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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 19:55
Hexagone Balard photo MinDefF

Hexagone Balard photo MinDefF


05.11.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Le président de la République inaugure ce jeudi le nouveau siège de la Défense française, à Balard. Guillaume Farde, maître de conférences à Sciences Po Paris et excellent connaisseur des mécanismes des PPP (partenariats public privé) a donné [à Philippe Chapleau] son sentiment sur le PPP Balard.

 

Quel regard portez-vous sur ce type de partenariat public-privé ?
"Les spécialistes ont tendance à classer les PPP en deux catégories : ceux qui concernent les équipements dits "équipementaires" et ce qui concernant les infrastructures bâties, dits "bâtimentaires". Sur l’ensemble des PPP réalisés depuis 2004 les contrats bâtimentaires sont numériquement les plus nombreux et le ministère de la Défense ne fait pas exception.
Pour ma part, je reproche aux partenariats public-privé bâtimentaires d’être plus éloignés de la philosophie du partenariat public-privé que ne le sont les contrats équipementaires. Il est vrai que lorsqu’il est utilisé à bon escient, le contrat de partenariat bâtimentaire présente l’avantage de l’association de la conception, de la réalisation et du service. À terminaison du contrat, la personne publique est réputée disposer d’un bien immobilier en meilleur état d’usage que si elle avait procédé à un financement public classique. Je ne nie pas ces avantages théoriques. Mais lorsque l’on dissèque le loyer d’un PPP bâtimentaire la part véritablement consacrée au service est trop peu importante en proportion (à peine 18% pour Balard).
Le pouvoir adjudicateur achète plus une facilité de caisse qu’un véritable service. L’optimisation de l’utilisation des infrastructures par la personne publique est toujours plus délicate dans le cas de projets immobiliers et la mutualisation est matériellement plus difficile à mettre en œuvre. On se rapproche donc plus d’un crédit-bail immobilier que d’un véritable contrat de service où l’opérateur privé assume une part des risques avec obligation de résultat.
Ce n’est pas un hasard si dans le monde de la défense, le partenariat public-privé HéliDax (équipementaire) est unanimement salué alors que le partenariat public-privé Balard (bâtimentaire) cristallise les tensions."

 

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 11:55
Morin : "Le nouveau ministère de la Défense a permis de réduire les coûts"

 

05/11/2015 Par Jean Guisnel Le Point.fr

 

L'ancien ministre de la Défense revient sur la genèse du nouveau ministère, que François Hollande inaugure ce jeudi 5 novembre 2015.

 

Ministre de mai 2007 à novembre 2010, Hervé Morin a mis en oeuvre une très importante réforme de l'organisation de la Défense. Qui comprenait notamment le regroupement à Balard de dizaines de sites éparpillés dans la région parisienne. Il revient dans cette interview sur les raisons de ce déménagement et pronostique que le successeur de Jean-Yves Le Drian ne pourra pas bouder ce bâtiment ultramoderne.

 

Comment l'idée est-elle née de déplacer le ministère de la Défense de l'hôtel de Brienne à Balard ?

C'est une idée qui a germé à l'hôtel de Brienne, lors de l'élaboration de la réforme du ministère. Cette réforme qui consistait à effectuer des économies de fonctionnement pour investir plus dans l'équipement et améliorer la solde des militaires reposait sur la mutualisation des services de soutien pour mettre fin à un système en tuyau d'orgue, dans lequel chaque armée disposait de son propre « back-office ».

La construction d'un nouveau ministère de la Défense regroupant tous les états-majors et toutes les directions était, dans ce schéma, l'expression de la mutualisation des services, la pointe de diamant d'un ministère qui se projetait dans le XXIe siècle.

Plus simplement encore : nous avions des dizaines d'implantations dans Paris, avec des coûts de fonctionnement très élevés. Et en même temps, nous avons découvert que nous disposions de huit hectares dans le 15e arrondissement, constructibles et sans projet particulier.

 

Les militaires manquaient d'enthousiasme, il s'agit d'une pure décision politique…

J'ai présenté ce projet au président Sarkozy en novembre 2007 dans son bureau. Je lui ai présenté l'ensemble de la réforme : les bases de défense, la suppression des échelons intermédiaires, les mutualisations et les externalisations, etc. Et pour finir, j'ai évoqué la construction d'un nouveau ministère, sous le régime du partenariat public-privé, qui serait le plus grand jamais réalisé en France. J'ai précisément évoqué la présence du ministre dans ce lieu, entouré de ses collaborateurs directs, à savoir les chefs d'état-major et le délégué général pour l'armement. Nicolas Sarkozy m'a donné immédiatement son accord de principe : « Excellente idée, allons-y ! »

 

Une telle innovation n'a pas manqué d'avoir de lourdes répercussions. Quelles sont celles qui vous paraissent les plus importantes ?

J'en vois une en particulier : au-delà de l'amélioration des conditions de travail du personnel, cela nous a obligés à réfléchir sur ceux des services du ministère dont la présence à Paris se justifiait. N'oubliez pas que les salaires des sous-officiers ou des personnels civils de la défense ne sont pas très élevés, qu'il ne leur est pas facile de se loger dans la région parisienne. Bon nombre d'entre eux ont des temps de transport considérables entre leur domicile et leur lieu de travail.

J'ai considéré que tous les services qui n'étaient pas décisionnaires pouvaient être transférés dans des villes de province afin d'améliorer les conditions de vie du personnel. C'est ce que nous avons fait, avec en permanence le souci d'économies en tête.

 

Vous n'êtes donc pas sensible à l'argument selon lequel le partenariat-public-privé serait trop onéreux ?

Non, car si vous additionnez tous les coûts de l'organisation précédente, l'implantation du ministère à Balard a permis de les réduire notablement.

 

Jean-Yves Le Drian a refusé de s'installer à Balard au motif que l'aspect régalien de la défense est absent du nouveau bâtiment et que son départ pourrait entraîner la vente de l'hôtel de Brienne…

Tout d'abord, le prochain ministre sera bien obligé de s'y installer : son bureau est prévu ! Je prends le pari qu'il va se passer la même chose qu'avec Édouard Balladur, alors ministre des Finances, qui avait refusé de quitter son bureau de la rue de Rivoli pour se rendre à Bercy. De plus, je suis formel : il n'a jamais été question un seul instant de vendre l'hôtel de Brienne ! Compte tenu de l'exceptionnelle histoire de ce bâtiment, je veux parler de la grande Histoire de France qui s'y trouve attachée, sa vente à des promoteurs n'est pas envisageable. Il n'est même pas certain qu'il soit vendable. En revanche, je pense que ce lieu serait parfaitement adapté à une transformation en un lieu de réception pour la République, où les ministres pourraient accueillir leurs homologues étrangers dans un cadre prestigieux. Les Britanniques disposent ainsi du très prestigieux Lancaster House, et l'hôtel de Brienne pourrait avoir une vocation similaire. Je ne serais pas choqué que les coûts de ce lieu puissent être amortis par une location au cas par cas à de grandes entreprises qui pourraient y organiser des manifestations de haute tenue. Il y avait un moyen de préserver ce lieu patrimonial, d'en faire un très digne local gouvernemental de réceptions officielles, tout en se finançant à travers des prestations privées.

 

Qu'avez-vous pensé du résultat en visitant le nouveau ministère ?

Je ne l'ai jamais visité, après mon départ de la Défense. Ces dernières semaines, cela avait été envisagé une première fois, mais n'a finalement pas pu se faire. La seconde non plus… Je ne le visiterai donc pas, puisque je n'ai même pas été invité à l'inauguration de jeudi. Je trouve cela ahurissant ! Je veux bien qu'on soit en campagne électorale, mais la tradition de la Défense veut que le ministre en fonction invite son prédécesseur à l'inauguration d'un projet dont il fut à l'origine.

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 16:55
L'"Hexagone Balard", nouveau site du ministère de la défense (CR-ANMA Artefactory)

L'"Hexagone Balard", nouveau site du ministère de la défense (CR-ANMA Artefactory)

 

04-11-2015 Par Vincent Lamigeon – Challenges.fr

 

EXCLUSIF 13.600 euros pour une imprimante et un scanner! Le consortium Opale Défense (Bouygues, Thales…), opérateur privé de l’Hexagone Balard, facture chaque prestation au prix fort. Au grand dam des militaires.

 

Ne l’appelez plus "Pentagone à la française". L’Hexagone Balard, nom définitif du nouveau siège du ministère de la Défense dans le 15ème arrondissement de Paris, est officiellement inauguré ce jeudi 5 novembre à 15h par le président François Hollande. Mais les militaires et agents du ministère n’ont pas attendu le grand raout pour prendre possession des lieux: 85% des 9.300 agents prévus sur le site sont déjà installés dans les 145.000 m2 de bâtiments neufs, qui rassembleront les états-majors des armées, la Direction générale de l’armement et divers services du ministère.

Depuis l’arrivée des "pionniers" en février dernier, les occupants vont de surprise en surprise. Il y a bien sûr les inévitables bugs des bâtiments flambant neufs : panne d’ascenseurs, volets qui se ferment automatiquement en pleine réunion, problèmes de scan des plaques d’immatriculation à l’entrée du site. Mais les agents ont surtout pu se familiariser avec les joyeusetés de la gestion du site en partenariat public privé (PPP): si le loyer annuel versé par le ministère, 154 millions d’euros, comprend la redevance immobilière, celles des systèmes d’information et des services (restauration, nettoyage, conciergerie…), chaque modification des bureaux demandée fait l’objet d’une facturation supplémentaire.

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 06:55
Base de Dax - photo DCI

Base de Dax - photo DCI

 

13/10/2015 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord – Défense Globale

 

HeliDax, fruit d'un partenariat public-privé entre le groupe DCI (opérateur du transfert du savoir-faire militaire français à l'international) et Inaer Helicopter France, monte en puissance. La base école de l'Aviation légère de l'armée de terre (EALAT) a dépassé, en cinq ans, les 100 000 heures de vol avec des appareils EC120 Colibri dans leur configuration Calliopé.

Ce PPP d'HeliDax porte sur la fourniture d'heures de vol au profit de l'EALAT pendant vingt-deux ans. On externalise des heures de vol et la maintenance mais la formation reste l'apanage des moniteurs militaires, commandés par le colonel Benoît Cirée. " Cette combinaison est un atout majeur pour préparer les pilotes de combat de demain aux hélicoptères de nouvelles générations ", explique-t-il.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 06:55
Ne pas dire PPP ou crédit bail mais "société de projet"


02.10.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

Devant la commission de la Défense, mardi après-midi, le ministre de la Défense a présenté une solution "innovante d'acquisition du matériel". Jean-Yves Le Drian n'a pas parlé de PPP (partenariat public-privé) mais de "société de projet" (sans le S du pluriel) au capital mixte, fourni par la vente, par l'Etat, de participations. Cette "société de projet" louerait à la Défense matériels et infrastructures.

 

Innovation? Non. Un bon connaisseur français de ces mécanismes, Guillaume Fonouni-Farde, rappelle que "à la fin du premier trimestre 2014, ce sont près de 200 contrats de partenariat qui ont été conclus par l’Etat et les collectivités territoriales et ce malgré les tensions sur le financement privé conséquentes à la crise de 2008". On pourrait aussi ajouter que le PPP de Dax (HéliDax) ou celui de Balard sont des preuves que la recette était connue du MinDef.

 

Sur les PPP et l'Etat, on lira avec attention les articles de Guillaume Fonouni-Farde (dont celui-ci) et son blog, ainsi que sa contribution au livre Le Droit de la sécurité et de la défense. Il s'était exprimé dans Lignes de défense en 2011 (voir ici).

Voici l'extrait de l'intervention ministérielle d'hier qui présente la solution pour palier l'absence de REX, les fameuses ressources exceptionnelles/extrabudgétaires que "de multiples contraintes" mettent en péril:

 

"Le Gouvernement a parallèlement décidé de mettre en oeuvre dès 2015 des solutions innovantes d’acquisition de matériels militaires, permettant de mobiliser le produit de cessions de participations d’entreprises publiques.
Une des solutions les plus intéressantes envisagées serait de s’appuyer sur une société de projet.
La réflexion que nous avons conduite vise à définir la meilleure utilisation possible du produit des cessions de participations de l’Etat. Or, les règles relatives à la LOLF imposent que ces produits soient réutilisés par des opérations d’investissement en capital. Une formule possible consiste à mettre en place une (ou plusieurs) société(s) conduisant notamment des opérations de location de certains équipements militaires au bénéfice du ministère de la défense, par analogie avec les projets de mise à disposition de matériels dans le secteur privé.
La ou les sociétés de projet seraient créées avec un capital financé en partie par l’Etat (à partir des recettes des cessions de participations) et en partie par des investisseurs privés. Ces sociétés rachèteraient aux armées des équipements (y compris en cours de construction et pas encore livrés), ce qui génèrerait une rentrée d’argent, une recette exceptionnelle pour le budget de l’Etat. Ces sociétés de projet loueraient ensuite les équipements au ministère de la défense.
La mise en oeuvre de ces solutions innovantes doit permettre la mobilisation effective des 5,5 Md€ de recettes exceptionnelles inscrites sur la période 2015-2017. L’enjeu essentiel est évidemment de garantir en toutes hypothèses la disponibilité des ressources nécessaires pour poursuivre la modernisation de l’équipement des forces armées et pérenniser l’excellence de notre base industrielle et technologique de défense. Il s’agit tout simplement de garantir que les matériels prévus par la LPM seront livrés.
Ce dispositif aurait pour avantage de garantir les rythmes de flux de paiement vers les industriels conformes à la LPM en assurant le maintien de la capacité de production et la préservation de l’outil industriel."

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 05:55
Externalisation et société de projet: "la bonne direction" selon Guillaume Fonouni-Farde

 

07.10.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense


Guillaume Fonouni-Farde (directeur associé de Spallian et maître de conférences à Sciences Po), que j'ai cité dans mon post sur les sociétés de projets annoncées par le ministre de Défense, commente cette initiative pour Lignes de défense.

 

Je rappelle deux ou trois choses sur ces sociétés: le capital est mixte (Etat, investisseurs privés), l'Etat peut ne pas être majoritaire et les investisseurs étrangers sont bienvenus. Enfin, visiblement pressé (par Bercy ou l'Elysée), le MinDef veut mettre en place ce système dès "la mi-2015".

 

Vous avez préconisé pour les armées des solutions locatives, via des contrats de service : le Mindef est-il sur le bon chemin avec ses sociétés de projets ?

De mon point de vue, le Ministre en réhabilitant indirectement les externalisations de services – au fond c’est de cela dont il est vraiment question dans sa déclaration – va dans le bonne direction. A dire vrai, les externalisations de services sont les derniers montages contractuels à même de dégager des économies à capacité opérationnelle constante sinon supérieure. La solution locative en ce qu’elle fait passer les armées du statut de propriétaire à celui de locataire, peut dérouter. L’inquiétude est légitime : l’abandon de la propriété des actifs est vécue comme une forme de déclassement. En réalité, il ne faut pas confondre propriété et disponibilité ni encore propriété et usufruit. La disponibilité d’un matériel est toujours meilleure lorsque ce matériel est loué neuf et en bon état d’usage que lorsqu’il est acheté et mal entretenu, faute de crédits budgétaires. A cet égard, les taux de disponibilité des hélicoptères EC120 loués par l’armée de terre à Dax et ceux des avions ravitailleurs KC135 propriété de l’armée de l’air sont sans commune mesure. Comme j’ai déjà pu l’écrire, on ne martèlera jamais assez que l’armée locataire n’est pas par principe, plus démunie que l’armée propriétaire dès l’instant où l’usufruit des matériels lui est contractuellement garanti. Dans certains cas, l’armée locataire peut même dégager des économies : elle ne consomme que ce dont elle a strictement besoin et n’a plus à assumer l’entretien coûteux de matériels parfois sous-utilisés. Les solutions locatives si elles ne sauraient naturellement être la solution à tous les problèmes de renouvellement des équipements en solutionnent malgré tout certains. En les prenant en compte, le Ministre fait incontestablement preuve du pragmatisme dont les armées ont aujourd’hui besoin.

 

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 19:55
Défense : Le Drian veut recourir au leasing de matériels

 

01/10/2014 Par Véronique Guillermard, Alain Barluet – LeFigaro.fr

 

A 31,6 milliards d'euros, le budget 2015 des armées, hors pensions, affiche une stabilité de façade par rapport à 2014 car il inclut des recettes exceptionnelles qui sont par nature aléatoires.

 

Facialement, le budget de la défense, tel qu'il est prévu dans le cadre du projet de loi de finance 2015, reste stable par rapport à 2014, avec 31,4 milliards d'euros de crédits (36,9 milliards avec les pensions). Ces ressources, deuxième anuitée de la Loi de programmation militaire (LPM) concrétise la transition vers le nouveau modèle d'armée, plus efficace car mieux adapté aux formes nouvelles de crises», assure Jean-Yves Le Drian, le ministre de la défense. Et, insiste l'hôtel de Brienne, les crédits prévus sur la période 2015-2017 permettent de garantir la trajectoire financière de la LPM (2014-2019).

Pour autant, la réalisation de cet objectif repose sur des rentrées aléatoires: les fameuses recettes exceptionnelles qu'aucun gouvernement n'a jusqu'ici réussi à réaliser dans leur intégralité. En 2015, elles atteignent 2,3 milliards d'euros (et 6 milliards d'euros sur l'ensemble de la LPM). Mais Jean-Yves Le Drian est réaliste. Il propose «une solution innovante»: la création de «sociétés de projet» dont le capital serait mixte, privé et publique, et dont la vocation serait de louer du matériel aux armées.

 

Bercy est contre le recours au leasing

Ces sociétés de projet interviendraient en amont, en achetant au ministère de la défense des équipements encore en production, avant qu'ils ne soient livrés. L'État partagerait ainsi le coût de l'acquisition avec ces partenaires privés au sein de ces sociétés de projet. De même, les deux partenaires loueraient ensuite ces matériels au ministère de la défense. Selon Jean-Yves Le Drian, ce système permettra de mobiliser jusqu'à 5,5 milliards d'euros, palliant l'absence de recettes exceptionnelles.

Cette forme de leasing a été combattu pied à pied par Bercy qui continue à mettre la pression sur le 3ème budget de l'État. Mais l'hôtel de Brienne estime que c'est une bonne formule en ces temps de contrainte budgétaire car, selon lui, elle permet d'alléger la dépense publique, de poursuivre la modernisation des armées, de maintenir les cadences de production dans les usines, et d'assurer le chiffre d'affaires des entreprises de défense.

 

Sous-évaluation chronique des «OPEX»

Cela d'autant que le ministère de la défense traîne un report de charge de 3,5 milliards d'euros c'est-à-dire des impayés que la LPM ne permet pas de résorber et qui pèsent sur les programmes d'armement. Jean-Yves Le Drian ne veut pas renoncer aux équipements critiques tels que les avions ravitailleurs, les blindés du programme Scorpion de modernisation de l'armée de terre. Ainsi, les crédits d'équipement progressent de 300 millions d'euros à 16,7 milliards d'euros en 2015. De même, les investissements d'avenir tels que la cyberdéfense, le renseignement, les satellites restent prioritaires. La recherche et la technologie se voient attribuer une enveloppe de 3,6 milliards d'euros et 740 millions pour les études amont.

Autre difficulté, la sous-évaluation chronique du coût des opérations extérieures (Opex) alors que les armées françaises n'ont jamais autant été déployées sur les théâtres d'opération. Quelque 7 800 militaires français sont aujourd'hui engagés sur le terrain, du Kosovo à l'Irak en passant par le Mali, l'Afghanistan ou encore la Cote d'Ivoire et la Centrafrique (RCA). 2015 ne déroge pas à la règle avec 450 millions d'euros budgétés, soit autant qu'en 2014, alors que les dépenses Opex franchissent régulièrement le milliard d'euros. Une fois encore, la défense s'appuiera sur la solidarité interministérielle.

 

Saignée dans les effectifs

En terme d'effectifs, les armées sont appelées à un nouvel effort qui va se traduire sur une nouvelle saignée avec 7 500 suppressions d'emplois - sur un total de 11 879 prévues dans tous les ministères pour 2015! - programmées cette année après 7 881 en 2014 et 7 234 en 2013. Au total, la LPM prévoit 34 500 suppressions de postes soit près de 80 000 en dix ans.

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 16:55
Patroller configuration multi-capteur, optronique avec boule Euroflir 410 et nacelle Comint. (crédit Sagem)

Patroller configuration multi-capteur, optronique avec boule Euroflir 410 et nacelle Comint. (crédit Sagem)


08 Août 2014 par Julien L. - numerama.com

 

La préfecture de police de Paris prévoit d'expérimenter l'usage des drones dans les prochaines semaines. Ces engins doivent notamment permettre de faciliter la collecte de l'information dans des endroits où l'engagement de policiers serait périlleux.

À la faveur d'un certain nombre de faits divers, les drones ont reçu ces derniers mois une importante couverture médiatique. Entre Amazon qui veut tester un nouveau type de livraison et ce jeune lycéen français condamné pour avoir survolé sans autorisation une commune, en passant par des tentatives de ravitaillement en drogue dans les prisons, les histoires ne manquent pas.

 

Des tests dans les semaines à venir

Il faut dire que l'usage de ces aérodynes est en plein développement en France et dans le monde. Signe de cette effervescence, même la préfecture de police de Paris prévoit d'expérimenter ces engins dans les prochaines semaines, selon une une information de l'agence de presse AEF et relayée sur Twitter par Pierre Januel, collaborateur parlementaire auprès d'Europe Écologie Les Verts.

Selon la lettre d'information (.pdf) de la préfecture de police en date du 6 août, ces tests seront organisés par la direction opérationnelle des services techniques et logistiques (DOSTL). Son directeur, Philippe Caron, a indiqué que l'usage des drones peut être envisagé pour "récupérer de l’information dans des zones risquées sans engager des personnels".

 

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 12:55
Le gros oeuvre du nouveau ministère de la Défense à Balard est terminé

batiweb.com

 

Un an avant la date prévue pour la livraison du chantier du nouveau ministère de la Défense à Balard, dans le sud de Paris, le gros œuvre est terminé. Il laisse déjà entrevoir les grandes lignes de ce bâtiment à l'architecture moderne, placé sous haute sécurité.

 

La toiture principale gris foncé, censé rappelé la voilure d'un avion furtif, est encore en cours d'assemblage mais pour le gros oeuvre, c'est terminé. Le nouveau ministère de la Défense, situé à Balard dans le XVe arrondissement de Paris, est un bâtiment impressionnant d'une superficie de 420 000 m2 composé à la fois de bâtiments neufs (145 000 m2), de bâtiments existants et de bâtiments rénovés (135 000 m2).
 

 

La capacité d’accueil du site ministériel sera de près de 10 000 personnes, répartis sur trois parcelles distinctes. La parcelle ouest accueillera un peu plus de 5 000 personnes dans une construction neuve d’une surface de 130 000 m2 et dans l’ancien bâtiment rénové des services techniques des constructions navales de la marine nationale.

 

Les centres de décision protégés au coeur

 

Pour un maximum de sécurité les principaux centres de décision, le cabinet du ministre, le chef d’état-major des armées et les chefs d'état-major d’armées, le centre de planification et de commandement des opération seront installés au centre, protégés par les bâtiments périphériques.

À l'Est, la Cité de l'Air retrouvera ses immeubles, une fois rénovés.

Sur les trois hectares de l'extrémité occidentale du site, appelée « corne Ouest », 90 000 m2 d'immeubles de bureaux offerts à la location seront construits pour générer des recettes annexes à proximité d'Issy-les-Moulineaux et du projet de « Tour triangle ».

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 11:55
La Défense à Balard, un modèle pour la maîtrise des dépenses (Le Drian)

 

PARIS, 17 jan 2014 – lentreprise.lexpress.fr (AFP)

 

Le nouveau ministère de la Défense, qui sera implanté à partir de 2015 à Balard, dans le sud de Paris, sera "un modèle pour la maîtrise de la dépense publique et la modernisation des équipements", a affirmé vendredi Jean-Yves Le Drian, lors d'une visite du chantier.

 

Le ministre de la Défense participait à la cérémonie marquant l'achèvement du gros oeuvre du projet. Le regroupement à Balard de l'ensemble des services du ministère va permettre une meilleure cohérence et la mise en commun des moyens de fonctionnement, a-t-il souligné: "Tous les acteurs vont se retrouver sur le même site, avec des conditions de travail assez optimales et une incitation à l'action en commun très forte."

 

Attribué en 2011 à un consortium d'entreprises conduit par Bouygues Construction, le monumental projet Balard permettra de regrouper les services de la Défense dispersés sur une douzaine de sites parisiens. Sa réalisation permet, selon le ministre, "une rigueur de gestion nettement plus forte qu'auparavant".

 

Le coût global de l'ensemble est de 3,5 milliards d'euros, dans le cadre d'un partenariat public-privé (PPP) de 30 ans. L'Etat devra ainsi payer une redevance annuelle de 154 millions pendant la durée du PPP. Près de 10.000 personnes des différents services de la Défense devraient être à terme regroupées à Balard.

 

Le nouveau ministère, dont la toiture principale rappelle la voilure d'un avion furtif, s'étend sur un ensemble de 420.000 m2 de bâtiments neufs (145.000 m2) ou rénovés, dans le XVe arrondissement de Paris. Trois parcelles se côtoient, avec les immeubles de bureaux de la "corne Ouest", le coeur du ministère au centre, qui accueillera le ministre de la Défense et les états-majors des armées, et les immeubles rénovés de la Cité de l'Air, à l'est.

 

Trois tours centrales symbolisent les trois armées - armées de Terre, de l'Air et Marine, qui garderont ainsi leur identité. "La sécurisation de l'ensemble du site est maximum", a assuré M. Le Drian, pour protéger ce qui sera le coeur de la Défense française.

 

La livraison du chantier doit débuter au premier trimestre 2015, avec le déménagement des premiers sites de défense disséminés dans Paris.

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 07:55
Le BSAD Ailette crédits MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE

Le BSAD Ailette crédits MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE

 

01/10/2012 Mer et Marine

 

Le lancement du programme des Bâtiments de soutien et d’assistance hauturiers (BSAH) est prévu l’an prochain, son financement étant inscrit dans le projet de loi de finances 2013. Le ministère de la Défense prévoit la contractualisation du partenariat public-privé, qui permettra de remplacer les Remorqueurs de haute mer (RHM) Malabar et Tenace, le Remorqueur ravitailleur (RR) Revi, les Bâtiments de soutien de région (BSR) Elan, Chevreuil, Gazelle et Taape, ainsi que les Bâtiments de soutien, d'assistance et de dépollution (BSAD) Ailette et Alcyon. Il est actuellement prévu, dans le cadre du PPP avec un opérateur privé, une flotte de 8 nouveaux bâtiments mis à disposition de la Marine nationale durant 15 ans.

 

Le BSR Elan (© : MARINE NATIONALE)

 

Le RHM Malabar (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

RR du type Revi (© : MARINE NATIONALE)

 

Ces bâtiments assureront des missions de soutien des forces (accompagnement d’une force aéronavale, d’un sous-marin), de soutien de région (remorquage d’engins, ancrages, relevages…) et de sauvegarde maritime dans le cadre de l’action de l’État en mer (sauvetage, assistance à la protection des biens, protection de l’environnement, lutte contre les pollutions maritimes…) Les nouvelles unités devraient être inspirées des navires de soutien aux opérations offshores. Ils mesureraient de 70 à 80 mètres de long pour un déplacement de 2000 à 3000 tonnes, leur motorisation développant entre 8000 et 12.000 cv. Ils doivent disposer d'une grande plateforme de travail, sur l'arrière, capable d'accueillir divers équipements et matériels. Les BSAH avaient fait l’objet, en 2010, d’un appel à projets auprès du secteur privé.

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 16:55
photo Heli-Dax

photo Heli-Dax

 

04.06.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

La DGA a émis un avis d'appel public à la concurrence concernant un "marché d'assistance à maîtrise d'ouvrage juridique et financière pour la passation et le suivi d'exécution du contrat de partenariat BSAH et le suivi d'exécution des contrats de partenariat RDIP-AIR et ea-alat Dax" (cliquer ici pour accéder au texte complet de l'annonce n° 12-79982).

 

La mission PPP du ministère de la Défense (longtemps dirigée par Philippe Genoux) étant en phase de démantèlement (officiellement depuis le 10 mai), il faut donc désormais faire appel à des compétences extérieures pour cette AMO (assistance à maîtrise d'ouvrage) juridique et financière. Commentaire d'un observateur avisé du milieu des PPP: "En d'autres termes le ministère préfère payer à prix d'or des consultants privés plutôt que de recourir à ses compétences internes à la mission PPP, allez comprendre".

 

Le marché comporte 4 lots (c'est moi qui souligne):


 - Lot 1 Assistance juridique pour la passation et le commencement d'exécution du CP BSAH. Les domaines de compétences juridiques identifiés sont notamment le droit public des affaires, le droit des affaires privés, le droit bancaire et financier, le droit de la propriété intellectuelle, le droit des assurances, le droit fiscal ... ainsi que le droit maritime..
- Lot 2 Assistance financière pour la passation et le commencement d'exécution du CP BSAH. Le rôle de(s) Assistance(s) Financière(s) est d'apporter un conseil et un accompagnement à la DGA sur tous les sujets financiers, bancaires, comptables ou fiscaux, pendant la passation du contrat BSAH puis durant son exécution..
- Lot 3 Assistance juridique pour le suivi de l'exécution des CP RDIP-AIR et EA ALAT Dax. Les domaines de compétences juridiques identifiés pour RDIP-Air et EA ALAT Dax sont notamment le droit public des affaires, le droit des affaires privés, le droit bancaire et financier, le droit de la propriété intellectuelle, le droit des assurances, le droit fiscal ... et le droit informatique et des NTIC (notamment la règlementation CNIL) pour RDIP-Air..
- Lot 4 Assistance financière pour le suivi de l'exécution des CP RDIP-AIR et EA ALAT Dax. Le rôle de(s) Assistance(s) Financière(s) est d'apporter un conseil et un accompagnement à la DGA sur tous les sujets financiers, bancaires, comptables ou fiscaux, pendant l'exécution des contrats de partenariat RDIP-AIR et EA ALAT Dax..

 

Sont donc concernés le projet des bâtiments de soutien et d'assistance hauturiers (BSAH), le contrat RDIP (réseau de desserte IP de l'armée de l'air) et le PPP de Dax au profit de l'école de l'ALAT (contrat détenu par Héli-Dax). L'annonce date du 15 mai et la date prévisionnelle de débuts des prestations a été fixée au 20 juillet. Durée du marché: 60 mois.

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