tant dans le domaine des opérations que dans celui de la transformation, qu’il sait pouvoir transmettre en toute confiance à celui qui l’a secondé durant ses quatre années passées à la tête des armées, le général d’armée Pierre de Villiers.

EMA : adieux aux armes de l’amiral Edouard Guillaud
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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 08:56
photo EMA

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13 février 2014 Libération.fr

 

Le général Pierre de Villiers, 57 ans, prendra samedi ses nouvelles fonctions de chef d’état-major des armées françaises. Il remplace l’amiral Edouard Guillaud, 60 ans, qui quitte vendredi son poste. A midi, François Hollande, chef des armées, présidera sa cérémonie d’«adieu aux armes» aux Invalides. Chef d’état-major particulier de Jacques Chirac à l’Elysée à partir de 2006, Edouard Guillaud avait été nommé chef d’état-major des armées en février 2010, sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

 

Il a été à la tête des armées lors de l’opération «Harmattan» en Libye et de l’intervention française en Côte-d’Ivoire en 2011. Maintenu à son poste par François Hollande à son arrivée à l’Elysée, il a ensuite coordonné les opérations «Serval» au Mali en 2013 et «Sangaris», lancée en décembre en Centrafrique. Frère de Philippe de Villiers, le fondateur du Mouvement pour la France (MPF), le général Pierre de Villiers a notamment servi au Kosovo et en Afghanistan.

 

Il était, depuis mars 2010, major général des armées et, à ce titre, l’un des responsables de la mise en œuvre des grandes réformes de la défense.

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 16:55
Le général de corps aérien Gratien Maire

Le général de corps aérien Gratien Maire

 

16/01/2014 Armée de l'Air

 

Le général d’armée Pierre de Villiers a été nommé comme successeur de l’amiral Edouard Guillaud au poste de chef d’état-major des armées lors du conseil des ministres du 15 janvier 2014. Il prendra ses fonctions le 15 février 2014.

 

Le général de corps aérien Gratien Maire sera son plus proche collaborateur en devenant major général des armées.

 

 

Breveté pilote de chasse en 1981, le général Maire a pris part à de nombreuses opérations extérieures en Afrique et au Moyen-Orient. Ancien auditeur de l'institut des hautes études de la défense nationale, il occupe depuis 2004 différentes fonctions au plus haut niveau de l'administration centrale, dont celles d'adjoint "air" au cabinet militaire du Premier ministre ou d'attaché de défense près l'ambassade de France aux États-Unis pendant trois ans.

Depuis septembre 2012, il œuvre au sein de l'état-major des armées en tant que sous-chef d'État-major relations internationales.

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 23:09
Le général Pierre de Villiers à la tête des armées

 

13 janvier Par Jean-Dominique Merchet

 

Le Conseil des ministres de mercredi 15 janvier devrait nommer le général Pierre de Villiers au poste de chef d'état-major des armées (CEMA), le plus élevé de la hiérarchie militaire. Le général prendra ses fonctions à la mi-février, date à laquelle il succédera à l'amiral Edouard Guillaud.

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 11:55
photo EMA

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10 janvier par Jean-Dominique Merchet

 

Sa nomination pourrait intervenir en février. Ce cavalier est le frère de Philippe de Villiers.

 

Selon plusieurs sources concordantes, le général Pierre de Villiers pourrait succèder à l'amiral Edouard Guillaud au poste de chef d'état-major des armées (Cema). Cette nomination pourrait intervenir dès le mois prochain. Ce choix n'est pas définitif, même s'il semble "sûr à 95%".

 

Pierre de Villiers est toutefois bien placé pour savoir que les politiques changent parfois d'avis au dernier moment : en 2010, il avait été quasiment désigné au poste de chef d'état-major particulier du président de la République avant que le général Puga n'y soit nommé, au terme de dix jours de vacance du poste. Une certaine prudence est donc de mise... Néanmoins, ce choix semble aujourd'hui cohérent.

 

Un autre général, Denis Mercier, chef d'état-major de l'armée de l'air, a longtemps été favori pour ce poste et, en haut lieu, on reconnait qu'il en a toutes les qualités. Un seul problème : son âge. A 54 ans, sa nomination bloquait le poste de Cema pour près de 7 ans. Et il a encore le temps d'y prétendre, alors qu'il n'est à la tête de l'armée de l'air que depuis l'été 2012. Le nom d'un autre officier général a été avancé, l'amiral Rogel, chef d'état-major de la marine.

 

Pierre de Villiers, 57 ans, est le major général des armées (MGA), c'est-à-dire le véritable adjoint du Cema, avec lequel il a établi une relation de grande confiance. La continuité va donc prévaloir. Il est en effet l'un des principaux acteurs des réformes en cours dans la défense et les armées au sein du Comité de cohérence de conduite du changement (C4). Il pourra donc poursuivre cette tâche, comme le souhaite le ministre de la Défense, tout en réalisant le déménagement vers Balard, en 2015.

 

Cavalier, Pierre de Villiers a servi dans la "lourde". Il a notamment commandé le 501-503ème régiment de chars de combat à Mourmelon, puis la 2ème brigade blindée. Il a servi au Kosovo et en Afghanistan, avant d'être chef de cabinet militaire du Premier ministre François Fillon. Pierre de Villiers est un homme discret - en cela différent de son frère ainé Philippe de Villiers.

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 21:55
Qui sera le prochain chef d’état-major des armées ?

 

20 décembre, 2013 Guillaume Belan (FOB)

 

Livre Blanc, Loi de programmation, réforme de la gouvernance du Ministère de la Défense, tout cela a été enfin adopté. Le Ministère de la Défense va donc profiter du fait que les dossiers difficiles sont maintenant derrière, pour renouveler les équipes, notamment les hauts responsables militaires.

L’actuel chef d’état-major des armées (CEMA), l’amiral Edouard Guillaud, nommé en 2010, pourrait ainsi être remplacé en mars 2014. C’est en effet à cette date que l’amiral Alain Oudot de Dainville, ancien chef d’état-major de la Marine jusqu’en 2008, quittera ses fonctions de directeur général d’ODAS, société chargée des contrats d’armement d’état à état (principalement avec l’Arabie Saoudite). L’actuel CEMA souhaiterait en effet prendre la relève de l’amiral Oudot de Dainville, atteint par la limite d’âge, à la tête de cette société dont l’État est le principal actionnaire. La nomination à ce poste, réputé très rémunérateur, est dans les mains l’Élysée. Reste que le cabinet de la Défense, qui n’entretient pas de relations idylliques avec l’amiral Guillaud, pourrait la freiner.

Général Pierre de Villiers (crédits: Ministère de la Défense)

Général Pierre de Villiers (crédits: Ministère de la Défense)

Aujourd’hui, deux noms circulent pour reprendre les rênes de l’état major des armées (EMA). Le premier est son numéro deux, le général Pierre de Villiers, 58 ans, major général des armées à l’état-major des armées depuis 2010. Très apprécié, c’est lui qui dans l’ombre a su gérer les nombreuses crises de ces dernières années. Saint cyrien, cavalier, jeune frère de Philippe de Villiers (le politicien), le général de Villiers a commandé le Regional Command Capital (RCC) en Afghanistan de 2006 à 2007. D’un caractère consensuel et énergique, il a permis, malgré les difficultés, la poursuite du pilotage de l’EMA et a réussi à maintenir le dialogue entre les différentes armées. Considéré comme un chrétien-démocrate, donc modéré, il apparaît ainsi compatible avec le gouvernement socialiste. Ses atouts : une très forte légitimité, à la fois opérationnelle et politique.

Général  Mercier, ched d'état major de l'armée de l'air (crédits: Ministère de la Défense)

Général Mercier, chef d’état major de l’armée de l’air (crédits: Ministère de la Défense)

Le deuxième nom qui circule pour être le prochain CEMA est l’actuel chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA), le général Denis Mercier. A 55 ans, Denis Mercier est un ancien pilote de chasse (Mirage F1 et 2000), passé par l’OTAN et par le cabinet du ministre de la défense en 2010. Très apprécié au sein de l’armée de l’air, il a su lancer l’ambitieuse modernisation de l’armée de l’air.

Le monde de la défense se félicite de l’excellente qualité de ces deux candidatures. De Villiers affiche un vrai avantage : c’est lui qui traite depuis trois ans tous les dossiers difficiles. Mercier a pour lui d’être reconnu comme un authentique innovateur. Mais son avantage risque de le desservir : qui pourrait bien lui succéder pour mener à bien la réforme de l’armée de l’air qu’il a si bien su réaliser? Naturellement son numéro deux pourrait prendre sa succession, à savoir le général Antoine Creux. L’autre nom qui circule pour éventuellement succéder à Denis Mercier est celui du général Antoine Noguier, actuellement chef du cabinet militaire du Ministère de la Défense.

Surprise, d’habitude les mouvements à la tête des armées, produisent un jeu de chaises musicales, dont notamment le poste très convoité de chef d’état-major particulier du président de la République (EMP), considéré comme traditionnellement une porte d’entrée pour devenir CEMA. Ce qui a été le cas de l’amiral Guillaud. Le scénario qui semble se profiler va donc bouleverser les habitudes, non seulement, l’EMP actuel, le général Benoît Puga, un fantassin d’origine, ancien directeur de la DRM (Direction du Renseignement Militaire), nommé par Nicolas Sarkozy, ne sera pas le prochain CEMA (à 60 ans, il n’aurait plus le potentiel d’âge pour être CEMA), mais il aurait été, selon nos sources, confirmé à son poste.

Quant au potentiel et éventuel successeur du général de Villiers à l’EMA, un nom circule, celui du vice-amiral d’escadre Mouton, ancien ALFOST (amiral commandant la force océanique stratégique) et actuel numéro 2 du SGDSN.

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