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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 10:50
Prism : les dirigeants européens "savaient depuis longtemps"

03/07/2013 de Guerric Poncet - Le Web en lignes / Le Point.fr

 

Les experts en cybersécurité dénoncent la mauvaise foi des institutions européennes et des États membres de l'UE, qui feignent de découvrir le pot aux roses.

 

Le scandale Prism n'en finit pas de rebondir. Outre les internautes "lambda" du monde entier, l'Union européenne et ses États membres ont été la cible de l'espionnage américain mené par la NSA, l'agence de sécurité qui avait déjà mis en oeuvre le programme Échelon dès les années 1970. Depuis les révélations du magazine allemand Der Spiegel le week-end dernier, les dirigeants européens se sont tous émus d'être la cible d'un "allié", d'un "ami", et ont exigé des comptes. Mais ces réactions offusquées ne sont qu'une façade : ils étaient au courant depuis des mois, voire des années, qu'un système comme Prism ciblait l'ensemble des pays du monde, sans discernement.

La levée de boucliers des dirigeants européens est "surréaliste", car "ils savaient bien entendu depuis des années" qu'ils étaient espionnés, selon Hervé Schauer, administrateur au Club de la sécurité de l'information français (Clusif), qui regroupe des centaines d'entreprises high-tech présentes en France, dont des géants américains. "Les services de renseignements européens savaient depuis longtemps, donc leurs dirigeants aussi", renchérit Gérôme Billois, expert du cabinet français Solucom. Lui aussi membre du Clusif, il doute qu'un seul gouvernement européen ait pu ignorer l'existence de Prism.

 

La Commission européenne confirme... implicitement

Contacté par Le Point.fr, Antonio Gravili, porte-parole de la Commission européenne sur les questions de sécurité, a refusé de commenter cette affirmation. Il a cependant précisé que "les règles de sécurité n'ont pas changé depuis que le scandale Prism a éclaté". Une façon de reconnaître que les informations dévoilées par la presse étaient déjà connues au plus haut niveau à Bruxelles. "Nous utilisons tous les moyens techniques qu'une organisation comme la nôtre doit utiliser", explique encore Antonio Gravili. "Nous utilisons aussi tous les types de chiffrement disponibles, selon le degré de sensibilité des informations que nous voulons protéger", conclut-il.

"Aucun pays membre de l'OTAN ne pouvait ignorer l'existence d'un système comme Prism, dont la technologie est connue depuis des années", juge pour sa part Sean Sullivan, expert en cyberguerre chez le Finlandais F-Secure. Pour lui, rien ne va changer : "Les révélations vont officialiser la situation, mais le travail de renseignement de la NSA va évidemment continuer", estime-t-il. "Il faut accepter que sur Internet, les communications sont comme des cartes postales plutôt que comme des lettres : tout le monde peut lire ce qui est écrit", conclut-il.

 

Les Européens n'ont plus confiance dans les États-Unis

Jarno Limnéll, docteur en science politique et directeur de la cybersécurité chez Stonesoft, estime pour sa part que "certains États membres de l'UE étaient au courant de l'existence d'un tel programme" et que "la surprise est venue de l'ampleur de l'espionnage et du fait qu'il soit aussi clairement dirigé contre les gouvernements alliés". "Cela aura des conséquences sur les relations diplomatiques, sur la coopération : les Européens n'auront plus confiance dans les États-Unis", regrette-t-il.

D'autres experts interrogés sous le couvert de l'anonymat, car les États sont aussi leurs clients, vont aussi dans ce sens. "Tous les grands pays européens" étaient informés par leurs experts de l'existence de Prism, estime le directeur de la cybersécurité d'un grand groupe américain du secteur. La France et l'Allemagne, qui disposent de services secrets "autonomes et à la pointe", "en connaissaient même des détails", affirme un autre responsable de la sécurité informatique, chez un géant français cette fois. Des pays plus petits mais particulièrement en avance sur la cybersécurité, comme l'Estonie, "ne pouvaient pas ignorer l'existence de Prism et son mécanisme de fonctionnement", ajoute un autre expert.

 

La Grande-Bretagne "participe activement"

Quant à la Grande-Bretagne, elle est d'autant plus au courant que ses services "participent activement" à l'espionnage global mis en oeuvre par la NSA, selon un expert coréen. "Quand on visite un grand opérateur britannique à Paris, on remarque des installations bizarres, connectées aux points d'échanges internet français. On se doute bien que cela fait partie de Prism", dénonce Hervé Schauer. De quoi raviver les craintes de "cheval de Troie" américain en Europe, que l'on croyait enterrées avec le XXe siècle...

"La liberté des agences de renseignements américaines évolue en fonction du climat géopolitique", décrypte Hervé Schauer. "Les abus de la guerre froide avaient mené à serrer la bride des services américains, mais la lutte contre al-Qaida après le 11 septembre 2001 a fait tomber nombre de restrictions psychologiques et légales", regrette-t-il.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 09:50
photo RP Defense

photo RP Defense

03/07/2013 Par Jean-Jacques Mevel, Service infographie du Figaro

 

À l'intérieur de l'UE, tout le monde surveille tout le monde, en dépit des cris d'orfraies poussés dans les 28 capitales après les révélations du Spiegel et du Guardian sur les écoutes américaines.

Au-delà du scandale, l'Europe bruxelloise est partagée entre deux sentiments face aux écoutes de la NSA. Le premier, rassurant, est que la première force de renseignement au monde suit de très près ce qui se dit au quartier général de l'Union européenne (UE), malgré cinq ans de déchirements. Le second, plus gêné, est que les secrets sont aussi des plus mal protégés. Reste une certitude: la capitale de l'Europe, déjà connue comme un nid d'espions, est désormais le point focal des «grandes oreilles» de la planète.

À chacun sa spécialité. Les Russes continuent d'investir dans le renseignement «humain», voire «physique». Il y a quelque temps, la Commission mettait en garde ses fonctionnaires contre la tentation «des jolies stagiaires aux jambes longues et à la crinière blonde». Pour s'informer sur place, les Chinois semblent préférer des bataillons de correspondants de presse et, parfois, d'imbattables offres de service pour l'aménagement de missions diplomatiques. Au fil des «interférences» connues, il faut encore citer des pays aussi improbables que le Maroc, le Pakistan et la Colombie.

«Bruxelles est l'une des plus grandes, sinon la plus grande des capitales de l'espionnage», affirmait l'an dernier Alain Winants, secrétaire général de la Sûreté de l'État, le service de renseignement belge chargé de prêter main-forte. Et par l'intensité, ajoute-t-il, la ville continue de vivre «au rythme de la guerre froide». Au siège de l'Otan, installé en 1966, sont venus s'ajouter les QG des trois institutions de l'UE et d'innombrables agences internationales, comme SWIFT et l'Union de l'Europe occidentale (UEO). Avec 5 000 diplomates accrédités, 15 000 lobbyistes et à peu près 2 000 journalistes étrangers.

La collecte du renseignement est passée de l'artisanat au traitement industriel avec les écoutes électroniques et l'Internet. À l'intérieur de l'UE, tout le monde surveille tout le monde, en dépit des cris d'orfraies poussés dans les 28 capitales après les révélations du Spiegel et du Guardian. Hors des frontières, la Russie et la Chine sont des suspects quasi naturels. Mais cela fait des années que les spécialistes citent - contre toutes convenances diplomatiques - deux autres champions qui d'ailleurs s'épaulent: les États-Unis et Israël.

Javier Solana, ex-chef diplomate de l'UE réputé pour son franc-parler, avait brisé le tabou entre alliés dès 2009. «J'ai été espionné pendant des mois», lâchait-il au détour d'une interview à El Pais, en pointant du doigt les cyberespions d'outre-Atlantique. Les services israéliens, eux, ont été mis en cause dès 2003, avec l'affaire des micros télécommandés posés dans le saint des saints du pouvoir de l'UE: les bureaux de la France, de l'Allemagne, du Royaume-Uni, de l'Italie, de l'Espagne et de l'Autriche au bâtiment Justus-Lipsius, siège du Conseil européen et de sommets réguliers.

Les années passent, mais face au déferlement de la puissance informatique adverse, les protections ne sont pas plus fiables. À l'été 2011, en pleine crise de l'euro, des pirates n'ont eu besoin que de 14 minutes pour franchir toutes les défenses du Justus-Lipsius et lire les courriels du président du Conseil, Herman Van Rompuy. Ils furent finalement localisés «au sud-est de l'Asie».

Le Cortenberg, seul sécurisé

Des cinq lieux sensibles du pouvoir européen, deux semblent indéfendables parce que pratiquement ouverts à tous les vents: le Berlaymont, siège historique de la Commission, et le Parlement européen, qui lui-même se transporte chaque mois à Strasbourg avec 750 députés et 2 500 conteneurs de documents.

Au dire d'experts, un seul édifice est convenablement protégé. C'est aussi le moins connu: le Comité militaire de l'UE, ébauche d'état-major européen, désormais épaulé par une centrale de renseignement, l'IntCen. Il y a de bonnes raisons de mettre l'immeuble Cortenberg à l'abri: ni les militaires, ni les ministères de la Défense, ni les «services» nationaux, ni les alliés de l'Otan n'accepteront de partager quoi que ce soit avec ces nouveaux venus s'ils se révèlent incapables de garder leurs secrets.

La même rigueur devrait s'imposer au Service européen d'action extérieure (SEAE), esquisse de ministère des Affaires étrangères de l'UE. Mais le bâtiment, dénommé «le Capital», est dénué de périmètre de sécurité. Casse-tête supplémentaire pour l'intégrité physique et électronique, les diplomates partagent leurs bureaux avec un supermarché et deux restaurants ouverts au grand public… Faute de crédits, les diplomates y attendent encore des coffres-forts.

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 12:55
Edward Snowden - The Guardian Glenn Greenwald Laura Poitras Handout

Edward Snowden - The Guardian Glenn Greenwald Laura Poitras Handout

2 juillet 2013 par Henri Weill - Ainsi va le monde !

 

Les Américains espionnent leurs amis. Il n'y a pas là une vraie information. Hormis les moyens mis en œuvre. Ce qui apparait en revanche très intéressant, est qu'un seul individu puisse faire vaciller le système. Un seul ! Malgré les règles de cloisonnement élémentaires qui doivent régir les services spécialisés, voilà qu'un trentenaire fort documenté nous livre quelques indigestes réalités. Et distille le suc de sa récolte, chapitre après chapitre. Le bougre semble avoir de la réserve sous le pied ; se jouant également pour l'heure, des agents américains qui aimeraient le récupérer. Encore une mauvaise nouvelle pour le renseignement US.

 

Dans ce nouvel épisode de l'affaire Prism, voilà qu'Edward Snowden demanderait l'asile politique à Moscou. Cadeau inespéré pour Vladimir Poutine ! Qui, avec cette affaire, est en train d'adopter une posture inhabituelle, celle du gentil. Faisant la morale au gamin, l'appelant à cesser "ses activités visant à faire du tort à nos partenaires américains". A ceux-ci, il annonce qu'il ne le livrerait pas. Pour la communication, les directeurs du FSB et du FBI sont chargés "de trouver une solution". Voilà pour l'affichage.

 

Le scénario pourrait donc être : un Snowden réfugié en Russie qui ne s'exprimera plus publiquement. On peut légitimement penser que ses nouveaux amis aimeront en apprendre plus. A l'abri des indiscrets.

 

Dans un tel cas, le président Poutine  évoluerait sur du velours. Il  trouverait, ainsi provisoirement, des "partenaires" américains particulièrement conciliants sur les dossiers internationaux. Comme sur la Syrie dans les prochaines semaines. Car Barack Obama, sur la défensive, va devoir piocher dans sa réserve de "trésors de diplomatie" pour désamorcer une bien sale affaire, tant aux USA que dans le reste du monde. Ne doutons pas que certains partenaires seront moins diplomates que d'autres !

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 12:50
Prism : la grande naïveté des Européens

01/07/2013 de Guerric Poncet - Le Web en lignes / Le Point.fr

 

Ciblé par l'espionnage américain, le Vieux Continent ne prend pas les précautions élémentaires pour crypter ses communications sensibles.

 

Depuis que l'informateur Edward Snowden a dévoilé des détails sur l'appareil d'espionnage américain Prism, les réactions outrées fusent en Europe. Des diplomates et de hauts fonctionnaires ont été espionnés, si ce n'est directement les membres des gouvernements et de la Commission européenne. Aux manettes, l'agence nationale de sécurité américaine, la NSA, qui disposerait du système d'interception de communications le plus perfectionné du monde, dans la lignée de son ancien programme Échelon. Il s'agit d'un "acte d'hostilité inqualifiable", a estimé la garde des Sceaux, Christiane Taubira.

"Ces révélations sont très graves, surtout entre alliés, entre amis, comme nous le sommes avec les Américains", a pour sa part estimé Michel Barnier, commissaire européen au Marché intérieur et ancien ministre des Affaires étrangères. "Il y a des leçons à tirer sur nos relations avec les États-Unis, et sur l'Europe elle-même", a-t-il ajouté. Et il a raison : il est urgent de renforcer les politiques de sécurité actuellement mises en oeuvre, à Bruxelles comme au sein des États membres.

 

L'espionnage était un secret de Polichinelle

"La communauté de la sécurité informatique ainsi que les services de renseignement européens savaient depuis longtemps" que les États-Unis espionnaient l'Europe, affirme Gérôme Billois, expert au Cercle de la sécurité et de l'information. Depuis la fin de la guerre froide, les moyens de renseignement des États se sont redéployés, y compris contre les alliés. La prise de conscience généralisée est toutefois une occasion unique de mettre fin à la naïveté ambiante, et de changer les comportements pour chiffrer (crypter) les échanges. Aujourd'hui encore, une bonne partie des communications sensibles circule en clair sur Internet, à la manière d'un courrier traditionnel non cacheté. Comment reprocher aux Américains de jeter un coup d'oeil ?

Officiellement, tout est protégé dans le réseau diplomatique français. Interrogée lundi matin par Le Point.fr, une porte-parole du Quai d'Orsay a précisé que les communications diplomatiques (voix et données) sont "intégralement chiffrées à l'intérieur du réseau mondial du ministère des Affaires étrangères". "Au chiffrement des infrastructures s'ajoute, pour les applications sensibles, un chiffrement dédié d'application", a-t-elle ajouté, pour conclure qu'aucune information protégée "ne circule en clair sur Internet".

 

Se protéger, "c'est trop compliqué"

Mais, selon nos informations, les messageries électroniques et les documents des fonctionnaires français et européens ne sont pas systématiquement chiffrés. Loin de là. Nous avons, par exemple, recueilli le témoignage ahurissant d'un ambassadeur français, sous le couvert de l'anonymat. "Il y a des équipements spécifiques, dans les ambassades notamment, mais personne ne les utilise en dehors des crises", confie-t-il au Point.fr.

"C'est trop compliqué, on préfère communiquer par courriel ou par le téléphone, lesquels disposent d'un premier, et léger, niveau de protection", ajoute-t-il. "Même si l'expéditeur fait l'effort de protéger son message avec une méthode particulièrement durcie, pas sûr que le destinataire ait le temps et les outils sous la main pour le déchiffrer, et on risque que notre message soit oublié dans le flot", précise-t-il.

 

Même les ministres ne se protègent pas toujours

"Je vois régulièrement des ministres en déplacement, et même des chefs d'État, utiliser leur téléphone portable personnel", poursuit-il. Une faille monumentale, que les journalistes peuvent régulièrement observer lorsque des élus ou des ministres utilisent par exemple un iPhone (quasi impossible à sécuriser, Apple ayant un contrôle total sur les applications) durant leur activité professionnelle. "L'utilisation de moyens non sécurisés est interdite sur le réseau bureautique ou pour un usage professionnel", répond le Quai d'Orsay, lorsque nous évoquons le témoignage apporté par l'ambassadeur. "Les agents sont régulièrement mis en garde à ce sujet", ajoute-t-on. Loin de rassurer, l'évocation de ces rappels à l'ordre "réguliers" tend à confirmer que les consignes ne sont pas suivies.

Ce témoignage d'un ambassadeur, s'il n'est peut-être pas représentatif, illustre les problèmes rencontrés au quotidien. En particulier avec les smartphones, qui permettent de consulter les courriels mais ne prennent souvent pas en charge le chiffrement des communications. L'application de consignes de sécurité strictes implique de renoncer au confort de la consultation des messages sur des appareils mal équipés, mais très répandus (les smartphones grand public par exemple).

 

L'Europe trop naïve ?

Toujours selon nos informations, beaucoup d'échanges entre hauts fonctionnaires en Europe se feraient "en clair", certains postes informatiques ne disposant même pas d'outils de cryptage, au Parlement européen notamment. Au Berlaymont, le siège de la Commission européenne à Bruxelles, ce n'est pas beaucoup mieux. Là encore, la parole officielle se veut rassurante : "Nous utilisons tous les moyens techniques qu'une organisation comme la nôtre doit utiliser", explique au Point.fr Antonio Gravili, porte-parole de la Commission sur les questions de sécurité. "Nous utilisons aussi tous les types de chiffrement disponibles, selon le degré de sensibilité des informations que nous voulons protéger", ajoute-t-il. Mais, selon nos sources, les équipements de chiffrement fort des communications (écrites, vocales ou vidéo) sont rares et peu utilisés, même par les commissaires eux-mêmes. Une situation qui rappelle celle des journalistes d'investigation, qui n'ont pas encore tous pris conscience de l'importance de protéger leurs communications, pour eux comme pour leurs sources.

S'il est impossible de bloquer totalement l'arsenal informatique de la NSA, le plus puissant du monde, des clés de chiffrement de 1 024 voire 2 048 bits permettent de ralentir fortement l'opération d'espionnage, Prism étant alors obligé de perdre un temps précieux pour casser la protection. Et dans le monde du renseignement, une info périmée perd 90 % de sa valeur. Mais le chiffrement garde un inconvénient : dans un monde où l'essentiel de l'information circule en clair, une information chiffrée est plus facile à repérer, à isoler et donc à analyser.

Interrogé par Le Point.fr fin juin, l'expert de la cyberguerre Jarno Limnéll, docteur en sciences militaires, avait estimé que "beaucoup d'autres révélations vont avoir lieu dans les mois à venir, il se passe beaucoup plus de choses que ce que l'on a découvert". "Y compris ici en France, je vous le garantis", avait-il ajouté.

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 11:20
Statement by the spokespersons of EU Council President Van Rompuy on press reports of U.S. surveillance of EU premises

1/7/2013 EU source: Council  - Ref: CL13-063EN

 

Summary: 1 July 2013, Brussels - The spokespersons of Herman Van Rompuy, President of the European Council, issued the following statement today on the press reports of U.S. surveillance of EU premises:

 

"The President of the European Council is very concerned by the press reports with allegations of U.S. surveillance of EU premises abroad and in Brussels. The European Union, including through its External Action Service, is examining the allegations and in contact with U.S. authorities.

 

The European Union has demanded and expects full and urgent clarification by the U.S. regarding the allegations. The President of the European Council takes note of the remarks today by U.S. President Barack Obama and his commitment to make sure to provide all the information that U.S. allies want and what exactly the allegations have been."

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 19:30
"Big Brother" : deux firmes israéliennes au coeur du scandale [Prism]

Jul 1 David Jortner  - israelvalley.com (Source: Hamodia)

 

Assurément, Verint et Narus – deux sociétés israéliennes fondées dans les années 1990 – auraient préféré continuer à travailler en toute discrétion. Spécialisées dans la collecte et le contrôle des informations, leurs principaux clients sont des sociétés de service et des organismes gouvernementaux.

 

Peu après les attentats du 11 septembre 2001, un décret du Président américain a autorisé la National Security Agency (NSA) à surveiller sans mandat judiciaire toute l’activité téléphonique et Internet entre les USA et le reste du monde. Pour réaliser cet objectif, la NSA a eu recours aux services de ces deux sociétés israéliennes, fondées par d’anciens vétérans des unités de Tsahal spécialisées dans le renseignement électronique.

 

Pendant plusieurs années, tout va bien : Verint applique scrupuleusement la mission qui lui a été assignée, et les super ordinateurs de Narus font merveille dans la collecte et le traitement des millions d’informations qui s’échangent chaque jour entre les Etats-Unis et l’étranger. C’est alors que dans cette dynamique aussi discrète qu’efficace se glisse un électron libre qui vient tout perturber : fin mai, Ed Snowden, 30 ans, un ancien de la CIA, et actuellement contractuel de la NSA, révèle à la presse américaine de nombreux détails du gigantesque programme de surveillance national mis en place sous la présidence Bush, et poursuivi par Barak Obama.

 

Fuite de l’électron libre

 

En quelques jours les journalistes du Guardian et du Washington Post s’affairent à faire de ce scoop un scandale. L’opinion suit : au nom de la démocratie, du respect des libertés individuelles, de la transparence. Contraint de s’expliquer, le directeur de la NSA avance que « ces pratiques ont permis de déjouer nombre d’attentats, dont un qui devait s’attaquer au métro new-yorkais ». De son côté, la justice tente d’arrêter le fauteur de trouble. Peine perdue, Ed Snowden, prétextant un congé maladie, a jugé bon de s’expatrier. Il serait actuellement à Hong Kong, où il demanderait l’asile politique. On en est là pour l’instant… Les directeurs des sociétés israéliennes Verint et Narus, qui se seraient bien passés de toute cette publicité, ne savent toujours pas s’ils pourront continuer leurs activités – bien qu’ils n’aient rien à se reprocher. Quant aux citoyens américains, que l’affaire révolte et qui réalisent que leur président n’est pas celui qu’on croyait, ils se sont jetés sur « 1984 », le roman de George Orwell – fiction d’une société gouvernée et surveillée par « Big Brother », un tout puissant ordinateur – à tel point qu’il a fallu ces derniers jours en réimprimer plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires…

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 17:50
Statement by the European Commission on alleged surveillance of EU premises

1/7/2013 EU source: European Commission Ref: EC13-118EN

 

Summary: 1 July 2013, Brussels - Statement by the European Commission on alleged surveillance of EU premises

 

These are disturbing news if proven true. They demand full clarification.

 

As soon as the media reports about alleged spying and eavesdropping on EU premises and delegations were made known, the Commission asked the European External Action Service to immediately raise the matter with the US authorities in Washington DC and in Brussels to verify the veracity of these reports.

 

Baroness Ashton, High Representative and Vice- President of the Commission, who has competence on these issues as they concern external relations matters relevant for both the EU institutions and its MS, issued a statement already yesterday, and has since spoken to Secretary of State Kerry directly.

 

The EU is now expecting to hear from the US authorities. Clarity and transparency is what we expect from partners and allies, and this is what we expect from the US.

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 17:50
Utah Data Center -NSA’s cloud - source virtualthreat.com

Utah Data Center -NSA’s cloud - source virtualthreat.com

July 01, 2013 spiegel.de (AFP)

 

Newly revealed documents from the intelligence agency NSA show that the US has been spying on its EU allies on a vast scale. Just days after SPIEGEL reported US spying on EU diplomatic missions, the Guardian has revealed that American spying extends to several European countries.

 

By now it's old news that the United States has spent years monitoring vast quantities of Internet traffic, emails and telephone calls. But over the weekend, more damning revelations came to light: Washington has been spying intensively on countries around the world, including many of its closest allies.

On Saturday, SPIEGEL reported on US spying activities on European Union diplomatic missions in Washington D.C. and at the United Nations in New York. In addition to monitoring web traffic, documents obtained by whistleblower Edward Snowden and shared with SPIEGEL indicate that the US bugged the EU embassies and also targeted the Justus Lipsius building, a key EU nerve center in Brussels.

On Monday, the accusations became even broader, with the Guardian citing documents from Snowden indicating that the US spied on several European capitals and other allies around the world. One document seen by the Guardian lists 38 embassies and diplomatic missions as "targets." European Union countries listed include France, Italy and Greece. Other US allies mentioned in the 2010 document are Japan, Mexico, South Korea, India and Turkey.

While the Guardian story notes that neither the United Kingdom nor Germany are mentioned in the document, SPIEGEL reported on Saturday that Germany is a major target of National Security Agency (NSA) eavesdropping. Documents seen by SPIEGEL indicate that the intelligence service monitors around half a billion telephone calls, emails and text messages every month.

The details described in the Guardian report are damning. According the documents seen by the London daily, the NSA implanted bugs inside electronic communications equipment, tapped into communications cables and also used antennae to capture other forms of data transmission. According to a 2007 document cited by the paper, one bugging method, codenamed "Dropmire," was "implanted on the Cryptofax (encrypted fax machine) at the EU embassy, DC."

"The NSA documents note the machine is used to send cables back to foreign affairs ministries in European capitals," the Guardian writes.

 

Looking for Divisions

The report published on Monday jibes closely with information received by SPIEGEL and published over the weekend. According to a document from 2010 seen by SPIEGEL, the EU was listed as a "location target" and was able to infiltrate EU computers at the bloc's embassy in Washington D.C., enabling the NSA to monitor emails and internal documents stored electronically. The NSA also installed bugs in the building. The EU representation at the UN was monitored in the same way.

Furthermore, the documents show that the NSA sought access to the telephone system of the Justus Lipsius building several years ago. At the time, EU security officials had been able to trace suspicious calls to the building's phone system to a nearby building on the grounds of NATO headquarters. The building is used by the NSA.

The documents seen by the Guardian seem to suggest that the aim of monitoring the EU was to learn of policy disagreements among the bloc's 27 member states and other possible differences among members.

The revelations of widespread spying have infuriated European leaders. German Justice Minister Sabine Leutheusser-Schnarrenberger accused the US of using "Cold War methods" and demanded a comprehensive explanation from Washington. European Justice Commissioner Viviane Reding also blasted the US, saying that "partners do not spy on each other." She then called into question whether talks on the trans-Atlantic free trade agreement should continue.

"We cannot negotiate over a big trans-Atlantic market if there is the slightest doubt that our partners are carrying out spying activities on the offices of our negotiators," she said. "The American authorities should eliminate such doubt swiftly."

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 17:40
Edward Snowden - The Guardian Glenn Greenwald Laura Poitras Handout

Edward Snowden - The Guardian Glenn Greenwald Laura Poitras Handout

01 juillet 2013 Romandie.com (AFP)

 

MOSCOU - Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Barack Obama ont chargé les chefs du FSB et du FBI de régler le cas d'Edward Snowden, l'ex-consultant du renseignement américain réfugié dans un aéroport de Moscou, a annoncé lundi un haut responsable russe.

 

Ils n'ont pas bien sûr une solution qui satisfasse chacune des parties, c'est pourquoi ils ont chargé le directeur du FSB (Alexandre) Bortnikov et le directeur du FBI (Robert) Mueller d'être en contact permanent et de trouver des solutions, a déclaré le chef du Conseil de sécurité russe, Nikolaï Patrouchev, à l'antenne de la chaîne de télévision Rossia 24.

 

Leur tâche n'est pas simple, car ils (MM. Bortnikov et Mueller) doivent trouver une solution dans le cadre des normes du droit international, a souligné M. Patrouchev, lui-même ancien directeur du FSB (Service fédéral de sécurité).

 

Au jour d'aujourd'hui, il n'est pas possible de dire qu'il y a une solution, a encore déclaré M. Patrouchev.

 

Edward Snowden, un ancien informaticien de 30 ans du renseignement américain, qui a fait des révélations fracassantes sur l'ampleur de la surveillance électronique des Etats-Unis dans le monde, est bloqué dans la zone de transit de l'aéroport de Moscou-Cheremetievo depuis le 23 juin, son passeport ayant été annulé par Washington qui réclame son extradition et l'a inculpé d'espionnage.

 

La Russie, qui n'a pas d'accord d'extradition avec les Etats-Unis, a affirmé ne rien avoir à lui reprocher, arguant en outre qu'il n'avait pas réellement franchi sa frontière, à savoir le contrôle des passeports.

 

Mais Edward Snowden, qui est du reste demeuré invisible à l'aéroport depuis le 23 juin, n'est pas pour autant monté dans un avion pour Cuba à bord duquel il avait réservé un siège, des sources russes affirmant qu'il ne pouvait voyager avec un passeport annulé.

 

L'Equateur, auquel il a demandé l'asile politique, a de son côté souligné ne pouvoir examiner sa demande que s'il rejoignait son territoire, et affirmé que la solution se trouvait entre les mains des autorités russes.

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 15:20
ambassade de France à Washington - photo MAE

ambassade de France à Washington - photo MAE

01/07/2013 Par lefigaro.fr

 

VIDÉO - La France figure parmi les 38 «cibles» surveillées par l'Agence nationale de sécurité américaine, selon un document de 2010 révélé dimanche par le Guardian.

 

Opérations Wasbah et Blackfoot: sous ces deux noms de codes, se cachent les activités d'espionnage électronique de l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) qui ont visé l'ambassade de France à Washington et la représentation française à l'ONU. Ces dernières figurent parmi les 38 «cibles» surveillées par l'agence, a révélé dimanche le Guardian . Le quotidien britannique s'appuie sur un document de septembre 2010 obtenu auprès d'Edward Snowden, l'ex-consultant informatique de la NSA. L'agence prenait ainsi pour cibles des ambassades et des missions diplomatiques de chacun de ces pays.

«En plus des adversaires idéologiques traditionnels et des pays sensibles du Moyen-Orient, la liste de cibles inclut les missions de l'UE et les ambassades de France, d'Italie et de Grèce, ainsi qu'un certain nombre d'alliés de l'Amérique, dont le Japon, le Mexique, la Corée du Sud, l'Inde et la Turquie», écrit le Guardian. Le document «détaille une gamme extraordinaire de méthodes d'espionnage utilisées contre chacune de ces cibles, allant de micros dissimulés dans des équipements électroniques de communication à des branchements sur des câbles ou à la collecte de transmissions au moyen d'antennes spéciales», ajoute le quotidien britannique.

 

Des «cibles à attaquer»

Le Guardian confirme aussi ce que révèlait samedi l'hebdomadaire allemand Der Spiegel: les représentations de l'Union européenne ont été mises sur écoute à Washington et à l'ONU. Un système d'écoute aurait été implanté sur un Cryptofax à l'ambassade de l'UE à Washington. La machine est utilisée pour envoyer des câbles de retour aux ministères des affaires étrangères dans les capitales européennes, rapportent les documents de la NSA.

L'agence se serait également interessée aux systèmes de communication de l'immeuble Justus Lipsius, qui héberge le Conseil européen à Bruxelles et où les gouvernements de l'UE disposent de bureaux à partir desquels ils peuvent passer des appels sécurisés. Selon les documents confidentiels cités par le magazine allemand, les Européens sont explicitement désignés comme des «cibles à attaquer». L'opération aurait eu pour objectif d'en savoir plus sur les dissensions entre les pays membres de l'UE.

D'après l'hebdomadaire allemand, qui a poursuivi dimanche dans sa publication de révélations, les États-Unis interceptent également quelque 500 millions de communications, par téléphone ou Internet, chaque mois en Allemagne et près de 50 millions en France. «Ce n'est pas sans rappeler des actions entre ennemis pendant la Guerre froide», a réagit la ministre allemande de la Justice, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger. En Allemagne, «le pays européen le plus surveillé» par la NSA, le ce sujet est particulièrement sensible en raison des précédents de la Stasi en ex-RDA et de la Gestapo dans l'Allemagne hitlérienne.

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 20:50
A former NSA monitoring base in Bad Aibling, Germany: Only now is the scope of spying becoming clear - photo Dr. Johannes W. Dietrich

A former NSA monitoring base in Bad Aibling, Germany: Only now is the scope of spying becoming clear - photo Dr. Johannes W. Dietrich

June 30, 2013  By Laura Poitras, Marcel Rosenbach and Holger Stark - spiegel.de

 

NSA spying is targeting Germany more intensely than previously believed. Secret documents viewed by SPIEGEL reveal that the American intelligence service monitors around half a billion telephone calls, emails and text messages in the country every day.

 

America's National Security Agency (NSA) is apparently spying on Germany more than previously believed. Secret documents from the US intelligence service, which have been viewed by SPIEGEL journalists, reveal that the NSA systematically monitors and stores a large share of the country's telephone and Internet connection data.

 
Internal NSA statistics indicate that the agency stores data from around half a billion communications connections in Germany each month. This data includes telephone calls, emails, mobile-phone text messages and chat transcripts. The metadata -- or information about which call or data connections were made and when -- is then stored at the NSA's headquarters in Fort Meade, near Washington, DC.

The documents show for the first time the scope of American surveillance in Germany. Previously, it had only been clear that Germany had been one of the major targets of NSA spying. A map published by the Guardian shows that Germany is on a par with targets such as China, Iraq and Saudi Arabia in terms of the intensity of electronic snooping. For weeks now, new details have emerged from documents collected by whistleblower Edward Snowden about the NSA's Prism and Britain's Tempora digital spying programs.

The statistics, which SPIEGEL has also seen, show that data is collected from Germany on normal days for up to 20 million telephone calls and 10 million Internet data exchanges. Last Christmas Eve, it collected data on around 13 million phone calls and about half as many online exchanges. On the busiest days, such as January 7 of this year, the information gathered spiked to nearly 60 million communication connections under surveillance.

The NSA, it turns out, is more active in Germany than in any other of the EU's 27 member states. By comparison, during the same time frame, the Americans only recorded data on an average of 2 million connections in France each day. The documents also show that the NSA is primarily interested in important Internet hubs in southern and western Germany. Frankfurt, for example, plays an important role in the global Internet infrastructure, and the city is listed as a central base for the country.

One top secret document also states that while Germany may be a partner, it is still also a target of the NSA's electronic snooping. According to the document, Germany is a so-called "3rd party foreign partner." The only countries that are explicitly excluded from spying attacks are Australia, Canada, New Zealand and the UK. "We can, and often do, target the signals of most 3d party foreign partners," a slide from an internal presentation states.

In its current issue, SPIEGEL also reports that the NSA targeted European Union diplomatic offices in Washington and New York, placing bugs in offices as well as infiltrating computer networks.

SPIEGEL ONLINE International will publish the report in its entirety on Monday.

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 20:50
UE-USA: Entre partenaires, on n'espionne pas!

30 juin 2013 Romandie.com (AFP)

 

BRUXELLES - La commissaire européenne à la Justice Viviane Reding a assuré dimanche qu'entre partenaires, on n'espionne pas et mis Washington en garde contre de possibles conséquences sur la négociation d'un accord de libre-échange si le doute n'était pas levé sur les allégations d'espionnage par les Etats-Unis.

 

Entre partenaires, on n'espionne pas! On ne peut pas négocier sur un grand marché transatlantique s'il y a le moindre doute que nos partenaires ciblent des écoutes vers les bureaux des négociateurs européens, a déclaré lors d'une rencontre avec des citoyens au Luxembourg la commissaire européenne, dont les propos ont été rapporté à l'AFP par sa porte-parole.

 

Les Américains devraient dissiper ces doutes très rapidement, a-t-elle ajouté.

 

Elle s'exprimait à la suite de nouvelles allégations dans l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, attribuées au fugitif américain Edward Snowden, selon lesquelles Washington a espionné les bureaux de l'UE à Bruxelles et la mission diplomatique de l'UE à Washington et celle auprès des Nations unies.

 

La Commission européenne avait assuré plus tôt dans la journée avoir immédiatement mis (les Américains) face aux informations de presse et expliqué que ceux-ci vérifiaient l'exactitude des informations et promis qu'ils reviendraient vers Bruxelles, selon une porte-parole de l'exécutif européen.

 

L'Allemagne et la France ont également réclamé dimanche des explications à Washington.

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 19:20
Growing Alarm: German Prosecutors To Review Allegations of US Spying

June 30, 2013 spiegel.de

 

SPIEGEL has learned that the German Federal Prosecutors' Office is looking into allegations that a US intelligence agency has conducted massive spying against German citizens. A first formal complaint has already been lodged in one city.

 

Germany's Federal Prosecutors' Office confirmed to SPIEGEL on Sunday that it is looking into whether systematic data spying against the country conducted by America's National Security Agency violated laws aimed at protecting German citizens.

 
A spokeswoman at the Federal Prosecutors' Office, which is responsible for domestic security issues, told SPIEGEL that all available and relevant information about the Prism, Tempora and Boundless Informant spying programs is currently being reviewed by the agency. The spokeswoman said the office was seeking to form a reliable understanding of the facts. However, the agency has not indicated when or if it will launch a formal investigation.

Nevertheless, the spokeswoman said that "criminal complaints" relating to the scandal appear "likely". One criminal complaint has already been filed in Germany. SPIEGEL has learned that a provision was used at the local public prosecutor's office in the city of Giessen to lodge a criminal complaint against an unknown perpetrator over the spying.

According to the content of documents viewed by SPIEGEL, spying by the American National Security Agency (NSA) has been far more widespread than previously believed. Secret NSA documents show that authorities systematically monitored and saved a large share of Internet and telephone connection data. Internal NSA statistics show that around 500 million communications connections in Germany are monitored monthly by the agency. The NSA also classifies Germany as a "target" for spying.

In addition, SPIEGEL reported this weekend that the NSA has bugged European Union diplomatic offices in the United States for eavesdropping purposes and that it has infiltrated EU computer networks. The revelations come from material about the NSA's Prism and Britain's Tempora programs compiled by whistleblower Edward Snowden.

 

Video Conference Planned Between British, German Officials

 

Meanwhile, the British government -- whose Government Communications Headquarters (GCHQ) intelligence service operates the Tempora spying program that is in part directed at Germany -- has shifted away from its strict policy of silence on the issue. In response to requests from the German government for additional information during the past week, officials in London said only that they fundamentally do not address issues pertaining to intelligence operations publicly . Any inquiries were directed by the government to the British intelligence agencies.

The response angered politicians in Germany, especially Justice Minister Sabine Leuthheusser-Schnarrenberger, who complained of having only received "three meager sentences" in reply. The politician, with the business-friendly Free Democratic Party (FDP), said the terse response didn't go far enough to contain a scandal of this proportion.

Berlin officials have since been invited by the British government to participate in a video conference on Monday at 4 p.m. in the British Embassy in Berlin. SPIEGEL has learned that the German government will be represented by senior officials from the Interior Ministry, the Justice Ministry, the Foreign Ministry and Germany's foreign intelligence agency, the BND. Government sources said that in light of the revelations, tough questions are likely to be posed at the meeting.

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 13:21
Berlin exige des explications des Américains sur les allégations d'espionnage de l'UE

30 juin 2013 Romandie.com (AFP)

 

BERLIN - La ministre allemande de la Justice a exigé dimanche des explications immédiates des autorités américaines sur des révélations de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel selon lesquelles Washington aurait espionné les institutions de l'Union européenne.

 

Il faut que du côté américain on nous explique immédiatement et en détail si ces informations de presse à propos d'écoutes clandestines totalement disproportionnées par les Etats-Unis dans l'Union européenne sont exactes ou non, a déclaré la ministre Sabine Leutheusser-Schnarrenberger dans un communiqué.

 

Cela dépasse notre imagination que nos amis américains considèrent les Européens comme des ennemis.

 

Si les informations des médias sont exacts, ce n'est pas sans rappeler des actions entre ennemis pendant la guerre froide, ajoute-t-elle.

 

Selon de nouvelles allégations attribuées au fugitif américain Edward Snowden, l'hebdomadaire allemand Der Spiegel affirme que Washington espionnait les bureaux de l'UE à Bruxelles et la mission diplomatique de l'UE à Washington.

 

La délégation de l'UE auprès des Nations unies a fait l'objet d'une surveillance similaire, écrit Der Spiegel.

 

L'hebdomadaire fonde ses accusations sur des documents confidentiels dont il a en partie pu avoir connaissance grâce à l'ancien consultant américain de la NSA, Edward Snowden, à l'origine des révélations sur Prism. Le jeune informaticien est actuellement toujours bloqué dans un aéroport de Moscou, après que les Etats-Unis ont émis un mandat d'arrêt contre lui.

 

La ministre allemande a également appelé le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, à intervenir immédiatement et personnellement pour que la lumière soit faite sur toutes les accusations de surveillance américain dans l'UE.

 

Si ces allégations étaient avérées, elles ne pourraient guère être expliquées en utilisant l'argument de la lutte contre le terrorisme, a averti Mme Leutheusser-Schnarrenberger.

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 12:25
NSA Photo Jason Reed

NSA Photo Jason Reed

30/06/2013 Par Le Figaro.fr avec AFP

 

L'Union européenne a interrogé hier Washington sur les allégations d'espionage révélées par la presse allemande. L'UE, depuis, attend une réponse.

 

"Nous avons pris contact immédiatement avec les autorités américains à Washington et à Bruxelles et les avons mis face aux informations de presse. Ils nous ont dit qu'ils vérifiaient l'exactitude des informations publiées hier et qu'ils reviendraient vers nous", a indiqué la Commission européenne dans un communiqué.

 

Selon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, Washington aurait espionné, via la NSA, les institutions de l'Union européenne. Des bureaux à Washington et à Bruxelles auraient ainsi été mis sur écoute.

 

Der Spiegel fonde ses accusations sur des documents confidentiels dont il a en partie pu avoir connaissance grâce à l'ancien consultant américain de la NSA Edward Snowden, à l'origine des révélations sur Prism.

 

Plus tôt, Berlin a également demandé à Washington des explications sur ces informations.

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 21:20
Affaires Snowden : l'UE également dans le viseur des espions de la NSA

29 juin 2013 Romandie.com (AFP)

 

BERLIN - L'Union européenne a fait partie des cibles de l'Agence nationale de sécurité américaine NSA, accusée d'espionner les communications électroniques mondiales dans le cadre du programme Prism, écrit l'hebdomadaire allemand Der Spiegel à paraître dimanche.

 

Der Spiegel fonde ses accusations sur des documents confidentiels dont il a en partie pu avoir connaissance grâce à l'ancien consultant américain de la NSA Edward Snowden, à l'origine des révélations sur Prism.

 

Dans l'un d'eux, daté de septembre 2010, classé strictement confidentiel, la NSA décrit comment elle espionnait la représentation diplomatique de l'Union européenne à Washington.

 

Il s'agissait non seulement de micros installés dans le bâtiment, mais aussi d'une infiltration du réseau informatique qui lui permettait de lire les courriers électroniques et les documents internes

 

La représentation de l'UE à l'ONU était surveillée de la même manière, toujours selon ces documents, dans lesquels les Européens sont explicitement désignés comme des cibles à attaquer.

 

La NSA avait même étendu ses opérations jusqu'à Bruxelles. Il y a plus de cinq ans, écrit Der Spiegel, les experts en sécurité de l'UE avaient découvert un système d'écoutes sur le réseau téléphonique et internet du bâtiment Justus-Lipsius, principal siège du Conseil de l'Union européenne, et qui remontait jusqu'au quartier général de l'Otan dans la banlieue de Bruxelles.

 

En 2003, l'UE avait confirmé la découverte d'un système d'écoutes téléphoniques des bureaux de plusieurs pays, dont la France et l'Allemagne.

 

Mais il est difficile de savoir s'il s'agit de cette affaire dont parle l'article du Spiegel.

 

Der Spiegel a également recueilli sur son site internet des réactions de personnalités européennes, comme le président du Parlement européen, l'Allemand Martin Schulz, qui estime que si cela se confirme, il s'agit d'un immense scandale.

 

Cela nuirait considérablement aux relations entre l'UE et les Etats-Unis, ajoute-t-il.

 

Pour le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselbron, les États-Unis feraient manifestement mieux de surveiller leurs services de renseignement plutôt que leurs alliés.

 

L'espionnage américain est hors de contrôle, juge-t-il, soulignant que si les activités de renseignement sont justifiées par la lutte contre le terrorisme (...) l'UE et ses diplomates ne sont pas des terroristes.

 

Toujours sur le site du Spiegel, le député européen écologiste Daniel Conh-Bendit appelle à une rupture immédiate des négociations sur le traité de libre-échange transatlantique, tant qu'un accord n'a pas été signé avec les États-Unis sur la protection des données. Des négociations en ce sens, lancées en 2011, n'ont toujours pas abouti.

 

Mercredi, l'Union européenne avait demandé aux États-Unis de lui fournir aussi rapidement que possible des réponses à ses questions sur le programme de surveillance américain Prism.

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 19:50
nsa-portable photo Pawel Kopczynski

nsa-portable photo Pawel Kopczynski

29.06.2013 Le Monde.fr avec AFP et Reuters

 

La NSA espionnait dans le cadre du programme de surveillance Prism plusieurs bureaux de l'Union européenne, montrent des documents secrets dont "Der Spiegel" a pris connaissance.

 

Les services de renseignement américains espionnaient dans le cadre du programme de surveillance Prism plusieurs bureaux de l'Union européenne, dont ils avaient réussi à pénétrer les réseaux informatiques, montrent des documents secrets dont l'hebdomadaire allemand Der Spiegel a pris connaissance.

 

Le magazine allemand cite dans un article publié samedi 29 juin un document classé "strictement confidentiel" de la National Security Agency (NSA) daté de septembre 2010, que l'informaticien Edward Snowden a emporté dans sa fuite après avoir dévoilé l'existence de Prism et que les journalistes du Spiegel ont pu lire en partie.

 

Selon ce document, la NSA a implanté du matériel d'écoute dans les bureaux de l'Union européenne (UE) à Washington et aux Nations unies et était en mesure non seulement d'écouter les conversations téléphoniques, mais aussi d'accéder aux documents et aux courriels des diplomates européens, qualifiés de "cibles à attaquer" dans le document.

 

D'après le Spiegel, l'agence de renseignement américaine surveillait aussi les systèmes de communication de l'immeuble Justus Lipsius, qui héberge le Conseil européen à Bruxelles et où les gouvernements de l'UE disposent de bureaux à partir desquels ils peuvent passer des appels sécurisés. Il y a "plus de cinq ans", écrit Der Spiegel, les experts en sécurité de l'UE avaient découvert un système d'écoutes sur le réseau téléphonique et internet du bâtiment Justus-Lipsius, qui remontait jusqu'au quartier général de l'OTAN en banlieue de Bruxelles.

 

CORREA S'EST ENTRETENU AVEC LE VICE-PRÉSIDENT AMÉRICAIN

 

Edward Snowden se trouve depuis presque une semaine dans la zone de transit de l'aéroport de Moscou, en attendant la réponse de l'Equateur à sa demande d'asile politique. Cet ancien collaborateur de l'Agence nationale de sécurité (NSA) est recherché par les Etats-Unis pour avoir divulgué des informations explosives sur de vastes programmes américains de surveillance des communications.

 

Le président équatorien, Rafael Correa, a annoncé samedi s'être entretenu avec le vice-président américain Joe Biden du cas de l'ancien agent du renseignement américain, recherché pour espionnage par Washington. "Nous avons parlé de l'affaire Snowden et il m'a transmis de manière très courtoise la requête des Etats-Unis de bien vouloir rejeter la demande d'asile", a déclaré le président Correa lors d'une conférence de presse, précisant que M. Biden l'avait joint au téléphone vendredi.

 

Plus tôt, le président équatorien a affirmé qu'Edward Snowden a révélé le plus grand cas d'espionnage "dans l'histoire de l'humanité", déplorant que la polémique soit centrée sur la demande d'asile présentée par ce dernier à Quito. "Ce qui est réellement grave, c'est ce qu'a dénoncé Snowden: le plus grand cas d'espionnage massif dans l'histoire de l'humanité, à l'intérieur et à l'extérieur des Etats-Unis", a lancé M. Correa.

 

"NOUS DEVONS ÉLEVER NOTRE VOIX"

 

"Nous, les pays souverains, ceux qui respectent vraiment les droits de l'homme, dont celui à l'intimité, nous devons élever notre voix et réclamer des explications", a poursuivi le dirigeant socialiste, qui entretient des relations conflictuelles avec Washington depuis son élection en 2007.

 

M. Correa a également dénoncé l'"arme létale" que constitue selon lui le "pouvoir médiatique corrompu", s'indignant que pour certains journaux le scandale révélé par M. Snowden ne constitue qu'un "petit détail". Pour ces médias, a-t-il raillé, "le problème est d'arrêter Snowden et de mettre en pièces médiatiquement le président, le gouvernement ou le pays qui ose dire qu'il entend instruire une demande d'asile s'il la reçoit". "Tous les médias de communication ne sont pas corrompus, mais, oui alors, ceux de l'impérialisme sont corrompus, surtout lorsqu'il s'agit de défendre le système", a encore affirmé M. Correa.

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 08:50
Espionnage : les géants du Web attaqués en Europe

26/06/2013 Par Lucie Ronfaut - LeFigaro.fr

 

EN BREF : Un groupe de protection des libertés a déposé plainte contre des géants américains de l'Internet. Facebook, Apple, Microsoft, Skype et Yahoo sont concernés. L'enjeu: examiner les conséquences du programme Prism pour les citoyens européens.

 

C'est un scandale qui dépasse les frontières des États-Unis. Le collectif autrichien «Europe versus Facebook» a annoncé mercredi avoir porté plainte contre les filiales européenne de Facebook, Apple, Microsoft, Skype et Yahoo! pour leur coopération supposée avec la NSA dans le cadre du programme Prism. Les plaintes ont été déposées en Irlande, au Luxembourg et en Allemagne - où se trouvent les filiales de ces entreprises - devant les commissions de protection des données personnelles et des libertés de chacun de ces pays. Le groupe n'a en revanche pas encore déposé plainte contre Google et YouTube, mais a annoncé qu'il le ferait dans un futur proche.

 

À l'origine du collectif «Europe versus Facebook» on retrouve des étudiants autrichiens. En 2011, date de sa création, le groupe s'est distingué en attaquant Facebook sur ses abus concernant les données personnelles de ses utilisateurs. La procédure, constituée de vingt-deux plaintes déposées en Irlande, est encore en cours.

 

«C'est tout à fait illégal»

«Europe versus Facebook» justifie ces nouvelles plaintes par le fait qu'Apple, Facebook, Skype, Microsoft et Yahoo! ont des filiales en Europe. L'organisme estime donc que leurs activités doivent être en conformité avec le droit européen. «Beaucoup de journalistes nous ont demandé si Prism était légal du point de vue européen», explique Max Schrems, porte-parole d'«Europe versus Facebook», dans un communiqué, «nous y avons regardé de plus près. Après avoir consulté des experts en la matière, nous pouvons à présent dire que c'est tout à fait illégal sous les lois européennes de protection des données».

D'après l'organisme, il n'est pas légal qu'une filiale européenne puisse transmettre des informations hors d'Europe sans assurer «un niveau adéquat de protection». Pour Max Schrems, «il n'est en aucun cas possible qu'un tel niveau de protection soit assuré si ces entreprises coopèrent avec la NSA». Au travers du dépôts de ces plaintes, le groupe souhaite faire pression sur les entreprises américaines afin qu'elles expliquent leur implication dans le programme Prism et de ses conséquences pour les citoyens européens.

 

Une problématique récurrente

La problématique du respect du droit européen sur la question des données personnelles par les entreprises étrangères n'est pas neuve. Elle embarrasse même beaucoup les géants américains d'Internet. Consulté dans une affaire impliquant Google et le respect du droit à l'oubli, l'avocat général de la Cour de Justice européenne a estimé hier que toute entreprise ayant une filiale en Europe devait se conformer au droit européen, notamment en matière de respect de la vie privée. Un avis qui pourrait bientôt être suivi par la Cour de Justice européenne.

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 10:40
Snowden: les menaces US rapprochent Moscou et Pékin (député russe)

MOSCOU, 26 juin - RIA Novosti

 

Les menaces proférées par les autorités américaines à l'égard de Moscou et Pékin sur fond d'affaire Snowden ne feront que consolider les rapports russo-chinois, estime le chef de la commission des Affaires étrangères de la Douma Alexeï Pouchkov.

 

"Les menaces des Etats-Unis à l'égard de la Russie et la Chine en raison de l'affaire Snowden resteront sans résultat et ne feront que rapprocher davantage Moscou et Pékin", a écrit le parlementaire sur son compte Twitter.

 

L'ex-consultant des services secrets américains Edward Snowden a divulgué des informations confidentielles sur les opérations de surveillance électronique effectuées par les Etats-Unis à travers le monde. Dimanche dernier, il est arrivé à Moscou par un vol d'Aeroflot en provenance de Hong-Kong. Washington a demandé à la Russie d'extrader M.Snowden accusé par la justice américaine de transfert illégal d'informations relevant de la sécurité nationale des Etats-Unis, de transfert prémédité de renseignements secrets et de détournement de patrimoine public.

 

Le secrétaire d'Etat US John Kerry a notamment mis en garde la Russie et la Chine contre des "conséquences" sur leurs relations diplomatiques après le vol Hong Kong-Moscou pris par M.Snowden.

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 15:50
Surveillance : "un flot de révélations dans les prochains mois"

24/06/2013 Propos recueillis par Guerric Poncet / Le Web en lignes - Le Point.fr

 

Le scandale de la surveillance sur Internet n'en est qu'à ses débuts, selon Jarno Limnéll, docteur en science militaire et expert en cybersécurité.

 

Les publications sur le programme Prism par la presse anglo-saxonne ont mis au jour les méthodes d'espionnage des internautes du monde entier par les États-Unis. Jarno Limnéll, docteur en science militaire et expert mondialement reconnu, décrypte les événements et l'évolution du monde vers l'ère de la cyberguerre. Rencontré la semaine dernière par Le Point.fr à l'ambassade de Finlande, à Paris, il est aujourd'hui directeur de la cybersécurité pour l'éditeur finlandais de logiciels Stonesoft.

 

Le Point.fr : Avez-vous été surpris par les révélations sur le programme Prism de l'agence nationale de sécurité américaine (NSA) ?

 

Jarno Limnéll : Les informations dévoilées par la presse ne m'ont pas surpris, mais Prism n'est que la partie émergée de l'iceberg. Beaucoup d'autres révélations vont avoir lieu dans les mois à venir, il se passe beaucoup plus de choses que ce que l'on a découvert. Y compris ici en France, je vous le garantis.

 

Est-ce une bonne chose que ces informations aient été rendues publiques ?

C'est une excellente chose que l'opinion publique ait découvert Prism et sache qu'elle est surveillée, car il faut aujourd'hui placer le curseur entre la sécurité et la liberté. Il faut un débat public pour cela, et les démocraties ont le devoir d'être plus transparentes pour expliquer les raisons d'une telle surveillance.

 

Comment voyez-vous l'évolution des problématiques d'espionnage et de cyberguerre aujourd'hui ?

On connaissait l'ère de la Guerre froide, celle de la Détente, puis celle du terrorisme de 2001 à 2013. Nous entrons aujourd'hui dans l'ère de la cyberguerre. Beaucoup de changements se sont déjà produits : le terrorisme est désormais numéro deux sur la liste des menaces dressée par la Maison-Blanche : le numéro un est le cyber. Je distingue deux mondes : celui des atomes et celui des octets. Presque toute l'information est aujourd'hui dans le monde des octets, et il ne se passe pas un jour sans que l'on parle d'une cyberattaque. C'est un champ de bataille.

 

Il faut donc recruter des armées cybernétiques ?

Pour la cyberguerre, vous ne devez plus essayer d'avoir un maximum de muscles. Dans le passé, un chef militaire aurait choisi 100 soldats moyens plutôt qu'un seul très entraîné. Mais aujourd'hui il vaut mieux avoir un individu talentueux, qui pourra tromper ou faire face à un flot de hackers moins expérimentés.

 

Est-il vrai que l'attaquant gagne presque toujours ?

C'est comme James Bond : s'il veut vous tuer, il y arrivera un jour. Il faut l'accepter. L'attaquant gagne presque toujours, car il suffit qu'il traverse une seule fois les défenses pour gagner. On peut faire un parallèle avec la Première Guerre mondiale. L'arrivée des premiers chars sur les champs de bataille a perturbé les équilibres, mais on a rapidement développé des armes antichars et depuis, c'est une course sans fin entre les deux types d'armes, chars et antichars. Avec un déséquilibre important : le blindage est obligé de "gagner" à chaque fois, alors que l'antichar sera victorieux s'il perce le blindage ne serait-ce qu'une fois sur dix.

 

Quelles sont les conséquences pour les États ?

La cybersécurité n'est pas seulement un problème technique, c'est avant tout un défi stratégique. Les États-Unis ont perdu 300 milliards de dollars en 2012 seulement à cause du cyberespionnage, qui a donné lieu au transfert technologique le plus important de toute l'histoire. Et il était évidemment involontaire. L'attaque cyber, c'est très facile et peu cher. Vous pouvez atteindre votre objectif sans envoyer le moindre soldat. Cela oblige à oublier les concepts de guerre et de paix. L'utilisation du cyber se situe dans une zone grise. En plus, les pays ne savent pas ce dont disposent les autres. On ne peut plus se contenter de compter les tanks lors des défilés..., et à ma connaissance, il n'y a pas encore de parade de nerds !

 

Quand le changement vers l'ère de la cyberguerre a-t-il commencé ?

Le monde a perdu son innocence avec l'affaire Stuxnet (un virus créé par les États-Unis et Israël pour retarder le programme nucléaire iranien, NDLR). Les États investissent énormément, car ils veulent désormais des capacités offensives en plus de la défense. Trois États sont aujourd'hui capables d'attaquer : les États-Unis, la Russie et la Chine. Les États-Unis ont établi une liste de cibles qu'ils frapperont préventivement si des pays les attaquent. Ils ont donc accepté la stratégie du "hit first" (frappe préventive). En Europe, nous n'avons jamais eu ce type de discussions, il n'y a pas de doctrine d'utilisation de l'arme informatique.

 

Frapper préventivement, certes, mais qui ? On n'est jamais sûr de l'origine de l'attaque...

Le plus gros budget de l'agence de recherche militaire américaine, la DARPA, est alloué à l'équipe qui développe des technologies permettant de remonter à la source d'une attaque. Parce que l'attribution d'une attaque est un problème décisif dans le monde cyber : on n'est jamais sûr de qui nous attaque, c'est vrai. Mais il faut riposter, voire frapper préventivement. Et si on se trompe, on se fait un nouvel ennemi... La Maison-Blanche exige des informations fiables, provenant à la fois des experts cyber et des services de renseignements plus "classiques".

 

En France, un rapport gouvernemental a suggéré de ne plus acheter d'équipements chinois pour les infrastructures sensibles. Qu'en pensez-vous ?

Il y a beaucoup de spéculations sur la proximité de certaines entreprises avec leurs gouvernements. Les acheteurs sont de plus en plus intéressés par l'origine du vendeur de leurs matériels, cela devient de plus en plus important.

 

Les entreprises sont-elles conscientes des risques ?

Il faut détruire l'illusion de sécurité qui règne parfois dans le privé. Il y a deux sortes d'entreprise. Celles qui ont été hackées, et celles qui ont été hackées, mais ne le savent pas ou refusent de le reconnaître. En France, 80 % des infrastructures vitales sont détenues par le secteur privé, il est donc crucial que des partenariats public-privé soient mis en place. Mais qui va payer les factures ?

 

À l'échelle européenne, quel pays est à la pointe ?

Il n'y a pas de pays leader en Europe à ce jour. Nous sommes un peu en retrait par rapport aux trois leaders mondiaux. Il devrait y avoir plus de coopération en Europe, pour compenser le manque de travail collectif au sein de l'Otan, et je pense que la France a une belle opportunité à saisir : elle pourrait devenir la locomotive européenne de la cybersécurité. En comparant les quinze stratégies de cybersécurité mises en place en Europe, on pourrait se contenter de changer le nom sur la couverture des rapports... La vraie différence se fait dans les mesures qui sont effectivement mises en place. Les Pays-Bas par exemple sont moins enclins à suivre leurs propres recommandations que la France.

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 21:20
NSA Chief Urges Public Debate of Surveillance

June 14, 2013 defense-aerospace.com

(Source: US Department of Defense; issued June 13, 2013)

 

NSA Chief Urges Public Debate of Terrorist Surveillance

 

WASHINGTON --- Now that the existence of classified National Security Agency data-gathering efforts have been leaked to the public, the head of U.S. Cyber Command and NSA said yesterday he wants the public to understand the programs “so they can see what we’re doing and what the results of it are.”

 

Among the results, Army Gen. Keith B. Alexander told the full Senate Appropriations Committee, is the disruption or contributions to the disruption in the United States and abroad of “dozens of terrorist events.”

 

Alexander testified along with interagency partners from the Homeland Security Department, the FBI and the National Institute of Standards and Technology during a hearing that U.S. Sen. Barbara Mikulski of Maryland, the committee chair, convened to discuss preparing for and responding to the enduring cyber threat.

 

But several senators -- given their first chance to question Alexander since NSA contractor Edward Snowden leaked information to newspapers June 6 about classified surveillance practices -- abruptly asked about the leaks and about legislation authorizing the practices.

 

In his leaks to the media, Snowden described two NSA surveillance programs authorized by the Foreign Intelligence Surveillance Act, which Congress created in 2008. Section 702 of FISA authorizes access to records and other items of foreign targets located outside the United States under court oversight.

 

Section 215 of the Patriot Act broadened FISA to allow the FBI director or another high-ranking official there to apply for orders to produce telephone records, books and other materials to help with terrorism investigations.

 

Revelations about the programs have launched a debate nationwide about privacy, because Section 215 allows NSA to collect something called metadata -- information about call length and connections -- for phone calls that occur inside the United States and between the United States and other countries.

 

“These authorities complement each other in helping us identify different terrorist actions and … disrupt them,” Alexander told the senators. “If you want to get the content [of the phone calls], you'd have to get a court order. In any of these programs … we [need] court orders for doing that, with oversight by Congress, by the courts and by the administration.”

 

Some of the senators asked for details about terrorism cases that the NSA surveillance programs have helped, and Alexander named a few but said he intended to bring a classified list of them to today’s closed session of the Senate Select Committee on Intelligence.

 

But Alexander said he also wanted to provide an unclassified version -- if he could make that happen, he said -- this week that could be released to the public.

 

“I think this is an area where we have to give [Congress and the American people] the details. They need to understand it so they can see what we're doing and what the results of it are,” he added.

 

“We all had this concern coming out of 9/11 -- how are we going to protect the nation,” the general said, “because we did get intercepts on [Khalid Muhammad Abdallah al-Mihdhar], but we didn't know where he was. We didn't have the data collected to know that he was a bad person.”

 

Mihdhar was one of five hijackers of American Airlines Flight 77 who flew that aircraft into the Pentagon as part of the Sept. 11, 2001, attacks.

 

“Because he was in the United States,” Alexander continued, “the way we treated it [then] is that he's a U.S. person, so we had no information on him. If we didn't collect that [information] ahead of time, we couldn't make those connections.”

 

Now through its surveillance programs, the NSA creates a set of telephone metadata from all over the United States, and only under specific circumstances can officials query the data, he said.

 

“And every time we do, it's auditable by the [congressional] committees, by the Justice Department, by the court and by the administration,” Alexander said. “We get oversight from everybody on this.”

 

The collection of U.S. telephone metadata is one of the elements that should be debated nationally, Alexander said, but he described why it was helpful in terrorism cases to do so.

 

“Let's take Mihdhar,” he said. “[Congress] had authorized us to get Mihdhar's phones in California, but Mihdhar was talking to the other four teams [in other parts of the country].

 

“Today, under the business-record FISA, because we had stored that data in the database, we now have what we call reasonable, articulable suspicion. We could take that [phone] number and go backwards in time and see who he was talking to,” the general continued. “And if we saw there were four other groups, we wouldn't know who those people were -- we'd only get the numbers. We'd say, ‘This looks of interest,’ and pass it to the FBI. We don't look at U.S. identities. We only look at the connections.”

 

Alexander said he would like to see a nationwide debate on such topics for a couple of reasons.

 

“I think what we're doing to protect American citizens here is the right thing,” he said. “Our agency takes great pride in protecting this nation and our civil liberties and privacy, and doing it in partnership with this committee, with this Congress, and with the courts. We aren't trying to hide it. We're trying to protect America, so we need your help in doing that. This isn't something that's just NSA or the administration. … This is what our nation expects our government to do for us.”

 

Alexander said he’s not the only official involved in getting information declassified, but added, that if he can make it happen, he will.

 

“I do think what we're doing does protect American civil liberties and privacy,” he told the Senate panel. “The issue is [that] to date, we've not been able to explain it, because it's classified, so that issue is something we're wrestling with.”

 

“How do we explain this and still keep the nation secure?” he asked. “That's the issue that we have in front of us.”

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 16:50
Le programme américain de surveillance électronique Prism était au coeur d'un débat en plénière ce mardi.

Le programme américain de surveillance électronique Prism était au coeur d'un débat en plénière ce mardi.

Ce week-end, le Guardian et le Washington Post ont révélé l'existence du projet américain de surveillance Prism. Les implications de ce projet pour la vie privée, la protection des données et la collaboration de sécurité UE-USA ont été débattues en plénière mardi. La plupart des intervenants ont fermement condamné le programme et ont été particulièrement critiques envers les promesses du Président Obama que seuls les non-américains sont ciblés, tout en soutenant la collaboration de sécurité.

 

Réaction de la Commission européenne

 

Le Commissaire Tonio Borg, chargé de la santé et de la politique des consommateurs, a parlé au nom de la Commission européenne. « Des programmes tels que le soi-disant Prism et les lois sur base desquelles ces programmes sont autorisés mettent potentiellement en danger le droit fondamental à la vie privée et à la protection des données des citoyens européens», a-t-il déclaré.

 

Tonio Borg a ajouté que la Commission européenne soulèvera la lors de la réunion ministérielle UE-USA qui se tiendra vendredi à Dublin, soulignant que dans une démocratie, les organismes d’application de la loi devraient suivre les règles.

 

Réactions des groupes politiques

 

«Mes données m’appartiennent, c’est la pierre angulaire de la pensée européenne sur la protection des données», a déclaré le député démocrate chrétien allemand Manfred Weber, Vice-président du PPE. «Même s’il est totalement inacceptable que les Etats-Unis aient des lois différentes pour les citoyens américains et les citoyens d’autres pays, nous réaffirmons haut et fort notre partenariat. L’approche américaine n’est pas notre approche, mais nous travaillons ensemble en tant que partenaires » a-t-il ajouté.

 

Le député démocrate socialiste britannique Claude Moraes a parlé «d’une violation majeure de la confiance, non conforme avec la loi sur la protection des données dans l’Union européenne», avertissant que « l’équilibre vital entre la sécurité et la nécessité de protéger les données doit être préservé». «La confiance a clairement été rompue. Nous devons garantir que le traitement des données des citoyens européens par les autorités publiques américaines est fait selon nos normes», a-t-il ajouté.

 

«Nous décevons les citoyens européens et nous devrions avoir honte» a déclaré la députée démocrate libérale néerlandaise Sophie In ‘t Veld, critiquant la Commission européenne et le « double discours » des Etats membres. «Obama a déclaré à ses citoyens : ‘Ne vous inquiétez pas, nous ne vous espionnons pas en tant que citoyens, nous n’espionnons que les étrangers’ mais ça, c’est nous. Quel genre de relation spécifique est-ce donc ?», a-t-elle ajouté.

 

« Il ne s’agit pas seulement de la protection des données, mais aussi de la démocratie et de la primauté du droit, qui ne peut être conforme avec la surveillance massive des citoyens à travers le monde», c’est ce qu’a déclaré le député vert allemand Jan Philipp Albrecht, également en charge du rapport sur la nouvelle régulation de protection des données. « Je voudrais trouver un accord avec les Etats-Unis sur des normes, mais nous avons besoin de changements législatifs de l’autre côté de l’Atlantique aussi», a-t-il déclaré.

 

«Les entreprises dénoncées ont jusqu’à présent nié avoir agit en dehors de la loi… Pourtant, nous sommes là à pointer du doigt, certains d’entre vous tenant déjà un discours anti américain ou anti commission», a déclaré le député anglais Timothy Kirkhope, membre du groupe des Conservateurs et Réformistes européens.

 

Le député slovaque Jaroslav Paska, membre du groupe Europe libertés démocratie, explique : « Nous devons adopter les mêmes sanctions contre ces entreprises que celles qu’on applique aux autres entreprises qui violent nos lois. Le comportement paranoïaque de nos partenaires américains est regrettable ».

 

La députée française Marie-Christine Vergiat, membre du groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne et de la Gauche verte nordique, a expliqué que le souci principal est que « les citoyens européens ne bénéficient pas des mêmes droits que les citoyens américains.

 
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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 16:20
Facebook révèle des détails sur les demandes du gouvernement US

15.06.2013 Romandie.com (ats )

 

Facebook a révélé vendredi qu'il avait reçu entre 9000 et 10'000 requêtes des autorités américaines concernant des données d'utilisateurs au cours du second semestre. Les requêtes étaient fondées sur des problèmes allant de la disparition d'un enfant à des délits mineurs ou à des menaces terroristes.

 

Le nombre des comptes visés est situé entre 18'000 et 19'000, a précisé le réseau social sans révéler le nombre de fois où il avait répondu à la requête. Facebook protège "agressivement" les données de ses utilisateurs", a assuré le conseiller généra général de la firme, Ted Ullyot, cité dans le communiqué.

 

"Souvent, nous avons rejeté directement de telles requêtes, ou demandé au gouvernement de réduire substantiellement l'importance, ou bien nous avons donné au gouvernement beaucoup moins de données qu'il l'espérait. Et nous n'avons jamais outrepassé le cadre de la loi", a ajouté M. Ullyot.

 

Facebook fait face à une opinion publique de plus en plus hostile après les révélations selon lesquelles il figurait parmi les neuf géants d'internet qui avaient fourni des données personnelles au programme américain PRISM de l'Agence nationale de sécurité (NSA).

 

Les compagnies, parmi lesquelles figurent Apple, Google, Microsoft et Yahoo, ont démenti les affirmations selon lesquelles la NSA pouvait avoir accès directement à leur serveurs. Selon les autorités américaines, ce programme était destiné à aider à empêcher des attaques terroristes.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 16:20
Edward Snowden - The Guardian Glenn Greenwald Laura Poitras Handout

Edward Snowden - The Guardian Glenn Greenwald Laura Poitras Handout

14/06/2013 Par Lucie Ronfaut - LeFigaro.fr

 

Pas besoin de matériel sophistiqué pour répandre les secrets de la Défense américaine. Les autorités ont révélé jeudi qu'Edward Snowden, le technicien à l'origine du scandale d'espionnage impliquant la CIA et la National Security Agency (NSA), avait volé des informations ultraconfidentielles à l'aide d'une simple clé USB. D'après le Los Angeles Times , les enquêteurs savent à présent combien de documents ont été dérobés ainsi que leur provenance exacte. Une information qu'ils n'ont néanmoins pas rendu publique.

 

Un technicien bien informé

Edward Snowden travaillait pour la NSA à Hawaï depuis un mois lorsqu'il a dérobé ces documents. Il les a transportés à l'aide de quatre ordinateurs portables jusqu'à Hongkong, où il se cache aujourd'hui. Le jeune homme de 29 ans a ensuite informé les journaux The Guardian et The Washington Post de l'existence du programme secret Prism. La NSA utiliserait ce dernier afin d'espionner les communications des citoyens sur Internet.

Le travail d'Edward Snowden, administrateur systèmes, lui donnait un accès facile au réseau des ordinateurs de la NSA. D'après le Los Angeles Times, le technicien savait parfaitement comment échapper au contrôle opéré afin d'éviter tout téléchargement illégal de documents officiels. Parmi les informations qu'il a dérobées, on trouve une présentation PowerPoint sur le fonctionnement du programme Prism, normalement destinée aux employés de la NSA.

 

Les clés USB inquiètent le Pentagone

Ce n'est pas la première fois que les services de Défense américains sont victimes de l'utilisation frauduleuse de clés USB. En 2008, les systèmes informatiques du Pentagone avaient été infectés par un virus. À l'origine du programme malveillant, un soldat ayant utilisé une clé USB qu'il avait auparavant branchée dans un cybercafé en Afghanistan. En conséquence, on avait interdit aux employés d'utiliser des supports de stockage amovibles lorsqu'ils étaient connectés sur les systèmes informatiques du département de la Défense. L'interdiction avait ensuite été partiellement levée en 2010. Quelques mois plus tard, le soldat Bradley Manning téléchargeait et transmettait au site WikiLeaks plus d'un millier de documents classés confidentiels à l'aide d'un CD-ROM ... et d'une clé USB.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 12:35
Snowden: le renseignement US piratait des ordinateurs en Chine (journal)

MOSCOU, 14 juin - RIA Novosti

 

L'ex-employé de la CIA Edward Snowden, auteur des fuites sur l'affaire d'espionnage de données privées Prism, a fourni des documents indiquant que l'Agence américaine de sécurité nationale (NSA) piratait des ordinateurs à Hong Kong et en Chine, écrit vendredi le South China Morning Post.

 

Auparavant, le journal américain Foreign Policy, citant des sources au sein du NSA, a affirmé l'existence au sein de l'Agence d'un Bureau d'accès spécialisé (Tailored Access Operations, TAO), qui aurait espionné dessystèmes informatiques et de communication chinois pendant 15 ans.

 

Selon le South China Morning Post, Snowden aurait fourni une liste d'adresses-IP hébergées à Hong Kong et en Chine continentale soumises à des attaques du NSA depuis 2009.

 

L'ancien employé de la CIA a indiqué que ces informations concernaient uniquement des particuliers et ne contenaient pas de données miliaires.

 

Le Washington Post et The Guardian ont révélé la semaine dernière l'existence d'un réseau mondial de surveillance des échanges par mail, messageries instantanées, téléphone et réseaux sociaux qui impose aux sociétés du secteur américaines, et même étrangères, un accès à leurs serveurs, archives et données d'utilisateurs.

 

Ce programme baptisé Prism permet à la NSA et au FBI d'accéder à des données concernant des personnes vivant hors Etats-Unis via neuf géants de l'Internet, dont Apple, Facebook, Google, Microsoft, PalTalk, Skype, et Yahoo.

 

Le président US Barack Obama a justifié les mesures de surveillance des communications par téléphone et internet qui, selon lui, ne violent "en rien" la Constitution américaine et permettent de protéger la sécurité nationale.

 

Edward Snowden, actuellement réfugié à Hong-Kong, a reconnu avoir transmis les données confidentielles aux journalistes. Il a justifié son geste par un souci de justice et son refus des intrusions dans la vie privée des citoyens américains.

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