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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:50
Retaliation for Spying: Germany Asks CIA Official to Leave Country

 

July 10, 2014 by Matthias Gebauer – Spiegel.de

 

In what amounts to a diplomatic earthquake, Berlin has asked the country's top CIA official to leave Germany. The measure comes in response to the second allegation in a week of a German government employee spying for the US.

 

Marking its most vocal response yet to the United States for alleged spying and a tough new tone, the government in Berlin asked Washington's top CIA official in Germany to leave the country on Thursday. The news followed a meeting of the Parliamentary Control Panel (PKGR) in the federal parliament responsible for scrutiny of intelligence services.

Panel Chairperson Clemens Binninger said the request had been "a reaction to unsuccessful cooperation in the pursuit of clarification." The panel convened a special session on Thursday to discuss two cases of suspected spying by German government employees on behalf of the United States that have emerged during the past week.

The first case involved an employee with Germany's foreign intelligence service. Last Friday, federal prosecutors in Germany said they had arrested the employee of the Bundesnachrichtendienst (BND) foreign intelligence agency on suspicion he had acted as a spy against Germany by selling secrets to US intelligence agents, including documents pertaining to the special parliamentary committee investigating spying by the NSA in Germany.

And this Wednesday, the Federal Prosecutor's Office in Karlsruhe confirmed it is investigating a second case, based on suspicions that an employee with the Defense Ministry in Berlin may also have passed secrets on to the US.

The revelations of the past week show that, in addition to conducting signals intelligence to gather information on Germany, US intelligence agencies are also using human intelligence. They strongly suggest that US services in Germany continue to collect large amounts of intelligence, and all this despite the outrage over the NSA scandal and news in October 2013 that the Americans had been spying on Chancellor Merkel's mobile phone.

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 20:55
ENA hors les murs, juin 2014

ENA hors les murs, juin 2014


10/07/2014 par Bernard Bajolet – Léon Blum 1975 – directeur général de la sécurité extérieure

 

Les bouleversements géopolitiques survenus depuis la fin de la Guerre froide ont conduit les Etats à repenser la place des services de renseignement dans nos sociétés. En France, plus qu’ailleurs peut-être, alors que les services étaient jusqu’alors déconsidérés et marginalisés, à partir de 2001, une série de décisions gouvernementales courageuses et la conduite d’une politique constante et clairvoyante dans le domaine du renseignement, ont amené nos autorités à recentrer progressivement les services de renseignement dans l’appareil d’Etat et à faire d’eux un instrument essentiel du processus décisionnel de politique étrangère et de sécurité nationale. Les services sont aujourd’hui des outils pertinents, efficaces et écoutés, ils contribuent pleinement à assurer la sécurité des Français et à protéger les intérêts de notre pays.

Par ce processus, au sein de l’Etat comme de l’opinion publique, la Direction générale de la sécurité extérieure, qui a la responsabilité du renseignement extérieur, a notamment gagné en confiance, en légitimité et même en image.

Au-delà des clichés véhiculés encore parfois par la littérature ou le cinéma, le renseignement extérieur relève d’une politique publique exigeante, aux objectifs clairement identifiés, recouvrant à la fois une réalité et des défis ambitieux, notamment dans le domaine du management et de la gestion des finances publiques, au regard d’un contexte budgétaire particulièrement contraint.

La DGSE, rattachée au ministre de la Défense, dispose d’un statut spécial qui lui assure une grande autonomie dans sa gestion comme dans ses opérations, dans le but notamment d’en préserver le caractère secret. L’autonomie et le caractère spécial du Service ne peuvent toutefois se concevoir sans le contrôle de nos autorités politiques et l’établissement de priorités clairement établies par elles, inscrites dans le Livre Blanc sur la défense et la sécurité nationale et déclinées pour les services de renseignement dans un Plan national d’orientation du renseignement (PNOR).

Dès 1940, la création ex nihilo par le général de Gaulle d’un service de renseignement de la France Libre (connu sous le nom de Bureau central de renseignements et d’action - BCRA)  a préfiguré, sur des bases originales et pragmatiques, l’organisation des services qui lui ont succédé, le SDECE puis la DGSE. En effet, il demeure aujourd’hui, au sein de la DGSE, une part du BCRA, qui contribue à son identité et à son originalité.

Je pense à deux principes d’organisation essentiels : la DGSE d’aujourd’hui, comme le BCRA d’hier, est un service de renseignement intégré. Il réunit en un seul service les capacités nécessaires au recueil du renseignement (humain, technique et opérationnel), à son analyse, à sa diffusion, et à l’action clandestine (l’entrave). Ensuite, la DGSE est un service « civil », au sens où il est rattaché à l’autorité politique civile et distinct de tout état-major militaire.

Ces principes d’organisation constituent la spécificité de la DGSE, une originalité dont elle tire sa réactivité et des atouts majeurs par rapport à ses homologues dans le monde, parfois mieux dotés en termes d’effectifs ou de budgets.

Cette « fusion » du renseignement issu de toutes origines, couplée de surcroit à une capacité d’entrave, assure en effet le maximum d’efficacité de la DGSE par rapport à ses ressources, comparativement plus faibles ou à peu près équivalentes comparées à ses principaux partenaires européens que sont respectivement les services de renseignement britanniques (SIS et GCHQ) et allemand (BND).

Faire fonctionner un service de renseignement selon le principe de l’intégration et de la fusion du renseignement est un défi permanent pour son directeur général. Car il faut pouvoir faire travailler ensemble des directions et surtout des hommes et des femmes aux cultures, méthodes, procédures et langages différents. Pour d’évidentes raisons sociologiques, il est naturellement toujours plus confortable de travailler au quotidien entre soi et de ne pas se confronter à « l’autre ». Mais cette attitude, qui pousse à un travail en silo, renforcé par nos normes de cloisonnement, doit être combattue car la réactivité nécessaire à un service de renseignement est directement liée à la libération des flux d’information entre les directions composant la DGSE.

Aujourd’hui, c’est à un rapprochement de proximité auquel il est procédé, en adjoignant par exemple à la direction du renseignement des exploitants du renseignement technique. Ces hommes et ces femmes issus de directions différentes et aux compétences très éloignées mais complémentaires, sont réunis dans une même pièce pour assurer une exploitation optimale du renseignement obtenu et interconnecter la recherche humaine et la recherche technique, car l’une ne peut aller sans l’autre.

Le constat de l’interconnexion du renseignement humain et du renseignement technique dans un espace-temps réduit, conduit le Service à se doter de capacités de traitement, d’exploitation et d’analyse consolidées et proche du temps réel. Il ouvre ainsi la voie à un nouveau modèle d’organisation du cycle du renseignement et annihile de facto toute idée de création en France d’un service de renseignement technique indépendant, idée aujourd’hui financièrement insoutenable et contre-productive, d’autant que les capacités techniques sont aujourd’hui en partie mutualisées avec les autres services qui composent la communauté française du renseignement.

La pérennité de ce modèle, encore jeune, mais déjà étudié attentivement par un certain nombre de nos partenaires étrangers, passe immanquablement par l’échange d’expérience et le mixage de cultures, de métiers et de talents différents, fédérés autour de méthodes de travail, règles éthiques et déontologiques, et objectifs communs.

« Il n’est de richesse que d’hommes » disait Jean Bodin au XVIème siècle, et j’ajouterais, à la DGSE peut-être plus qu’ailleurs. Pour souligner toute l’importance que nos autorités accordent à la fonction de renseignement, la DGSE est l’une des rares administrations de l’Etat, en tout cas parmi celles qui relèvent du ministère de la Défense, dont les effectifs continuent d’augmenter.

Cette augmentation des effectifs est certes relative mais riche de signaux. Le budget est à ce jour préservé bien que contraint. Après avoir augmenté de plus de 50% sur la période 2009-2013, le budget du Service suit désormais une courbe qui se rapproche de l’asymptote. Mais ce sont plus de 616 équivalents temps pleins travaillés (ETPT) qui ont été créés au cours des cinq précédentes années,  et encore 284 ETP nets supplémentaires attendus d’ici à 2018.  

La DGSE compte à ce jour 6000 personnels (dont ceux du Service Action), dont il faut souligner la diversité statutaire (27% de militaires, 50% de fonctionnaires civils, 23% de contractuels), et leurs talents multiples mais tellement complémentaires (analystes, officiers de renseignement, linguistes, ingénieurs télécom, crypto-mathématiciens, techniciens du signal, etc).

Il me paraît en outre opportun de souligner dans cette revue les efforts produits par le Service au cours des dernières années pour réformer son encadrement supérieur civil et le doter d’une force de management adaptée. Cette réforme est entrée en vigueur le 1erjanvier 2011.

Elle se caractérise tout d’abord par la création du corps des administrateurs de la DGSE (85 administrateurs à ce jour) doté d'une structure et d'un échelonnement indiciaire calqués sur celui des administrateurs civils. Cet alignement permet au corps d'encadrement supérieur de la DGSE de disposer du même développement de carrière que les autres corps d'encadrement supérieur de l'Etat et a ouvert des perspectives de mobilité réciproque que ne permettait pas le statut antérieur.

Cette réforme a donné lieu à une refonte du mode de recrutement qui d'un recrutement par promotion interne, au choix, se décline désormais sous deux formes : un accès direct au corps à l'issue de la scolarité à l'Ecole Nationale d'Administration  (deux élèves de l’ENA ont été recrutés à ce titre à l’issue de leur scolarité, le premier en 2012 et le second en 2014), et une sélection interne, dont les modalités sont directement inspirées de celles du recrutement des administrateurs civils au tour extérieur, via un comité de sélection présidé par un membre du Conseil d'Etat.

Parallèlement à la création du corps des administrateurs, cette réforme a également permis au Service de réaligner ses emplois fonctionnels sur les standards de la fonction publique de l'Etat, tant dans la filière d’encadrement que dans la filière expertise. Ce réalignement garantit, à la fois, aux membres du corps des administrateurs de la DGSE des perspectives de débouchés de carrière équivalents à ceux des autres corps d'encadrement supérieur et, pour les membres de ces corps, des conditions attractives de mobilité entrante à la DGSE.

C’est aujourd’hui à une autre réforme que le Service doit se consacrer, celle du statut autonome des personnels civils de la DGSE. En effet, c’est une loi de 1953 qui place le personnel civil de la DGSE hors du champ d'application du statut général des fonctionnaires et confère au pouvoir réglementaire la capacité de fixer les normes statutaires applicables à cette catégorie d'agents publics.

Ce statut autonome, défini par un décret de 1967, contient des dispositions n'ayant pratiquement pas évolué depuis son entrée en vigueur. Celles-ci présentent une inadéquation croissante avec les évolutions tant de la fonction publique, que de la société. Le projet de refonte, en cours d'instruction interministérielle, devrait s'articuler autour des axes suivants :

- la redéfinition des droits et obligations des agents pour garantir un équilibre légitime et une meilleure opposabilité juridique, tout en réaffirmant les points fondateurs du statut autonome propre à un service de renseignement (prééminence de la sécurité du Service et de ses activités, interdiction du droit syndical et du droit de grève, organisation de la gestion des carrières compatible avec la conduite des missions opérationnelles du Service, etc) ;

- la mise en œuvre de protections spécifiques répondant aux exigences et aux risques des missions de renseignement extérieur ;

- le développement d'instances de concertation spécifiques avec des représentants élus du personnel permettant l'instauration d'un véritable dialogue social au sein du Service.

Tous ces efforts et investissements seraient vains s’ils n’étaient pas mis à la disposition de l’ensemble de la communauté française du renseignement, pour son plus grand profit. L’ampleur, la rapidité et la complexité des évolutions technologiques majeures ont conduit à renforcer les moyens techniques des services français de renseignement, mais aussi à innover dans leur gouvernance. En effet, plutôt qu’un émiettement des budgets et des compétences, c’est une solution de concentration des investissements techniques affectés au renseignement qui a été décidée, pour que les outils souverains de notre pays atteignent une masse critique.

Les infrastructures techniques les plus gourmandes en budgets et en hommes sont développées et opérées par des personnels de la DGSE au profit de l’ensemble de la communauté française du renseignement, et désormais mutualisées ou en voie de l’être. Cette mutualisation des capacités fait l’objet d’une gouvernance formalisée et arbitrée dans des instances de pilotage associant l’ensemble des services participants afin d’assurer un contrôle rigoureux de l’emploi des moyens humains et financiers consentis. De surcroît, la mutualisation stimule la coopération et la convergence méthodologique entre services français de renseignement.

Ce modèle intégré propre à la DGSE a fortement contribué à un certain nombre de succès récents, sur lesquels il est malheureusement impossible de communiquer, mais ils sont évidemment encourageants pour l’ensemble du personnel de la DGSE.

Un service de renseignement comme la DGSE ne peut toutefois se poser comme outil légitime pour assurer la sécurité des Français que si le lien qui les unit est fondé sur la confiance. Nos concitoyens doivent avoir l’assurance du caractère démocratique de la DGSE, et de son cadre d’action parfaitement conforme aux droits français et européen, et qui ne peut, en aucun cas, être assimilé à un “big brother” comme je peux parfois le lire. Ainsi, les allégations dans la presse selon lesquelles notre Service « espionnerait de façon excessive les Français sans aucun cadre légal » ont profondément choqué les agents de la DGSE qui sont soucieux du respect de la loi française et de l’état de droit. La DGSE, je le rappelle, ne procède à aucune interception des communications échangées sur le sol français, en dehors du cadre de la loi de 1991.

La nécessaire confiance entre les services de renseignement et la Nation passe dorénavant par un contrôle adapté et renforcé par le Parlement. La DGSE se soumet sans réserve au regard vigilant des membres de la Délégation parlementaire au renseignement qui contrôlent ainsi l’action du gouvernement dans le domaine du renseignement, l’utilisation des crédits votés et l’activité générale des services. Ce contrôle contribue à la protection par les services des intérêts fondamentaux de la Nation. En même temps, il marque la reconnaissance du métier du renseignement et de sa place au cœur de notre démocratie.

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 19:50
Berlin expulse le chef des services secrets américains

 

10/07/2014 - JDD

 

Le ton monte entre Berlin et Washington après les révélations sur des agents doubles. Le gouvernement allemand a annoncé jeudi l'expulsion du chef des services secrets américains pour l'Allemagne. Ce "représentant des services secrets américains à l'ambassade des Etats-Unis d'Amérique" a été prié de quitter le pays.

 

Cette expulsion intervient quelques heures après les déclarations-chocs du ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, réputé pour son franc-parler. "Que les Etats-Unis recrutent chez nous des gens de troisième classe, c'est tellement idiot. Et face à tant de bêtise, on ne peut que pleurer", a-t-il déclaré, ajoutant que la découverte de deux cas possibles d'espionnage d'agents allemands en faveur des agences de renseignement américaines "n'amusait pas franchement la chancelière" Angela Merkel.

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 16:20
Un deuxième agent double découvert à Berlin

 

09/07/2014  Par Nicolas Barotte, correspondant à Berlin – LeFigaro.fr

 

Une semaine après les révélations sur la présence d'un espion au sein des services de renseignements allemands, c'est cette fois un employé du ministère de la Défense qui est accusé d'avoir travaillé pour le compte de la CIA.

 

Et de deux. Cette fois, c'est au sein du ministère de la Défense qu'a été démasqué un espion payé par la CIA. Après la découverte la semaine dernière d'un agent double dans les rangs du BND, les services de renseignements allemands, c'est un camouflet pour le gouvernement, qui a à peine eu le temps de demander des explications à l'administration américaine. La nouvelle affaire a été révélée par le Süddeutsche Zeitung et les radios NDR et WDR.

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 12:20
source johnbrownnotesandessays

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07.09.14 by James Kirchick - thedailybeast.com

 

We’re right to spy on a country with close ties to Russia and Iran.

 

I’ve lived and loved in Germany, count Berlin as one of my favorite cities, and—pending reactions to this article—may even move back there someday. But given its intense business and political ties to Russia and Iran, and Moscow’s decades-long cultivation of intelligence assets and collaborators from the first Cold War up through the current one, American intelligence agencies would be crazy not to conduct intensive espionage operations in Germany.

 

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 12:57
Conseil national du renseignement

 

09 Juillet 2014 Elysee.fr

 

Le Président de la République a réuni, mercredi 9 juillet, le Conseil national du renseignement (CNR).

 

Cette deuxième réunion du CNR depuis le début du quinquennat a fourni l’occasion au chef de l’État de saluer la mobilisation de l’ensemble de la communauté du renseignement, dans un contexte international qui appelle de la part de chacun une vigilance renforcée. Ce Conseil national du renseignement intervient d’ailleurs dans la continuité immédiate de la présentation en Conseil des ministres du projet de loi renforçant la lutte contre le terrorisme.

 

Le Conseil national du renseignement a notamment arrêté la mise à jour des priorités stratégiques assignées aux services et approuvé les moyens juridiques, techniques et humains nécessaires à la poursuite de ces priorités.

 

Rappelons que le Conseil national du renseignement réunit, sous l’autorité du Président de la République, le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères, le ministre des Finances, le ministre de l’Economie, le ministre de la Défense, le ministre de l’Intérieur, ainsi que les responsables civils et militaires chargés de la défense nationale et du renseignement.

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 12:55
Exposition Technologie et Drones à Chaumont : Sagem met en avant son partenariat avec le 61è Régiment d’artillerie

 

09-07-2014 – Sagem

 

Ces samedi 28 et dimanche 29 juin, le 61è Régiment d’Artillerie organisait au camp d’Aboville à Chaumont (Région Champagne-Ardenne) deux journées portes-ouvertes, associant à cette rencontre armée-nation, le “Salon Technologie et Drones”, pour applications civiles comme militaires. Sagem (Safran) était présent, valorisant ainsi sur son stand le partenariat construit avec le 61è RA dans le cadre du programme de drones tactiques SDTI Sperwer.

 

Le 61è régiment d’artillerie : l’expertise drones de l’armée de Terre

 

Créé en 1910, le 61è RA traverse un siècle de guerres et d’opérations militaires. Equipé du célèbre canon de 75 mm, il connaît le baptême du feu le 22 août 1914. De ses premiers combats, les artilleurs du 61è RA gagnent leur surnom : « les diables noires ». Aujourd’hui, le 61è RA est à la pointe de la numérisation de l’espace de bataille et de la révolution de l’information. Unité de la Brigade de Renseignement, il côtoie, les 44è et 54è Régiments de transmissions (guerre électronique), le 2è Régiment de Hussard (renseignement humain), et du 28è Groupe géographique. En 2004, les premiers drones tactiques SDTI Sperwer arment les batteries du régiment, en remplacement des drones Crécerelle, eux aussi produits par Sagem. A travers Crécerelle puis Sperwer, l’armée de Terre fait figure de pionniers dans l’utilisation des drones pour forces terrestres, tout en consolidant un nouvel art opérationnel, le renseignement multi-capteurs. En octobre 2008, le régiment est projeté en Afghanistan pour soutenir depuis la FOB de Tora avec ses Sperwer les troupes françaises. A cette date, le Sperwer aura servi sans discontinuité durant neuf ans en Afghanistan sous les couleurs des armées du Canada, des Pays-Bas et de la France. Ses missions : le renseignement image, la protection des convois et des unités d’infanterie en zones hostiles, la recherche d’IED, et le guidage de l’artillerie et des hélicoptères de combat.

 

Sagem : maitre d’œuvre du système de drones SDTI Sperwer

 

« 100 % made in France », le Sperwer de Sagem est un véritable succès industriel avec 25 systèmes produits et 150 drones. Depuis son entrée en service au début des années 2000, Sagem ne cesse de le moderniser : une nouvelle catapulte, une fonction relais entre drones, une nouvelle plate-forme optronique, des terminaux portables de réception direct d’image du drone (le système RVT), l’intégration de modems Stanag 4609 pour le partage du renseignent image avec l’OTAN. Sagem, à travers ses différents établissements assure le soutien et la modernisation des systèmes en service permettant au 61è RA de remplir son contrat opérationnel. L’établissement Sagem de Montluçon (Auvergne) est en charge de la production des drones et de l’intégration du système, celui de Fougères (Bretagne) fabrique les cartes électroniques, Sagem à Poitiers (Poitou-Charentes) produit les caméras, et son établissement de Dijon (Bourgogne) les boules optroniques gyrostabilisées. Les contrats en cours avec le ministère de la Défense permettent à Sagem de garantir le maintien de la capacité drones tactiques de l’armée de Terre. Ils pourront ainsi opérer jusqu’à l’arrivée d’une future génération de drones tactiques, comme le prévoit le projet SDT (Système de Drones Tactiques) inscrit dans la LPM 2014-2019 attendus pour 2017. Sagem propose son drone tactique Patroller pour répondre à ce nouveau programme. Le régiment a saisi cette occasion pour présenter en dynamique au public la mise en œuvre du SDTI Sperwer sur sa catapulte, une station sol et l’emploi du terminal portable RVT. Sur son stand, Sagem a donc particulièrement mis en avant l’expérience acquise auprès du 61è régiment d’artillerie, notamment l’Afghanistan, et les performances de sa chaine image à très haute résolution basée sur les boules optroniques de la famille Euroflir.

 

JIM – LR (Jumelle Infrarouge Multifonction – Long Range)

JIM – LR (Jumelle Infrarouge Multifonction – Long Range)


Implanté à Haguenau (Alsace), le 2è Régiment de Hussards, unité de renseignement humain de la Brigade de renseignement, participait aussi à la JPO du 61è RA en exposant ses équipements optroniques portables utilisés en opérations, dont la JIM – LR (Jumelle Infrarouge Multifonction – Long Range) que Sagem produit à Poitiers.

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 07:20
Paul Wynnyk remplace Christian Rousseau à la tête du Commandement du renseignement des Forces canadiennes

Le major-général Paul Wynnyk a pris la relève du major-général Christian Rousseau à titre de commandant du Commandement du renseignement des Forces canadiennes et de chef du renseignement de la Défense. (Archives/3e Division du Canada)

 

7 juillet 2014 par Nicolas Laffont - 45eNord.ca

 

Le major-général Paul Wynnyk a pris la relève du major-général Christian Rousseau ce lundi 7 juillet à titre de commandant du Commandement du renseignement des Forces canadiennes (COMRENSFC) et de chef du renseignement de la Défense.

 

«Il s’agit d’un grand honneur d’être nommé commandant du COMRENSFC, et j’aimerais remercier le major-général Rousseau, qui a fait preuve d’un leadership et d’une capacité d’intendance exceptionnels au cours des quatre dernières années. C’est avec fierté et humilité que je reprends les rennes d’un organisme de renseignement de classe mondiale, composé de civils et de militaires exceptionnels qui contribuent de manière importante à la sécurité et à la défense du Canada», a dit le major-général Paul Wynnyk, nouveau commandant du Commandement du renseignement des Forces canadiennes.

 

Le major-général Wynnyk entreprend ses nouvelles fonctions en apportant avec lui un solide bagage de 30 ans d’expérience militaire. Il a notamment servi à titre d’officier des opérations et de chef d’état-major du Secteur de l’Ouest de la Force terrestre et a occupé plusieurs postes au quartier général de la Défense nationale. Il a également été conseiller principal en matière de défense et directeur des opérations pour le conseiller du premier ministre en matière de politique étrangère et de la défense et, plus récemment, commandant adjoint de l’Armée canadienne.

 

Le Commandement du renseignement des Forces canadiennes a été établi en septembre 2013 et unit cinq groupes du renseignement distincts: le Centre d’imagerie interarmées des Forces canadiennes, l’Unité nationale de contre-ingérence des Forces canadiennes, le Centre météorologique mixte, le Service de cartographie, et la Force opérationnelle interarmées X.

 

Le commandant du COMRENSFC assume également la fonction de chef du renseignement de la Défense. Il est donc le principal conseiller en matière de renseignement auprès de la haute direction, et il exerce une autorité fonctionnelle sur les neufs organismes gouvernementaux qui exécutent le mandat du commandement, c’est-à-dire s’assurer que toutes les activités de renseignement de la Défense sont bien coordonnées et conformes aux lois et politiques en vigueur.

 

Le major-général Rousseau prend sa retraite des Forces armées canadiennes après plus de 35 ans de service dévoué.

 

«Le major-général Rousseau a fait progresser de beaucoup la fonction de renseignement de défense pendant qu’il occupait le poste de commandant du Commandement du renseignement des Forces canadiennes. En effet, il a contribué à solidifier les partenariats internationaux et à maintenir la sécurité sur la scène mondiale, a mis sur pied le Intelligence Command et a institutionnalisé la production fédérée, qui constitue en elle-même un tournant décisif pour le renseignement de défense canadien», a déclaré pour sa part le général Tom Lawson, chef d’état-major de la Défense.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 11:50
photo UK MoD

photo UK MoD

According to cases released under the Freedom of Information Act, the MoD recorded at least 11 instances of restricted and confidential information being leaked by members of the Armed Forces from 2011 to 2013

 

06 Jul 2014 By Ben Farmer, Defence Correspondent - telegraph.co.uk

 

Social media blunders by members of the Armed Forces have risked compromising operations and national security by leaking patrol times, details of sensitive visits and photos of restricted areas, records show.

Cases investigated by the Ministry of Defence have included servicemen disclosing details of Britain’s submarines, posting videos of people and equipment in Afghanistan and operations in Libya.

The cases show the military hazards arising from the widespread use of social media networks such as Twitter and Facebook.

The Armed Forces and MoD work under strict rules about using such networks, for fear they are combed by foreign agents and enemies looking for information on the military and operations.

According to cases released under the Freedom of Information Act, the MoD recorded at least 11 instances of restricted and confidential information being leaked by members of the Armed Forces from 2011 to 2013. The scale of the problem is likely to be far higher, because the files do not include civilian MoD cases.

 

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 07:50
Joachim Gauck s'entretenant avec le président des États-Unis, Barack Obama, au château de Bellevue, le 19 juin 2013 - photo US Gov

Joachim Gauck s'entretenant avec le président des États-Unis, Barack Obama, au château de Bellevue, le 19 juin 2013 - photo US Gov

 

06/07/2014 Par Nicolas Barotte - LeFigaro.fr

 

Un an après le début du scandale des écoutes de la NSA et du piratage du téléphone d'Angela Merkel, les services de renseignements du BND ont découvert qu'un de leurs hommes espionnait pour Washington.

 

Les renseignements allemands tentent de comprendre. Comment ont-ils pu être espionnés pendant deux ans de l'intérieur même de leurs services par leurs homologues américains? Un an après le début du scandale des écoutes de la NSA, quelques mois après les révélations sur le piratage du téléphone portable de la chancelière Angela Merkel, cette affaire d'agent double au sein du BND, révélée vendredi par le magazine Der Spiegel, risque de porter un nouveau coup aux relations de confiance entre les deux alliés traditionnels. Elle fait apparaître aussi de sérieuses failles dans la sécurité du BND.

Ironie de l'histoire, c'est en proposant ses services à la Russie le 28 mai que le suspect au profil trouble a été démasqué. Intercepté, le message adressé par e-mail au consulat russe de Munich a déclenché l'alerte au BND. Il était accompagné de trois documents confidentiels prouvant le sérieux de l'offre. Pour arrêter l'individu, les services allemands ont d'abord voulu lui tendre un piège en lui proposant un rendez-vous. Celui-ci ayant décliné, les enquêteurs ont cherché une autre piste. Ils se sont alors tournés vers leurs confrères américains pour leur demander des informations sur l'adresse mail utilisée: un compte Google. La demande est restée sans réponse. Pire, le compte incriminé a été aussitôt fermé. Les soupçons ont alors changé de direction.

 

218 documents dérobés

L'individu a été finalement identifié deux semaines plus tard grâce au tableau de congés: en examinant les documents proposés, envoyés d'un ordinateur privé, le BND a déterminé quels employés pouvaient y avoir accès. Le suspect était le seul à être absent le jour où ils ont été expédiés. Cet individu, un employé de 31 ans en poste à Pullbach, près de Munich, souffre d'un handicap.

Après avoir été un temps mis sous surveillance, l'agent a été placé mercredi en détention préventive. Décrit comme «peu qualifié» par le BND, il aurait dérobé 218 documents, classés de sensibles à confidentiels, retrouvés chez lui sur une clé USB. Durant les derniers mois, il se serait intéressé aux travaux de la commission du Bundestag chargée d'enquêter sur les écoutes de la NSA. «Tout indique qu'il travaillait pour les Américains», ont reconnu les services de renseignements allemands. Dans son appartement, sur son ordinateur personnel, la police a découvert un programme de communication cryptée caché derrière une application météo. En interrogeant le programme sur le temps à New York, l'agent double pouvait accéder à une interface de transmission sécurisée.

Le BND dément cependant qu'il s'agisse d'un agent infiltré. Le suspect a lui-même pris contact avec l'ambassade américaine de Berlin pour proposer ses services fin 2012. Lors d'une première rencontre à Salzbourg, il aurait touché 10.000 euros de la part de la CIA. Deux autres rencontres en Autriche lui auraient permis de toucher 5000 euros, puis 10.000 euros. Mais le BND évoque aussi un «besoin de reconnaissance» pour expliquer sa trahison. Les conséquences auraient pu être plus graves, minimise-t-on.

 

«Cette fois, ça suffit»

Dimanche, Angela Merkel, qui se trouve en déplacement en Chine, n'avait pas commenté publiquement l'affaire. Mais au sein du gouvernement on assure «ne pas prendre à la légère» cette affaire. Dès vendredi, le ministre des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, avait convoqué l'ambassadeur des États-Unis. Mais Angela Merkel ne pourra pas rester longtemps silencieuse. «Cette fois, ça suffit», s'est exclamé samedi le président fédéral, Joachim Gauck, en accusant les États-Unis de «jouer avec l'amitié» entre les deux pays. En Allemagne, un ressentiment antiaméricain commence à prospérer. À Washington, la Maison-Blanche n'a pas fait de commentaires.

En Allemagne, où le sujet des écoutes est épidermique, les réactions ont été vives. Le ministre de l'Intérieur, Thomas de Maizières, a demandé des explications «rapides» aux Américains. Le SPD a, lui, mis en cause les procédures internes du BND et la possibilité pour un seul individu, au poste modeste, d'accéder à autant d'informations. Les renseignements allemands se sont défendus en expliquant qu'il était difficile d'agir quand des individus choisissaient eux-mêmes de trahir le secret.

Quoi qu'il en soit, le BND est sur la sellette. Mis en cause pour ne pas avoir su empêcher que le portable d'Angela Merkel soit écouté, le BND va devoir réexaminer ses procédures de sécurité, qui montrent de sérieuses défaillances. D'ailleurs, il y a quelques jours, le quotidien Bildannonçait que le tout dernier téléphone sécurisé de la chancelière n'était pas sûr à 100 %. La NSA aurait déjà trouvé le moyen de contourner ses systèmes de cryptage. Mais Merkel peut se rassurer: lors de sa dernière visite à Washington, Obama lui a promis qu'elle ne serait plus écoutée.

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 16:55
NSA : l'arsenal des surveillants (et les pistes pour s'en protéger)

 

03/07/2014 Guerric Poncet -Le Web en lignes / Le Point.fr -

 

Un an après les premières révélations d'Edward Snowden, le cabinet français Lexsi dresse un bilan des capacités des agences de renseignements. Terrifiant.

 

De quel arsenal disposent les agences de renseignements occidentales pour surveiller leur population, leurs alliés et, accessoirement, leurs ennemis ? Mercredi, le premier cabinet de conseil en cybersécurité français, Lexsi, avait réuni quelques dizaines de responsables informatiques de grandes entreprises à Paris. L'objectif ? Leur rappeler à quel point ils sont "une cible potentielle" des services de renseignements, comme la NSA aux États-Unis. Les révélations de l'ex-analyste américain Edward Snowden sont passées par là, et il était inutile de les convaincre de l'existence d'une menace. La conférence s'est donc attachée à préciser les moyens concrets dont disposent les surveillants. Et le panorama est effrayant.

 

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 07:20
photo-Jason-Reed

photo-Jason-Reed

 

3 juillet 2014 par Nicolas Laffont - 45eNord.ca

 

Marquée par de récents scandales PRISM et autres révélations d’Edward Snowden (qui vient par ailleurs de fêter sa deuxième année enfermé à l’ambassade d’Equateur à Londres), la National Security Agency (NSA) vient de publier son premier rapport de transparence, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est… opaque!

 

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 11:40
Intelligence Ship Liman in Southern Bay, Sevastopol (photo A.Brichevsky, 10 mar 2010)

Intelligence Ship Liman in Southern Bay, Sevastopol (photo A.Brichevsky, 10 mar 2010)

 

02 juillet 2014 Var-Matin

 

Ils sont repartis il y a 48 heures. Sans mot dire. Mais pendant dix jours, la Marine française a dû composer avec de biens étranges voisins, à quelques milles seulement des eaux territoriales françaises et de Toulon.

 

Deux navires de guerre russes - le destroyer anti-sous-marins Admiral Levchenko et le bâtiment Liman - dont la présence n'était pas vraiment attendue en escale du côté de la rade…

 

Surprenant ? Pour le moins, étant donné qu'on imagine mal la Marine américaine ou anglaise nous servir la même, avec deux bâtiments plus connus pour l'écoute électronique que pour la pêche au gros, à deux pas du plus grand port militaire européen et de ses sous-marins nucléaires.

 

Des relations fraîches

 

Du côté de la Royale pourtant, on cherche à calmer le jeu : « La France déploie aussi des bâtiments dans des zones d'intérêt et d'opportunité. Les Russes n'envoient pas non plus une armada : ils ne font qu'user de la fonction connaissance et anticipation. »

 

Ce jargon stratégico-militaire cacherait pourtant un certain malaise au sein des autorités militaires françaises, comme l'ont récemment révélé nos confrères du Figaro. L'armée de mer a ainsi envoyé un navire non loin de la fameuse zone. Et probablement pas pour échanger sur Tolstoï ou trinquer à la vodka.

 

Alors que la France livrera à l'automne un premier porte-hélicoptères flambant neuf à la Russie, les relations restent fraîches entre les puissances navales russes et occidentales. Le conflit syrien et son déploiement de muscles en Méditerranée orientale ne sont sans doute pas étrangers à ces grandes manœuvres. La crise ukrainienne non plus.

 

Et encore moins le fait que la Marine française soit allée naviguer en mer Noire ces dernières semaines pour renifler l'air de la Crimée… Dans une cour d'école, on appelle ça le jeu du chat et de la souris. Et en langage stratégico-militaire, on dit comment ? « De la politique », répond malicieusement la Marine.

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 11:50
Ecoutes de la NSA : Berlin se passe de Verizon

 

27.06.2014 Le Monde.fr avec AFP et Reuters

 

Le gouvernement allemand ne veut plus de l'américain Verizon comme fournisseur de ses infrastructures de réseaux de télécommunications, en raison notamment de l'affaire d'espionnage de la NSA, a révélé jeudi un communiqué du ministère de l'intérieur.

 

« Le gouvernement allemand a l'intention de mettre fin au contrat existant avec le fournisseur américain Verizon », selon le communiqué. Un porte-parole a précisé à qu'il ne s'agissait pas d'une dénonciation du contrat ou d'une rupture anticipée des relations commerciales, mais d'une décision intervenue « dans le cadre du contrat existant », qui arrive prochainement à terme. « Les exigences à l'égard des infrastructures de réseau et les menaces qui pèsent sur les réseaux augmentent », par le biais de virus extrêmement dangereux par exemple, explique le communiqué.

 

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 06:40
Admiral Levchenko (DDG-605) sailing along with USS Hue City in the North Sea, 2004

Admiral Levchenko (DDG-605) sailing along with USS Hue City in the North Sea, 2004

 

26/06/2014 Par Alain Barluet - LeFigaro.fr

 

Ce sont des visiteurs pas très discrets et qui d'ailleurs ne se cachent pas. Depuis le 20 juin, deux navires militaires russes, un bateau chargé de recueillir du renseignement et son escorte, la frégate de lutte anti-sous-marine Amiral Levchenko, mouillent au large de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). La présence de ces bateaux, positionnés jeudi à 18 milles nautiques des côtes françaises (une trentaine de kilomètres), selon une bonne source, donc hors des eaux territoriales (12 milles), n'est pas illégale et sans doute guère inédite.

 

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 14:20
Quand les services secrets américains pactisent avec Amazon

Cyber-espionnage Après avoir rejoint Facebook et Twitter la semaine dernière, l'institution dirigée par John Brennan continue sur sa lancée numérique.

 

25/06/2014 Tiphaine Honoré – LaTribune.fr

 

Les services de renseignement américains veulent accentuer leur collaboration avec le système "informatique dématérialisé" d'Amazon, dit "cloud". L'objectif est de pouvoir exploiter davantage ses outils d'exploration de données et de s'en inspirer.

 

La CIA développe son système d'espionnage grâce au cloud du géant du e-commerce. Le quotidien britannique Financial Times révèle mercredi le développement du partenariat que la CIA a passé avec Amazon pour utiliser son logiciel de données commerciales dans son travail d'analyse. 

 

Un "cloud" de la CIA créé et géré par Amazon

Le directeur du département des informations à la CIA, Doug Wolfe, expliquait mardi que ce genre de technologies "était particulièrement utile sur des terrains complexes comme l'Irak ou l'Ukraine". Cette collaboration des renseignements américains avec le site montre par ailleurs, selon le FT, la confiance qu'ils accordent à la fiabilité du cloud d'Amazon, dont les clients sont autant des agences du secteur public que des sociétés privées.

Le contrat qui les lie représenterait déjà 600 millions de dollars (441 millions d'euros) et suppose que le groupe d'e-commerce configure et gère une service de données informatiques privées dans les locaux de la CIA. Mais Doug Wolfe a ajouté que son agence souhaitait aller au delà de la simple utilisation des serveurs d'Amazon en bénéficiant également des applications que le site a mis en place. 

 

Des applications utiles aux renseignements

Dans un discours ambitieux, Doug Wolfe a ajouté :

"Je suis sûr que nous allons non seulement pouvoir profiter des innovations dans l'utilisation des serveurs mais aussi utiliser ces avancées dans le secteur commercial et même les missions spatiales!"

Il a ainsi mentionné l'application, développée par Amazon Web Services (AWS), qui permet de traiter et d'analyser des flots massifs de données comme l'exemple type des outils pouvant servir à la CIA. 

 

Sécurité renforcée

En pleine période de tests sur le transfert de certaines données de la CIA vers son cloud Amazon, le directeur du service information a néanmoins reconnu qu'il existait un certain "choc culturel" entre les deux entités, bien que les standards de sécurité d'Amazon soient "très élevés"

Le chef du service de sécurité d'AWS Stephen Schmidt a quant à lui qualifié la méthode d'Amazon de "sécurité via l'obscurité". En d'autres termes, les employés d'AWS n'ont besoin d'être informés que du strict nécessaire pour effectuer leur travail. Par exemple, ils ne connaissent pas l'adresse réelle du centre où sont stockées les données qu'ils traitent. Les contrôles ont aussi été renforcés sur les sites de collecte de données, désormais accessibles seulement par des badges spéciaux encryptés. Désormais, Amazon tient dans ses mains l'une des clés de la sécurité américaine.

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 06:50
source johnbrownnotesandessays

source johnbrownnotesandessays

 

20-06-2014 par - RFI

 

Que sait l’Allemagne des activités de la NSA sur son territoire ? L’hebdomadaire allemand Der Spiegel a publié le 18 juin une enquête reposant en partie sur des documents transmis par Edward Snowden. Ces informations mettent en lumière la coopération très poussée de la NSA avec les services de renseignement allemands.

 

Après la révélation de la mise sur écoute du téléphone portable de la chancelière allemande Angela Merkel, la classe politique allemande s’était indignée des pratiques de la National Security Agency (NSA). Le gouvernement allemand a ainsi envoyé à trois reprises une liste de questions aux Etats-Unis à propos de leurs méthodes d’espionnage, et une commission d’enquête parlementaire a été ouverte. La justice s’est elle aussi emparée du dossier, avec le lancement d’une enquête par le procureur général. Der Spiegel, dans son enquête du 18 juin, s’interroge : comment le gouvernement allemand peut-il être surpris alors que ses services de renseignements sont les principaux partenaires européens de la NSA ?

 

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 18:55
Du 16 au 20 juin, venez rencontrer l’ONERA à Eurosatory

 

11.06.2014 - ONERA.fr

 

Acteur majeur en sciences et technologies au service de la Défense, l’ONERA présentera au salon Eurosatory (hall 5, stand K618) ses projets et axes de recherche en matière de Défense.

En vedette seront présentées les thématiques suivantes:

 

Renseignement d'origine image

  • Imagerie hyperspectrale : quantifier la plus-value de l'imagerie spectrale pour les besoins militaires qui est une avancée majeure pour les systèmes de renseignement
  • Imagerie infrarouge miniaturisée  (démo prévue) : faciliter l'intégration des systèmes d'imagerie sur les plates-formes et réduire leurs coûts d'installation et d'utilisation
  • Traitement d'images (démo prévue) : accélérer la boucle du renseignement par l'extraction de l'information pertinente dans l'image

 

Guidage Navigation : anémomètre embarqué pour hélicoptère Tigre : améliorer la sécurité aérienne par une mesure robuste des paramètres air

Matériaux fonctionnels : Offrir des performances mécaniques hors normes à bas coût, de la très grande série (bras de suspension C3) aux applications les plus exigeantes en terme de performances (vols hypersoniques)

  • Céramique polycristalline transparente pour protection balistique
  • Céramique pour application missile
  • Céramique haute température (UHTC) pour application missile
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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 11:55
Défense. Jean-Yves Le Drian à Rennes vendredi

 

 

11 juin 2014 LeTelegramme.fr

 

Jean-Yves Le Drian sera à Rennes, vendredi. Le ministre de la Défense introduira la matinée industrielle de la Direction de la protection et de la Sécurité de la Défense (DPSD). Il reviendra sur l’action de cette direction, communauté de renseignement au service des industriels de la Défense.

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 11:55
Le C160G Transall

Le C160G Transall

 

11/06/2014 Armée de l'air

 

L’escadron électronique aéroporté (EEA) de la base aérienne 105 d’Évreux soufflera ses cinquante bougies le mercredi 17 septembre 2014. Les anciens de cette unité sont appelés à se mobiliser pour cette célébration.

 

L'escadron électronique aéroporté reprend les traditions de l'escadrille MF20 qui fêtera son centenaire. Elle a participé à toutes les grandes batailles du premier conflit mondial en tant qu'unité d'observation et de renseignement. Créée en 1964, l'escadre électronique (EE) 54 prend rapidement l’insigne et les traditions de l’escadrille 20. Le nom de «Dunkerque» lui est alors attribué.

L’année 2014 est riche en événements pour la base aérienne d’Évreux. Deux célébrations s’ajoutent à cette date : le centenaire de l’escadrille MF20 et les 25 ans de service du  C160G Transall «Gabriel».

 

Plus d'informations sur l'histoire de l'escadron électronique aéroporté

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 07:55
Google renforce la sécurité des emails contre l'espionnage

 

04/06/2014 Par Lucie Ronfaut – LeFigaro.fr
 

L'entreprise a lancé un outil permettant à ses utilisateurs de chiffrer leurs mails, afin d'empêcher les personnes malveillantes d'accéder à leur contenu.

 

Un an après les révélations d'Edward Snowden sur le programme de surveillance Prism, l'ombre de la NSA plane toujours sur Internet. C'est dans ce climat d'inquiétude que Google a présenté mardi un outil permettant à ses utilisateurs de mieux protéger leur correspondance électronique. Baptisé «End-to-End» («De Bout en bout» en français), il prend la forme d'une extension à ajouter au navigateur Google Chrome. Une fois installée, elle permet de chiffrer le contenu d'un mail, c'est-à-dire de le rendre illisible entre l'envoi et la réception du message par son destinataire. Seul ce dernier peut lire le mail qui lui est adressé, à condition qu'il utilise lui aussi l'extension.

 

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 06:55
Un commandement au féminin au 35e RAP

Un commandement au féminin / Crédits : BCH1 William BONNIN

 

28/05/2014 J. SEVERIN - Armée de Terre

 

Le jeudi 15 mai 2014, sur la place de l’hôtel de ville de Tarbes, le commandement de la 1re batterie du 35e régiment d’artillerie parachutiste (35e RAP) a été confié au capitaine Marie de Lazzer. Cette unité élémentaire connue sous le nom de batterie de renseignement de la 11e brigade parachutiste, est la première batterie du régiment à avoir une femme à sa tête.

 

Prendre la tête d’une batterie de ce régiment, était-ce l’objectif à atteindre ?

 

À ma sortie de Saint-Cyr, j’ai effectué un stage en corps de troupe au 35e RAP. J’y suis retournée comme lieutenant, chef de section. Prendre le commandement de cette batterie de renseignement, que je connais bien, s’inscrit dans la continuité de mon parcours. Mais en effet, devenir commandant d’unité est pour moi l’aboutissement d’un travail dans ce régiment de cœur qui m’a vu grandir.

 

Quel changement pensez-vous apporter, sur le plan du commandement, par rapport à vos prédécesseurs ?

 

Pour moi, à chaque personne, homme ou femme, son style de commandement. L’avantage, c’est que je connais le fonctionnement de la batterie, je connais les personnels. Ce qui est certain, c’est que je m’engage à prendre les difficultés à bras-le-corps. Pour moi, trois choses sont importantes : la fidélité, l’enthousiasme et la fierté d’exercer ce métier. Voilà ma ligne de conduite.

 

Qu’espérez-vous retirer de cette expérience ?

 

Une richesse exceptionnelle sur le plan humain et certainement un souvenir inoubliable. Mais pour l’instant, je la vis avec enthousiasme, au service de mon pays.

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 12:20
Cyberdéfense: le CSTC conserve des infos personnelles pendant 30 ans

 

28 mai 2014 par La Presse Canadienne

 

OTTAWA - L'agence canadienne d'espionnage électronique affirme recueillir et parfois conserver des informations personnelles ? incluant les noms et courriels de Canadiens ? dans le cadre d'efforts pour protéger des réseaux névralgiques contre des cyberattaques.

 

Le Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CSTC) maintient une banque d'information contenant des renseignements personnels sur «potentiellement tout individu» communiquant de manière électronique avec un réseau informatique clé pendant que le CSTC évalue sa vulnérabilité.

 

L'information dans la banque — désignée CSEC PPU 007 — est conservée pendant une période allant jusqu'à 30 ans avant d'être transférée à Bibliothèque et Archives Canada, indique une description dans le guide Info Source, qui énumère les diverses catégories de renseignements personnels conservés par le gouvernement.

 

La note indique que les renseignements personnels peuvent être utilisés pour «évaluer les menaces potentielles aux systèmes de technologie de l'information», et pour aider à assurer la sécurité de ces réseaux.

 

Le document met en lumière un aspect méconnu du travail du CSTC, soit l'évaluation des menaces et les analyses des technologies visant à renforcer la défense contre les cyberattaques ciblant les réseaux informatiques gouvernementaux.

 

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 06:55
Dijon, carrefour d’unités et d’entreprises

Atelier d’optronique de « Sagem Defense Security »

 

28/05/2014 Sources : DPSD

 

Le poste de Dijon à un carrefour d’unités militaires et d’entreprises de défense

 

Situé en plein centre de la capitale régionale, le poste PSD de Dijon a une zone de responsabilité couvrant l’ensemble de la Bourgogne…

 

Classée au 1er rang en tant que carrefour pour son réseau routier, fluvial et ferroviaire et au 6ème rang des régions françaises pour sa superficie, la Bourgogne est composée des départements de la Cote d’Or, de l’Yonne, de la Nièvre et de la Saône et Loire et se distingue comme étant une région de contact et de passage entre la région parisienne, le couloir rhodanien, la région Centre, la région Auvergne, la Franche Comté et la Champagne.

 

Subordonné à la direction zonale de Metz, le PPSD de Dijon rayonne ainsi sur une trentaine d’implantations militaires telles que la base aérienne 102, le lycée militaire d’Autun, la BPIA (base pétrolière interarmées du service des essences des armées - SEA) de Chalon sur Saône et le 511ème RT (régiment du train) d’Auxonne.

 

Les principales thématiques suivies par le poste restent avant tout liées à la subversion externe.

 

 

En outre, la région se démarque par son dynamisme industriel et économique et le poste est donc amené à suivre une vingtaine d’entreprises à temps complet.

 

Le panorama des sociétés va de la sidérurgie lourde à la réalisation d’aciers spéciaux, ou de turbines de sous-marins, à des prestataires de services ainsi que des sociétés aux technologies innovantes (optronique, robotique, informatique). La région possède ainsi un potentiel technologique, tant en production qu’en Recherche & Développement (les ISD réalisent des sensibilisations, apporte leur conseil et leur expertise etc.). En effet, pour beaucoup d’entreprises au rayonnement international et disposant de nombreux contrats avec l’étranger, les tentatives de prédation sont nombreuses…

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 16:55
Renseignement : et si l'on créait des petites CIA à la française?

 

28 mai 2014 Jean-Dominique Merchet

 

Le général Gomart (DRM) plaide pour la mise en place de "Cellules Inter-Agences" sur le terrain...

 

Le général Christophe Gomart, directeur du renseignement militaire, a profité d'un colloque de la DRM, vendredi 23 mai, pour plaider en faveur de la création, pour chaque crise, de cellules interagences (dont l'acronyme est... CIA) afin de permettre une meilleure coordination des services de renseignements - et d'autres services de l'Etat (Quai d'Orsay, armées, intérieur, etc).  Ces CIA devraient être impulsées par le coordonnateur national du renseignement (CNR) à l'Elysée et placées, selon les cas, sous la responsabilité d'un «service pilote». Cette idée avait déja été défendue par le général Gomart lorsqu'il était à la tête du COS, durant la guerre du Mali. Dans la pratique, les choses se sont finalement faites, notamment au travers d'une collaboration entre la DGSE et le COS. Il s'agirait cette fois-ci d'aller plus loin, en organisant les choses de manière plus systématique.

 

Le colloque de vendredi était l'occasion de lancer la "transformation" de la Direction du renseignement militaire. Cette réunion, à huis-clos, a permis au ministre de la défense de fixer le cadre du mandat confié, le 17 février dernier, au général Christophe Gomart, pour conduire les évolutions du "service de renseignement des armées", comme la DRM se définit désormais. Pierre Joxe, qui a créé la DRM en 1992  à la lumière des insuffisances constatées lors de la guerre du Golfe, était présent au colloque, comme le général Michael Flynn, à la tête de la Defense Intelligence Agency (DIA) américaine, le président de la commission des lois de l'Assemblée, Jean-Jacques Urvoas, excellent connaisseur des affaires du renseignement, et de nombreux experts civils ou militaires.

 

Cette transformation prendra avant tout la forme d'un nouveau management interne, avec, par exemple, la création d'une sous-direction de la stratégie et la mise en place d'outils de mesure de la performance. La question des carrières, militaires ou civiles (20% de spostes aujourd'hui), dans le renseignement fait également partie du chantier. Comme la nouvelle DGSI (ex-DCRI), la DRM a besoin de recruter plus d'experts (analystes, linguistes, spécialistes techniques, etc). Le général Gomart plaide pour la création d'un Centre de renseignement géospatial, qui regrouperait, à Creil, des moyens déjà existants dans une nouvelle synergie, afin de "rapprocher la géographie du renseignement."

 

La DRM entend également être plus présente dans le ciblage, pour les frappes aériennes ou, demain, les missiles de croisière navals, tout en développant le renseignement humain, sans pour autant conduire des operations clandestines, comme la DGSE.

 

L'un des points sensibles est celui des rapports entre la DRM et les structures de renseignement propres à chacune des trois armées. En 1992, la DRM avait été créé en fusionnant celle-ci, ce qui était alors «mal passé» dans la communauté militaire, selon un bon connaisseur. La DRM insiste aujourd'hui sur le fait qu'elle ne renseigne pas seulement vers le haut, dans le cadre de l'aide à la décision des chefs politiques et militaires au travers d'une appréciation autonome de la situation, mais qu'elle produit également du renseignement nécessaire aux forces déployées sur le terrain.

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