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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 17:35
photo EMA / Marine nationale

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16/12/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Du 8 au 9 décembre 2015, l’amiral Harry B. Harris, officier général commandant les forces américaines du Pacifique, s’est rendu en Polynésie française pour rencontrer le contre-amiral Morio de l’Isle, commandant supérieur des Forces armées en Polynésie française (FAPF).

 

Il s’est rendu sur l’atoll de Hikueru où le Régiment d’infanterie de Marine du Pacifique-Polynésie (RIMAP-P) est actuellement déployé pour une mission Taamura de soutien aux populations les plus isolées. L’amiral Harris et le contre-amiral Morio de l’Isle ont rencontré les autorités locales et ont visité les chantiers que les militaires français et la population de l’atoll ont débutés (construction d’abris, destruction d’ouvrages dangereux…). Ces missions de coopération civilo-militaires ressemblent à celles que les Américains conduisent sur les îles Marshall ; en effet, elles sont reculées, difficiles d’accès et l’acheminement de matériaux est souvent problématique.

 

L’amiral Harris a également rencontré Monsieur Lionel Beffre, haut-commissaire en Polynésie française et Monsieur Edouard Fritch, Président de la Polynésie française.

 

Plusieurs réunions de travail entre les militaires français et américains ont permis de dégager de nouveaux axes de coopération. La volonté de travailler ensemble pour être prêt en cas de crise a été le maître mot de ces échanges.

 

De la mer de Chine à Clipperton, des îles Salomon aux Kiribati, la France et les États-Unis coopèrent régulièrement dans le Pacifique. La lutte contre le trafic de stupéfiants et la pêche illicite étaient au cœur des discussions.

 

Chaque année, des réunions d’état-major se tiennent en Polynésie ou à Hawaï, durant lesquelles sont échangées des informations permettant d’améliorer l’interopérabilité, la connaissance mutuelle des unités et d’organiser des activités conjointes. En septembre dernier, des Marines américains se sont ainsi entraînés avec le RIMAP-P à Tahiti. En octobre, les deux frégates françaises du Pacifique ont manœuvré avec des navires américains. Le Prairial se prépare désormais à participer à l’exercice majeur Rim of the Pacific (RIMPAC)qui  aura lieu durant l’été 2016.

 

La France et les États-Unis partagent une vision commune de cette région stratégique et de ses enjeux. En renforçant leur coopération bilatérale dans la zone Asie-Pacifique, nos forces entendent agir pour préserver sa stabilité.

 

Les FAPF constituent un dispositif interarmées à dominante maritime prépositionné qui, avec les Forces armées en Nouvelle Calédonie (FANC), a pour principale mission d’assurer la souveraineté de la France sur le « théâtre Pacifique ». Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale souligne l’importance stratégique du dispositif des forces prépositionnées. Il permet à la France de pouvoir assurer sa souveraineté, y compris sur ses territoires éloignés, d’intervenir en cas de catastrophe naturelle mais également de lutter contre les menace grandissantes comme les trafics illégaux et d’animer la coopération militaire régionale avec l’ensemble des pays riverains de la zone pacifique.

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photo EMA / Marine nationale

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 12:35
photo J.Bellenand - Marine nationale

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27 Octobre 2015 Marine Nationale

 

Vendredi 09 octobre, il régnait une ambiance particulière au « Faré Taofe » de la flottille 25F.

 

Même un non-initié aurait pu ressentir ce mélange d’émotion salée et de gaité aérienne propre aux grands évènements de l’aéronautique navale.

 

Ce jour-là, vers 10h30, une petite troupe constituée de marins du ciel du  groupement aéronautique militaire (GAM)  de FAA’A (Tahiti) et de techniciens de « SABENA technics » attendait de pieds ferme le retour du FALCON200 « Gardian » numéro T65.

 

À son Bord le Maître principal Robert MIGNONE vient de franchir le cap symbolique et rare dans ce milieu, des 10.000 heures de vol.

 

Soit un an, un mois, vingt jours et 21 heures passées à faire de la surveillance depuis les airs.

 

L’accueil qui lui fut réservé était à la hauteur de cette carrière extraordinaire, débutée voilà près de 40 ans.

 

Un parcours riche en aventures qui l’ont mené du pont encombré des porte-avions aux étendues immenses de l’Afrique et du Moyen-Orient ; à bord de machines volantes telles que le Breguet Alizé, le Douglas DC3 ou encore le Breguet Atlantique 2. Combien d’histoires de chasse aux sous-marins, de vols en zones hostiles ou de sauvetages de naufragés...

 

Et le « cipal » ne compte pas pour autant raccrocher sa belle combinaison de vol.

 

Falcon 50 :

Le  Falcon 50 est un avion de surveillance et d’intervention maritime (AVSIMAR), remplissant des missions de :

- surveillance (ZEE, approches maritimes), recherche de renseignement ;

- secours (SECMAR (secours maritime), SAR (search and rescue)) ;

- lutte contre les pollutions maritimes ;

- surveillance et police des pêches ;

- surveillance et lutte contre les trafics illicites (narcotrafic, piraterie, immigration clandestine).

 

Caractéristiques :

Longueur : 18,80 mètres ; Envergure : 18,90 mètres; Vitesse: 685 km/h ou 370 nœuds; Hauteur : 6,97 mètres ; Masse à vide : 9 150 Kg ;  Masse maximale : 18 500 Kg ; Motorisation : 3 réacteurs à double flux Garrett  TFE 731-3-1C de 1,6 tonnes de poussée unitaire ; Vitesse : 685 km/h ou 370 nœuds ; Distance franchissable : 2 700 nautiques ; Rayon d'action : 1 300 nautiques ; Autonomie : 6h30 ; Distance franchissable : 2 700 nautiques ; Plafond : 45 000 pieds ; Équipage : 5 personnes ; Equipements électroniques : Radar Thales Ocean Master 100 ,Tourelle FLIR Chlio , Système de transmission Inmarsat C          

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 12:35
photo EMA / Marine Nationale

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22/10/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 12 octobre 2015 a démarré l’exercice annuel de préparation à la période cyclonique baptisé Cyclonex. Organisé par les Forces armées en Polynésie française (FAPF), cet exercice de quatre jours a vocation à entraîner les militaires à mener une opération de secours d’urgence dans le cadre d’une catastrophe cyclonique nécessitant une intervention interministérielle.

 

Il se compose d’une phase pratique avec des exercices sur le terrain et d’une phase plus théorique au sein des postes de commandements de crise. En outre, il permet de vérifier, en coordination avec les services de l’Etat et du pays, les capacités de l’armée à mener sa mission d’assistance aux populations. Le scénario de l’exercice se basait sur un hypothétique cyclone sur le point de frapper Tahiti. Afin de se préparer à affronter l’inondation de la base navale causée par la montée des eaux lagunaires, le personnel de la base a répété les procédures de mise en sécurité des personnes et des moyens. Il a notamment procédé à l’immersion du dock flottant de réparation pour abriter le Jasmin, patrouilleur côtier de gendarmerie qui a une mission de police des pêches et de surveillance maritime. Objectif : vérification du matériel et arrimage cyclonique du navire. Cette opération a duré près de  trois heures au total, une heure pour immerger le dock, puis deux heures supplémentaires pour arrimer le navire à l’intérieur du dock.

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 17:35
photo Marine Nationale

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22/10/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 7 octobre 2015, l’Arago a appareillé pour participer à l’opération Kuru Kuru 2015, opération régionale de surveillance maritime en océan Pacifique.

 

Pendant cinq jours, le patrouilleur a mené une mission de police des pêches, contrôlant les palangriers, notamment chinois et taïwanais, dans une poche de haute mer de 115 000 km2, aux confins des Zones économiques exclusives (ZEE) des îles Cook à l’Ouest, Kiribati au Nord et de la Polynésie française à l’Est.

 

Dans un environnement écologique fragile, la surveillance de la pêche, notamment hauturière, constitue un enjeu stratégique. Ces missions associent États côtiers et États du pavillon pour sauvegarder les richesses halieutiques du Pacifique.

 

L’opération Kuru Kuru 2015, encadrée par les pays du QUAD*, a été coordonnée par un état-major interallié situé au centre régional de surveillance de la pêche, le Regional Fishery Surveillance Center (RFSC) de Hionara sur l’île Salomon. Il a assuré le contrôle tactique de l’Arago et du Falcon 200 Gardian de la flotille 25F, missionnés pour surveiller une grande partie de la zone d’opération.

 

Intégré au sein du Centre maritime commun (CMC) de Papeete, le centre de fusion de l’information maritime collecte, fusionne et analyse les données de surveillance satellite (VMS) et d’identification automatique (AIS) des navires de pêche. Il a ainsi défini les zones de patrouille de l’Arago, lui reportant les pistes prioritaires à contrôler et orientant ses routes de chasse. La présence à proximité du Te Kukupa, patrouilleur des Îles Cook, a permis une collaboration inédite entre le CMC de Papeete et les îles Cook, ouvrant la voie à un partage d’informations nautiques à pérenniser. Enfin, en lien avec le directeur du centre de recherche et de sauvetage en mer, l’Arago a également bénéficié de renseignements en amont sur les navires suspects et d’une capacité de conseils juridiques adaptés.

 

L’Arago et les FAPF participent ainsi à la protection des 118 îles de la Polynésie française et à la valorisation d’une zone économique exclusive de 5,5 millions de km2représentant près de la moitié de l’ensemble des ZEE françaises.

 

Les FAPF constituent un dispositif interarmées à dominante maritime prépositionné qui, avec les forces armées en Nouvelle Calédonie (FANC), a pour principale mission d’assurer la souveraineté de la France sur le « théâtre Pacifique ». Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale souligne l’importance stratégique du dispositif des forces prépositionnées. Il permet à la France de pouvoir assurer sa souveraineté, y compris sur ses territoires éloignés, d’intervenir en cas de catastrophe naturelle mais également de lutter contre les menace grandissantes comme les trafics illégaux et d’animer la coopération militaire régionale avec l’ensemble des pays riverains de la zone pacifique.

 

* Organisation régionale regroupant le France, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les Etats-Unis, soutenant une gestion durable des ressources du Pacifique Sud, se déployant en appui d’opérations locales de contrôle des pêches.

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 16:35
photo J. Bellenand - Marine Nationale

photo J. Bellenand - Marine Nationale

 

07/10/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 27 septembre 2015, 82 militaires américains du corps des Marines ont débarqué du pétrolier ravitailleur de l’US Navy Lewis and Clark pour participer à l’exercice franco-américain de coopération militaire baptisé Koa Moana. Le détachement américain s’est entraîné durant une semaine au côté de militaires des Forces armées en Polynésie française (FAPF).

 

Cet exercice avait pour but de partager et développer des savoir-faire, des techniques mais également des procédures entre des hommes du Régiment d’infanterie de marine du Pacifique-Polynésie (RIMAP-P) et le corps des Marines sur un terrain d’entraînement en zone tropicale. Plusieurs activités se sont succédé faisant appel à toutes les compétences physiques et professionnelles des militaires : un exercice de  neutralisation, enlèvement, et destruction des explosifs (NEDEX), un entraînement au tir avec échange d’armement entre les Français et les Américains, un exercice d’extraction de blessés, une nuit en bivouac, un raid sportif… La semaine s’est achevée par une cérémonie de clôture le 2 octobre 2015 en présence du contre-amiral Morio de l’Isle, commandant supérieur des FAPF. Le détachement américain a quitté Tahiti le 4 octobre 2015.

 

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 11:35
« Le Pacifique est stratégique ! »

 

1 Octobre 2015 Marine Nationale - Cols Bleus

 

 

Depuis août 2014, le contre-amiral Bernard-Antoine Morio de l’Isle est à la fois commandant des zones maritimes de Polynésie française et de l’océan Pacifique et commandant supérieur des Forces armées en Polynésie française. L’amiral commandant la zone Pacifique (ALPACI) nous parle de sa zone de responsabilités et d’influence qui représente 62 % de la ZEE française.

 

COLS BLEUS : Amiral, en quoi la région Asie-Pacifique est-elle aujourd’hui devenue stratégique ?

- ALPACI : Le développement de la région Asie-Pacifique ainsi que le maintien de la puissance des États-Unis sont à l’origine du basculement du centre de gravité économique du monde, de l’océan Atlantique au XXe siècle vers l’océan Pacifique au XXIe siècle. Au cœur d’enjeux internationaux extrêmement sensibles, cette région représente d’abord une part importante de la croissance économique mondiale. À ce titre, elle est naturellement traversée par des flux d’échanges essentiels à nos économies. La liberté des voies d’approvisionnement y est primordiale. Les enjeux sont également géopolitiques avec des ressources océaniques incommensurables, des menaces qui prolifèrent et des frictions régionales exacerbées par une montée des nationalismes. Ces enjeux sont aussi environnementaux, car la géographie locale démultiplie la gravité des phénomènes naturels déjà dévastateurs. Zone de tensions, zone de transits et zone de ressources, la région Pacifique est donc stratégique.

 

 

Suite de l'entretien

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 07:35
Les 14 scientifiques observaient la faune et la flore et réalisaient des cartes - photo Marine Nationale

Les 14 scientifiques observaient la faune et la flore et réalisaient des cartes - photo Marine Nationale

 

12/05/2015 Sources : EMA

 

La frégate de surveillance (FS) Prairial a quitté le 29 avril 2015 l’île de Clipperton, dans le cadre d’une mission entamée le 1er avril 2015, et prévue pour durer deux mois et demi à travers le Pacifique.

 

Cette première partie de mission sur l’île de Clipperton visait à apporter un soutien logistique à la mission scientifique Passion 2015, portée par l’université de la Polynésie française. Le Prairial a ainsi assuré le débarquement de personnels militaires avec près de 12 tonnes de matériel. Rendue délicate par la barrière de brisants qui ceinturent cet atoll fermé, par la forte houle et les courants puissants, cette manœuvre de débarquement a néanmoins été réalisée sans encombre grâce à l’expertise et au savoir-faire des équipages du Prairial.

 

Ce soutien logistique aux chercheurs implantés sur l’atoll est indispensable à la continuité de la mission. Laboratoire géologique et biologique de grande valeur, Clipperton a accueilli 14 scientifiques français et mexicains afin d’observer la faune et la flore, réaliser des cartes et faire l’inventaire des vestiges mais également des nombreux déchets amenés par la mer.

 

Par ailleurs, conformément à leur mission visant à assurer la surveillance et à la protection des intérêts français dans la région, les forces armées en Polynésie française (FAPF) contribuent à la sécurisation de l’Île. A ce titre, les missions de surveillance des pêches et de lutte contre le narcotrafic conduites par la frégate de surveillance Prairialconstituent une des priorités des forces armées en Polynésie française.

 

C’est dans ce cadre que lors du débarquement sur l’atoll, les FAPF ont mené une action de contrôle sur un navire de pêche mexicain et pratiqué une reconnaissance de zone qui a permis la saisie d’un colis contenant 1,2 kg de cocaïne. Des colis de cette nature ayant déjà été découverts sur l’atoll, les militaires sur place ont procédé à une recherche systématique sur l’île afin de collecter tous les indices de présence humaine occasionnelle.

 

Découverte en 1711, Clipperton est une terre française inhabitée depuis 1945 à laquelle est associée une zone économique exclusive de 431 00 km2. L’atoll est situé dans l’une des régions les plus riches en thonidés au monde et dont les fonds recèleraient d’importantes quantités de nodules polymétalliques qu’il est essentiel de protéger. Des missions de surveillance maritime sont régulièrement conduites par les forces armées en Polynésie française et une surveillance quotidienne est opérée depuis le centre de fusion de l’information maritime (CFIM), basé à Tahiti, notamment à l’aide d’outils d’imagerie par satellite. Il s’agit pour les FAPF, par tous les moyens et en permanence, d’exercer la souveraineté nationale dans cette zone française isolée et riche en ressources naturelles.

 

En tant que forces prépositionnées, les FAPF constituent un dispositif interarmées à dominante maritime qui, avec les forces armées en Nouvelle Calédonie (FANC), ont pour principale mission d’assurer la souveraineté de la France sur le « théâtre Pacifique ». Cette importance stratégique du dispositif des forces prépositionnées est inscrit dans le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale selon lequel la France doit pouvoir rester en mesure d’assurer sa souveraineté, y compris sur ses territoires éloignés, d’intervenir  en cas de catastrophe naturelle mais également de lutter contre les menace grandissantes comme les trafics illégaux et d’animer la coopération militaire régionale avec l’ensemble des pays riverains de la zone pacifique.

 

Note RP Defense : voir Clipperton : un inventaire inédit de la biodiversité par 14 scientifiques internationaux

 

Le Prairial a débarqué des militaires, des scientifiques et près de 12 t de matériel  - photo Marine Nationale

Le Prairial a débarqué des militaires, des scientifiques et près de 12 t de matériel - photo Marine Nationale

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 17:35
Entretien avec l'amiral Vichot – Le Pacifique français au premier tiers du XXIe siècle

Communauté du Pacifique Sud - Credits GOPS

 

14 mars 2015 par Le Fauteuil de Colbert

 

Le Pacifique français est un joyau de l'Archipel France. Seules terres européennes dans cet océan, si l’on excepte la minuscule ile britannique de Pitcairn, il regroupe 23 300 km² de terres émergées pour 6,9 millions de km² de Zones Economiques Exclusives (Z.E.E.) soit plus de la moitié du domaine maritime français. Avec plus de 500 000 citoyens français sur un sol français et 120 000 citoyens enregistrés auprès des consulats français des nations du Sud-Est asiatique, cette région rassemble plus de nationaux que l'Afrique et bénéficie d'une francophonie, elle-aussi, dynamique. Comment expliquer le peu d'intérêt porté à cet espace d'avenir ?

 

Amiral Jean-Louis Vichot* : La première raison est sans aucun doute l’ignorance. La France des antipodes est très peu connue des métropolitains. Pays d’outremer, la Polynésie et la Nouvelle-Calédonie ont très rarement les honneurs de la télévision métropolitaine, ne serait-ce que pour évoquer le temps qu’il y fait! Les départements d’outremer sont souvent mieux servis. Ce sont des pays qui font rêver mais que bien peu de nos compatriotes savent placer sur une carte. Et pourtant ces iles sont des atouts précieux pour la France. Des atouts précieux au niveau diplomatique, culturel et économique. La France est ainsi, grâce aux plus de 500 000 français qui vivent dans le Pacifique sur un territoire français, la seule nation européenne du Pacifique. Cette population conséquente, la surface des territoires et des eaux sous souveraineté nationale, les richesses halieutiques et minières actuelles et en devenir font de la France un Etat qui compte en Océanie. Associant souvent les représentants de Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie française et de Wallis et Futuna à leurs travaux, les ambassades du Pacifique Sud dont l’Australie, la Nouvelle-Zélande, les Samoa ou le Chili ont su étendre l’influence française dans cette partie du monde en particulier depuis la fin des essais nucléaires. La France est un facteur de stabilité important du Pacifique Sud qui contribue à protéger les ressources locales et l’environnement contre toutes les activités prédatrices.  Ces territoires constituent aussi des points d’appui qui permettent aux moyens navals, réduits mais toujours présents, de montrer le pavillon dans cet Océan Pacifique, océan du XXIème siècle. D’un point de vue économique, ces territoires ont des situations différentes, tous profitent d’activités touristiques, mais en Nouvelle-Calédonie, la principale richesse demeure le nickel tandis qu’en Polynésie et à Wallis et Futuna, les richesses minières des fonds marins sont encore en cours d’exploration, même si la situation est plus avancée à Wallis et Futuna. La pêche et la culture des perles sont des activités importantes en Polynésie mais elles souffrent de l’éloignement des  lieux de vente qui ne peut être compensé que par un constante recherche de qualité.

 

Suite de l’entretien

 

 

Entretien avec l'amiral Vichot – Le Pacifique français au premier tiers du XXIe siècle

* L'amiral Jean-Louis Vichot est né le 27 mars 1955 à Paris. Après une classe préparatoire dans la capitale, il intègre la promotion 1974 de l'Ecole navale. A l'issue de la campagne d'application à la mer qui lui permet de découvrir le Pacifique pour la première fois, il est affecté en 1977 sur le patrouilleur Canopus au Sénégal puis aux Antilles. En 1979, Jean-Louis Vichot retrouve la métropole dans les forces sous-marines à bord des sous-marins classiques La Praya et Argonaute. Il commande en 1980 le dragueur côtier Eglantine puis retourne aux forces sous-marines 9sous-marins Béveziers, Flore, Doris, Saphir, Rubis). En 1989, il commande l'équipage Rouge du SNA (Sous-marin Nucléaire d'Attaque) Rubis puis l'équipage Bleu du SNA Casabianca. Après quelques affectations à Paris et sur le SNLE Le Tonnant, il commande de 1999 à 2001 l'équipage Bleu du SNLE (Sous-marin Nucléaire Lanceur d'Engins) Le Téméraire. En 2008, après un séjour à Naples, il devient le commandant supérieur des forces armées en Polynésie, il dirige en 2010 le Centre d'Etudes Stratégiques de la Marine (C.E.S.M.) et achève en décembre 2012 sa carrière de marin d'active en tant que chargé des relations internationales auprès du CEMM.

 

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 18:35
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air


04/03/2015 Cne Karim Djemaï - Armée de l'Air

 

Lancé dans son premier tour autour du monde, l’A400M Atlas s’est posé, pour la première fois de son histoire, sur le parking du détachement air 190 de Tahiti Faa’a, dans la soirée du lundi 2 mars.

 

L’avion de transport tactique avait pourtant décollé le 3 mars de la base aérienne 186 de Tontouta en Nouvelle-Calédonie… Ce décalage horaire inhabituel s’explique par le franchissement de la ligne de changement de date. Cette ligne imaginaire, tirée à la surface de la Terre, longe approximativement le 180e méridien, situé légérement à l’est des îles Tonga et Samoa. Une fois traversée vers l’Est, il convient de changer de date et de retrancher un jour.

Au cours de son vol entre la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française, l’équipage de l’Atlas s’est également posé sur l’aéroport de Wallis, avant de redécoller aussitôt vers Tahiti. Le but de ce poser consistait à valider le terrain de Wallis et tester la compatibilité de la piste avec les caractéristiques de l’appareil. 

 

Curiosité locale pour le « petit » nouveau de l’armée de l’air

Une fois arrivée en terre polynésienne, l’Atlas a, comme à chacune des étapes de son tour du monde, remporté un très large succès.

Emmenées par le contre-amiral Bernard-Antoine Morio de l’Isle, commandant supérieur des forces armées de la Polynésie française (FAPF), les troupes militaires de l’île se sont pressées pour apercevoir l’« imposant petit dernier » arrivé dans l’armée de l’air. Certaines des plus hautes autorités civiles étaient également présentes, comme M. Lionel Beffre, haut commissaire de la République en Polynésie française.

 
photo Armée de l'Airphoto Armée de l'Airphoto Armée de l'Air
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

Zoom sur les FAPF

photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

En raison de l’éloignement géographique et de la dispersion des cinq archipels polynésiens (Marquises, Tuamotu, la Société, Gambier et Australes), les forces armées de Polynésie française (FAPF) constituent un dispositif aéromaritime de premier plan sur le théâtre Pacifique, en coordination avec les forces armées de Nouvelle-Calédonie (FANC). Sur le détachement air 190 de Tahiti Faa’a, l’armée de l’air met en œuvre deux avions de transport tactique Casa CN235, au sein de l’escadron de transport 82 « Maine ».

Plus d’informations sur le site de l’état-major des armées.

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 08:35
FAPF-FANC : Opération Tautai 2015



25/02/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 2 au 12 février 2015, les forces armées en Polynésie Française ont conduit une opération de police de pèches dans le cadre de l’opération multinationale Tautai.

 

Cette opération, organisée chaque année par les Forces Armées en Polynésie française (FAPF), a pour objectif de contribuer à prévenir les activités de pêche illicite en haute mer, selon le cadre juridique de la commission des pêches du Pacifique central et occidental (WCPFC). Cette opération vise à renforcer la coopération opérationnelle régionale dans le domaine de la sécurité maritime. Elle permet de lutter contre la pêche illégale en agissant dans le champ de la dissuasion et contribue au rayonnement de la France dans son rôle d’acteur et partenaire privilégié en matière de police des pêches dans le Pacifique Sud.

Dans la lignée des précédentes éditions, l’opération a été menée avec l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les Îles Cook. Chargé de la coordination opérationnelle, le Centre Maritime Commun (CMC) de Polynésie française intégrait, cette année, des officiers de liaison néo-zélandais. Elle a été l’occasion d’approfondir la coopération opérationnelle et l’interopérabilité avec nos partenaires, tout en faisant valoir la complémentarité de nos moyens capacitaires et de nos savoir-faire tactiques.

Pour la zone de Polynésie française, l’opération a été effectuée principalement par des patrouilles quotidiennes réalisées par les Falcon Gardian de la flottille 25F et l’avion P3 Orion néo-zélandais, qui ont permis un contrôle efficace de la zone. Sur les 63 navires contrôlés, seuls 4 étaient en infraction et aucun navire étranger n’a été surpris en train de pêcher en ZEE polynésienne, ce qui démontre l’efficacité dissuasive des moyens aéronavals français.

Une équipe de visite du patrouilleur Te Kukupa des îles Cook s’est déplacée à Tahiti pour parfaire sa formation à bord de la frégate Prairial. En parallèle, deux contrôles à quai au port de Papeete ont été menés grâce au concours de gendarmes maritimes du patrouilleur Jasmin où deux infractions ont été relevées.

Pour la zone de Nouvelle-Calédonie, le P400 La Glorieuse a patrouillé entre Nouméa et l’Australie, avec l’appui d’avions Gardian du détachement 25F de Nouméa et d’un avion Dash 8 des douanes australiennes, qui a procédé à la reconnaissance de la zone d’opération. Pour cette mission, deux officiers australiens des Affaires Maritimes (AFMA) étaient embarqués sur La Glorieuse. L’équipe de visite du P400 a inspecté deux navires de pêche et relevé deux infractions.

En coordination avec les Forces armées de la Nouvelle-Calédonie, les FAPF constituent un dispositif aéromaritime de premier plan sur le théâtre « Pacifique ». L’importance stratégique du dispositif des forces prépositionnées a été confirmée par le nouveau Livre Blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2013.

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 17:35
Des sapeurs-légionnaires sur les îles du désappointement.

 

23-01-2015 1e REG Réf : 394 | 643

 

Du 3 au 18 décembre 2014, les légionnaires de la 2e section de la 2e compagnie du DTP/RIMAP-P ont été projetés par CASA sur l’atoll de PUKA-PUKA pour remplir une mission de souveraineté baptisée « TAAMURA 1 ».

 

Les objectifs de la mission

 

La section avait trois objectifs principaux : rénover entièrement le toit du préau de l’école de PUKA PUKA, installer des gouttières et mettre en peinture le local eau de la commune et enfin déboucher les buses sur l’un des ponts. Cette mission parfaitement adaptée pour des sapeurs-légionnaires a permis à l’armée française de remettre les pieds sur PUKA PUKA après plus de 22 années sans être venue.

 

Au service de la commune

 

Pendant 15 jours, les légionnaires ont travaillé sans relâche au profit de la commune. Non seulement les 3 chantiers principaux ont été réalisés bien avant la fin de la mission, mais en plus ils ont participé à de nombreuses missions annexes. Ainsi, les deux légionnaires formés en mécanique ont chaque jour réparé et entretenu les nombreux véhicules et moteurs de l’atoll : baleinier de la commune, scooter de la police, chariot élévateur, benne ou encore bus scolaire.

 

Profitant de la réalisation rapide des 1ers chantiers, la section a ensuite réalisé une dalle de béton pour accueillir 2 mats des couleurs à proximité du quai de PUKA PUKA. Elle a aussi pu installer la nouvelle aire de jeu au profit des enfants et participer à la pose d’éviers dans les locaux de la commune grâce à de solides connaissances en plomberie.

 

Le contact avec la population

 

Les légionnaires ont été ravis de pouvoir entrer en contact avec la population ainsi qu’avec les autorités locales. Le chef de section, l’ADJ MLYNARSKI, a lui-même réalisé une information sur l’armée française auprès des jeunes particulièrement demandeurs.

 

Les nombreuses rencontres sportives comme les matchs de volleyball et de football ont permis à la section de partager des moments forts avec les jeunes de l’atoll. La préparation du Noël des enfants, à laquelle les légionnaires ont aussi participé, a vu un père Noël Légion remettre quelques présents aux enfants les plus sages.

 

En fin de mission, pour clôturer 2 semaines de rencontre et de travail, le président de la Polynésie ainsi que le Haut-Commissaire sont venus inaugurer les différents chantiers.

 

Cette mission a ainsi permis à la section d’aider concrètement l’atoll de PUKA PUKA et de se forger des souvenirs polynésiens que le METANI ne chassera pas.

Des sapeurs-légionnaires sur les îles du désappointement.Des sapeurs-légionnaires sur les îles du désappointement.Des sapeurs-légionnaires sur les îles du désappointement.
Des sapeurs-légionnaires sur les îles du désappointement.Des sapeurs-légionnaires sur les îles du désappointement.

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 17:35
Polynésie française : les moyens aériens au secours de trois naufragés.

 

28/01/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Une opération de secours en mer (SECMAR) nécessitant d’importants moyens des forces armées en Polynésie française (FAPF) a pris fin lundi 19 janvier après deux jours et deux nuits de recherches.

 

L’opération de recherche, déclenchée à la demande du Maritime Rescue Coordination Center (MRCC), a débuté samedi à 19h30. Trois personnes avaient repris la mer à Makemo en fin de matinée pour rentrer sur Taenga mais le mauvais temps et le fort courant, les ont faits dérivées.

 

C’est le Gardian de la flottille 25F qui a débuté les recherches dans des conditions météo particulièrement difficiles. L’hélicoptère Dauphin de la flottille 35F en vol dès 02h00 du matin dimanche a lui aussi subi un très fort grain et des vents de plus de 35 nœuds. A 04h30 le Casaa poursuivi les recherches qui se sont succédé jusqu’au lendemain matin.

 

Les aéronefs mobilisés sur zone ont permis de quadriller un important périmètre. Compte tenu des vents violents qui soufflaient et de l’incertitude concernant la position initiale du bateau, il a fallu beaucoup de persévérance et un grand professionnalisme aux militaires engagés dans cette opération. Les trois naufragés ont finalement été retrouvés par un Gardian et hélitreuillés par un Dauphin lundi 19 janvier en fin de matinée.

 

Il aura fallu 11 vols effectués par trois aéronefs pour retrouver le bateau à la dérive.

 

Grâce à ses capacités de recherche spécifiques, les Forces armées en Polynésie française contribuent efficacement aux opérations de secours d’urgence, qui font partie de leurs principales missions.

Polynésie française : les moyens aériens au secours de trois naufragés.Polynésie française : les moyens aériens au secours de trois naufragés.

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 17:35
photo J. Bellenand - Marine Nationale

photo J. Bellenand - Marine Nationale

 

15/01/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 10 janvier 2015, les forces armées en Polynésie française (FAPF) ont effectué une opération d’évacuation médicale sur l’île de Nuku Hiva, dans l’archipel des Marquises, à 1 400 km de Papeete.

 

En fin d’après-midi, l’officier de permanence « opérations » des FAPF est sollicité par le centre hospitalier du Taaone pour effectuer une évacuation sanitaire par avion militaire. Le patient, qui présente tous les signes d’un début d’infarctus, doit être récupéré sur l’île de Nuku Hiva, dans l’archipel des Marquises.

 

Le déclenchement de l’opération est initié à 17h11. L’équipage d’alerte « Rescue Alfa » de la flottille 25F prépare immédiatement le vol et les équipes techniques mettent l’avion en configuration afin notamment d’y installer une civière et du matériel médical.

 

L’avion Gardian embarque également une équipe du SAMU, constituée d’un médecin et d’un infirmier. En moins de deux heures, le Gardian est « airborne », cap sur les Marquises, distantes de 1 400 km.

 

L’approche sur Nuku Hiva a lieu peu avant 21h00 avec de bonnes conditions climatiques malgré des sautes de vent en courte finale qui compliquent l’atterrissage de nuit. L’équipage, aguerri à ce type de situation, connaît bien le terrain de Nuku Hiva, aérodrome fréquemment utilisé par les Gardian pour leurs missions de surveillance maritime ou de secours en mer dans la zone des Marquises.

 

Une fois le patient pris en charge par le SAMU au pied de l’avion, ce dernier redécolle à 21h51 vers Papeete où il se pose vers 23h45 afin de transférer le malade vers le centre hospitalier du Taaone.

 

Grâce aux capacités de transport spécifiques dont elles disposent, les FAPF contribuent efficacement aux opérations de secours d’urgence, qui font partie de leurs principales missions.

 

En 2014 plus de 100 opérations ont été menées par les FAPF. Ce sont autant de personnes secourues.

Polynésie française : évacuation médicale aux Marquises pour la flottille 25F de Marine nationalePolynésie française : évacuation médicale aux Marquises pour la flottille 25F de Marine nationale
Polynésie française : évacuation médicale aux Marquises pour la flottille 25F de Marine nationalePolynésie française : évacuation médicale aux Marquises pour la flottille 25F de Marine nationale

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 15:35
Photos J. Bellenand - Marine Nationale

Photos J. Bellenand - Marine Nationale

 

28/10/2014 Sources : État-major des armées

 

Du 20 au 22 octobre 2014, monsieur Ray Mabus, secrétaire de la Navy et du Marine Corps, s’est rendu en Polynésie française pour rencontrer le contre-amiral Bernard-Antoine Morio de l’Isle, commandant supérieur (COMSUP) des forces armées de la Polynésie française (FAPF).

 

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la coopération régionale entretenue par nos deux pays pour qui la zone Pacifique constitue un enjeu stratégique partagé. A cette occasion, monsieur Mabus a rappelé l’importance qu’attache le département de l’US Navy aux relations internationales militaires, ainsi qu’à ses partenariats dans le Pacifique, plus particulièrement avec la France. Ce déplacement a également été l’occasion pour lui de rencontrer monsieur Lionel Beffre, Haut-commissaire en Polynésie française, et monsieur Edouard Fritch, président de la Polynésie française.

 

A travers cette rencontre, ce sont les relations privilégiées, et la coopération développée tout au long de l’année par nos forces qui ont été mises en avant, que ce soit :

    dans le cadre de notre participation conjointe au dialogue régional, comme le Quadrilateral Defence Coordinating Group (QUAD) ou le  Western Pacific Naval Symposium ;

    dans le cadre d’exercices conjoints et/ou interalliées comme l’exercice annuel Rim of the Pacific par exemple ;

    ou encore dans le contexte de notre engagement commun dans la lutte contre les trafics de stupéfiants et la pêche illégale. Ce dernier volet s’illustre notamment par notre participation aux opérations Tautaï, Tui Moana et Kuru-Kuru.

 

En coordination avec les forces armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC), les FAPF constituent un dispositif aéromaritime de premier plan sur le théâtre « Pacifique ». L’importance stratégique du dispositif des forces prépositionnées a été confirmée par le nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2013.

Polynésie française : Visite du secrétaire de l’US Navy et du Marine CorpsPolynésie française : Visite du secrétaire de l’US Navy et du Marine Corps

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 20:35
Polynésie française : un accord qui renforce les relations franco-américaines.

 

16/07/2014 Sources : EMA

 

Du 30 juin au 5 juillet 2014, le contre-amiral Anne Cullerre, commandant la zone de responsabilité permanente Asie-Pacifique (ZRP ALPACI) et commandant supérieur des forces armées en Polynésie française (COMSUP FAPF), s’est rendue à Hawaii, aux Etats-Unis, dans le cadre d’une série d’entretiens de haut niveau et de réunions avec les principaux responsables militaires américains de la zone « Asie-Pacifique » .

 

A cette occasion, elle s’est entretenue avec l’amiral Harry Harris, commandant la flotte du Pacifique (PACFLEET), le vice-amiral Kenneth Floyd commandant la 3e flotte basée à San Diego et organisatrice de l’exercice Rim of the Pacific (RIMPAC), et le général de division Anthony Crutchfield, numéro deux du commandement interarmées américain dans la zone Pacifique (PACOM).

 

Ce déplacement a été marqué par la signature d’un accord entre ALPACI et PACOM cadrant les relations et échanges entre les deux  états-majors. Ces terms of  reference instituent ainsi la mise en place de réunions annuelles, alternativement à Hawai et Tahiti, ainsi que la création de groupes de travail chargés de traiter les sujets d’intérêts communs dans le Pacifique, dans les domaines  des opérations, de l’échange d’informations et des systèmes de communication.

 

Ce document représente une avancée significative dans la relation franco-américaine dans le Pacifique. Il renforce la coordination entre les forces françaises et les forces américaines et favorisant le développement de leur interopérabilité. La première de ces réunions d’état-major aura lieu à Hawaii en février 2015.

 

Le contre-amiral Cullerre a également rencontré de  nombreux officiers généraux américains et étrangers présents à Hawaii dans le cadre de l’exercice RIMPAC, exercice aéronaval annuel majeur qui a eu lieu au large d’Hawaï du 26 juin au 15 juillet et auquel participait la frégate Prairial. Dans le cadre du cycle de commémoration de la Seconde Guerre mondiale, le Prairial a par ailleurs organisé à son bord une cérémonie de remise de la légion d’honneur à des vétérans américains.

 

En temps qu’ALPACI et COMSUP FAPF, l’amiral Cullerre a pour mission de garantir la souveraineté nationale dans les zones maritimes de la Polynésie française et du Pacifique. Sa zone de compétence s’étend sur tout l’océan Pacifique, sur les détroits indonésiens et du méridien du cap sud de la Tasmanie à l’ouest, à la côte américaine à l’est, à l’exception de la zone entourant la Nouvelle-Calédonie sous la responsabilité du COMSUP Nouméa. ALPACI, au nom du CEMA, participe aux activités de coopération régionale et entretient des relations privilégiées avec l’ensemble des nations présentes sur cette zone.

Polynésie française : un accord qui renforce les relations franco-américaines.

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 16:45
COMSUP / COMFOR : cérémonies du 14 juillet

 

15/07/2014 Sources : EMA

 

Le 14 juillet 2014, les unités françaises prépositionnées outre-mer et à l’étranger ont célébré la fête nationale

 

En Guyane, les forces armées en Guyane (FAG) ont célébré la fête nationale à Cayenne autour de la place des Palmistes en présence de monsieur Spitz préfet de la région Guyane et de madame Phinéra-Horth, maire de Cayenne. Réunissant toutes les unités des FAG (9e RIMa, 3e REI, RSMAG, Base Navale de Dégrad des Cannes, Base Aérienne 367 « François Massé », GSBdD, DIRISI), mais aussi la gendarmerie nationale, la police nationale, la police aux frontières, les sapeurs-pompiers et jeunes sapeurs-pompiers, la prise d’armes, présidée par le général Philippe Adam, commandant supérieur des forces armées en Guyane, a été suivie par un défilé des troupes à pieds rythmé par la musique de l’armée du Suriname, puis d’un défilé motorisé rue de Lallouette. La cérémonie a été marquée par la présence d’autorités militaires du Brésil et du Suriname, soulignant l’importance de la coopération régionale, notamment dans les secteurs de la lutte contre l’orpaillage illégal et la pêche illégale.

 

Aux Antilles, le contre-amiral Georges Bosselut, commandant supérieur des forces armées aux Antilles (FAA), a présidé une cérémonie militaire à Basse-Terre en Guadeloupe, en présence de madame Marcelle Pierrot, préfète de la région Guadeloupe et du colonel Thibault Dubern, chef de corps du RSMA-G. La présence des FAA sur le théâtre Guadeloupéen a été soulignée par l’escale de la frégate de surveillance « Germinal » à Basse-Terre. Ce navire de la marine nationale qui participe notament à la lutte contre le narcotrafic a ouvert ses portes au public durant tout le week-end. En Martinique, une cérémonie s’est déroulée sur le front de mer de Fort-de-France présidée par Laurent Prévost, préfet de la Martinique. Le commandant supérieur des FAA était représenté par le colonel Philippe Robin, son adjoint interarmées. La cérémonie s’est achevée par un défilé de troupes à pied et de troupes motorisées et pour la première fois, d’un défilé aérien. Celui-ci était composé de trois hélicoptères de l’Etat (gendarmerie, douanes et sécurité civile) représentant symboliquement les trois couleurs nationales dans le ciel martiniquais.

 

Au Sénégal, la cérémonie militaire a eu lieu dans l’enceinte du quartier « colonel Geille » de Ouakam. Elle était présidée par le général de brigade Louis Duhau, commandant les éléments français au Sénégal (EFS), en présence de son excellence Jean Félix-Paganon, ambassadeur de France au Sénégal. Cette cérémonie a donné lieu à une remise de décorations.

 

A Djibouti, la cérémonie a eu lieu au coucher du soleil sur la base aérienne 188 « Massart ». Le colonel Nicolas Jovanovic, commandant les Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) par interim, a présidé la cérémonie en présence de son excellence monsieur Serge Mucetti, ambassadeur de France à Djibouti, de son excellence monsieur Abdoulkader Kamil Mohamed, premier ministre de Djibouti, de son excellence monsieur Hassan Darar Houffaneh, ministre de la défense djiboutienne, du général de division Zakaria Chaick Ibrahim, chef d’Etat-Major général des armées (CEMA) djiboutien, ainsi que de plusieurs ambassadeurs étrangers.

 

Au Gabon, les forces françaises au Gabon (FFG) se sont réunies sur le camp « De Gaulle » à Libreville afin de célébrer la fête nationale. Cette cérémonie s’est déroulée en présence des plus hautes autorités diplomatiques, consulaires et militaires françaises et gabonaises de Libreville.

 

Sur l’île de la Réunion, les forces armées en zone sud de l’océan Indien (FAZSOI) ont participé à la cérémonie qui s’est déroulée à Saint-Denis, en présence du préfet et sous l’autorité militaire du commandant supérieur des FAZSOI, le général de division Jean-François Hogard.

 

En Nouvelle-Calédonie, les forces armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC) ont célébré le 14 juillet à Nouméa. La cérémonie a été présidée par le haut-commissaire de la République, en présence du commandant supérieur des FANC, le général Luc de Revel. Des autorités civiles et militaires étaient également présentes.

 

En Polynésie française, les militaires des Forces armées de Polynésie Française (FAPF) ont participé à la cérémonie et au défilé du 14 juillet. Cette cérémonie était présidée par le haut-commissaire de la République, monsieur Lionel Beffre en présence des hautes autorités de l’état et de la Polynésie française. Le défilé à pieds et motorisé s’est déroulé aux ordres du Contre-amiral Anne Cullerre, commandant supérieur des forces armées en Polynésie française.

COMSUP / COMFOR : cérémonies du 14 juillet
COMSUP / COMFOR : cérémonies du 14 juillet
COMSUP / COMFOR : cérémonies du 14 juillet
COMSUP / COMFOR : cérémonies du 14 juillet
COMSUP / COMFOR : cérémonies du 14 juillet
COMSUP / COMFOR : cérémonies du 14 juillet
COMSUP / COMFOR : cérémonies du 14 juillet
COMSUP / COMFOR : cérémonies du 14 juillet
COMSUP / COMFOR : cérémonies du 14 juillet
COMSUP / COMFOR : cérémonies du 14 juillet
COMSUP / COMFOR : cérémonies du 14 juillet
COMSUP / COMFOR : cérémonies du 14 juillet
COMSUP / COMFOR : cérémonies du 14 juillet
COMSUP / COMFOR : cérémonies du 14 juillet
COMSUP / COMFOR : cérémonies du 14 juillet
COMSUP / COMFOR : cérémonies du 14 juillet
COMSUP / COMFOR : cérémonies du 14 juillet
COMSUP / COMFOR : cérémonies du 14 juillet
COMSUP / COMFOR : cérémonies du 14 juillet

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 12:35
Photos J.Bellenand- Marine Nationale

Photos J.Bellenand- Marine Nationale

 

11/07/2014 Sources : EMA

 

Le 7 juillet 2014, à la demande du président de l’Assemblée polynésienne, le contre-amiral Anne Cullerre est venu présenter aux élus le programme de rénovation des équipements de surveillance géomécanique TELSITE 2 situés à Mururoa.

 

TELSITE est un système de surveillance des déformations naturelles de l’atoll. Mis en place dans les années 1980, il est constitué d’un ensemble de capteurs situés sur l’atoll et dans ses sous-sols. Après plus de trente ans de fonctionnement, il nécessite d’être modernisé.

 

A Papeete, le contre-amiral Cullerre s’est exprimé devant une trentaine de parlementaires de l’Assemblée polynésienne  sur la nécessité et les modalités de la transformation de ce système. Le directeur du centre d’expérimentations nucléaires en Polynésie (CEP), le capitaine de frégate Rondy, a ensuite effectué une présentation technique du système TELSITE 2.

 

Les préoccupations des élus ont porté sur le devenir de l’atoll de Mururoa et son environnement radiologique. Cette réunion leur a permis d’éclaircir certains sujets et d’avoir une vue d’ensemble sur ce projet phare pour la Polynésie. La volonté manifeste de transparence a d’ailleurs été saluée.

 

La rénovation du système TELSITE sera longue et complexe et va nécessiter d’importants moyens. Les travaux, qui se dérouleront au moins jusqu’en 2016, seront effectués par plusieurs entreprises sélectionnées au terme de procédures d’appels d’offres. Ce projet pourra constituer une réelle opportunité pour le tissu économique local en permettant de mobiliser des entreprises polynésiennes.

 

Les FAPF contribueront directement à ce chantier en apportant un soutien aux différents acteurs concernés (organismes militaires, Commissariat à l’énergie atomique et entreprises civiles) tout en continuant à assurer la surveillance et la sécurité de l’atoll.

 

En coordination avec les Forces armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC), les FAPF constituent un dispositif aéromaritime de premier plan sur le théâtre « Pacifique ». Cette importance stratégique du dispositif des forces prépositionnées est confirmée par le nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale

Polynésie française : présentation du chantier TELSITE 2 devant l’assemblée

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 11:35
Signature d’un accord de coopération entre les forces françaises et américaines dans le Pacifique

 

3 juillet 2014. Portail des Sous-Marins

 

Le commandant adjoint des forces américaines dans le Pacifique, le Lt. Gen. Anthony G. Crutchfield, et le commandant supérieur des forces armées en Polynésie française, le contre-amiral Anne Cullerre, se sont rencontrés le 2 juillet à à l’état-major des forces américaines du Pacifique, le Camp H.M. SMITH à Hawaï, pour signer un accord de coopération.

 

L’accord signé entre les forces américaines dans le Pacifique et les forces françaises en Polynésie, prévoit des discutions annuelles entre les 2 états-majors, au plus haut niveau, pour faciliter les activités bilatérales ainsi que pour jouer un rôle important dans la promotion de la stabilité dans la zone Asie-Pacifique.

 

« La signature aujourd’hui de cet accord est un signe positif que les relations entre nos forces vont aller de l’avant, » indique l’amiral Cullerre, qui représente aussi les forces françaises en Nouvelle-Calédonie.

 

La France maintient environ 2.500 militaires dans le Pacifiques, répartis entre la Polynésie Française et la Nouvelle-Calédonie.

 

Au cours des dernières années, les forces françaises ont participé aux côtés de l’US Navy au Partenariat annuel du Pacifique pour renforcer les alliances, les capacités de réaction en cas de catastrophe naturelle ou de secours humanitaire aux nations de la zone Asie-Pacifique.

 

« Le partage d’une même vision stratégique pour la sécurité de la zone Asie-Pacifique permet une coopération étroite dans des domaines comme le partage d’informations, l’entraînement et les exercices, la gestion de crise, l’assistance humanitaire et les engagements régionaux, » indique le Lt-général Crutchfield.

 

Référence : US Navy

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 11:35
Polynésie française : Visite de l’inspection des armées

 

06/06/2014 Actualités

 

Du 14 au 21 mai 2014, le général de corps aérien (GCA) Patrick Lefebvre, inspecteur des armées (IdA), a inspecté les forces armées en Polynésie française (FAPF), accompagné du contrôleur général des armées Pierre Seguin, chef du groupe des inspections spécialisées du contrôle général des armées et du général de corps d’armée Bernard Bruder, inspecteur technique des infrastructures de la défense.

 

Lors de ce déplacement, les inspecteurs ont pu appréhender sur le terrain les spécificités liées au soutien des FAPF.

 

La journée du 14 mai a été consacrée à la présentation des missions dévolues aux FAPF et aux grands enjeux à venir, ainsi qu’au fonctionnement général de la base de défense de Polynésie française.

 

Le 15 mai, le GCA Lefebvre s’est rendu à la caserne « Lieutenant-colonel Broche » au sein de laquelle il a pu visiter différents organismes de soutien spécialisé, ainsi que les formations de l’armée de Terre implantées sur le territoire, telles que le détachement terre de Polynésie (DTP/RIMaP-P) et le régiment su service militaire adapté (RSMA) de Polynésie. La journée a été clôturée par des tables rondes sur les questions du soutien avec les « soutenants » et les organismes des forces « soutenues ».

 

Le 16 mai, le général Lefebvre a visité le groupement aéronautique de Faa’a et de la base navale de Fare Ute. A cette occasion, les inspecteurs ont pu aller à la rencontre des unités aériennes et marines stationnées sur ces deux emprises, à partir desquelles sont menées de nombreuses missions opérationnelles. Ces lieux de stationnement sont des points d’importance vitale (PIV). C’est à ce titre qu’une inspection spécifique consacrée aux mesures visant à assurer leur protection a également été réalisée.

 

Le 17 mai, l’IdA a visité les anciens sites d’expérimentation des atolls de Hao et de Moruroa, situés respectivement à 900 et 1200 km de Tahiti. A Hao les travaux de réhabilitation de l’atoll, commencés en 2009, se poursuivent. A ce jour près de 75 % des parcelles anciennement occupées par la base de soutien avancée ont été rendus à leurs propriétaires. La visite de Moruroa a permis aux inspecteurs de mieux appréhender les enjeux et l’importance du chantier TELSITE 2 qui vise à moderniser le système de surveillance géo-mécanique de l’atoll.

 

En coordination avec les Forces armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC), les FAPF constituent un dispositif aéromaritime de premier plan sur le théâtre « Pacifique ». Cette importance stratégique du dispositif des forces prépositionnées est confirmée par le nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale.

Polynésie française : Visite de l’inspection des arméesPolynésie française : Visite de l’inspection des armées
Polynésie française : Visite de l’inspection des armées

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 07:55
Raid commandos pour le 3e RG

Raid commandos pour le 3e RG / Crédits : 3e RG

 

28/05/2014 J. SEVERIN  Armée de Terre

 

Du 26 au 28 mai 2014, le 3e régiment du génie a réalisé un exercice d’aguerrissement, entre Charleville-Mézières et Sedan.

 

600 acteurs sur le terrain, répartis en 3 compagnies de combat, appui, plastron et PC régimentaire. Deux aéronefs « gazelle » du  3e régiment d’hélicoptères de combat d’Étain, ont également été réquisitionnés pour l’occasion.

 

L’exercice WOINIC II fait suite à celui déjà réalisé en 2013, dans l’optique d’aguerrir les combattants. Lors de la précédente édition, les sapeurs devaient effectuer une marche d’exfiltration de 80 kilomètres, en groupes, sans se faire détecter par l’ennemi.

 

Cette année, l’exercice est joué au niveau compagnie et s’appuie sur la mise en œuvre des techniques commandos. C’est en rase campagne que se situaient les différents objectifs : prendre un pont, récupérer un village aux mains de l’ennemi et lui tendre une embuscade.

 

Un exercice d’enseignement complet, puisque celui-ci a nécessité le déploiement des composantes opérationnelles, logistiques, sanitaires, mais aussi de renseignements.

 

Un entraînement dans le cadre de la préparation aux futures projections du régiment, en République Centrafricaine, à Djibouti, en République de Côte d’Ivoire ou encore en Polynésie Française.

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 07:35
Polynésie française : 14e Western Pacific Naval Symposium

 

19/05/2014 Sources : EMA

 

Du 21 au 25 avril 2014, le contre-amiral Anne Cullerre, commandant la zone de responsabilité permanente Asie-Pacifique (ZRP ALPACI) et commandant supérieur des forces armées en Polynésie française (COMSUP FAPF), a participé au 14eWestern Pacific Naval Symposium2014 organisé par la marine chinoise, à Qingdao.

 

Cet événement, qui se déroule tous les deux ans, rassemble les chefs d’état-major des marines de 21 nations de la zone Pacifique. A cette occasion, le contre-amiral Cullerre a représenté le chef d’état-major de la Marine (CEMM), l'amiral Bernard Rogel.

 

Le Western Pacific Naval Symposium 2014 (WPNS) a pour objectif d’améliorer le niveau de coopération et d’interopérabilité entre les différentes marines de la région. Il est organisé autour de séminaires et de conférences, durant lesquels les participants abordent les principaux enjeux maritimes régionaux.

 

Cette édition 2014 a été marquée par l’adoption du Code for Unplanned Encounters at Sea (CUES) qui permet aux marines partenaires du Pacifique de disposer d’un socle de procédures communes en cas d’interactions inopinées entre des bâtiments ou des aéronefs. L’adoption de ce document est une avancée importante permettant de renforcer l’interopérabilité dans le cadre d’actions conjointes, notamment celles pouvant être menées sous faible préavis.

 

ALPACI s’est ensuite rendu au Vietnam, puis au Cambodge, pour une série d’entretiens bilatéraux avec les autorités militaire de ces pays.

 

A Hanoi, le CA Anne Cullerre a été reçu par différentes autorités de la marine vietnamienne avec lesquelles plusieurs sujets relatifs, notamment, à l’action de l’Etat en mer et à la coopération industrielle et opérationnelle ont été abordés.

 

Au Cambodge, elle s’est entretenue avec le ministre de la défense et le chef de la marine khmère qui ont évoqué leurs besoins en matière de coopération technique et opérationnelle.

 

En temps qu’ALPACI et COMSUP FAPF, le contre-amiral Cullerre a pour mission de garantir la souveraineté nationale dans les zones maritimes de  la Polynésie française et du Pacifique. Sa zone de compétence s’étend sur tout l’océan Pacifique, les détroits indonésiens et du méridien du cap sud de la Tasmanie à l’ouest, à la côte américaine à l’Est, à l’exception de la zone entourant la Nouvelle-Calédonie sous la responsabilité du COMSUP Nouméa.

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 11:35
L’escadron de transport «Maine» fête ses 50 ans en Polynésie française

 

06/05/2014 Armée de l'air

 

Mercredi 23 avril 2014, une cérémonie organisée sur le détachement «air» 190 de Tahiti Faa’a (Polynésie française) a commémoré les 50 ans de l’escadron de transport 82 «Maine». Cet événement fut l’occasion de célébrer le passé d’une des unités navigantes les plus éloignées de métropole.

 

L’escadron de transport 82 a hérité des traditions du groupe aérien mixte 82 (GAM 82), créé le 1er mai 1964 à Tahiti. Cette unité a elle-même repris les traditions du groupe aérien mixte d’outre-mer 82, dissous quelques années plus tôt à Bamako (Mali).Au cours de ces 50 ans d’existence, l’escadron a répondu à diverses missions de service public, menant notamment de très nombreuses évacuations sanitaires au profit de la population locale, sur les quelque 118 îles de la Polynésie française réparties sur une surface grande comme l’Europe.Équipé actuellement de deux avions Casa, l’unité polynésienne a effectué plus de 220 000 heures de vol en 50 ans sur pas moins de onze types d’aéronefs différents.

Les aviateurs devant un Casa de l'escadron de transport 82

Le détachement «air» 190 de Tahiti commémore les 50 ans de l’ET 82

L’escadron de transport «Maine» fête ses 50 ans en Polynésie française
L’escadron de transport «Maine» fête ses 50 ans en Polynésie française

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 07:35
photo EMA

photo EMA

 

09/04/2014 Sources : EMA

 

Du 24 au 26 mars 2014, le contre-amiral Anne Cullerre, commandant la zone de responsabilité permanente Asie-Pacifique (ZRP ALPACI) et commandant supérieur des forces armées en Polynésie française (COMSUP FAPF), a reçu le lieutenant-général Conant, commandant en second les forces armées américaines du Pacifique (Deputy PACOM).

 

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la coopération accrue entre les commandements français et américains pour le maintien de la sécurité en zone Asie-Pacifique.

 

Ces entretiens ont conduit à l’adoption de plusieurs procédures permettant de renforcer les liens et les échanges entre les différents bureaux des deux états-majors régionaux: intégration à très brève échéance d’un officier de liaison français auprès de l’état-major de PACOM à Hawaï ; augmentation du nombre d’escales de bâtiments américains en Polynésie et poursuite active de l’intégration d’un navire français à différents exercices militaires, dont l’exercice Rim of the pacific exercise (RIMPAC), le plus important exercice aéronaval au monde qui aura lieu au large d’Hawaï à l’été 2014.

 

ALPACI, au nom du CEMA, participe aux activités de coopération régionale et entretient des relations privilégiées avec l’ensemble des nations présentes sur cette zone. En temps qu’ALPACI et COMSUP FAPF, l’amiral Cullerre a pour mission de garantir la souveraineté nationale dans les zones maritimes de la Polynésie française et du Pacifique. Sa zone de compétence s’étend sur tout l’océan Pacifique, les détroits indonésiens et du méridien du cap sud de la Tasmanie à l’ouest, à la côte américaine à l’est, à l’exception de la zone entourant la Nouvelle-Calédonie sous la responsabilité du COMSUP Nouméa.

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 11:35
Polynésie française : visite du contre-amiral Cullerre en Asie du Sud-Est

 

05/04/2014 Sources : EMA

 

Du 11 au 22 mars 2014, le contre-amiral Anne Cullerre, commandant la zone de responsabilité permanente Asie-Pacifique (ZRP ALPACI) et commandant supérieur des forces armées en Polynésie française (COMSUP FAPF), s’est rendu dans quatre pays du sud-est asiatique pour une série d’entretiens avec les autorités militaires de ces pays (Thaïlande, Birmanie, Singapour et Indonésie).

 

Le contre-amiral Cullerre s’est d’abord rendu en Thaïlande. Les forces armées en Polynésie françaises (FAPF) coopèrent régulièrement avec les forces armées thaïlandaises au cours d’exercices tels que Cobra gold ou lors d’escales de bâtiments de la marine nationale donnant lieu à des embarquements d’officiers thaïlandais et à des entraînements conjoints à la mer.

 

En Birmanie, l’amiral Cullerre a travaillé avec les autorités militaires sur le renforcement de notre coopération bilatérale, plus spécialement celle exercée dans le domaine de la sécurité maritime et de la surveillance des zones économiques exclusives.

 

Ce même sujet a été évoqué lors des rencontres avec les autorités militaires de Singapour, pays avec lequel la France entretient une coopération active en s’appuyant notamment sur l’Information Fusion Centre (IFC). Depuis sa création en avril 2009, un officier de liaison français est affecté dans ce centre régional de collecte et de partage d’informations d’intérêt maritime .

 

Le contre-amiral Cullerre a également pu profiter de sa présence à Singapour pour rencontrer le contre-amiral Cindy Thebaud, commandant de la Task Force (TF) 73 basée à Sembawang.

 

Enfin, ALPACI a représenté le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA) au 4eJakarta International Defence Dialogue, qui réunissait les hautes autorités militaires et ministérielles de quarante-six pays de la zone indo-pacifique. Ce forum annuel a pour objectif d’aborder des problèmes d'actualité et les défis auxquels les pays de la zone doivent faire face pour améliorer la sécurité de la navigation maritime, lutter contre la criminalité transnationale et encourager l'établissement de relations de coopération bilatérale et multilatérale.

 

ALPACI, au nom du CEMA, participe aux activités de coopération régionale et entretient des relations privilégiées avec l’ensemble des nations présentes sur cette zone.

 

En temps qu’ALPACI et COMSUP FAPF, l’amiral Cullerre a pour mission de garantir la souveraineté nationale dans les zones maritimes de  la Polynésie française et du Pacifique. Sa zone de compétence s’étend sur tout l’océan Pacifique, les détroits indonésiens et du méridien du cap sud de la Tasmanie à l’ouest, à la côte américaine à l’Est, à l’exception de la zone entourant la Nouvelle-Calédonie sous la responsabilité du COMSUP Nouméa.

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 12:35
Polynésie française : visite du contre-amiral Cullerre au Chili et au Pérou

 

 

20/12/2013 Sources : EMA

 

Du 3 au 16 décembre 2013, le contre-amiral Anne Cullerre, commandant la zone maritime de l’océan Pacifique (ALPACI) et commandant supérieur des forces armées en Polynésie française (COMSUP FAPF), s’est rendue au Chili et au Pérou pour y rencontrer les autorités militaires de ces deux pays partenaires de la France dans le Pacifique.

 

Les différents entretiens conduits ont permis de mettre en avant les besoins réciproques de coopération dans le domaine maritime, notamment en matière de lutte contre la pêche illégale et le narcotrafic. Ces rencontres visaient à décliner les actions envisagées pour 2014 avec chacun des deux partenaires, en vue d’améliorer la sécurité des espaces maritimes de la zone Pacifique. Les discussions ont notamment permis d’évoquer la question du partage d’information et d’identifier les interlocuteurs impliqués dans la surveillance des espaces maritime.

 

Les FAPF entretiennent des relations régulières avec leurs partenaires de la côte Ouest de l’Amérique du sud dans le cadre de la coopération régionale visant à garantir la sécurité et la sauvegarde sur le  théâtre  « Pacifique ».

 

En coordination avec les Forces armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC), les FAPF constituent un dispositif aéromaritime de premier plan sur le théâtre « Pacifique »,. Cette importance stratégique du dispositif des forces prépositionnées est confirmé par le nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale selon lequel la France doit pouvoir rester en mesure d’assurer sa souveraineté, y compris sur ses territoires éloignés, d’intervenir  en cas de catastrophe naturelle ; mais également de lutter contre les menace grandissantes de la piraterie, des trafics, de la pêche illicite et de l’orpaillage illégal.

Polynésie française : visite du contre-amiral Cullerre au Chili et au Pérou

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