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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 16:55
Crédits : Armée de Terre 2014

Crédits : Armée de Terre 2014

 

20/06/2014 Mme Boisgelot - Economie et technologie

 

Après avoir salué la performance de ses soldats, le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général d’armée Bertrand Ract-Madoux a participé à une démonstration de matériels dernière génération.

 

Au cours de ce grand salon d’EUROSATORY, l’armée de Terre a prouvé une nouvelle fois l’efficacité de ses hommes et de ses matériels engagés en opérations extérieures dans le sable du Mali comme dans la boue de Centre-Afrique.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 17:50
Photo Olivier Berger - Défense Globale

Photo Olivier Berger - Défense Globale

14.02.4.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. – Défense Globale


Drôle de rencontre ce vendredi 14 février au Sénat, lors d’un colloque sur l’Europe de la Défense, l’Afrique et la Green Defense, entre le kaki général Bertrand Ract-Madoux, chef d’état-major de l’armée de terre (CEMAT) et Dany le rouge, Daniel Cohn-Bendit, président du groupe écologiste au Parlement européen…

 

Ecologistes et militaires débattant ensemble est plutôt un fait rare. « Point commun, le goût prononcé pour la couleur verte », a plaisanté le général Ract-Madoux se tournant vers Dany qui prit la nationalité allemande pour éviter le service militaire…

Sur le fond, les deux hommes sont d’accord. « Le monde se caractérise par son instabilité. Les Etats-membres partagent une majorité des menaces et des défis. D’où la nécessité d’une défense commune plus autonome. »

Le CEMAT tente de valoriser « le niveau homogène » des armées européennes, la présence de vingt-deux Etats membres au sein de l’OTAN qui offre « une forme de complémentarité ». Mais que pèsent Althéa (Bosnie-Herzégovine), Atalante (piraterie), EUTM Mali et bientôt EUFOR RCA (Centrafrique) au regard de la puissance supposée européenne ?

 

« La mutualisation pour la protection est à l'ordre du jour »

Daniel Cohn-Bendit rassure le CEMAT : « Je n’ai jamais été pacifiste. Je suis pour une intervention militaire dans certaines conditions. »

Face aux baisses de budgets nationaux de Défense, l’Europe conserve 1,8 millions de soldats et un budget additionné de plus de 200 milliards d’euros. « Donc, il y a une réalité européenne, assure le député vert. Mais pour quoi faire ? Je vais être gentil, il doit y avoir 60 à 80 000 soldats mobilisables en Europe pour une intervention. »

Le Vert est donc partisan d’une véritable armée européenne, vieille chimère tant la Défense reste une prérogative solidement nationale. « Avec un budget de 100 milliards d’euros et 300 à 400 000 soldats, on serait beaucoup plus opératoire et on pourrait développer des économies pour la protection civile. La mutualisation pour la protection est à l’ordre du jour. »

Il veut donc aller plus loin et vers une souveraineté politique européenne. « Ça mettra longtemps », convient-il. « Il faut d’abord redéfinir la démocratie européenne et arrêter de décider au niveau national. » Un rêve pour l’heure. Daniel Cohn-Bendit s’amuse à peine quand il décrit la politique allemande : « Ils disent aux Français « allez au casse-pipe », je vous envoie des infirmiers et des infirmières… » Le CEMAT reste de marbre.

Bref, « il faut développer une idée de responsabilité commune face aux grands problèmes du monde. La souveraineté nationale dans un monde globalisé est battue en brèches ». Et formule un vœu : « Dans trente ans, on ne parlera plus d’armées française, allemande, italienne ou luxembourgeoise, on ne parlera que de capacités d’intervention de l’armée européenne et de la protection civile européenne. »

« Un serpent de mer » pour son camarade UMP du Parlement européen, Arnaud Danjean, président de la sous-commission Sécurité et Défense. « Je suis plus prudent sur l’idée d’une armée européenne. L’objectif est louable mais c’est un chiffon rouge qui ne permet pas de petites avancées concrètes, techniques. »

« On dit souvent que l’Europe n’est pas au rendez-vous, conclut Claude-France Arnould, directrice exécutive de l’Agence européenne de Défense. Mais parfois, il n’y a pas eu de rendez-vous. »

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 12:55
Le moral des troupes françaises au plus bas, selon l'état-major

 

31.01.2014 Par Nathalie Guibert – LeMonde.fr

 

Les diagnostics les plus divers convergent pour montrer que les Français doutent de l'avenir. Leurs soldats n'échappent pas à cette morosité. « Tous mes subordonnés me signalent une baisse sensible du moral », écrit le général Bertrand Ract-Madoux, chef d'état-major de l'armée de terre, dans une lettre adressée au ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, le 20 janvier, un courrier à diffusion restreinte dont Le Monde a pris connaissance.

Les fuites de ce genre ne sont jamais désintéressées – la période est aux arbitrages sur la répartition des baisses d'effectifs prévues dans la défense. Reste que le sujet est une préoccupation majeure dans l'institution depuis des mois. A l'été 2012, le chef d'état-major des armées lui-même avait assuré que la situation était « au seuil d'alerte ».

Les traditionnels « rapports sur le moral » sont rédigés en ce début d'année. « Les travaux de dépouillement de nombreuses unités laissent présager que la synthèse que je vous adresserai dans quelques semaines traduira une dégradation des conditions de vie et de travail de nos soldats au cours de l'année 2013, ainsi qu'une forte inquiétude pour l'avenir », écrit le chef de l'armée de terre.

 

UNE « PAUPÉRISATION », SELON LES OFFICIERS

En opérations extérieures, et durant les périodes de préparation, le moral demeure « élevé », convient le général Ract-Madoux. C'est une constante : les moyens vont prioritairement aux forces déployées. De fait, les jeunes soldats semblent moins perméables au pessimisme ambiant que les plus anciens. Mais dans les régiments, on rumine en raison du « manque de moyens persistant » qui pèse sur le quotidien, alors que les réformes des dernières années étaient censées l'améliorer.

 

Lire : Le budget français de la défense est-il en baisse depuis trente ans ?

 

Ainsi, la dégradation des infrastructures (logements, lieux de vie et de travail) est un « motif d'insatisfaction majeur ». Des officiers évoquent une véritable « paupérisation ». Les restrictions sur les budgets de fonctionnement pèsent aussi, note le chef d'état-major, avec la suppression des moyens de transport à disposition des régiments.

Enfin et surtout, le logiciel défectueux de gestion de la paie, Louvois, mis en place en 2011, a profondément entamé la confiance des soldats envers les chefs et l'institution. « Les dysfonctionnements que l'armée de terre endure depuis plus de deux ans maintenant sont de plus en plus mal vécus », rappelle le général.

 

Lire notre analyse : Paie des militaires : un retour à la normale dans deux ans

 

Un plan d'urgence ministériel a été mis en place et le logiciel doit être remplacé, mais pas avant deux ans. « Trous » dans la fiche de paie ou trop-perçus concernent toujours la moitié des 190 000 soldats de l'armée de terre. Depuis décembre 2012, le ministère a traité 77 000 cas de manque à gagner (68 millions d'euros) et 88 000 dossiers de trop-perçus (184 millions).

« Par effet de domino, les impôts et les prestations sociales du foyer » sont à présent touchés, souligne le général. De plus, en 2013, le ministère s'est lancé dans le recouvrement des trop-perçus. Or, « certaines sommes sont reprises alors que l'institution est encore débitrice ».

 

DES RÉFORMES TOUS AZIMUTS

Les armées se trouvent fragilisées par l'accumulation de réformes tous azimuts lancées depuis 2008 au nom d'une meilleure performance – RGPP, lois de programmation budgétaire, création des bases de défense, réorganisation de toutes les chaînes de décision. Les militaires jugent aujourd'hui leurs effets peu lisibles, voire contre-productifs.

Entre 2009 et 2019, la mission de défense de l'Etat sera passée de 315 000 à 236 000 personnes. Les nouvelles suppressions d'emplois civils et militaires (24 000 d'ici à 2019, s'ajoutant aux 54 000 déjà décidées), sont jugées comme « un défi colossal » par la haute hiérarchie militaire. Pour une institution qui doit continuer de recruter 18 000 jeunes chaque année pour se renouveler, le défi de l'attractivité se pose en de nouveaux termes.

L'armée de terre, riche en hommes mais jugée plus pauvre en technologie que la marine et l'armée de l'air, a le sentiment d'être sacrifiée dans les arbitrages, alors qu'elle assume le cœur des opérations extérieures, en Centrafrique ou au Mali. En mai 2013, le général Ract-Madoux avait déjà dénoncé le risque d'un « écart flagrant (…) entre des conditions de vie et d'entraînement dégradées au-delà du raisonnable et un discours global déconnecté des réalités quotidiennes ».

 

Lire : Un milliard d’euros pour moderniser le Rafale

 

Le ministre, qui a effectué trente visites dans les unités depuis le mois de septembre, dit ne pas constater d'effondrement du moral, mais sait qu'il doit faire œuvre de pédagogie sur le nouveau projet porté par le Livre blanc de la défense de 2013. Il vient d'entamer une série de tables rondes avec les personnels : après Paris le 29 janvier, il sera à Toulon, Metz puis Bordeaux d'ici au 13 février pour vendre « La défense ensemble 2020 ». Autrement dit par un haut gradé : « Il faut que les gens voient une lueur au bout du tunnel. »

Les préoccupations qui s'expriment dans ces réunions ont trait aux carrières, au quotidien et à l'avenir, confirme-t-on dans l'entourage du ministre. « Il y a un besoin considérable d'explication sur les questions de ressources humaines, mais cela ne relève pas d'une angoisse générale », assure cependant un conseiller. Une boîte ouverte sur l'intranet du ministère a déjà récolté 5 000 questions anonymes en deux semaines.

 

Lire : Français et Britanniques font de la défense le socle de leur entente

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 12:45
British soldier receives historic field promotion

Rifleman Gigar Das receives his lance corporal's stripe from General Bertrand Ract-Madoux in Mali [Picture: Crown copyright]

 

28 January 2014 Ministry of Defence

 

A soldier has been honoured with the British Army's first promotion in the field since 1953.

 

Rifleman Gigar Das, from 1st Battalion The Rifles (1 RIFLES), was honoured a promotion in the field for his service to Mali while serving as part of the EU Training Team.

The Chief of the General Staff, General Sir Peter Wall, accompanied the head of the French Army, General Bertrand Ract-Madoux, to witness soldiers from 1 RIFLES delivering infantry training to their Malian counterparts.

Both generals were hugely impressed with Rifleman Das as they observed him conducting a lesson in marksmanship principles. Astounded to see that the soldier was a rifleman, the Chief of the General Staff decided to promote him there and then, after briefly consulting with Rifleman Das’s company commander.

Rifleman Gigar Das receives his lance corporal's stripe
General Sir Peter Wall (right) watches as Rifleman Gigar Das receives his lance corporal's stripe from General Bertrand Ract-Madoux [Picture: Crown copyright]

In front of the entire EU training team, Rifleman Das, who has served in the Army for 8 years and deployed on 3 tours of Afghanistan and 1 of Iraq, was presented with his lance corporal’s stripe by the head of the French Army.

On receiving his promotion, Lance Corporal Das said:

I wasn’t expecting anything like this to happen today when I got out of bed this morning. It is extremely unexpected and I couldn’t be more proud of this honour.

The newly-promoted lance corporal’s company commander, Major Sam Cates, said:

I am extremely proud of Lance Corporal Das, this is absolutely no more than he deserves. He has been one of the most outstanding riflemen I have ever had the privilege to command.

He sacrificed the opportunity to attend the last 1 RIFLES [junior non-commissioned officer] cadre to take his place on this operational deployment, and to be recognised in this unique way is some reward for his dedication.

Major Sam Cates congratulates Lance Corporal Gigar Das
Major Sam Cates congratulates the newly-promoted Lance Corporal Gigar Das [Picture: Crown copyright]

Lance Corporal Das’s commanding officer, Lieutenant Colonel Karl Hickman, added:

I was delighted to learn of Lance Corporal Das’s promotion in the field, which he thoroughly deserved for his sterling service in Mali and for his significant operational experience in Iraq, including his notable contribution to the campaign in Afghanistan.

That the Chief of the General Staff should recognise Lance Corporal Das’s exceptional quality in the field shows that, as a thinking rifleman, he follows in the finest traditions of the Rifles, a regiment whose motto is ‘Swift and Bold’.

Lance Corporal Das is normally based at Beachley Barracks in Chepstow.

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 20:55
photo Olivier Berger - Défense globale

photo Olivier Berger - Défense globale

 

12.12.2013 propos receuillis par Antoine Fouchet - La Croix

 

 La nouvelle loi de programmation militaire (2014‑2019) constitue  « un défi »  sur le plan de la gestion des effectifs, mais permet de mener deux opérations à l’étranger en même temps, explique à  La Croix  le général Bertrand Ract-Madoux, chef d’état-major de l’armée de terre.


La Croix. La loi de programmation militaire 2014-2019 a été votée mardi, succédant à celle de 2009-2014. Comment accueillez-vous ce vote ? 

 Bertrand Ract-Madoux : Je note avec satisfaction que la nouvelle loi a été votée avant la fin de cette année, ce qui lève les incertitudes en termes de calendrier. La succession de ces deux lois constitue un défi, en raison surtout des diminutions d’effectifs qu’elle prévoit. Le reliquat des diminutions de la loi précédente (10 000 suppressions de postes restant encore à réaliser) et les déflations fixées par la nouvelle loi (environ 24 000 suppressions) font un total important pour le ministère. Bien entendu, ce n’est pas à l’armée de terre d’en subir seule les conséquences. C’est à la totalité du personnel de la défense. Ces déflations doivent, année après année, faire l’objet d’études et d’arbitrages complexes pour ne pas mettre en péril le bon fonctionnement de telle ou telle composante de l’ensemble.

 

Quelles sont les réductions d’effectifs envisageables dans l’armée de terre ? 

 B. R.-M. : Une brigade inter­armes devrait être dissoute, sur les huit qui existent. Soit environ 6 000 militaires. Seront concernés un petit état-major, deux régiments d’infanterie, un régiment de cavalerie et un régiment d’artillerie. Il y aura aussi quelques restructurations internes à certains régiments. La suppression d’un régiment d’infanterie (le 110e  RI de la ville allemande de Donaueschingen) et d’un régiment de cavalerie (le 4e  régiment de dragons de Carpiagne) a déjà été annoncée et sera effective en 2014. L’été prochain, la suppression des autres régiments devrait être annoncée. J’espère qu’on s’arrêtera là.

 

L’armée de terre pourra-t-elle mener plusieurs opérations à l’étranger en même temps ? 

 B. R.-M. : Le format de l’armée de terre défini par la loi est en cohérence avec le nouveau contrat opérationnel des armées, fixé par le livre blanc de la défense, rendu public le 29 avril par la présidence de la République et à la rédaction duquel les chefs d’état-major ont été associés. Ce contrat opérationnel prévoit une armée de terre dotée de 66 000 hommes projetables – au lieu de 72 000 aujourd’hui – et capable d’envoyer 15 000 hommes sur un théâtre de crise majeure et jusqu’à 7 000 en cas de crises internationales de faible intensité. Actuellement, nous avons plus de 6 000 hommes dans des opérations à l’étranger, essentiellement au Mali et en Centrafrique, ce qui entre dans le cadre conçu par le livre blanc. Enfin, le chiffre de 15 000 militaires correspond, par exemple, aux effectifs que l’armée de terre avait déployés lors de la première guerre du Golfe, en 1990-1991.

 

Quel est votre constat concernant les programmes d’équipements et les crédits de fonctionnement prévus par la loi ? 

 B. R.-M.  : Dans ce texte, les programmes d’équipements me paraissent faire l’objet d’un compromis adapté au nouveau contrat opérationnel. C’est un aspect positif. Bien qu’étalés dans le temps et en réduction, ils n’en assureront pas moins une modernisation de l’armée de terre. Qu’il s’agisse du renouvellement des véhicules blindés médians (programme Scorpion), des hélicoptères (Tigre et NH90), des missiles (Missile de moyenne portée) et de l’équipement du fantassin (Félin). Aucune capacité n’est oubliée. Les parlementaires ont, par ailleurs, inscrit une « clause de revoyure » permettant de contrôler l’application de la loi. Il est fondamental que ces engagements soient respectés.

En ce qui concerne les crédits de fonctionnement, une certaine stabilité doit permettre de maintenir les conditions de vie et de travail de nos soldats au niveau actuel, même si ce niveau est « juste insuffisant », comme l’ont dit les parlementaires.

 

Quel est le moral des troupes ? 

 B. R.-M.  : Au sentiment d’inquiétude diffus résultant des réductions d’effectifs s’ajoutent des difficultés dans la vie quotidienne et les conditions d’exercice du métier. Commencé voilà plusieurs années, le programme de rénovation des logements dans les casernes a pris du retard à cause de la diminution des crédits. Il y a aussi la catastrophe du système informatisé de paie Louvois. Le moral de nos soldats reste satisfaisant, mais il est en baisse, du fait de ces difficultés. Nous sommes obligés de leur expliquer que ce train de vie a minima va durer quelque temps encore.

 

Par  « a minima »,  voulez-vous dire que c’est un niveau au-dessous duquel il ne faut pas descendre ? 

 B. R.-M. : Exactement. Toutes les autorités civiles et militaires le savent. À force de rationalisation et de restructurations sur plusieurs années, les moyens de l’armée de terre ont atteint un niveau minimum, quelquefois au-dessous du minimum, comme pour l’entretien des équipements.

 

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La mort de deux soldats, « une épreuve douloureuse »
Après la mort de Nicolas Vokaer et Antoine Le Quinio, tués mardi à Bangui, le général Ract-Madoux nous a confié : « La mort de soldats en opérations constitue une épreuve douloureuse pour leur famille, mais aussi pour leurs camarades et chefs. Mes premières pensées se tournent vers leurs proches pour leur dire que la communauté militaire s’associe à l’immensité de leur peine. Le dévouement absolu de ces deux héros rejoint le sens du devoir des Français qui, avant eux, ont combattu sur notre sol pour éviter à notre pays l’effondrement et sous d’autres horizons pour défendre ceux qui ne peuvent se défendre seuls. Par leur courage, ils rappellent que la France demeure une Nation forte prête à défendre, au mépris des dangers, les valeurs qui fondent son identité. »

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 08:55
France : L'armée de terre tire la sonnette d'alarme

 

13/11 LesEchos.fr (Reuters)

 

L'effet Mali et le relatif soulagement d'avoir échappé au pire en période de restrictions budgétaires ont vite cédé la place à de nouvelles inquiétudes pour l'armée de terre française, qui craint une addition plus salée que prévu.

 

Si le Livre blanc et la Loi de programmation financière (LPM) qui en a découlé ont écarté les scénarios les plus dramatiques, les milieux militaro-industriels redoutent les effets des arbitrages décidés par le gouvernement.

 

L'armée de terre, particulièrement touchée une fois plus, sait déjà qu'elle devra fermer plusieurs régiments et s'accommoder de blindés vieillissants pendant encore plusieurs années. Ses cadres s'interrogent à voix haute sur la capacité de leurs troupes à pouvoir mener efficacement des opérations extérieures dans un avenir proche.

 

En passe d'être votée par le Parlement, la LPM 2014-2019 avait été saluée lors de sa présentation début août comme un compromis entre la nécessité de réduire les déficits publics et celle de préserver la cohérence de l'outil militaire français.

 

Sur ses quelque 280.000 emplois, la deuxième armée d'Europe après celle du Royaume-Uni va en perdre 34.000 d'ici à 2019.

 

Cela était connu, de même que le fait que le budget de la défense sera gelé à hauteur de 31,4 milliards d'euros pour les trois prochaines années, soit son niveau 2013, représentant 11,3% du budget total de l'Etat.

 

Mais les milieux militaro-industriels craignent un régime plus sec encore, notamment parce sur les 190 milliards promis pour l'effort de défense sur la période 2014-2019, 6,1 milliards reposent sur des ressources exceptionnelles incertaines.

 

Ces dernières doivent provenir notamment de la cession de biens immobiliers et de participations de l'Etat dans des entreprises publiques ainsi que de la vente de nouvelles fréquences très recherchées par les opérateurs de téléphonie mobile dont le produit, estimé à plusieurs milliards d'euros, reviendra intégralement au ministère de la Défense.

 

"Il est de mon devoir de rappeler que cette loi de programmation militaire est bâtie sur des fragilités, qu'elle prend des risques et que donc (...) nous devons être vigilants car les dérives budgétaires pourraient avoir de désastreuses conséquences", dit Christian Mons, président du Groupement des industries de défense terrestre (Gicat).

 

MOINS 30% POUR L'ARMEMENT

 

Pour ce dernier, la LPM repose sur des paris, notamment les recettes exceptionnelles et la vente à l'export de Rafale, dont rien n'assure qu'ils seront tenus. Les dotations budgétaires pour les surcoûts des opérations extérieures sont par ailleurs en réduction sensible et en deçà des besoins constatés, dit-il.

 

"Nous faisons l'hypothèse du respect des budgets jusque dans leur exécution mais nous sommes lucides et nous savons aussi que, sauf gigantesque surprise, ce ne sera pas le cas", ajoute-t-il en rappelant qu'aucune LPM n'a été respectée dans le passé.

 

Les industriels signalent que les ressources prévues pour les grandes opérations d'armement classique et la dissuasion s'élèvent à environ 10 milliards d'euros par an, soit un retrait de l'ordre de 30% au total par rapport à la précédente LPM.

 

Si certains grands programmes sont maintenus, d'autres seront retardés, notamment Scorpion, indispensable plan de modernisation d'un parc de blindés vieillissants, avec l'horizon 2019 pour les premières livraisons, déplore un officier supérieur du contrôle général des armées.

 

photo Guillaume Belan (FOB)

photo Guillaume Belan (FOB)

"Pas grand-chose n'est fait pour combler nos lacunes connues, notamment en matière de drones et d'avions de ravitaillement, sans parler des chars et des hélicoptères, et on attend avec une certaine appréhension la clause de revoyure de 2015", dit-il en référence au réexamen de la LPM à mi-parcours, qui se traduit généralement par un nouveau tour de vis.

 

Quant au plan social rendu nécessaire par la suppression programmée de 34.000 postes, il n'a été qu'ébauché avec l'annonce le mois dernier par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, de la fermeture d'un seul régiment, le 4e Régiment de dragons installé à Carpiagne, près de Marseille.

 

D'autres unités sont menacées, notamment la très symbolique brigade franco-allemande, dont l'état-major est stationné à Müllheim, en Allemagne, où l'affaire suscite beaucoup d'émoi.

 

"Il faudra certainement attendre après les municipales pour savoir exactement à quelle sauce on sera mangé", dit un général.

 

PLUS AUCUNE MARGE

 

L'armée de terre, traditionnelle variable d'ajustement selon les termes d'un cadre de son état-major, sait donc déjà qu'elle perdra plusieurs régiments, des hélicoptères et des chars.

 

"Rien dans l'environnement international ne justifie un tel désengagement, bien au contraire", fait valoir Etienne de Durand, directeur du centre des études de sécurité de l'Institut français des relations internationales (Ifri).

 

Ce spécialiste des questions stratégiques et militaires rappelle que les Etats-Unis abandonnent leur rôle de protecteur de l'Europe pour se tourner vers l'Asie, que les tensions avec la Russie grandissent et que plusieurs régions sont très instables, notamment le Proche-Orient et la zone sahélienne.

 

Le ministère de la Défense "s'en tire un peu moins mal" que ce qui était redouté, succès de l'opération Serval aidant, mais ne dispose plus d'aucune marge, estime le chercheur.

 

L'Europe de la défense, présentée par Jean-Yves Le Drian comme un recours, reste à l'état embryonnaire et toutes les armées du continent doivent se serrer la ceinture, y compris au Royaume-Uni, l'autre géant militaire du Vieux Continent.

 

L'ambitieuse coopération militaire entre Paris et Londres définie par les accords de Lancaster House en 2010 progresse à tout petits pas. L'Allemagne est quant à elle quasiment absente des opérations extérieures, explique Etienne de Durand.

 

Le général Bertrand Ract-Madoux, chef d'état-major de l'armée de terre, respecte les choix faits par le gouvernement et qualifie la réduction des déficits d'objectif de souveraineté au même titre que la sécurité nationale.

 

L'armée de terre respectera son contrat et la déflation d'effectifs sera conduite à son terme mais elle doit disposer des crédits nécessaires, sous peine de s'exposer à des échecs sur le terrain, a-t-il dit mardi lors d'un débat devant un parterre de décideurs du secteur de la défense.

 

La crise n'est pas simplement sécuritaire mais d'abord financière et il appartient à l'ensemble du monde économique de contribuer à l'effort de guerre, a-t-il estimé.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 17:55
BFA photo-110e-ri

BFA photo-110e-ri

 

05.11.2013 par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord – Défense Globale

 

La dissolution en 2014, annoncée le 31 octobre du 110e RI, basé à Donaueschingen en Allemagne, pose quelques questions, bien au-delà de l'aspect comptable des choses. Deux régiments d'infanterie doivent passer à la trappe dans la période 2014-2019 (lire ici une déclaration explicite du chef d'état-major de l'armée de terre), le premier a été choisi. A la veille des élections municipales, il est évidemment plus aisé de supprimer un régiment installé dans le Bade-Wurtemberg.

 

Pour autant, doit-on faire une croix de fer sur la brigade franco-allemande ? Au-delà du symbole fort de l'amitié entre deux peuples, elle pourrait servir de terrain d'expérimentation pour mettre en œuvre un embryon de défense commune voire européenne...

 

On peut sourire à l'évocation, c'est votre droit. Mais à l'époque des mutualisations et des efforts budgétaires, il ne serait peut-être pas idiot de repenser à la coopération militaire entre la France et l'Allemagne, surtout l'année du cinquantenaire du traité de l'Elysée. Dissoudre un régiment, après avoir fait défiler la brigade franco-allemande (BFA) sur les Champs-Elysées le 14 juillet, relève déjà du manque de tact.

 

Il faut compenser. Ce sera sûrement un des sujets de discussion entre le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et son homologue allemand, Thomas de Maizière, qui dîneront ensemble à l'hôtel de Brienne ce jeudi 7 novembre. Ce dernier a " regretté la décision française " de dissoudre le 110e RI mais il a ajouté que la BFA est " une expression visible de la sécurité et de la responsabilité militaire pour la sécurité et la défense européennes ". Des mots qui ont un sens même si la brigade ne brille pas par son engagement en dehors du Kosovo et de l'Afghanistan en 2004...

 

Certes, la France est un pays de tradition de " l'action militaire ", tandis que l'Allemagne garde une réserve très forte, née de l'après Seconde Guerre mondiale. L'accord préalable de toute action extérieure par le Bundestag est l'exemple le plus frappant de nos différences fondamentales. Les accords de Lancaster House de 2010 entre la France et le Royaume-Uni rapprochent des nations aux philosophies militaires voisines.

 

Initiative franco-allemande au Conseil européen

 

Seulement, on annonce une initiative franco-allemande au Conseil européen de décembre consacré à la Défense. Les discussions avancent sur la constitution d'une force de réaction rapide, de battlegroups avec des perspectives nouvelles sur l'engagement, sur la mise en place de normes communes et sur la mutualisation de capacités et d'équipements. Un travail qui s'annonce lent et délicat mais pertinent si on veut bien regarder un peu plus loin que le bout de sa Minimi.

 

La France s'est d'ailleurs bien gardée de ne pas sacrifier totalement la BFA avec la suppression du 110e RI. Elle conserve son contingent basé à Mullheim au sein de l'état-major et du bataillon de commandement et de soutien (environ 600 personnes). Elle remplacera au sein de la BFA un régiment d'infanterie qui pourrait être le 1er RI de Sarrebourg ou le 152e RI de Colmar (l'heureux élu restera en France).

 

Pour l'heure, on peut difficilement affirmer comme Jean-Yves Le Drian que la décision " n'entame en rien le plein engagement de la France au sein de la BFA ". Le remplaçant du 110e RI aura des " capacités d'actions supérieures ".

 

Mais si la volonté politique existe, la brigade franco-allemande peut servir de terrain d'expérimentation, devenir le bras armé d'une politique étrangère commune (la prudence allemande tempérant l'activisme français et vice-versa). Oui, là aussi, vous pouvez sourire. On est loin du compte si on se souvient des grimaces d'Angela Merkel au moment de l'opération en Libye.

 

Mais rien n'empêche d'y travailler sérieusement, de suivre cette piste encore un peu nébuleuse. D'ailleurs au sein des accords qui régissent la BFA, d'autres nations peuvent intégrer son état-major. De là à parler de défense européenne, il reste des années de tractations et surtout des mentalités à changer...

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:55
Les Spahis devraient échapper à la rigueur de la Loi de programmation militaire

l01/10/2013 ledauphine.com

 

On devrait savoir cette semaine quel est le régiment de cavalerie qui sera dissous par le ministre de la Défense, au nom de la rigueur imposée à la Loi de programmation militaire (LPM). A priori, ce ne sera pas le 1er Régiment de Spahis, basé à Valence. Et l’unité ne sera pas appelée non plus à rejoindre un autre quartier, dans une autre ville, comme un autre régiment de cavalerie va devoir le faire d’après les informations données à la commission de la Défense du Sénat la semaine dernière par le général Ract-Madoux, chef d’État-major de l’armée de Terre.

 

En clair, la LPM ne devrait pas affecter la base de défense de Valence. Il est vrai que la décision aurait été un crève-cœur pour le général Ract-Madoux, qui fut le 1995 à 1997 le chef de corps du 1er Régiment de Spahis, l’unité la plus décorée de l’Arme blindée Cavalerie… La LPM devrait d’ailleurs engager plus avant encore la réflexion sur le matériel qui succédera à l’AMX 10 RCR, dont les Spahis sont dotés.

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 12:45
Mali : visite du CEMAT

17/09/2013 Sources : EMA

 

Les 12 et 13 septembre 2013, le général d’armée Bertrand Ract-Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), a rendu visite aux militaires de l’armée de Terre déployés au Mali à Gao, Kidal et Bamako.

 

A son arrivée à Gao, le général d’armée Ract Madoux a rejoint le poste de commandement (PC) de l’opération Dragon au Nord de Gao, à bord d’un hélicoptère Puma. Sur place, le chef de corps du GTIA Désert lui a présenté l’opération en cours qui visait à sécuriser la zone entre Tessalit et Gao et à affaiblir dans la durée les groupes terroristes par le biais d’un contrôle de zone (conduite de patrouille et de fouille). Le CEMAT s’est ensuite rendu à Kidal. Lors de son intervention devant les troupes, il a fait part de son admiration et de sa fierté face au travail accompli par la force Serval au cours de cette mission.

 

Le lendemain matin, à Bamako, le CEMAT s’est adressé aux militaires de l’armée de Terre lors d’une cérémonie des couleurs à l’aéroport. Il s’est ensuite rendu au centre de formation de l’armée Malienne de Koulikoro, où il a rencontre les militaires français qui encadrent ou participent à la formation dans le cadre de la mission européenne EUTM. Avant d’achever sa visite, le CEMAT a rencontré le chef d’état-major général de l’armée Malienne, le général Dembelé, et le commandant de la MINUSMA, le général Kazura.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, tout en appuyant le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

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