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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 17:55
Plongeur de combat - photo JR Drahi / Armée de Terre

Plongeur de combat - photo JR Drahi / Armée de Terre

 

11/12/2015 armée de Terre

 

Vous pensiez que le milieu aquatique était l’apanage de la Marine Nationale ? Les plongeurs de combat de l’armée de Terre vous prouvent le contraire ! Alors laissez-vous entraîner par le fond et partez à la découverte des spécificités de ce métier.

 

Renseignement, opérations « commando », guidage d’unité en souterrain, reconnaissance des rivières et des fleuves, travaux subaquatiques… Le spectre de compétences des plongeurs de combat de l’armée de Terre est aussi large que varié. Tous les plongeurs vous le diront, s’immerger dans un lac ou dans une rivière n’a rien à voir avec la mer. C’est pourquoi les plongeurs de combat de l’armée de Terre sont formés à ces techniques spécifiques. Une adaptation indispensable à ce milieu très particulier.

 

L’armée de Terre forme chaque année 24 plongeurs de combat amenés à servir dans les unités du génie ou dans certaines unités très spécifiques. Mais bien qu’emblématique, cette spécialité reste méconnue. Issus de différents régiments de l’armée de Terre, les candidats suivent un stage de 7 mois au sein de l’école de plongée de Saint-Mandrier-sur-Mer, dans le Var. Exigeant, ce stage est la promesse d’un sésame : le prestigieux certificat de plongeur de combat.

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 18:55
48ème plongée à saturation : fin du suspens

 

20/11/2015 Sources : Marine nationale

 

Les plongeurs-démineurs Benjamin, Benoît, Nathaniel et Emeric ont retrouvé la terre ferme et l’air frais, au terme d’une semaine d’expérimentations dans le caisson hyperbare de la CEPHISMER, tels des astronautes revenant d’un séjour dans l’espace.

 

La 48ème plongée à saturation - nommée ENTEX48 – avait débuté le 9 novembre dernier après plusieurs semaines de préparation. Première expérience de ce type (plongée à -98m) pour ces quatre marins et plusieurs membres de l’équipe assurant la logistique du caisson pendant l’expérimentation, elle constitue un savoir-faire de haute technicité unique en France.

Pendant une semaine de huis-clos, les plongeurs sont toutefois maintenus en lien avec le monde extérieur par la télévision du caisson. Ils ont pu ainsi suivre l’actualité tragique des évènements de Paris : « Lors de notre sortie, nous nous sommes rendus compte de certains changements…comme enfermés dans une capsule, on reprend peu à peu contact avec le monde extérieur. Même marcher demande un temps de réadaptation ! » raconte Nathaniel.

 

Sept jours durant, la pression a été omniprésente, tant au niveau atmosphérique que mental. Comme sur les bâtiments, l’investissement de chaque marin de l’équipage a permis de mener avec succès ENTEX 48 !

 

Note RP Defense: voir La plongée d’essai « ENTEX 48 » a commencé lundi

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 12:55
Vue générale du caisson - photo Gilles Corlobé – Portail des Sous-Marins

Vue générale du caisson - photo Gilles Corlobé – Portail des Sous-Marins

 

10 novembre 2015. Par Gilles Corlobé – Portail des Sous-Marins

 

Ce lundi, 4 plongeurs d’essai de la CEPHISMER sont entrés dans un caisson pour une plongée en saturation à 100 m. Après moins d’une journée à cette profondeur, il faudra près de 5 jours pour ramener les plongeurs à la pression atmosphérique.

 

Ce caisson, construit dans les années 80, est unique en France. Il est le seul en effet à permettre, en plus de simuler le séjour à une immersion pouvant atteindre les 500 m, de plonger dans l’eau à cette profondeur.

 

Il n’y a que 2 m d’eau. Au cas où un équipement du plongeur viendrait à ne plus fonctionner, le plongeur n’aurait qu’à se mettre debout pour se retrouver de l’air et pouvoir ainsi respirer.

 

Lors d’une plongée en saturation, le plongeur reste suffisamment de temps en profondeur pour atteindre un équilibre entre son corps et les gaz qu’il respire. Il faut donc maitriser la vitesse de remontée pour que la désaturation se produise sans provoquer la création de bulles dans le sang (risque d’embolie gazeuse). Pendant toute la durée de la plongée, une équipe technique et médicale surveillera les différents paramètres de l’atmosphère et la santé des plongeurs.

 

Au cours de 2 paliers, à 80 et à 100 m, les 4 plongeurs devaient tester différents équipements, comme les limites de l’appareil de plongée CRABE qui équipe les plongeurs-démineurs. Lors de la phase de remontée, les plongeurs seront soumis à des mesures de bulles circulantes dans leur organisme.

 

La sortie des 4 plongeurs est prévue dimanche matin

 

Reportage photos

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 12:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

12/11/2015 Sources : Marine nationale

 

Depuis lundi 9 novembre, 4 plongeurs démineurs de la Cellule plongée humaine et intervention sous la mer (CEPHISMER) prennent part à un entraînement un peu particulier au cours d’une plongée, dite « à saturation ».

 

11 heures : après les ultimes vérifications médicales et techniques, la porte du caisson hyperbare de 30m3se referme sur Benjamin, Benoît, Emeric et Nathaniel. Ces quatre plongeurs-démineurs vont être isolés pendant une semaine afin de subir une simulation de descente à 98 mètres de profondeur, possible grâce à la modulation de la pression intérieure du caisson.

 

2 jours de descente, quatre jours pour « remonter », c’est-à-dire effectuer les paliers successifs permettant de sortir du caisson en sécurité : cette expérience nécessite une préparation rigoureuse : contrôle de la condition physique des marins sélectionnés, conditionnement logistique et sanitaire du caisson, réalisation et équilibrage des mélanges gazeux… « Toutes les précautions sont prises pour limiter les éventuels cas non conformes, mais l’entraînement réalisé au cours des derniers mois nous permet d’aborder cela dans les meilleures conditions » confie Emeric, l’un des quatre plongeurs.

 

Ces six jours « en isolement » doivent participer à la formation des plongeurs démineurs de la CEPHISMER et à la mise en œuvre par les équipes du caisson hyperbare CH500 en plongée à saturation dans différentes situations. Ils doivent également permettre de tester les limites de l’appareil de plongée CRABE dans un environnement Hélium / Oxygène. Cet appareil est utilisé par les plongeurs démineurs de la marine nationale, au cours de plongées réalisées dans la cuve qui communique avec le caisson hyperbare. Toute la semaine, les plongeurs réaliseront des mesures de bulles circulantes dans leur organisme lors de la phase de décompression, sous la surveillance d’une équipe médicale et technique armée 24h/24.

 

Cet entraînement, indispensable au maintien et au développement des savoir-faire liés à la plongée, permettra également d’enrichir les données sur la saturation du corps humain… Nos quatre plongeurs vous donnent rendez-vous la semaine prochaine pour leur « retour à la surface » !

photo Marine Nationalephoto Marine Nationale
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 12:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

6 novembre 2015. Portail des Sous-Marins ( Marine nationale - CECMED)

 

Du 9 au 15 novembre 2015 prochain, la plongée « ENTEX 48 » confinera 4 plongeurs-démineurs de la marine nationale, 7 jours durant, dans les 40m3 du caisson hyperbare de la CEPHISMER (Cellule Plongée Humaine et Intervention Sous la Mer), implantée sur la base navale de Toulon. Cette expérimentation en milieu clos permettra de tester dans un environnement Hélium / Oxygène non seulement les limites de l’appareil de plongée CRABE, utilisé par les plongeurs démineurs de la marine nationale, mais encore de soumettre les plongeurs à des mesures de bulles circulantes dans leur organisme lors de la phase de décompression.

 

Cet entraînement, indispensable au maintien et au développement des savoir-faire liés à la plongée, permettra également d’enrichir les données sur la saturation du corps humain, le tout dans une profondeur simulée qui atteindra les 100 mètres.

 

Par cette expérimentation, la CEPHISMER assure la pérennité d’un savoir unique perpétré par la marine nationale et partagé avec le milieu civil. Elle contribue également au développement de nouvelles procédures (Tables NSRS pour sauvetage d’un équipage de sous-marin), de nouveaux matériels (appareil CRABE) et poursuit l’étude de la physiologie humaine en milieu hyperbare.

 

Héritière de du Groupe de recherches sous marines crée après-guerre sous l’impulsion des « Mousquemers », la CEPHISMER est responsable de :

- l’élaboration de la réglementation de la plongée dans la marine ;

- l’expérimentation de nouveaux appareils ou procédures de plongée ;

- l’entretien des qualifications des plongeurs de la marine ;

- la mise en œuvre des moyens humains et matériels de la CEPHISMER lors d’opérations d’intervention sous la mer (ventilation de sous-marins en détresse) ;

- expertise/récupération d’épaves,… pour lesquelles son concours est demandé.

 

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 07:55
photo Ecole Navale

photo Ecole Navale

 

31 mars 2015 par École Navale

 

Du 23 au 26 mars 2015, les élèves de la promotion 2014 ont effectué leur stage de découverte de la plongée militaire au sein du Groupe des Plongeurs-Démineurs de Brest.

 

Témoignage de l’un d’entre-eux :

 

« Ce stage fut court mais intense. Nous nous retrouvions le matin pour une heure de footing musclé, puis au retour, nous “sautions” dans nos combinaisons en néoprène pour aller écouter le briefing de la plongée à venir.

 

Après un bref rappel des différentes règles de sécurité et du déroulement de la plongée, nous enfilions nos blocs. Puis par groupe de cinq, chacun avec un instructeur, nous avons exploré le fond du bassin, tout en effectuant les indispensables exercices de vidage de masque et reprise d’embout. Les plus chanceux d’entre nous ont pu voir des araignées de mer !

 

Nous avons tous été impressionnés par la difficulté des déplacements à terre, sous quinze kilos de matériel, alors que nous étions très à l’aise sous l’eau grâce à la poussée d’Archimède.

 

Nous avons également assisté à plusieurs conférences et effectué différentes visites : un chasseur de mine, les installations du Groupe des Plongeurs Démineurs, et le caisson hyperbare. Le médecin-chef du Groupe des Plongeurs Démineurs nous a présenté les risques physiologiques liés à la pratique de la plongée et nous a sensibilisé sur les différents types d’accidents.

 

Nous avons également eu la présentation des différentes spécificités des plongeurs : plongeurs de bord et plongeurs d’armes. Notre lieutenant de vaisseau d’escouade, lui-même de spécialité plongeur-démineur, nous a aussi informé sur le métier d’officier chargé de la plongée.

 

Enfin le dernier jour, nous avons passé, sans aucun enjeu, une partie des tests de pré-sélection pour devenir plongeur de bord. Si certains n’avaient pas réalisé l’entrainement et la condition physique nécessaires pour réussir ce cours, ils l’ont compris dans la douleur ! Nous avons pour la plupart échoué, ne réussissant pas à tenir plus de vingt secondes en apnée à six mètres de fond.

 

Ce stage nous a permis de réaliser que nous ne sommes pas prêts physiquement pour ce type d’exercice. L’’image du plongeur en maillot Hawaï dans une eau limpide bleu turquoise est bien loin de la réalité !

 

Les différents intervenants nous ont bien montré les difficultés de la plongée et ses enjeux. Et certainement, ce stage aura fait naître des vocations ! »

photo Ecole Navale

photo Ecole Navale

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 15:55
Plongée sous oxygène du 17e RGP en baie de Quiberon

 

11 déc. 2014  Armée de Terre

 

Fin novembre, le détachement de reconnaissance du 17e régiment du génie parachutiste de Montauban a effectué un entraînement de plongée sous oxygène

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 10:55
BORA : Système unique au monde pour prévenir les accidents de plongée

 

28/10/2014 DIRECTION GÉNÉRALE DE L’ARMEMENT

 

La DGA présente un système unique au monde pour prévenir les accidents de plongée

 

La Direction générale de l’armement (DGA) présente BORA, le premier système de prévention des accidents de désaturation grâce à la mesure instantanée du phénomène de dégazage dans l’organisme du plongeur à l’issue de sa remontée à la surface. Cette innovation, dévoilée sur le stand du ministère de la Défense au salon Euronaval du 27 au 31 octobre 2014, a été développée par la PME BF SYSTEMES en partenariat avec l’institut Langevin, le laboratoire I3S du CNRS et le laboratoire de mécanique et d’acoustique de Marseille. Elle bénéficie du soutien de la DGA dans le cadre du dispositif RAPID (1) .

 

BORA est un système de mesure des bulles de gaz diluants (azote ou hélium) contenues dans les tissus de l’organisme à l’issue d’une plongée, premier facteur de risque des accidents de désaturation. C’est un système global « 3 en 1 » qui va de la prise de mesure jusqu'à l’analyse de risque et l’émission d’une solution. Concrètement, il s’agit d’un capteur à déposer sur le cœur, utilisable en tout lieu, non invasif, connecté et sécurisé. Les signaux enregistrés sont transmis vers une plateforme d'interprétation des résultats. Si les procédures de décompression génèrent trop de bulles, ce qui signifie qu'elles présentent un risque, le système va alors proposer de faire évoluer ces procédures sous forme de recommandations (niveau de recompression et durée des paliers).

 

BORA connait déjà des applications pratiques. Dans le domaine militaire il a permis d’établir la nouvelle norme OTAN pour les procédures de décompression. Dans le domaine civil, le système est utilisé depuis déjà 2 ans par un acteur phare de la plongée professionnelle aux États-Unis et son adoption est actuellement étudiée par l’industrie pétrolière du golfe du Mexique.

 

(1) RAPID (Régime d’appui pour l’innovation duale),  doté d’une enveloppe annuelle de 50 M€ en 2015, concerne les projets de recherche industrielle ou de développement expérimental à fort potentiel technologique portés par des PME et ETI, présentant des applications militaires et ayant aussi des retombées pour les marchés civils.

 

BORA est présenté sur l’espace institutionnel Défense, Hall 2 stand E4-F7  pendant Euronaval 2014.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 17:55
Bora : le remède anti-bulle du plongeur de demain

Bora est un système de détection de bulles contre les accidents de décompression

 

27/10/2014 DGA

 

La PME BF Systèmes a développé dans le cadre du dispositif de subvention Rapid de la DGA un système de détection de bulles dont l’objectif est de prévenir les accidents de décompression des plongeurs militaires et civils.

 

Tous les plongeurs vous le diront, en plongée, on ne fait pas ce qu’on veut quand on veut et surtout, on ne sort jamais sans ces bonnes vieilles tables de plongée. À quoi servent-elles ? À calculer la durée à respecter pour remonter à la surface, en fonction de la profondeur et du temps passé au fond. Objectif : éviter les accidents de décompression qui surviennent en général dans l’heure qui suit la plongée. C’est-à-dire éviter que les gaz présents dans l’organisme ne se transforment en bulles lors de la remontée entrainant un accident certain, suivant le principe physique de la loi de Henry. Oui mais voilà… avec encore près de 1 accident de décompression sur 15 000 plongées, il semblerait que ces tables, calculées il y a 50 ans, aient fait leur temps ! « Ce chiffre peut sembler dérisoire, mais lorsqu’on le transpose à l’échelle du ministère de la Défense qui réalise près de 150 000 plongées par an, c’est encore trop ! », explique Axel Barbaud, PDG de la société BF Systèmes.

 

Une sonde acoustique de quelques centimètres

 

Partant de ce constat, l’entrepreneur a imaginé un appareil permettant de détecter en temps réel la moindre anomalie et de permettre au plongeur de prendre la bonne décision. Comment ça marche ? Ce petit capteur, placé à même la peau, près du cœur, mesure après la plongée le taux de bulles présent dans l’organisme. Sa sonde acoustique, à la façon d'un doppler, envoie les signaux enregistrés vers notre plate-forme d'interprétation des résultats. Si les procédures de plongée génèrent trop de bulles, ce qui signifie qu'elles présentent un risque, le système va proposer des recommandations. Il s'agit donc d'un système global qui va de la prise de mesure jusqu'à l’analyse de risque et la recommandation. « Grâce à nos observations, nous sommes aujourd’hui capable de déterminer des profils de plongeurs. L’idée est de faire évaluer les procédures et de réinventer ces fameuses tables car le corps d’un plongeur australien aguerri ne réagit forcément pas de la même façon que celui d’un débutant en mer Baltique. Pourtant, les tables de plongées ne prennent pas en compte ces facteurs. » In fine, l’objectif de cette PME ambitieuse est que chaque plongeur puisse utiliser ce petit capteur afin de détecter en temps réel la moindre anomalie et le cas échéant se rendre au caisson hyperbare le plus proche comme c’est le cas lors d’un accident de décompression. « Cela concerne bien évidemment les plongeurs de la marine nationale mais également ceux de l’industrie pétrolière ou encore les plongeurs loisirs. » Les tunneliers et astronautes, subissant également des variations de pression, pourraient aussi profiter de cette technologie.

 

Rapid & prometteur !

 

« Ce projet a commencé en 2009 lorsque j’ai soumis mon dossier à la DGA par une simple candidature en ligne au programme Rapid qui venait tout juste d’être créé. » Plus qu’une belle opportunité, c’est toute l’entreprise qui s’est structurée avec l’obtention du Rapid. Recrutement des ingénieurs, qualification et réalisation de prototypes… « Nous sommes même allés tester le système Bora au Groenland avec les plongeurs de l’expédition Under the Pole. Bien sûr, nous nous sommes appuyés sur l’expertise des instituts Langevin et I3S du CNRS et sur l’IRBA du ministère de la Défense » Actuellement, BF Systèmes livre une présérie de dix capteurs à ses partenaires avant une prochaine commercialisation.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 11:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale


18/10/2013 Stéphane Dugast - Marine Nationale

 

Parmi les unités dites rattachées à la Force d’Action Navale (FAN), la Cellule Plongée Humaine et Intervention sous la Mer (CEPHISMER) est une entité dont l’expertise dépasse désormais nos frontières. Rencontre avec son commandant : le CF Jord Lucas.

 

« Commandant, la CEPHISMER c’est quoi ?

C’est une sorte d’« état-major » de la plongée avec toutes ses prérogatives. Ses actions recouvrent des domaines aussi variés que l’écriture de la réglementation plongée, la définition des normes d’entraînement, la mise au point et la mise en service du matériel, le contrôle des unités et des plongeurs, la gestion des ressources humaines (le rotary 1des officiers mariniers plongeurs démineurs est préparé par la CEPHISMER pour la DPMM). Toutes les autorités organiques de la marine mettent en œuvre des plongeurs : ALFAN et ALFOST en premier lieu, mais également ALAVIA avec les plongeurs d’hélicoptère ou encore ALFUSCO à travers l’emploi des forces spéciales.

 

À quoi la CEPHISMER sert-elle ?

D’abord, une vingtaine de plongeurs d’armes (plongeurs démineurs et nageurs de combat) sont affectés à la CEPHISMER en qualité de « plongeurs d’essai ».Dans l’environnement sécurisé du Centre Hyperbare (CH), ils mettent au point les procédures de plongée (paliers de désaturation – domaine d’emploi des gaz NITROX et TRIMIX) et de fiabiliser puis d’« homologuer » les matériels qui seront ultérieurement mis en service.

Environ 800 plongées d’essais ont ainsi été conduites l’année dernière, dont 200 plongées par système dans le CH. Une plongée à saturation à 100 mètres a, par exemple, été réalisée avant l’été dernier. La période de désaturation s’est étalée sur six jours. Les plongeurs de la CEPHISMER participent également aux actions de contrôle. Tous les ans, 80 audits d’unités sont réalisés et 200 plongeurs de bord sont évalués lors du « contrôle professionnel ».

 

Quelles sont vos autres actions ?

La CEPHISMER présente également un volet très « opérationnel » car une partie du personnel est en charge de matériel lourd lié au sauvetage de sous-marin (robots sous-marins télé opérés jusqu’à 2 000 mètres de profondeur et scaphandre atmosphérique Newtsuit jusqu’à 300 mètres. Une autre partie participe au tour d’alerte de mise en œuvre jusqu’à 600 mètres du NSRS (Nato Submarine Rescue System). Cela demande au personnel une grande disponibilité. Ces équipes affichent d’ailleurs entre 100 et 120 jours de mer par an et assurent une alerte permanente à 24 heures. L’action des équipes « sauvetage de sous-marin » est évidente et primordiale. Pour le reste, toute l’énergie de la CEPHISMER est tournée vers la sécurité en plongée dans les armées. La plongée n’est pas une activité dangereuse, mais c’est une activité à risques. C’est par la définition de procédures robustes, par la mise au point de matériels fiables et par l’emploi de marins bien formés et bien entraînés que ce risque est maîtrisé.

 

1 : Appellation désignant le Plan Annuel des Mutations (PAM)

photo Marine Nationale

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