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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 14:45
France/RCA : le 1er régiment de hussards parachutistes en Centrafrique

Des VBL sur les pistes africaines entre Bouar et Bossembélé (RCA) Photo Olivier Fourt / RFI

 

22 décembre 2013 Par Olivier Fourt

 

L’intervention française en République centrafricaine entre dans sa troisième semaine. De retour de Centrafrique, Olivier Fourt s’est intéressé au travail de l’escadron d’aide à l’engagement, partie du 1er RHP de Tarbes, qui a notamment reconnu l’axe routier reliant Bouar dans l’ouest du pays, à Bangui. Une unité qui multiplie aussi les patrouilles dans Bangui, la capitale centrafricaine.

France/RCA : le 1er Régiment de hussards parachutistes (RHP) en Centrafrique
(02:23)
 
 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 12:45
Sangaris : patrouille dans le quartier de Boy-Rabé

 

 

20/12/2013 Sources : EMA

 

Le 17 décembre 2013, environ 300 militaires français de la force Sangaris ont été engagés dans une opération de sécurisation dans le quartier de Boy-Rabé, au nord-est de Bangui.

 

L’objectif de cette patrouille, était de contrôler l’application des mesures de confiance dans ce quartier.

 

Au cours de cette patrouille, la situation est restée calme et aucun incident n’est intervenu. Trois jours auparavant, des échanges de tirs avaient eu lieu dans ce quartier et un habitant a signalé la présence d’une roquette antichar devant chez lui. La section d’infanterie a immédiatement procédé à la sécurisation de la zone, afin d’appuyer une équipe EOD (Explosive Ordonance Disposal) qui est intervenu pour neutraliser l’engin.

 

 Les militaires de l’opération Sangaris mènent quotidiennement ce type de patrouille afin de poursuivre le contrôle de la bonne application des mesures de confiance et réduire ainsi le niveau des violences intercommunautaires.

 

 Environ 1600 militaires français sont actuellement déployés en République Centrafricaine. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA ainsi que son déploiement opérationnel.

Sangaris : patrouille dans le quartier de Boy-Rabé
Sangaris : patrouille dans le quartier de Boy-RabéSangaris : patrouille dans le quartier de Boy-Rabé
Sangaris : patrouille dans le quartier de Boy-RabéSangaris : patrouille dans le quartier de Boy-Rabé
Sangaris : patrouille dans le quartier de Boy-RabéSangaris : patrouille dans le quartier de Boy-Rabé

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 10:45
RCA: la MISCA renforcée par 850 soldats de RDC

 

22.12.2013 par Philippe Chapleau – Lignes de Défense

 

La République démocratique du Congo a décidé d’envoyer huit cent cinquante militaires en République centrafricaine dans le cadre de la MISCA, selon le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. Ces soldats de l’armée congolaise se rendront en Centrafrique "dans quinze jours au maximum". Ils participeront à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca). Cette projection constitue une première pour l’armée congolaise qui n’a jamais participé à une mission internationale de maintien de paix.

 

Ces soldats de RDC vont opérer aux côtés de leurs 500 camarades congolais (Brazzaville) du Groupement de paras commandos déjà déployés en RCA et qui ont perdu un soldat le 5 décembre, à Bossangoa. A noter que la MISCA est commandée par le Congolais Jean-Marie Michel Mokoko.

 

Les effectifs de la MISCA:

- Cameroun: 500

- Gabon: 500

- RDC: 85O à venir

- Burundi: 850

- Rwanda: effectifs non communiqués

- Congo Brazzaville: 500

- Tchad: 850

- Guinée équatoriale: 200

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 21:45
Carte : MAE, Centre crise, 18/11/2013. En rouge, zone fortement déconseillée

Carte : MAE, Centre crise, 18/11/2013. En rouge, zone fortement déconseillée

 

16 décembre 2013 par Thomas Flichy - libertepolitique.com

 

La guerre qui désole actuellement la République centrafricaine est inséparable de la longue histoire de ce territoire-refuge, faisant la transition entre le désert et la forêt équatoriale.

 

DEPUIS LE XVIe siècle, la Centrafrique se présente comme un territoire-refuge pour les populations chrétiennes venant du Soudan, du Tchad ou encore du Nigéria. Depuis des siècles, les populations du Nord se livrent en effet à des raids militaires à la recherche d’esclaves et de butin. C’est le cas du royaume de Ouaddaï, fondé au XVIIe siècle, qui étend son influence jusqu’au fleuve Chari en ravageant périodiquement ses rives.

Avec la colonisation française, les différends sont partiellement gelés. Pourtant, l’Oubangui-Chari demeure un territoire imparfaitement maîtrisé, une grande partie de ses espaces restant incontrôlée.

Depuis l’indépendance, la Centrafrique a retrouvé son instabilité antérieure. Dans ces circonstances, parler d’« État failli » serait un contresens dans la mesure où aucun État n’a jamais véritablement existé, les affrontements ethniques et religieux contemporains ne faisant que révéler la fragilité d’une frontière désarmée, vulnérable à toutes les agressions.

 

La guerre vise-t-elle l’accaparement des ressources locales ?

On pourrait dire à l’inverse que la guerre civile rend impossible l’exploitation des richesses locales. La République centrafricaine dispose d’importantes richesses agricoles, mais également minières, qu’il s’agisse de l’or, des diamants du pétrole ou de l’uranium.

Dans les années 1960, un gisement de bauxite avait été découvert à Bakouma par le Commissariat à l’énergie atomique. Cet uranium a intéressé le Japon, la Chine, l’Afrique du Sud mais aussi la France. Toutefois, plusieurs attaques ont obligé les compagnies privées à en différer l’exploitation.

Aujourd’hui, le drame humanitaire qui jette les réfugiés sur les routes rend tout redressement économique improbable.

 

Comment stabiliser la Centrafrique ?

D’un point de vue géopolitique, il sera très difficile de stabiliser la République centrafricaine sans l’aide du Tchad, qui joue un rôle majeur dans la sous-région. N’Djamena dispose en effet de réels moyens de pression sur les milices Séléka qui ravagent la Centrafrique depuis plusieurs mois.

Les opérations « Sangaris » et « Serval », sont à cet égard complémentaires.

La France n’a pas voulu intervenir rapidement en Centrafrique dans la mesure où le Tchad était un bon allié. Il a soutenu activement l’opération « Serval », un important contingent de soldats tchadiens ayant été dépêché au Mali afin d’appuyer les opérations françaises.

Après la chute de Bozizé toutefois, la France a volé au secours du Tchad et de la Centrafrique. Elle a donc pu proposer ses services en douceur, sans froisser pour autant, son allié tchadien. 

 

Thomas Flichy est chercheur au CREC-Centre de recherche des écoles de Coëtquidan, professeur à l'ESM de Saint-Cyr.

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 19:45
Opération « Sangaris » en Centrafrique


20.12.2013 par Thomas Goisque

Dans les rues de Bangui, la capitale centrafricaine en proie à des violences intercommunautaires, les militaires français ont reçu de l’ONU la délicate mission de désarmer les milices et de ramener un semblant de calme afin de préparer les élections.
Mais la poudrière reste prête à exploser à tout instant…


C’est l’opération Sangaris.

Un reportage à découvrir
ICI

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 14:19
Sangaris : transformation de la FOMAC en MISCA

 

20/12/2013 09:01 Sources : EMA

 

Le 19 mars 2013, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), force de l’Union Africaine, a officiellement pris le relais de la Force multinationale des Etats d’Afrique Centrale (FOMAC).

 

La force de la MISCA s’appuie sur le dispositif de l’ex-FOMAC, dont les effectifs sont déjà déployés sur l’ensemble du territoire. La force Sangaris continue de favoriser la montée en puissance et le déploiement opérationnel de la MISCA, dont un tiers des effectifs est actuellement stationné en dehors de Bangui. Le contingent de cette force continue à se renforcer, ayant déjà atteint le volume de 3700 militaires et policiers.

 

Actuellement, la majeure partie des 1600 militaires français engagés dans l’opération Sangaris sont déployés à Bangui. Des éléments français présents sur le sol camerounais vont rejoindre Bangui dans les prochains jours afin d’effectuer la relève de l’échelon d’urgence qui avait été engagé le 6 décembre dernier.

 

La force Sangaris poursuit avec la MISCA le contrôle des mesures de confiance et, si nécessaire, le désarmement de l’ensemble des éléments armés qui n’ont pas déposé les armes. Elle agit de façon impartiale conformément aux mesures énoncées et relayées par l’autorité de transition le 7 décembre. Depuis le 13 décembre, un certain apaisement a été constaté à Bangui, bien que la situation reste complexe et volatile. Aujourd’hui, la majorité des groupes armés qui faisaient régner la terreur appliquent les mesures de confiance et  ont accepté la logique de cantonnement. Les opérations sont ainsi entrées dans une nouvelle phase visant à aller à la rencontre de la population et de l’ensemble des acteurs locaux, afin de rétablir le dialogue et de leur expliquer le but de l’opération Sangaris.

 

D’un point de vue humanitaire, la population vient toujours chercher la protection d’entités extérieures parmi lesquelles les forces françaises. C’est le cas sur l’aéroport de M’Poko avec un volume de déplacés qui peut atteindre, la nuit, jusqu’à 30 000 réfugiés. Seule la baisse du niveau de violence en ville pourra permettre aux populations de regagner leurs habitations.

 

Au Nord, dans la région de Bossangoa et de Bozoum, les militaires français sont présents et poursuivent leurs patrouilles aux côté des forces de la MISCA.

 

Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA et son déploiement opérationnel.

Sangaris : transformation de la FOMAC en MISCASangaris : transformation de la FOMAC en MISCA
Sangaris : transformation de la FOMAC en MISCA

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 13:45
Militia attack neighborhoods in Central African Republic's capital

 

 

20 December 2013 defenceWeb (Reuters)

 

Christian militia forces known as 'anti-balaka' attacked Muslim neighborhoods of the capital of Central African Republic on Friday, according to residents and African peacekeepers, sending heavy and light arms fire ringing out across Bangui.

 

"Anti-balaka fighters attacked the PK 5 neighborhood and another neighborhood called Fatima," said a spokesman for the African Union peacekeeping force, MISCA. He said MISCA troops were on their way to the fighting.

 

The spokesman also said that a Chadian peacekeeper injured in an attack on a MISCA patrol on Thursday had died of his wounds.

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 13:45
Germany reacts coolly to French request on Central Africa

 

19 December 2013 defenceWeb (Reuters)

 

Germany reacted coolly on Wednesday to a French request that European countries step up support for its military mission in Central African Republic, playing down the likelihood of any financial assistance on the eve of an EU summit.

 

France has deployed troops there to prevent worsening violence between Christian militias and largely Muslim Seleka rebels who ousted ex-President Francois Bozize.

 

At a meeting of European Union foreign ministers on Monday, it requested more help from allies to bolster its peacekeeping mission beyond logistical and financial aid.

 

French European Affairs Minister Thierry Repentin said on Wednesday said Germany and Britain were thinking about sending troops, although both countries had denied that on Tuesday.

 

And a senior German official, speaking on condition of anonymity on Wednesday, said that European rules dictated that countries carrying out military missions paid for them on their own.

 

Costs could only be shared, he said, for very specific, limited tasks.

 

"In that sense, I don't see much need for discussion on this," the official said.

 

French demands for more burden-sharing in Central African Republic are likely to be discussed in talks between German Chancellor Angela Merkel and French President Francois Hollande on Wednesday evening in Paris.

 

They will also feature at a two-day summit of EU leaders that begins on Thursday.

 

French Foreign Minister Laurent Fabius said on Tuesday that other European countries would soon send troops to support the French-African mission to restore order.

 

While European nations such as Germany, Britain, Poland, Spain and Belgium have provided various forms of assistance, French troops are intervening alone for the second time this year after ousting Islamist rebels in Mali, another former African colony.

 

Diplomats said European ground troops involved may be used to relieve French forces who secure the airport in the capital Bangui, but that no official decision had been taken.

 

Support at home for the French intervention has fallen since two French soldiers were killed in a firefight during a patrol in Bangui last week, a poll showed.

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 12:45
photo EMA

photo EMA

 

20.12.2013 Par Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen) Le Monde.fr

 

Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement qui avait, notamment, à son programme l'annonce de projets communs pour l'Europe de la défense aura surtout servi à acter les divisions des Vingt-Huit quant au financement de missions comme celles de la France en Centrafrique.

 

Jeudi 19 décembre, François Hollande espérait un soutien financier mais aussi opérationnel. Paris tente de forcer l'élargissement du dispositif Athena, qui sert déjà à financer une partie des missions militaires européennes. Catherine Ashton, la Haute représentante pour la diplomatie, rentera un rapport et il semble acquis que le système évoluera pour les opérations décidées à l'avenir.

 

Et pour la Centrafrique ? M. Hollande aimerait transformer l'intervention française en une opération européenne mais il doit, pour cela, décrocher une autre aide que celle offerte, à l'heure actuelle, par quelques uns. Jeudi soir, il ne pouvait toutefois évoquer que la Pologne, qui va envoyer un avion gros porteur et ses 50 hommes d'équipage. La Belgique n'a rien décidé et ne veut agir, dit-elle, que « dans le cadre d'une mission commune ».

 

UN ENJEU PLUS SYMBOLIOQUE QUE FINANCIER

 

Le dossier centrafricain devait être rediscuté vendredi et le président entendait souligner désormais qu'il serait bon « politiquement et pour la solidarité » que la France ne reste pas seule sur le terrain. L'enjeu semble donc être devenu, en l'espace de quelques jours, plus symbolique que financier. Le président avait lancé l'idée d'un fonds permanent de financement de missions visant à assurer la sécurité de l'ensemble du continent.

 

A son arrivée à Bruxelles, il se réjouissait d'avoir reçu un appui politique de « la quasi-totalité » des pays membres et ajoutait : « donc les financements doivent suivre ». « Nous ne pouvons pas cofinancer une mission si nous ne participons pas à la décision » répliquait la chancelière allemande Angela Merkel.

 

« Quand nous sommes intervenus, nous ne pouvions pas convoquer un Conseil européen et nous avons été amenés à agir unilatéralement », répondait M. Hollande. Il pense que les ministres des affaires étrangères pourraient acter prochainement une demande formelle d'appui à l'opération « Sangaris ». D'autres sont plus dubitatifs.

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 12:45
photo EMA

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18.12.2013 Par Frédéric Pons- V.A.

 

Centrafrique. Il fallait intervenir pour éviter un carnage. Mais François Hollande a trop attendu. Il s’est engagé sans véritable politique, sur un agenda irréaliste et des objectifs flous.

 

« La mission de la France en Centrafrique est dangereuse, disait François Hollande le 10 décembre à Bangui, en s’inclinant devant les cercueils des deux jeunes parachutistes tués, la nuit précédente, dans une embuscade. L’opération Sangaris était nécessaire pour éviter un carnage. » Écumé par des hommes en armes échappant à toute autorité, ce « pays à la dérive », selon Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, menaçait de sombrer dans un pandémonium africain rappelant le Rwanda.

 

Malgré le déploiement des premiers soldats français dès le 5 décembre, des violences ethno-religieuses, sans précédent en Centrafrique, faisaient près de 600 morts en une semaine. Des milliers de gens en quête de sécurité et de nourriture s’installaient sur l’aéroport de Bangui M’Poko, poumon de l’opération française. Aguerris mais sollicités par de multiples tâches — patrouilles, désarmement, soins aux blessés, fouilles de maisons —, nos soldats étaient trop peu nombreux —, d’abord 1 200 puis 1 600, bientôt davantage — pour à la fois garder l’aéroport, un site stratégique, et « rétablir une sécurité minimale » dans le pays.

 

Jean-Yves Le Drian dit que cette mission, « beaucoup moins onéreuse » que celle au Mali, est « beaucoup plus difficile (…) parce que l’identification de l’adversaire n’est pas si simple ». L’expérience et la supériorité des armes peuvent suffire pour la première phase : rétablir la sécurité dans les principales villes. Le succès repose sur le métier des parachutistes et de leurs chefs, ces qualités que leur envient tant d’armées étrangères : esprit d’initiative et intelligence de situation, sang-froid et discipline de feu, culture locale et empathie pour les populations.

 

Il en va autrement pour la phase suivante, annoncée le 13 décembre aux soldats français par Le Drian : « Votre action, je le précise, ne se limitera pas à Bangui, car l’enjeu c’est bien de rétablir la stabilité de l’ensemble du pays. » Il faudra plus de troupes pour sécuriser cet État immense (622 984 kilomètres carrés) où tout est délabré. Le délai de six mois fixé par François Hollande est irréaliste, même avec l’aide des pays africains, si peu mobilisés par le sort de la Centrafrique, pays clé à la charnière de la savane et de la forêt. Ce temps qui file n’arrange pas l’Élysée. Le dernier sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France montre que le soutien des Français à cette opération est passé de 51 à 44 % en une semaine. Cette chute de popularité n’était intervenue qu’au bout d’un mois et demi dans le cas de l’opération au Mali.

 

Pour les Français, les hostiles sont partout : « Chouf  [Regardez] à 360 degrés », disent les cadres à leurs hommes en patrouille. Les moins redoutables sont les sudistes chrétiens. Assoiffés de vengeance contre les musulmans, équipés de pétoires, de machettes ou de bâtons, ils pillent les magasins de leurs ennemis, lynchant au passage ceux qui n’ont pas eu le temps de fuir. Des mosquées ont été incendiées.

 

Les combattants Séléka (“alliance” en sangho, la langue officielle de la Centrafrique), qui ont pris le pouvoir en mars dernier sont plus dangereux. Musulmans venus du Nord, mais surtout du Tchad et du Soudan, dont le rôle est trouble, parfois islamistes et pour certains sous influence djihadiste, ils ont voulu mettre en coupe réglée ce pays chrétien à 80 %. La population sudiste et Bangui leur sont hostiles. Nerveux, inquiets, les Sélékas voulaient garder leurs armes, « pour se protéger », alors que les Français devaient les désarmer. « Il faut nous adapter à une situation volatile et piégeuse », reconnaît un familier du dossier.

 

La ligne n’est pas claire alors que les Africains, hostiles ou amis, ont besoin de clarté. L’option “impartiale” choisie par Paris accroît l’incertitude de la population, aggrave les risques et peut dégrader la situation. Certains “justiciers” sudistes comprennent mal cette posture et commencent à en vouloir aux Français qu’ils avaient accueillis en libérateurs, croyant se débarrasser sans délai des combattants de la Séléka.

 

Les Français se retrouvent dans une position inconfortable. Des officiers rappellent le « mauvais scénario » de la Côte d’Ivoire des années 2002-2004, quand Paris n’avait pas voulu trancher entre le pouvoir central et les rebelles. À Bangui, les Français ont choisi de traiter avec les nordistes de la Séléka, « pour apaiser la tension ». Leurs chefs s’attendaient à être ou ar rêtés ou chassés, comme Paris l’avait laissé entendre. Mais le coup de poing prévu s’est transformé en main tendue — au moins pour un temps.

 

Michel Djotodia, le président putschiste, a même pu saluer François Hollande, le 10 décembre. Son départ se négocie mais ses combattants ne quitteront pas Bangui sans butin ni garanties de sécurité. D’autant qu’ils savent que le retour à la démocratie réclamé par la France redonnera, ipso facto, le pouvoir aux sudistes chrétiens, loi du nombre oblige.

 

Ces combattants vont se replier dans le nord-est du pays, dans la région dite “des trois frontières” (Centrafrique, Soudan, Tchad), d’où ils étaient partis. Non contrôlée, cette “zone grise” risque très vite d’attirer des islamistes et djihadistes africains et d’être transformée en base d’assaut, comme le fut l’adrar des Ifoghas au Mali. Les Sélékas y attendront le retrait français. « Dans six mois », a imprudemment promis François Hollande. Si l’armée française ne va pas désarmer et pacifier cette région, ils relanceront leurs raids vers le Sud et l’Ouest, comme le firent leurs ancêtres, pendant des siècles, qui razziaient des esclaves dans les forêts de l’Oubangui. Jusqu’au coup d’arrêt mis par la colonisation.

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 08:45
Centrafrique: plus de 7.000 Séléka désarmés et cantonnés dans les casernes

 

18 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

BANGUI - Plus de 7.000 membres de l'ex-rébellion centrafricaine Séléka (au pouvoir) ont été désarmés ces dix derniers jours à Bangui et sont désormais consignés dans leurs casernes, a indiqué mercredi à l'AFP un haut-responsable de la force africaine dans le pays.

 

Il y a de moins en moins de Séléka dehors, le gros des troupes est en cantonnement. En ce moment, un peu plus de 7.000 hommes ont été désarmés et sont déjà cantonnés dans les différentes casernes de la capitale, a affirmé ce responsable militaire au sein de la Misca, qui s'exprimait sous couvert d'anonymat.

 

On tend à revenir vers une situation normale à Bangui, où les violences inter-religieuses ont fait plus de 600 morts depuis le 5 décembre, a-t-il observé.

 

De temps en temps il y a encore des coups de feu dans certains quartiers, mais ça se calme par rapport aux pillages et aux exactions du début du mois. Nous restons vigilants parce que ça peut toujours redémarrer, a souligné la même source.

 

La Centrafrique est plongée dans le chaos depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par la Séléka, une coalition hétéroclite de groupes armés musulmans venus du nord du pays.

 

Après des mois d'exactions en tous genres des Séléka sur les populations chrétiennes, les violences inter-religieuses se sont déchaînées le 5 décembre et les jours suivants, à la faveur d'une attaque de milices chrétiennes sur Bangui, et des représailles sanglantes de la Séléka qui ont suivi.

 

Ces événements ont précipité l'intervention militaire de la France, avec 1.600 soldats qui tentent depuis lors de désarmer les belligérants et opèrent en soutien à la Misca.

 

Les opérations de désarmement par les soldats français et la Misca avaient débuté le 9 décembre à Bangui, visant en priorité les combattants ex-Séléka, de facto les seuls à déambuler en armes dans les rues de la ville.

 

Mardi, l'armée française a mené une nouvelle opération de désarmement, qui s'est déroulée cette fois dans un quartier nord de la capitale, bastion des milices d'auto-défense chrétiennes anti-balaka (anti-machettes).

 

A Bouar et à Bossangoa, épicentre des violences entre chrétiens et musulmans dans le nord-ouest du pays, le calme est revenu, mais il y a toujours des accrochages entre Séléka et (milices) anti-balaka dans les villages alentours, a ajouté le responsable de la Misca.

 

Selon ce haut-gradé, la Misca compte désormais près de 3.700 hommes en Centrafrique, dont les trois quarts sont déployés à Bangui aux côtés de l'armée française. La Misca - Mission internationale de soutien à la République centrafricaine - devrait compter à terme jusqu'à 6.000 hommes. Elle comprend des contingents camerounais, congolais (Brazza), gabonais, tchadien, de République démocratique du Congo (RDC), de Guinée équatoriale, et depuis peu du Burundi.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 20:45
Sangaris : patrouille au nord-est de Bangui

18.12.2013 Crédit : EMA / ECPAD


Le 17 décembre 2013,les militaires français de l’opération Sangaris patrouillent au nord-est de Bangui, dans le quartier de Boy-Rabé. Ils poursuivent leur mission de désarmement, tout en expliquant à la population le but de l'opération Sangaris.

Environ 1600 militaires français sont actuellement déployés en République Centrafricaine. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA et son déploiement opérationnel.

 

Sangaris : patrouille au nord-est de Bangui 1/2

 

Sangaris : patrouille au nord-est de Bangui (2/2)
 

Sangaris : patrouille au nord-est de Bangui

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 18:45
African Union approves big increase in Central African Republic force

 

17 December 2013 defenceWeb (Reuters)

 

The African Union has authorized increasing an African force being deployed to Central African Republic to 6,000 troops from 2,500, a senior AU official told Reuters on Friday.

 

The United States began airlifting Burundian troops to Central African Republic this week as part of efforts to help African and French forces prevent a descent into civil war.

 

The Burundians are due to join an African peacekeeping force that has struggled to contain violence in the country that has killed more than 500 people in the past week.

 

Former colonial power France has also boosted its troop contingent, two of whom were killed this week.

 

"The decision by the Peace and Security Council (PSC) is to authorize us to increase the force. We can go up to 6,000, depending on the needs," El Ghassim Wane, Director of the African Union's Peace and Security Department, said.

 

"Within three months the PSC will meet again to review the strength based on the evolution of the situation and our assessment of the situation on what needs to be done," he said.

 

Previously a Central African force, the mission is being broadened to fall under African Union command. The decision to increase the force numbers followed meetings between African leaders in France last week.

 

The existing force deployed by the Economic Community of Central African States will become an African Union mission to be known as MISCA. Wane said the formal transfer of authority takes place on December 19.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 17:45
La Pologne est prête à soutenir la France en République centrafricaine

 

2013-12-18 xinhua

 

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a annoncé mardi que la Pologne était prête à offrir à la France une aide en matière de logistique, d'action humanitaire et de formation en Centrafrique.

 

Pourtant, il a également insisté sur le fait que les forces militaires polonaises ne seraient pas envoyées en mission à l'étranger avant d'avoir quitté l'Afghanistan.

 

En réponse à la demande d'aide du président français François Hollande, Tusk a expliqué : "Conformément aux principes que nous avons adoptés, nous n'enverrons pas de soldats polonais sur quelque front que ce soit tant que nos forces sont stationnées en Afghanistan. Cependant, nous sommes prêts à aider dans les actions humanitaires, en matière de logistique et de formation."

 

Cela fait suite aux propos du chef de la diplomatie polonaise Radoslaw Sikorski après une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE lundi soir. La Pologne approuve l'action de la France et compte étendre son soutien, "il ne s'agit pas que d'une affaire de morale, nous, l'Union européenne, faisons face à la menace d'un Etat défaillant de plus dans le Sud. C'est pourquoi la mission française mérite d'être soutenue," a confirmé Sikorski.

 

Il y a une semaine, la France a renforcé sa présence militaire en République centrafricaine, avec 1600 soldats.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 17:45
France says to seek European help in Central African Republic

 

17 December 2013 defenceWeb (Reuters)

 

France will ask for more help from European partners to bolster its peacekeeping mission in Central African Republic, Foreign Minister Laurent Fabius said on Sunday.

 

France has deployed 1,600 troops to the African country to prevent escalating bloodshed between largely Muslim Seleka rebels who ousted ex-President Francois Bozize and Christian militias fighting against them.

 

The U.N.-authorized mission has helped restore some calm to the capital Bangui, but Fabius said violence could resume in a worsening humanitarian situation for tens of thousands of refugees.

 

While European nations including Poland, Britain, Germany, Spain and Belgium have provided various forms of assistance, French troops are intervening alone.

 

"That is a real, big problem," Fabius told Europe 1 radio. "Tomorrow, I'll go to the Council of Foreign Ministers and I will ask (European partners) for stepped-up, more robust aid, including on the ground."

 

Support at home for the French intervention has fallen, a poll showed on Saturday, days after two French soldiers were killed in a firefight during a patrol in Bangui.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 13:45
UE: la Centrafrique au menu du sommet européen de Bruxelles

 

18 décembre 2013 Par Grégoire Lory - RFI

 

Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a annoncé mardi 17 décembre devant l'Assemblée nationale que plusieurs partenaires européens apporteraient leur soutien militaire à la France en Centrafrique. Mais l'opération Sangaris n'a pour l'instant reçu que peu de soutiens concrets de la part des partenaires européens de la France autres qu'un soutien financier à la MISCA. La Centrafrique sera au programme du sommet européen de Bruxelles les 19 et 20 décembre.


 

Dans leur ensemble les Etats membres de l’Union rechignent à intervenir sur le terrain en Centrafrique aux côtés de la France. Paris a pourtant invité ses partenaires à participer à l’opération en cours. Et à en croire le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, ces appels devraient porter leurs fruits.

 

à (re)lire : Laurent Fabius annonce des renforts européens en Centrafrique

 

Toutefois pour l’instant il n’y a rien de confirmé en provenance des différentes capitales. Il a même été question de mise au point. Ainsi en Belgique : des rumeurs annonçaient en effet l’envoi de 150 soldats belges pour une mission de protection. Une hypothèse jugée prématurée par le ministère belge de la Défense ainsi que par l’état-major. L’armée serait en fait pour l’instant en train d’étudier la demande française d’un soutien autre que du transport aérien.

D’autres Etats membres ont aussi fait savoir qu’il n’était pas à l’ordre du jour d’envoyer des hommes sur le terrain. C’est le cas du Royaume-Uni, de l’Allemagne ou encore de la Pologne. Mais tous soutiennent l’intervention française. Londres et Berlin ont mis à disposition des appareils pour permettre le transport de troupes ou de matériel. Cette aide logistique pourrait d’ailleurs être élargie. La Pologne confirme être prête à engager un avion de transport tout comme les Pays-Bas.

 

La politique de sécurité et la Centrafrique au menu du conseil européen

La question centrafricaine sera aussi évoquée à partir de demain lors du sommet des chefs d’Etats et de gouvernement de l’Union. Les 28 doivent se pencher sur la politique européenne de sécurité et de défense (PESD). Ce sera donc l’occasion pour le président français de préciser son idée de Fonds européen permanent de soutien aux opérations militaires. Ce dispositif permettrait de financer les interventions en urgence dans un pays en crise.

Car si les Européens semblent divisés sur les questions militaires, l’Union intervient par d’autres canaux en Centrafrique. Les Européens financent ainsi à hauteur de 50 millions d’euros la MISCA, la Mission internationale de soutien sous conduite africaine.

 

→ à (re)lire : Cinq options pour un soutien international à la Misca en Centrafrique

 

A travers ses programmes d’aide au développement, l’Union est là aussi très impliquée. La Commission a annoncé lundi le déblocage de plus de 18 millions d’euros supplémentaire pour l’aide humanitaire. Cette enveloppe va permettre de répondre à une partie des besoins urgents comme la distribution d’eau, de produits alimentaires et encore des abris. La Commission a aussi déployé un service aérien. Jusqu’à 200 rotations quotidiennes ont lieu entre Douala au Cameroun et Bangui pour acheminer des marchandises et du personnel humanitaire.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 11:50
L’introuvable armée européenne

 

17 décembre 2013 Jan Rood, Kees Homan - De Volkskrant Amsterdam

 

Que ce soit pour intervenir militairement ou investir dans l’industrie de la défense, les Européens manquent cruellement de coordination et y perdent en crédibilité. Relancée par l’intervention française en Centrafrique, la question sera débattue au sommet des 19 et 20 décembre

 

Mieux vaut tard que jamais. Voilà une réaction que pourrait susciter le Conseil européen du 19 et 20 décembre, où pour la première fois depuis très longtemps, les chefs d’Etats et de gouvernements européens discuteront de la politique de sécurité et de défense commune. Un type de discussion qui a toute sa raison d’être.

En 1991, le ministre belge des Affaires étrangères de l’époque, Mark Eyskens, avait comparé l’Europe à “un géant économique, un nain politique et un verre de terre lorsqu’il s’agit d’élaborer une capacité de défense”. Certes, ces dernières années, l’UE est devenue plus active dans le domaine de la sécurité. Mais la grande ambition, maintes fois exprimée, d’investir dans une réelle politique commune de défense et de sécurité, y compris une capacité militaire autonome, ne s’est pas réalisée. Tandis que le monde qui nous entoure change et nous oblige, nous, Européens, à considérer notre sécurité plus sérieusement comme un dossier commun.

 

Plus efficace et plus visible

Dans un monde de plus en plus multipolaire, les Etats-Unis ne sont plus prêts à intervenir en derniers recours si la sécurité européenne est menacée. On observe aussi une instabilité croissante dans le voisinage direct de l’UE – l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, le Caucase. De plus, les menaces se diversifient et, surtout, imbriquent sécurité externe et interne.

La réponse logique à cela semble être davantage de coopération et de prise de responsabilité européennes, et le Conseil européen mise là-dessus : l’Europe doit être plus efficace et plus visible dans le domaine de la sécurité, il faut plus d’investissements dans les capacités militaires, et il faut renforcer l’industrie européenne de défense. Les documents publiés par la Commission européenne et par [la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires extérieures] Catherine Ashton en amont de ce Conseil européen, en soulignent la nécessité.

L’intervention en Libye a montré que – par manque d’unité et de moyens – l’UE est obligée de laisser les Etats-Unis et l’OTAN prendre l’initiative.

On observe que ces dernières années, les missions en dehors du territoire sous drapeau européen ont été moins nombreuses et à plus petite échelle. La contribution européenne à la sécurité et la stabilité mondiales est surtout constituée de formation et de soutien, et non pas d’un véritable déploiement de moyens militaires. L’intervention en Libye a montré que – par manque d’unité et de moyens – l’UE est obligée de laisser les Etats-Unis et l’OTAN prendre l’initiative.

Dans le cas du Mali et de la République centrafricaine, la France n’a pas attendu l’avis de l’UE. “Attendre l’Europe, c’est comme attendre Godot”, comme le disait un diplomate français, cité par le Figaro. La décision d’intervenir a été prise de façon entièrement unilatérale. Et ceux qui veulent et peuvent, ont la possibilité d’y contribuer, mais au fond l’opération reste française [l’Espagne.

 

Des coopérations bilatérales

Ce qui est encore plus grave, est la situation des capacités militaires. Celles-ci étaient déjà insuffisantes, mais sous pression de la crise financière et économique, tous les Etats membres coupent dans leur budget de la défense. Et une quelconque coordination au niveau européen est quasiment inexistante. C’est justement aujourd’hui, compte tenu des insuffisances déjà existantes en matière de moyens cruciaux, qu’une coordination des mesures d’austérité ainsi que des investissements s’imposent, si on souhaite maintenir une défense européenne crédible.

Mais ici encore, les Etats de l’UE préfèrent des coopérations bilatérales pour des raisons pratiques, comme la coopération [aérienne] belgo-néerlandaise, aux coopérations européennes. Le pooling and sharing sur une base bilatérale est l’adage. Ce n’est pas mauvais en soi, mais à long terme ce type de coopérations ne sera viable que si elles sont encadrées dans une stratégie européenne plus large. Or, celle-ci n’existe pas.

L’achat et le déploiement de matériaux et la coopération nécessitent plus que jamais une coopération entre pays, mais cela vaut aussi pour l’industrie de la défense européenne qui est très fragmentée. Comparés à d’autres pays, les Etats de l’UE investissent peu en recherche et développement militaire. Le peu d’investissements effectués ont par ailleurs peu d’impact parce que les Etats membres – surtout les grands – protègent leur propre industrie. Résultat : des doublons, des frais de production trop élevés, des matériels très coûteux et une perte de compétitivité sur les marchés internationaux.

Mais la plus grande perte serait que, si cette situation se poursuit, l’Europe ne soit plus en mesure de garantir sa propre sécurité en s’appuyant sur sa puissance industrielle.

Bref, face aux ambitions militaires confondues, la réalité n’est faite que de coupes claires. La question est de savoir si les 19 et 20 décembre, les Etats de l’UE seront prêts et capables de renoncer à leur propres intérêts en faveur de l’intérêt général. Sinon, ce sera un nouveau sommet européen de perdu, et les propos de Mark Eyskens seront toujours d’actualité, tant d’années après.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 08:45
Détermination et neutralité, Jean-Yves le Drian en visite en RCA et au Tchad

 

17/12/2013 Asp. Camille Martin

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu en République centrafricaine et au Tchad le vendredi 13 décembre. Lors de ses différents entretiens avec les forces déployées et les représentants des hautes autorités institutionnelles et religieuses, le ministre a insisté sur le message clef de l’opération Sangaris : détermination et neutralité.

 

Détermination et neutralité, la France ira jusqu’au bout de la mission qu’elle s’est fixée. A l’occasion de sa visite en République centrafricaine (RCA) et au Tchad, le vendredi 13 décembre, le ministre de la Défense a souligné la détermination de Paris à mener à bien l’opération Sangaris, lancée le 5 décembre en RCA. Un message adressé aux principaux acteurs du conflit rencontrés par Jean-Yves Le Drian lors de sa visite. Le ministre s’est entretenu, vendredi matin, à Bangui, avec les chefs de la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique), avant de rencontrer les forces françaises déployées à Bossangoa dans le nord du pays. De retour à Bangui, il s’est entretenu avec le représentant de l’autorité de transition, M. Djotodia. Dans la soirée, le ministre a rejoint N’Djamena où il a rencontré le Président Déby et des éléments de la mission Epervier.

 

Pour accéder au désarmement des milices de l’ex-Séléka, principale mission des forces françaises en RCA, la France compte sur la montée en puissance de la force africaine, la Misca, dont les effectifs devraient passer dans les prochains jours de 3 200 à environ 4000 hommes. Des contingents marocain et béninois sont actuellement attendus en RCA. Ce renforcement de la Misca doit permettre à la force africaine d’occuper le terrain, notamment à Bangui, et de libérer les unités françaises pour des missions à l’extérieur de la capitale, en particulier dans l’ouest du pays.

 

Le ministre a demandé aux soldats français de veiller à ce que « les populations civiles musulmanes comme chrétiennes, ne soient pas les cibles de représailles aveugles » et ainsi écarter tout risque de conflit confessionnel. Paris compte sur la neutralité des forces en place et sur les appels à l’apaisement des autorités religieuses pour faire baisser les tensions. Une demande clairement exprimée par le ministre de la Défense qui a rencontré, lors de sa visite à Bossangoa, les autorités religieuses locales.

Détermination et neutralité, Jean-Yves le Drian en visite en RCA et au Tchad

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 22:45
Photo : Christian Decloedt

Photo : Christian Decloedt

 

13/12/13 MIL.be

 

Ce vendredi 13 décembre 2013, le comité ministériel restreint a donné son accord à un déploiement de moyens militaires belges, à la demande de la République française.

 

La France avait adressé une demande d'appui à la Belgique dans le domaine du transport aérien stratégique et tactique. Sur proposition du vice-Premier ministre et ministre de la Défense Pieter De Crem, la Défense belge sera responsable:

 

Du transport aérien stratégique avec quatre vols A-330 dans la période comprise entre fin décembre 2013 et fin janvier 2014. Le transport aérien implique le transport de personnel et de matériel de la France vers les pays voisins de la République centrafricaine et vers la capitale Bangui.

 

Du transport aérien tactique. La Défense opèrera avec un C-130 depuis Libreville pour une période initiale de deux mois, à compter de fin janvier 2014. Cet engagement peut être prolongé d'un mois. Pour cet engagement, un détachement de 35 militaires est nécessaire. La France demande des vols de Libreville (Gabon) vers Bangui et également des transports sur le territoire de la République centrafricaine à partir de Bangui. Un élément de liaison au centre des opérations à Lyon est inclus. Les tâches consistent à transporter du matériel français et africain ainsi que des militaires entre les capitales africaines et Bangui.

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 21:45
Envoi de 150 soldats belges en Centrafrique: «prématuré» selon la défense [belge]

 

17.12.2013 G.My avec agences - lesoir.be

 

L’information selon laquelle des militaires belges effectueront une « mission de protection » des aéroports en Centrafrique a été démentie par la Défense et par l’état-major de l’armée. L’armée n’en est qu’à « examiner » la demande française pour ce qui va au-delà du transport aérien a affirmé une source militaire.

 

Tant le cabinet du ministre de la Défense que l’état-major de l’armée ont indiqué mardi tout ignorer du projet d’envoyer quelque 150 militaires belges en Centrafrique pour assurer une « mission de protection » des aéroports du pays. C’est l’Agence France presse qui avait évoqué un peu plus tôt cette option.

 

Le conseil des ministres restreint a donné vendredi dernier son feu vert à la mise à disposition de l’opération française Sangaris en République centrafricaine (RCA) d’un avion de transport gros-porteur Airbus A330 et d’un avion de transport tactique C-130H « Hercules » mais écarté l’envoi de troupes terrestres, comme demandé «  informellement  » par Paris, ont rappelé des porte-parole du ministre de la Défense, Pieter De Crem, et de l’état-major.

 

Alors que l’envoi de troupes avait jusqu’ici été écarté, l’Agence France Presse annonçait avoir appris ce mardi de source militaire que la Belgique envisageait d’envoyer 150 soldats en Centrafrique pour une «  mission de protection  » des aéroports. Une décision qui autait été prise à la demande de la France.

 

 

photo Composante Air

photo Composante Air

Le gouvernement belge, qui a déjà donné son feu vert à la mise à disposition de l’opération Sangaris d’un avion de transport gros-porteur Airbus A330 et d’un avion de transport tactique C-130 Hercules, étudierait la «  faisabilité  » d’aller plus loin, à la suite d’une demande «  informelle  » de Paris.

 

«  C’est totalement prématuré  », a réagi une source militaire informée, expliquant que l’armée n’en était qu’à «  examiner  » la demande française pour ce qui va au delà du transport aérien.

 

Des soldats de pays européens « bientôt » déployés

 

Laurent Fabius, chef de la diplomatie française, a de son côté annoncé que des soldats d’autres pays européens seraient bientôt déployés en Centrafrique où intervient déjà l’armée française. «  Je tiens à le souligner car c’est l’une des premières fois que cela se produit  », a déclaré Laurent Fabius à l’Assemblée nationale. Aucune précision n’a pu être obtenue au ministère sur le nombre de pays et leur identité.

 

L’opération française Sangaris en Centrafrique a officiellement commencé le 5 décembre. Quelque 1.600 soldats français interviennent en soutien des troupes africaines (3.200 hommes à ce jour) de la force Misca pour rétablir l’ordre et la sécurité et désarmer les milices dans ce pays où les violences ont pris un tour confessionnel entre chrétiens (80 % des 4,5 millions d’habitants) et musulmans.

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 16:45
Des soldats de pays européens bientôt déployés en Centrafrique, annonce Fabius

 

17 décembre 2013 16h33 Romandie.com (AFP)

 

PARIS - Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a annoncé mardi que des soldats d'autres pays européens seraient bientôt déployés en Centrafrique où intervient déjà l'armée française.

 

Nous aurons bientôt des troupes au sol qui seront apportées par nos collègues européens, a déclaré M. Fabius à l'Assemblée nationale. Je tiens à le souligner car c'est l'une des premières fois que cela se produit, a-t-il ajouté.

 

Son ministère a confirmé que des pays européens, sans préciser lesquels, iraient au-delà d'un simple transport de troupes et s'apprêtaient à envoyer des soldats en Centrafrique. Aucune précision n'a pu être obtenue au ministère sur le nombre de pays et leur identité.

 

Lundi, à l'issue d'un Conseil européen à Bruxelles, M. Fabius avait déclaré s'attendre à ce que plusieurs pays européens annoncent dans les prochains jours un appui, qui pourrait être militaire, à l'intervention française en Centrafrique.

 

Un certain nombre de pays ont déjà décidé de nous accompagner sur le plan logistique (...) Il est probable qu'un certain nombre de pays feront davantage encore, y compris sur le plan militaire, avait déclaré M. Fabius.

 

Il avait notamment cité la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la Belgique et l'Espagne pour avoir annoncé un soutien, notamment dans le transport de troupes et de matériels vers Bangui.

 

L'opération française Sangaris en Centrafrique a officiellement commencé le 5 décembre. Quelque 1.600 soldats français interviennent en soutien des troupes africaines (3.200 hommes à ce jour) de la force Misca pour rétablir l'ordre et la sécurité et désarmer les milices.

 

La République centrafricaine est plongée dans le chaos depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition rebelle à dominante musulmane, la Séléka.

 

Les violences ont pris un tour confessionnel entre chrétiens (80% des 4,5 millions d'habitants) et musulmans.

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 08:45
Conclusions du Conseil sur la République centrafricaine

 

Bruxelles, 16 décembre 2013 - Conseil Affaires Etrangères – Conseil de l’Union Européenne

 

Le Conseil a adopté les conclusions suivantes:

 

1. L’Union européenne (UE) est extrêmement préoccupée par la crise en République centrafricaine (RCA) qui s'est dégradée de jour en jour avec des effets catastrophiques pour la population. L'insécurité et les violations massives de droits de l’Homme et du droit international humanitaire sont omniprésentes. La situation humanitaire est alarmante. L’accroissement d’une dimension interconfessionnelle et ethnique dans les affrontements est de plus en plus inquiétante. Dans ce contexte, l'UE salue l'intervention de la France en appui à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) conformément à la résolution 2127 (2013) du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU).

 

2. L’UE réitère que la responsabilité première de protection des populations incombe aux autorités de transition de RCA. Tout doit être mis en œuvre pour rétablir sans délai la sécurité et l’ordre publics et pour protéger les populations civiles. L’UE fait appel aux autorités de transition, aux groupes armés, aux leaders communautaires et à l’ensemble des Centrafricains pour faire preuve de retenue et ne pas entrer dans un cycle d’attaques et de représailles violentes, et salue le rôle modérateur des autorités religieuses.

 

3. L’UE est particulièrement alarmée par les graves atteintes et violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire, ainsi que par l’impunité généralisée qui prévaut dans le pays. Elle condamne l’ensemble des exactions, dont les exécutions sommaires, arrestations et détentions arbitraires, cas de torture, recrutement et emploi d'enfants par les groupes armés, violences sexuelles et disparitions forcées. L’UE exhorte tous les groupes armés à mettre fin sans délai au recrutement et l'emploi d'enfants par des groupes armés. Une attention particulière doit être apportée a la protection, à la libération et à la réintégration de tous les enfants associes aux groupes et forces armés.

 

4. L'UE souligne que tous les auteurs des violations des droits de l'Homme et du droit international humanitaire, y compris les leaders de l’Armée de résistance du Seigneur, devront en répondre devant la justice. Elle rappelle que la RCA a ratifié le Statut de Rome et que les actes qui constituent des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre relèvent de la compétence de la Cour pénale internationale. L'UE encourage la mise en place rapide de la commission d'enquête internationale, prévue par la résolution 2127 (2013) du CSNU, chargée d'enquêter sur les violations du droit international humanitaire et du droit international des droits de l'Homme et d’atteintes aux droits de l’Homme perpétrées en RCA par toutes les parties depuis le 1er janvier 2013.

 

5. L’UE reste alarmée par la crise humanitaire de plus en plus dramatique. L’UE et ses Etats Membres ont triplé leur assistance humanitaire depuis 2012 - plus de 60 M€ déjà en 2013. Ils resteront fortement mobilisés pour répondre à l’urgence et accompagner la sortie de crise du pays. L’UE fait appel à toutes les parties à assurer l’accès libre et en toute sécurité de l’aide humanitaire dans le plein respect des principes humanitaires internationaux. Le Conseil salue l’initiative conjointe de la Commission européenne et de la secrétaire générale adjointe des Nations unies chargée des affaires humanitaires, coordonnatrice des secours d’urgence, de convoquer une réunion à haut niveau sur la situation humanitaire en Centrafrique le 20 janvier 2014.

 

6. Face à la gravité de cette crise, au déplacement de personnes et au flux croissant de réfugiés, il est impératif d’agir pour contribuer à une sortie rapide de ce conflit qui pose un risque éventuel aux voisins de la RCA et à la région plus large. L’UE se félicite des résolutions 2121 (2013) et 2127 (2013) du CSNU ainsi que des résolutions du Conseil des droits de l’Homme relatives à la RCA. Le rétablissement de la sécurité, de l’Etat de droit et de la gouvernance démocratique pour tous les habitants de la RCA reste l’objectif primordial de l’engagement international, y compris de l’UE.

 

7. Dans le cadre d’une approche globale, le Conseil affirme la disponibilité de l’UE à examiner l’utilisation des instruments pertinents pour contribuer aux efforts en cours visant à la stabilisation du pays, y compris dans le cadre de la Politique de Sécurité et de Défense Commune (PSDC), dans ses deux dimensions militaire et civile. Lorsque les conditions sécuritaires seront suffisamment stables, un appui dans le domaine de la réforme du secteur de la sécurité (RSS) devra également être examiné, pour garantir un règlement durable de la crise.

 

8. L’UE apporte son plein appui à l’action déterminée de ses partenaires africains qui ont su, parmi les premiers, prendre la mesure des risques et qui ont décidé d’y répondre afin de favoriser une stabilisation rapide de la situation : l’Union africaine (UA), la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), y compris à travers la MICOPAX, et leurs Etats membres. L’UE les invite à poursuivre leur engagement pour que la MISCA puisse rapidement atteindre ses capacités opérationnelles. A cet égard, l'UE mobilise un financement à hauteur de 50 M€ en faveur de la MISCA à travers la Facilité de paix pour l’Afrique. L’UE soutient le projet de l’UA d'organiser rapidement une conférence de donateurs notamment sur la MISCA, comme le prévoit la résolution 2127 (2013) du CSNU.

 

9. L’UE souligne l’importance de maintenir une forte mobilisation internationale pour répondre à la crise en RCA, et apprécie l’engagement continu des Nations unies (NU) y compris sur place à travers le Bureau intégré de l’Organisation des Nations unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA). Elle salue la déclaration de Bangui publiée à l’issue de la troisième réunion du Groupe international de contact sur la RCA le 8 novembre à Bangui et invite ce groupe à poursuivre ses efforts dans ce sens, en lien avec les Nations Unies et la médiation de la CEEAC. L’UE salue toutes les initiatives en faveur d’un dialogue interconfessionnel et de la réconciliation, ainsi que la signature par les autorités de transition du Pacte républicain à Bangui, le 7 novembre 2013. Elle demande à tous les acteurs de s’engager dans un processus de dialogue et de réconciliation nationale pour apaiser et surmonter les tensions intercommunautaires qui menacent la cohésion sociale du pays. L'UE fait également appelle aux autorités de transition à garantir la participation effective des femmes au processus de transition, conformément à la résolution 1325 (2000) du CSNU.

 

10. L’UE appelle les autorités de transition à travailler ensemble, ainsi qu’avec les partis politiques et la société civile, de manière inclusive et de bonne foi, pour conduire le processus de transition à son terme, conformément à l’accord de Libreville du 11 janvier 2013, à la déclaration de N’Djamena du 18 avril 2013, à l’appel de Brazzaville du 3 mai 2013, et à la déclaration de Bangui du 8 novembre 2013. Elle les incite à ne ménager aucun effort pour faire avancer le processus politique dans la perspective d’élections et du retour à l’ordre constitutionnel d’ici février 2015. Dans cette perspective, elle exhorte les autorités de transition à mettre rapidement en place l’Autorité nationale des élections et à œuvrer en faveur d’un redéploiement de l’administration civile.

 

11. Malgré l'instabilité qui y prévaut depuis un an, l'UE reste le seul partenaire majeur de développement à maintenir sa coopération en RCA pour répondre aux besoins de la population. Dans ce contexte, elle mobilise 23 M€ (du 10ème FED) pour renforcer les projets prêts à redémarrer dès que les conditions sécuritaires le permettront, en plus d’un programme de 10 M€ pour appuyer la stabilisation du pays. Le Conseil marque son plein soutien à l’action résolue de la Commission européenne. L'UE se prépare par ailleurs à accompagner le processus de transition en vue de restaurer les institutions démocratiques et contribuer à la fourniture des services sociaux de base aux populations."

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 00:13
Hommage national au Caporal Nicolas VOKAER et au Caporal Antoine LE QUINIO

 

16/12/2013 Armée de Terre

 

Après les instants de recueillement lors du passage du convoi funéraire sur le pont Alexandre III, s'est déroulée la cérémonie d'hommage national à nos deux camarades, les caporaux Nicolas VOKAER et  Antoine LE QUINIO, morts pour la France.

 

Sources : Présidence de la République

 

Note RP Defense : pas de mention de la prière pour les familles, en la cathédrale Saint Louis des Invalides. Dommage ...

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 13:45
Sangaris : le CEMA à Bangui (10 dèc 2013)

 

 

13/12/2013 16:35 Sources : EMA

 

Le 10 décembre 2013, l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées (CEMA), s’est rendu en Centrafrique au sein de la force Sangaris.

 

Le CEMA s’est rendu en Centrafrique quatre jours après l’engagement de l’opération Sangaris. Ce déplacement avait pour objectif de faire de faire un point de situation des opérations avec le général Francisco Soriano.

 

Présent pour accueillir le Président de la République lors de son étape en Centrafrique, il était à ses côtés lors de l’hommage rendu aux deux soldats tués durant l’accrochage du 9 décembre.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 11:55
Centrafrique: Hollande menacé par des Sélekas? "Absolument pas", répond la Défense

 

15/12/2013 Par LEXPRESS.fr

 

Selon Le Parisien, deux 4X4 et cinq pick-up chargés de miliciens armés de la Séléka se sont placés devant le Falcon présidentiel alors que François Hollande se trouvait à deux pas de là, mardi soir.

 

Que s'est-il passé mardi soir sur l'aéroport de Bangui, en Centrafrique? Pour Le Parisien, François Hollande s'est trouvé en danger. "Absolument pas", répond le ministère de la Défense. 

 

Une chose est sûre: les forces spéciales chargées de protéger le président français et les Sélékas, milice armée fidèle au chef de l'Etat centrafricain, Michel Djotodia, se sont faits face sur le tarmac de l'aéroport. Pendant ces cinq minutes de tension, à deux pas de là, François Hollande et Michel Djotodia s'entretenaient de la situation chaotique dans lequel le petit pays africain est plongé.  

Les Sélékas, armés, se seraient alors rapprochés du Falcon présidentiel. "Ça a été la panique du côté des forces spéciales qui protègent l'appareil", témoigne, dans Le Parisien, une source locale. Il faut dire qu'à ce moment-là, le président de la République française est à portée de canons des Sélekas. 

Par cette manoeuvre, la garde rapprochée de Michel Djotodia aurait cherché à mettre la pression sur François Hollande, craignant qu'il ne demande au leader centrafricain de quitter le pouvoir. 

 

Le ministère de la Défense parle d'une situation normale

Interrogé par l'AFP, le ministère de la Défense affirme que François Hollande n'a pas été en danger. Michel Djotodia est certes arrivé avec 10-15 hommes armés de l'ex-Séléka, mais "ces hommes sont les hommes de la garde personnelle du président Djotodia, qui a le droit d'en disposer", explique l'entourage de Jean-Yves le Drian. 

"Ces hommes sont d'ailleurs immédiatement partis une fois le président arrivé et l'entretien a débuté", a indiqué cette source, précisant que Michel Djotodia se déplaçait habituellement avec cette garde. 

"Le groupement de sécurité du président n'a en rien été débordé; on était dans le cadre de consignes normales", a-t-on précisé de même source. Le ministère a rappelé qu'environ 2000 ex-Séléka étaient cantonnés actuellement à Bangui. 

 

Hollande veut y retourner "dans les semaines qui viennent"

De son côté, et en marge de sa visite en Guyane, François Hollande a affirmé qu'il souhaitait retourner en Centrafrique "dans les semaines qui viennent" pour afficher son soutien aux troupes françaises.  

La France a engagé 1600 soldats aux côtés de la force d'intervention africaine pour pacifier un pays où chrétiens et musulmans s'affrontent. Deux soldats français, Antoine Le Quinio et Nicolas Vokaer, ont trouvé la mort dans une embuscade tendue par la Séléka, une coalation de rebelles musulmans.

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