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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 17:55
photo Thierry Mamberti - Safran

photo Thierry Mamberti - Safran

 

Paris, le 27 janvier 2015 Safran

 

 

Geneviève Fioraso, Secrétaire d’Etat chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et Jean-Paul Herteman, Président-directeur général de Safran ont inauguré ce jour Safran Tech, le centre de Recherche et Technologie du Groupe. Au sein du premier pôle scientifique et technologique de France, sur le plateau de Saclay. Safran Tech accueillera 300 chercheurs et ingénieurs dédiés à la recherche technologique dans les disciplines clés pour l’ensemble des métiers du Groupe.

Avec Safran Tech, le Groupe fait aujourd’hui le choix d’intensifier et mutualiser ses efforts de Recherche et Technologie sur les grandes ruptures technologiques que sont notamment l’électrification de l’avion, la recherche de nouvelles architectures de propulsion et le développement des technologies de l’information et des communications. L’investissement global représente d’ores et déjà près de 60 millions d’euros, et s’élèvera à plus de 80 millions à horizon 2018.

Safran Tech apportera une nouvelle dimension à la R&T du Groupe en favorisant l’innovation ouverte. Universités, organismes publics mais aussi partenaires industriels et start-up innovantes travailleront en collaboration avec les équipes du Centre dans des laboratoires communs ou sur des plateformes partagées, constituant ainsi un ensemble scientifique de premier plan, créatif, connecté et ouvert sur le monde extérieur. Le Centre qui travaille déjà avec l’Université d’Orsay, Centrale, Sup’elec Sup’Optique, l’ONERA, accueillera le laboratoire Safran/CEA* dédié à l’étude des capteurs et à leurs applications. Un laboratoire de robotique des véhicules regroupant PSA, Valeo, l’École des mines de Paris et Safran devrait voir le jour prochainement. Il est également prévu qu’à terme deux centres de recherche de l’école des MINES ParisTech (Ecole des mines de Paris) s’installent sur le site.

« Safran Tech, c’est l’investissement de Safran pour l’avenir de nos métiers, de notre industrie, de l’Europe de la connaissance, de l’innovation et de la croissance, » a déclaré Jean-Paul Herteman. « Grâce au génie et à la pertinence des choix d’investissement de nos prédécesseurs, l’aéronautique européenne en général et Safran en particulier mettent en service une nouvelle génération de produits, aux performances inégalées. Les carnets de commandes sans précédent laissent augurer jusqu’à 7 années d’activité, un niveau encore jamais atteint. Mais rien n’est jamais acquis et cet héritage nous engage. Il nous oblige à créer un futur à la hauteur de ce que nous ont légué les pionniers de l’aéronautique, de la défense et de la sécurité. »

En 2013, Safran a consacré 12 % de son chiffre d’affaires à la R&D (1,8 Md€) dont le tiers pour la R&T. Classé 2ème déposant de brevets en France (645 brevets), le Groupe figure dans le Top 100 des Global Innovators de Thomson-Reuters.

* Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives.

- See more at: http://www.safran-group.com/fr/media/20150127_safran-inaugure-safran-tech-fer-de-lance-de-sa-rt#sthash.97brpQjQ.dpuf

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 15:55
Pôle d’excellence cyber : Signature d’un accord général de partenariat pour la recherche


2/12/2014 DGA

 

Le ministère de la Défense, représenté par la Direction générale de l’armement (DGA), la région Bretagne et 11 universités, écoles d’ingénieurs et institutions de la recherche* ont signé le 12 décembre 2014 un accord général de partenariat pour la recherche en cyberdéfense. Cet accord s’inscrit dans le cadre du pacte du pacte Défense cyber lancé à Rennes par Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, le 7 février 2014 et du pacte d’avenir pour la Bretagne signé entre l’État et la région le 13 décembre 2013.

 

La signature de cet accord marque une avancée significative pour le pôle d’excellence cyber, implanté en Bretagne avec une portée nationale et un objectif de rayonnement international : il concrétise en moins d’une année l’un des objectifs majeurs consistant à faire converger les compétences et les énergies des partenaires au profit de la formation, de la recherche et du développement de la filière industrielle cyber.

Cet accord établit un cadre de travail stable, traduisant un engagement sur le long terme des signataires et permettant de définir une vision stratégique commune en matière de recherche et de valorisation en lien avec le tissu industriel. Il permettra aussi de faciliter le recrutement de nouveaux chercheurs et de mettre en oeuvre des actions de collaboration scientifique visant notamment à :

- conduire des travaux de recherche dans le cadre de thèses,

- financer des projets de recherche post-doctorants,

- associer des membres du personnel de la DGA aux laboratoires de recherche partenaires,

- organiser des séminaires de recherche communs.

Dès 2015, cet accord permettra, par exemple, de financer 20 thèses supplémentaires par an dans le domaine cyber. Grâce aux différents dispositifs de soutien à la recherche & technologie (R&T) de la DGA, plus d’un million d’euros par an sera investi dans l’écosystème breton de recherche cyber.

 

* Liste des 13 signataires : ministère de la Défense (DGA), région Bretagne, Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA), Université européenne de Bretagne (UEB), Université de Bretagne-Sud (UBS), Université de Bretagne occidentale (UBO), Université Rennes 1, Université Rennes 2, École normale supérieure de Rennes (ENS Rennes), École supérieure d’électricité (SUPELEC), Institut national des sciences appliquées de Rennes (INSA Rennes), Télécom Bretagne.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 12:55
Remise du prix de thèse DGA 2014


20/11/2014 DGA

 

Le 20 novembre 2014, lors du Forum DGA Innovation, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et le délégué général pour l’armement, Laurent Collet-Billon, ont décerné le « prix de thèse DGA ».

 

Ce prix est décerné chaque année depuis 2002 à un ou plusieurs jeunes docteurs ayant bénéficié d’une allocation de thèse par le ministère de la Défense. Les critères de sélection sont l’intérêt des recherches réalisées, le degré d’innovation, la qualité des résultats obtenus et l’impact de ces travaux sur l’insertion professionnelle du docteur.

 

Les trois doctorants primés en 2014 sont :

 

Marlène Lejars, pour ses travaux portant sur la « synthèse de copolymères diblocs par le procédé RAFT - application pour revêtements anti-salissures marines hybrides FRC/SPC ». Il s’agit de peintures anti-salissures qui permettent de prévenir la fixation d’organismes marins sur les structures immergées (coques, hélices…). Les polymères développés et brevetés présentent une durée d’efficacité, à quai comme en mer, plus grande que les peintures actuellement commercialisées. Ils contiennent également trois fois moins de polluants toxiques.

 

Charlie Koechlin, pour ses travaux portant sur les « nanotechnologies pour la bolométrie infrarouge ». Les bolomètres sont des détecteurs infrarouges légers et économiques, permettant de voir la nuit. Des nanostructures multicouches de métal et d’isolant ont été développées et brevetées. Elles accroissent l’efficacité de l’absorption de lumière des détecteurs, qui s’en trouvent plus performants. D’autres applications sont envisageables, comme la réalisation des couches antireflets pour cellules solaires.

 

Perrine Berger, pour ses travaux portant sur la « lumière lente et rapide dans les amplificateurs optiques à semi-conducteurs pour des applications en optique micro-onde et aux radars ». Les travaux de la thèse, en modulant la vitesse de la lumière, ouvrent la voie à des composants dits « accordables », qui sont jusqu’à présent réalisés en modifiant la longueur du chemin optique. Cette souplesse nouvelle augmentera les performances des radars.

 

En 2014, la DGA consacre 11 M€ au financement d’allocations de thèses, de stages post-doctoraux ou de recherche à l’étranger. Près de 450 thèses, majoritairement dédiées aux sciences de la matière et du vivant (informatique, optique, télécommunications, composants, matériaux, biologie...) mais aussi aux sciences humaines et sociales (économie, sociologie, sciences politiques…), sont à ce jour financées ou cofinancées par la DGA, dans le but de soutenir la recherche et l’innovation.

 

Acteur majeur de la recherche de défense, la DGA investit dans l’industrie de Défense en moyenne 730 M€ par an en études amont pendant la loi de programmation militaire 2014-2019.

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 11:55
Gilles Vergnaud photo ENSTA ParisTech

Gilles Vergnaud photo ENSTA ParisTech

 

2 juillet Aerobuzz.fr

 

À compter du 1er juillet 2014, Gilles Vergnaud prend les fonctions de directeur de la Formation et de la Recherche de l’ENSTA ParisTech. Il succède à Isabelle Tanchou, appelée à d’autres fonctions.

 

Suite de l’article

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 07:55
Comment la recherche militaire irrigue l’industrie française

Le fantassin du futur pour l'armée française se résume à un acronyme : FELIN (Fantassin à Equipements et Liaisons Intégrées). Il intègre un grand nombre de technologies issus de la recherche militaire dont certaines auront des applications civiles.photo Armée de Terre

 

15-04-2014 Par Christelle Dufer, ingénieur en chef des études et techniques d’armement, stagiaire à l’Ecole de Guerre, promotion "Ceux de 14" - Challenges.fr

 

D'ici à 2019, l'Etat a prévu d'allouer 730 millions d'euros aux forces armées pour leurs activités de R&D. Un investissement dont devrait aussi profiter les entreprises civiles.

 

Environ 190 milliards d’euros, soit 1,5% du PIB de la période. Les montants affichés par loi de programmation militaire 2014–2019 ont de quoi impressionner. Ce budget sera-t-il dépensé au profit des militaires ? Pas seulement : le montant alloué au ministère de la Défense comprend en moyenne 730 millions d’euros annuels dédiés à la recherche. Et chaque citoyen bénéficie des résultats de ces recherches, qui permettent des avancées technologiques significatives exploitables également dans les applications civiles.

 

Quel retour sur investissement pour nos impôts?

Prenons le domaine spatial. Qui n’a jamais utilisé un GPS ? Ce système satellitaire, développé pour des besoins militaires, est aussi devenu indispensable pour la navigation, l’automobile et pour certaines opérations bancaires. Plus largement, les satellites sont essentiels à la vie quotidienne : ils servent à communiquer, permettent obtenir des images de la Terre pour des usages scientifiques, des prévisions météo…

La recherche militaire a aussi été un outil précieux pour développer des lanceurs spatiaux performants. L’Europe a pu s’imposer dans ce secteur grâce à la maîtrise des technologies liées à la propulsion anaérobie (n’utilisant pas l’oxygène de l’air), développée pour la dissuasion militaire française. Les mêmes compétences et savoir-faire sont mis en œuvre pour les différentes générations de lanceurs européens, comme Ariane.

Les applications civiles de technologies militaires sont nombreuses : amélioration des gommes de pneus, textiles "intelligents", nanotechnologies, airbags, imagerie médicale (scanners), composants hyperfréquences pour la téléphonie mobile et les radars anti-collision des automobiles, détecteurs infrarouges non refroidis pour la sécurité (caméras de surveillance)... et même internet, développé à l’origine pour des besoins militaires.

De nouvelles pistes sont exploitées. Ainsi, les technologies mises au point pour l’équipement du fantassin, notamment pour la transmission de données, d’images et de vidéo, vont être reprises au profit des sapeurs-pompiers. Il leur sera ainsi possible d’afficher en temps réel et en trois dimensions, leur zone d’intervention en localisant les différentes personnes présentes. L’aéronautique bénéficie aussi à plein des avancées technologiques du domaine militaire, que ce soit dans le domaine des composants moteurs ou dans celui de la navigation.

 

Comment favoriser la synergie militaro-civile?

La défense s’est dotée d’outils pour favoriser les synergies avec le secteur civil. Depuis 2009, plus de 300 projets de recherches duales (pour applications civiles et militaires) ont ainsi été soutenus. Les investissements réalisés vont du financement de thèses à la réalisation de démonstrateurs à échelle réelle ou réduite, dont les performances ou la tenue à des environnements (vibrations, températures…) extrêmes peuvent être testées.

Les travaux à caractère dual sont de nature variée : robotique, matériaux, énergie, biologie, science de l’homme, environnement. Les travaux intègrent notamment la réduction de la consommation des moteurs d’avion et d’hélicoptère, les peintures sans solvant, la dépollution propre à base de plantes et de bactéries, l’assistance du combattant pour porter des charges lourdes et se mouvoir plus aisément (exosquelette) ou l’assistance de paraplégiques…

Les efforts entrepris dans le passé dans la recherche duale commencent à voir apparaître les premières applications civiles. L’exemple le plus emblématique est le drone aérien (avion piloté à distance) qui ouvre un vaste champ de possibilités: informations sur une scène sinistrée à la suite d’une catastrophe naturelle, mission en zone contaminée, voire livraison d’aide humanitaire.

D’autres applications sont à l’étude : surveillance quasi permanente des milliers de kilomètres de rail de la SNCF ou de sites sensibles comme les centrales nucléaires, contrôle de la dégradation des ouvrages architecturaux tels les ponts, réalisation d’études thermiques sur les bâtiments pour déterminer d’où viennent les déperditions de chaleur... Des drones sont déjà proposés aux agriculteurs pour la surveillance et la gestion de leurs terres. Un grand nombre d’applications semble possible, même s’il reste à gérer leur introduction dans la circulation aérienne.

 

Chaque euro dépensé est-il utile?

Au-delà des applications civiles de technologies militaires, la défense est aussi un secteur stratégique en lui-même. Sans compter les leaders bien connus (Airbus Group, Groupe Safran, Thales, Groupe Dassault…), environ 4.000 PME travaillent directement pour la défense et 30.000 ont un lien contractuel avec le secteur. Le nombre d’emplois dans l’industrie de défense s’élève à environ 165.000. Chaque euro dépensé est donc 1 euro utile: l’argent investi dans la recherche militaire voit son impact décuplé dans l’économie française. Loin d’être un seul facteur de coûts, la défense est, aussi, un accélérateur de compétitivité.

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 11:55
Du Livre Blanc à la LPM : Quelles conséquences pour l’industrie de Défense et la recherche ?

 

09.04.2014 Cédric LOUIS et Maxime PERACAULA - Membres du Comité de Défense économique de l’ANAJ-IHEDN

 

Du Livre Blanc à la Loi de Programmation Militaire : Quelles conséquences
pour l’industrie de Défense et la recherche ?

 

Cet article vous est proposé par le Comité de Défense économique comme veille pour le secteur de l’industrie de la défense. Les lois de programmation militaire successives chamboule ce secteur industrielle porteur d’emplois et retrace la stratégie historique de la France sur le théâtre mondial. N’hésitez pas à réagir en nous contactant à l’adresse : defense-economique@anaj-ihedn.org

 

Depuis les années 80, les politiques français misent sur une relance de la demande par la dépense publique. Ce qui accroît le déficit public. Or lorsque ce dernier devient trop important, on se rabat sur l’impôt. Aujourd’hui la dette atteint près de 100% du PIB et la croissance ne permet plus de faire face aux intérêts. Les engagements financiers de la France atteignent 2 fois le budget de la Défense, soit près de 60 milliards d’euros. Dans ce contexte, il a été décidé dès 2012 de rédiger un nouveau Livre Blanc, devant donner lieu à une loi de programmation militaire (LPM). L’objectif : adapter l’outil militaire et son industrie aux enjeux de la prochaine décennie. Nous allons nous interroger sur les conséquences industrielles de cette nouvelle réflexion stratégique.

 

Mise en perspective du dernier Livre Blanc et de la future Loi de Programmation Militaire (LPM)

Depuis la professionnalisation des armées de 1996, une succession de réformes ont rendu instable le format de nos armées. Les deux livres-blanc de 2008 et 2013 remettent à plat l’analyse stratégique militaire. Les réponses aux menaces restent identiques, mais c’est le format des forces armées qui est touché, avec une réduction systématique des matériels, effectifs et budgets lors des transcriptions en loi de finance pluriannuelles LPM.

EVOLUTION EN 20 ANS

1994

2008

2013

Forces projetables

120 000 à 130 000 hommes

30 000 à 50 000 hommes

15 000 hommes

Forces aériennes projetables

Plus de 200 avions de combat

90 avions de combat

45 avions de combat

 

Il est à noter qu’un programme de recherche dans une filière industrielle militaire se travaille sur plusieurs décennies et qu’il nécessite une stabilité budgétaire pour sécuriser les commandes et ainsi stabiliser le coût de production. D’autre part, le livre blanc fixe un contrat opérationnel qui détermine les effectifs et moyens lors d’un engagement dans une situation opérationnelle prédéfinie. Ainsi, si l’objectif donné aux armées pour un besoin sur un théâtre d’opération est de 15 000 hommes et 100 camions, le jour J, vous n’aurez que cette intervention possible. Cela s’appelle la Politique d’Emploi et de Gestion des Parcs (PEGP). Objectif : optimiser au maximum, ce qui entraine un travail en flux tendu dans un domaine où les choses ne peuvent fonctionner durablement comme tel.

Le programme Scorpion doit assurer la modernisation des groupements tactiques interarmes, unités du combat au sol.
Le programme Scorpion doit assurer la modernisation des groupements tactiques interarmes, unités du combat au sol.

Cette fragilité politique concernant l’effort de défense vient frapper de plein fouet un pan industriel et technologique de la France. Et ce pan industriel, autant civil que militaire regroupe pour la partie militaire pas moins de 4 000 entreprises, plus de 165 000 emplois dont 20 000 hautement qualifiés, plus de 15 Mds d’euros de chiffre d’affaire dont 25 à 40 % sont des exportations. Les domaines concernés vont de l’aéronautique, la robotique, le spatial, les télécommunications à l’informatique, le cryptage, le transport. Le Livre Blanc de 2008 chiffrait ce lien civilo-militaire : « La France et l’Europe doivent favoriser les synergies entre la recherche civile et la recherche de défense et de sécurité. En effet, 60 % de la recherche financée par la Défense ont des retombées dans le secteur civil, contre 20 % seulement en sens inverse ». D’après Christian Mons, président du GICAT, la perte d’un milliard du budget d’investissement au ministère de la défense représente une perte de 10 000 emplois directs, et autant d’indirects. On sait également que pour 1€ investi par la France dans ses équipements de Défense, le retour d’après le GICAT est de 1,30€ à 1,70€ à termes pour les recettes de l’Etat.

 

Le Livre Blanc et la LPM sont-ils déjà caducs ?

Rappelons tout d’abord que la lenteur du vote de la loi de cadrage budgétaire pluriannuel issue du livre blanc de 2013 entraine un report de commandes d’environ 300 millions d’euros. D’autre part, d’ici à 2019, il va manquer chaque année 2 milliards d’euros à la DGA pour payer toutes ses factures. Au moindre gel de crédit, la Direction basculerait en cessation de paiements. Même si la DGA a l’habitude de jongler avec sa trésorerie, c’est la première fois qu’une loi de programmation militaire va démarrer avec un tel niveau de report de charges.

A ces contraintes de report, nous ajoutons deux habitudes inquiétantes pointés par de nombreux rapports parlementaires. La première est  le recours à des recettes exceptionnelles difficilement maitrisables, et la seconde l’ajustement des gels de crédits par l’investissement, au titre de la réserve interministérielle. Les marges de manœuvre pour la mise en place d’une nouvelle LPM semblent bien réduites.

 

Repenser l’interaction armée/industrie en cercle vertueux pour la croissance et l’emploi

Dans un contexte de défis majeurs pour la France (relance de la croissance, baisse des déficits) il serait important de reconsidérer l’option, à contre-courant, d’augmentation du budget de la Défense. Celle-ci aurait un impact fort, dès lors que les investissements publics seraient ciblés et stratégiques. Ces derniers seraient concentrés dans des zones d’avenir moins rentables ou certaines technologies innovantes et chères, déchargeant les groupes industriels qui pourraient se concentrer sur l’amélioration de leurs exportations (baisse des prix et augmentation des cadences de production) et ainsi l’augmentation des emplois. Il en résulterait une baisse des contributions et soutien à l’emploi pour ce secteur.

N’oublions pas également que le système d’investissements publics dans l’industrie de la défense constitue un puissant outil de politique industrielle. En effet, la plupart des entreprises du secteur de la défense sont aujourd’hui privées. Ce qui signifie que le gouvernement ne peut légitimement pas intervenir dans les politiques d’innovation de celles-ci sauf s’il investit lui-même dans la recherche via des partenariats de développement, d’investissement comprenant un co-financement, via appel d’offre pour le respect les règles de la concurrence. Ces investissements dans la R&D permettent au pays de garder un certain contrôle sur ses technologies qui peuvent s’avérer déterminantes et sensibles.

 

En guise de conclusion…

Dans « Pilote de Guerre », Saint Exupéry s’interroge sur les raisons qui ont amené le pays au bord du gouffre. « Ce ne sont point les matériaux qui sont en cause, mais l’Horloger. […] Et les hommes ont tout sauvé. » Il faut redonner confiance en l’homme pour qu’il puisse exploiter ses qualités d’innovateur et de producteur en donnant un souffle aux entreprises, à commencer par celles du secteur militaire, à la pointe des technologies et au carrefour de si nombreux emplois en France.

 

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 12:55
L'innovation à coeur

 

03/04/2014 DGA

 

La DGA vous propose de découvrir les avancées issues des travaux innovants qu’elle finance. Ainsi, chaque semaine et jusqu’à la mi-avril, nous mettrons en lumière deux innovations significatives.

 

Première de la série : Des bactéries qui dopent la dépollution par les plantes

 

A venir lundi prochain : Kameleon, une caméra qui filme en couleur la nuit 

Investisseur avisé de la défense, la DGA prépare l’avenir. Elle porte une attention particulière au développement de la base industrielle et technologique de défense (BITD) en France. Ainsi, elle finance à hauteur de 90 M€ des projets d’innovation. En 2013 elle a donc soutenu avec ses partenaires de recherche quelque 270 projets. Parmi eux : 64 projets Rapid*, 39 projet Astrid**, 140 thèses et 14 projets du fonds unique interministériel (FUI). La DGA s’est également impliquée dans la stratégie nationale de recherche et a poursuivi son partenariat privilégié avec l’agence nationale de recherche (ANR), contribuant aux 9 « défis sociétaux » duaux pilotés par l’ANR et au défi Descartes sur l’autonomie énergétique.

 

*Rapid : régime d’appui aux PME pour l’innovation duale
**Astrid : accompagnement spécifique des travaux de recherche et d’innovation défense

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 08:55
L'IHEDN remet ses prix scientifiques

 13/02/2014 IHEDN

 

Mercredi 12 février, le général de corps d'armée Jean-Marc Duquesne, directeur de l'Institut des hautes études de la Défense nationale (IHEDN), a remis les prix scientifiques 2014 à six jeunes chercheurs en Master II recherche et en doctorat. L'IHEDN souhaite ainsi mettre en valeur la recherche consacrée aux questions de défense, de sécurité et de relations internationales.

 

A l'occasion d'une cérémonie à l’École militaire, le général de corps d'armée Jean-Marc Duquesne, directeur de l'Institut des hautes études de la Défense nationale (IHEDN), a remis les prix scientifiques à six lauréats.

 

Catégorie "Thèse de doctorat" :

1er prix : le capitaine Hélène Guillot a reçu 3 000 euros pour sa thèse d'histoire contemporaine, soutenue à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, intitulée Photographier la Grande Guerre : les soldats de la mémoire, 1915-1919.

2e prix ex aequo : Aurélie Knüfer a reçu 2 500 euros pour sa thèse de philosophie, soutenue à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, intitulée Intervention et libération d'Edmund Burke à John Stuart Mill tandis qu'Hélène De Pooter recevait le même prix pour sa thèse de droit public, soutenue dans la même université, intitulée Le droit international face aux pandémies : vers un système de sécurité sanitaire collective ?

 

Catégorie "Mémoire de recherche de master II" :

1er prix : Aurore Bouvart a reçu 2 000 euros pour son mémoire d'histoire et de science politique, soutenu à l'Institut d'études politiques de Bordeaux, intitulé La valorisation du renseignement dans la stratégie de défense et de sécurité française à travers les Livres blancs de 1972, 1994 et 2008.

2e prix ex aequo : le commissaire aspirant Anaïs Louër a reçu 1 500 euros pour son mémoire de droit public, soutenu à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne et Paris II Panthéon-Assas, intitulé Bases de défense et externalisations, des structures et des techniques qui permettent d'optimiser le soutien des armées ?

Aude Gery a reçu le même prix pour son mémoire de droit public, soutenu à l'université Paris II Panthéon-Assas, intitulé La mise en œuvre de l'article 51 de la charte des Nations Unies dans le cyberespace.

Par ailleurs, la Fondation d'entreprise Airbus Group s'est associée à cette remise des prix et à allouer 1 000 euros au capitaine Philippe Lepinard pour sa thèse de sciences de gestion, soutenue à l'université de Nice Sophia-Antipolis, intitulée Sociomatérialité et systèmes d'information : le cas de la numérisation de l'aviation légère de l'armée de Terre.

Par ces prix, créé en 1998, l'IHEDN contribue à la diffusion de l'esprit de défense et permet de favoriser les liens entre l'Institut, le monde universitaire et la recherche.

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 08:54
photo ONERA

photo ONERA

 

12.02.2014 ONERA

 

Pour la première fois en Europe, un laboratoire peut opérer de multiples capteurs optiques et radars simultanément sur un site en le survolant depuis un avion. Et croiser ces données grâce à ses capacités informatiques dédiées. De quoi faire évoluer l'analyse urbanistique, la surveillance de grandes infrastructures ou même la prospection pétrolière.
LIMA, laboratoire d'imagerie aéroportée "tout en un"

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 17:55
Laureats des Prix scienfiques de l'IHEDN 2013-2014

10.02.2014 IHEDN

 

Liste des lauréats Catégorie Thèse et  Master II recherche 2013-2014

 

Catégorie "Thèse de doctorat"

 

Premier prix de 3000 euros

 

Capitaine Hélène GUILLOT : Photographier la Grande Guerre : les soldats de la mémoire, 1915-1919, thèse d’histoire contemporaine, soutenue à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, sous la direction du professeur Myriam Tsikounas.

 

Seconds prix ex aequo de 2500 euros

 

Aurélie KNÜFER : Intervention et libération d'Edmund Burke à John Stuart Mill, thèse de philosophie, soutenue à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, sous la direction de du professeur Bertrand Binoche.

Hélène DE POOTER : Le droit international face aux pandémies : vers un système de sécurité sanitaire collective ?, thèse de droit public, soutenue à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, sous la direction du professeur Pierre-Michel Eisemann.

 

Catégorie "Mémoire de recherche de master 2"

 

Premier prix de 2000 euros

 

Aurore BOUVART : La valorisation du renseignement dans la stratégie de défense et de sécurité française à travers les Livres blancs de 1972, 1994 et 2008, mémoire d'histoire et de science politique, soutenu à l'Institut d'études politiques de Bordeaux, sous la direction du professeur Sébastien Laurent.

Seconds prix ex aequo de 1500 euros

 

Commissaire aspirant Anaïs LOUËR : Bases de défense et externalisations, des structures et des techniques qui permettent d’optimiser le soutien des armées ?, mémoire de droit public, soutenu à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne et Paris II Panthéon-Assas, sous la direction de Philippe Josse, conseiller d’État.

Aude GERY : La mise en œuvre de l'article 51 de la Charte des Nations unies dans le cyberespace, mémoire de droit public, soutenu à l’université Paris II Panthéon-Assas, sous la direction du professeur Bertrand Warusfel.

En raison du grand nombre et de la qualité des travaux reçus, une catégorie "Nominés" a été créée. Elle permet aux jeunes chercheurs retenus de se voir remettre une lettre de félicitations du directeur de l’IHEDN.

 

Thèse de doctorat

 

Oriane BARAT-GINIES : Le soldat et le droit en opérations extérieures. Analyse des insécurités juridiques en droit opérationnel, thèse de droit public, soutenue à l’université de Poitiers, sous la direction du professeur Jean-Paul Pancracio.

Cédric LEBOEUF : De la surveillance des activités humaines en mer. Essai sur les rapports du droit et de la technique, thèse de droit privé, soutenue à l’université de Nantes, sous la direction  du professeur Patrick Chaumette.

Emmanuel VIANES : Entre Guerre et Paix : les administrations internationales post-belligérantes, thèse de science politique, soutenue à l’université Jean Moulin Lyon 3, sous la direction du professeur Jean-Paul Joubert.

 

Mémoire de master 2

 

Charlotte TOUZOT : Patrimoine mondial et conflit armé. Une destruction alarmante, une protection dérisoire, mémoire de droit public, soutenu à l’université de Limoges, sous la direction du professeur Jean-Marc Lavieille.

Thomas MERLE : Les États autoproclamés dans l’ancien espace soviétique. Approche comparative : Transnistrie, Abkhazie, Ossétie du Sud, Haut Karabagh, mémoire de géographie, soutenu à l’université Jean Moulin Lyon 3, sous la direction des professeurs Samuel Depraz et Pascal Orcier.

Anthony MARANGHI : L'instrumentalisation de la culture dans les discours de politique étrangère et de défense chinois : une analyse matérialiste d'une Chine au masque idéaliste, mémoire de science politique, soutenu à l’Institut d’études politiques de Bordeaux, sous la direction du professeur Dario Battistella.

Par ailleurs, la Fondation d’entreprise Airbus Group a souhaité s’associer, cette année, au programme de valorisation de la recherche de l’Institut et a proposé d’allouer une somme de 1000 euros au lieutenant Philippe LEPINARD : Sociomatérialité et systèmes d’information : le cas de la numérisation de l’aviation légère de l’armée de Terre, pour sa thèse de sciences de gestion, soutenue à l’université de Nice Sophia-Antipolis, sous la direction de Ivan Pastorelli, maître de conférences.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 08:55
Laboratoire de l'IRSEM


05/12/2013 IRSEM

Le Laboratoire de l'IRSEM accueille des productions ayant pour finalité une perspective d’innovation. On y trouvera également des actes de colloques ou de la matière première pour des recherches futures.

 

Nouveaux Concepts

Laboratoire de l'IRSEM n°20

Laboratoire n°20

Sociologie d’une autre bataille :
La couverture médiatique de l’intervention militaire en Lybie
Analyse comparée : France, Royaume-Uni, Allemagne.

David DELFOLIE
Présentation


 

2013 - Laboratoire de l'IRSEM

Laboratoire n°19
Penser le sentiment de confiance dans l’armée : pour un programme de recherche Olivia LEBOYER Présentation

Laboratoire n°18
La réforme des systèmes de sécurité : quel différentiel français ? Sophie DAGAND et Frédéric RAMEL(dir.) Présentation
  

2012 - Laboratoire de l'IRSEM

Laboratoire n°13
Médiation régionale : le cas israélo-palestinien. Patrick Cazin (dir.)
Présentation

Laboratoire n°12
Le Rôle social des armées. Perspectives comparatives et actualité. Irène Eulriet (dir.) Présentation

Laboratoire n°11
La gestion de la crise libyenne par l’Union africaine: chronique d’une impuissance annoncée. Delphine Lecoûtre  Présentation

Laboratoire n°10 
L’Académie de la boue. Regards croisés sur l’apprentissage des forces armées. Colonel Michel Goya et Camille Sicourmat(dir.) avec Sophie Dagand, Simon Galli, Alicia Paya Y Pastor, Éric Sangar, Olivier Schmitt, Élie Tenenbaum, Mathias Thura.  Présentation 

Laboratoire n° 9
La formation des armées étrangères. Évolution des politiques et des pratiques des années 1950 à 2010. Georges-Henri Bricet des Vallons, Florent de Saint-Victor, Nicolas Mazucchi. Présentation

Laboratoire n° 8
Réflexion sociétale sur les interfaces cerveau-machine pour l'Homme et implications pour la Défense. Sous la direction de Agnès Colin. Présentation

Laboratoire n° 7
The Role of Greenland in the Arctic. Damien Degeorges
Présentation

Laboratoire n° 6
Atelier de réflexion portant sur des propositions d’évolution des modalités de contractualisation et de conduite des programmes d’armement. Sous la direction d'Aude Fleurant.   

Laboratoire n° 5
An unprecedented power shift and the revival of East Asia. Antoine Bondaz Présentation

Laboratoire n° 4
La « reconstruction post-conflit », implications et limites d’un concept multidimensionnel. Mehdi Belaid Présentation

Laboratoire n° 3
L’armée australienne dans la guerre du Viet-Nam. Antonin Tisseron
Présentation

Laboratoire n° 2
L’impact du partenariat entre les BRIC et les pays africains sur l’évolution du régionalisme sécuritaire. Patrick Ferras Présentation

Laboratoire n° 1
L’Asie du nord-est face à la montée en puissance de la Chine. Pierre Grosser Présentation

2011 - Laboratoire de l'IRSEM

Laboratoire n° 6
Egmont Paper 2011 : Europe Deploys Towards a Civil-Military Strategy for CSDP. Sven Biscop & Jo Coelmont.

Laboratoire n° 5
Réflexion stratégique sur le changement climatique et les implications pour la défense. Sous la direction de Agnès Colin. 

Laboratoire n° 4
Les opérations d’influence britanniques, de l’Empire à l’Afghanistan. Jennifer Dybman Présentation

Laboratoire n° 3
Les puissances tierces dans la zone arctique : posture stratégique et diplomatique de la France. Joël Plouffe Présentation

Laboratoire n° 2
Les Engagements stratégiques français : nouveaux regards. Eléments de réflexion pour l’actualisation du Livre Blanc sur la défense et lasécurité nationale, Recueil de la "Journée des jeunes chercheurs de l’IRSEM" du 24 -11 - 2011.
Présentation

Laboratoire n° 1
Les différentiels stratégiques français en Océanie. Clémence Mallatrait Présentation

2010 - Laboratoire de l'IRSEM

Laboratoire n° 2
Augmentation des performances humaines avec les nouvelles technologies : quelles implications pour la défense et la sécurité ? Jean-Didier Vincent (dir.).

Laboratoire n° 1
Impact des exigences environnementales sur l’industrie de défense européenne, compte-rendu de conférences.

Bilans stratégiques

L’IRSEM publie un aide mémoire annuel offrant une analyse des enjeux auxquels la France est confrontée.Il est réalisé par des chercheurs résidentiels et ouvert aux doctorants du séminaire "Jeunes chercheurs".

Recompositions stratégiques - Un bilan de l'année 2011
Un monde de polarités différenciées, remettant en scène des pivots régionaux dans un jeu plus ouvert où l’initiative internationale fait l’objet d’une redistribution : l'année 2011 offre une lecture moins simple qu’un « choc des civilisations » ou qu’un nouveau « G2 américano-chinois ».

Recompositions stratégiques - Un bilan de l'année 2010
Les recompositions du paysage stratégique international, la rupture des équilibres traditionnels de nos proximités sont envisagés, analysées et détaillées dans cet aperçu d’une année qui préfigure de nouvelles configurations.

Recompositions stratégiques - Un bilan de l'année 2009
Ce premier opus présente une photographie des engagements de la France en 2009. Il recense les enjeux de ces nouvelles implications stratégiques et en offre les analyses.

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 12:55
Innovation, recherche et technologie

22/11/2013 Ministère de la Défense

 

Le 21 novembre 2013, la Direction générale de l’armement (DGA) a organisé le deuxième forum innovation sur le campus de l’École polytechnique à Palaiseau. Cette manifestation constitue un lieu privilégié d'échanges et de rencontres entre les acteurs clés en matière de recherche et technologie. Présent, Jean-Yves Le Drian a fait un bilan sur le pacte Défense-PME.

 

L’École polytechnique à Palaiseau, lieu d’excellence scientifique, a accueilli le 21 novembre le deuxième forum innovation organisé par la Direction générale de l'armement (DGA). Autour de cette dernière, petites et moyennes entreprises (PME), entreprises de taille intermédiaire (ETI), laboratoires de recherche, universités, maîtres d'œuvre industriels et partenaires institutionnels de la Défense étaient réunis. 700 acteurs français du secteur recherche et technologie étaient ainsi présents.

 

Un village exposition, construit autour de neuf thèmes scientifiques et technologiques à caractère dual (civil et militaire) sur lesquels la DGA investit, a permis d'exposer une centaine de projets de recherche fondamentale. De nombreuses innovations inédites ont ainsi été présentées, comme le micro-drone qui roule et grimpe aux murs, le buggy volant (voir ci-dessous), la caméra qui voit en couleur aussi bien le jour que la nuit, ou encore le pansement bio-inspiré permettant de réparer les tissus. « Il faut constamment innover pour garder une longueur d’avance sur les théâtres d’opération et sur la scène internationale », explique Laurent Collet-Billon, délégué général pour l'armement. « Le ministère de la Défense est pleinement investi dans cette mission. Cette année, 270 projets nouveaux et 142 nouvelles thèses académiques ont été soutenus par la DGA et ses partenaires de la recherche. » 

 

 

Innovation, recherche et technologie

Après avoir visité les différents stands d'expositions et rencontré les entrepreneurs présents, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a dressé le premier bilan du pacte Défense-PME, lancé un an auparavant. Cette initiative a introduit 40 mesures concrètes et immédiates pour favoriser le développement des 30 000  PME et ETI avec lesquelles le ministère de la Défense travaille. « Nous sommes déterminés à poursuivre les efforts que nous avons engagés, je crois que nous pouvons déjà nous féliciter des retombées très concrètes du Pacte Défense PME », a déclaré Jean-Yves Le Drian. Le projet de loi de programmation militaire 2014-2019, examiné à l’Assemblée nationale à partir du 26 novembre, prévoit ainsi 4,4 Mds€ courants pour des travaux de recherche technologique et d’innovation confiés aux laboratoires et à l’industrie. « C’est une priorité que j’ai fixée, a ajouté le ministre, ces sommes bénéficieront dans les prochaines années à la préparation du renouvellement des deux composantes de la dissuasion, à la préparation du système de combat aérien futur et des prochaines générations de missiles, ainsi qu'à la montée en puissance des travaux sur la cyberdéfense. »

 

Le buggy volant - Pégase

La star de ce forum a été sans conteste ce buggy volant - Pégase. Ce véhicule biplace tout terrain a été conçu pour rouler sur la voie publique et voler dans la catégorie ULM suivant les homologations européennes. Il est capable se déplacer rapidement sur terre ou dans les airs, de manière autonome et en toutes circonstances (franchissement de coupures sèches ou humides, manque d’infrastructures routières, séisme, catastrophe naturelle). Pouvant décoller très rapidement, il peut rouler à plus de 100 km/h sur route et voler à 80 km/h dans les airs. Soutenu et financé par la DGA, ce véhicule développé par la société Vaylon, a été conçu avec au concours des forces spéciales. Il leur permettra de réaliser des missions d’infiltration, de sauvetage ou encore de renseignement.Les premiers essais en vol auront lieu début 2014.

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 13:55
Le forum innovation de la DGA comme si vous y étiez

 

22/11/2013 DGA Actualité

 

Le forum innovation de la DGA comme si vous y étiez grâce à une visite virtuelle. Cet événement majeur de la recherche et de l’innovation duale s'est déroulé le 21 novembre à l'école polytechnique de Palaiseau.

 

Cliquez pour accéder à la visite virtuelle

 

Robots terrestres

Miniaturisation, agilité, endurance des systèmes

Sûreté des plates formes

Détection et identification

Surveillence et détection du changement

Apport de la DGA à la sécurité globale

Systèmes collaboratifs

Respect de l'environnement et géosciences

Protection du combattant

Dispositif de soutien à l'innovation

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 12:55
L’Onera au Forum Innovation de la DGA

21.11.2013 - Défense

 

A l’occasion de la seconde édition du Forum Innovation de la DGA (direction générale de l’armement), l’Onera a présenté une partie de ses activités optiques, dont l’imagerie laser et la détection infrarouge.

 

Organisée le 21 novembre 2013 sur le campus de l’école polytechnique à Palaiseau, ce forum a pour objectif majeur de favoriser les échanges entre PME/ETI, laboratoires, universitaires, maîtres d’œuvre industriels autour de projets innovants soutenus par la défense.

 

Pour en savoir plus :

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 17:55
Prix de thèse DGA 2013 : 3 chercheurs récompensés

 

21/11/2013 DGA DIRECTION GÉNÉRALE DE L’ARMEMENT

 

Le21 novembre 2013, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, et Laurent Collet-Billon, Délégué général pour l’armement, ont décerné le « prix de thèse DGA» à trois doctorants ayant soutenu leur thèse au cours de l’année 2011:

 

Mickaël Bouvet, pour ses travaux sur« l’étude d’enzymes de modification d’ARN impliquées dans la réplication des flavivirus et des coronavirus ». Les flavivirus sont responsables de maladies telles que la dengue ou la fièvre jaune ; les coronavirus sont par exemple impliqués dans le SRAS. Ces maladies représentent un danger pour les forces armées françaises en opérations extérieures. La thèse a permis de mieux comprendre le mécanisme de multiplication des coronavirus. Chez les flavivirus, elle a identifié une molécule inhibant l’activité du virus.

 

Camille Couprie, pour ses travaux concernant« l’optimisation variationnelle discrète et applications en vision par ordinateur ». Cette thèse a développé des méthodes d’analyse améliorant la performance de l’extraction d’éléments d’intérêt (objet, visage…) dans des images. Les applications potentielles sont nombreuses : biométrie, imagerie médicale ou satellitaire, cartographie 2D ou 3D, robotique, vidéosurveillance, identification de cibles...

 

Delphine Dumas, pour ses travaux sur « les rétines courbes : une approche bio-inspirée de simplification et miniaturisation des systèmes infrarouge ». Cette thèse a permis de réaliser une première mondiale : des capteurs courbés, à l’image de la rétine de nos yeux. Cette courbure réduit nettement les défauts d’images provoqués par les objectifs des systèmes optiques actuels, qui utilisent des capteurs plans.

 

L’un des objectifs du « prix de thèse DGA » est de rapprocher la recherche civile de la recherche de défense. Créé en 2002, ce prix récompense tous les ans un ou plusieurs jeunes docteurs ayant bénéficié d’une allocation de thèse financée par le ministère de la défense et s’étant distingués par la qualité de leurs travaux de thèse. La sélection s’effectue en fonction de l’intérêt des recherches réalisées, de leur degré d’innovation, de la qualité des résultats obtenus et de l’impact que ces travaux ont eu sur l’insertion professionnelle du docteur. Le montant du prix s’élève à 5000 €pour chaque lauréat.

 

Chaque année, la DGA consacre 13M€ au financement d’allocations de thèses, de stages post-doctoraux ou de recherche à l’étranger. Près de 450 thèses, majoritairement dédiées aux sciences de la matière et du vivant (informatique, optique, télécommunications, composants, matériaux, biologie...) mais aussi aux sciences humaines et sociales (économie, sociologie, sciences politiques…), sont à ce jour financées ou cofinancées par la DGA, dans le but de soutenir la recherche et l’innovation.

 

Acteur majeur de la recherche de défense, le ministère de la Défense aura investi en2013, 730 millions d’euros pour la recherche et technologie.

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 16:55
La DGA organise son 2e forum innovation



20/11/2013  DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) organise son second forum innovation le 21 novembre 2013 sur le campus de l’école polytechnique à Palaiseau. Articulée autour d’un village exposition, d’une séance plénière et d’ateliers thématiques, cette manifestation constitue l'événement annuel majeur de la recherche et de l’innovation duale.

 

Un buggy volant, un microdrone qui roule et grimpe aux murs, une caméra qui voit en couleur aussi bien le jour que la nuit, une boussole qui se fixe sur l’abdomen pour donner discrètement ses informations de manière tactile, un pansement bio inspiré qui facilite la réparation des tissus… Toutes ce pépites scientifiques et technologiques, et d’autres encore, seront présentées au 2e forum innovation organisé par la DGA.

Lieu d’échange et de rencontre professionnelle des acteurs clés de l’innovation et de la recherche de Défense, ce forum poursuit, comme en 2012, quatre objectifs principaux :

- favoriser les échanges entre PME/ETI, laboratoires, universitaires, maîtres d’œuvre industriels, autour de projets concrets soutenus par la défense ;

- mettre en exergue une sélection représentative de projets innovants soutenus par la DGA en faveur de l’innovation technologique de défense et duale ;

- donner de la visibilité aux PME, ETI et autres acteurs de la recherche  sur les orientations technologiques et scientifiques de la DGA ;

- aider les PME et ETI à se faire connaître auprès des maîtres d’oeuvre industriels de la défense.

Dans ce cadre, ce forum participe pleinement à la mise en œuvre du Pacte Défense PME.

L’édition 2013 rassemblera 750 acteurs : patrons de PME et ETI, représentants des grands maîtres d’œuvres, responsables de laboratoires, acteurs de la recherche académique, doctorants. Pour des raisons de coût, il a été décidé de réduire de 30% le nombre d’invités tout en garantissant la qualité de la représentativité des entreprises et laboratoires.

 

La manifestation s’articulera autour de trois temps forts :

- une séance plénière animée par la DGA, visant à promouvoir la continuité entre recherche, innovation industrielle et programmes ;

- dix stands permanents thématiques permettant de valoriser les projets financés par la DGA à travers des matériels exposés et des posters présentés par différents porteurs de projets : doctorants, PME, laboratoires...

- dix ateliers d’une heure et demie organisés matin et après-midi, animés par des responsables de la DGA, qui donneront de la visibilité sur les orientations et les priorités de la DGA en matière de recherche et technologie. 

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