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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 20:50
Listening Sector: Berlin Makes Easy Target for Spies

 

November 21, 2013  By Jörg Diehl - spiegel.de

 

The center of Berlin has become a playground for spies. Phone calls in the dense German government district can be monitored with basic equipment and even by allies. German counter-espionage agents are alarmed.

 

The heart of the German capital is about as big as two football pitches. Pariser Platz square, framed by the Brandenburg Gate and the Unter den Linden boulevard is the must-see destination for any visitor to Berlin. The Reichstag parliament building and the Chancellery are just a few minutes' walk from here, and the embassies of the United States, United Kingdom, France and Russia are very close. This is where the power is concentrated -- and where mutual espionage is at its most intense.

 

It's isn't just the embassies of the US and UK whose roofs are equipped with conspicuous structures which experts say could conceal equipment for the illegal monitoring of phone calls. The Russian Embassy also has a rooftop building that German security authorities have had an eye on for a long time. Security officials refer to it as the "Russian woodshed" and it too is suspected of housing surveillance equipment.

 

"If someone makes an unencrypted telephone call in the Berlin government district, it's probably not just one foreign intelligence service that will be listening," said one high-ranking official. Research by SPIEGEL recently revealed that the NSA had been spying on Chancellor Angela Merkel's mobile phone for a long time. The Americans aren't the only ones collecting information in this way -- phone surveillance in central Berlin is too easy for that.

 

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 17:50
Espionnage US: le Conseil fédéral ne veut pas d'une commission d'experts

 

21.11.2013 Romandie.com (AWP )

 

Berne (awp/ats) - La protection des données devrait être améliorée en Suisse, à l'aune notamment des révélations d'Edward Snowden. Pas question en revanche pour le Conseil fédéral d'instituer une commission d'experts ni de couper les ponts avec les services de renseignements américains.

 

L'idée de créer une commission interdisciplinaire chargée d'évaluer l'état actuel du traitement des données, son cadre juridique et son effet sur l'économie, la société et l'Etat émane du conseiller aux Etats Paul Rechsteiner (PS/SG). Sa motion est soutenue par 20 sénateurs PS, Verts, PLR et PDC.

 

Ces inquiétudes peuvent trouver réponse dans le cadre de la stratégie nationale de protection contre les cyberrisques, fait valoir le Conseil fédéral dans sa réponse publiée jeudi. Un tour de vis est également prévu au niveau législatif.

 

Le Département fédéral de la défense a été chargé d'élaborer un projet de loi sur la sécurité de l'information, qui sera mis en consultation au début de l'année prochaine. Le Département fédéral de la justice doit quant à lui plancher sur une révision de la législation sur la protection des données, qui s'impose selon le gouvernement.

 

SOUCI PARLEMENTAIRE

 

De nombreuses interventions parlementaires en lien avec l'espionnage américain ont été traitées par le Conseil fédéral. Dans ses réponses, il justifie sa retenue par le caractère confidentiel et secret de l'affaire et rappelle qu'il a chargé il y a une semaine divers départements d'approfondir l'examen des mesures à prendre.

 

Le gouvernement répète que le Service de renseignement de la Confédération (SRC) n'échange pas directement de données avec l'agence NSA et ne collabore pas avec elle. Mais il ne peut exclure que, parmi les demandes de renseignements des services des Etats-Unis, certaines se fondent sur des informations de la NSA.

 

POURSUIVRE LA COLLABORATION

 

Pas question pour autant de suspendre toute collaboration helvétique avec cette agence et toute organisation partenaire jusqu'à ce que la lumière ait été faite sur l'espionnage américain en Suisse, comme le demande une motion de la conseillère nationale Susanne Leutenegger Oberholzer (PS/BL).

 

Ce ne serait "fondamentalement pas judicieux". Les bases légales en vigueur donnent aux autorités la marge de manoeuvre suffisante pour découvrir tout espionnage prohibé, prendre des mesures préventives ou déposer une plainte pénale. Là encore, des révisions de loi doivent permettre de combler certaines lacunes.

 

La nouvelle loi sur le renseignement, que le Conseil fédéral devrait présenter d'ici la fin de l'année devrait ainsi fournir aux agents suisses des compétences étendues en matière de surveillance. Elle pourrait aussi permettre au SRC d'intervenir pour protéger la place industrielle, économique et financière suisse, comme le souhaite le conseiller aux Etats Pirmin Bischof (PDC/SO).

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 12:20
La NSA a "continuellement" enfreint la loi pour collecter des données

 

19.11.2013 Le Monde.fr

 

Face aux révélations sur la surveillance des télécommunications égrénées depuis plusieurs mois sur la base des documents de l'ancien consultant du renseignement américain Edward Snowden, l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA) se retranchait jusqu'alors derrière la légalité de ses programmes. Deux ordonnances non publiques de la Foreign Intelligence Surveillance Court (FISC), révélées mardi 19 novembre par The Guardian, permettent pourtant de mettre ses affirmations en doute.

La FISC, une "cour secrète" créée en 1978, est censée surveiller la légalité des activités de la NSA en lui délivrant des mandats. Or les deux documents non datés, rédigés par deux ancients présidents de la FISC, Colleen Kollar-Kotelly (2002-2006) et John Bates (2006-2013), dénoncent la violation "systématique" et "continuelle" par la NSA des limites légales fixées à ses programmes.

Les deux juges semblent faire référence au programme de collecte massive de métadonnées téléphoniques et internet, mis en place depuis au moins 2001 par la NSA sous le nom de code "Stellar Wind". Arrêté fin 2011, après que la FISC eut jugé ses méthodes anticonstitutionnelles, il semble avoir été remplacé par un programme très similaire : "EvilOlive".

 

Suite de l'article

 

Voir l'infographie interactive : Plongée dans la "pieuvre" de la cybersurveillance de la NSA

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 08:50
Programme de surveillance de la NSA: rencontre constructive UE-USA

 

18 novembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

WASHINGTON - La vice-présidente de la commission européenne Viviane Reding s'est félicitée d'une rencontre positive et constructive lundi avec le ministre américain de la Justice, sur l'interception de communications en Europe par les services d'espionnage américains.

 

Nous nous sommes engagés à avancer rapidement dans les négociations sur un accord de protection des données qui soit significatif et cohérent, a-t-elle déclaré à la presse, à l'issue de cette rencontre à Washington.

 

La commissaire européenne en charge des affaires judiciaires a parlé d'un signal très fort pour restaurer la confiance entre les deux continents, qui s'était évanouie au cours des derniers mois avec les révélations sur l'interception de communications de citoyens européens par l'Agence de sécurité nationale américaine(NSA).

 

Dans un communiqué commun, publié à l'issue de cette réunion bi-annuelle, les ministres américains de la Justice et de la Sécurité intérieure Eric Holder et Rand Beers ont reconnu que cette affaire avait conduit à des tensions regrettables dans la relation transatlantique que nous cherchons à apaiser.

 

Mme Reding a précisé que c'était la première fois que le ministre américain de la Justice Eric Holder avait admis qu'il y avait des problèmes en Europe à la suite de ces révélations.

 

Elle a précisé que M. Holder avait promis une solution satisfaisante (...) très rapidement s'agissant de protection des données personnelles des citoyens américains et européens. Mais cette bonne volonté doit être suivie d'actions concrètes, et rapidement, a-t-elle mis en garde.

 

Les négociations sur la protection des données doivent aboutir au printemps 2014, a-t-elle estimé. Elle a ajouté qu'un accord mutuel d'assistance légale devait permettre aux citoyens européens d'obtenir réparation devant les tribunaux américains.

 

C'est la première fois en trois ans que je vois du mouvement, s'est-elle encore félicitée, au sortir de cette réunion.

 

Participaient également à cette rencontre Cecilia Malmström, commissaire européenne en charge des affaires intérieures, les ministres lituaniens Juozas Bernatonis et Elvinas Jankevicius, dont le pays préside le Conseil de l'UE, et le ministre grec de la Justice Charalampos Athanasiou, représentant la future présidence grecque de l'Europe.

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 12:50
NSA Scandal Warning: Are US Facilities in Germany at Greater Risk?

 

November 11, 2013 spiegel.de

 

Germany's domestic intelligence agency has warned American sites in the country could be at risk of attack from people angry about the NSA spying scandal. The message has worried officials in Rhineland-Palatinate, where the Rammstein air base is located.

 

Following recent revelations about NSA spying, SPIEGEL has learned that Germany's Federal Office for the Protection of the Constitution recently issued a security warning to authorities in the country's 16 states.

 

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 08:49
L'agence de surveillance GCHQ, cette petite sœur britannique choyée par la NSA

Le quartier général de la GCHQ,  près de Cheltenham, dans l'ouest  de l'Angleterre, est surnommé le «doughnut».

 

07/11/2013 Par Florentin Collomp – LeFigaro.fr

 

Le Government Communications Headquarters, la plus importante agence de renseignement britannique avec 6 130 employés, est aussi la plus méconnue.

 

Quand on appelle le standard du GCHQ, on est tout de suite mis dans l'ambiance: «Merci pour votre appel qui peut être enregistré pour des raisons légales». Au service de presse, pas la moindre opération de relations publiques. «Nous ne commentons pas les allégations récentes parues dans les journaux», répond-on sèchement. Le très discret chef du service de renseignement britannique, Iain Lobban, ne s'en cache pas sur le site Internet de l'agence: «Nous sommes une organisation secrète. Nous ne pouvons pas rendre public tout ce que nous faisons.»

 

Le MI6 a James Bond. Le MI5 a sa série télé (Spooks, MI5 en VF). Le Government Communications Headquarters (GCHQ), troisième et plus importante agence de renseignement britannique, est aussi la plus méconnue. Jusqu'à ce que les révélations d'Edward Snowden dans le Guardian montrent l'ampleur des interceptions pratiquées à grande échelle, main dans la main avec la National Security Agency (NSA) américaine. Des découvertes qui ont provoqué un choc international et auraient surpris jusqu'au plus haut niveau de l'État britannique. Selon l'ancien ministre Chris Huhne, le gouvernement et le Conseil national de sécurité n'étaient pas au courant de toutes ces pratiques.

 

Dans son siège près de Cheltenham, dans l'ouest de l'Angleterre, surnommé le «doughnut» pour sa forme circulaire, et ses deux annexes de Cornouailles et du Yorkshire, les 6 130 employés du GCHQ sont des espions des temps modernes, assis derrière des ordinateurs. Officiellement, ils assurent la sécurité numérique de l'État et des services britanniques, déchiffrent les communications ennemies et mènent des opérations contre la cybercriminalité.

 

Le GCHQ recrute des cracks des maths et parfois des pirates informatiques sélectionnés lors de concours en ligne pour décrypter des énigmes complexes. L'agence est associée à la NSA dans le programme d'interceptions des communications électroniques Echelon. Depuis les révélations de Snowden, on sait aussi qu'elle est un maillon important du dispositif Prism qui enregistre les données des utilisateurs de Google, Facebook ou Yahoo. Et que, à travers le système Tempora lancé en 2011, elle détourne tous les échanges (téléphoniques, mails, données Internet) transitant par les câbles transatlantiques sous-marins qui débouchent, commodément, au pied de son antenne de Cornouailles, pour les stocker dans ses serveurs jusqu'à 30 jours.

 

Rien n'échappe à ses grandes oreilles. «Les utilisateurs lambda se croyaient protégés par l'immensité des volumes de données échangées sur Internet. Or on a vu que ce n'était pas un problème pour la NSA et le GCHQ, qui depuis cinq ans, ont complètement rattrapé leur retard pour contrôler l'intégralité d'Internet», explique Richard Aldrich, auteur d'un livre sur le GCHQ.

 

Il y a encore vingt-cinq ans, l'organisation n'était tout simplement pas censée exister. «La règle était que si le gouvernement était interrogé sur l'agence, il ne répondait jamais», raconte Arthur Bonsall, ex-directeur du GCHQ dans les années 1970. À la retraite depuis trente ans, il n'a que récemment révélé à sa famille ses anciennes fonctions. Le GCHQ est l'hériter du service de cryptographie de Bletchley Park qui a percé le code nazi Enigma pendant la guerre - un exploit qui n'a lui-même été rendu public que trente ans plus tard.

 

Son action est mentionnée dans les médias au début des années 1980 à l'occasion du scandale d'un agent double britannique retourné par les Russes. Mais le GCHQ n'est doté d'une existence légale qu'en 1994 par l'Intelligence Services Act. C'est cette loi, votée alors qu'Internet en était à ses balbutiements, qui encadre aujourd'hui ses activités. Une législation tellement floue que certains parlementaires se demandent si elle n'a pas été conçue exprès pour laisser une totale liberté au service. Ainsi, des mandats judiciaires automatiquement renouvelés tous les six mois autorisent les interceptions de données par le GCHQ.

 

Cette flexibilité juridique est mise à profit dans la répartition des tâches avec la NSA soumise, elle, à davantage de garde-fous légaux. «C'est parfois difficile de faire la distinction entre les deux agences», note Ian Brown, du Cyber Security Centre d'Oxford. Les États-Unis ont même accordé des dizaines de millions de dollars de financement à des programmes développés par le GCHQ, dont le budget annuel (secret) est évalué par les spécialistes à un milliard de livres (1,2 milliard d'euros environ). «Nous avons des cerveaux, ils ont de l'argent. C'est une collaboration dont nous pouvons être fiers», a commenté jeudi David Omand, ancien patron du GCHQ.

 

Des notes internes du GCHQ révélées par le Guardian s'inquiétaient récemment des risques «d'un débat public préjudiciable qui pourrait conduire à une contestation judiciaire du régime actuel». Trois associations de protection des libertés publiques britanniques (Big Brother Watch, The Open Rights Group et English Pen) ont déposé plainte contre lui devant la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg. «La supervision politique du renseignement a été mise à mal et doit être revue. En jetant la pierre à Snowden et au Guardian pour violation de secrets d'État, certains politiciens tentent en réalité de masquer leur embarras face à leur ignorance du sujet», critique le député conservateur Dominic Raab, rare voix discordante dans ce débat.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 18:50
Espionnage: l'UE pourrait se doter d'un service de renseignement

 

BRUXELLES, 5 novembre - RIA Novosti

 

L'Union européenne doit se doter de son propre service de renseignement, estime la commissaire européenne à la justice Viviane Reding.

 

"Il faut former un contrepoids à l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA). C'est pourquoi je propose de créer un Service européen de renseignement à l'horizon 2020",  a déclaré Mme Reding dans une interview accordée au journal grec Naftemporiki.

 

Ces déclarations interviennent sur fond du vaste scandale provoqué par la publication en octobre de données fournies par l'ex-agent de la NSA et de la CIA Edward Snowden, selon lequel le renseignement américain aurait massivement intercepté les communications téléphoniques de citoyens européens, et placé sur écoute les chefs d'Etat d'au moins 35 pays, notamment la chancelière allemande Angela Merkel.

 

Plusieurs personnalités politiques européennes ont qualifié ces activités des services secrets US d'inadmissibles, inamicales et susceptibles d'entraver la conclusion de l'accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l'Union européenne.

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 08:20
Espionnage : la NSA assure que Paris lui a fourni des informations

 

30/10/2013 Par Anne-Laure Frémont – LeFigaro.fr (AFP, AP, Reuters Agences)

 

Les Etats-Unis ont catégoriquement rejeté mardi de récentes accusations sur l'interception de communications en Europe par leurs services d'espionnage, affirmant que ces données leur avaient été fournies par des agences de renseignement européennes.

 

Attaquée de toute part, l'agence de sécurité nationale (NSA) américaine renvoie la balle aux Européens. Auditionné par la commission du renseignement de la Chambre des représentants, le chef de la NSA, Keith Alexander, a catégoriquement rejeté mardi les accusations en cascade sur l'interception de communications en Europe par ses services d'espionnage. Les révélations des quotidiens français Le Monde, espagnol El Mundo et italien L'Espresso sont «complètement fausses», a affirmé le général, ajoutant même: «Pour être parfaitement clair, nous n'avons pas recueilli ces informations sur les citoyens européens», il s'agissait de «données fournies à la NSA» par des partenaires européens. Une déclaration sous serment qui risque d'empoisonner encore davantage les relations entre Washington et les pays concernés par ces affaires d'écoutes.

Le général Keith Alexander n'est pas le seul à insinuer que les services de renseignements européens ont leur part de responsabilité dans ce scandale. Dans un article publié quelques heures plus tôt, le quotidien The Wall Street Journal , qui cite des responsables américains, assure de son côté que les interceptions téléphoniques pratiquées en France et en Espagne ont en fait été réalisées par les services secrets français et espagnols qui les ont eux-mêmes partagé avec la NSA. Selon le quotidien économique, «des responsables américains affirment que les documents fournis par Snowden ont été mal interprétés et évoquent en fait des interceptions téléphoniques réalisées par les services de renseignement français et espagnol et ensuite partagés avec la NSA». Une information confirmée par le directeur de la NSA: «Ils n'ont, comme la personne qui a volé les données classifiées, pas compris ce qu'ils avaient devant les yeux», a-t-il assuré mardi au Congrès.

 

Une collaboration étroite avec les Etats-Unis?

Toutefois, les responsables américains cités par le WSJ expliquent aussi que ces interceptions n'ont pas été réalisées depuis le territoire français mais depuis l'étranger. «Les données ne montrent pas que les Français ont espionné leurs citoyens en France», affirme le quotidien. Une information elle aussi corroborée par le général Keith Alexander: selon lui, les interceptions concernaient des opérations dans des états où les pays de l'Otan sont impliqués. «Cela correspond à des renseignements que nous et nos alliés de l'Otan avons recueillis pour défendre nos pays et soutenir nos opérations militaires», a-t-il précisé.

Volonté de brouiller les pistes? De protéger un système planétaire complexe? Quoi qu'il en soit, ces déclarations ajoutent à la confusion générale. La semaine dernière déjà, le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung (SZ) évoquait le rôle ambigu de la France dans le cadre des activités de surveillance, affirmant que sous le nom de code «Lustre», les services de renseignement français auraient passé un accord secret avec ceux des «Five Eyes», autrement dit des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, du Canada, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande, acteur d‘unprogramme d'espionnage planétaire baptisé «Echelon». Selon le quotidien, les services français transféreraient ainsi régulièrement des informations à ces pays.

Depuis plusieurs jours, les révélations s'amoncellent et cette affaire d'espionnage prend des proportions encore difficiles à mesurer. Le Monde en France et El Mundo en Espagne ont rapporté, sur la base de documents fournis par l'ancien consultant de la NSA Edward Snowden, que l'agence américaine avait espionné plus de 70 millions de communications téléphoniques en France et 60 millions en Espagne en l'espace d'un mois. Egalement auditionné mardi, le directeur national du renseignement, James Clapper, qui supervise les 16 agences de renseignement américaines dont la NSA, a dénoncé «un torrent de révélations préjudiciables» pour le travail de ses services.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 13:50
USA: une puissante commission du Sénat s’oppose à l’espionnage de dirigeants amis

29/10/2013 45eNord.ca (AFP)

 

La responsable de la puissante commission du Renseignement du Sénat américain a indiqué lundi être farouchement opposée à l’espionnage de dirigeants alliés des États-Unis et va lancer un réexamen majeur des opérations américaines d’espionnage.

 

«Il m’apparaît clairement que certaines activités de surveillance ont été menées pendant plus de 10 ans sans que la commission sénatoriale sur le Renseignement n’en soit informée de manière satisfaisante», a déclaré la démocrate Dianne Feinstein. «Le Congrès a besoin de savoir exactement ce que notre communauté du renseignement fait», a-t-elle ajouté. «À ce titre, la commission va lancer un réexamen majeur de tous les programmes d’espionnage.»

 

«En ce qui concerne la collecte de renseignement sur les dirigeants des alliés des États-Unis –dont la France, l’Espagne, le Mexique et l’Allemagne– je le dis sans équivoque: j’y suis farouchement opposée.»

 

«À moins que les États-Unis ne soient engagés dans un conflit avec un pays ou qu’il y ait un besoin urgent pour ce type de surveillance, je ne pense pas que les États-Unis devraient recueillir des données sur les appels téléphoniques ou les emails de présidents ou de Premiers ministres amis», a poursuivi l’influente sénatrice démocrate.

 

«D’après les éléments dont je dispose, le président Obama n’était pas informé du fait que les communications de la chancelière Angela Merkel étaient recueillies depuis 2002», «C’est un gros problème», a-t-elle ajouté.

 

La tempête provoquée par une cascade de révélations sur les écoutes de l’Agence nationale de sécurité (NSA) en Europe n’avait pas faibli lundi en Espagne, où selon le quotidien espagnol El Mundo, plus de 60 millions d’appels téléphoniques ont été espionnés en un mois, mais aussi en Allemagne, où les révélations sur l’espionnage présumé d’un téléphone portable de la chancelière ont créé un choc.

 

La Maison Blanche, réagissant aux déclarations de Mme Feinstein, a souligné qu’elle était en contact régulier avec elle.

 

Mais la porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Caitlin Hayden, a dit refuser de rentrer dans les détails de discussions privées ou de commenter des affirmations dans le communiqué de la sénatrice sur des activités américaines de renseignement à l’étranger.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 12:50
Espionnage américain: Di Rupo interdit les GSM lors des réunions secrètes

29 octobre 2013 dhnet.be (Belga )

 

Belgique  - A la Défense, on va plus loin que le simple entreposage des téléphones quand on va discuter d'informations sensibles.

 

Alors qu'en France et aux Pays-Bas les ministres reçoivent l'ordre d'acheter des téléphones mobiles onéreux mais codés pour éviter d'être écoutés, la mesure belge se limite à remettre son téléphone. Lors d'une réunion secrète, Elio Di Rupo demande à ses ministres de déposer leurs smartphones dans une petite pièce attenante, indiquent mardi Het Nieuwsblad et De Standaard.

 

"Quand on discute d'informations sensibles, il arrive effectivement que le Premier ministre demande à tout le monde de remettre son téléphone portable", confirme un porte-parole du Premier ministre Elio Di Rupo. Même si "remettre" est peut-être un terme trop fort. "Ils laissent leurs téléphones dans la pièce d'à côté." Le cabinet Di Rupo ne souhaite pas préciser, pour des raisons de sécurité, quelles autres mesures de sécurité le gouvernement prend pour éviter d'être mis sur écoute.

 

A la Défense, on va plus loin que le simple entreposage des téléphones quand on va discuter d'informations sensibles. Le ministre de la Défense Pieter De Crem a ainsi reçu lors de son entrée en fonction tout un briefing de l'armée sur la façon dont il peut et doit communiquer en toute sécurité.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 08:50
Merkel écoutée : l'Allemagne ne décolère pas contre les États-Unis

28/10/2013 Par Nicolas Barotte, correspondant à Berlin – LeFigaro.fr
 

Les relations entre les deux alliés ne cessent de se refroidir depuis les révélations sur les écoutes de l'agence américaine.

 

La confiance s'est brisée. Entre l'Allemagne et les États-Unis, l'affaire du téléphone d'Angela Merkel, le «Handygate», résume le journal Bild, marquera un tournant. Depuis 2002, son téléphone figure sur la liste des numéros sous surveillance des services de renseignement américains, a révélé la presse allemande. Elle n'était pas encore chancelière.

 

Selon le Wall Street Journal, cette surveillance ne se serait arrêtée qu'à l'été 2013, après que la Maison-Blanche en a eu connaissance. Mais, pour les Allemands, c'est trop, de toute façon. Et, cerise sur le gâteau, les écoutes étaient pilotées depuis l'ambassade américaine à Berlin, qui se situe en face de la porte de Brandebourg, à quelque 850 mètres de la Chancellerie et du Bundestag. Pour les observateurs, les relations entre les deux pays amis seraient en train d'entrer dans une ère glaciaire. Les Allemands ont découvert dans les États-Unis «de faux amis», résume par exemple le magazine Focus.

Le 18 novembre prochain, le Bundestag se réunira pour discuter des conséquences politiques de cette affaire. La CDU/CSU laisse même la porte ouverte à une éventuelle commission d'enquête, réclamée par les deux petits partis d'opposition: Die Linke et les Verts. Certains responsables politiques ont demandé l'audition de l'ancien collaborateur de la NSA, Edward Snowden, par qui le scandale a commencé, mais le gouvernement a écarté cette idée.

Les critiques envers les États-Unis ont toutefois franchi les barrières politiques. Après les sociaux-démocrates, certains conservateurs commencent aussi à demander une suspension des négociations de libre-échange tant que des éclaircissements sur l'ampleur de l'espionnage n'auront pas été apportés. Lundi, le Parlement européen a dépêché une délégation d'élus à Washington pour recueillir toutes les réponses de l'Administration américaine. À l'Assemblée générale des Nations unies, l'Allemagne et le Brésil préparent ensemble une résolution contre l'espionnage électronique. L'idée était en préparation depuis plusieurs semaines, dit-on, mais elle prend un autre sens dans le contexte actuel.

 

Merkel aussi sous pression

Sur le plan intérieur aussi, Angela Merkel cherche le ton juste. En pleine négociation de coalition, la CDU et le SPD doivent désormais bâtir une réponse commune face au scandale. Le sujet sera au menu de la rencontre prévue cette semaine. Pendant la campagne électorale, les deux camps s'étaient pourtant durement affrontés à propos du scandale des écoutes de la NSA. Pour le SPD, la chancelière aurait dû réagir plus tôt.

La semaine dernière, le président des sociaux-démocrates Sigmar Gabriel s'en est pris au directeur de la Chancellerie, Ronald Pofalla, l'homme de confiance d'Angela Merkel. Il avait assuré en août que l'affaire était «terminée». «Il ne faut pas refaire ces erreurs», a critiqué Gabriel. Politiquement, Angela Merkel n'a pas encore fait le bilan du scandale. Mais elle aussi est sous pression. Pourquoi son téléphone n'était-il pas davantage sécurisé? A-t-elle manqué de réactivité?

Lors du dernier sommet européen, la chancelière allemande a par ailleurs freiné l'initiative de la France, de l'Italie et de la Pologne, notamment, de renforcer la protection des données en Europe: au lieu de devoir aboutir l'année prochaine, la réflexion sur cette proposition devra «se poursuivre», ont conclu les pays de l'Union européenne. Si Angela Merkel était furieuse contre les États-Unis, elle est aussi en grande partie impuissante. Les «réalistes» dans son entourage savent bien que l'espionnage, même entre pays alliés, est une réalité.


Madrid convoque l'ambassadeur américain

À chaque jour son lot de révélations dans l'affaire des écoutes présumées de la NSA. Selon un document présenté comme émanant de l'ex-analyste Edward Snowden, reproduit lundi par le quotidien espagnol El Mundo, l'agence américaine de renseignements a surveillé 60,5 millions d'appels en Espagne en moins d'un mois, du 10 décembre 2012 au 8 janvier 2013. Madrid a aussitôt convoqué l'ambassadeur américain. Le secrétaire d'État espagnol pour l'Union européenne en a profité pour «sommer les autorités des États-Unis de fournir toutes les informations nécessaires sur les supposées écoutes réalisées en Espagne».

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 08:50
Merkel écoutée : l'Allemagne ne décolère pas contre les États-Unis

28/10/2013 Par Nicolas Barotte, correspondant à Berlin – LeFigaro.fr
 

Les relations entre les deux alliés ne cessent de se refroidir depuis les révélations sur les écoutes de l'agence américaine.

 

La confiance s'est brisée. Entre l'Allemagne et les États-Unis, l'affaire du téléphone d'Angela Merkel, le «Handygate», résume le journal Bild, marquera un tournant. Depuis 2002, son téléphone figure sur la liste des numéros sous surveillance des services de renseignement américains, a révélé la presse allemande. Elle n'était pas encore chancelière.

 

Selon le Wall Street Journal, cette surveillance ne se serait arrêtée qu'à l'été 2013, après que la Maison-Blanche en a eu connaissance. Mais, pour les Allemands, c'est trop, de toute façon. Et, cerise sur le gâteau, les écoutes étaient pilotées depuis l'ambassade américaine à Berlin, qui se situe en face de la porte de Brandebourg, à quelque 850 mètres de la Chancellerie et du Bundestag. Pour les observateurs, les relations entre les deux pays amis seraient en train d'entrer dans une ère glaciaire. Les Allemands ont découvert dans les États-Unis «de faux amis», résume par exemple le magazine Focus.

Le 18 novembre prochain, le Bundestag se réunira pour discuter des conséquences politiques de cette affaire. La CDU/CSU laisse même la porte ouverte à une éventuelle commission d'enquête, réclamée par les deux petits partis d'opposition: Die Linke et les Verts. Certains responsables politiques ont demandé l'audition de l'ancien collaborateur de la NSA, Edward Snowden, par qui le scandale a commencé, mais le gouvernement a écarté cette idée.

Les critiques envers les États-Unis ont toutefois franchi les barrières politiques. Après les sociaux-démocrates, certains conservateurs commencent aussi à demander une suspension des négociations de libre-échange tant que des éclaircissements sur l'ampleur de l'espionnage n'auront pas été apportés. Lundi, le Parlement européen a dépêché une délégation d'élus à Washington pour recueillir toutes les réponses de l'Administration américaine. À l'Assemblée générale des Nations unies, l'Allemagne et le Brésil préparent ensemble une résolution contre l'espionnage électronique. L'idée était en préparation depuis plusieurs semaines, dit-on, mais elle prend un autre sens dans le contexte actuel.

 

Merkel aussi sous pression

Sur le plan intérieur aussi, Angela Merkel cherche le ton juste. En pleine négociation de coalition, la CDU et le SPD doivent désormais bâtir une réponse commune face au scandale. Le sujet sera au menu de la rencontre prévue cette semaine. Pendant la campagne électorale, les deux camps s'étaient pourtant durement affrontés à propos du scandale des écoutes de la NSA. Pour le SPD, la chancelière aurait dû réagir plus tôt.

La semaine dernière, le président des sociaux-démocrates Sigmar Gabriel s'en est pris au directeur de la Chancellerie, Ronald Pofalla, l'homme de confiance d'Angela Merkel. Il avait assuré en août que l'affaire était «terminée». «Il ne faut pas refaire ces erreurs», a critiqué Gabriel. Politiquement, Angela Merkel n'a pas encore fait le bilan du scandale. Mais elle aussi est sous pression. Pourquoi son téléphone n'était-il pas davantage sécurisé? A-t-elle manqué de réactivité?

Lors du dernier sommet européen, la chancelière allemande a par ailleurs freiné l'initiative de la France, de l'Italie et de la Pologne, notamment, de renforcer la protection des données en Europe: au lieu de devoir aboutir l'année prochaine, la réflexion sur cette proposition devra «se poursuivre», ont conclu les pays de l'Union européenne. Si Angela Merkel était furieuse contre les États-Unis, elle est aussi en grande partie impuissante. Les «réalistes» dans son entourage savent bien que l'espionnage, même entre pays alliés, est une réalité.


Madrid convoque l'ambassadeur américain

À chaque jour son lot de révélations dans l'affaire des écoutes présumées de la NSA. Selon un document présenté comme émanant de l'ex-analyste Edward Snowden, reproduit lundi par le quotidien espagnol El Mundo, l'agence américaine de renseignements a surveillé 60,5 millions d'appels en Espagne en moins d'un mois, du 10 décembre 2012 au 8 janvier 2013. Madrid a aussitôt convoqué l'ambassadeur américain. Le secrétaire d'État espagnol pour l'Union européenne en a profité pour «sommer les autorités des États-Unis de fournir toutes les informations nécessaires sur les supposées écoutes réalisées en Espagne».

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 20:55
Espionnage: la Cnil s'interroge sur l'existence éventuelle d'un Prism français

24/10/2013 L’Express.fr (AFP)

 

Paris - La Commission nationale de l'informatique et des libertés a saisi le Premier ministre et les ministres de l'Intérieur et de la Défense d'une demande de précisions sur l'éventuelle existence d'un dispositif d'espionnage français équivalent au programme américain Prism.

 

"La Cnil a saisi le Premier ministre, ainsi que les ministres de l'Intérieur et de la Défense, d'une demande de précisions sur l'éventuelle existence d'un programme français similaire au programme Prism, qui serait ainsi réalisé en dehors du cadre juridique prévu par le législateur", dit l'institution dans un communiqué.

 

La Cnil, qui "ne peut contrôler, de manière générale, les fichiers de renseignement", a par ailleurs "proposé au gouvernement de renforcer son pouvoir de contrôle en la matière".

 

Fin juillet, les responsables du renseignement français avaient nié intercepter toutes les communications, comme l'avançait le quotidien Le Monde. Le journal avait écrit le 4 juillet que la France disposait d'un système d'écoutes illégal et clandestin comparable à celui des États-Unis.

 

L'institution réitère dans ce communiqué ses inquiétudes concernant Prism. Ce programme, supervisé par l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA), "constitue une violation de la vie privée des citoyens européens d'une ampleur inédite et illustre concrètement la menace que représente la mise en place d'une société de surveillance".

 

Elle propose des solutions pour prévenir ces risques et demande notamment "que tout transfert de données relatives à des citoyens européens à la demande d'États tiers soit subordonné à l'autorisation des autorités des pays des citoyens concernés", rappelle-t-elle. 

 

"Les amendements adoptés par la commission +LIBE+ du Parlement européen, le 21 octobre, sur ce projet de règlement, montrent que ces préoccupations ont été entendues", se réjouit l'institution.

 

La Cnil souhaite aussi la mise en place "d'accords internationaux entre les Etats membres de l'Union européenne et les Etats-Unis pour encadrer les échanges de données de renseignement entre ces pays".

 

En août, les instances européennes de protection des libertés informatiques avaient réclamé des explications sur l'impact des activités d'espionnage électronique des Etats-Unis dans le monde

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 11:20
Vie privée : Votre carnet d'adresses n'a pas de secret pour la NSA !

15/10/2013 Le Point.fr

 

L'agence collecte des centaines de millions de listes de contacts numériques d'Américains via leurs courriels ou leurs messageries instantanées.

 

L'agence américaine de renseignement NSA collecte des centaines de millions de listes de contacts numériques d'Américains via leurs courriels ou leurs messageries instantanées, indique lundi le Washington Post, citant des documents de l'ancien consultant de la NSA Edward Snowden.

 

En une seule journée en 2012, la NSA a intercepté 444 743 listes de contacts courriels de comptes Yahoo!, 82 857 de comptes Facebook, 33 697 de comptes Gmail, et 22 881 d'autres fournisseurs internet, précise la NSA dans une présentation publiée par le journal américain. Extrapolés sur une année, ces chiffres correspondraient à la collecte de 250 millions de listes de contacts courriels par an. Ce qui voudrait dire que des millions, voire des dizaines de millions d'Américains sont concernés par cette collecte, ont indiqué au journal deux hauts responsables du renseignement américain.

 

"Partout dans le monde"

 

Ces listes contiennent davantage d'informations que les métadonnées téléphoniques, car, dans ces contacts courriels (d'e-mails), il y a aussi des numéros de téléphone, des adresses physiques, des informations économiques ou familiales, et parfois les premières lignes d'un message.

 

La NSA intercepte ces listes "au vol", quand elles se retrouvent dans des échanges internet, plutôt qu'"au repos", dans les serveurs des ordinateurs. Et de ce fait, la NSA n'a pas besoin de le notifier aux groupes internet qui abritent ces informations, comme Yahoo!, Google ou Facebook.

 

L'agence les intercepte à partir de points d'accès situés "partout dans le monde" mais pas aux États-Unis, ont précisé les responsables du renseignement. Ce qui permet à la NSA de contourner l'interdiction qui lui est faite d'intercepter des informations sur des Américains à partir du territoire américain, expliquent-ils.

 

Mi-août, le président américain Barack Obama avait promis de revoir les programmes américains de surveillance, après les débats provoqués par les révélations d'Edward Snowden, qui avait fait état de vastes et secrets programmes de collecte de données téléphoniques mais aussi numériques.

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 10:55
Espionnage américain: Greenwald va divulguer des documents sur la France

10/10/2013 45eNord.ca (AFP)

 

Le journaliste Glenn Greenwald qui a dénoncé l’espionnage cybernétique américain au Brésil, a déclaré mercredi qu’il travaillait maintenant sur des documents traitant de la France et de l’Espagne, parmi tous ceux que lui a remis l’ex-informaticien américain Edward Snowden.

 

«Nous faisons du journalisme à haut risque [..] Je vais continuer à faire ce type de journalisme jusqu’à la publication du dernier document», a déclaré devant une commission du Parlement à Brasilia le journaliste américain du Guardian, qui vit à Rio de Janeiro.

 

«Tout ce que j’ai eu sur l’espionnage au Brésil et maintenant sur la France, je travaille avec des journaux de France et d’Espagne, je le publie», a dit M. Greenwald sans donner plus de détails devant cette commission brésilienne qui enquête sur les accusations d’espionnage de l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA) au Brésil.

 

Alors qu’on lui demandait s’il avait encore des documents en main et pourquoi les informations sortaient au compte-gouttes, étant donné que M.Snowden lui avait remis les documents depuis des mois, M.Greenwald a répondu : «Cela prend du temps de comprendre tous les documents. Dès que je trouve un document que je juge intéressant à publier, je commence immédiatement à travailler dessus pour informer le public le plus vite possible».

 

Il a souligné qu’il maintenait un contact permanent et presque quotidien avec M. Snowden, actuellement réfugié en Russie et fugitif de la justice américaine qui l’accuse d’espionnage.

 

Au cours des dernières semaines, la presse brésilienne a publié, grâce à M. Greenwald, des documents des services secrets américains révélant l’espionnage exercé sur les communications de la présidente brésilienne Dilma Rousseff, de ses collaborateurs proches et de millions d’autres Brésiliens, mais aussi d’entreprises telles que le géant public pétrolier Petrobras.

 

Le ministère français des Affaires étrangères a également été espionné avait dit M.Greenwald à l’époque.

 

En septembre, devant l’Assemblée générale des Nations Unies, Mme Rousseff a proposé un contrôle multilatéral de l’utilisation d’Internet, face à la forte dépendance d’entreprises situées aux États-Unis.

 

Mercredi elle a annoncé une réunion internationale sur la gouvernance de l’Internet en avril 2014 à Rio de Janeiro, à l’issue d’une rencontre à Brasilia avec M. Fadi Chehadé, chef de l’autorité de régulation de l’Internet, connue sous le sigle ICANN.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 11:20
Projet de loi pour "limiter" mais "préserver" les programmes de la NSA

27.09.2013 Le Monde.fr (AFP)

 

La commission du renseignement du Sénat américain prépare un projet de loi visant à mettre des "limites" à la surveillance des données téléphoniques mais à "préserver" ce programme de la NSA critiqué depuis l'affaire Snowden, a annoncé jeudi 26 septembre une sénatrice.

 

La sénatrice démocrate Dianne Feinstein, présidente de la commission, et le républicain Saxby Chambliss travaillent à un projet bipartite visant à prendre en compte le besoin accru de transparence sur les programmes de surveillance de la NSA, révélés par son ancien consultant Edward Snowden.

 

La collecte systématique des "métadonnées" téléphoniques aux Etats-Unis est "constitutionnelle" et "légale", a martelé la sénatrice Feinstein tout en reconnaissant que les révélations de Snowden avaient conduit à "un malheureux mais bien réel scepticisme de l'opinion" sur les intrusions de la NSA dans la vie privée des Américains.

 

Lire : "Le patron de la NSA défend la 'mission noble' de son agence"

 

L'élue a évoqué son projet lors d'une nouvelle audition, devant la commission, du directeur national du renseignement (DNI) James Clapper et du patron de l'agence nationale de sécurité (NSA), le général Keith Alexander.

 

ACCÈS AUX DONNÉES TÉLÉPHONIQUES LIMITÉ

 

"Notre projet de loi limite strictement l'accès aux données téléphoniques (...), interdira expressément la collecte du contenu des appels téléphoniques", a-t-elle annoncé. Le projet codifie également l'exigence selon laquelle un analyste doit avoir une "suspicion récente et étayée qu'un numéro téléphonique est associé au terrorisme pour pouvoir utiliser la base de données", a-t-elle détaillé.

Parmi les autres mesures envisagées, la sénatrice a évoqué la réalisation de rapports annuels d'activité concernant la collecte des métadonnées téléphoniques, qui comprendront les numéros, heures et durées de tous les appels passés via les opérateurs américains, mais pas le contenu des conversations.

Le sénateur Chambliss, coauteur du projet, a toutefois précisé qu'il avait de "fortes objections" à ce que le contrôle du programme de métadonnées ne soit plus dans les mains de la NSA.

 

Lire : "Du discours de l'ancien directeur de la CIA et de la NSA sur la surveillance américaine"

 

Au cours de l'audition et dans une déclaration écrite, les responsables du renseignement ainsi que le numéro deux du département de la justice, James Cole, ont réservé bon accueil à ces modifications. "Nous sommes ouverts à un certain nombre d'idées, affirment-ils. Il y a quelques changements dont nous pensons qu'ils peuvent permettre d'accroître le respect de la vie privée, des libertés publiques ainsi que la confiance du public tout en respectant les besoins de la sécurité nationale."

 

 

Lire : "Plongée dans la 'pieuvre' de la cybersurveillance de la NSA"

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 20:35
NSA targets Indian politics, space & n-programmes

September 24, 2013 Shobhan Saxena - thehindu.com

 

Nation's strategic, commercial interests may have been compromised

 

RIO DE JANEIRO - The public assertions made by Indian and American officials that no content was taken from India’s internet and telephone networks by U.S.’s National Security Agency (NSA) and that the American surveillance programs just looked at “patterns of communication” as a counter-terrorism measure are far from the truth, if not outright misleading.

 

According to a top secret document disclosed by NSA whistleblower Edward Snowden and obtained by The Hindu, the PRISM programme was deployed by the American agency to gather key information from India by tapping directly into the servers of tech giants which provide services such as email, video sharing, voice-over-IPs, online chats, file transfer and social networking services.

 

And, according to the PRISM document seen by The Hindu, much of the communication targeted by the NSA is unrelated to terrorism, contrary to claims of Indian and American officials.

 

Instead, much of the surveillance was focused on India’s domestic politics and the country’s strategic and commercial interests.

 

This is the first time it’s being revealed that PRISM, which facilitates extensive, in-depth surveillance on live communications as well as stored information, was used by the world’s largest surveillance organization to intercept and pick content on at least three issues related to India’s geopolitical and economic interests. They are: Nuclear, Space and Politics.

 

The top-secret NSA document, which carries the seal of “Special Source Operations”, is called “A Week in the Life of PRISM reporting” and it shows “Sampling of Reporting topics from 2-8 Feb 2013”. Marked with a green slug that reads “589 End product Reports’’, the document carries the brand logos of companies like Gmail, Facebook, MSN, Hotmail, Yahoo!, Google, Apple, Skype, YouTube, paltalk.com and AOL on the top of the page.

 

“End products” are official reports that are distillations of the best raw intelligence.

 

In a section titled “India”, the document clearly mentions numerous subjects about which content was picked from various service providers on the worldwide web in just one week early this year.

 

This document is strong evidence of the fact that NSA surveillance in India was not restricted to tracking of phone calls, text messages and email logs by Boundless Informant, an NSA tool that was deployed quite aggressively against India. “As politics, space and nuclear are mentioned as “end products” in this document, it means that emails, texts and phones of important people related to these fields were constantly monitored and intelligence was taken from them, and then the NSA prepared official reports on the basis of raw intelligence. It means, they are listening in real time to what our political leaders, bureaucrats and scientists are communicating with each other,” an official with an India intelligence agency told The Hindu, speaking strictly on condition of anonymity.

 

But, top ministers and officials have continued to live in denial.

 

After it was reported by The Guardian on June 7 that the PRISM program allowed the NSA “to obtain targeted communications without having to request them from the service providers and without having to obtain individual court orders”, both U.S. and Indian officials claimed that no content was being taken from the country’s networks and that the programs were intended to “counter terrorism”.

 

Kerry’s dissembling

 

During his visit to New Delhi on June 24 to take part in the India-U.S. Strategic Dialogue, U.S. Secretary of State John Kerry denied that the American agency programmes were accessing online content. “It does not look at individual emails. It does not listen to people’s telephone conversation. It is a random survey by computers of anybody’s telephone, of just the numbers and not even the names…It takes those random numbers and looks whether those random numbers are connected to other numbers, that they know, by virtue of other intelligence, linked to terrorists in places where those terrorists operate,” Mr. Kerry had said, stressing that only when an “adequate linkage” is formed, the authorities go to a special court to get permission to obtain further data.

 

Even Indian officials have been repeating these lines since the NSA activities in India were disclosed. Replying to a question in Rajya Sabha on August 26, Communications and Information Technology Minister Kapil Sibal said the U.S. agencies only “trace origin and destination of the data, but never try to get access to the content, which requires a court approval”. “It would be a matter of concern for government if intrusive data capture has been deployed against Indian citizens or government infrastructure. Government has clearly conveyed these concerns to the U.S. government,” the minister had said, adding that the violation of any Indian law relating to privacy of information of ordinary Indian citizens by surveillance programs was “unacceptable”.

 

This “unacceptable” line might have been crossed by the NSA millions of times through the PRISM program as, according to the documents disclosed by Mr. Snowden, it is able to reach directly into the servers of the tech companies that are part of the programme and obtain data as well as perform real-time collection on targeted users. “The National Security Agency has obtained direct access to the systems of Google, Facebook, Apple and other U.S. internet giants,” The Guardian had said in its June 7 report, quoting from a 41-slide PowerPoint presentation which was apparently used to train intelligence operatives on the capabilities of the program.

 

Foreigners are fair game

 

Tech firms have denied that they allow unfettered access to the NSA. In strongly worded denials of participation in any government surveillance program, they have claimed they allow access to any data to the agency only when required by law.

 

Here lies the catch. Contrary to denials by tech firms and claims by India’s communication minister that the U.S. agency “requires a court approval” to look into any online content, the NSA used the changes in U.S. surveillance law that allows for the targeting of any customers of participating firms “who live outside the US, or those Americans whose communications include people outside the US”. This law, known as FISA Amendment Act or FAA, was introduced by President George W Bush and renewed under President Barack Obama in December 2012, allows for electronic surveillance on anyone who is “reasonably believed” to be outside the U.S.

 

No Indian citizen, government department or organisation has any legal protection from NSA surveillance. In a Joint Statement from the Office of the Director of National Intelligence and the National Security Agency on August 21, 2013, it was stated that “FISA is designed to allow the U.S. Government to acquire foreign intelligence while protecting the civil liberties and privacy of Americans.”

 

So the NSA had no obstacle — technical or legal — in deploying the PRISM tool against India and Indian citizens. Armed with the FAA and with the active cooperation of the world’s biggest internet brands, the NSA was able to tap specific intelligence from India about the issues which have huge implications for its strategic interests in India. While India’s “nuclear” and “space” programmes have clearly significant commercial value for American firms, the surveillance of “politics” has huge implications for its foreign policy objectives in the region.

 

“If Americans are listening to our politicians and tapping the phones or reading mails of individuals who handle nuclear and space programmes, they have huge advantage over us in all business and diplomatic negotiations. Even before we go to the table, they know what we are going to put on it. It’s not just violation of our sovereignty, it’s a complete intrusion into our decision-making process,” said a senior official of the Ministry of Home Affairs, who admitted in private that the reports about the scale of NSA surveillance have “rattled” the government.

 

The NSA document also has names of several Asian, African and Latin American countries from where the American agency picked data about subjects ranging from oil to WTO to government policies, making it clear that the NSA spying was focused on commercial and business areas, and not on its stated objective of national security. “If the American intelligence agencies and business corporations are hunting in pairs, we are bound to lose,” added the Indian official.

 

More than anything, the targeting of India’s politics and space programme by the NSA busts the myth of close strategic partnership between India and US. The document seen by The Hindu is populated with the countries that are generally seen as adversarial by America. When the PRISM program was disclosed first time in June, a U.S. official had said that information “collected under this program is among the most important and valuable intelligence information we collect, and is used to protect our nation from a wide variety of threats.”

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 07:20
Le patron de la NSA défend la "mission noble" de son agence

25.09.2013 Le Monde.fr (AFP)

 

Le général Keith Alexander, patron de l'Agence américaine de sécurité nationale (NSA) a estimé, mercredi 25 septembre lors d'une conférence à Washington sur la sécurité informatique, le Billington Cybersecurity Summit, que les révélations sur ses programmes de surveillance par l'ancien consultant Edward Snowden, avaient été "dramatisées et exacerbées dans la plupart des médias".

 

Lire : "Prism, Snowden, surveillance de la NSA : 7 questions pour tout comprendre"

 

"Ce qui a été mis en avant dans la plupart des médias, c'est que nous écoutons vos conversations, que nous lisons vos e-mails. Ce n'est pas vrai. Nous savons que notre travail est de défendre ce pays. C'est une mission noble.

L'avenir de ce pays dépend de notre capacité à nous défendre contre les attaques informatiques et les menaces terroristes, et nous avons besoin d'outils pour le faire".

 

Le général Alexander a assuré qu'il y avait eu très peu d'attentats aux Etats-Unis depuis ceux du 11 septembre 2001, au regard de la croissance des menaces dans le monde. "Ce n'est pas un hasard, c'est dû à un gros travail", a-t-il souligné, en rappelant que plus de 50 menaces terroristes dans le monde avaient été contrecarrées grâce aux renseignements recueillis à l'aide des programmes de surveillance, qui ont été très critiqués par l'Allemagne et le Brésil.

 

Au sujet d'Edward Snowden, qu'il n'a pas nommé, il a affirmé : "Nous lui avons fait confiance et il a trahi notre confiance. Cela n'arrivera plus. Cela n'en fait pas un héros."

 

Lire notre infographie : "Plongée dans la "pieuvre" de la cybersurveillance de la NSA"

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 12:25
Dilma Rousseff dénonce vigoureusement les écoutes américaines

25/09/2013 45eNord.ca (AFP)

 

«Affront», «ingérence», «violation des droits de l’homme et des libertés»: la présidente du Brésil Dilma Rousseff a vigoureusement dénoncé mardi à l’ONU les programmes de surveillance électronique américains.

 

Mme Rousseff était la première à prendre la parole, pour la 68e assemblée générale de l’ONU, juste avant le président américain Barack Obama. Et elle n’a pas mâché ses mots, consacrant la première partie de son discours à ce sujet «très grave», qui l’a conduite la semaine dernière à repousser un voyage d’État prévu aux États-Unis fin octobre.

 

«L’argument selon lequel ces écoutes illégales visent à protéger les pays du terrorisme est intenable», a déclaré la présidente brésilienne à la tribune. «Une telle ingérence dans les affaires d’autres pays est une violation du droit international et un affront aux principes qui doivent guider nos relations», a-t-elle ajouté.

 

«Monsieur le président, le Brésil sait se défendre», a-t-elle lancé à l’adresse de Barack Obama. «Nous sommes un pays démocratique, entouré de pays démocratiques, pacifiques et respectueux du droit international. Nous avons vécu en paix avec nos voisins depuis plus de 140 ans», a-t-elle souligné.

 

La présidente brésilienne a demandé «des explications et des excuses» des autorités américaines, ainsi que «l’assurance que de telles pratiques ne se reproduiraient pas».

 

Mme Rousseff veut des excuses

 

Elle a affirmé que les programmes de surveillance — dévoilés par l’ex-consultant du renseignement américain Edward Snowden –avaient visé au Brésil des personnes «prises au hasard», des documents internes à des entreprises «souvent d’une grande valeur économique et même stratégique« et «des missions diplomatiques brésiliennes, dont celle de l’ONU». «Les communications de la présidence brésilienne elles-mêmes ont également été interceptées», s’est-elle indignée.

 

«On ne peut pas assurer la sécurité d’un pays en violant les droits fondamentaux d’autres pays», a encore déclaré Mme Rousseff.

 

Le président américain a brièvement défendu ce programme de surveillance électronique de l’Agence nationale de sécurité (NSA) dans son discours devant l’assemblée générale.

 

Il a assuré que les États-Unis avaient «commencé à revoir la manière dont [ils recueillent ] des renseignements de façon à trouver un équilibre entre les préoccupations légitimes de sécurité de nos citoyens et alliés et les inquiétudes sur le droit à la vie privée».

 

M. Obama avait téléphoné en personne la semaine dernière à Mme Rousseff, mais elle n’a pas fléchi sur sa décision de ne pas venir à Washington le 23 octobre.

 

La présidente brésilienne avait déjà directement évoqué la question avec son homologue américain en marge du sommet du G20 à Saint-Petersbourg début septembre. M. Obama s’était alors engagé à suivre personnellement le dossier et à lui fournir des explications.

 

Mais Brasilia a jugé insuffisantes les explications des Etats-Unis.

 

«Le gouvernement brésilien est sûr qu’une fois la question résolue de façon adéquate, la visite d’Etat se fera dans les plus brefs délais», a indiqué la présidence brésilienne la semaine dernière.

 

Selon le chaîne brésilienne TV Globo, la NSA a espionné les communications de Mme Rousseff, de ses proches collaborateurs et de millions de Brésiliens ainsi que la plus grande entreprise du Brésil, le géant pétrolier Petrobras.

 

Ces accusations ont déjà conduit à la suspension des négociations avec les États-Unis pour l’achat d’avions multi-rôles, un contrat de quatre milliards d’euros où la France (avec le Rafale) et la Suède sont en lice également, a indiqué à l’AFP une source gouvernementale brésilienne.

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 11:50
Affaire Prism : l’indiscrétion de la NSA ne devrait pas étonner les Européens

13 septembre 2013 par Roland Hureaux - libertepolitique.com

 

Comment certains Européens ont-ils pu s’étonner de la révélation du programme démentiel d’écoute généralisée des organisations et des personnes d’Europe occidentale, commission européenne comprise, révélée par le jeune Edward Snowden ? Ce programme n’a d’égal que l’écoute de citoyens américains eux-mêmes.

 

DECHANTERONT sans doute ceux qui gardent le souvenir sympathique des « boys » venus libérer l’Europe en 1944, des largesses du plan Marshall et de la grande démocratie sur laquelle s’appuyèrent durant quarante-cinq ans tous ceux qui, en Europe, craignaient à juste titre de tomber sous l’emprise du communisme totalitaire.

 

Mais depuis vingt-trois ans que le Rideau de fer est tombé, beaucoup se demandent ce qu’est devenue la démocratie américaine, où, au nom du Patriot Act de 2001, il est possible de détenir indéfiniment sans mandat de justice un citoyen américain, de fouiller son domicile et où le président peut même ordonner une exécution sans jugement pour des raisons de sécurité nationale.

 

Surtout, comment ne pas ressentir la mutation qui a eu lieu dans le rapport des États-Unis et leurs alliés depuis les années soixante-dix ? La rivalité mimétique avec la défunte Union soviétique, qui entraîna l’imitation de ses méthodes d’espionnage et de manipulation, l’esprit de système des think tanks imposant une rationalité aussi implacable que folle à la politique étrangère américaine, ont provoqué une défiance des États-Unis, vis-à-vis du reste du monde et singulièrement de leurs alliés, qui a progressivement donné une tournure nouvelle aux relations avec eux.

 

Ajoutons à cela la méfiance et l’irascibilité que donne aux vieux satrapes le sentiment de la toute-puissance.

 

La folle théorie de Brzezinski

 

Il suffit de lire l’ouvrage capital de Zbigniew Brzezinski, Le Grand Échiquier (1997) véritable bible de la pensée géostratégique américaine, pour voir les racines de la méfiance des États-Unis vis à vis de l’Europe ; la puissance américaine est, dit-il, menacée de se trouver isolée face à un bloc eurasiatique cohérent comprenant, non seulement la Russie et la Chine (c’est aujourd’hui fait avec le groupe de Shanghai) mais aussi l’Inde et l’Europe occidentale.

 

Tout l’avenir de la puissance américaine repose, selon cette théorie, sur le choix que fera l’Europe de l’Ouest : ou elle reste arrimée à l'Amérique et celle-ci continue d’être la superpuissance, ou elle bascule vers l’Eurasie et alors l’Amérique perd son hégémonie. Comme la menace communiste n’est plus là pour contraindre les Européens à suivre l’Amérique, la diplomatie américaine doit s’efforcer d’isoler l’Europe de l’Ouest du reste de l'Eurasie, à commencer par la Russie. Elle doit le faire avec d'autant plus de vigilance que la tendance naturelle de l’Europe de l'Ouest est désormais de se rapprocher de celle-ci, dont aucun intérêt majeur ne la sépare plus.

 

Le sentiment antirusse

 

Pour cela, les États-Unis ont sans doute utilisé tous les moyens d’exciter le sentiment antirusse en Europe occidentale par des agents d’influence nombreux et puissants, notamment dans les médias ; ils ont obtenu le resserrement des liens au sein de l’OTAN et surveillent étroitement le personnel politique ouest-européen pour favoriser les carrières des pro-américains et barrer les autres. L’Initiative de défense stratégique doit constituer un bloc compact Amérique du Nord–Europe de l’Ouest, isolant celle-ci de la Russie.

 

Dans le même état d’esprit, la rhétorique des think tanks nord-américains tend à laisser penser que la Russie n’a pas fondamentalement changé depuis la chute du communisme, qu’elle est toujours aussi menaçante et à entretenir la méfiance à son égard : sa volonté de contrôler la Géorgie est assimilée à un plan de conquête du monde !

 

Les géopoliticiens nord-américains ne cachent guère que le but de l’OTAN n’est plus la protection de ses membres mais leur surveillance afin de les maintenir dans le giron nord-américain.

 

Il se peut que l’exacerbation d’un confît comme celui de la Syrie, où les pays européens alignés sur Washington, à commencer par la France, creusent le fossé qui les sépare de Moscou, ait, entre autres, ce but.

 

Est-il utile de dire combien est folle cette théorie selon laquelle l’Eurasie aurait vocation à former un bloc concurrent de l’Amérique ou qu’un tropisme irrépressible attirerait l’Europe dans le giron asiatique si l’Amérique ne la soumettait à une surveillance étroite ? Comment imaginer, au vu de leur histoire millénaire, que l’Europe, la Russie, la Chine et l’Inde aient vocation à s‘unir en l’absence de danger commun ? N’est-ce pas, au contraire, l’attitude obsidionale et agressive des Etats-Unis qui rapproche Moscou et Pékin que tout devrait séparer ?

 

Mais pour folle qu’elle soit, la théorie de Breszinsky n’en inspire pas moins la politique américaine actuelle, que soient au pouvoir les républicains ou les démocrates.

 

C’est cette perspective qui explique que les Européens qui se croient les partenaires et les amis des Américains soient livrés à une surveillance étroite de la part de ceux-ci. Une surveillance dont Edward Snowden n’a sans doute révélé que la partie émergée.

 

L'inféodation européenne

 

La Commission européenne qui avait été conçue par Jean Monnet comme un auxiliaire du contrôle américain est soumise à un contrôle particulièrement étroit, sans doute au cas où elle voudrait s’émanciper, jouant vraiment le jeu de l’Europe-puissance à laquelle croyaient les pères fondateurs. Elle est également surveillée dans la mesure où ses décisions économiques sont susceptibles d’interférer avec les intérêts américains (par exemple dans les négociations agricoles).

 

Outre la dimension proprement économique, le projet d’accord transatlantique de libre-échange a sans doute, lui aussi, le but de renforcer l’inféodation ouest-européenne.

 

Autre motif de cette surveillance, plus ancien : la conviction développée outre-Atlantique – et largement relayée par les cercles européens sous influence, que, livrée à elle-même, l’Europe reviendra à ses démons nationalistes. Casser la colonne vertébrale des nations européennes, les transformer en larves doit ainsi servir en même temps la cause de l'Amérique et celle de la paix. Un raisonnement un peu court qui perd de vue que parmi les pays européens, un seul depuis 1870 a pris à plusieurs reprises l’initiative d’envahir ses voisins !

 

Enfermés dans ce carcan, rendu d’autant plus étroit depuis la réduction de la semi-dissidence française qui s’était exprimée, au nom de la souveraineté nationale, au temps du général de Gaulle, les Européens n’ont plus guère de marge de manœuvre.

 

Pas de riposte

 

Personne ne saurait être dupe par conséquent des mouvements d'indignation des gouvernements et de la Commission européenne. Le Européens ont, disent-ils, demandé des « explications » à Washington. L’expression, très bénigne, a été employée par François Hollande ; les Américains n’ont même pas pris la peine d’en donner. Et de toutes les façons, ce que les Européens, s’ils avaient encore un peu de dignité, auraient dû demander, c’était une vraie réforme de ces pratiques destructrices pour la démocratie. Rien ne la laisse espérer.

 

Les négociations en faveur du traité de libre-échange n’ont même pas été remises en cause, sous la pression de l’Allemagne qui, même si elle semble être la cible principale de la surveillance américaine, tient fort à ce traité dont elle seule sans doute en Europe tirera avantage.

 

Si les Européens étaient sérieux dans leur indignation, ils ne manqueraient pourtant pas de moyens d’agir.

 

Le premier serait de donner l’asile politique à l’auteur de ces révélations, Snowden dont les révélations nous sont profitables. Loin de cela, la France, l’Espagne, le Portugal et l’Italie ont scandaleusement bloqué l’avion du président de la Bolivie, de retour d’un voyage officiel à Moscou, de peur qu’il ne serve à exfiltrer le jeune homme.

 

Les Européens pourraient se réserver le droit d’arrêter et de juger selon les lois qui chez eux protègent la vie privée, tout responsable du programme Prism (et aussi du réseau Echelon) en transit sur le sol européen. Il est clair qu’ils n’oseront pas.

 

Riposte plus efficace, les ressources de l’Europe pourraient être mobilisés pour mettre peu à peu en place des concurrents européens aux plateformes Internet nord-américaines si prodigues de leurs données à l’égard des services d’espionnage de Washington. Un tel projet poserait sans doute des problèmes techniques, mais en prenant cette direction, notre pays adresserait au moins un avertissement aux Américains. Une telle entreprise serait-elle compatible avec les règles européennes de la concurrence ? On peut craindre que la réponse soit non : le commissaire qui s’aviserait de dire oui serait vite dénoncé par les « grandes oreilles » !

 

Est-ce à dire que les révélations de Snowden n’auront été qu’un coup d’épée dans l’eau ? Dans l’immédiat, on peut le craindre. À terme cependant, les opinions occidentales auront été sorties de leur naïveté. C’est particulièrement vrai de l’opinion allemande. Il est vain de compter sur la réaction de gouvernements tous plus ou moins sous influence, celui de François Hollande sans doute plus que d’autres, mais à terme, les opinions publiques pourraient remettre en cause un partenariat transatlantique devenu par trop unilatéral et qui, de toutes les façons, a largement perdu sa raison d’être depuis la fin du bloc communiste.

 

Curieusement, l’opinion anglaise que l’on croyait définitivement acquise au « partenariat transatlantique » n’est pas la dernière à se réveiller. Le vote historique du Parlement britannique du 29 août 2013 refusant que l’Angleterre s’associe à une attaque de la Syrie est un signe que quelque chose est en train de bouger de l’autre côté de la Manche.

 

Pour exonérer le grand frère américain, certains ont découvert que nos propres services étaient aussi indiscrets que les siens. Mais ont-ils les moyens pour exploiter des informations aussi volumineuses que celles qui transitent par l’Internet ? Sûrement pas. Et espionnent-ils les Américains, eux ? On en doute. La situation n’est donc pas comparable. De toutes, d’un côté comme de l’autre de l’Atlantique, les menaces sur les libertés demeurent.

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 12:20
Surveillance: le patron du FBI défend les choix d'Obama

21.09.2013 Par Chantal VALERY tv5.org ( AFP)

 

Washington - Il [James Comey] avait refusé d'avaliser le programme d'écoutes sous George W. Bush. Mais sous la présidence de Barack Obama, le nouveau directeur du FBI considère la politique gouvernementale de surveillance comme un outil "légal" pour lutter contre les "métastases" du terrorisme.

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 07:50
La NSA soupçonnée de piratage de l’opérateur de téléphonie belge Belgacom

16/09/2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense globale

 

La Belgique a vivement dénoncé lundi une « intrusion » dans le système informatique de son opérateur de téléphonie Belgacom, soupçonnant l’implication « à haut niveau d’un autre Etat » qui pourrait être les Etats-Unis par le biais de la controversée Agence nationale de sécurité (NSA).

 

On peut lire également sur ce sujet les déboires du service de renseignement militaire belge, victime d'une intrusion sur son réseau fin 2012 et " dépanné " par le cybercommand américain...

 

Deux mois après les premières révélations d’Edward Snowden, l’ex-administrateur réseaux de la NSA aujourd’hui réfugié en Russie, l’opérateur historique Belgacom, majoritairement détenu par l’Etat belge, a annoncé que son système informatique interne avait été victime d’une « intrusion digitale ».

 

Les traces de cette intrusion ont été décelées début juillet par les experts en sécurité du groupe belge, qui a directement porté plainte contre X devant le parquet fédéral à Bruxelles pour « accès non-autorisé » à son réseau interne.

 

Après deux mois de préparation, « des dizaines » de personnes ont travaillé durant tout le week-end pour « nettoyer le système » et renforcer les mesures de sécurité, a expliqué lors d’une conférence de presse le patron de Belgacom, Didier Bellens.

 

« Au stade actuel, il n’y a aucune indication d’impact pour les clients ou leurs données », a ajouté M. Bellens. En clair, rien n’indique que les logiciels malveillants découverts dans « quelques dizaines d’ordinateurs » de membres du personnel et dans des serveurs ont permis d’intercepter des données sensibles, selon le groupe.

 

Les virus ont uniquement infiltré « le système interne à l’entreprise tournant sous Windows », pas les « services télécoms », a précisé un autre responsable de Belgacom.

 

" Une opération internationale d'espionnage étatique "

 

Pourtant, l’affaire est prise très au sérieux par la justice. « L’enquête démontre que le hacking n’a été réalisable que moyennant l’engagement d’importants moyens financiers et logistiques par les intrus. Cette donnée, de même que la complexité technique du hacking (entre autres l’emploi de malware spécifiques et de techniques de cryptage avancées) et son ampleur, orientent les investigations vers une opération internationale d’espionnage étatique », a indiqué le parquet fédéral.

 

« L’objectif de ce hacking semble plutôt être de rassembler des informations stratégiques et non de commettre des actes de sabotage ou de causer des dommages économiques ou autres », poursuit-il.

 

L’enquête devra déterminer « les organisations » à l’origine du piratage, « très important et très intrusif », a abondé le ministre de tutelle de Belgacom, Jean-Pascal Labille.

 

La Belgique entend évoquer les problèmes de cybersécurité avec ses partenaires européens, a expliqué le ministre. « Nous ne sommes pas les seules victimes, les Français aussi il y a peu de temps », a-t-il ajouté.

 

Dans un communiqué, le Premier ministre Elio Di Rupo a assuré que si « l’implication à haut niveau d’un autre pays » était confirmée, il « entreprendra les démarches appropriées », sans citer toutefois les Etats-Unis ou un autre pays.

 

Soupçons sur la NSA

 

La presse belge porte toutefois clairement ses soupçons sur la NSA.

 

Selon le quotidien De Standaard, qui ne cite pas ses sources, l’opération d’espionnage durait depuis 2011 au moins. Le journal de référence en Flandre ajoute que l’agence américaine s’intéressait en particulier à l’une des filiales du groupe belge, Belgacom International Carrier Services (Bics).

 

Détenu par Belgacom, Swisscom et le sud-africain MTN, Bics est un acteur majeur pour le transfert de données vocales, de SMS ou encore de trafic internet entre opérateurs de téléphonie fixe ou mobile du monde entier, en particulier en Afrique et au Proche-Orient.

 

« Ce sont essentiellement des communications avec des numéros de pays comme le Yémen, la Syrie ou d’autres Etats jugés "voyous" par les Etats-Unis qui auraient été enregistrés », assure le Standaard.

 

La semaine dernière, de nouveaux documents obtenus par l’intermédiaire d’Edward Snowden et révélés au Brésil ont indiqué que la NSA aurait espionné les réseaux privés de communications du ministère français des Affaires étrangères, le réseau international de transferts bancaires internationaux Swift (dont le siège est en Belgique), Google et Microsoft, ainsi que la compagnie pétrolière brésilienne Petrobras.

 

La Commission européenne a à nouveau demandé le 12 septembre aux autorités américaines de lui fournir des « réponses claires et satisfaisantes » sur ces nouvelles allégations d’espionnage par la NSA.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 11:20
Etats-Unis: la NSA partage les résultats de son espionnage avec Israël

12/09/2013 Par LEXPRESS.fr

 

L'agence américaine d'espionnage et interception des communications transmet des données brutes de sa surveillance à son homologue israélienne, l'ISNU. Ce protocole d'accord est dévoilé par l'ex-consultant Edward Snowden.

 

Encore une révélation sur l'espionnage américain via Edward Snowden. L'ex-consultant de la NSA, réfugié en Russie, a dévoilé au Guardian que cette agence d'interception des communications partage des données brutes directement avec son homologue israélienne, l'ISNU

Si l'échange de renseignements entre services alliés est courante, il est bien plus rare qu'il s'agisse comme ici de données "brutes" qui ne sont pas auparavant analysées. 

Selon le protocole d'accord entre les deux services, révélé par le journal britannique, la NSA transmet directement à l'ISNU une partie des courriels et autres millions de conversations téléphoniques qu'elle intercepte. Le document de cinq pages transmis par Edward Snowden n'est pas daté mais remonterait à mars 2009.

 

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 12:55
Cybersécurité: les ministres interdits de smartphones

11/09/2013 Par Emmanuel Paquette, avec Eric Pelletier (L'Express) - lexpansion.lexpress.fr

 

Exclusif - Dans une note que L'Express s'est procurée, les services de Jean-Marc Ayrault demandent à tous les ministères d'abandonner smartphones et tablettes grand public. Une nécessité face à l'ampleur de l'espionnage électronique des Américains et des Britanniques.

 

L'été touche à peine à sa fin qu'un froid glacial règne déjà dans les ministères. L'ensemble des membres des cabinets ont eu la surprise désagréable de découvrir à leur retour de vacances une note en provenance de Matignon. Un recadrage en bonne et due forme en guise de bienvenue. Dans cette missive, datée du 19 août, le plus proche collaborateur de Jean-Marc Ayrault, Christophe Chantepy, liste les consignes de sécurité à suivre à l'aune des dernières affaires d'espionnage. La lettre, dont L'Express a obtenu copie, demande aux intéressés de ne plus utiliser leurs smartphones pour les communications sensibles, s'ils ne sont pas équipés d'un dispositif de sécurité agréé.

 

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 19:55
La NSA a aussi espionné les Affaires étrangères françaises, Google et Swift

10/09/2013 par Gaëtan Barralon – 45eNord.ca

 

Le gouvernement américain a espionné les réseaux privés de communications du ministère français des Affaires étrangères, du système bancaire international Swift et de Google, outre la compagnie pétrolière brésilienne Petrobras, selon de nouveaux documents révélés par la télévision Globo du Brésil dimanche 8 septembre.

 

Ces nouveaux documents de l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA), fournis par l’informaticien américain Edward Snowden au journaliste américain Glenn Greenwald qui vit à Rio de Janeiro, montrent un powerpoint du programme Royal Net daté de mai 2012 destiné à l’entrainement point par point de nouveaux agents pour espionner les réseaux d’entreprises privées, des gouvernements et des institutions financières.

 

Lire l’article complet sur Le Nouvel Observateur >>

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