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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 18:50
DCNS propose ses sous-marins Scorpène dotés de missiles de croisière à la Pologne

 

2 septembre 2014 par ActuNautique.com

 

La Pologne, travaille sur un appel d'offre ans le secteur de l'armement, qui reflète bien son inquiétude par rapport à l'attitude russe.

 

La crise en Ukraine et l'imprévisibilité de ses dirigeants ont pour corollaire de faire des heureux : les acteurs du secteur de l'armement.

 

La Suède vient ainsi d'accélérer le renouvellement de ses sous-marins (A26) et l'achat de 60 nouveaux chasseurs Saab, sans participation de la Suisse à leur financement et un peu plus au sud, c'est désormais la Pologne, membre de l'Otan, qui travaille sur "le marché du siècle" dans ce domaine.

 

Car le pays est l'un  des rares à ne pas avoir connu de crise économique depuis 2008 et l'un des seuls à ne pas avoir rogné son budget de la défense, gravé dans la loi à 2% du budget, une démarche à faire pâlir d'envie les officiers français.

 

Le gouvernement polonais travaille ainsi actuellement sur quatre appels d'offres importants, deux dans le domaine des hélicoptères, un dans celui des systèmes d'interception sol-air et le quatrième dans celui des sous-marins.

 

Dans ce dernier cas, la Pologne, dans le cadre de son programme Orka, souhaite acquérir 3 sous-marins diesel-électriques afin de modernier sa flotte de la Baltique, pour des livraisons prévues en 2019, 2022 et 2030.

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 16:50
Jean-Yves le Drian et son homologue polonais Tomasz Siemoniak, à l’ouverture du salon MSPO (crédits Guillaume Belan)

Jean-Yves le Drian et son homologue polonais Tomasz Siemoniak, à l’ouverture du salon MSPO (crédits Guillaume Belan)

 

2 septembre, 2014 Guillaume Belan

 

La France à l’honneur

 

Le salon polonais d’armement MSPO (Międzynarodowy Salon Przemysłu Obronnego) a ouvert ses portes à Kilce le lundi 1er septembre, à 200 km au sud de Varsovie. Cette année, l’invitée d’honneur est la France. Jean Yves Le Drian, a donc fait le déplacement malgré un épais brouillard qui a retardé son arrivée et bousculé sa visite sur le pavillon français, hier. Pour sa 22ème édition, MSPO fait le plein, et enregistre une participation en forte hausse : 54 délégations officielles venues de 38 pays visiteront les 25 000 m2 sur lesquels sont installés près de 500 exposants issus de 27 pays. Soit une forte hausse comparé à l’édition 2013. Il faut dire que la Pologne est un marché particulièrement intéressant et dynamique. En fait, le seul pays européen qui se réarme, soutenu par une crise ukrainienne qui inquiète, alors que le reste de l’Europe désarme. « La France comprends les inquiétudes de la Pologne, elle les partage » a annoncé le ministre de la défense français lors de l’ouverture du salon polonais, relevant un « fort resserrement des liens en matière de défense » entre les deux pays. Reste que Varsovie voit d’un mauvais œil la vente du BPC Mistral à la Russie. Une livraison qui pourrait bien plomber les prospects français dans le pays, malgré les assurances de Jean-Yves le Drian que la France considère le lien qui l’unit avec la Pologne « comme un partenariat sur le long terme, dans une dépendance mutuelle consentie ».

 

Plus de 33 milliards d’euros sur 10 ans

 

Varsovie a lancé un processus de modernisation massif de ses forces, avec un budget qui fait bien des envieux: 33,5 milliards d’euros (139 milliards de zlotys) d’ici à 2020 pour la seule partie équipement. Pour les industriels, les prospects sont légions et de nombreux français ont fait le déplacement.

 

Airbus helicopters présente le tandem Caracal et Tigre avec des équipages français qui reviennent d’opex (crédits: G Belan)

Airbus helicopters présente le tandem Caracal et Tigre avec des équipages français qui reviennent d’opex (crédits: G Belan)

 

Déjà d’importantes compétitions sont lancées. Hélicoptères de transport, d’attaque pour lesquels Airbus tente de placer son tandem Caracal et Tigre pour respectivement 70 et 30 hélicoptères. En face l’AW149 d’AgustaWestland, qui bénéficie de sa filiale polonaise, PZL-Swidnik, racheté il y a quelques années et de Sirkosky qui s’appuie lui sur l’industriel PZL Mieliec, racheté en 2007. Autre décision attendue l’année prochaine, celle de la défense aérienne où MBDA et Thales présente le système SAMP/T basé sur le radar Arabel de Thales et le missile Aster de MBDA. En face le Patriot PAC-3 américain. Mais les prospects ne s’arrêtent pas là : sous-marins avec le Scorpene de DCNS, drones pour Sagem, Airbus defence ou Thales, plateforme terrestre pour le Hawkei de Thales, munitions et tourelles aussi avec le Bonus de Nexter et la T40… (FOB reviendra sur certains de ces sujets). La plupart des industriels français sont sur le pieds de guerre, et espèrent réinvestir un pays qui, traditionnellement achète très peu français (dans les 50 millions d’euros de prises de commandes entre 2007 et 2012) alors que les américains sont très présents, et espèrent tirer profit de leur forte implication sur la crise ukrainienne.

 

Restructuration polonaise

 

La défense polonaise a entamé un important virage. Outre le contexte compliqué de la crise ukrainienne, qui réveille d’inquiétants souvenirs, Varsovie, sous l’impulsion de son président Bronislaw Komorowski est entré dans une phase profonde restructuration depuis 2013 : amélioration des structures de commandement et de contrôle, modernisation des équipements et regroupement industriel national avec la volonté de monter en gamme pour les industriels nationaux. Ce qui rend compliquées les choses, à la fois pour les polonais qui doivent mener plusieurs fronts simultanément, mais aussi pour les industriels étrangers qui doivent se plier à des conditions d’offset et de transferts de technologies très importants, un processus baptisé « polonisation ». Un pays donc difficile d’accès mais qui a entamé un virage de modernisation massif et qui devrait devenir un partenaire européen de premier plan en matière de défense.

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 11:50
from L to R SA342 Gazelle EC665 Tiger AS532 Cougar and EC725 Caracal - Crédits Jérôme Maire

from L to R SA342 Gazelle EC665 Tiger AS532 Cougar and EC725 Caracal - Crédits Jérôme Maire

 

01-09-2014 Par Vincent Lamigeon – Challenges.fr

 

Seul pays européen dont le budget militaire augmente tous les ans, la Pologne est un champ de bataille majeur pour l'industrie française. Airbus, Thales, DCNS sortent l'artillerie lourde face aux Américains.

 

Ils sont venus, ils sont tous là. Géants américains de la défense (Sikorsky, Raytheon), champions européens de l’armement (Airbus Helicopters,Airbus Defence and Space, Thales, MBDA, DCNS, Nexter...), tous ont bravé l'épais brouillard matinal de Kielce, morne bourgade à l'architecture soviétique à 200km au sud de Varsovie, pour participer au salon MSPO (1er au 4 septembre), le grand raout polonais de l’armement. Même le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a fait le déplacement pour soutenir des industriels français, pour une édition 2014 dont la France est l'invitée d'honneur.

 

La Pologne, nouvelle place forte de la défense européenne ? On pourrait appeler cela l'«effet Donald Tusk». Dans une Europe qui ne cesse de réduire ses dépenses militaires, le premier ministre polonais, futur président du conseil européen, a fait le choix inverse. Fort d'un bilan économique solide - la Pologne est le seul pays européen à avoir échappé à la récession de 2009, Tusk augmente le budget militaire tous les ans (7,7 milliards d’euros en 2013, en croissance de 2%), et a même lancé un plan de modernisation des forces armées de 33,6 milliards d’euros d'ici à 2022. Un chiffre énorme qui interpelle : certains spécialistes assurent que des choix devront être faits dans les équipements commandés.

Soutenu par Jean-Yves Le Drian, qui a rencontré Donald Tusk le 31 août, le camp français mène en tout cas la bataille sur tous les fronts. Airbus Helicopters est opposé à l’américain Sikorsky et à l’italien AgustaWestland pour un contrat de 70 hélicoptères lourds estimé à 3 milliards d’euros, et devrait aussi participer à un appel d’offres pour 32 hélicoptères d’attaque. Le groupe naval DCNS, opposé à l'allemand TKMS, espère placer trois sous-marins Scorpène. Le consortium Eurosam (MBDA-Thales) vise, lui, un énorme contrat de défense anti-missiles, pour lequel il est en finale face à l'américain Raytheon, favori avec ses missiles Patriot. "C'est le projet le plus important de défense aérienne en Europe", souligne le PDG de MBDA, Antoine Bouvier.

 

Un assemblage local pour Airbus Helicopters

Les champions français ont-ils une chance dans ce pays connu pour son atlantisme, qui avait préféré les F-16 américains aux Mirage 2000-5 français ? A voir. La Pologne boude l'armement français depuis quelques années, avec moins de 55 millions d'euros de commandes de 2007 à 2011, soit une demi-Rafale à peine. Challengers, les groupes français mettent l'accent sur le retour industriel sur le sol polonais en cas de victoire. "Il est temps de voir la Pologne rejoindre les quatre pays «domestiques» d'Airbus Group [les quatre fondateurs, France, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni] en termes d'implantations industrielles", martèle ainsi Guillaume Faury, le patron d'Airbus Helicopters. En cas de victoire, l'hélicoptériste installerait ainsi les lignes d'assemblage des Caracal et Tigre commandés par Varsovie. "Ces appels d'offres peuvent être un catalyseur pour accélérer notre déploiement en Pologne, même si nous investirons de toute façon", pointe Marwan Lahoud, numéro deux d'Airbus Group.

Même stratégie pour Turbomeca, le fabricant des moteurs des appareils. "Nous voulons que la Pologne devienne un véritable hub, avec la production des moteurs, d'équipements de puissance et d'optronique", assure Olivier Andriès, le PDG de la filiale de Safran, qui évoque une extension de l'usine polonaise du groupe (Hispano-Suiza) et un possible nouvel investissement industriel dans les boîtes de transmission, via une coentreprise avec le britannique Rolls-Royce.

 

La crise ukrainienne change la donne 

Le problème, c'est que la concurrence part avec un temps d'avance en termes d'implantation locale. L'hélicoptériste américain Sikorsky avait racheté dès 2007 le groupe local PZL Mieliec, qui produit depuis la version export du légendaire Black Hawk, le S-70i. UTC, la maison-mère de Sikorsky, affiche une présence impressionnante dans le pays, avec 10.000 salariés sur place. Quant à l'italien AgustaWestland, il avait mis la main en 2010 sur un autre champion local, le fabricant polonais d'hélicoptères PZL-Swidnik, et s'appuie sur 3.500 salariés, quand Airbus Helicopters part quasiment de zéro. "Cela peut être un argument : les concurrents ne feraient qu'utiliser leur présence locale, nous serions les seuls à vraiment embaucher et installer des usines" , assure-t-on côté français.

Si Jean-Yves Le Drian a réussi à instaurer une relation de confiance avec son homologue Thomasz Siemoniak, le contexte diplomatique n'est pas idéal : "Les Polonais ont une vraie envie d'Europe, ils étaient prêts à faire un grand pas, mais avec la crise ukrainienne, la tentation est grande de se mettre sous le parapluie américain", assure un industriel français. "Il est probable que les Polonais répartiront le gâteau entre les groupes américains et européens, avance Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l’Iris. Mais la part européenne peut aussi aller aux Italiens ou aux Allemands... »

 

"La question du Mistral pollue les négos"

Car la France part avec un véritable boulet au pied : le maintien des livraisons des deux porte-hélicoptères de type Mistral à la Russie, qui irrite passablement Varsovie. Certes, le ministre de la défense polonais Thomasz Siemoniak, un des successseurs possibles de Donald Tusk, a assuré ce matin qu'il n'y a "pas de lien" entre cette question diplomatique et les appels d'offres en cours, qui seront "examinés du point de vue de l'offre industrielle et technologique".

Jean-Yves Le Drian assure aussi que la décision définitive de livrer ou non les Mistral ne sera pas prise avant novembre, et qu'elle dépendra du nouveau paquet de sanctions contre la Russie en cours de définition au niveau européen. Mais le contexte n'est clairement pas idéal. "La question du Mistral pollue les négociations", reconnaît un industriel. L'eldorado polonais va devoir se gagner avec les dents.

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 11:50
Modernisation de l'armée polonaise : la crise en Ukraine fragilise les positions françaises

 

02/09 Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Airbus, MBDA ou encore Thales sont en lice sur les méga appels d'offres de Varsovie. Washington déploie sa diplomatie et la vente des BPC à la Russie joue contre la France.

 

Airbus pour les hélicoptères, le tandem MBDA/Thales pour la défense anti-missile ou encore DCNS pour les sous-marins : les grands noms de l'armement français sont mobilisés comme jamais pour tenter de remporter quelques uns des grands appels d'offres en cours ou en préparation en Pologne, Varsovie ayant fait de la modernisation de son armée une priorité nationale. Tous ont mis le paquet au salon MSPO près de Kielce, dans le sud du pays, qui a ouvert lundi. La Pologne a lancé un « vaste effort de modernisation de son armée, et de montée en puissance de son industrie. C'est un projet que l'on partage », a déclaré Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense venu réaffirmer le soutien de la France, invitée d'honneur de cette 22e édition, envers son allié de l'Est.

 

Las, le contexte régional, marqué par l'agravation de la crise en Ukraine, fragilise les positions hexagonales face aux Etats-Unis. « Washington déploie son rouleau diplomatique », constate, amer, un responsable, sous couvert d'anonymat. L'Ukraine, « c'est LE gros caillou dans notre chaussure », reconnaît un autre. Qui plus est, les Raytheon et autres Sikorsky sont fortement soupçonnés de faire du dumping, comme souvent. « Il va falloir faire un très gros effort sur les prix », déplore, désabusé, un troisième. Enfin, la livraison des navires BPC à la Russie n'arrange pas vraiment les chances française, comme le reconnaît a demi-mot Thomasz Siemoniak, ministre polonais de la Défense.

 

Entre parapluie américain et préférence européenne

 

Bref, malgré l'excellence des relations bilatérales, cela va être dur de convaincre Varsovie de se passer du parapluie américain pour jouer la préférence européenne. Et ce d'autant plus que Washington préparerait une offre globale incluant tous les matériels en jeu, comme cela a été le cas au Qatar. Pour autant, vu les milliards de dollars en jeu, le camp français est décidé à jouer sa carte à fond en mettant en avant le même argument : chaque appel d'offre est l'occasion de faire de la Pologne un véritable partenaire industriel en installant sur place bureaux d'études, ligne d'assemblage et centre de maintenance, le tout à grand renfort de transfert de technologie et fort du soutien plein et entier des autorités françaises. « Nous sommes prêts à partager comme jamais », a assuré Antoine Bouvier, le PDG de MBDA, à Thomasz Siemoniak à qui il a vanté les vertus de son système anti-missile SAMP/T, arrivé en finale face au Patriot de Raytheon. « C'est une opportunité unique pour la Pologne d'être leader dans ce domaine », a-t-il ajouté un peu plus tard lors d'une conférence de presse. L'argument portera-t-il au moment où Washington déploie des batteries de Patriot en Pologne pour protéger son allié ? Pas sûr.

 

« Il est temps pour la Pologne de rejoindre les pays stratégique d'Airbus Group », a pour sa part déclaré Guillaume Faury, le PDG d'Airbus Helicopters. L'ex-Eurocopter n'a pas vraiment le choix : les grands appels d'offres militaires sont rares, et celui de la Pologne en fait partie. Mais elle part de loin : quelques centaines d'emplois dans le pays (majoritairement chez son partenaire Safran), quand UTC (maison mère de Sikorsky) emploie au moins 2.000 salariés dans l'aéronautique et a localisé dans le pays la chaîne d'assemblage de ses Black Hawk destinés à l'export. Et que dire de l'Italien AgustaWestland qui, ayant racheté il y a quelques années le seul fabricant local d'hélicoptères polonais, en revendique 3.500...

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 19:50
Armement : la Pologne va-t-elle faire payer à la France les livraisons des Mistral à la Russie ?

 

31/08/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Au moment où le salon de l'armement de Kielce s'ouvre lundi, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian sera en Pologne pour défendre les intérêts des groupes d'armement tricolores dans un contexte géopolitique compliqué pour la France avec la crise ukrainienne.

 

C'est à Kielce, petite ville touristique tranquille du sud de la Pologne, que la plupart des grands patrons de l'industrie d'armement française vont faire leur rentrée à l'occasion du salon de défense MSPO Expo (1er au 4 septembre). Pourquoi un tel engouement des groupes français pour Kielce ? Parce que la France est cette année l'invitée d'honneur du salon et surtout, les industriels tricolores sont engagés dans trois très importantes campagnes commerciales : renouvellement de la flotte d'hélicoptères de transport (70 appareils), puis d'attaque (32) des forces armées polonaises, acquisition d'un système de défense aérienne et, enfin, de trois sous-marins à propulsion conventionnelle.

Dans ce cadre, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian fait un déplacement de deux jours en Pologne où il rencontrera plusieurs fois son homologue polonais, Thomasz Siemoniak. Après avoir visité la base aérienne de Malbork, il dînera dimanche soir avec le ministre de la Défense polonais au château de Malbork. Puis, il rencontrera lundi le Premier ministre Donald Tusk, qui a été choisi samedi pour présider le Conseil européen, lors d'une cérémonie militaire commémorant le début de la seconde guerre mondiale. Enfin, il inaugurera le salon de Kielce, en présence de Thomasz Siemoniak et d'une belle délégation de PDG de groupes français, notamment Guillaume Faury (Airbus Helicopters), Olivier Andriès (Turbomeca), Antoine Bouvier (MBDA) et Patrice Caine, numéro deux de Thales.

 

Contexte géopolitique compliqué

La crise entre l'Ukraine et la Russie sera-t-elle fatale en Pologne à la France, qui a pris la décision de livrer les deux porte-hélicoptères Mistral vendus en 2011 à la marine russe ? Les différentes sources interrogées par la Tribune sont inquiètes. "La France a choisi de sauvegarder ce contrat, explique-t-on à Paris. La Pologne va-t-elle faire payer à la France le prix de ces livraisons ? Cela pèse lourd dans les relations franco-polonaises". D'autant que l'Ukraine est pour la Pologne un enjeu stratégique. Parallèlement, les relations entre Varsovie, membre de l'Alliance atlantique (OTAN), et Moscou sont à l'heure actuelle très chaotiques, le gouvernement polonais se montrant l'un des plus critiques à l'égard des événements se déroulant sur le sol ukrainien Le nouveau président du conseil européen, Donald Tusk s'était prononcé pour des sanctions efficaces à l'égard de Moscou à la suite des opérations russes en Ukraine.

Le salon de Kielce et les entretiens de Jean-Yves Le Drian avec les responsables politiques polonais, très inquiets des intentions de la Russie en Ukraine, devrait donner le ton des relations entre les deux pays entachées par le dossier des Mistral. Et donc donner des indications sur les chances de réussite des industriels français.

 

De nouvelles relations entre la France et la Pologne

De façon générale, la Pologne a jusqu'ici royalement ignoré les industriels de l'armement français, notamment Dassault Aviation en 2002 préférant les F-16 de Lockheed Martin aux Mirage 2000. Ainsi, sur la période 2007 et 2011, Varsovie, qui achète américain, allemand ou israélien, n'a commandé à l'industrie tricolore que pour 54,7 millions d'euros d'équipements militaires, selon le rapport au Parlement sur les exportations d'armement de la France publié en octobre 2012. C'est peu, très peu.

Mais à partir de 2008, la France a commencé un très gros travail de séduction après avoir noué sous la présidence de Nicolas Sarkozy un partenariat stratégique entre les deux pays. Un travail qui a été poursuivi par François Hollande et Jean-Yves Le Drian, qui ont été très régulièrement en contact avec leurs homologues polonais. De nouvelles relations qui ont permis lors de la dernière visite de François Hollande en Pologne en novembre 2013 de lancer un programme de coopération très détaillé dans plusieurs domaines, dont la défense et l'armement.

 

Renforcement de la coopération dans la défense et l'armement

Dans ce programme de coopération, les deux pays doivent identifier des intérêts partagés en matière de défense et de sécurité, grâce au dialogue stratégique commun renforcé, notamment par la mobilisation des directions des ministères de la défense, des états-majors, des structures d'acquisition d'armements...

Trois LoI (Letter of Intent) ont été signées le 29 novembre 2013 entre les deux ministres de la défense, Jean-Yves Le Drian et Tomasz Siemoniak. Elles concernent les secteurs naval (sous-marins et corvettes), aéroterrestre (hélicoptères et équipements terrestres) et aérospatial (spatial, avions ravitailleurs, avions de transport et défense sol-air).

 

La puissance américaine

Mais la puissance américaine pourrait emporter la volonté des Polonais de s'ouvrir un peu plus à l'Europe en général et à la France en particulier dans le domaine de l'armement. "Vu des Polonais, les Etats-Unis, c'est leur assurance tous risques", observe un grand patron français. C'est donc peut-être un match déséquilibré que livre en Pologne la France face aux Etats-Unis. Ainsi, le constructeur Sikorsky, par ailleurs très présent sur le plan industriel en Pologne, est en compétition face à Airbus Helicopters, et le missilier Raytheon (missile Patriot), est un rival très sérieux pour Eurosam (MBDA et Thales), qui propose le système SAMP/T armé du missile Aster 30.

Les Etats-Unis, qui sont à la pointe des critiques et des sanctions contre la Russie, avaient projeté dès la mi-août d'augmenter les effectifs de l'US Army en Pologne. Le 14 août dernier, le commandant des forces américaines en Europe s'était rendu en Pologne pour évoquer ce projet. Devant l'aggravation de la situation, les Etats-Unis ont décidé jeudi d'envoyer des chars et des soldats en Europe de l'Est pour tenter de rassurer leurs alliés de l'Otan, ont indiqué ce jeudi des responsables du Pentagone. Environ 600 soldats de la 1ère brigade de la 1ère division de cavalerie doivent être déployés en octobre en Pologne et dans les pays baltes pour des exercices avec des membres de l'Alliance atlantique. Les soldats de cette brigade dite des "Chevaux de fer" (Iron Horse) basée à Fort Hood, au Texas (sud), seront déployés avec des chars M-1 Abrams et des véhicules d'infanterie.

La Pologne et les Etats-Unis ont signé début juillet un accord sur la mise en place d'un bouclier antimissile révisé, malgré les objections de la Russie. Cet accord permet aux deux pays de stationner des intercepteurs de missile américains en territoire polonais afin de défendre le pays contre d'éventuelles menaces de l'Iran ou d'autres parties du monde.

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 19:50
Drones tactiques : Thales en course pour équiper la Pologne

Le drone Watchkeeper de Thales volera-t-il dans le ciel polonais (Crédits : Thales crédit Richard Seymour)

 

29/08/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La Pologne est tout près de lancer un appel d'offre pour équiper ses forces armées de drones tactiques. Thales UK ainsi que les groupes israéliens (Elbit et IAI), italien Selex et sud-africain Denel sont dans les starting-blocks.

La Pologne est sur le point de lancer un appel d'offre pour l'acquisition d'un drone de reconnaissance tactique. Probablement au moment du salon de l'armement MSPO de Kielce (1er au 4 septembre) où la France est l'invitée d'honneur dans un contexte politique compliqué avec la prochaine livraison en plein coeur de la crise ukrainienne du premier des deux porte-hélicoptères de DCNS vendus à la Russie. En tout cas, le ministère de la Défense polonais souhaite lancer un appel d'offre (Request for proposal, RFP) au mois de septembre pour ce type de drones, qui disposera de fonctions d'observation. La Pologne semblerait ainsi exclure les drones MALE de la compétition.

Selon nos informations, Thales, qui a participé au dialogue technique l'an dernier, est très intéressé par cette compétition. Le groupe d'électronique propose logiquement via sa filiale Thales UK le système de drone britannique Watchkeeper, qui a été mis en service en mars dernier dans l'armée britannique et qui dispose de fonctions ISR (Intelligence, Surveillance et Reconnaissance). La filiale britannique du groupe tricolore devrait rencontrer une très vive compétition dans le cadre de cet appel d'offre. Les groupes israéliens Elbit et IAI (Israel Aerospace Industries), en général très présents en Pologne, ainsi que l'italien Selex et le sud-africain Denel, qui ont également participé au dialogue technique, devraient concourir. Enfin, Sagem (groupe Safran) avec le Patroller, qui peut être armé, pourrait également participer à la compétition. Recevra-t-il le RFP alors qu'il n'a pas participé au dialogue technique ? A suivre...

 

Un drone armé

Quels sont les besoins de l'armée polonaise ? Le ministère, qui souhaite avoir un drone tactique en service avant 2017, veut pouvoir armer son système. Thales pourrait proposer d'armer le Watchkeeper avec son missile Lightweight Multi-role Missile (LMM), un missile air-sol courte-portée guidé par laser conçu et fabriqué au Royaume-Uni par Thales UK. En outre, Varsovie veut développer son industrie de défense à travers les appels d'offres lancés via des transferts de technologies. Ce sera aussi le cas pour le drone tactique.

Dans le cadre de son plan de modernisation, la Pologne souhaite se doter d'une flotte de drones complète d'ici à 2022. Soit une centaine de drones de toute catégorie (tactique, MALE et voilure tournante). A ce jour, les forces armées n'ont que des petits drones de très courte portée en service dans l'artillerie et les forces spéciales.

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 07:57
Armement : quelles sont les armes de la France pour séduire la Pologne ?

Le système de défense aérienne (MBDA et Thales) est l'un des équipements de haute technologie que la France propose à la Pologne. C'est aussi le cas des hélicoptères Caracal et Tigre (Airbus Helicopters) ainsi que les sous-marins Scorpène (DCNS)

 

01/09/2014 Michel Cabirol - Latribune.fr

 

Les industriels français sont en compétition pour quatre grands appels d'offre en Pologne : 70 hélicoptères de transport Caracal et 32 d'attaque Tigre (Airbus Helicopters), trois sous-marins Scorpène (DCNS) et huit systèmes de défense aérienne SAMP/T (MBDA et Thales).

 

C'est ce lundi que s'ouvre le salon MSPO Expo à Kielce (Pologne) premier rendez-vous de la rentrée pour les industriels de la défense du monde entier après la trêve estivale. Un rendez-vous très important pour les industriels tricolores, qui sont engagés dans trois campagnes commerciales d'envergure : renouvellement de la flotte d'hélicoptères de transport (70 appareils), puis d'attaque (32) des forces armées polonaises, acquisition d'un système de défense aérienne et, enfin, de trois sous-marins à propulsion conventionnelle. Un rendez-vous toutefois compliqué pour la France en raison de la crise ukrainienne qui doublonne avec la livraison des deux Bâtiments de commandement et de projection (BPC) de type Mistral (DCNS) à la Russie.

Pour autant, les industriels de l'armement français ont remis de belles propositions pour convaincre Varsovie de s'offrir enfin des matériels tricolores. Et les Polonais ont vraiment tout à gagner sur le volet industriel à choisir du "Made in France". Car pour les séduire, les industriels français ont joué à fonds le jeu de la coopération industrielle. Souvent bien plus que leurs rivaux américains (défense aérienne) et allemands (sous-marins). Aussi bien Airbus Helicopters que DCNS et le GIE Eurosam (MBDA et Thales) ont inclus dans leur offre une participation industrielle substantielle des groupes de défense polonais à condition bien sûr de remporter les contrats. Enfin, il est très improbable que la Pologne ne choisisse pour les trois compétitions que des groupes tricolores, qui se livrent donc entre eux à une rivalité franco-française acharnée.

Face à la crise ukrainienne, le gouvernement polonais a décidé d'accélérer un certain nombre d'opérations d'acquisitions. C'est le cas pour les hélicoptères d'attaque et le système de défense aérienne de moyenne portée. Auparavant, Varsovie avait décidé de lancer un plan très ambitieux de modernisation de son armée (2013-2022) et a prévu de consacrer 33,6 milliards d'euros pour la rééquiper. Contrairement aux autres pays européens, la Pologne, membre de l'Otan depuis 1999 et de l'Union européenne depuis 2004, n'a rien sacrifié de son budget Défense à la crise. En vertu d'une loi de 2001, ce budget reste fixé à 1,95 % du PIB. En 2014, il s'élève à 32 milliards de zlotys (7,7 milliards d'euros), dont plus du quart est consacré à la modernisation. Récemment, le président polonais Bronislaw Komorowski s'est engagé à porter le budget défense de son pays à 2 % du PIB.

 

Airbus Helicopters a misé gros sur la Pologne

La compétition : l'armée polonaise souhaite acquérir 70 hélicoptères de transport pour un montant estimé entre 2,5 et 3 milliards d'euros. "C'est le contrat de la décennie en Europe", estime-t-on chez Airbus Helicopters. Les trois compétiteurs - l'italien AgustaWestland (AW149), Airbus Helicopters (Caracal ou EC725) et l'américain Sikorsky (S-70) - doivent remettre fin septembre leur proposition. Une décision est attendue fin 2014, voire début 2015. La compétition se jouerait entre le Caracal et le S-70, explique-t-on à La Tribune. Les PDG d'Airbus Helicopters (Guillaume Faury) et de Turbomeca (Olivier Andriès) feront lundi une conférence commune.

Ce que propose Airbus Helicopters : Après avoir pris du retard à l'allumage en Pologne, le constructeur franco-allemand a mis les gaz pour rattraper ses concurrents partis plus vite et déjà bien installés en Pologne. La filiale d'Airbus Helicopters souhaite que la Pologne devienne l'un de ses piliers pays au même titre que la France et l'Allemagne. Ainsi, le PDG d'Airbus Helicopters Guillaume Faury compte jouer la carte européenne et démontrer que cet appel d'offres peut déboucher sur des partenariats plus globaux. "Nous sommes convaincus de la capacité d'Airbus Group de proposer des produits mais aussi d'offrir l'opportunité pour l'industrie polonaise de prendre part à un rôle plus important, de participer à l'avenir à des programmes d'envergure, que ce soit des programmes militaires ou civils, que le groupe Airbus lance et développe par nature", avait expliqué son PDG, Guillaume Faury, lors du salon de Farnborough en juillet.

Dans le cadre de la campagne stratégie, le constructeur basé à Marignane a signé en 2013 un accord industriel avec le polonais WZL 1. Cette entreprise basée à Lodz et spécialisée dans la maintenance aéronautique assemblera le Caracal si le constructeur franco-allemand gagne la compétition. De son côté, le motoriste et partenaire d'Airbus Helicopters dans cet appel d'offre, Turbomeca (groupe Safran), installera également une chaîne d'assemblage pour les turbines de l'EC725. Safran a pour sa part une usine implantée à Sedziszow Malopolski dans le sud-est de la Pologne (Hispano-Suiza) et qui emploie plus de 500 personnes. Elle produit des pignons et des carters pour les transmissions de puissance et fait le montage. Elle produit des composants pour moteurs d'avions, d'hélicoptères et de nacelles.

En outre, l'armée polonaise a véritablement découvert les qualités de l'EC725 présenté par Airbus Helicopters à Kielce en 2012. Elle s'est montrée très intéressée par cet appareil, qui correspond bien à ses besoins opérationnels et qui a fait ses preuves au combat (combat proven) en Afghanistan, en Libye et au Mali même si dans ce pays du Sahel, les turbines ont souffert. Mais en règle général, l'EC725 s'est très bien comporté sur tous ces théâtres d'opération. Mieux en tout cas que les deux autres appareils en compétition.

Ce que propose la concurrence : AgustaWestland et Sikorsky ont également des accords industriels avec des groupes polonais s'ils remportent la compétition. Le groupe italien a racheté en 2010 l'usine de PZL à Swidnik (sud), qui produit des hélicoptères Sokol utilisés dans les opérations de sauvetage, la lutte contre les incendies et le transport, notamment militaire. Ils sont vendus en Pologne, en République tchèque et en Corée du Sud. Sikorsky Aircraft produit, quant à lui, dans son usine de Mielec (sud) sa nouvelle version de l'hélicoptère Black Hawk, S70i, destinée à l'exportation.

Extraballe : Pour ce qui ont perdu, une seconde chance d'offre à eux. Le ministère polonais de la Défense polonais a lancé début juillet un programme d'achat d'hélicoptères (une trentaine), estimé à près d'un milliard d'euros. Il pourrait équilibrer leur choix, comme au Qatar (hélicoptères de transport pour la France, d'attaque pour les Etats-Unis); Le lancement de cette opération a été avancé de quelques années à la suite de la crise en Ukraine. Airbus Helicopters concourt avec le Tigre contre l'Apache de l'américain Boeing et l'AW-129 Mangusta d'AgustaWestland. Les constructeurs intéressés avaient jusqu'au 1er août pour manifester leur volonté de participer à une étude du marché. Une demande d'informations (RFI) sera lancée mi-octobre et un appel d'offre (RFP) est attendu en 2015.

 

MBDA et Thales, l'offre qui ne se refuse pas ?

La compétition : la Pologne prévoirait de consacrer un budget de plus de 6 milliards jusqu'à 2022 à l'acquisition d'un ensemble de systèmes de missiles de courte et moyenne portée (défense aérienne). Le volet moyenne portée (programme Wisla) devrait s'élever à 4 milliards d'euros pour huit batteries. Et le match oppose l'industrie américaine (Raytheon avec le Patriot) à celle d'Europe (MBDA/Thales via le GIE Eurosam avec le système SAMP/T armé de missiles Aster 30).

Thales et Raytheon ont été retenus fin juin par Varsovie comme les deux seuls candidats encore en lice. Les offres du gouvernement israélien et du groupe américain Lockheed Martin n'ont pas été retenues. La Pologne devra donc choisir entre un achat sur étagère (États-Unis) et une coopération industrielle poussée avec l'Europe. Le PDG de MBDA Antoine Bouvier, et le numéro deux de Thales Patrice Caine feront une conférence commune à Kielce pour présenter leur offre, qui sera remise avant la fin du mois de septembre (offre définitive et ferme).

Ce que proposent MBDA et Thales : Bon élève, Eurosam a collé au plus près des demandes de la Pologne. Ainsi, le GIE propose le système SAMP/T, un système européen déjà opérationnel dans les pays de l'OTAN, donc compatible Alliance atlantique. Le SAMP/T bénéficie des dernières technologies, dont la capacité ATBM. En Turquie, faut-il rappeler qu'il est arrivé en deuxième position derrière le système chinois CPMIEC (China Precision Machinery Import-Export Corp.) mais devant les américains Lockheed Martin/Raytheon (PAC-3). Et comme les Polonais ont suivi avec beaucoup d'attentions le déroulement de cette compétition, le système SAMP/T a toutes ses chances en Pologne si l'on évacue le volet politique d'un tel appel d'offre.

D'ailleurs, ce sont les Polonais eux-mêmes qui ont demandé à Eurosam de concourir alors que le GIE n'avait pas été invité à participer en 2013 au dialogue technique. Clairement, les Polonais veulent aujourd'hui un système très vite opérationnel. Ce qui n'était pas le cas au début de la compétition. L'effet Ukraine ?

MBDA et Thales proposent un partenariat de haut niveau à la Pologne via un transfert de technologies (Tot) très élevé qui concerne aussi bien le missile que les fonctions Commande et Controle, les radars, les lanceurs et les communications (développement, production, intégration, tests, maintenance, formation...). Ce qui induira des milliers d'emplois à la clé pour Varsovie selon le degré du ToT négocié in fine. Ils proposent aussi un partenariat sur le long terme avec l'industrie polonaise, notamment la possibilité de rejoindre la feuille de route Aster grâce à la modernisation du système (Aster B1NT).

Si Eurosam gagne le contrat, les industriels français signeront des partenariats avec les groupes polonais Bumar PIT Radwar, Mesko et HSW filiales de la holding Polska Grupa Zbrojeniowa (PGZ). Des déclarations d'intention (Letter of Intent) ont déjà été signées. Thales a déjà une coopération étroite avec Radmor sur les postes de radio PR4G fabriqués en Pologne, ou encore la technologie IFF qui fait l'objet d'une coopération entre Thales et Radwar.

Enfin, les deux partenaires au sein d'Eurosam donnent, contrairement aux Américains, la maîtrise totale du système. Soit une indépendance opérationnelle de l'armée polonaise. Au-delà, la France propose un partenariat stratégique avec un choix d'un système européen pour participer à la construction de l'Europe de la défense et ne pas reposer uniquement sur les Etats-Unis.

Ce que propose Raytheon : Le groupe américain propose le système Patriot tel qu'il est, déjà déployés dans le nord de la Pologne, qui a en revanche spécifié que cet appel d'offre était indépendant du déploiement en 2018 d'un bouclier antimissile par les Etats-Unis. Les deux pays ont signé début juillet un accord sur la mise en place d'un bouclier antimissile révisé, malgré les objections de la Russie. Cet accord permet aux deux pays de stationner des intercepteurs de missile américains en territoire polonais afin de défendre le pays contre d'éventuelles menaces de l'Iran ou d'autres parties du monde.

 

DCNS, un travail de longue haleine pour convaincre Varsovie

La compétition : Varsovie veut acquérir dans le cadre du programme ORKA trois sous-marins pour un montant de plus de 1,8 milliard d'euros, dont le premier doit être livré en 2019, puis en 2022 et 2030. DCNS postule avec le Scorpène mais ThyssenKrupp Marine Systems AG (TKMS) reste le favori avec les U212A. Navantia (S-80) et les Coréens devraient également participer à la compétition. Longtemps, Varsovie a voulu procéder à une opération de gré à gré avec TKMS mais les Polonais y ont renoncé pour se conformer à la réglementation européenne.

Ce que propose DCNS : Le groupe naval a travaillé sur une offre très compétitive. DCNS propose notamment à la Pologne d'équiper les Scorpène du nouveau missile de croisière naval (MdCN) développé par MBDA. C'est clairement un plus par rapport aux offres concurrentes, notamment allemande. En outre, DCNS a offert à la Pologne, contrairement à TKMS, un transfert de technologies (ToT) ambitieux. C'est dans ce cadre que le groupe a signé en juillet un partenariat avec le groupe polonais MARS-Nauta, portant sur la construction et l'entretien en Pologne de sous-marins.

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 23:50
1st Cavalry soldiers headed to Poland, Baltics

U.S. Soldiers from 1st Brigade, 1st Cavalry Division travel in a Bradley Fighting Vehicles during Combined Resolve II on May 24, 2014. Photo James L. Brown U.S. Army

 

August 13, 2014 By Jon Harper Stars and Stripes

 

WASHINGTON — Approximately 600 soldiers from the Army’s 1st Brigade, 1st Cavalry Division will deploy to Poland and the Baltic States to help reassure European allies who feel threatened by Russian military moves, the Pentagon announced Wednesday.

The troops and their equipment — which include M-1 Abrams tanks, infantry fighting vehicles, and armored personnel carriers — will go to Europe in October for a three-month series of training exercises.

 

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 16:50
photo WZL-2 Military Aviation Works

photo WZL-2 Military Aviation Works

 

13 Aug 2014 By: Arie Egozi - FG

 

Deliveries of upgraded RAC MiG-29s to the Polish air force are continuing, and negotiations for a second batch may begin soon.

 

The upgrade is being performed by Poland's WZL-2 Military Aviation Works, and is based on a design and systems supplied by Israel Aerospace Industries. The modernisation package includes new avionics, cockpit instruments and an advanced debriefing system.

 

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 07:50
Ten Bid for Polish Combat Helicopter Deal

 

Aug. 09, 2014 defense-aerospace.com

(Source: Polish Radio; published Aug. 05, 2014)

 

Ten Bidders to Modernize Poland's Combat Helicopter Fleet

 

The Polish defence ministry has said that it is considering bids from 10 manufacturers of modern combat-ready helicopters, in an accelerated procedure after the outbreak of civil war in eastern Ukraine.

 

Although not naming the companies, the defence ministry has said in a statement that the bidding process involves “foreign and domestic companies offering both ready-made helicopters and components for assembly”.

 

The ministry's 'Operation Raven' is aimed at replacing Poland's ageing Mi-24 fleet of helicopters.

 

American-made Apache AH-64E aircraft, the European Eurocopter / Airbus Tiger helicopter or the British-Italian Agusta AW129 Mongoose are thought to be among the top runners in the bidding process.

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 18:35
Vietnam-Pologne : renforcement de la coopération dans la défense

Le ministre vietnamien de la Défense, Phung Quang Thanh et son homologue polonais Tomasz Siemoniak. (Photo/VNA)

 

07/08/2014 Vietnam +

 

Le ministre vietnamien de la Défense, le général Phung Quang Thanh, a reçu mercredi à Hanoi une délégation de haut rang du ministère polonais de la Défense conduite par son ministre Tomasz Siemoniak, en visite officielle au Vietnam jusqu’au 8 août.

 

Cette visite a pour objet d'intensifier la coopération Vietnam-Pologne dans la défense, ce qui contribuera, par ailleurs, à consolider et à développer les relations d’amitié et de coopération multiforme entre les armées comme entre les peuples des deux pays.

 

Lors de leur entretien qui a eu lieu le 6 août, les deux parties ont évalué les résultats de leur coopération, notamment en suite de la visite en 2013 en Pologne du ministre Phung Quang Thanh, et conformément au mémorandum de coopération bilatérale dans la défense convenu en 2010 par les deux ministères de la Défense.

 

Elles ont également discuté des futurs contenus et mesures de promotion de la coopération dans la défense, de questions régionales et internationales d’intérêt commun, de l'échange de délégations de divers échelons, ainsi que du prochain déploiement de crédits à taux préférentiel du gouvernement polonais.

 

De même, l’hôte et son invité ont été unanimes pour confier aux organes compétents de leurs pays l'élaboration de plans de coopération dans les secteurs de cette dernière comme, par exemple, l'industrie de la défense, les dialogues stratégiques au niveau vice-ministériel.

 

Le ministre polonais de la Défense Tomasz Siemoniak a précisé que son pays est prêt à partager ses expériences avec l’Armée populaire du Vietnam en vue de sa participation à des missions de maintien de la paix des Nations Unies... pour la paix, la stabilité, le développement et la prospérité dans la région comme dans le monde.

 

Lors de cette visite au Vietnam, la délégation de haut rang du ministère polonais de la Défense ira fleurir le Monument commémoratif des Héros morts pour la Patrie, visitera le mausolée du Président Ho Chi Minh, puis rendra visite à la division de l’Armée 308, au Commandement de la Marine du Vietnam, avant d'aller découvrir l’usine de construction navale Hong Ha du Département général de l’industrie de la défense

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 07:50
EDA Biological Reconnaissance and Defence Workshop


Warsaw - 22 July, 2014 European Defence Agency
 

A total of 40 participants from ten EU Member States (CZ, DE, ES, FR, HU, IT, NL, SE, PL, PT) and NO participated in the workshop in order to discuss Biological Reconnaissance and Defence, on the 9 and 10 July, Warsaw, Poland.

 

Biological threats are the most complex area of Chemical, Biological, Radiological and Nuclear (CBRN) defence. Addressing the need for effective means of detection, identification and monitoring for this type of threats, EDA is conducting a significant number of projects.

The biological workshop aimed to present the on-going work and the connections of the different projects, under EDA R&T and Capabilities/Armaments domains.

A system approach to the future Biological Defence capability is under development, integrating individual soldier protection, non-specialist units (tactical area protection), specialist units (operational area protection) and system integration.

Also, participating Member States presented their national biological programmes, on-going projects, developments and future expectations concerning the Biological challenge.

It was clear among participants that Biological issues are an important concern among Member States and that EDA forum is a good place for discussion and to find new opportunities for cooperation.

HU and PL enriched the workshop with live demonstrations and allowed participants to visit their 2nd generation Biological Laboratories

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 12:50
Malbork : mission d’identification pour les Mirage 2000

 

15/07/2014 Sources : EMA

 

Les 7 et 8 juillet 2014, deux Mirage 2000 de la permanence opérationnelle effectuée par la France au profit des pays Baltes dans le cadre de l’OTAN, ont décollé sur alerte réelle depuis la base aérienne de Malbork en Pologne.

 

Le 7 juillet, à 12h30, la sirène d’alerte a retenti. Sept minutes plus tard, les Mirage 2000 ont décollé afin d’identifier un aéronef survolant la mer baltique sans autorisation. L’appareil est entré dans l’espace aérien des pays Baltes sans plan ni autorisation de vol. A 12h50, les chasseurs ont rallié l’appareil au nord de la Pologne et l’ont identifié comme un Ilyouchine-20 (IL-20), un avion de reconnaissance russe. Après vérification de tous les critères manquants les chasseurs ont reçu l’ordre de rentrer à la base.

 

 Le 8 juillet une seconde mission est déclenchée par l’OTAN selon le même scénario que la veille, alors que les chasseurs rentrent de leur vol d’entrainement. Les mécaniciens et les armuriers ont à peine le temps de reconditionner les avions que la permanence est de nouveau déclenchée. Trois minutes après l’alerte, les chasseurs redécollent et interceptent à nouveau un IL-20 russe dans le même secteur que la veille. Une fois l’identification faite, les chasseurs ont escorté l’avion en limite de zone, puis ont passé le relais à une autre permanence opérationnelle.

 

 Ces identifications et interceptions s’inscrivent pleinement dans le cadre de la permanence opérationnelle mandatée par l’OTAN. La réactivité et le professionnalisme de l’équipe de permanence démontrent bien la capacité des militaires français à réaliser ce type de missions.

 

 Depuis le 6 mai 2014, un détachement français, composé d’une centaine de militaires et quatre avions de chasse, assure une mission de permanence opérationnelle (PO) au profit des Etats Baltes. Cette mission, effectuée sur demande de l’OTAN, s’inscrit dans le cadre des mesures de réassurance souhaitées par le Président de la République à l’égard des pays alliés face aux tensions régionales. Les avions français profitent de cette mission pour effectuer des exercices d’entraînement avec les avions polonais.

Malbork : mission d’identification pour les Mirage 2000
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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 12:50
Séminaire de réflexion stratégique IHEDN/BBN/BAKS

 

09.07.2014 IHEDN

 

Le troisième séminaire conjoint de réflexion stratégique entre le Bureau national de sécurité de la Présidence de la République polonaise (Biuro Bezpieczeństwa Narodowego - BBN) et l’IHEDN s’est déroulé à Varsovie le 2 juillet 2014. Pour la première fois, l’Institut fédéral allemand des hautes études de sécurité (Bundesakademie für Sicherheitspolitik -BAKS) y était associé. 

 

Il a été ouvert par le général de corps d’armée Jean-Marc Duquesne, directeur de l’IHEDN, le ministre Stanislaw Koziej, chef du Bureau national de sécurité et S. E. M. l’Ambassadeur Hans-Dieter Heumann, président de la BAKS.

 

Pour la France, des représentants du ministère des Affaires étrangères et du développement international, du ministère de la Défense et de think-tanks, ont participé à ces échanges.

 

Ce séminaire s’est inscrit dans une séquence resserrée de rencontres à haut niveau entre la France, la Pologne et l’Allemagne.

 

Il a donné lieu à des échanges de grande qualité portant sur la situation en Ukraine et l’avenir du partenariat oriental, l’Otan et également la politique de sécurité et de défense commune à la suite du Conseil européen de décembre 2013.

Séminaire de réflexion stratégique IHEDN/BBN/BAKSSéminaire de réflexion stratégique IHEDN/BBN/BAKS
Séminaire de réflexion stratégique IHEDN/BBN/BAKSSéminaire de réflexion stratégique IHEDN/BBN/BAKS
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 19:50
A. Fotyga préside sa première séance de la sous-commission Défense (crédit : Parlement européen)

A. Fotyga préside sa première séance de la sous-commission Défense (crédit : Parlement européen)

 

juil 8, 2014 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

Certains diplomates et collègues m’avaient prévenu… Anna Fotyga, la nouvelle présidente de la sous-commission Défense, est une « catastrophe ». Une « incompétente » disaient les plus charitables en termes choisis. Je préférais cependant laisser le bénéfice du doute à l’ancienne ministre des Affaires étrangères polonaise, du PiS, ne la connaissant pas personnellement. Ce « doute » a été rapidement levé. Dès les premières heures de la réunion de la sous-commission Défense, lundi, Anna Fotyga a révélé ce qu’elle était. Une eurodéputé totalement inconséquente, qui n’a pas sa place à ce poste.

 

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 11:50
Malbork : exercice bilatéral de défense aérienne

 

04/07/2014 Sources : EMA

 

Le 25 juin 2014, les pilotes français se sont entraînés avec les équipages polonais au cours d’une mission de « Combat Air Patrol » (CAP).

 

Depuis leur arrivée sur la base aérienne de Malbork le 6 mai 2014, les pilotes français s’entraînent régulièrement aux côtés des pilotes polonais.

 

Dans le scénario de l’exercice du 25 juin, deux avions Mirage 2000 français et deux avions MIG 29 polonais constituaient une force qui avait pour objectif de défendre un espace aérien défini. Deux autres MIG 29 polonais jouaient le rôle d’agresseurs.

 

L’exercice a été précédé d’un briefing complet des pilotes avec un important volet sur la sécurité en vol : altitudes de vol de chaque avion, consignes radio, formations de vol, etc…. La mission de combat air patrols’est déroulée par rotation entre les paires d’avions, chaque binôme Mirage 2000 / MIG 29 étant chargé alternativement de défendre la zone en interceptant les avions intrus. Les avions intrus ont à chaque fois été interceptés.

 

Une fois terminé, l’exercice a fait l’objet d’un débriefing dans la salle opérationnelle du détachement. Chaque avion étant équipé d’une balise GPS et d’un système d'enregistrement et de restitution des paramètres de mission (SERPAM), les profils de vol ont pu être visualisés et analysés. Le « leader » a décortiqué les réactions de chaque pilote. Les analyses de l’exercice ont permis aux pilotes d’identifier leurs erreurs et d’apporter des axes d’amélioration pour les prochains vols.

 

Depuis le 6 mai 2014, un détachement français, composé d’une centaine de militaires et quatre avions de chasse, assure une mission de permanence opérationnelle (PO) au profit des Etats Baltes. Cette mission, effectuée sur demande de l’OTAN, s’inscrit dans le cadre des mesures de réassurance souhaitées par le Président de la République à l’égard des pays alliés face aux tensions régionales. Les avions français profitent de cette mission pour effectuer des exercices d’entraînement avec les avions polonais.

Malbork : exercice bilatéral de défense aérienne
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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 17:50
Pologne : inauguration d’un monument en mémoire des soldats de la Grande Armée

 

02/07/2014 Sources : EMA

 

Le 21 juin 2014, le détachement français stationné sur la base aérienne de Malbork a répondu à l’invitation du colonel Etienne Champeaux, attaché de défense français en Pologne, pour participer à une cérémonie en mémoire des soldats de la Grande Armée à Wardęgowie, ville située au nord-ouest de la Pologne.

 

En présence du colonel Champeaux, de monsieur Piotr Żuchowski, vice-ministre de la culture, et des autorités locales, le détachement français a assisté à l’inauguration d’un monument érigé à la mémoire des soldats français morts au combat lors des campagnes de Prusse, de Pologne et de Russie entre 1806 et 1813. Lors de son discours, le colonel Champeaux a rappelé que les soldats français et polonais avaient combattu conjointement pour la liberté : « Ces batailles restent un symbole immortel de l’amitié franco-polonaise » a-t-il précisé. Un dépôt de gerbe a clôturé cette cérémonie.

 

Depuis son arrivée sur la 22e base aérienne tactique de Malbork, le détachement français s’attache à informer la population locale sur ses activités. Il n’hésite pas à répondre aux différentes sollicitations de la presse, des élus et des associations.

 

Depuis le 6 mai 2014, un détachement français composé d’une centaine de militaires et de quatre avions de chasse, assure une mission de permanence opérationnelle (PO) au profit des Etats Baltes. Cette mission, effectuée sur demande de l’OTAN, s’inscrit dans le cadre des mesures de réassurance souhaitées par le Président de la République à l’égard des pays alliés face aux tensions régionales. Les avions français profitent de cette mission pour effectuer des exercices d’entraînement avec les avions polonais.

Pologne : inauguration d’un monument en mémoire des soldats de la Grande Armée
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 16:50
La Pologne choisira entre Eurosam et Raytheon pour sa défense aérienne

Le système SAMP/T de MBDA proposé à la Pologne par le consortium Eurosam - photo MBDA

 

 01/07/2014 par Emmanuel Huberdeau – Air & Cosmos

 

Malgré un budget de la défense limité, la Pologne poursuit son effort de modernisation de ses capacités de défense. Le ministère de la défense a annoncé avoir retenu les offres de Raytheon et Eurosam pour la dernière phase de son programme d'acquisition d'un système de défense aérienne. Les offres de Lockheed Martin (Qui proposait le système Meads) et du gouvernement israélien sont donc rejetées.

Varsovie choisira entre le système Aster-30/SAMP/T du consortium Eurosam comprenant Thales et MBDA et le système Patriot proposé par Raytheon. Le vainqueur devrait être annoncé avant la fin de l'année.

 

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 07:50
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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 17:50
Pologne : les français invités à l’exercice Eagle Talon

 

20/06/2014 Sources : EMA

 

Du 9 au 13 juin 2014, le détachement français, stationné sur la base aérienne de Malbork, a été invité à participer à l’exercice bilatéral Pologne/Etats-Unis intitulé Eagle Talon.

 

Pour cet exercice, où s’entrainaient des aéronefs polonais et américains, les Français étaient invités pour mettre à profit leurs moyens et leurs expériences. Les pays participants avaient imaginé un scénario de combat aérien auquel ont participé deux Mirage français (un 2000 C et un 2000-5) en tant que « red » (forces ennemis) aux côtés de quatre MIG 29 polonais. Des SU22 polonais et des F16 américains formaient les forces coalisées : les « blue ».

 

Les scénarios se sont répétés sur cinq jours. Des moyens de contrôle aérien et des systèmes sol-air ont également été déployés pour le dispositif.

 

Les équipages français se sont relayés sur les départs en mission, ce qui a permis aux pilotes français de s’entrainer avec les deux autres nations sur un même scénario.

 

Depuis le 6 mai 2014, un détachement français composé d’une centaine de militaires français et 4 avions d’armes assurent une mission de permanence opérationnelle (PO), sur demande de l’OTAN. Le détachement alterne cette mission avec des phases d’entraînement avec les équipages polonais.

Pologne : les français invités à l’exercice Eagle Talon
Pologne : les français invités à l’exercice Eagle Talon
Pologne : les français invités à l’exercice Eagle Talon
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Pologne : les français invités à l’exercice Eagle Talon
Pologne : les français invités à l’exercice Eagle Talon
Pologne : les français invités à l’exercice Eagle Talon
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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 07:50
Otan: l'adhésion de l'Ukraine n'est pas à l'ordre du jour (Varsovie)

 

SAINT-PETERSBOURG, 10 juin - RIA Novosti

 

L'adhésion de l'Ukraine à l'Otan ne figure pas à l'ordre du jour, a indiqué mardi à Saint-Pétersbourg le ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski.

 

"Nous ne voyons pas de menace pour la Russie dans le rapprochement de l'Ukraine avec l'Union européenne, alors que l'adhésion de l'Ukraine à l'Otan ne figure pas à l'ordre du jour. Nous estimons que si la Russie veut effectivement prouver son aspiration à la désescalade en Ukraine, le meilleur moyen de le faire est d'arrêter le flot des séparatistes et des armements à travers la frontière russo-ukrainienne", a déclaré M.Sikorski devant les journalistes.

 

Le chef de la diplomatie polonaise participe mardi à la 4e rencontre des ministres des Affaires étrangères de Russie, d'Allemagne et de Pologne à Saint-Pétersbourg. De telles négociations tripartites se sont déjà tenues en 2011 à Kaliningrad, en 2012 à Berlin et en 2013 à Varsovie.

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 12:50
Pologne : exercice Baltic Region Training Event n°18

 

04/06/2014 Sources : EMA

 

Les 27 et 28 mai 2014, le détachement français stationné sur la base aérienne de Malbork, a participé à la 18ème édition de l’entraînement aérien de l’OTAN intitulé Baltic Region Training Event (BRTE18).

 

L’objectif de ces sessions est de fournir des entraînements adaptés qui apportent aux pays qui y participent une expérience opérationnelle différente en planifiant des scenarii modérément complexes pour le contrôle aérien. C'est la cinquième fois qu’une formation de contrôleurs avancés (FAC) a été menée dans un BRTE.

 

Pour cette édition, les pays alliés tels que le Grande-Bretagne, la Suède, le Danemark et la France sont venus renforcer les moyens engagés par les pays baltes (un avion d’entrainement L39 Albatros et un hélicoptère R44 estoniens, et un hélicoptère Mi17 pour la Lettonie). Des contrôleurs aériens des pays alliés (finlandais, polonais et suédois) ont aussi participé aux exercices de simulation de procédure d'urgence.

 

Les Rafale français engagés en Pologne ont participé à cinq missions : trois de Close Air Support (CAS) avec les contrôleurs aériens avancés lettons et deux d’entraînement à l’interception avec des Jas-39C Gripen suédois. Pour chacune de ces missions, un seul Rafale était engagé depuis Malbork.

 

L’exercice Air-Air, quant à lui, s’est déroulé entre l’espace aérien letton et lituanien. L’aire d’entrainement dédiée située sur la commune d’Adazi, en Lettonie, a été utilisée pour des entrainements Air-Sol.

 

Depuis le 6 mai 2014, un détachement français composé de près de 100 militaires français et 4 avions d’armes assurent une mission de permanence opérationnelle (PO), sur demande de l’OTAN. Durant 4 mois, le détachement alterne cette mission avec des phases d’entrainement avec les équipages polonais.

Pologne : exercice Baltic Region Training Event n°18
Pologne : exercice Baltic Region Training Event n°18
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 07:50
Pologne : Relève des Rafale par les Mirage 2000

 

06/06/2014 Sources : EMA Ministère de la Défense

 

Le 3 juin 2014, sur la base aérienne tactique de Malbork, en Pologne, les Rafale, déployés depuis le 28 avril, ont été relevés par des Mirage 2000.

 

Après l’arrivée de l’échelon précurseur le 28 mai et des équipes de mécaniciens le lendemain, les quatre chasseurs se sont posés tour à tour sur la base aérienne de Malbork, le 2 juin en fin de matinée. Le lieutenant-colonel Gauthier Dewas a pris la succession du lieutenant-colonel Yann Malard à la tête du détachement air en Pologne.

 

La relève se constitue de deux Mirage 2000-5 (de la base aérienne de Luxeuil) et de deux Mirage 2000 C (de la base aérienne d’Orange). Ces avions monoplace de défense aérienne armés de missiles air-air et dotés d’une grande autonomie sont capables, comme le Rafale, d’assurer la mission de permanence opérationnelle (PO).

 

Le détachement air présent en Pologne se compose ainsi d’une centaine de militaires et de quatre Mirage 2000 prêts à décoller 24/24h et 7/7j.

 

Le 16 avril 2014, l’OTAN sollicitait la France pour engager des capacités aériennes. Quatre Rafale ont ainsi été stationnés en Pologne depuis le 28 avril, sur la base de Malbork. La relève, nombre pour nombre, permet au détachement de continuer sa double mission :

•    réaliser des missions d’entraînement à la NATO AIR POLICING aux côtés des équipages polonais ;

•    participer, sur demande de l’OTAN, à la mission de surveillance de l’espace aérien de la Lituanie, de la Lettonie et de l’Estonie, afin de garantir l’intégrité de leur espace aérien.

Pologne : Relève des Rafale par les Mirage 2000
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 17:50
SAMP/T - photo DGA

SAMP/T - photo DGA

 

 

24.05.2014 journal-aviation.com ( Reuters)

 

Les industriels occidentaux de l'aéronautique ne ressentent pas encore d'effet dramatique de la crise ukrainienne sur leurs contrats en Russie, tandis que les groupes de défense sont en ordre de bataille pour répondre aux besoins en équipements manifestés par la Pologne.

 

Mais dans ces secteurs soumis à la diplomatie, les relations commerciales des Occidentaux avec la Russie ses ex-pays satellites en ébullition sont aussi volatiles que l'évolution de la situation à la frontière russo-ukrainienne où Moscou a déployé 40.000 soldats après avoir annexé la Crimée.

 

Dans l'aviation d'affaires, indicateur avancé du secteur aéronautique, de premiers accrocs ont été constatés avec des clients russes, tandis que les industriels français de la défense engagés dans des négociations en Pologne pâtissent de la relative discrétion de Paris depuis le début de la crise.

 

"Cela se tend, la Pologne reproche à la France son insuffisante réaction pour défendre l'Ukraine", dit-on chez l'un d'entre eux, qui a souhaité rester anonyme.

 

Concentrée sur d'autres conflits et alignée sur les Etats-Unis, la diplomatie française a manqué d'initiative dans la crise ukrainienne, commettant des erreurs d'appréciation dans l'attitude à adopter face à Moscou, ont dit des analystes à Reuters.

 

Plusieurs groupes français ont le doigt sur la gâchette pour aider la Pologne à améliorer ses équipements, parfois encore issus de l'ère soviétique.

 

Thales s'est ainsi allié à MBDA (consortium Airbus Group, BAE Systems et Finmeccanica) et à un groupe de défense public polonais pour décrocher un contrat de missiles évalué à plusieurs milliards d'euros que Varsovie pourrait attribuer dès juin.

 

Le constructeur naval militaire DCNS discute de son côté de la livraison à la Pologne de deux à quatre sous-marins pour un montant total de deux à trois milliards d'euros depuis 2012, ainsi que sur une modernisation des chantiers navals polonais.

 

Quant à Airbus Helicopters, il est en lice dans un appel d'offres polonais pour un contrat de 70 hélicoptères lourds d'environ trois milliards d'euros, dont le résultat est attendu avant la fin 2014.

 

Mais contrairement à DCNS, qui a signé avec la Russie un contrat d'un peu moins de 1,1 milliard d'euros pour deux navires de type Mistral livrables en octobre 2014 et octobre 2015, Airbus Helicopters n'a pas accès au marché militaire russe.

 

Dans le secteur civil, dont il est le numéro un mondial, l'ex-Eurocopter n'a en revanche pas constaté d'impact notable sur son activité en Russie où il revendique environ 40% d'un marché de 50 à 60 appareils par an, a dit son président exécutif Guillaume Faury lors du salon d'aérospatiale ILA à Berlin.

 

COUP D'ARRÊT EN RUSSIE POUR BOEING BUSINESS JETS

 

Pour Boeing Business Jets, branche d'avions d'affaires du constructeur américain, l'impact, en revanche, est déjà bel et bien palpable.

 

"Le marché russe était devenu très actif il y a environ un an, mais la situation actuelle a porté un coup d'arrêt à la plupart de nos discussions" avec des clients potentiels, a déclaré son président Steve Taylor à Reuters lors du salon Ebace qui s'est déroulé cette semaine à Genève.

 

L'attentisme de la Russie s'est propagé à l'Europe, a-t-il également constaté.

 

"Avec tous les défis en Europe de l'Est et Russie, les clients ne vont pas conclure d'achat tant qu'ils n'auront pas une idée plus claire de la situation", a ajouté Steve Taylor, un constat partagé par Marco Tulio Pellegrini, président de la branche de jets du brésilien Embraer.

 

Les industriels redoutent l'impact des tensions entre Moscou et Kiev, tant sur l'état de leurs contrats et négociations que sur leurs approvisionnements en matières premières, comme le titane, métal léger utilisé dans les avions ou les fusées.

 

"La crise russo-ukrainienne fait peser très clairement un risque sur nos activités", a déclaré François Auque, président exécutif du pôle spatial d'Airbus Defense & Space, lors d'une conférence de presse. "Ce serait un impact potentiellement significatif si la situation devait durer".

 

Airbus Defense & Space, Thales Alenia Space et leurs concurrents américains, comme Boeing ou Lockheed Martin, pourraient pâtir de la décision des Etats-Unis de ne plus accorder de licences d'exportations vers la Russie à tout satellite comportant des composants américains.

 

L'avionneur Airbus, qui achète au russe VSMPO plus de la moitié de son titane, a, lui, d'ores et déjà mis en place un groupe de travail afin de garantir ses approvisionnements destinés à son long-courrier A350, qui doit être mis en service fin 2014. (Avec Victoria Bryan, édité par Jean-Michel Bélot)

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 07:40
L’Ukraine, territoire stratégique

 

19 mai 2014 par Thomas Flichy de La Neuville - libertepolitique.com

 

Périphérie disputée entre la Lituanie, la Pologne et la Russie, l’Ukraine n’a guère connu que trente-deux ans d’indépendance en plusieurs siècles d’histoire. Il ne faut donc guère s’étonner que des volontés d’assujettissement réapparaissent à intervalles réguliers.

 

Intéressée par l’Ukraine en raison de sa profondeur stratégique, de son rôle d’intermédiation gazière et de son accès aux mers chaudes, la Russie a profité de l’affaiblissement de l’Europe pour tenter de faire revenir la Petite-Russie, dans son aire d’influence traditionnelle.

 

Pourquoi vouloir contrôler l’Ukraine ?

 

Vue de Russie, l’Ukraine présente trois intérêts stratégiques. En premier lieu, il donne une profondeur stratégique à la Russie. D’un point de vue historique, la Russie s’e

L’Ukraine, territoire stratégique

 

19 mai 2014 par Thomas Flichy de La Neuville - libertepolitique.com

st défendue des invasions grâce à la profondeur. C’est pour cette raison qu’elle avait déplacé ses frontières vers l’Ouest : afin de dissuader des agresseurs éventuels de l’envahir.

En second lieu, l’Ukraine joue un rôle d’intermédiaire entre la Russie, riche en gaz et l’arrière-pays européen, consommateur d’énergie. Pour la court-circuiter, la Russie favorise depuis plusieurs années la construction de grandes infrastructures de transport de gaz russe vers l’Europe et qui contournent l’Ukraine. À l’inverse, les États-Unis souhaiteraient concurrencer le gaz russe en exportant du gaz liquéfié vers l’Europe centrale à l’horizon 2020.

Le troisième enjeu de la conquête du territoire ukrainien est celui de l’accès aux mers chaudes. Historiquement, l’Ukraine constitue le volet méridional de la « fenêtre sur l’Ouest » voulue par Pierre le Grand.

Enfin, n’oublions pas l’enjeu mémoriel : la Russie orthodoxe et slave est née en Ukraine avant de se déplacer vers le nord-est sous la pression des invasions.

Pour la Russie, une prise de risque calculée

La Russie s’est certainement interrogée sur la possibilité de contre-mesures de la part des États industriels occidentaux. Elle sait que l’Union européenne, qui promeut depuis des décennies une politique d’apaisement, critiquera les mesures russes, mais exclura catégoriquement toute intervention militaire. Qui plus est, la Russie a appris du conflit géorgien de 2008 que l’usage de la force militaire à l’encontre de ses voisins lui permettait d’atteindre rapidement ses objectifs de politique étrangère avec un coût stratégique faible à long terme.

En réalité, le monde occidental dispose de peu de leviers lui permettant de dissuader Moscou. Le président Obama, le Premier ministre Cameron et d’autres leaders occidentaux ont averti la Russie que son action militaire aurait un « coût ». Il est toutefois très difficile de mettre en œuvre des sanctions d’une importance suffisante pour être prises au sérieux par Moscou, sans qu’elles nuisent simultanément à ceux qui les prennent.

L’Occident peut protester et annuler des sommets conjoints, mais Moscou n’a jamais considéré que les insultes vaillent la peine d’être prises en considération. Fort de son veto au Conseil de sécurité des Nations-unies, la Russie n’a guère à se soucier d’une action potentielle des Nations-unies.

En outre, la Russie peut se fonder sur les expériences antérieures pour en déduire que les sanctions imposées seront de courte durée. En 2008, l’Occident s’est enflammé verbalement au sujet de la Géorgie. L’année suivante, les États-Unis déclaraient l’annulation des sanctions.

 

* Thomas Flichy de La Neuville est professeur à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr.

 

Pour en savoir plus :
 L’Ukraine, enjeu stratégique ou symbolique ?
 in Synopsis, Centre de Recherche des Ecoles de Coëtquidan, 20 mai 2014.

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