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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 10:55
Incendie de Moscou (1812) - Viktor Mazurovsky (1859–1923)

Incendie de Moscou (1812) - Viktor Mazurovsky (1859–1923)


13.09.2016 source SHD

 

13 septembre 490 (avant Jésus Christ) : bataille de Marathon (Grèce). Le roi perse Darius 1er pour punir les cités grecques d'avoir soutenu la révolte qui gronde dans son empire, dépêche sa flotte en Grèce et fait débarquer entre 25 000 et 50 000 hommes face à la plaine de Marathon (à 42 km d'Athènes). Athènes décide d'attaquer pour se défendre et donne le commandement de ses troupes à l'un de ses stratèges, Miltiade. Les 10 000 athéniens et 1000 platéens attaquent les Perses en se laissant volontairement enfoncer au centre. Exploitant ce qu'ils pensent être une faiblesse, les Perses tombent dans le piège et sont attaqués sur deux fronts. L'armement et la tactique des hoplites athéniens font le reste : les Perses sont rejetés à la mer. La flotte perse constatant l'échec du corps débarqué à Marathon file vers Athènes en doublant le cap Sounion pour emporter la décision. Mais l'armée de Miltiade les devance d'une heure, en rentrant à marche forcée, ce qui suffit pour défendre la ville préalablement alertée par le  coureur Philipides.  Lors de la bataille, 6400 Perses meurent contre 192 Athéniens. Sparte est arrivée en retard et n’a pas combattu. Elle se rattrapera 10 ans plus tard aux Thermopiles contre Xerxes.

 

13 septembre 1515 : début de la bataille de Marignan (Italie). Le jeune François 1er, 21 ans, décide de conquérir le duché de Milan et traverse les Alpes avec 60 000 hommes.Les Suisses, au service de Milan, les attendent sur l'habituelle route du mont Cenis, mais les Français passent par le col de Larche (Argentera) grâce aux sapeurs qui élargissent et carrossent le chemin. La bataille s'engage suite à une provocation alors que les Suisses, surpris, souhaitent parlementer. Pour sa première bataille, le roi français mène la charge à la tête de ses chevaliers. Le combat va durer jusqu'au lendemain, les belligérants dormant sur le champ de bataille. Le 14, à 11h00, 14 000 Suisses sont tombés (principalement du fait de l'artillerie) pour 8 000 Français. François 1er est adoubé, sur place, par le chevalier Bayard.

 

13 septembre 1759 : bataille des plaines d'Abraham (Québec). Défaite française qui marque le début de la fin pour la Nouvelle France. Le général Montcalm meurt des suites de ses blessures le lendemain matin ainsi que son adversaire le général anglais Wolfe.

 

13 septembre 1812 : Napoléon 1er entre dans Moscou en flammes

 

13 septembre 1956 : invention du premier disque dur par IBM (International Business Machine). L’IBM 350 pèse une tonne et se compose de 50 disques rotatifs stockant 5 Mo (5 millions de caractères). IBM a réussi à en vendre plus de 1000 exemplaires  à 50 000 dollars l’unité entre 1957 et 1961. En 2008, la capacité de stockage des ordinateurs commercialisés atteint le  téraoctet (To ou 1000 milliards d’octets). Par comparaison, le prix du méga octet est passé de 10 000 $ (1957) à environ 0,00022 $.

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 16:20
Réunion à Québec des directeurs politiques de la coalition contre l’État islamique


28 juillet 2015 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca
 

Le ministre canadien des Affaires étrangères, Rob Nicholson, a annoncé aujourd’hui qu’il se rendra à Québec pour participer le 30 juillet 2015 à une réunion des directeurs politiques du groupe restreint de la coalition mondiale contre le groupe armé État islamique.

 

Le 30 juillet 2015, le Canada, les États-Unis et l’Irak coprésideront à Québec une réunion des directeurs politiques de la coalition contre l’EI qui permettra de faire le point sur les efforts déployés par la coalition jusqu’à maintenant.

Sera notamment présent à Québec pour cette réunion le général à la retraite John Allen, désigné en septembre 2014 par le président américain Barack Obama pour diriger la coalition.

Le sommet tenu à huis clos réunira les représentants des représentants de coalition formée en 2014 qui compte une vingtaine de pays membres. Outre le Canada et les États-Unis, la plupart des pays européens et plusieurs pays arabes en font également partie.

Ce sommet de Québec mettra l’accent tant sur les aspects politiques que militaires de la lutte contre l’EI.

Le 30 mars 2015, le Parlement du Canada a adopté une motion visant à prolonger de 12 mois la mission de lutte contre l’EI du Canada et à en élargir la portée pour inclure des frappes aériennes en Syrie.

Les membres de la coalition dirigée par les États-unis qui mènent des frappes aériennes contre l’EI en Irak sont aujourd’hui, outre le Canada et les États-Unis, l’Australie, le Danemark, la France, la Jordanie,les Pays-Bas et Royaume-Uni. En Syrie, outre les Canadiens et les Américains, les pays qui mènent des frappes aériennes sur les positions djihadistes sont le Bahreïn, la Jordanie, l’Arabie saoudite et Émirats arabes unis.

De plus, depuis la semaine dernière, la Turquie s’est elle aussi, après avoir longtemps hésité, engagée résolument aux côtés de la coalition et, outre mener elle même des frappes sur les positions djihadistes à sa frontière au nord de la Syrie, elle a dorénavant autorisé les avions de la coalition à utiliser plusieurs de ses bases, dont Incirlik.

Mais les frappes aériennes effectuées par les avions de la coalition en Irak et en Syrie ne suffisent pas à vaincre le groupe d’extrémistes et, plus tôt ce mois-ci, le général Allen a notamment souligné l’importance d’endiguer e flot de combattants étrangers qui parviennent à se joindre au combattants de l’EI.

«Le Canada», rappelle le communiqué du ministère canadien des Affaires étrangères sur cette réunion, «prend des mesures pour faire échec aux activités barbares et aux ambitions expansionnistes de l’EI en participant aux frappes aériennes de la coalition et en collaborant avec ses partenaires afin d’endiguer le flot de combattants étrangers, de couper les sources de financement de l’EI et de réfuter la propagande terroriste».

«L’EI représente toujours une grave menace pour la sécurité régionale et mondiale, et une menace directe pour les citoyens canadiens au Canada et à l’étranger. Il a commis des actes de violence abominables au nom d’une idéologie extrémiste qui préconise la conversion forcée, la réduction à l’esclavage ou l’élimination de tous les non-croyants. Les groupes minoritaires ainsi que les femmes et les filles ciblés par l’EI ne sont pas les victimes accessoires d’un régime de terreur, mais ils sont délibérément désignés par l’EI et servent même d’appâts pour recruter, encourager et récompenser ses combattants», déclare le chef de la diplomatie canadienne.

C’est pourquoi le Canada et ses partenaires n’entendent pas négliger l’aspect humanitaire de ce conflit.

 

L’aspect humanitaire

Le Canada appuie activement les initiatives de secours humanitaire visant à répondre aux besoins des civils touchés par le conflit et demeure fermement engagé à l’égard de ces initiatives internationales, souligne également Ottawa.

Le Canada a pris l’engagement de financer toute une gamme de programmes d’aide humanitaire, de développement, de stabilisation et de sécurité afin d’appuyer les pays dans la région. L’aide financière du Canada contribue à répondre aux besoins urgents en matière de protection, d’alimentation, d’abris, de santé et d’éducation de milliers de civils touchés.

Une des priorités du Canada dans ce conflit, souligne le ministère des Affaires étrangères canadien dans le communiqué sur la réunion de Québec, est d’appuyer les femmes et les filles victimes de violence sexuelle en fournissant une aide financière aux organisations non gouvernementales locales ainsi qu’aux organisations internationales.

Rob Nicholson aura d’ailleurs une rencontre bilatérale à ce sujet mercredi 29 juillet avec la représentante spéciale de l’ONU sur la violence sexuelle dans les conflits, Zainab Hawa Bangura.

Le Canada, souligne également Ottawa, appuie aussi la documentation des crimes internationaux commis dans les régions touchées par les conflits et les enquêtes menées à cet égard, ainsi que la poursuite en justice des auteurs de ces crimes afin de veiller à ce qu’ils en soient tenus responsables.

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 12:55
Le Général Henri Gouraud inspecte ses troupes françaises à Maysaloun (1920)

Le Général Henri Gouraud inspecte ses troupes françaises à Maysaloun (1920)


24.07.2015 source SHD
 

24 juillet 1534 : Jacques Cartier prend possession du Canada au nom du roi de France (Gaspé – actuel Québec). Financé par François Ier, le voyage de Cartier dure 20 jours à l’aller (mai) et 21 jours au retour (septembre).

 

24 juillet 1920 : bataille de Khan Mayssaloun (actuelle Syrie). Le général Gouraud bat le général Al Azmeh qui par ses velléités d’indépendance et de panarabisme remet en cause l’accord passé entre Clemenceau et Faycal (6 janvier  1920) sur le mandat français au Liban et en Syrie.  A l’issue de la bataille, les troupes françaises entrent dans Damas.

 

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 07:20
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

11/04/2015 SCH Beltran - armée de Terre

 

Du 10 au 28 février 2015, 5 plongeurs du 13e régiment de génie (13e RG) de Valdahon ont participé à l’exercice annuel Roguish Buoy qui s’est déroulé au Québec.

 

Organisé par l’armée Canadienne, cet entraînement avait pour but l’amélioration des capacités opérationnelles et l’échange des procédés entre plongeurs des différentes nations. Au total, près de 70 spécialistes venus de 5 pays ont bravé les conditions extrêmes en s’exerçant par des températures proches des -40°C.

 

Le 13e RG a pour mission de faciliter l’engagement des troupes au contact. A cette fin, il dispose de moyens permettant d’ouvrir des itinéraires, d’aider au franchissement et d’aménager le terrain. Par ailleurs, il a la particularité d’organiser le traitement de l’eau.

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 08:20
souce Philippe Couillard TW

souce Philippe Couillard TW

 

7 mars 2015 par Bastien Duhamel - 45eNord.ca

 

Lors de la 18e édition des «rencontres alternées» entre les chefs de gouvernements québécois et français, les premiers ministres respectifs Philippe Couillard et Manuel Valls ont annoncé une nouvelle coopération franco-québécoise contre la radicalisation djihadiste.

 

Bien qu’il ne fût pas au programme de la rencontre annuelle, le thème de la sécurité face aux menaces islamiste s’est invité aux discussions entre les deux représentants gouvernementaux. Tous deux s’accordant sur le fait que l’endoctrinement et la radicalisation des jeunes occidentaux constituaient un «enjeux majeur».

«Nos gouvernements, nos services doivent collaborer de façon constante» a affirmé M. Couillard. «C’est la responsabilité primordiale des États d’assurer la sécurité de leurs citoyens. Nous sommes contents d’être engagés avec la France dans une nouvelle collaboration encore plus forte en cette matière.

Même son de cloche de la part de son homologue Français qui assure que «nous sommes face à un défi majeur pour nos sociétés. Le Québec et la France l’appréhendent ensemble, avec détermination».

À la coordination entre les deux Etats déjà à l’œuvre en matière de cybersurveillance devrait donc s’ajouter «une nouvelle coopération» apportant avec elle une série d’accord dans les mois à venir.

La rencontre entre le ministre de l’intérieur français M. Bernard Cazeneuve et la ministre de la sécurité publique du Québec Lise Thériault, prévue le 10 mars prochain, devrait permettre d’esquisser les premières étapes de cette nouvelle coopération.

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 18:20
L'ARC annonce le thème de l'équipe de démonstration du CF18 pour 2015 et révèle le nom de son pilote

 

WINNIPEG, MANITOBA--(Marketwired - 19 déc. 2014) - Défense nationale

 

L'Aviation royale canadienne (ARC) a le plaisir d'annoncer la nomination du capitaine Denis « Cheech » Beaulieu comme pilote de 2015 de l'équipe de démonstration des CF18. Aux commandes de son appareil arborant les couleurs du 75e anniversaire de la bataille d'Angleterre, le Capt Beaulieu impressionnera des foules de tous les coins du continent pendant la saison 2015 des spectacles aériens.

Originaire de Sherbrooke, au Québec, le Capt Beaulieu s'est joint aux Forces armées canadiennes (FAC) en 2006 dans l'intention de se faire pilote de chasse. Tout juste cinq ans plus tard, il a réalisé ce rêve en arrivant au terme de son entraînement sur CF18 et a été affecté au 425e Escadron d'appui tactique, à Bagotville, au Québec.

 

Les faits en bref

  • L'équipe de démonstration du CF-18 choisit un thème chaque année, et l'année 2015 marquera le 75e anniversaire de la bataille d'Angleterre. Le CF18 Hornet sera habillé de nouvelles couleurs, selon un schéma unique conçu par le très expérimenté directeur des schémas de couleurs et de marques extérieures Jim Belliveau, de la 4e Escadre Cold Lake, en Alberta. Le Hornet de démonstration sera révélé au public en 2015, avant le début de la saison des spectacles aériens.
  • Le Capt Beaulieu est présentement membre du 425e Escadron « Alouette » d'appui tactique de la 3e Escadre Bagotville. Avant de devenir militaire, il a obtenu en 2005, un diplôme en génie mécanique de l'Université de Sherbrooke et d'une école d'ingénierie de Paris, en France, où il a passé deux ans à titre de participant à un programme d'échange d'étudiants.
  • Pendant son séjour au sein du 425e Escadron, le Capt Beaulieu a pris part à de multiples missions d'entraînement et à des exercices dans tout le Canada, aux États-Unis et même en Amérique du Sud. Il a aussi mené de nombreuses missions au Canada et des missions de l'OTAN en Islande et en Roumanie. Il compte plus de 1100 heures de vol à bord d'aéronefs militaires très performants, dont 780 heures aux commandes du CF18 Hornet.
  • À la fin d'avril, le Capt Beaulieu évoluera au-dessus de Comox, en Colombie-Britannique, où l'équipe suit son entraînement annuel avant le lancement de la saison des spectacles aériens.

Citations

 

« Une fois encore, l'Aviation royale canadienne a l'occasion d'établir un lien avec l'histoire qui lui est chère en soulignant le 75e anniversaire de la bataille d'Angleterre grâce à l'équipe de démonstration du CF18. Le capitaine Beaulieu a fait la preuve de ses habiletés et il représentera avec honneur l'ARC dans toute l'Amérique du Nord cette année. »

Major-général David Wheeler, commandant de la 1re Division aérienne du Canada et de la Région canadienne du NORAD

 

« J'ai vraiment hâte de piloter le CF18 dans tout le Canada et aux États-Unis. Ce travail me donne l'occasion de mettre en valeur les forces aériennes auprès de spectateurs de partout, pilotant le Hornet, comme peu de pilotes ne peuvent le faire. Mieux encore, j'ai la chance de faire cela en compagnie d'une équipe de professionnels très talentueux qui travaillent de concert à mettre sur pied un excellent spectacle.

Capitaine Denis « Cheech » Beaulieu, pilote de l'équipe 2015 de démonstration du CF18

 

Liens connexes

Équipe de démonstration du CF-18

Équipe de démonstration du CF-18 Facebook

CF-18 Hornet

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 12:20
Canadian air force CF-18 Hornet - Exercise Vigilant Eagle 13

Canadian air force CF-18 Hornet - Exercise Vigilant Eagle 13

 

10 novembre 2014 - Marc-André Houle* - ledevoir.com

 

Au Québec, comme au Canada, les débats concernant la Défense nationale se concentrent généralement sur le déploiement des troupes à l’étranger et sur l’opportunité de faire certaines acquisitions de matériel militaire. L’apport de la défense au développement économique des régions canadiennes est ainsi occulté.

 

L’acquisition de matériel militaire représente pourtant des investissements se comptant souvent en centaines de millions, voire en milliards de dollars. En examinant la répartition des contrats émanant du ministère de la Défense nationale, force est de constater que le Québec a de plus en plus de difficulté à bénéficier des investissements canadiens en défense. Alors qu’il récoltait autour de 30 % de l’ensemble des contrats militaires en 2001, on remarque que cette part n’a cessé de fondre pour chuter sous la barre des 20 % en 2012.

 

En somme, les entreprises québécoises ont été incapables de profiter de la période de réinvestissement militaire de la décennie 2000. Cette situation n’est pas sans rappeler un contexte similaire, au début des années 1980, alors que plusieurs programmes d’acquisition multimilliardaires, comme les frégates destinées à la Marine canadienne ainsi que les chasseurs CF-18, ceux-là mêmes qu’on souhaite aujourd’hui remplacer, avaient été lancés par Ottawa et où le Québec n’avait pas été en mesure de bénéficier pleinement des investissements associés à ces projets.

 

Pourquoi le Québec ne réussit-il pas à profiter des investissements en achat de matériel de défense ? Une partie de la réponse tient au fait qu’il s’est spécialisé au fil du temps dans les activités d’entretien d’équipement. Ainsi, quand le gouvernement fédéral investit dans les acquisitions, les entreprises québécoises n’arrivent pas à capter davantage de contrats de fabrication et sa part des retombées tend à diminuer par rapport à l’Ontario, les Maritimes et les provinces de l’Ouest. En contrepartie, quand les budgets d’acquisition diminuent ou stagnent, comme ce fut le cas pendant les années 1990, la valeur des contrats acheminés au Québec demeure sensiblement la même, mais sa proportion des retombées tend à augmenter.

 

D’autres facteurs permettent d’expliquer cet état de fait. D’une part, il y a belle lurette déjà que les milieux politiques et économiques ne se sont pas mobilisés pour réclamer de manière concertée des retombées de la défense au gouvernement fédéral. D’autre part, et pour toutes sortes de raisons, les Québécois en général ne s’associent pas naturellement aux affaires militaires, ce que la vive opposition manifestée face au déclenchement de la guerre en Irak, le faible taux d’approbation envers la mission en Afghanistan, voire les réactions négatives vis-à-vis le remplacement des chasseurs tend à confirmer.

 

Quoi qu’on en pense, le gouvernement demeure sensible à cette donnée quand vient le temps d’attribuer ses juteux contrats. Surtout, Ottawa a mis en branle il y a quelques années une réforme de la Politique des retombées industrielles et régionales (RIR) qui est le principal levier de l’activité économique de défense au Canada.

 

Les changements qui définissent cette réforme mettent l’accent sur le développement et la consolidation de la base industrielle de défense au pays et ce, au détriment de la régionalisation des retombées économiques, objectif premier de la politique lors de son adoption en 1986. Cette refonte a ainsi pour effet d’avantager l’Ontario, premier pôle industriel de défense au pays, mais également les régions de l’Est et de l’Ouest comme l’a notamment démontré l’attribution récente des contrats des navires fédéraux aux chantiers de Vancouver et de Halifax et l’exclusion du chantier maritime Davie de Lévis.

 

De sérieux doutes peuvent être émis quant à la capacité du Québec d’améliorer substantiellement sa performance sur le plan des retombées de la défense dans un avenir rapproché. Quoi qu’il advienne, il ne faut pas perdre de vue que les programmes d’acquisition d’armements du gouvernement fédéral sont financés par l’ensemble des contribuables canadiens et il est dans l’ordre des choses que les Québécois puissent bénéficier, tout comme les citoyens des autres régions canadiennes, des investissements en défense.

 

Dans ces conditions et dans un contexte où les ressources financières et économiques se font de plus en plus rares, le gouvernement québécois aurait tout avantage à tabler sur une nouvelle stratégie afin d’obtenir d’autres formes d’investissements, civiles plutôt que militaires, qui seraient plus structurantes pour son économie. Par exemple, Québec pourrait s’assurer d’obtenir sa juste part des retombées de la défense en demandant certaines compensations financières visant à relancer l’industrie manufacturière des régions québécoises en difficulté, à développer son secteur énergétique ou encore à mettre en oeuvre une stratégie d’électrification des transports.

 

Des négociations en ce sens devraient être entreprises rapidement avec Ottawa. Il s’agirait dès lors d’un tout nouveau chapitre dans l’histoire des retombées de la défense au Québec ainsi qu’une occasion pour le gouvernement libéral de démontrer une forme de leadership à la fois en matière économique et de relations avec le gouvernement fédéral.

 

* Candidat au doctorat, Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes (CREQC), Département de science politique, UQAM

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 11:20
Monsieur Louis Godin, vétéran canadien de la seconde guerre mondiale - photo Marine Nationale

Monsieur Louis Godin, vétéran canadien de la seconde guerre mondiale - photo Marine Nationale

 

7 Juillet 2014 Sources : Marine nationale

 

Du 23 au 28 juin 2014, après avoir mené un exercice bilatéral baptisé « Lion Mistral » avec les forces armées canadiennes, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral et la frégate La Fayette, ont fait une relâche à Québec, inaugurée avant l’accostage par le salut de la terre au canon face à la citadelle du Vieux-Québec. Cette escale, placée sous le signe du rayonnement, a été ponctuée de plusieurs rendez-vous avec les Québécois, qui ont réservé un accueil chaleureux aux marins français accostés en pleine ville et la veille de la fête nationale du Québec. Accueil enthousiaste réciproque, d’ailleurs, puisque les 24 et 25 juin plus de 2200 visiteurs du grand public ont découvert les bâtiments français qui ouvraient leurs portes.

 

Le 26 juin, le Mistral a mis ses installations à disposition de trois industriels d’armement français pour leur permettre de présenter leur savoir-faire et leurs matériels à une cinquantaine de clients potentiels. En collaboration avec le Groupement des industries de constructions et activités navales (GICAN), la Marine nationale inclut fréquemment à ses missions ce type de soutien aux exportations, où la perspective de visiter les bâtiments attire plus naturellement les partenaires étrangers ainsi mis à même d’apprécier in situ les équipements dont sont dotés nos bâtiments et qui sont employés par leurs équipages en opérations.

 

Le même jour, toujours sur le Mistral, la France rendait hommage à Monsieur Louis Godin, vétéran canadien de la seconde guerre mondiale. Au cours d’une prise d’armes émouvante sur le pont d’envol, Monsieur Philippe Zeller, ambassadeur de France au Canada a remis les insignes de chevalier de la Légion d’honneur à cet ancien combattant au parcours emblématique : Louis Godin débarque en France le 7 juillet 1944, fait prisonnier après quelques semaines de combat, il n’est libéré qu’en avril 1945 par l’avance des troupes alliées. Dès sa libération, il n’hésite pas à s’engager à nouveau et participe à la guerre de Corée.

 

Enfin, près de deux tonnes de livres ont été distribuées par Marine Partage à destination d’associations caritatives. Cette association, au sein de laquelle se sont engagés 8 officiers-élèves de la promotion Ecole navale 2011, récolte du fret humanitaire au profit d’associations locales présentes dans les pays où la mission Jeanne d’Arc fait escale. Elle facilite de plus le transport de fret d’autres associations humanitaires françaises.

 

Après avoir fait une escale inédite de vingt-quatre heures dans l’archipel de Saint Pierre et Miquelon, collectivité d’Outre-mer au sud de Terre-Neuve - c’est en effet la première fois qu’un BPC y accoste - le BPC Mistral et la frégate La Fayette font maintenant route vers l’archipel des Açores. Le 17 juillet, les bâtiments seront de retour à Toulon, leur port base, après quatre mois et demi de déploiement.

Mission Jeanne d’Arc 2014 : Interactions franco-canadiennes à QuébecMission Jeanne d’Arc 2014 : Interactions franco-canadiennes à Québec
Mission Jeanne d’Arc 2014 : Interactions franco-canadiennes à QuébecMission Jeanne d’Arc 2014 : Interactions franco-canadiennes à Québec
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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 06:20
Le BPC Mistral et le La Fayette arrivent à Québec. photo SM A. Manzano - Marine nationale

Le BPC Mistral et le La Fayette arrivent à Québec. photo SM A. Manzano - Marine nationale

 

24 juin 2014 par Nicolas Laffont - 45e Nord.ca

 

Sa seule présence en impose. Les plus de 200 soldats canadiens qui sont à bord sont impressionnés par sa taille et ses capacités. Bienvenue à bord du Bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral sur lequel 45eNord.ca a passé quelques jours.

 

Vendredi 20 juin, 9h00: la dizaine de véhicules blindés légers de l’Armée canadienne embarqués à bord du navire montent dans des installations amphibies. Objectif: effectuer un débarquement sur les plages de Gaspésie.

 

«De mémoire, c’est la première fois qu’on effectue un exercice amphibie au Québec, lance d’emblée le lieutenant-colonel Patrick Robichaud, commandant du 1er Bataillon, Royal 22e Régiment dont sont issus la majorité des troupes canadiennes déployées.

 

Une vingtaine d’ingénieurs du 5e Régiment de génie de combat et une quinzaine d’aviateurs du 430e escadron tactique d’hélicoptères sont venus compléter ce déploiement.

 

À bord du géant BPC Mistral (200 mètres de long, 32 mètres de large et 57 mètres de hauteur), le capitaine de vaisseau François-Xavier Polderman, commandant du navire, se réjouit de la venue des Canadiens à bord.

 

«Ça c’est très bien passé», affirme-t-il à 45eNord.ca depuis le pont d’envol qui peut accueillir six hélicoptères. «Nous avons posé trois hélicoptères Griffon [en plus des hélicoptères français] sur ce bateau et bien sûr il y a eu 200 soldats de l’Armée canadienne qui ont embarqué/débarqué du Mistral à plusieurs reprises. On a fait jouer la partie amphibie et aéromobilité, mais on a joué ça sur un thème tactique qui a fait objet de planification au niveau état-major [...] et nos deux états-majors ont utilisé nos locaux pour ça. Et comme c’était un exercice, nous avons simulé des blessures et ces pertes ont été ramené et traité à bord», explique le commandant.

 

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 17:20
Photo : Cplc Simon Duchesne

Photo : Cplc Simon Duchesne

 

29 January 2014 by Abdul Naeem Siddiqui - army-technology.com

 

The Canadian and Polish armies are conducting Exercise Rafale Blanche 2014, to train for winter weather combat operations in the Chaudiere-Appalaches region of Quebec, Canada.

 

Carried out in the Regional County Municipalities of Beauce-Sartigan, La Nouvelle-Beauce RCM, Les Appalaches, Les Etchemins, Lotbinière and Robert-Cliche, the exercise involves participation from approximately 2,500 soldiers and 700 vehicles from Valcartier, the Quebec-based 5th Canadian Mechanized Brigade Group (5 CMBG).

 

Additional participants include personnel from the th5 Military Police Regiment, 430 Tactical Helicopter Squadron, 5th Field Ambulance, as well as a platoon of 20 paratroopers from the Polish Army's 6th Airborne Brigade, based in Krakow, Poland.

 

During the exercise, the soldiers will practice winter survival skills, conduct long-range patrolling, navigate in rural and urban settings, secure helicopter landing pads, in addition to completing a parachute drop in cold weather conditions.

 

Canadian Army commander lieutenant-general Marquis Hainse said the Polish soldiers will have the opportunity to operate in traditional Canadian winter conditions during the exercise and provide feedback as to how it relates to that of their own home conditions.

 

''We partner with allied countries such as Poland to improve interoperability and build relationships that contribute to international peace,'' Hainse said.

"One of our priorities has always been to maintain a state of readiness to protect Canadians and Canadian national interests at home."

 

The commander colonel of the 5th Canadian Mechanized Brigade Group, Dany Fortin, said the Canadian military mission to Afghanistan has taken centre stage over the last ten years.

 

''It is important to remember, however, that one of our priorities has always been to maintain a state of readiness to protect Canadians and Canadian national interests at home,'' Fortin said.

 

''Such readiness, of course, depends upon rigorous training, and that is what is currently being provided through Rafale Blanche.''

 

The exercise began on 28 January, and is scheduled to conclude on 5 February 2014.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 16:20
Québec s'intéresse aux avions de combat

12 juin 2013 Tommy Chouinard - La Presse

 

Après avoir fustigé Ottawa pour son projet d'achat d'avions de combat, le gouvernement Marois lui demande de « favoriser » Lockheed Martin afin de contribuer à la relance des installations d'Aveos.

 

Mardi, Québec a confirmé une subvention de quatre millions de dollars à Lockheed Martin pour un projet de 31 millions qui doit créer 220 emplois à Montréal. Cette subvention a convaincu le géant américain de la défense de choisir Montréal pour faire des travaux d'entretien de moteurs d'avion, au lieu de transférer les équipements dans une usine de San Antonio.

 

« Maintenant, l'important, l'étape suivante, c'est de voir si on va être capable d'avoir des contrats des F-35, qu'ils soient effectués chez nous », a affirmé mercredi la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Élaine Zakaïb.

 

Elle s'est ensuite défendue d'être favorable à l'achat d'avions de combat. Rappelons que Lockheed Martin fabrique le F-35. « Non... Écoutez... La question ne se pose pas. Ce n'est pas à nous de décider s'il y a acquisition ou pas des F-35 », a répondu Mme Zakaïb, visiblement embarrassée. Elle a ajouté plus tard: « On aimerait qu'une partie de ces contrats puissent être donnés aux entreprises du Québec, et Lockheed Martin est bien placé pour être capable d'en faire à partir de ses installations dans la région métropolitaine ». Si le fédéral choisit d'acheter des avions de combat, « j'espère que le contenu canadien sera un critère et que ce sera possible que le gouvernement fédéral favorise une entreprise qui est installée chez nous », a-t-elle dit.

 

Le Parti québécois tenait un tout autre discours il n'y a pas si longtemps. En campagne électorale, la première ministre Pauline Marois se disait opposée à l'achat d'avions de combat. « Une partie de nos salaires, des profits de nos entreprises, de nos achats prend la direction d'Ottawa. Et là, ce n'est pas nous qui choisissons. C'est Stephen Harper. Il a choisi de subventionner les pétrolières, d'acheter des avions, des bateaux, des prisons. Ce n'est pas notre choix. Pour nous, c'est l'éducation avant les prisons, les familles avant les escadrilles ! » affirmait-elle.

 

Élaine Zakaïb a souligné que le contrat signé avec Lockheed Martin n'est pas conditionnel à ce que le fédéral achète son F-35. « Leur engagement de créer des emplois est clair, c'est écrit dans le contrat, et il y a des pénalités s'ils ne le font pas », a-t-elle insisté.

 

Rappelons que le gouvernement Harper a l'intention de remplacer sa flotte de CF-18. Il avait d'abord choisi d'acheter 65 F-35, mais un rapport indépendant dévoilé en décembre a révélé que la facture serait beaucoup plus élevée que prévu. Il a été forcé de recommencer le processus à zéro.  Quatre appareils sont maintenant considérés : le F-18 Super Hornet de Boeing, le Rafale de Dassault, l'Eurofighter Typhoon d'EADS et le F-35.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 16:20
Achat des F-35 - Québec veut avoir sa part du gâteau

12/06/2013  Louis Gagné - canoe.ca (QMI)

 

QUÉBEC - Même si Pauline Marois a par le passé critiqué le programme d'achat d'avions de chasse F-35 des conservateurs, son gouvernement espère bénéficier des retombées si Ottawa décide d'aller de l'avant avec son projet.

 

«Si Lockheed Martin obtient le contrat des F-35, on espère qu'une partie des travaux va se faire chez nous, a affirmé mercredi la ministre déléguée à la Politique industrielle, Élaine Zakaïb. On invite le gouvernement fédéral à ce que ça ne se passe pas comme ça s'est fait pour les traversiers [sic], où on n'a rien eu au Québec. Alors c'est certain qu'on va faire des représentations pour qu'il y ait une partie de ces travaux-là qui se fasse chez nous.»

 

En mars 2012, alors qu'elle était dans l'opposition, Pauline Marois avait dénoncé une série de décisions du gouvernement de Stephen Harper qui allaient selon elle à l'encontre des intérêts du Québec. Elle avait notamment fait allusion au montant de 30 milliards $ prévu par Ottawa pour l'achat d'avions de chasse.

 

La chef du Parti québécois était revenue à la charge durant la dernière campagne électorale.

«Stephen Harper a choisi d'acheter des bateaux, des avions de guerre, de dépenser pour la royauté, de nous obliger à construire des prisons, avait-elle lancé devant des militants réunis à Terrebonne. Ce ne sont pas nos choix à nous. Nous autres, c'est l'éducation avant les prisons. C'est les familles avant les escadrilles.»

 

Le gouvernement conservateur avait annoncé en 2010 son intention d'acquérir 65 appareils F-35 pour remplacer sa flotte vieillissante de F-18. Des dépassements de coûts importants l'ont toutefois amené à reconsidérer cet achat.

 

Deux dossiers distincts

 

Élaine Zakaïb a par ailleurs tenu à préciser que la subvention de près de 4 millions $ accordée à Lockheed Martin pour relancer les installations d'Aveos à Montréal n'était aucunement liée à l'obtention du contrat des F-35.

 

«Ça n'a rien à voir, a dit la ministre. Ça ne fait pas du tout partie de l'entente qu'on a avec eux. C'est simplement quelque chose qu'on espère obtenir en plus et qu'on demande au gouvernement fédéral.»

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