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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 12:40
Russia's Mock Attack on Sweden Criticized in Europe

24/04/2013 by Victoria Knowles - Armed Forces International Reporter

 

Poland has alleged that Russia caused "unnecessary alarm" in Europe following a mock attack on Sweden by Russia aircraft.

 

Polish foreign minister, Radek Sikorski, said yesterday that contact has been made with the secretary general of Nato in regards to the incident which involved a pair of Russian bombers, with nuclear weapon carriage capabilities, as well as two fighter planes. These aircraft bordered the territorial waters of Sweden by 24 miles.

 

"It involved a neutral country but also a country that is our close partner in defence," Mr Sikorski said. "These incidents cause unnecessary alarm in 
Europe."

 

Mr Sikorski's allegations also transpired as Belarusian and Russian forces executed military operations on the east border of Poland, and Moscow declared plans to situate air force planes in Belarus.

 

Russia Mock Attack on Sweden

 

The manoeuvres by Russia have reawakened memories of the Cold War in eastern Europe, however the Russian capital noted that rising numbers of Military hardware affiliated with Nato has been proceeding towards the country's borders.

 

Occurring on March 29, Good Friday, the simulated strike on Sweden transformed into a cause of humiliation for the country's administration as it transpired that no aircraft or pilots were ready to impede due to the holiday.

 

The fictitious targets for the exercise were two of Sweden's most significant military bases.

 

Finally, two Danish planes, situated in Lithuania on Nato duty, were scrambled in order to observe Russia's flight.

 

Russia reportedly informed Sweden ahead of the exercise about the maneuvers.

 

Social Democrat MP and head of Sweden's parliamentary committee on defence, Peter Hultqvist informed the TT news agency that the dysfunction of Sweden's preparedness was extremely serious.

 

He asserted that the country should be ready at any day during the year, and said the bombing exercise against targets in Sweden reminded him of the Cold War.

 

"This confirms our image that Russia means business when it comes to raising its military capacity."

 

Back in January, Sweden's chief of staff, General Sverker Goranson initiated debate after describing his country as not lasting 48 hours if Russia were to attack.

 

But Green Party and Defence Committee member, Peter Rådberg, said Sweden is not at threat, because if Russia really did attack, the results would be devastating for them.

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 12:23
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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 20:24
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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 12:50

Europe Flag

 

nov 16, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2 à Paris)

 

On pourrait dire « voici une déclaration de plus », « encore du blabla », « c’est de la gesticulation politique »… La déclaration de Paris adoptée, jeudi (15 novembre), par les ministres des Affaires étrangères et de la Défense français, allemands, italiens, espagnols et polonais… tient sans doute de cela effectivement.

 

Mais il faudrait se garder de tout amalgame, une réunion des ministres en tandem, des cinq pays les plus importants au plan européen en matière de défense (exceptée le Royaume-Uni qui ne souhaite pas le développement de cette politique européenne) n’est pas anodine en soi. Le fait qu’elle se déroule avant un conseil des ministres, et alors que la discussion budgétaire au plan européen comme au plan national s’avère très difficile.

 

Le message est donc un clair signal politique, à portée tout autant interne qu’européen. Il est aussi l’occasion pour les Cinq de faire des recommandations en matière de renforcement des structures, de développement d’opérations et de coordination des capacités. Voici une lecture commentée de cette déclaration que l’on peut télécharger ici.

 

Le message politique d’une ambition renouvelée

 

L’Europe veut être adulte

 

Cette déclaration est donc, avant tout, une marque de « volonté« . Le mot figure dans la déclaration. Et il a été répété à plusieurs reprises par les ministres du « club des Cinq » lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion, et sur tous les tons. L’UE devrait être « apte et résolue à prendre ses responsabilités dans des régions où ses intérêts de sécurité et ses valeurs sont en jeu ». Elle doit « se donner les moyens de leurs ambitions dans le domaine de la sécurité et de la défense » précise ainsi le texte. Ce que le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a résumé par une formule : « Nous, Européens, devons être davantage responsables de notre politique de sécurité et de politique étrangère».

 

Les circonstances ont changé, la crise est passée par là

 

C’est un constat fait partagé par tous les ministres comme l’a résumé Laurent Fabius, l’hôte de la réunion. « Le tournant américain vers le Pacifique, les menaces qui demeurent et la crise budgétaire » ont marqué les esprits. L’impératif de réalité a frappé. Il oblige à « avoir davantage d’Europe », comme le souligne Guido Westerwelle, non pas vraiment pour le plaisir mais par nécessité. « Nous avons moins de moyens à disposition et des moyens budgétaires plus limités. Dans l’intérêt du contribuable et de la politique étrangère, il est judicieux de pouvoir se concerter, de créer des synergies ».

 

L’heure est au pragmatisme

 

Les Cinq ne cachent pas qu’ils n’ont pas été parfaits dans le passé, entassant des déclarations plus ambitieuses que les autres non suivies d’effet et qui n’étaient plus en rapport avec les réelles capacités des Européens. Dans le passé, « la divergence entre objectifs fixés et réalisations concrètes était trop importante, aujourd’hui il faut être sans doute moins ambitieux mais plus pragmatique et faire des réalisations communes » a expliqué le ministre allemande des Affaires étrangères Guido Westerwelle.

 

Une politique industrielle

 

Il faut donner « travailler sur un marché commun de défense plus intégré avec des synergies et des économies budgétaires » à la clé a ainsi plaidé le ministre italien Giulio Terzi. Cette notion de politique industrielle était aussi très présente chez les ministres allemand et français de la Défense. De Maizière défendant « une politique industrielle de l’armement, le renforcement en commun de l’agence et la coordination des projets d’équipement » tandis que son homologue français Le Drian confirme. « Nous nous inscrivons totalement dans l’Agence de défense » allant faire jusqu’à s’interroger s’il ne fallait pas lui confier la réflexion sur « l‘acquisition nécessaire pour la défense anti-missiles ».

 

Agir à l’extérieur

 

Malgré tout les Européens veulent continuer à peser sur le monde.« Il y a un consensus sur la partie la plus difficile : l’engagement des forces armées, et la contribution de tous à la sécurité et à la stabilité du monde » a ajouté Pedro Morenes le ministre espagnol de la Défense. Notre dénominateur commun, a conclu Radek Sikorski, le ministre polonais des Affaires étrangères. « C’est de pouvoir agir à l’extérieur. Il ne faut pas avoir une Union européenne qui se referme mais réfléchit et s’ouvre sur l’extérieur. » Et a-t-il ajouté « nous devrons être capable de renforcer notre diplomatie par notre force militaire. De même qu’on intervient dans la Corne de l’Afrique, on devrait sécuriser notre voisinage ». Un propos qui rappelle aux intervenants que pour de nombreux pays de l’Est, la menace reste toujours à Moscou (les derniers chars russes n’ont quitté le territoire qui est celui de l’Union européenne qu’il y a 15 ans).

 

Les recommandations des Cinq à l’UE

 

La déclaration comprend une série de recommandations à la fois sur les structures, les opérations et les capacités, qui n’est pas tout à fait anodine

 

Le cap et les moyens

 

Les ministres placent également une ambition à cette politique européenne servie aujourd’hui par un Service européen d’action extérieure (SEAE).

 

Le cap. L’Union européenne doit agir « rapidement » et « efficacement » sur « tout le spectre » des mesures de gestion des crises , « en étroite coopération avec les organisations internationales et régionales ». Nb : il ne peut être question de faire uniquement des opérations « gentilles » mais être capable de faire du maintien de force. L’axiome d’intégration de l’action de l’Union européenne dans un cadre international et régional est répété et amplifier…

 

Les Structures politico-militaires. « Des structures véritablement civilo-militaires pour planifier et conduire des missions et opérations et créer une plus grande synergie entre le Service européen d’action extérieure et la Commission ». Nb : le dispositif du Traité de Lisbonne n’est pas vraiment efficace, du moins pas encore. La présence d’un haut représentant qui est aussi vice-président de la Commission européenne n’a pas produit l’effet escompté. Entre la Commission et le SEAE, il y a plus qu’une « différence de cultures », une différence d’approche, que masque mal le concept d’approche globale qui est souvent un peu la « tarte à la crème » du SEAE. Les incompréhensions et les « gaps » de financement existent encore. On peut remarquer également qu’il n’est plus question uniquement d’un centre de conduite des opérations militaires mais d’une structure civilo-militaire de conduite des opérations. Ce qui donnerait effectivement à l’Union européenne une structure originale, correspondant à son « logiciel de pensée » et qui ne pourrait se voir reprocher l’idée de doublon avec d’autres structures existantes (nationales ou OTAN). Intelligent.

 

Battlegroups.

 

563px-EU Battlegroup.svg

 

Il faut « être prêts à les tenir à disposition, les entraîner, les déployer et les maintenir sur le terrain ». Nb : les Cinq répètent leur « foi » dans ces groupements tactiques qui n’ont jamais servi, et surtout où on ne voit pas vraiment où ils peuvent servir. L’idée de les maintenir en réserve par exemple pour les Balkans pourrait être une idée à travailler. Au-delà du principe de « déploiement », on peut aussi remarquer que réapparait la notion de « maintien » sur le terrain. Autrement dit des Battlegroups qui ne sont pas uniquement une « force d’entrée en premier » mais une « force de présence ».

 

Commandement européen de transport aérien (EATC). Il doit « adapté et étendu à d’autres États membres, pourrait constituer un véritable pas en avant vers des capacités rapides et partagées de transport aérien et de ravitaillement en vol ». Nb : ce blog a été un des premiers à visiter le QG d’Eindhoven d’EATC. Et ce commandement est certainement la première capacité réellement partagée au plan européen, de façon concertée. les Cinq s’accordent ainsi sur son extension géographique (d’abord aux trois qui n’en sont pas membres : Espagne, Italie, Pologne) et matérielle (seul le transport aérien est concerné aujourd’hui, l’extension aux ravitailleurs en vol est donc attendue).

 

Conforter cinq terrains d’opérations

 

• Mali : Les Cinq encouragent tous les partenaires « à contribuer à une éventuelle mission de formation en soutien aux forces armées maliennes ». Nb : Mis à part la Pologne, les 4 autres pays présents ont affirmé leur disposition à envoyer des forces dans le cadre d’EUTM Mali. Ils invitent chacun à faire un geste identique.

 

• Libye : « se tenir prête » à « assister et soutenir les nouvelles autorités libyennes ». Nb : sur cette mission, il y a hésitation tant au sein des Etats membres que du service européenne d’action extérieure ou de la Commission. L’hésitation n’est plus permise disent les Cinq.

 

Balkans : « réfléchir à la façon dont l’Union européenne pourrait mieux agir sur le terrain et contribuer davantage à la normalisation de la région ». Nb : Concrètement, comme l’a rappelé le ministre italien, il faut réfléchir à ce que les Européens prennent en charge la KFOR, qui passerait ainsi du giron de l’OTAN à celui de l’UE. Avec un avantage essentiel, disposer sous une même autorité politique à la fois du renforcement de l’Etat de droit (EULEX) et des forces militaires.

 

Géorgie : « demeurer engagée et impliquée dans les efforts pour stabiliser et apporter une solution au conflit ».

 

Afghanistan : « maintenir l’engagement de l’Union européenne en faveur d’une police nationale afghane forte et efficace ».

 

La présence de cinq théâtres mentionnée dans la déclaration ne tient pas tout à fait au hasard : elle correspond à des zones où un ou deux Etats auteurs de la déclaration de Paris sont « pousseurs » : la France et l’Espagne pour le Mali, l’Italie pour la Libye, l’Italie (et la France) pour les Balkans, la Pologne pour la Géorgie, l’Allemagne pour l’Afghanistan.

 

Coordination des capacités

 

Les cinq plaident pour :

 

- une capacité de « déployer et de soutenir des opérations militaires sur des théâtres lointains et de longues périodes ». Nb : alors que le retrait d’Afghanistan s’amorce, ce qui va permettre une diminution de la charge financière et matérielle, on voit mal comment les Européens pourraient supporter un nouvel effort à court terme. Cet engagement se situe donc plutôt à moyen terme.

 

- mieux équilibrer le « partage du fardeau au sein de la communauté transatlantique ». Nb: on verra si cet engagement est tenu

 

- assurer une « meilleure coordination entre les processus nationaux de planification » des Etats membres. Nb : Ce qui représenterait une vraie valeur ajoutée par rapport aux systèmes actuels où chacun planifie, achète, et dépense sans concertation, et explique sans nul doute l’affaiblissement des armées européennes qui multiplient doublons et lacunes.

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 07:20

RQ-4 Global Hawk Block 40 - Northrop Grumman

 

October 25, 2012 LtCol Jacek Sonta / Press spokesman for MOD - defpro.com

 

Polish Minister of National Defence Tomasz Siemoniak declared Poland's participation in AGS - NATO Alliance Ground Surveillance system at NATO ministerial in Brussels in October.

Application dated October 19 on joining the system by Poland is a result of the decision of Minister of National Defence and an announcement of Polish President during NATO summit in Chicago this year, during which AGS program was included in Defence Package.
AGS is one of the flagship initiatives of NATO. It has a key meaning for transformation of the Alliance and for development of its defence capabilities up to 2020. Realisation of the Defence Package guarantees reaching the capabilities necessary for accomplishing tasks set in Strategic Concept from 2010 including task of collective defence (article 5 of Washington Treaty).

AGS Program is an example of multinational engagement of NATO member states in developed at present Smart Defence initiative.
From Poland's point of view joining AGS Program will be very significant for increasing its meaning and strengthening its position in NATO structures. We will be among 14 NATO states building capabilities within that system and at the same time we gain possibility to strengthen cooperation with countries leading in modern technologies.

Moreover, participation in AGS will enable Polish Armed Forces to complement military capabilities of conducting image reconnaissance and will allow to use it in the future for realisation of national needs or in allied cooperation e.g. during joint exercises.

The AGS Core will be an integrated system consisting of an air segment and a ground segment. Reaching operational readiness is initially planned for 2015. At the moment 13 countries participate in the program: Bulgaria, the Czech Republic, Estonia, Latvia, Lithuania, Luxembourg, Germany, Norway, Romania, Slovakia, Slovenia, USA and Italy. Canada and Denmark submitted their declarations too.

For more information, please go to http://www.nagsma.nato.int/Pages/AGS_General_Information.aspx

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 16:20

RQ-4 Global Hawk Block 40 - Northrop Grumman

 

2012-10-24 LtCol Jacek Sońta  / Press spokesman for MOD

 

Minister of National Defence Tomasz Siemoniak declared Poland's participation in AGS - NATO Alliance Ground Surveillance system at NATO ministerial in Brussels in October.

 

Application dated October 19 on joining the system by Poland is a result of the decision of Minister of National Defence and an announcement of Polish President during NATO summit in Chicago this year, during which AGS program was included in Defence Package.

 

AGS is one of the flagship initiatives of NATO. It has a key meaning for transformation of the Alliance and for development of its defence capabilities up to 2020. Realisation of the Defence Package guarantees reaching the capabilities necessary for accomplishing tasks set in Strategic Concept from 2010 including task of collective defence (article 5 of Washington Treaty).

 

AGS Program is an example of multinational engagement of NATO member states in developed at present Smart Defence initiative.

 

From Poland's point of view joining AGS Program will be very significant for increasing its meaning and strengthening its position in NATO structures. We will be among 14 NATO states building capabilities within that system and at the same time we gain possibility to strengthen cooperation with countries leading in modern technologies.

 

Moreover, participation in AGS will enable Polish Armed Forces to complement military capabilities of conducting image reconnaissance and will allow to use it in the future for realisation of national needs or in allied cooperation e.g. during joint exercises.

 

* * *

 

The AGS Core will be an integrated system consisting of an air segment and a ground segment. Reaching operational readiness is initially planned for 2015. At the moment 13 countries participate in the program: Bulgaria, the Czech Republic, Estonia, Latvia, Lithuania, Luxembourg, Germany, Norway, Romania, Slovakia, Slovenia, USA and Italy. Canada and Denmark submitted their declarations too.

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 12:25

Poland MoD

 

September 14, 2012 defpro.com

 

On Thursday, September 13, Polish Minister of National Defence Tomasz Siemoniak participated in the ceremony of signing European Space Agency Accession Agreement held in Copernicus Science Centre in Warsaw. The Minister of Economy Waldemar Pawlak and Jean-Jacques Dordain, ESA Director General signed the document.

Ratification of the document is planned for November 16 in order to enable Poland to participate in autumn talks on Agency's budget.

The Ministry of National Defence supports Poland's accession to ESA as it can see the prospects of using space technology by Polish Armed Forces. Poland's office of ESA will be subordinate to the Ministry of Economy. Representatives of Ministry of National Defence will join its structures as the majority of ESA activities are connected with security and defence.

Poland's membership in ESA will facilitate developing enterprises that have already started: building national capabilities within image reconnaissance and communication for public administration and uniform services, developing new armament and defence systems concerning observing the surface of the earth, command support and imaging of the battle field.

Poland's presence in ESA will also simplify cooperation within international projects that have already started e.g. - satellite defence agreement with Italy or participation in Multinational Space-based Imaging System for Surveillance, Reconnaissance and Observation (MUSIS).

Poland has been an ESA European Cooperating State since April 2007. At the moment there are 19 members of ESA: Austria, Belgium, Czech Republic, Denmark, Finland, France, Germany, Greece, Ireland, Italy, Luxembourg, the Netherlands, Norway, Portugal, Spain, Sweden, Switzerland, Romania and the United Kingdom. Canada takes part in some projects under a Cooperation agreement.

For more information about ESA, please go to: http://www.esa.int/esaCP/index.html 

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 07:50
Polish Defence Official Attends Missile Defence Conference

 

September 12, 2012 defpro.com

 

Berlin | On 10 September Under-Secretary of State in the Ministry of Defence (MOD) for Defence Policy Robert Kupiecki participated in annual international conference Multinational Ballistic Missile Defence Conference on missile defence organised by the US - Missile Defence Agency and Institute of Aeronautics and Astronautics.

 

This year's - 25th edition of the conference took place in Berlin. Over 400 delegates from several states and representatives of armament industry participated in it.

 

In his address Minister Robert Kupiecki emphasised Poland's engagement in the development of missile defence systems both in national dimension - in the context of planned modernisation of the air defence system including gaining missile defence capabilities and in NATO dimension - building the allied common system as well as in the context of cooperation with the US - deploying the US installation on the territory of Poland.

 

Participation of representatives of Polish Ministry of Defence every year at the conference and inviting Minister Robert Kupiecki to give a speech during this year's edition underscores Poland's presence in the group of states noticing the rising significance of air and missile defence systems for international security.

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 06:50
Présidence polonaise de l’Union européenne : vers une relance de l’Europe de la défense ?

 

lundi 4 juillet 2011, par Institut Thomas More - Comité belgique

 

 

Par Antonin TISSERON, chercheur associé à l’Institut Thomas More. Alors que les récentes opérations ont rappelé les limites des outils militaires des États européens, la Pologne prend la présidence tournante de l’Union européenne le 1er juillet. Or étant donné les ambitions polonaises dans le domaine de la défense, les mois qui vont suivre peuvent constituer une opportunité pour donner une nouvelle impulsion à la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC). Encore faut-il cependant que les projets polonais soient correctement décryptés.

 

Le 1er juillet 2011, la Pologne prend la présidence tournante de l’Union européenne. Après une présidence hongroise peu marquante, une présidence belge qui a sombré avec la crise institutionnelle touchant le royaume, et une présidence espagnole emportée par la crise économique et financière, la présidence polonaise donne l’espoir de voir une nouvelle impulsion à Bruxelles dans le domaine de la défense.

 

Varsovie s’est en effet affirmée ces dernières années comme un pilier diplomatique et militaire, désireux de s’engager dans le renforcement de la sécurité du continent européen. Derrière les initiatives et les prises de position du gouvernement polonais, ce dynamisme doit cependant être replacé dans une géopolitique plus large de l’Est de l’Europe et des relations avec les États-Unis et la Russie.

 

Les ministres des Affaires étrangères et de la défense des trois pays du triangle de Weimar (Allemagne, France et Pologne) adressaient une lettre à la Haute représentante Catherine Ashton dans laquelle ils plaidaient pour une nouvelle impulsion de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC). « Dans un contexte de fortes contraintes financières, nous devons être prêts à prendre des décisions audacieuses », écrivaient-ils, avant de demander une « PSDC plus performante et plus efficiente ».

 

Bien que signée des trois pays du triangle de Weimar, cette lettre est le fruit d’un activisme diplomatique polonais initié en 2009 et destiné à faire avancer la PSDC, considérée alors comme l’une des cinq priorités de la Pologne pour sa présidence européenne (1). Le 19 juillet 2009, le ministre des Affaires étrangères polonais, Radoslaw Sikorski transmettait en effet un document officiel, dit « non paper », au ministre des affaires étrangères français, Bernard Kouchner. Ce texte polonais, surnommé « initiative de Chobielin » du nom du manoir du nord-ouest de la Pologne dans lequel se rencontraient les deux ministres, avançait plusieurs propositions pour faire de la politique européenne de sécurité et de défense (PESD, devenue depuis la PSDC) « un outil dynamique de prévention et de résolution des conflits » : création d'un adjoint au haut représentant pour la politique étrangère de l'UE, responsable de la PESD ; mise en place d'un état-major européen intégré, civil et militaire ; création de « forces de stabilisation » (armée, police, gardes-frontières) ; échanges temporaires d'unités dans le cadre d'opérations sous l'égide de l'UE ; multiplication des exercices communs ; projets industriels européens. Diversement appréciée par la diplomatie française, qui jugeait notamment les propositions trop institutionnelles et pas assez capacitaires, l’initiative de Chobielin a cependant donné suite à plusieurs échanges diplomatiques avec la France et l’Allemagne dont la lettre de décembre 2010 est un aboutissement.  

 

Le maître mot de la future présidence est depuis devenu « l’intégration européenne » avec trois grandes priorités : la croissance, l’ouverture et la sûreté. Dans cette nouvelle segmentation, l’Europe de la défense est reléguée au rang de contribution à une « Europe plus sûre », aux côtés de la gouvernance économique, de la politique agricole commune et de la sécurité énergétique. Si cette discrétion contraste avec les précédentes annonces et initiatives, elle doit cependant être remise en perspective. Il y a, pour la Pologne et les Européens, des sujets plus importants à court terme. D’autre part, l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne enlève à la présidence tournante tout poids sur la politique étrangère et de défense (2). Toutefois, les ambitions de Varsovie demeurent, comme en témoigne le lancement avec la France et l’Allemagne de séminaires thématiques sur les capacités de commandement (en Allemagne), les groupements tactiques et leur utilisation (en Pologne) et les capacités de défense (en France) (3).

 

Un pays à la recherche de sécurité

 

Les préoccupations de la Pologne pour la sécurité reposent sur la conscience de menaces extérieures. Le sentiment selon lequel les Polonais ne sont pas à l’abri d’une agression d’ampleur sur leur sol est en effet répandu dans l’opinion et au sein de la classe politique.  

 

Cette vision géopolitique est avant tout le fruit de l’histoire d’un pays « balloté, jusqu’à récemment encore, entre indépendance plus ou moins contrôlée et disparition pure et simple » (entre 1795 et 1918) (4). Alors que les Carpates limitent les déplacements selon un axe Nord-Sud, la grande plaine polonaise facilite les intrusions venant de l’Est et de l’Ouest. Après la reconnaissance par l’Allemagne de la ligne « Oder-Neisse » en 1990, Berlin n’est plus considéré comme une menace. Le souvenir de la campagne éclair de septembre 1939 reste vif et le passé revient régulièrement dans les débats et discussions entre les deux pays (5), mais plus que l’Allemagne, le facteur d’incertitude et d’instabilité pour Varsovie se trouve aujourd’hui à l’Est. Sur fond de résurgence de traditions autoritaires depuis l’accession au pouvoir de Vladimir Poutine (6), la politique étrangère de Moscou a rappelé les ambitions russes de mener une politique de puissance et d’influence dans son environnement proche. L’arme énergétique a ainsi été utilisée contre les voisins d’Europe de l’Est, tandis que l’Otan était désignée comme une « menace » dans la doctrine de défense.  

 

L’offensive russe en Géorgie durant le mois d’août 2008 a considérablement renforcé cette vision d’une Russie menaçante. Pour Varsovie, l’intervention de Moscou a rappelé que la Russie n’hésitait pas à employer la force armée contre un voisin, voire à fomenter des troubles pour intervenir. Pour le chef d’état-major polonais, l’éclatement du conflit était ainsi dû à une manipulation du Président géorgien Saakashvili par les services secrets russes. Dans ce contexte, le refus d’intervenir militairement des États-Unis – tout comme le refus français – a marqué les Polonais, d’autant que l’administration américaine évoquait avant la guerre une éventuelle intégration de la Géorgie dans l’Otan et prévoyait d’y implanter deux bases. Signe des tensions à l’intérieur de l’Alliance atlantique à cette période, le ministre des Affaires étrangères polonais se serait plaint aux Américains, quelques mois après le conflit, que l’Otan soit devenue un « club politique sans dents », et affirmant également que son pays n’accepterait pas un « scénario identique en Ukraine » (7). Quant à l’accident le 10 avril 2010 de l’avion transportant le président polonais et 95 autres personnes (dont les plus hautes autorités militaires du pays), il a vite donné lieu à des accusations selon lesquelles la Russie aurait été responsable.

 

L’importance accordée à l’Europe de la défense par la Pologne se replace en cela dans la recherche de sécurité pour un pays dont l’histoire aiguise le sentiment de fragilité face à ses puissants voisins. Certes, pour la Pologne, développer de bonnes relations avec Moscou est une priorité afin de garantir l’indépendance et la sécurité polonaise. Mais face à la Russie, le dialogue et la coopération ne sauraient suffire. La Pologne doit pouvoir se défendre, et être défendue, que cela soit d’ailleurs par les autres pays européens ou les États-Unis. Et, dans le domaine de la sécurité, plusieurs jeux d’alliances et de relations s’entrecroisent.  

 

Une approche pro-européenne dans un cadre pro-atlantiste  

 

Malgré la position américaine lors de la guerre russo-géorgienne et la manière dont a été annoncée, le 17 septembre 2009, la décision américaine de réorganiser le bouclier antimissile en Europe, en renonçant au projet initial d’installer des missiles intercepteurs en Pologne et un radar en République tchèque pour déployer les systèmes plutôt dans le Sud de l’Europe (en Roumanie ou en Bulgarie) (8), les États-Unis demeurent un pilier de la sécurité polonaise. C’est d’ailleurs en revendiquant la position de « meilleur allié » que la Pologne s’est engagée en Irak et en Afghanistan (environ 2 500 hommes dans chaque opération sur un effectif de 100 000 hommes, tous professionnels) et les deux pays ont signé en août 2008 une déclaration de coopération technique (9).  

 

Plus récemment, en juin 2010, le gouvernement polonais a également obtenu l’établissement de 32 missiles Patriot dans son pays et, suite au voyage de Barack Obama en Pologne en mai 2011, la Pologne devrait recevoir prochainement des avions américains F-16 et C-130 pour des vols d’entraînement conjoints, ainsi qu’une antenne permanente de l’U.S. Air Force. Le président américain a également annoncé lors de son séjour que Varsovie ferait partie intégrante du nouveau bouclier antimissile. En fait, comme l’affirmait en octobre 2010 le ministre polonais de la défense, « nous sommes vivement intéressés par une présence supplémentaire des soldats américains en Pologne ainsi que des soldats d’autres pays alliés ». (10). Il faut dire qu’il s’agit de la meilleure garantie d’une intervention de ces alliés en cas d’agression à l’encontre du territoire polonais, et d’un vecteur de renforcement des relations bilatérales.  

 

Dans cette perspective, la défense du territoire polonais repose avant tout sur l’article 5 du Traité atlantique (11), aspect fondamental d’une alliance dont la finalité première est la défense des États-membres. À ce titre, la Pologne, tout comme les autres pays d’Europe centrale, souhaite renforcer les relations entre l’Otan et l’Union européenne et, en cela, il convient de ne pas opposer l’Alliance à l’Europe de la défense, mais bien au contraire de les associer de manière « harmonieuse et complémentaire ». (12).

 

Le renforcement de la PSDC s’inscrit dans ce double cadre. D’une part, même si l’investissement de la diplomatie polonaise dans l’Europe est parfois considéré comme le fruit d’une prise de distance avec les États-Unis – dont les annonces faites par Barack Obama en mai dernier montrent les limites –, il est davantage question d’équilibrage que de bascule. D’autre part, la Pologne reste un pays profondément pro-atlantique et envisage l’Europe de la défense comme complémentaire des dispositifs existants. Certes, le déplacement des intérêts américains du continent européen au continent asiatique (et à l’échelle du contient européenne de l’Ouest vers l’Est) interroge les autorités polonaises sur les garanties américaines en termes de sécurité. Les États-Unis demeurent toutefois encore aujourd’hui un contrepoids fondamental face à la Russie, et l’Europe de la défense relève d’un investissement aux retombées hypothétiques.  

 

Une opportunité pour les Européens  

 

Alors que les opérations armées récentes ont montré les limites des outils militaires des Européens, l’engagement du triangle de Weimar constitue un cadre possible pour impulser un nouveau souffle à la coopération dans le domaine de la défense. L’intervention en Libye a en effet mis à jour les carences capacitaires européennes, dans les domaines de la suppression des défenses antiaériennes et de la guerre électronique par exemple, et les limites de programmes amenant à des productions trop faibles pour produire un effet militaire et politique. Ainsi, en quelques jours, l’armée de l’Air et la Marine américaine ont tiré autant de missiles de croisière que l’ensemble du programme français. En Afghanistan, la situation n’est pas meilleure. Les États européens engagés dépendent des États-Unis pour le transport (hélicoptères lourds notamment) et le renseignement, et peinent à produire avec des contingents limités un effet significatif sur le terrain (13).  

 

Si les initiatives polonaises s’ajoutent au rapprochement franco-britannique en institutionnalisant une coopération entre les trois pays du triangle de Weimar, plusieurs tendances peuvent en fragiliser les avancées. Les agendas et les visions géopolitiques des trois pays diffèrent en effet comme l’a rappelé l’intervention en Libye. Alors que Paris regarde du côté de Londres et de la Méditerranée, Berlin et Varsovie sont davantage préoccupés par la défense mutuelle dans le cadre de l’article 5. Ensuite, les politiques russes de Paris et Berlin risquent de peser sur les avancées dans le domaine de la défense européenne, les intérêts nationaux prenant le pas sur l’intérêt commun.  

 

L’engagement annoncé par la Pologne en faveur de l’Europe de la défense doit en cela être apprécié à l’aune de la politique étrangère polonaise, de ses attentes et de ses objectifs, ainsi que du primat de l’Otan. Certes, il constitue une opportunité pour l’Europe de la défense, mais il rappelle également que la PSDC ne doit pas être pensée comme l’indispensable dimension militaire d’un ensemble fédéralisé, mais comme un outil permettant aux États européens de rationaliser leurs efforts militaires et d’agir de manière autonome s’ils le souhaitent sans prétendre supplanter l’Otan (14). De même, dans une Europe aux regroupements à géométrie variable, les initiatives polonaises ne doivent pas être perçues comme concurrentes de la logique communautaire ou des logiques bilatérales, mais complémentaires. Les choix faits par la Pologne témoignent d’ailleurs de ce pragmatisme. À l’investissement dans le cadre du triangle de Weimar avec les Français et Allemands, qui promeut notamment l’idée d’un état-major autonome pour les opérations européennes de maintien de la paix, s’ajoute la signature avec les Belges et Hongrois, d’un « non paper » sur la coopération structurée permanente et les avancées du traité de Lisbonne.  

 

En donnant corps aux ambitions annoncées, la Pologne offrira en tout cas l’occasion de porter dans l’espace public les questions de défense et de sécurité et d’y associer étroitement l’Allemagne. Mais dans ce débat, l’avenir des capacités des Européens sera crucial, étant donné les carences constatées sur les théâtres d’opérations récents et les menaces d’érosion des capacités militaires des États-membres. Sans capacités, avoir des états-majors reste de peu d’utilité et les États-Unis n’attendent pas des Européens qu’ils se reposent sur eux pour leur défense.  

 

Notes

 

(1) Exposé du ministre des Affaires étrangères polonais Radoslaw Sikorski à la Diète, 8 avril 2010Les quatre autres priorités sont la sécurité énergétique de l’Union européenne, les négociations au sujet du cadre financier pluriannuel, la relance économique sur le marché intérieur et les relations avec les pays de l’Europe orientale.

 

(2) Nicolas Gros-Verheyde, « La défense, priorité très discrète de la présidence polonaise », blog Bruxelles2, 3 juin 2011. http://www.bruxelles2.eu/defense-ue/defense-ue-droit-doctrine-politique/la-defense-priorite-tres-discrete-de-la-presidence-polonaise.html.  

 

(3) Ce séminaire est prévu pour le 13 juillet à Paris, sous l’intitulé « Mutualisation, partage et coopération : un défi sans alternative ». Il s’agit du séminaire de clôture de la série.

 

(4) Roland Delawarde, « "Qui veut être mon ami ?" : la politique de défense de la Pologne à travers ses alliances », Revue Défense Nationale, n°738, Mars 2011, pp. 62-69, p. 64.

 

(5) Sur les usages du passé dans les relations germano-polonaises, consulter Dorota Dakowska, « Les relations germano-polonaises. Les relectures du passé dans le contexte de l’adhésion à l’UE », Pouvoirs, n°118, septembre 2006, pp. 125-136. Se référer de manière plus générale à Valérie-Barbara Rosoux, Les usages de la mémoire dans les relations internationales. Le recours au passé dans la politique étrangère de la France à l’égard de l’Allemagne et de l’Algérie, de 1962 à nos jours, Bruxelles, Éditions Émile Bruylant, 2001.

 

(6) François Bafoil (dir.), La Pologne, Paris, Fayard-CERI, 2007, p. 470.

 

(7) Propos du ministre des Affaires étrangères polonais Radoslaw Sikorski, extrait d’un télégramme diplomatique de l’ambassade américaine de Pologne daté du 12 décembre 2008.

 

(8) Le lieu de déploiement du système antimissile en Roumanie doit être la base de Deveselu, dans le sud du pays. Sous contrôle roumain, elle devrait accueillir entre 200 et 500 militaires américains et, dès 2015, 24 missiles SM-3 de nouvelle génération y seront déployés. Afin de faciliter le transit des troupes américaines de retour l’Afghanistan et d’Irak, Bucarest a également mis à la disposition des Etats-Unis le port de Constanta et l’aéroport de Kogalniceanu.

 

(9) Cette déclaration institutionnalise la collaboration politico-militaire par la mise en place d’un groupe consultatif.

 

(10) Bogdan Klich, cité par Stanislaw Parzymies, « Entre atlantisme et européisme : l’approche stratégique polonaise », Revue Défense Nationale, n°737, février 2011, pp. 65-78, p. 71.

 

(11) Tomasz Orlowski, ambassadeur de Pologne à Paris, « Le point de vue polonais sur les perspectives de la défense européenne », Défense, n°143, janvier-février 2010, p. 58.  

 

(12) Stanislaw Parzymies, art. cit., p. 68.  

 

(13) Intervention d’Étienne de Durand (IFRI), colloque organisé par la FRS le 11 mai 2011.  

 

(14) Sur ce thème, consulter notamment Jean-Sylvestre Mongrenier, « De l’Alliance à l’Europe : une géopolitique de l’ensemble euro-atlantique », note de l’Institut Thomas More, 16 novembre 2010. http://www.institut-thomas-more.org/upload/media/artjsmongrenier-nov2010-fr.pdf.

 

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 22:00
Visegrad – a new European military force

20 May 2011 by Stratfor's George Friedman

 

With the Palestinians demonstrating and the International Monetary Fund in turmoil, it would seem odd to focus this week on something called the Visegrad Group. But this is not a frivolous choice.

 

What the Visegrad Group decided to do last week will, I think, resonate for years, long after the alleged attempted rape by Dominique Strauss-Kahn is forgotten and long before the Israeli-Palestinian issue is resolved. The obscurity of the decision to most people outside the region should not be allowed to obscure its importance.

 

The region is Europe -- more precisely, the states that had been dominated by the Soviet Union. The Visegrad Group, or V4, consists of four countries -- Poland, Slovakia, the Czech Republic and Hungary -- and is named after two 14th century meetings held in Visegrad Castle in present-day Hungary of leaders of the medieval kingdoms of Poland, Hungary and Bohemia. The group was reconstituted in 1991 in post-Cold War Europe as the Visegrad Three (at that time, Slovakia and the Czech Republic were one). The goal was to create a regional framework after the fall of Communism. This week the group took an interesting new turn.

 

On May 12, the Visegrad Group announced the formation of a "battle group" under the command of Poland. The battle group would be in place by 2016 as an independent force and would not be part of NATO command. In addition, starting in 2013, the four countries would begin military exercises together under the auspices of the NATO Response Force.

 

Since the fall of the Soviet Union, the primary focus of all of the Visegrad nations had been membership in the European Union and NATO. Their evaluation of their strategic position was threefold. First, they felt that the Russian threat had declined if not dissipated following the fall of the Soviet Union. Second, they felt that their economic future was with the European Union. Third, they believed that membership in NATO, with strong U.S. involvement, would protect their strategic interests. Of late, their analysis has clearly been shifting.

 

First, Russia has changed dramatically since the Yeltsin years. It has increased its power in the former Soviet sphere of influence substantially, and in 2008 it carried out an effective campaign against Georgia. Since then it has also extended its influence in other former Soviet states. The Visegrad members' underlying fear of Russia, built on powerful historical recollection, has become more intense. They are both the front line to the former Soviet Union and the countries that have the least confidence that the Cold War is simply an old memory.

 

Second, the infatuation with Europe, while not gone, has frayed. The ongoing economic crisis, now focused again on Greece, has raised two questions: whether Europe as an entity is viable and whether the reforms proposed to stabilize Europe represent a solution for them or primarily for the Germans. It is not, by any means, that they have given up the desire to be Europeans, nor that they have completely lost faith in the European Union as an institution and an idea. Nevertheless, it would be unreasonable to expect that these countries would not be uneasy about the direction that Europe was taking. If one wants evidence, look no further than the unease with which Warsaw and Prague are deflecting questions about the eventual date of their entry into the Eurozone. Both are the strongest economies in Central Europe, and neither is enthusiastic about the euro.

 

Finally, there are severe questions as to whether NATO provides a genuine umbrella of security to the region and its members. The NATO strategic concept, which was drawn up in November 2010, generated substantial concern on two scores. First, there was the question of the degree of American commitment to the region, considering that the document sought to expand the alliance's role in non-European theaters of operation. For example, the Americans pledged a total of one brigade to the defense of Poland in the event of a conflict, far below what Poland thought necessary to protect the North European Plain. Second, the general weakness of European militaries meant that, willingness aside, the ability of the Europeans to participate in defending the region was questionable. Certainly, events in Libya, where NATO had neither a singular political will nor the military participation of most of its members, had to raise doubts. It was not so much the wisdom of going to war but the inability to create a coherent strategy and deploy adequate resources that raised questions of whether NATO would be any more effective in protecting the Visegrad nations.

 

There is another consideration. Germany's commitment to both NATO and the EU has been fraying. The Germans and the French split on the Libya question, with Germany finally conceding politically but unwilling to send forces. Libya might well be remembered less for the fate of Moammar Gadhafi than for the fact that this was the first significant strategic break between Germany and France in decades. German national strategy has been to remain closely aligned with France in order to create European solidarity and to avoid Franco-German tensions that had roiled Europe since 1871. This had been a centerpiece of German foreign policy, and it was suspended, at least temporarily.

 

The Germans obviously are struggling to shore up the European Union and questioning precisely how far they are prepared to go in doing so. There are strong political forces in Germany questioning the value of the EU to Germany, and with every new wave of financial crises requiring German money, that sentiment becomes stronger. In the meantime, German relations with Russia have become more important to Germany. Apart from German dependence on Russian energy, Germany has investment opportunities in Russia. The relationship with Russia is becoming more attractive to Germany at the same time that the relationship to NATO and the EU has become more problematic.

 

For all of the Visegrad countries, any sense of a growing German alienation from Europe and of a growing German-Russian economic relationship generates warning bells. Before the  Belarusian elections there was hope in Poland that pro-Western elements would defeat the least unreformed regime in the former Soviet Union. This didn't happen. Moreover, pro-Western elements have done nothing to solidify in Moldova or break the now pro-Russian government in Ukraine. Uncertainty about European institutions and NATO, coupled with uncertainty about Germany's attention, has caused a strategic reconsideration -- not to abandon NATO or the EU, of course, nor to confront the Russians, but to prepare for all eventualities.

 

It is in this context that the decision to form a Visegradian battle group must be viewed. Such an independent force, a concept generated by the European Union as a European defense plan, has not generated much enthusiasm or been widely implemented. The only truly robust example of an effective battle group is the Nordic Battle Group, but then that is not surprising. The Nordic countries share the same concerns as the Visegrad countries -- the future course of Russian power, the cohesiveness of Europe and the commitment of the United States.

 

In the past, the Visegrad countries would have been loath to undertake anything that felt like a unilateral defense policy. Therefore, the decision to do this is significant in and of itself. It represents a sense of how these countries evaluate the status of NATO, the U.S. attention span, European coherence and Russian power. It is not the battle group itself that is significant but the strategic decision of these powers to form a sub-alliance, if you will, and begin taking responsibility for their own national security. It is not what they expected or wanted to do, but it is significant that they felt compelled to begin moving in this direction.

 

Just as significant is the willingness of Poland to lead this military formation and to take the lead in the grouping as a whole. Poland is the largest of these countries by far and in the least advantageous geographical position. The Poles are trapped between the Germans and the Russians. Historically, when Germany gets close to Russia, Poland tends to suffer. It is not at that extreme point yet, but the Poles do understand the possibilities. In July, the Poles will be assuming the EU presidency in one of the union's six-month rotations. The Poles have made clear that one of their main priorities will be Europe's military power. Obviously, little can happen in Europe in six months, but this clearly indicates where Poland's focus is.

 

The militarization of the V4 runs counter to its original intent but is in keeping with the geopolitical trends in the region. Some will say this is over-reading on my part or an overreaction on the part of the V4, but it is neither. For the V4, the battle group is a modest response to emerging patterns in the region, which STRATFOR had outlined in its 2011 Annual Forecast. As for my reading, I regard the new patterns not as a minor diversion from the main pattern but as a definitive break in the patterns of the post-Cold War world. In my view, the post-Cold War world ended in 2008, with the financial crisis and the Russo-Georgian war. We are in a new era, as yet unnamed, and we are seeing the first breaks in the post-Cold War pattern.

 

I have argued in previous articles and books that there is a divergent interest between the European countries on the periphery of Russia and those farther west, particularly Germany. For the countries on the periphery, there is a perpetual sense of insecurity, generated not only by Russian power compared to their own but also by uncertainty as to whether the rest of Europe would be prepared to defend them in the event of Russian actions. The V4 and the other countries south of them are not as sanguine about Russian intentions as others farther away are. Perhaps they should be, but geopolitical realities drive consciousness and insecurity and distrust defines this region.

 

I had also argued that an alliance only of the four northernmost countries is insufficient. I used the concept "Intermarium," which had first been raised after World War I by a Polish leader, Joseph Pilsudski, who understood that Germany and the Soviet Union would not be permanently weak and that Poland and the countries liberated from the Hapsburg Empire would have to be able to defend themselves and not have to rely on France or Britain.

 

Pilsudski proposed an alliance stretching from the Baltic Sea to the Black Sea and encompassing the countries to the west of the Carpathians -- Czechoslovakia, Hungary, Romania and Bulgaria. In some formulations, this would include Yugoslavia, Finland and the Baltics. The point was that Poland had to have allies, that no one could predict German and Soviet strength and intentions, and that the French and English were too far away to help. The only help Poland could have would be an alliance of geography -- countries with no choice.

 

It follows from this that the logical evolution here is the extension of the Visegrad coalition. At the May 12 defense ministers' meeting, there was discussion of inviting Ukraine to join in. Twenty or even 10 years ago, that would have been a viable option. Ukraine had room to maneuver. But the very thing that makes the V4 battle group necessary -- Russian power -- limits what Ukraine can do. The Russians are prepared to give Ukraine substantial freedom to maneuver, but that does not include a military alliance with the Visegrad countries.

 

An alliance with Ukraine would provide significant strategic depth. It is unlikely to happen. That means that the alliance must stretch south, to include Romania and Bulgaria. The low-level tension between Hungary and Romania over the status of Hungarians in Romania makes that difficult, but if the Hungarians can live with the Slovaks, they can live with the Romanians. Ultimately, the interesting question is whether Turkey can be persuaded to participate in this, but that is a question far removed from Turkish thinking now. History will have to evolve quite a bit for this to take place. For now, the question is Romania and Bulgaria.

 

But the decision of the V4 to even propose a battle group commanded by Poles is one of those small events that I think will be regarded as a significant turning point. However we might try to trivialize it and place it in a familiar context, it doesn't fit. It represents a new level of concern over an evolving reality -- the power of Russia, the weakness of Europe and the fragmentation of NATO. This is the last thing the Visegrad countries wanted to do, but they have now done the last thing they wanted to do. That is what is significant.

 

Events in the Middle East and Europe's economy are significant and of immediate importance. However, sometimes it is necessary to recognize things that are not significant yet but will be in 10 years. I believe this is one of those events. It is a punctuation mark in European history.

 

This report republished with the permission of Stratfor, www.stratfor.com

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