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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 19:55
Forum DGA innovation : Investir dans l’innovation pour faire face aux menaces

 

26/11/2015 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a organisé le jeudi 26 novembre sur le campus de l’école polytechnique à Palaiseau (Essonne) le 4e Forum DGA Innovation. Ce forum sera l’occasion de présenter plus de 100 nouveaux projets dont une vingtaine de démonstrations dans des domaines aussi variés que les communications, les matériaux performants, l’énergie ou encore la santé.

 

Portés principalement par des PME, des laboratoires et des étudiants doctorants, ces projets sont tous soutenus par les dispositifs d’appui techniques et financiers mis en place par la DGA. L’un d’entre eux, le dispositif RAPID (régime d’appui aux PME/ETI pour l’innovation duale), a ainsi vu ses crédits augmentés de 25 % sur trois ans pour atteindre 50 millions d’euros en 2015.

 

Ces innovations seront au cœur de nos futurs systèmes de défense. Elles sont le fruit de la politique volontariste en la matière du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui avait lancé, il y a trois ans, le Pacte Défense PME et témoignent de la vision à long terme portée par la DGA.

 

Le Forum DGA Innovation 2015 rassemble 850 acteurs : patrons de PME, représentants des grands maîtres d’œuvres industriels, responsables de laboratoires, acteurs de la recherche académique, doctorants. Il se déroule autour d’un village exposition de 10 stands, de rencontres B2B organisées entre PME innovantes, grands maîtres d’œuvre et investisseurs, et d’ateliers permettant aux innovateurs d’identifier les grandes orientations technologiques et scientifiques de la DGA.

 

Au cours de la séance plénière qui réunira les acteurs clés de l’innovation et de la recherche de Défense, trois doctorants seront mis à l’honneur par le délégué général pour l’armement, Laurent Collet-Billon. Près de 450 thèses, majoritairement dédiées aux sciences de la matière et du vivant, mais aussi aux sciences humaines et sociales, sont à ce jour financées ou cofinancées par la DGA dans le but de soutenir la recherche et l’innovation.

 

Lancer la visite virtuelle

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 16:55
SIMBAA veut s'envoler au Bourget

 

22/06/2015  Domenico Morano  - DICOD

 

François Vanfleteren, directeur de la PME Lineo, représente son entreprise sur le stand de la Défense. Son projet, SIMBAA, s’intègre dans le dispositif RAPID (régime d’appui aux PME pour l’innovation duale) mis en place par la Direction générale de l’armement.

 

Qu’est-ce que le projet SIMBAA ?

Il s’agit d’un projet de R&D destiné à produire des composites innovants renforcés par des fibres naturelles de lin. Nous avons développé des voiles de fibres longues utilisées par la suite comme renforts. La France est le premier producteur mondial de lin, dont la production provient principalement de Normandie, région où mon entreprise est située. L’un des enjeux était de lier les fibres de lins entre elles et de les configurer pour les différentes applications ciblées.

 

Quelles sont ces applications ?

Nous ciblons le transport dans son ensemble : l’automobile, le ferroviaire et l’aéronautique. Ce sont autant de secteurs potentiellement intéressés par l’utilisation du lin. L’un des attraits de cette matière est son poids réduit, qui entraîne une diminution de la consommation énergétique. Le lin a une densité très faible, l’aéronautique peut s’en servir pour alléger des matériaux composites en remplaçant les fibres de verre et de carbone par des fibres de lin. Il est possible également de mêler ces matières pour créer des produits rigides mais légers. Par ailleurs, au sein du projet SIMBAA, nous avons développé des solutions pour répondre aux exigences feu du secteur aéronautique, et notamment en termes d’autoextinguibilité (1).

 

Quel est votre lien avec la Défense ?

Lineo, en tant que PME, a bénéficié d’un accompagnement de la DGA au sein du  dispositif RAPID. De ce soutien est né le projet SIMBAA, qui nous a permis de cibler l’aéronautique comme l’automobile. Cet accompagnement, s’il est en partie financier, se traduit aussi par un soutien technique. De la sorte, nous faisons régulièrement le point avec la DGA pour synthétiser les grandes lignes, parler des problématiques que nous rencontrons et envisager ensemble des solutions. De plus, cet accompagnement nous permet de bénéficier d’une visibilité accrue – à l’instar de notre présence au Salon du Bourget sur le stand du ministère – et d’entrer en contact avec des industriels déjà positionnés sur les marchés militaires et aéronautiques.

(1)  Caractère d’une substance pouvant brûler dans une flamme mais s'éteignant d'elle-même dès qu'on la retire.

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 17:55
Le forum innovation DGA comme si vous y étiez


20/11/2014 DGA

 

Le forum innovation DGA comme si vous y étiez grâce à une visite virtuelle. Cet événement majeur de la recherche et de l’innovation duale s'est déroulé le 20 novembre à l'école polytechnique de Palaiseau.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 10:55
La DGA présente le premier sonar 3D compact de navigation multi-missions pour navires militaires ou civils

 

28/10/2014 DIRECTION GÉNÉRALE DE L’ARMEMENT

 

La Direction générale de l’armement (DGA) présente MUSE, le premier sonar 3D compact de navigation multi-missions à usage dual, sur le stand du ministère de la Défense au salon Euronaval du 27 au 31 octobre 2014. Cette innovation, utilisable par des navires de surface militaires comme civils, est développée par la société IXBLUE, en collaboration avec l'École nationale supérieure de techniques avancées (ENSTA), grâce au soutien de la DGA dans le cadre du dispositif RAPID (1).

 

Le sonar 3D MUSE est un assistant à la navigation. Il réalise la cartographie du fond en haute résolution, mesure la vitesse par rapport au fond, représente l’environnement en 3D et détecte tout objet situé entre la surface et le fond, dans un rayon allant jusqu’à 1 km: iceberg, mine, conteneur, etc. Enfin, il peut identifier les objets immergés en temps différé grâce à l’utilisation d’algorithmes spécifiques et l’éclairage de l’objet observé sous différents angles.

 

Les premiers essais, réalisés en 2013 avec la DGA et la marine nationale, ont permis d’aborder l’application sous l’angle de la détection des mines de surface et dérivantes. Début 2015, de nouveaux essais permettront de vérifier la qualité de la mesure de vitesse par rapport au fond et le recalage géographique sur les caractéristiques des fonds marins. Puis des tests en conditions quasi-opérationnelles auront pour objet la détection à très grande distance (+ de 500m) de différents types d’objets.

 

(1) RAPID (Régime d’appui pour l’innovation duale),  doté d’une enveloppe annuelle de 50 M€ en 2015, concerne les projets de recherche industrielle ou de développement expérimental à fort potentiel technologique portés par des PME et ETI, présentant des applications militaires et ayant aussi des retombées pour les marchés civils.

 

MUSE est présenté sur l’espace institutionnel Défense, Hall 2 stand E4-F7pendant Euronaval 2014.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 17:55
Bora : le remède anti-bulle du plongeur de demain

Bora est un système de détection de bulles contre les accidents de décompression

 

27/10/2014 DGA

 

La PME BF Systèmes a développé dans le cadre du dispositif de subvention Rapid de la DGA un système de détection de bulles dont l’objectif est de prévenir les accidents de décompression des plongeurs militaires et civils.

 

Tous les plongeurs vous le diront, en plongée, on ne fait pas ce qu’on veut quand on veut et surtout, on ne sort jamais sans ces bonnes vieilles tables de plongée. À quoi servent-elles ? À calculer la durée à respecter pour remonter à la surface, en fonction de la profondeur et du temps passé au fond. Objectif : éviter les accidents de décompression qui surviennent en général dans l’heure qui suit la plongée. C’est-à-dire éviter que les gaz présents dans l’organisme ne se transforment en bulles lors de la remontée entrainant un accident certain, suivant le principe physique de la loi de Henry. Oui mais voilà… avec encore près de 1 accident de décompression sur 15 000 plongées, il semblerait que ces tables, calculées il y a 50 ans, aient fait leur temps ! « Ce chiffre peut sembler dérisoire, mais lorsqu’on le transpose à l’échelle du ministère de la Défense qui réalise près de 150 000 plongées par an, c’est encore trop ! », explique Axel Barbaud, PDG de la société BF Systèmes.

 

Une sonde acoustique de quelques centimètres

 

Partant de ce constat, l’entrepreneur a imaginé un appareil permettant de détecter en temps réel la moindre anomalie et de permettre au plongeur de prendre la bonne décision. Comment ça marche ? Ce petit capteur, placé à même la peau, près du cœur, mesure après la plongée le taux de bulles présent dans l’organisme. Sa sonde acoustique, à la façon d'un doppler, envoie les signaux enregistrés vers notre plate-forme d'interprétation des résultats. Si les procédures de plongée génèrent trop de bulles, ce qui signifie qu'elles présentent un risque, le système va proposer des recommandations. Il s'agit donc d'un système global qui va de la prise de mesure jusqu'à l’analyse de risque et la recommandation. « Grâce à nos observations, nous sommes aujourd’hui capable de déterminer des profils de plongeurs. L’idée est de faire évaluer les procédures et de réinventer ces fameuses tables car le corps d’un plongeur australien aguerri ne réagit forcément pas de la même façon que celui d’un débutant en mer Baltique. Pourtant, les tables de plongées ne prennent pas en compte ces facteurs. » In fine, l’objectif de cette PME ambitieuse est que chaque plongeur puisse utiliser ce petit capteur afin de détecter en temps réel la moindre anomalie et le cas échéant se rendre au caisson hyperbare le plus proche comme c’est le cas lors d’un accident de décompression. « Cela concerne bien évidemment les plongeurs de la marine nationale mais également ceux de l’industrie pétrolière ou encore les plongeurs loisirs. » Les tunneliers et astronautes, subissant également des variations de pression, pourraient aussi profiter de cette technologie.

 

Rapid & prometteur !

 

« Ce projet a commencé en 2009 lorsque j’ai soumis mon dossier à la DGA par une simple candidature en ligne au programme Rapid qui venait tout juste d’être créé. » Plus qu’une belle opportunité, c’est toute l’entreprise qui s’est structurée avec l’obtention du Rapid. Recrutement des ingénieurs, qualification et réalisation de prototypes… « Nous sommes même allés tester le système Bora au Groenland avec les plongeurs de l’expédition Under the Pole. Bien sûr, nous nous sommes appuyés sur l’expertise des instituts Langevin et I3S du CNRS et sur l’IRBA du ministère de la Défense » Actuellement, BF Systèmes livre une présérie de dix capteurs à ses partenaires avant une prochaine commercialisation.

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 14:55
Les opérateurs de la société Delair-Tech lors de la démonstration du DT-26 sur le camp de Souge.

Les opérateurs de la société Delair-Tech lors de la démonstration du DT-26 sur le camp de Souge.

 

12/09/2014 Paul Hessenbruch  -  DICOD Economie et technologie

 

La 3e édition de l’UAV Show s’est déroulée du 9 au 11 septembre 2014 sur la base aérienne 106 de Bordeaux - Mérignac. Le ministère de la Défense, représenté par la Direction générale de l’armement (DGA),  y présentait des projets innovants.

 

Lors de la 3e édition du salon du drone, l’UAV Show, qui s’est tenu à Bordeaux – Mérignac du 9 au 11 septembre, la Direction générale de l’armement (DGA) a présenté le drone DT-26 de la société Delair-Tech.  Conçu dans le cadre du dispositif RAPID (régime d'appui pour l'innovation duale) destiné aux PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire), ce drone de 8Kg est capable d’effectuer des missions de reconnaissance et détecter automatiquement des anomalies comme la présence de personnes et de véhicules, des fuites d’huile ou de gaz, etc.

 

« Ce qui a séduit la DGA pour participer au financement de notre drone, c’est la dualité des missions qu’il sera capable d’effectuer à terme. On peut en effet imaginer qu’il soit utilisé dans le civil  mais aussi qu’il puisse avoir des applications militaires », explique Marion Baroux, la responsable commerciale de la société.

 

Lors du salon, la société a ainsi pu effectuer des vols de démonstrations sur le camp de Souge, pour montrer au public présent la mise en œuvre et les capacités du drone.

 

Durant les deux jours du salon, des conférences, ateliers, rendez-vous d’affaires et démonstrations dynamiques ont permis aux professionnels du marché d’échanger sur le développement des applications dans des domaines aussi variés que le bâtiment, l’agriculture, la sureté, la sécurité et la prise de vue.

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 11:55
Les innovations technologiques des PME françaises pour la Défense

La caméra Cat eye permet de voir avec une précision extrême, de jour comme de nuit - photo lheritier-alcen.com

 

2 juillet 2014 Véronique Moreau - RFI

 

Tous les deux ans, le salon Eurosatory accueille au parc des expositions de Villepinte, pas très loin de Paris, des centaines d'exposants et de visiteurs du monde entier spécialisés dans le domaine de la Défense. On y trouve de tout : des tenues de camouflage aux armes les plus sophistiquées, en passant par les tanks et les hélicoptères dernière génération. Dans cette immense foire militaro-industrielle, trois nouveautés ont retenu l'attention de notre reporter, Véronique Moreau : ces drôles d'objets ont en commun d'être fabriqués par des PME françaises et peuvent tout aussi bien servir sur un champ de tir que dans le civil.

 

Ecouter sur RFI

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 11:55
Jean-Luc Logel, président Eden Cluster - photo Centralp

Jean-Luc Logel, président Eden Cluster - photo Centralp

 

11-06-2014 propos recueillis par Erick Haehnsen -  info.expoprotection.com

 

En avant-première d'Eurosatory 2014 (du 16 au 20 juin à Paris-Nord-Villepinte), voici l'interview du président d'Eden Cluster qui rassemble 130 PME de la Défense et de la sécurité.

 

Pouvez-vous nous rappeler ce qu'est Eden Cluster ?

 

Il s'agit d'un mouvement d'initiative privée qui regroupe des PME duales, c'est-à-dire des PME qui fournissent à la fois les secteurs de la Défense et de la sécurité civile. Ces PME rejoignent Eden Cluster dans le but de ''chasser en meute''  et de développer leurs parts de marché à l'export. Ce regroupement est né durant l'édition 2008 du salon Eurosatory. Au début, il n'y avait que des PME de la région Rhône-Alpes. A présent, nous comptons Eden-Bretagne, Eden-Centre et Eden-PACA. D'autres régions, comme l'Aquitaine et l'Alsace, sont entrain de nous rejoindre. A l'heure actuelle, Eden Cluster représente 130 PME qui réalisent un chiffre d'affaires de 1 milliard d'euros dont 55% à l'export et emploient 9 000 salariés.

 

Quel est l'intérêt de développer des technologies duales ?

 

Regardez ma société, Centralp. Elle conçoit et fabrique des systèmes électroniques et des logiciels embarqués pour 15% de notre chiffre d'affaires à destination du secteur militaire, sûreté et sécurité. Et tout le reste de l'activité concerne les secteurs du transport, du médical et de l'industrie. D'ailleurs, en moyenne, les PME d'Eden Cluster développent moins de 20% de leur chiffre d'affaires dans le secteur militaire. La raison est simple : elles diversifient ainsi leurs débouchés afin d'assurer la pérennité de leur entreprise. C'est important car les lois de programmation militaire réduisent constamment le budget alloué aux industries de Défense. En revanche, en travaillant pour le secteur militaire, les PME peuvent bénéficier de la procédure Rapid (Régime d'appui PME pour l'innovation duale) de la DGA qui propose des subventions pour financer la R&D à hauteur de 50% à 80% du montant du projet.

 

Suite de l’entretien

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 11:55
Dossier : l'innovation à coeur

 

Investisseur avisé de la défense, la DGA prépare l’avenir. Elle porte une attention particulière au développement de la base industrielle et technologique de défense (BITD) en France. Ainsi, elle finance à hauteur de 90 M€ des projets d’innovation. En 2013 elle a donc soutenu avec ses partenaires de recherche quelque 270 projets. Parmi eux : 64 projets Rapid*, 39 projet Astrid**, 140 thèses et 14 projets du fonds unique interministériel (FUI). La DGA s’est également impliquée dans la stratégie nationale de recherche et a poursuivi son partenariat privilégié avec l’agence nationale de recherche (ANR), contribuant aux 9 « défis sociétaux » duaux pilotés par l’ANR et au défi Descartes sur l’autonomie énergétique.

 

*Rapid : régime d’appui aux PME pour l’innovation duale
**Astrid : accompagnement spécifique des travaux de recherche et d’innovation défense

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 18:55
Innovation : Robco, le robot compagnon

 

 

Grâce à ses 5 caméras et à son étanchéité totale, ce petit robot est capable d’effectuer des missions de reconnaissance en milieux difficiles et humides (grottes, bouches d’égouts…). Plus étonnant encore : son ingénieux système de couplage magnétique lui permet d’évoluer sur des parois verticales. Et cerise sur le gâteau : la structure de ce robot est réalisée au moyen d’une imprimante 3D. Signé R&D Tech France, une PME rennaise en plein essor, ce projet a été financé en partie par la DGA dans le cadre d’une procédure RAPID. Pour tout savoir, regardez notre reportage.

 

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 11:55
photo Subsea Tech

photo Subsea Tech

 

28/04/2014 Economie et technologie

 

L’entreprise Subsea Tech a développé* un nouveau modèle de robot doté d’un système de communication laser comparable au Wi-fi terrestre. Baptisé « Lamparo », ce projet fait aujourd’hui la fierté de la PME marseillaise spécialisée dans la conception et la fabrication de robots sous-marins. Interview de son président, Yves Chardard.

 

Vous avez mis au point un système de Wifi sous-marin, de quoi s’agit-il ?

Ce projet consiste à développer un système de communication sous-marine par voie optique. L’idée, c’est de remplacer l’actuelle technologie sans fil acoustique par un système laser. Nous l’appelons Wi-fi sous-marin car il a plusieurs points communs avec le Wi-fi terrestre que tout le monde connaît. Il permet de transmettre une très grande quantité d’informations, et ce, à la vitesse de la lumière, le tout à quelques dizaines voire centaines de mètres de distance.

 

En quoi est-il révolutionnaire ?

À titre de comparaison, c’est à peu près la même révolution que lorsque l’on est passé du téléphone classique au sans-fil ! Aujourd’hui, il n’existe pas de moyen de communication sous-marin sans fil à si haut débit. Le projet Lamparo va nous donner la possibilité de passer de grandes quantités d’informations sans l’inconvénient d’un câble et avec des performances en débit bien plus élevées que par acoustique ! Il va permettre de franchir de nouvelles barrières en termes de portée optique sous-marine et de débit pour atteindre les performances équivalentes à celle du Wifi terrestre. La transmission en un temps record de données de type vidéo ou sonar pourra se faire depuis notre petit robot sous-marin vers la surface sur un navire ou vers les plateformes pétrolières dans le civil par exemple. Les communications sont également possibles entre plusieurs robots sous-marins.

 

Quel est le rôle de la DGA dans ce projet ?

La DGA est financeur à travers le dispositif Rapid pour les innovations duales, mais pas seulement. Elle a aussi un rôle précieux de suivi et de conseil, puisqu’elle intervient dans les revues techniques pour réorienter si besoin les avancées du projet.

 

À quelle étape en êtes-vous aujourd’hui ?

Nous avons commencé les premiers essais il y a deux ans, en eau claire, en Méditerranée avec des lasers rouges, les plus conventionnels. Depuis, nous sommes passés à d’autres longueurs d’ondes, notamment des lasers bleus qui permettent d’avoir une portée plus importante et enfin des lasers avec une fréquence adaptée pour communiquer dans les milieux « turbides », c’est-à-dire avec une visibilité plus restreinte. Pour cela, nous avons fait des essais en bassin et en milieu naturel en Bretagne car les eaux y sont moins claires qu’en Méditerranée. Aujourd’hui, nous sommes en phase finale du projet Lamparo. Ce Wi-fi sous-marin devrait d’ailleurs être commercialisable à l’horizon 2015. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, puisque nous envisageons déjà d’améliorer ses performances !

* avec ses partenaires Oxxius et III-V Lab ainsi que ses sous-traitants LCFIO, Eiscom et Thales

 

Subsea Tech a développé un nouveau modèle de robot doté d'un système de communication laser comparable au Wi-fi terrestre

 

Lamparo en chiffres

 

- 70 cm de long, 26 cm de large et 22,4 cm de hauteur ;

- un poids de 9 kilos ;

- un débit d’informations entre 10 et 50 méga bits par seconde ;

- une vitesse de circulation de l’information de 300 000 km par seconde, soit la vitesse de la lumière (contre 1 500 m par seconde par voie acoustique sous-marine).

- Une portée déjà supérieure à 35 m mais en constante amélioration

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 17:55
Les robots sous-marins ont aussi leur Wi-fi

 

14/04/2014 DGA

 

L’entreprise Subsea Tech a développé* un nouveau modèle de robot doté d’un système de communication laser comparable au Wi-fi terrestre. Baptisé « Lamparo », ce projet fait aujourd’hui la fierté de la PME marseillaise spécialisée dans la conception et la fabrication de robots sous-marins. Interview de son président, Yves Chardard.

 

Vous avez mis au point un système de Wifi sous-marin, de quoi s’agit-il ?

Ce projet consiste à développer un système de communication sous-marine par voie optique. L’idée, c’est de remplacer l’actuelle technologie sans fil acoustique par un système laser. Nous l’appelons Wi-fi sous-marin car il a plusieurs points communs avec le Wi-fi terrestre que tout le monde connaît. Il permet de transmettre une très grande quantité d’informations, et ce, à la vitesse de la lumière, le tout à quelques dizaines voire centaines de mètres de distance.

 

En quoi est-il révolutionnaire ?

À titre de comparaison, c’est à peu près la même révolution que lorsque l’on est passé du téléphone classique au sans-fil ! Aujourd’hui, il n’existe pas de moyen de communication sous-marin sans fil à si haut débit. Le projet Lamparo va nous donner la possibilité de passer de grandes quantités d’informations sans l’inconvénient d’un câble et avec des performances en débit bien plus élevées que par acoustique ! Il va permettre de franchir de nouvelles barrières en termes de portée optique sous-marine et de débit pour atteindre les performances équivalentes à celle du Wifi terrestre. La transmission en un temps record de données de type vidéo ou sonar pourra se faire depuis notre petit robot sous-marin vers la surface sur un navire ou vers les plateformes pétrolières dans le civil par exemple. Les communications sont également possibles entre plusieurs robots sous-marins.

 

Quel est le rôle de la DGA dans ce projet ?

La DGA est financeur à travers le dispositif Rapid pour les innovations duales, mais pas seulement. Elle a aussi un rôle précieux de suivi et de conseil, puisqu’elle intervient dans les revues techniques pour réorienter si besoin les avancées du projet.

 

À quelle étape en êtes-vous aujourd’hui ?

Nous avons commencé les premiers essais il y a deux ans, en eau claire, en Méditerranée avec des lasers rouges, les plus conventionnels. Depuis, nous sommes passés à d’autres longueurs d’ondes, notamment des lasers bleus qui permettent d’avoir une portée plus importante et enfin des lasers avec une fréquence adaptée pour communiquer dans les milieux « turbides », c’est-à-dire avec une visibilité plus restreinte. Pour cela, nous avons fait des essais en bassin et en milieu naturel en Bretagne car les eaux y sont moins claires qu’en Méditerranée. Aujourd’hui, nous sommes en phase finale du projet Lamparo. Ce Wi-fi sous-marin devrait d’ailleurs être commercialisable à l’horizon 2015. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, puisque nous envisageons déjà d’améliorer ses performances !

 

* avec ses partenaires Oxxius et III-V Lab ainsi que ses sous-traitants LCFIO, Eiscom et Thales

 

Lamparo en chiffres

- 70 cm de long, 26 cm de large et 22,4 cm de hauteur ;

- un poids de 9 kilos ;

- un débit d’informations entre 10 et 50 méga bits par seconde ;

- une vitesse de circulation de l’information de 300 000 km par seconde, soit la vitesse de la lumière (contre 1 500 m par seconde par voie acoustique sous-marine).

- Une portée déjà supérieure à 35 m mais en constante amélioration

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 11:55
Innovation : la boussole épicritique : le guidage tactile (3/12)

 

11/04/2014 DGA

 

Faire passer des messages simples ou élaborés sans les yeux, la bouche ou les mains, c’est possible grâce à la boussole épicritique. Ce système, composé de cellules vibrantes disposées sur une ceinture, est piloté à distance par une simple application Android sur smartphone.

 

Avancer, reculer, stop ! Toutes les informations sont transmises sur la peau. Astucieux et surtout universel… Si le principe a été inventé en 1986 par Jean-Claude Germain (PDG de Caylar) puis embarqué à bord d’une navette spatiale en 1988 pour des tests avec Jean-Loup Chrétien, la commercialisation n’a jamais semblé aussi proche. En effet, la boussole épicritique pourrait bien faire l’objet dans les prochains mois d’une procédure Rapid entre la DGA et cette PME implantée dans l’Essonne.

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 18:55
Hercule Hv3 photo innorobo

Hercule Hv3 photo innorobo

9 avr. 2014 RB3D

 

Le premier exosquelette européen, développé par la PME française RB3D, est soutenu depuis le début par la DGA, à travers le dispositif Rapid (régime d'appui pour l'innovation duale).

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 17:55
Innovation 2/12 : la nuit, toutes les Kameleon voient en couleur


07/04/2014 DGA

 

Très remarquée lors du forum de l’innovation, la technologie intégrée à la caméra Kameleon inventée par la société Photonis, est une petite révolution. Filmer en couleur la nuit et le jour est désormais possible grâce à un tout nouveau capteur CMOS. Découvrez l’histoire de ce projet Rapid avant le lancement officiel en juin prochain à Eurosatory.

 

Avant, pour filmer de jour et de nuit il fallait deux caméras. Et la vision nocturne était pour le moins assez particulière. En effet, seules les technologies infrarouge et thermique rendaient la chose possible. Résultat : des images monochromes et dépourvues de toute nuance. Du noir et vert, du noir et rouge ou encore du noir et blanc… en somme, une hérésie pour le moindre quidam à l’ère de l’image numérique dans n’importe quel salon particulier peu nécessiteux de vision nocturne ! Une habitude acceptée et maitrisée pour les opérationnels.

 

Mais ça, c’était avant

Le défi technologique est colossal. Beaucoup s’y sont cassées les rétines. Parmi les prétendants il y avait même des grands groupes. Damien Letexier, docteur et ingénieur en recherche et développement chez Photonis et sa petite équipe ont quant à eux vaincu le mauvais œil. Grâce à un travail acharné, le challenge est relevé ! Le secret ? Un capteur CMOS ultra-sensible capable de détecter le moindre photon (particule de lumière), même dans la pénombre.

« Au départ, nous avancions à tâtons, convaincus tout de même qu’une solution technologique existait, se souvient Damien Letexier. Nous avons cherché du côté de la répartition spectrale (la palette des couleurs dans la lumière visible) et ajusté la balance des blancs afin de comprendre dans quelle partie du spectre nous manquions de sensibilité. » Préciser le problème fournit souvent la moitié de la solution. Bonne pioche.

« Pour pallier ce manque, nous avons ainsi décidé de ne pas filtrer certains pixels et avons ensuite cherché le bon algorithme. Celui qui allait permettre une bonne reconstruction colorimétrique ». En plus clair, il s’agit de jouer entre la proportion de sensibilité à la lumière, la proportion de couleur et de trouver un compromis satisfaisant.

 

Trouver le bon compromis

Aujourd’hui, c’est chose faite. Et en un temps record ! Dix-huit mois. Tout juste le bon timing pour profiter d’une procédure Rapid. « Au-delà de l’apport financier, l’intérêt que la DGA a porté à Kameleon, nous a surtout permis d’avoir la confirmation que notre projet correspondait effectivement à un segment de marché. Une prise de risque partagée et un geste de confiance que nous attendions pour nous lancer sereinement dans nos recherches », explique Emmanuel Nabet, responsable marketing & stratégie du groupe Photonis. « Concrètement, nous avons aussi pu investir dans du matériel », poursuit Damien Letexier. RAPID, une aubaine pour cette entreprise dont les activités sont historiquement concentrées sur les marchés de défense et qui voit aujourd’hui de nouvelles et prometteuses perspectives.

 

Des perspectives utiles, parfois inattendues …

Si Thales, Sagem, Cassidian optronics… des mastodontes de l’armement, travaillent déjà à l’intégration du système dans les équipements des forces, ce sont aussi de tous nouveaux partenaires qui pointent le bout de leur nez, « alléchés » par la découverte inédite et unique. Dans le domaine biomédical, le capteur CMOS pourrait bien permettre des avancées spectaculaires par la visualisation en couleur jusqu’alors impossible de certaines réactions chimiques. Idem en gériatrie, pour surveiller par exemple le flux sanguin sous la peau afin d’éviter les œdèmes veineux.

Mais ce sont des applications bien plus inattendues qui sont déjà en marche, notamment dans le domaine de l’environnement. La vie nocturne des ours polaires sera très bientôt étudiée grâce à Kameleon. Et afin de respecter les engagements du Grenelle de l’Environnement, la petite caméra pourrait bien veiller sur les automobilistes alors que sera effective la diminution programmée de l’éclairage public la nuit sur les routes de France. Pour Kameleon, la voie semble toute tracée.

 

Photonis en chiffres

1937 - année de création à Brive-la-Gaillarde

1 000 personnes dans le monde

170 millions d’euros de CA annuel

90% du CA réalisés à l’export

70% d’activité militaire

40 brevets en cours

6% du CA consacrés à la R&D et 10% en France

2013 - création de 2 nouveaux sites, Singapour et Frisco (Texas -USA)

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 12:55
Partenariat ONERA avec la start-up COEXEL

 

20.12.2013 - Intelligence économique

 

Coexel, start-up dans le domaine de l'intelligence économique bénéficiera pendant deux ans des compétences de l'Onera dans le domaine du traitement de l'information.

 

Ce projet de partenariat, véritable tremplin technologique pour la start-up, permettra l'expérimentation et le développement d'applications innovantes duales défense / civil.

 

Basés sur des techniques d'intelligence artificielle et d'analyse sémantique, les travaux doteront entre autres l'outil de veille mytwip - produit phare de Coexel - de puissantes fonctionnalités pour le suivi, l'explication et la détection de ruptures sur les marchés des technologies.

 

Les partenaires bénéficient du dispositif de financement Rapid (régime d'appui pour les innovations duales) destiné à soutenir les projets d'innovation stratégique des PME et des ETI. Ce dispositif est mis en œuvre par la Direction générale de la compétitivité, de l'industrie et des services (DGCIS) et la Direction générale de l'armement (DGA).

 

« Ce projet accélère la maturation et la validation des technologies Onera pour les applications de business intelligence. Il démontre la capacité de nos équipes à répondre aux enjeux actuels du traitement de l'information, en collaborant avec des entreprises à la pointe dans leur domaine » déclare Jean-Denis Muller, directeur du département Traitement de l'information et modélisation à l’Onera.

 

Pour Vincent Boisard, Président de Coexel,  « Ce projet va permettre de développer et d’optimiser des algorithmes avancés, puis de les tester auprès d’une large communauté d’utilisateurs spécialisés dans les secteurs de la défense, de l’aéronautique et du spatial. Il va permettre de valoriser la solution de veille mytwip pour répondre aux problématiques de Business Intelligence sur internet. »

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 08:55
Les acheteurs du secteur [Défense] veulent améliorer leur image

 

21/11 Matthieu Quiret, Les Echos

 

Pour les PME, un nouveau dialogue s'instaure avec la DGA et les grands groupes. L'enjeu se trouve à l'export.

 

Le 7 novembre, des représentants du ministère de la Défense sont venus à la Chambre de commerce et de l'industrie de Nice mobiliser les PME de la région pour qu'elles participent aux appels d'offres des armées. Objectif des acheteurs de la Défense : chasser la mauvaise image du secteur. «  C'est une réputation injuste », juge l'un des participants, le médiateur de l'achat public, Jean-Lou Blachier. Pour lui, «  le ministère est l'un des meilleurs élèves de l'achat public. Sur les 230 demandes de médiation que nous avons reçues en dix mois, aucune ne concernait ce secteur. » Il rappelle que les PME ont souffert des gros soucis de délais de paiement que le logiciel Chorus du ministère avait entraînés, mais des améliorations ont été apportées. De même, il estime qu'une réunion comme celle de Nice démontre la volonté de ne pas « massifier » ces appels d'offres, une tendance des acheteurs qui est mortifère pour les PME.

 

Subventions à l'innovation

 

Même son de cloche chez Eden, la grappe lyonnaise qui regroupe plus de 100 PME sur les secteurs défense, sécurité et sûreté. Son président Jean-Luc Logel salue le pacte PME Défense : «  Cela va dans le bon sens. La cellule PME de la Délégation générale à l'armement est très attentive, nous avons un dialogue constructif avec eux. Ce n'était pas le cas il y a dix ans. » Il cite notamment le dispositif Rapid, qui réserve aux PME des subventions à l'innovation. D'après lui, le bras de fer qui existe entre les grands groupes et leurs fournisseurs reste vif, mais là encore un dialogue récemment s'est instauré, notamment grâce au pacte. «  Je connais même le cas d'une PME, le fabricant de câbles Procaly, qui était en conflit avec un grand donneur d'ordre. Son dirigeant a pu apaiser les tensions en évoquant le pacte. »

 

Pour Jean-Luc Logel, il s'agit de se rapprocher des bonnes relations qu'entretiennent les groupes allemands avec leurs PME. «  Les sous-traitants français sont encore trop infantilisés. Par exemple, dans les marchés à l'étranger, lors des négociations des compensations, les groupes ne veillent pas suffisamment à éviter que les PME ne se retrouvent minoritaires dans les coentreprises, un danger pour leur propriété intellectuelle. » Pour Eden, le véritable enjeu devient plus l'exportation que le marché français. «  Celles qui survivent travaillent à l'export ou pour des groupes tournés vers les marchés étrangers. »

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 19:55
Défense : Jean-Yves Le Drian cajole les PME

 

21/11/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les PME, creuset de l'innovation, sont chouchoutées par le ministre de la Défense qui a lancé il y a un an le "Pacte Défense PME" pour les rapprocher des grands groupes


 

Les 30.000 PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire) travaillant avec le ministère de la Défense, premier acheteur public de l'Etat, vont-elles passer la crise budgétaire sans trop de casse ? Un an après le lancement du "Pacte Défense PME", le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a fait ce jeudi un premier bilan lors du Forum Innovation de la DGA.

Le ministre, qui inscrit sa stratégie pour les PME et ETI dans la durée, a assuré que ce Pacte a permis "une meilleure prise en compte des PME dans nos stratégies d'achat. Aujourd'hui, le ministère de la Défense pense PME, quelle que soit sa stratégie d'achat. Il étudie systématiquement le positionnement des PME, et définit en conséquence des stratégies d'achats adaptées".

Les PME représentent entre 10 % et 15 % des achats du ministère de la Défense. Soit entre 6 % et 8 % des contrats d'armement et 40 % hors armement (achats courants).

 

Plusieurs cas difficiles résolus

Six grands groupes (DCNS, EADS, MBDA, Nexter, Safran et Thales), ont déjà signé une convention pour améliorer leurs relations avec les PME. Deux autres conventions vont être signées au début de l'année (Dassault Aviation et Renault Trucks Défense).

"Au-delà de la systématisation de ces échanges (entre les grands groupes et les PME, ndlr), qui constituent en soi un changement culturel majeur, l'efficacité de cette démarche est déjà mesurable, avec plusieurs cas difficiles qui ont été résolus grâce au dialogue ainsi instauré", a expliqué le ministre.

Le ministère a prévu d'évaluer les premières conventions qui ont été signées en juin dernier, au début de l'année 2014. Sans pour autant mettre en place des pénalités en cas de non respect des principes de ces conventions. "Trop compliqué", estime-t-on au sein du ministère.

 

Comment le ministère soutient les PME

Le ministre avait souhaité une meilleure prise en compte des PME dans les stratégies d'achat du ministère de la Défense. Dans ce cadre, il avait signé le 21 mars dernier une instruction ministérielle "pour décliner concrètement ce Pacte Défense PME et assurer le suivi des 40 actions ainsi lancées, dans des domaines aussi variées que l'accès à la commande publique, l'innovation, le financement, l'accompagnement à l'exportation, ou encore la sous-traitance", a précisé Jean-Yves Le Drian.

Des stratégies d'achats adaptées ont donc été définies en vue de permettre aux PME de répondre aux appels d'offre ministériels. Et les PME entrent de plus en plus sur des marchés qu'elles n'auraient jamais obtenus sans le "Pacte Défense PME". 

 

Grâce au Pacte, ITNI touche le jackpot

C'est le cas notamment d'ITNI, une petite société spécialisée en informatique et réseaux réalisant 34 millions d'euros de chiffre d'affaires, qui a réussi à décrocher un marché de 93 millions d'euros auprès de la direction Interarmées des Réseaux d'Infrastructure et des Systèmes d'Information (DIRISI). ITNI n'aurait jamais pu répondre, n'ayant pas les critères habituellement retenus notamment en matière de chiffre d'affaires. "La DIRISI, qui a déjà classé ITNI parmi ses meilleurs fournisseurs, s'en félicite", a souligné le ministre.

Par ailleurs la mesure d'attribution préférentielle aux PME des marchés inférieurs à 15.000 euros a "totalement porté ses fruits", estime le ministère. Par exemple, sur la seule base de défense de Draguignan, 398 PME ont bénéficié de cette règle sur l'année 2013. Grâce à ces actions, le ministère a pu "consolider son vivier de fournisseurs, en inscrivant 3.500 nouvelles PME", a constaté Jean-Yves Le Drian.

 

Soutien aux PME innovantes

Le "Pacte Défense PME" répond, selon le ministère, "à l'impératif de maintien de notre rang industriel dans le monde et à celui de performance des équipements de nos armées. Il traduit aussi l'engagement du président de la République d'orienter l'action de l'Etat vers les PME innovantes". Ainsi, plus de trois quarts des PME, qui ont bénéficié du dispositif de soutien à l'innovation duale RAPID, ont vu leur chiffre d'affaire augmenter à l'issue du projet.

En 2013, 54 projets RAPID ont été sélectionnés par la direction générale de l'armement (DGA). Le budget de ce dispositif sera augmenté de 25 %, passant de 40 millions d'euros cette année à 45 millions l'année prochaine puis à 50 millions en 2015.

 

L'innovation priorité de la loi de programmation militaire

Le projet de LPM 2014-2019 fait de l'innovation "une priorité" pour le ministère de la Défense. Ce projet prévoit un budget de 4,4 milliards d'euros destiné à financer des travaux de recherche technologique et d'innovation, confiés aux laboratoires et à l'industrie. Soit une moyenne annuelle de 730 millions d'euros pour les études amont. La part du soutien à l'innovation dans ce budget annuel est de 90 millions d'euros en 2013. Pour la seule année à venir, le budget dédié à la recherche technologique et la recherche et développement se situera à hauteur de 3,6 milliards d'euros.

Dans les prochaines années, les investissements au titre de ces études amont seront consacrés aux domaines suivants : la préparation du renouvèlement des deux composantes de la dissuasion, la préparation du système de combat aérien futur et des prochaines générations de missile, ainsi que la montée en puissance des travaux sur la cyberdéfense. 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 16:55
ASAP : une innovation, en première européenne au salon du Bourget

Asap, alternative aux systèmes d'actionnement pyrotechniques

 

18/06/2013 Actualité DGA

 

ASAP est une alternative aux systèmes d’actionnement pyrotechniques utilisés dans la défense, l’aéronautique et le spatial. C’est une avancée significative pour l’allègement et la sécurité des plateformes et des personnels qui les mettent en oeuvre et les entretiennent.

 

Système électromécanique, ASAP a été développé par deux PME françaises Soterem et Conseil&Technique avec le soutien de la Direction générale de l’armement (DGA) dans le cadre du dispositif d’aide à l’innovation duale RAPID. Le Régime d’appui pour l’innovation duale (RAPID), doté d’une enveloppe annuelle de 40 M€ qui sera portée progressivement à 50 M€ d’ici 2015 conformément à la décision du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, concerne les projets de recherche industrielle ou de développement expérimental à fort potentiel technologique des PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire), présentant des applications militaires et ayant aussi des retombées pour les marchés civils

 

Il s’agit d’un mécanisme innovant de séparation, d’éjection et de déclenchement sans pyrotechnie, ce qui facilite le stockage et la manipulation des équipements sur lesquels il est installé

 

D’un coût et d’un poids inférieurs aux dispositifs pyrotechniques, ASAP permet d’effectuer des séparations de très fortes charges avec un très faible niveau de choc, ce qui supprime les risques d’endommagement ou de perturbation générés par la charge explosive de séparation. Compatible des interfaces électriques et mécaniques existantes, le système peut être aisément réarmé, une caractéristique intéressante pour réduire les coûts des essais lors de répétition de tir par exemple.

 

Les perspectives d’applications pour ASAP sont nombreuses, tant dans le domaine militaire que civil. Pour les missiles et les lanceurs, il peut être utilisé pour le largage d’un missile, la séparation d’étages, l’ouverture de coiffe, la libération de charges, de propulseurs, de réservoirs, etc. Sur les systèmes d’armes pour l’ouverture de trappes, les éjections de sièges ou de verrières, les actionneurs de mise à feu et les dispositifs de déconnexion de harnais. Sur les satellites pour le déploiement d’antennes, de panneaux solaires, réflecteurs ou plateformes.

 

ASAP est présenté pour la première fois sur le stand Défense ST S19 pendant le salon de l’aéronautique et de l’espace 2013.

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 08:38
La défense a investi 10 milliards d'euros en 2011 dans l'industrie

 

22/02/2012 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La Direction générale de l'armement (DGA) a dépensé 10,7 milliards d'euros en 2011 dans l'industrie au titre des programmes d'armement et de la recherche.

 

Les industriels de la défense ont été plutôt préservés l'an dernier. Selon les chiffres du Délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, présentés mercredi lors d'une conférence de presse, la DGA a investi 10,7 milliards d'euros dans l'industrie de défense, dont 724 millions au titre de la recherche. Sur ces crédits de paiements dans la recherche, Laurent Colle-Billon a souligné l'effort du ministère de la Défense en faveur des PME et ETI à travers le dispositif "Rapid", doté d'un budget de 40 millions d'euros, en hausse de plus de 30 % sur un an. "L'effort de renouvellement des forces s'est poursuivi en 2011, avec notamment, dans le domaine de la dissuasion la suite des livraisons de missiles M51 et ASMPA, dans le domaine concventionnel les livraisons des hélicoptères NH90 et Tigre, des équipements de fantassin FELIN, des véhicules blindés de combat VBCI, des avions Rafale ainsi que des missiles Aster, Exocet MM40 et MICA", a expliqué la DGA dans un communiqué.

 

Réduction des personnels

 

Le ministère de la Défense a en revanche peu dépensé dans les programmes dits "d'urgence opérationnelle", nécessaires pour équiper les forces sur les théâtres d'opération (Afghanistan, Libye...). C'est, selon la DGA "un autre preuve de la robustesse de l'approche capacitaire du ministère et de la flexibilité des matériels déployés pour s'adapter à des théâtres d'opération variés et très éprouvants". En 2009 et 2010, le ministère avait dépensé respectivement 250 et 170 millions d'euros pour faire face à ces urgences opérationnelles.

 

Enfin, la DGA vise des effectifs à hauteur de 10.000 en 2014. Soit la suppression d'u quart des personnels entre 2008 et 2014.

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