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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 19:35
Quand la Maison-Blanche "balance" le patron de la CIA en Afghanistan

 

26.05.2014 JDD
 

La boulette. Barack Obama était de passage en Afghanistan dimanche et, comme il est d'usage, la Maison-Blanche a communiqué à la presse le nom des responsables qu'il y a rencontrés. Sauf que l'administration présidentielle a révélé au passage l'identité du patron de la CIA dans ce pays aux avant-postes de la guerre contre le terrorisme.

Une visite surprise... Arrivé en début de soirée en Afghanistan, Barack Obama est resté environ quatre heures sur la base de Bagram, un gigantesque complexe militaire sous contrôle américain à une quarantaine de kilomètres au nord de Kaboul. Cette visite était l'occasion pour le président américain de préciser ses intentions sur le maintien d'un contingent américain dans le pays après le retrait des 51.000 soldats de l'Otan d'ici à la fin 2014.

... et un raté. Mais les médias ont surtout retenu la boulette de la Maison-Blanche, qui a adressé à 6.000 destinataires la liste des responsables militaires que Barack Obama a rencontrés. Parmi ces quinze noms figurait notamment celui du patron de la CIA en Afghanistan, désigné comme le "chef de la station", ce terme désignant généralement les services secrets américains.

L'administration a dans la foulée envoyé un autre courriel avec une liste de noms raccourcie et la consigne de ne pas révéler l'identité de celui censé incarner les services secrets en Afghanistan. Ordre respecté. Mais si le nom de ce dernier n'a pas été divulgué par les médias, ces derniers n'ont pas manqué de souligner la bourde de la Maison-Blanche.

Une mutation en perspective. Un tel incident est déjà arrivé, comme le souligne le Washington Post : "l'identité des trois 'chefs de station' au Pakistan avait été révélée au cours des dernières années. L'un d'eux, un officier de la CIA, fut la cible de menaces de mort après que sa couverture a été révélée, obligeant l'agence à l'exfiltrer". Un tel scénario pourrait bien se reproduire.

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 18:20
la cybersurveillance de la NSA - infographie LeMonde.fr

la cybersurveillance de la NSA - infographie LeMonde.fr

 

24/05/2014  Par

 

L'affaire des écoutes de la NSA, révélée par Edward Snowden, l'a prouvé, les Américains n'hésitent pas à écouter le reste de la planète, y compris des dirigeants comme Angela Merkel. Qu'ils soient eux-même espionnés, en revanche, ne leur fait pas vraiment plaisir.



Mercredi, l'ancien secrétaire à la Défense de George W. Bush et Barack Obama, Robert Gates, a tenu une conférence à New York pour expliquer que les États-Unis devaient se méfier de leur partenaires économiques. La Chine n'est pas le seul pays à en vouloir aux intérêts américains, "il y a probablement une douzaine ou quinzaine de pays qui volent notre technologie", a assuré Robert Gates.
Et, juste après les Chinois, les pires espions, selon l'ancien ministre, sont les Français, rapporte The Diplomat. "Et ils espionnent depuis longtemps", affirme Robert Gates, qui fait apparaître le phénomène sous Louis XIV. Selon lui, les services de renseignement français ont l'habitude de s'introduire dans les chambres d'hôtel des dirigeants américains pour télécharger les contenus des ordinateurs portables. 

L'ex-secrétaire à la Défense assure que les États-Unis n'ont eux jamais eu recours à l'espionnage industriel.

Note RP Défense : pour "une" partie émergée de l'iceberg, à lire Comment la CIA déstabilise les entreprises françaises et relire le rapport ci-dessous.

 

 

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 20:20
La France deuxième cyber-ennemi des Etats-Unis ?

 

23/05/14 par Laurent Cointot - 01net

 

Les espions français seraient ceux qui dérobent le plus de technologies aux Etats-Unis juste après les Chinois, selon l’ancien secrétaire à la Défense d’Obama, Robert Gates.

 
L’ancien secrétaire à la Défense des Etats-Unis, Robert Gates, n’y va pas par quatre chemins. «Il y a probablement une quinzaine de pays qui volent notre technologie… Et les plus capables après les chinois, ce sont les Français. Et ils le font depuis longtemps.» Dans le cadre d’une interview organisée par le conseil des Relations Etrangères à New-York mercredi dernier, Gates a accablé un des plus proches alliés de l’Amérique : la France. Un discours qui intervient 4 jours après l'inculpation de cinq officiers chinois par la justice américaine pour cyber-espionnage. Robert Gates n’est pas un nouveau venu dans le petit monde du renseignement. Sous le premier mandat de George.W Bush, il était aux commandes de la prestigieuse CIA.
 

Entrées par effraction

 

Au cours de cet entretien, qui a été diffusé sur la chaîne HBO, il détaille ses dires par un exemple pratique. Ainsi, lorsqu’il s’adresse à des businessmen, il leur demande souvent : « Combien d’entre vous vont à Paris pour affaires ? » La plupart des gens de l’assistance lèvent la main. « Combien d’entre vous emporte leur ordinateur portable ? ». Même réponse positive. « Combien d’entre vous prenne leur ordinateur portable pour diner ? » Et là, peu de personnes acquiescent.
« Pendant des années, précise Gates, les services de renseignement français sont entrés par effraction dans les chambres d’hôtel d’hommes d’affaires pour télécharger les informations sensibles de leurs ordinateurs portables… quand cela pouvait intéresser la France ou les entreprises françaises ». Pas moins !
Et Robert Gates enfonce le clou en affirmant : « la France est pays mercantile. Le gouvernement et les entreprises avancent main dans la main et ce depuis Louis XIV. » L’ancien secrétaire à la défense conclut ses invectives par une pique sur la Chine : « les Chinois ont probablement le système le plus répandu de collecte contre nous parmi tous les pays au monde, mais je pense qu’il est important de se rappeler qu’ils ne sont pas les seuls. »
Après les innombrables révélations d’Edward Snowden sur les intrusions de la NSA vis-à-vis des partenaires économiques des Etats-Unis, ce genre de discours peut paraitre déplacé. Même si les pratiques dénoncées demeurent courantes dans le monde des affaires.
 

Difficile à croire !

 

Mais le plus amusant, c’est que l’ancien secrétaire à la Défense ne s’arrête pas à incriminer les autres pays, il essaye de dédouaner ses propres services. Il est vrai que l’administration Obama a soutenu à plusieurs reprises que, s’il est tout à fait légitime pour les pays à utiliser l’espionnage à des fins diplomatiques et de sécurité, l’utilisation de services de renseignements nationaux pour donner un avantage aux entreprises nationales est déloyal. Et robert Gates d’enchainer, « même s’il est difficile de croire cela, le gouvernement américain ne fait pas ce genre de choses… Nous sommes presque les seuls au monde à ne pas utiliser nos services de renseignement pour apporter un avantage concurrentiel à nos entreprises. » Effectivement, c’est difficile à croire ! Cet ex-directeur de la Cia, ex-secrétaire à la Défense est devenu hier, jeudi 22 mai, président des Boy Scouts of America. Une façon pour lui de tourner la page ?
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 19:55
Brigade de renseignement

 

source Armée de Terre
 

Créée le 1er septembre 1993, la brigade de renseignement (BR) est une brigade d'appui spécialisé des forces terrestres visant à aider le chef interarmes dans la réalisation de sa mission.

 

Mission

 

Spécialisée dans la recherche du renseignement militaire, le renseignement d'intérêt militaire et la géographie militaire, la BR a pour vocation d’aider le chef interarmes à mieux comprendre l’environnement de sa mission, de faciliter ses prises de décisions et d’appuyer sa manœuvre. Selon les impératifs des opérations et sur la substance de son état-major et de ses régiments, la BR met sur pied des moyens de commandement (centre de mise en œuvre de moyens de renseignement ou état-major de bataillons de renseignement multi-capteurs) et de recherche (renseignement d’origine humaine, image, électronique ou géographie).

 

Composition

 

L’état-major de la brigade de renseignement (EMBR) d’Haguenau.
Le 2e régiment de hussards (2e RH) d'Haguenau, régiment de recherche du renseignement dans la profondeur et de recueil de l’information (renseignement d'origine humaine).
Le 61e régiment d'artillerie (61e RA) de Chaumont, régiment de surveillance du champ de bataille avec des drones (renseignement d'origine image photo et vidéo, de situation, d'objectifs et de documentation).
Le 44e régiment de transmissions (44e RT) de Mutzig, régiment de guerre électronique opératif (renseignement d'origine électromagnétique dans la profondeur).
Le 54e régiment de transmissions (54e RT) d'Haguenau, régiment de guerre électronique tactique (renseignement d'origine électromagnétique de proximité et au contact).
Le 28e groupe géographique (28e GG) d'Haguenau, renseignement d'origine géographique.
Le centre de formation initiale des militaires du rang (CFIM) de Bitche.

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 19:55
Jean-François Fiorina avec le Général Hingray

Jean-François Fiorina avec le Général Hingray

 

22.05.2014 Jean-François Fiorina  - notes-geopolitiques.com

 

Le général Frédéric Hingray commande la discrète mais puissante brigade de renseignement (BR) de l’armée de Terre. La géopolitique, il la pratique très concrètement au quotidien. Car la connaissance du terrain est indispensable à la bonne compréhension des situations et de l’environnement dans lequel agit la force.

 

Pour lui, il existe d’ailleurs des analogies entre guerre et guerre économique. Dans les deux cas, il faut trouver la bonne information au bon moment, la vérifier et l’exploiter au mieux pour prendre la bonne décision, rapide et pertinente, en toute confidentialité. Un entretien rare sur cette unité peu connue mais hautement spécialisée, qui intervient sur tous les théâtres d’opération où sont déployés nos soldats.

 

Le renseignement est sans doute aussi ancien que l’art de la guerre. En quoi est-il aujourd’hui indispensable à la conduite des opérations militaires ?

 

L’enjeu aujourd’hui comme hier est inchangé : il s’agit toujours de savoir pour comprendre les situations, l’environnement, et agir à bon escient, souvent dans l’urgence, afin de prévenir les menaces, les désamorcer, les contrer, les neutraliser. Bref, il s’agit toujours de dominer l’adversaire (supériorité opérationnelle), un adversaire qui a beaucoup changé de nature depuis la fin de la guerre froide et des grands conflits classiques du type « guerre du Golfe ».

 

Aujourd’hui, les opérations militaires sont d’abord confrontées à l’individualisation de la menace : un ou des terroristes ou un ou des petits groupes d’assaillants, un EEI – engin explosif improvisé – posé sur le passage d’un convoi, un tir de roquette soudain contre une emprise militaire, etc.

 

Ensuite, il y a l’aspect asymétrique à prendre en compte : ce ne sont pas forcément des troupes organisées et identifiables, en uniforme, qui s’opposent à nous, mais des groupes armés hétérogènes, à l’exemple des réseaux et groupes extrémistes ou djihadistes immergés le plus souvent dans la population.

 

La seconde caractéristique des conflits modernes est l’environnement humain permanent dans lequel se déroulent les opérations militaires, populations victimes directes ou collatérales des actes de violence perpétrés par nos adversaires, qu’il convient d’épargner et de protéger tout en ayant conscience qu’en leur sein se cachent facilement ces mêmes adversaires.

 

Dans ce contexte, le renseignement doit être beaucoup plus précis, exhaustif et réactif pour permettre l’action efficace, tout en s’appuyant sur des informations beaucoup plus fugaces et morcelées que par le passé, dont il convient de s’assurer de la pertinence et de la robustesse dans des délais contraints.

 

Quelles analogies voyez-vous avec les systèmes d’intelligence économique (IE) mis en oeuvre par les entreprises pour anticiper et gérer les risques liés à une implantation à l’étranger, a fortiori en zone instable ?

 

L’analogie réside, je crois, dans la capacité à saisir la bonne information au bon moment, à s’assurer de sa validité, et à l’exploiter dans un cycle décisionnel approprié pour obtenir une appréciation de situation consolidée et partagée, propice à la prise de décision rapide et pertinente, tout en garantissant en permanence la confidentialité de l’information et de son traitement.

 

Évidemment, l’IE s’exerce sur un autre théâtre que celui des opérations militaires et les enjeux sont plus économiques et liés aux risques, avec des enjeux sécuritaires en principe moins prononcés mais qu’il convient aussi de bien prendre en considération.

 

Vous commandez la brigade de renseignement de l’armée de Terre depuis bientôt deux ans. Le grand public connaît peu cette unité très spécialisée, qui intervient pourtant sur tous les théâtres d’opération où sont déployés nos soldats. Pouvez-vous nous en dire davantage ? Quelles sont ses principales missions ?

 

La BRENS est une grande unité spécialisée des forces terrestres. Elle appartient à l’armée de Terre. Il convient de la distinguer des « services de renseignement » nationaux qui relèvent du ministre de la Défense avec lesquels existent bien sûr des synergies, notamment avec la DRM (direction du renseignement militaire), qui est un employeur de nos capacités.

 

La brigade est constituée de 5 régiments spécialisés dans le renseignement d’origine humaine (ROHUM), image (ROIM), électromagnétique (ROEM), géographique (GEO) et d’un petit état-major (60 personnes), soit au total environ 3600 personnes. Son centre de gravité est situé en Alsace.

 

Ma mission est de former les hommes et les femmes du renseignement terrestre dans ces 4 spécialités, les entraîner à la maîtrise des moyens et des procédures associées et à opérer ensemble, les intégrer dans des structures « multicapteurs » réunissant tout ou partie de ces différentes spécialités, sous un commandement unique, afin de conduire des opérations de recherche en appui et au rythme d’une force aéroterrestre déployée sur un théâtre d’opération.

 

Comment s’organisent concrètement le recueil et le traitement du renseignement sur un théâtre d’opération ? Quelle est l’importance donnée à la connaissance du terrain, au sens géographique et humain du terme, et plus largement à l’analyse géopolitique dans le traitement des informations recueillies ?

 

Pour ce qui est de l’organisation et du traitement, les unités de recherche mettent en oeuvre leurs capacités (capteurs spécialisés) pour obtenir, chacun dans leur domaine, des informations sur un certain nombre de cibles, d’objectifs ou de thématiques, dans l’espace et dans le temps.

 

Ces informations correspondent à un besoin précis, établi par l’état-major opérationnel qu’elles sont chargées d’appuyer, selon un ordre de priorité bien défini. Une fois acquises, ces informations sont exploitées, c’est-à-dire mises en forme, analysées, capitalisées en bases de données, croisées, etc. puis synthétisées sous forme de productions selon des formats et un timing normés, afin d’être utiles à la décision du commandant d’opérations et de son état-major dans les délais prescrits.

 

La géopolitique, nous la mettons en pratique tous les jours. Car la connaissance du terrain (au sens physique et humain) est absolument indispensable à la bonne compréhension des situations et de l’environnement dans lequel agit la force.

 

Sinon, on risque par exemple de commettre de graves impairs vis-à-vis des acteurs locaux (par exemple, méconnaissance des traditions locales et des réalités ethniques et confessionnelles) ou encore de mettre la force en difficulté sur un terrain défavorable à la manoeuvre.

 

Plus généralement, le géo-référencement des informations de toute nature (imagerie, activité humaine et incidente, points déterminants du terrain, etc.) ainsi que leur datation le cas échéant ajoutent à la compréhension fine d’une réalité de terrain qu’il convient de restituer le plus fidèlement aux décideurs, de densifier dans le temps et de conserver en mémoire, notamment avec l’aide d’outils d’information géographiques puissants.

 

L’analyse géopolitique est évidemment essentielle à la décision de niveau stratégique et opérative (niveau du théâtre d’opération considéré) et le renseignement acquis sur le terrain, comme la bonne connaissance des réalités de la géographie physique et humaine, y contribuent mais pas uniquement.

 

En effet, des aspects historiques, sociaux, ethnoculturels, confessionnels et politiques interviennent dans cette analyse, aspects qui complètent et expliquent parfois l’apport en informations permis par la mise en oeuvre des capacités et compétences tactiques fournies par les seules unités de renseignement.

 

C’est pour cela qu’il est important que nos unités soient « acculturées », familiarisées, à un théâtre d’opérations avant de s’y déployer et de remplir leurs missions sur le terrain. Cette immersion est réalisée au cours de ce qu’on appelle la « mise en condition avant projection », grâce à l’intervention d’organismes spécialisés et d’experts de ces sujets.

 

Quel rôle jouent les nouvelles technologies, Internet et les réseaux sociaux dans la collecte et le traitement du renseignement ? Compliquent-ils la donne ou au contraire sont-ils pour vous des sources intéressantes ?

 

Les nouvelles technologies, Internet (et plus généralement les réseaux) jouent bien sûr un rôle croissant car des échanges d’informations denses s’opèrent par cette voie. Le nombre accru des communications par satellites en est l’exemple le plus illustratif. Et Internet recèle des informations accessibles en « sources ouvertes » dont beaucoup présentent un intérêt incontestable.

 

Encore faut-il pouvoir trier le « bon grain de l’ivraie ». Les réseaux (au sens Internet), plus précisément, peuvent le cas échéant faire partie de l’environnement des forces en fonction du théâtre des opérations, en plus des moyens de communication plus traditionnels (radios de différentes fréquences, téléphonie mobile, etc.). Il y a de plus des passerelles entre ces deux mondes, réseaux et moyens de communication classiques, ce qui rend le spectre électromagnétique encore plus complexe à appréhender.

 

C’est évidemment un des défis à relever pour nous dans le proche avenir, y compris dans le cadre de la cyberdéfense qui fait l’objet d’une priorité stratégique dans le Livre blanc.

 

En quoi consiste plus particulièrement le renseignement d’origine électromagnétique ? La France est-elle à niveau dans ce domaine – au regard en particulier des moyens des États- Unis par exemple ?

 

Le renseignement d’origine électromagnétique couvre l’ensemble des renseignements de nature opérationnelle ou technique issus d’une interception « non coopérative » dans le spectre électromagnétique. Il a pour but de recueillir soit de l’information tirée de l’interception ou de l’écoute des télécommunications (contenu), soit de décrire l’émission électromagnétique elle-même (contenant, comme par exemple les fréquences ou autres informations techniques).

 

De plus, les moyens ROEM ont également une capacité d’attaque par la mise en oeuvre de mesures de guerre électronique, au premier sens du terme, c’est-à-dire de brouillage, de déception ou d’agression électromagnétique. La France a consenti des investissements réguliers et adaptés au besoin dans ce domaine.

 

Nous avons des capacités performantes et tout à fait compétitives par rapport à celles de nos principaux partenaires, avec plusieurs desquels nous coopérons d’ailleurs dans ce domaine au sein de l’OTAN.

 

Des entreprises françaises sont parfois implantées depuis longtemps dans les régions où vous êtes conduits à vous déployer, notamment en Afrique. Utilisez-vous leur connaissance des réalités locales et leurs réseaux dans le cadre de vos missions ? Plus généralement, ne serait-il pas utile de mieux faire collaborer – sur le modèle anglo-saxon – les entreprises privées avec les armées lorsque les intérêts de la Nation sont en jeu ?

 

Les acteurs économiques nationaux implantés à l’étranger sont évidemment des interlocuteurs de premier plan qui connaissent bien les réalités des territoires où ils sont implantés de longue date. Ils sont d’ailleurs régulièrement associés aux échanges qui s’opèrent, sous l’égide de nos représentations diplomatiques (ambassadeurs, attachés de défense), sur les questions de sécurité, ne serait-ce que dans le cadre de la veille sécuritaire classique et de la mise à jour des mesures de protection, de regroupement ou d’évacuation en cas de situation dégradée.

 

Si des entreprises françaises étaient stationnées dans un pays faisant l’objet d’une intervention militaire de la France, il est évident que les militaires entreraient en contact avec leurs représentants, d’abord et surtout pour s’assurer de leur sécurité et, le cas échéant, recueillir leurs témoignages avertis.

 

Mieux faire collaborer les entreprises privées avec la défense est une démarche qui existe déjà dans le cadre de certains marchés d’externalisation. Je pense ici à des aspects logistiques, maintenance d’équipements ou appui au stationnement des forces. D’autres prestations sont possibles, comme la fourniture de services liés à l’information ou à l’imagerie aérienne. D’autres pistes encore sont explorées.

 

Il existe par exemple des besoins de protection du trafic maritime privé (contre la piraterie) qui ne peuvent être entièrement satisfaits par les États. C’est un sujet connu qui fait l’objet d’une réflexion partagée, alors que les armées sont appelées à réduire leurs effectifs conformément aux nouveaux contrats opérationnels qui leurs sont fixés par le Livre blanc.

 

Compte tenu du format de la Défense nationale, les armées utilisent proportionnellement toujours davantage de réservistes. De jeunes diplômés d’écoles de management comme celle de Grenoble, dont l’une des spécificités tient à l’enseignement de la géopolitique, peuvent-ils constituer des recrues de choix pour vous ? Et qu’apprendraient ces réservistes en servant au sein de la brigade de renseignement pour gagner en performance dans leurs fonctions de management, notamment à l’international ?

 

Oui sans aucun doute, les jeunes diplômés d’écoles de management comme celle de Grenoble peuvent constituer des recrues de choix pour notre brigade et plus généralement pour la fonction renseignement de l’armée de Terre et des armées dont la mission est de rechercher et d’exploiter des informations variées pour mieux appréhender et comprendre en profondeur des situations géopolitiques ou militaires complexes.

 

L’exemple de nos homologues britanniques est d’ailleurs intéressant à observer et peut servir de modèle à certains égards. En effet, ils recrutent beaucoup plus de réservistes que nous dans leurs unités spécialisées (Intelligence Battalions). Ceux-ci se consacrent à l’analyse et à l’exploitation d’informations opérationnelles et d’environnement, et fournissent un appui important au commandement sous forme de conseils et d’assistance, du fait de leur connaissance approfondie de certains domaines utiles à la compréhension intelligente des situations conflictuelles (ethnologie, histoire, géographie physique et humaine, etc.).

 

En servant comme réservistes au sein de la brigade de renseignement, de jeunes cadres d’entreprise acquerront une connaissance très concrète des opérations de recherche du renseignement et du processus d’aide à la décision appuyé par le renseignement.

 

Cette expérience pourra leur être utile également à l’international car ce sujet est partagé entre les forces armées des pays alliés et nous avons des échanges fréquents sur nos manières d’opérer entre partenaires, dans le cadre de la communauté « ISTAR » (Intelligence, Surveillance, Target Acquisition and Reconnaissance).

 

Beaucoup de capacités mises en oeuvre par les forces armées aujourd’hui, dont certaines élaborées en synergie avec nos alliés, anglo-saxons notamment, ont été développées à partir d’une réflexion conceptuelle approfondie sur cette compétence centrale qu’est la maîtrise du renseignement opérationnel, nécessaire à tout décideur pour savoir et agir rapidement et à bon escient, qu’il soit civil ou militaire.

 

Par ailleurs, l’art du commandement est toujours une valeur centrale dans les armées, objet d’un enseignement continu et de pratiques éprouvées dans le cadre d’un exercice à la fois hiérarchique et transverse de l’autorité.

 

La qualité des relations humaines et du travail en réseau constitue un des leviers essentiels de ce que l’on appelle le « dialogue de commandement », qui conditionne pour une large part la performance collective. J’imagine que c’est exactement la même chose dans le management d’une entreprise.

 

En matière de commandement (management) et de renseignement, faire un peu de benchmark sur la manière de faire des militaires est donc toujours pertinent pour l’entreprise en 2014 !

 

 

La brigade de renseignement de l’armée de Terre vient de publier le 1er numéro de CODEX – De l’information à l’action. Consacrée à l’actualité du renseignement et des enjeux de l’information décisionnelle, cette newsletter mensuelle entend bâtir des ponts entre décideurs politiques, militaires et économiques conscients de la nécessité de « connaître » et « anticiper » pour conduire leur stratégie. Pour s’inscrire à la liste de diffusion, adresser une demande à : offcom.brens@gmail.com

 

 

Géopolitique du renseignement militaire

 

A propos de Frédéric Hingray

 

Frédéric HingrayFrédéric Hingray intègre l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan en 1982, puis choisit les Troupes de marine. Après une année de formation à l’Ecole d’application de l’infanterie à Montpellier (1985-1986), il sert comme lieutenant au 8ème régiment parachutiste d’infanterie de marine à Castres. Il est engagé successivement au Gabon puis en Nouvelle-Calédonie.

 

En 1989, promu capitaine, il est désigné pour servir au 2ème régiment parachutiste d’infanterie de marine (RPIMa) à Saint-Pierre (La Réunion) comme chef de section. Il est également engagé aux Comores. Muté au 1er régiment parachutiste d’infanterie de marine de 1991 à 1994 à Bayonne, il y commande la 3ème compagnie. Il est ainsi engagé en Somalie et en République Centrafricaine.

 

En 1994, promu chef de bataillon, il est affecté à l’Ecole d’application de l’infanterie au sein du groupement d’application des officiers. Il y occupe les fonctions de commandant de brigade puis de commandant de groupe.

 

Après sa réussite au concours de l’enseignement militaire supérieur scientifique et technique en 1996, il suit l’enseignement de l’Ecole des mines à Nancy puis de la 25e promotion du Cours supérieur d’état-major canadien à Toronto. Il est promu lieutenant-colonel en 1998.

 

A son retour en 1999, il rejoint l’encadrement du Collège interarmées de défense à Paris, en charge du projet « simulation interarmées ». En 2001, il est affecté comme adjoint « opérations » au sein du Commandement des opérations spéciales (COS). Il est de nouveau engagé au Kosovo, en Côte d’Ivoire et en Afghanistan, et est promu colonel en 2003.

 

Il commande le 6e bataillon d’infanterie de marine et les Troupes françaises à Libreville au Gabon de juillet 2005 à juillet 2007. Affecté en septembre 2007 à l’Etat-major de l’armée de Terre, il y occupe la fonction de chef de section au sein du bureau « prospective études synthèse ».

 

De 2009 à 2010, il est auditeur de la 59e session du Centre des hautes études militaires (CHEM) et de la 62e session de l’Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN), puis jusqu’en juillet 2012, il est le chef du bureau réservé du cabinet du ministre de la défense.En août 2012, il est nommé général et commandant de la brigade de renseignement à Haguenau à la même date.

 

Le général HINGRAY est officier de la Légion d’Honneur, il est titulaire de la croix de la valeur militaire avec trois citations.

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 17:45
[Vidéo] Drones Reaper de l’armée de l’air au Sahel
 
13/05/2014 Opérations
 

Livrés fin 2013 à l’armée de l’air, les drones de surveillance américains MQ Reaper sont entrés en action mi-janvier dans le Sahel, en renfort des drones Harfang déjà déployés. Bien que capables d’emporter de l’armement, la France a choisi de ne pas armer ses Reaper.

 

Ce reportage est un extrait du magazine TV «Journal de la Défense» d’avril 2014, intitulé «100% innovation dans les armées».

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 15:20
L’ex-directeur de la NSA créé une société de conseil en cybersécurité

 

12 mai 2014 Jerome Saiz - magazine.qualys.fr

 

« Le renseignement, ça mène à tout à condition d’en sortir » , entend-on régulièrement. Mais en réalité c’est encore mieux si la sortie se fait dans la continuité !

 

Et c’est le cas pour l’ex-patron de la NSA, le général en retraite Keith Alexander, également ex-commandant du US Cyber Command, qui vient de créer une société de conseil en cybersécurité.

 

Suite de l’article

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 16:55
La DGSI recrute

 

12.05.2014 atlantico.fr

 

L’accent est aussi mis désormais sur la collecte de renseignements et d’informations au niveau local, dans tous les départements de France.

La Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), service de contre-espionnage français, va recruter des civils pour devenir des espions modernes, annonce Le Parisien. Réformée, elle devient ce lundi la DGSI, direction générale de la sécurité intérieure. Avec des moyens et des compétences élargies, la DGSI se veut le pendant policier du célèbre service d’espionnage extérieur, la DGSE, dépendant de la Défense, et présent partout dans le monde où les intérêts français sont en jeu.


Elle a lancé un appel à candidatures pour recruter 432 analystes dans des secteurs variés. Une attention particulière est portée sur les ingénieurs dans de domaine des nouvelles technologies de l'information et de la communication et sur les linguistes, explique le journal. " Environ 250 policiers et gendarmes supplémentaires vont venir garnir nos rangs, ce qui est particulièrement appréciable dans une période de rigueur budgétaire. Nous allons recréer des sections de recherches au sein des zones de défense réparties sur le plan national. Elles seront plus spécialement dédiées à la collecte de renseignement en milieu fermé, en direction de la contestation politique violente, de la radicalisation religieuse, et des dérives urbaines à l’image de la lutte contre l’économie souterraine" explique Philippe Bertrand, le chef de la DCRI.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 11:55
La DCRI devient la DGSI, nouveau bras armé du plan anti-djihad

 

12-05-2014 Le Nouvel Observateur (AFP)

 

La DGSI se veut le pendant policier du service d’espionnage extérieur, la DGSE, qui dépend du ministère de la Défense.

 

Il y avait les limiers du contre-espionnage militaire, célèbres pour leur rôle dans la libération des otages. Il faudra désormais compter avec leur équivalent policier qui aura pour mission de déjouer les attentats et filières djihadistes en France.

A compter de ce lundi 12 mai, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) se met en ordre de marche dans ses locaux ultra-sécurisés et anonymes de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) près de Paris. Pas ou peu de changement a priori pour ses policiers triés sur le volet qui y travaillent déjà dans le secret, si ce n'est un changement de sigle qui ne veut rien dire pour le profane.

Ici, depuis 2008, est en effet installée la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), chantier de l'ancien président Sarkozy, née de la fusion des Renseignements généraux (RG) et de la DST (contre-espionnage policier). La DGSI reprend les missions de renseignement et de police judiciaire jusqu'alors dévolues à la DCRI.

Mais elle se veut désormais le pendant policier de la Direction générale de la sécurité extérieure, la DGSE, un mastodonte rattaché au ministère de la Défense employant 5.000 civils et militaires qui n'ont qu'à bien se tenir même si le gouvernement insiste sur leur "complémentarité".

 

Une "machine de guerre"

Dotée d'un budget propre, la DGSI disposera en effet à terme, outre les 3.600 policiers de l'actuelle DCRI, de 430 analystes, interprètes, informaticiens ou chercheurs recrutés dans les cinq ans à venir.

Une "machine de guerre", selon un haut fonctionnaire, qui est cette fois un chantier de l'actuel Premier ministre Manuel Valls qui, lorsqu'il était à Beauvau, avait tiré les leçons des ratés de l'affaire Merah, où la DCRI avait été mise en cause.

Le gouvernement lui donne des moyens considérables et la sort de son giron strictement policier - elle dépendait du directeur général de la police - pour la rattacher directement au ministre de l'Intérieur.

 

Bras armé du plan anti-djihad

"C'est à la hauteur des enjeux" de la "menace terroriste" en France et en Europe, indique-t-on à l'Intérieur : sa tâche principale sera en effet de déjouer les attentats en France et les filières particulièrement vers la Syrie, où des candidats au djihad de plus en plus nombreux, y compris des mineurs, se rendent pour combattre. C'est le bras armé du plan anti-djihad lancé ces derniers jours par le successeur de Manuel Valls à Beauvau, Bernard Cazeneuve.

Plusieurs décrets ont été publiés depuis le 2 mai pour l'officialiser, les derniers en date samedi, dont celui confirmant l'habilitation "secret-défense" de ses agents.

Patrick Calvar, jusqu'alors patron de la DCRI, a été confirmé à la tête de la DGSI en conseil des ministres mercredi.

Parallèlement, le gouvernement met en ordre de bataille le renseignement dit de proximité jusqu'à présent traité par la Sous-direction de l'information générale (SDIG), née elle aussi de la réforme de 2008 et qui a accueilli une partie des ex-RG.

 

"Foin des querelles !" 

Exit la SDIG, place au Service central du renseignement territorial (SCRT), dont le décret de création a été publié au Journal officiel samedi. Il sera en charge de la surveillance des mouvements sociaux, dérives sectaires, violences urbaines et mouvements ultras à droite comme à gauche.

Il s'agit, dit-on à Beauvau, de "redonner vigueur" au renseignement traditionnel, autrefois apanage des RG, qui se sentait délaissé face à la toute puissante DCRI.

DGSI et SCRT devront aussi travailler plus étroitement, c'est un "gage de réussite" du "pari du Renseignement" policier français, selon Beauvau. Et "foin des querelles !", ajoute-t-on : "il y a du travail pour tout le monde".

Cela vaut aussi pour la collaboration entre policiers et gendarmes au sein du SCRT qui se chamaillent depuis quelque temps : les directeurs des deux forces ont appelé ensemble leurs troupes à une "coopération renforcée" dans une circulaire datée de mardi, que l'AFP s'est procurée vendredi.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 10:45
Lycéennes enlevées: des experts français au Nigeria

 

11 mai 2014 Liberation.fr (AFP)

 

Une équipe spécialisée dans le renseignement «humain et technique» a été dépêchée par l'Elysée pour participer aux recherches des 223 jeunes filles enlevées.

 

Une équipe d’experts français spécialisés dans le renseignement «humain et technique» est arrivée samedi au Nigeria pour participer aux recherches des plus de 200 lycéennes enlevées par la secte islamiste Boko Haram.

 

Selon l’Elysée, «cette mobilisation d’experts français, pointus dans ces domaines, répond à la demande faite par le président du Nigeria, Goodluck Jonathan, lors de son échange téléphonique avec le président de la République le 7 mai».

 

François Hollande avait alors assuré que la France allait renforcer son aide au Nigeria pour lutter contre les exactions de la secte islamiste. Il avait fait part de «sa volonté d’intensifier la coopération avec le Nigeria en matière de renseignement, en y associant les pays de la région, pour que ce groupe terroriste ne puisse plus mener de telles actions».

 

Boko Haram avait attaqué un lycée de Chibok, dans le nord-est du Nigeria, et enlevé 276 adolescentes, dont 223 sont toujours captives, selon la police.

 

Après une relative indifférence initiale des autorités et à l’étranger, la mobilisation des familles et la revendication lundi dernier du chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, qui en a fait des «esclaves» et veut les «vendre», ont fini par susciter l’émotion et la solidarité internationales.

 

Des experts américains et britanniques sont déjà arrivés dans le pays pour participer aux recherches. La Chine a aussi proposé de partager les informations recueillies par ses services de renseignements et ses satellites.

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 07:45
Nigeria: Les USA envoient des experts

Abubacar Shekau, le chef de Boko Haram qui a revendiqué l'enlèvement de plus de 200 lycéenes.

 

7 mai, 2014 – BBC Afrique

 

Le président américain, Barack Obama a qualifié le groupe militant nigérian Boko Haram d' "organisation horrible" qui provoque des ravages dans la vie des populations.

 

Lors d'une interview à la télévision, Obama a déclaré que l'enlèvement de plus de 200 lycéennes par l'organisation, pourrait être l'événement qui mobilise le monde entier pour combattre Boko Haram.

 

"C'est évidemment une situation qui brise le cœur, une situation révoltante", a souligné Obama.

 

Les États Unis ont envoyé une équipe d'experts au Nigeria pour aider à trouver les filles enlevées.

 

Les Nigérians "ont accepté notre aide, incluant des experts militaires, policiers et autres qui vont aller sur place, essayer de savoir où ces jeunes filles pourraient être et les aider", a ajouté le président américain.

 

Indignation

 

Mardi, huit autres adolescentes ont été kidnappées dans le nord-est du Nigeria par des membres présumés du groupe islamiste armé Boko Haram, qui a déjà revendiqué lundi, l'enlèvement des 200 lycéennes. Les familles des jeunes filles sont depuis, plongées dans le désarroi.

 

L'annonce de ces nouveaux rapts intervient alors que le groupe a menacé de vendre comme "esclaves" les lycéennes enlevées le 14 avril, dans une vidéo, qui a suscité une indignation mondiale.

 

Les gouvernements du Cameroun et du Tchad ont déclaré que les 200 écolières n’étaient pas dans leur pays.

 

Un ministre tchadien a affirmé que les suggestions par le Département d'État américain que certaines des filles auraient été transportées du nord -est du Nigeria, vers le Tchad pour être vendues, est sans fondement.

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 16:55
Patrick Calvar nommé directeur de la DGSI

 

07/05/2014 Par Le Figaro.fr (AFP)

 

Patrick Calvar, directeur central du renseignement intérieur, a été nommé aujourd'hui en Conseil des ministres à la tête de la nouvelle Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Son adjoint sera Thierry Matta, nommé également en Conseil des ministres au poste de directeur du renseignement et des opérations de la DGSI. Ils prendront leurs fonctions lundi, date officielle de l'entrée en activité de la DGSI.

 

Cette nouvelle direction, chargée notamment de lutter contre le terrorisme, est rattachée directement au ministre de l'Intérieur. La DGSI reprend les missions de renseignement et de police judiciaire jusqu'alors dévolues à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), fusion des Renseignements généraux (RG) et de la DST (contre-espionnage).

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 07:55
Renseignement intérieur : la DCRI est morte, vive la DGSI !

 

05.05.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense Globale

Le décret créant la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a été publié au Journal officiel de vendredi 2 mai. Elle remplacera officiellement le 12 mai 2014 la DCRI, créée en 2008, et est rattachée directement au ministère de l'Intérieur plutôt qu'à la direction générale de la police nationale.

Dans son acronyme, son rattachement, sa réorganisation et même son recrutement, où il ne sera plus nécessaire d'être policier, on distingue la volonté de bâtir un équivalent à la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) du ministère de la Défense.

 

La DCRI, fruit de la fusion en 2008 entre les Renseignements généraux (RG) et la direction de la sécurité du territoire (DST), n'a pas trouvé son équilibre. L'affaire Mohamed Merah signa son arrêt de mort ou du moins, de remise en cause et de réorganisation impérative, comme le disait Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur.

Seulement, on ne dit pas encore comment va se rebâtir l'indispensable collaboration avec le renseignement territorial (alias sous-direction de l'information générale ou ex-RG) dont la filière est également revue. On ajoutera les relations entre la police et la gendarmerie nationale à ce charmant tableau. On comprend en tout cas mieux l'importance du rattachement au ministère de l'Intérieur et l'autonomie du budget.

La DGSI va continuer à lutter contre le terrorisme (priorité au cyber) et s'investir dans l'intelligence économique (la protection du patrimoine industriel et productif). Elle est tout à la fois un service de renseignement et un service de police judiciaire spécialisé.  Ses missions et surtout ses capacités d'action sont élargies : contre-terrorisme, cyberdéfense, investigation judiciaire, soutien technique et linguistique.

Les effectifs vont au passage augmenter de 13 % d'ici 2018, avec 430 agents en plus des 3 200 actuels. Les recrues seront à 60 % des analystes, des traducteurs, des juristes, des ingénieurs, des informaticiens, des techniciens. " Des contractuels hautement qualifiés sur des compétences stratégiques ", comme on dit au ministère (et donc plus uniquement des policiers). C'est un peu une révolution culturelle...

En somme, la DGSI se cale sur le modèle de la DGSE (qui elle, a près 6 000 agents dont seulement 25 % de militaires hors service action). A la DGSI, les syndicats ont négocié et fixé la barre à 80 % de policiers...

 

Le décret n°2014-445

Les missions de prévention et de répression : ingérence étrangère, actes de terrorisme ou portant atteinte à la sûreté de l'Etat, à l'intégrité du territoire, aux institutions de la République ; surveillance des individus et groupes radicaux ; actes portant atteinte au secret de la défense nationale ou au potentiel économique, industriel, scientifique du pays ; activités liées à l'acquisition ou la fabrication d'armes de destruction massive ; organisations criminelles internationales ; criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication.

L'article 2 se termine ainsi : " Elle contribue à la surveillance des communications électroniques et radioélectriques. "

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 11:50
Terrorisme : la Suisse dépendante des services secrets étrangers

 

04/05/2014 Ian Hamelcorrespondant à Genève - Le Point.fr

 

Deux Kurdes ont été condamnés pour soutien à une organisation criminelle à buts terroristes grâce aux preuves fournies par des services secrets étrangers.

 

K.T., 35 ans, un Kurde originaire d'Irak, a été condamné vendredi à trois ans et trois mois de prison par le Tribunal pénal fédéral, la plus haute instance judiciaire de Suisse, pour propagande terroriste en lien avec al-Qaida. Son jeune frère M.T., 28 ans, écope de deux ans avec sursis. Les deux hommes ont déjà passé respectivement treize mois et dix mois et demi en détention provisoire.

La plupart des observateurs misaient sur un non-lieu. La Suisse est presque impuissante devant la menace terroriste. Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) ne dispose en effet guère de moyens légaux pour traquer les djihadistes. Il ne peut ni s'appuyer sur des écoutes téléphoniques, ni s'introduire dans les ordinateurs, encore moins poser des micros dans des appartements privés. Au royaume du secret bancaire, les libertés individuelles sont sacrées et doivent être préservées.

 

Une cellule près de la frontière française

Alors que s'est-il passé ? Pour la première fois, le Tribunal pénal fédéral, installé à Bellinzone, en Suisse italienne, a jugé recevables les preuves fournies par des "services secrets étrangers". Si les noms de ces services n'ont pas été cités, on peut imaginer que les services de renseignements français ne sont pas restés indifférents à l'existence d'une cellule de recrutement de terroristes installée à Bâle, à quelques centaines de mètres de la frontière, dissimulée derrière le Zentrum Didi Nwe Auslandarbeitung, officiellement un paisible centre culturel.

Les deux frères ont travaillé de 2003 à 2008 sous la direction de Najmuddin Faraj Ahmad, alias Mullah Krekar, fondateur de l'organisation terroriste Ansar al-Islam, soupçonnée d'être en lien direct avec al-Qaida. S'ils échappent à l'accusation de "participation" à un réseau criminel, les deux hommes ont, en revanche, été condamnés pour "soutien à une organisation criminelle à buts terroristes".

 

La veuve de l'assassin de Massoud

La Suisse a-t-elle enfin pris conscience qu'elle est peut-être devenue une base arrière pour des organisations terroristes en raison de l'impuissance de son Service de renseignement (SRC) ? "Si nous soupçonnons une personne de gravement menacer la sécurité de la Suisse, nous ne disposons souvent pas aujourd'hui de moyens suffisants pour convaincre les autorités de poursuite pénale d'ouvrir une procédure", reconnaissait le patron du SRC, Markus Seiler, en 2013, dans le quotidien Le Temps.

La pasionaria djihadiste belge Malika el-Aroud, la veuve d'un des assassins du commandant Massoud, a ainsi pu vivre paisiblement à Guin, dans le canton de Fribourg, pendant des années, diffusant sur Internet des scènes de tortures d'ennemis de l'islam et des attentats à la bombe. Son nouveau mari, le Tunisien Moez Garsallaoui, continuait à bénéficier de l'aide sociale helvétique, alors qu'il animait un centre de formation de recrues étrangères au Waziristan (Pakistan), fréquenté un temps par Mohamed Merah. Moez Garsallaoui a été tué par un drone américain en octobre 2012.

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 07:56
La D2IE publie 22 fiches pratiques de sécurité économique

 

18/04/14 par Portail de l'IE
 

La Délégation interministérielle à l'intelligence économique (D2IE) est une administration interministérielle rattachée au Premier ministre. Son rôle est de sensibiliser tous les acteurs à l'importance de l'IE, et d’être un centre d’alerte, d’impulsion et d’accompagnement au service des intérêts économiques et de la compétitivité de la France.

 

Dans le cadre de cette mission, la D2IE a publié le 8 avril 2014 22 fiches pratiques traitant de sécurité économique au quotidien. Elles sont téléchargeables soit dans leur totalité, soit une par une, sur son site. Elles s'adressent à tous les professionnels et à toutes les entreprises de toutes sortes pour mettre en application des principes simples de sécurité au quotidien.

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 11:30
Crédits Romain Aby

Crédits Romain Aby

 

16 avril 2014 Source france-moyenorient.com

 

L’Arabie saoudite a démis de ses fonctions mardi le prince Bandar ben Sultan ben Abdulaziz, le chef des renseignements saoudiens, selon l’agence de presse officielle Saudi Press Agency.

 

Suite à la demande de démission du prince, le roi Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud l’a remplacé par un membre de l’état-major, Youssef ben Ali Al-Idrissi, qui devient le nouveau chef des services secrets saoudiens.

 

L’ancien chef des renseignements avait été nommé en juillet 2012 et habitait à l’étranger depuis quelques mois suite à une opération de l’épaule aux Etats-Unis.

 

Le prince Bandar est né en 1949 et a été pendant 22 ans, de 1983 à 2005, ambassadeur de l’Arabie saoudite à Washington. Il est le fils de l’ancien prince héritier, le prince Sultan ben Abdelaziz al-Saoud.

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 11:30
Benny Gantz (au milieu), chef d’état-major et Aviv Kochavi (à droite), chef des Renseignements

Benny Gantz (au milieu), chef d’état-major et Aviv Kochavi (à droite), chef des Renseignements

 

avril 25, 2014 Tsahal.fr

 

Le ministre israélien de la Défense, Moshe (Bogie) Ya’alon a approuvé le vendredi 25 avril 2014) une série de nouvelles nominations au sein de l’état-major de l’armée israélienne. Ces nominations ont été fixées par le chef d’état-major de Tsahal, le lieutenant-général Benjamin (Benny) Gantz.

 

Le général de division Aviv Kochavi sera nommé commandant du Commandement du Nord. Il remplacera le général de division Yair Golan qui a occupé ce poste au cours de ces 30 derniers mois.

 

Le général de brigade Hertzi Halevi sera nommé chef du Corps des Renseignements de Tsahal. Le général de Brigade Hertzi Halevi, qui occupe actuellement la fonction de chef des lycées militaires, sera promu au rang de général de division et remplacera le général de division Aviv Kochavi qui a occupé ce poste au cours de ces trois ans et demi derniers.

 

Le général de brigade Hagi Topolanski sera nommé chef du Corps des Ressources Humaines de Tsahal. Le général de brigade Topolanski, qui occupe actuellement la fonction de chef d’état-major des forces aériennes, sera promu au rang de général de division et remplacera la général de division Orna Barbivai qui a occupé ce poste au cours des trois dernières années et qui prendra bientôt sa retraite.

 

Le général de brigade Yossi Bachar sera nommé commandant du Corps d’état-major pour le Commandement du nord. Le général de brigade Yossi Bachar, qui occupe actuellement la fonction de commandant des formations pour commandants de bataillons et de compagnies de Tsahal, sera promu au rang de général de division et remplacera le général de division Gershon Hacohen qui a occupé ce poste au cours des quatre dernières années et qui prendra bientôt sa retraite.

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 06:20
La NSA dément avoir eu connaissance de la faille Heartbleed

 

12.04.2014 Romandie.com (ats )

 

La NSA a démenti vendredi avoir eu connaissance et exploité à son profit l'importante faille de sécurité "Heartbleed". Celle-ci touche certaines versions d'OpenSSL, un logiciel libre très utilisé pour les connexions sécurisées sur Internet.

 

Citant "des sources proches du dossier", l'agence de presse Bloomberg affirme que l'agence américaine chargée des interceptions de communications connaissait depuis "au moins deux ans" l'existence de cette faille, baptisée "Heartbleed", mais qu'elle ne l'avait pas révélée et s'en était au contraire servie pour récupérer des informations.

 

La faille "Heartbleed" touche certaines versions d'OpenSSL, un logiciel libre très utilisé pour les connexions sécurisées sur Internet, matérialisées par exemple par une adresse démarrant par https ou un petit cadenas lors des transactions bancaires et de l'identification sur un site Internet. Son existence a été dévoilée en début de semaine.

 

"La NSA n'était pas informée de la vulnérabilité récemment identifiée dans OpenSSL, appelée faille Heartbleed, jusqu'à ce qu'elle soit rendue publique dans un rapport d'une société privée de sécurité informatique. Les informations faisant état du contraire sont fausses", a déclaré une porte-parole de la NSA.

 

La Maison blanche dément aussi

 

La porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC, dépendant de la Maison blanche) a également démenti que "la NSA ou toute autre branche du gouvernement" ont eu connaissance de la faille. "Le gouvernement fédéral a lui aussi recours à l'OpenSSL pour protéger les utilisateurs de sites internet gouvernementaux", dit-elle dans un communiqué.

 

"Cette administration prend au sérieux sa responsabilité d'aider au maintien d'un Internet ouvert, interopérable, sécurisé et sûr. Si le gouvernement fédéral, y compris la communauté du renseignement, avait découvert cette vulnérabilité avant la semaine passée, il en aurait informé la communauté responsable de l'OpenSSL", assure-t-elle encore.

 

"Heartbleed" peut permettre à des pirates de récupérer dans la mémoire des serveurs informatiques des données fournies lors de connexions protégées.

 

Parmi les informations susceptibles d'être récupérées figurent le code source (instructions pour le microprocesseur), les mots de passe, et les "clés" utilisées pour déverrouiller des données cryptées ou imiter un site.

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 10:50
source johnbrownnotesandessays

source johnbrownnotesandessays

 

10.04.2014 Romandie.com (ats)

 

L'Allemagne a demandé en vain aux Etats-Unis des précisions sur les données recueillies par la NSA (National Security Agency) lors des écoutes de la chancelière Angela Merkel. Washington n'a même pas répondu, a fait savoir mercredi un parlementaire allemand.

 

L'écologiste Omid Nouripour a adressé une question au gouvernement afin de savoir précisément ce que l'agence américaine avait appris des conversations téléphoniques de la chancelière. Dans un courrier daté du 7 avril, un responsable du ministère de l'Intérieur lui a répondu que Berlin avait fait la demande, mais n'avait eu depuis aucune nouvelle sur le sujet.

 

"Ils n'ont pas posé la question avec assez de fermeté", selon Omid Nouripour. "Quand on pose une question sans trop y croire, on n'obtient pas de réponse. Mme Merkel doit continuer à faire pression pour avoir une réponse."

 

Basée sur des révélations de l'ancien analyste de la NSA Edward Snowden, les informations rendues publiques en octobre ont fait état d'une surveillance massive exercée en Allemagne, avec notamment la mise sur écoute du téléphone portable de la chancelière. Ces révélations ont choqué l'opinion publique allemande.

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 07:50
Edward Snowden plaide pour de nouvelles normes pour contrer les abus de la NSA

L’ancien consultant de l’agence américaine de renseignement NSA était auditionné par des députés de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. (45eNord.ca)

 

8 avril 2014 par Nicolas Laffont  - 45eNord.ca

 

Lors d’une audition devant le Conseil de l’Europe, l‘ancien analyste de la CIA et lanceur d’alertes Edward Snowden a plaidé mardi en faveur de nouvelles normes internationales, pour éviter que les abus commis par la NSA en matière de surveillance des données ne se généralisent dans le monde.

L’ancien consultant de l’agence américaine de renseignement était auditionné par téléconférence depuis Moscou où il est réfugié, par des députés de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

Au cours de son audition qui aura duré un peu plus d’1h15, Edward Snowden a évoqué les programmes de surveillance de masse des télécommunications par la NSA et a rappelé que «nous avons l’obligation de développer des normes internationales pour empêcher que ne se banalise le recours à de tels abus». Selon lui, il ne s’agit pas simplement d’un problème propres aux États-Unis ou à l’Europe, mais bien un «problème international».

La NSA a développé des algorithmes pour déterminer des «personnes d’intérêt», c’est-à-dire qui sont intéressantes à surveiller, mais «qui ne sont encore soupçonnées d’aucun crime». «On rend des gens coupables par association», sans avoir mené d’enquête sur eux, a-t-il ajouté, estimant qu’il s’agissait là d’une «violation des droits de l’Homme».

En outre, cette surveillance ne s’exerce «pas seulement pour la prévention du terrorisme», mais également à des fins de «maintien de l’ordre, pour la détection de délits même non violents», a dit l’ancien consultant de 30 ans, dénonçant l’«utilisation disproportionnée d’un moyen d’enquête extrêmement invasif contre un groupe de population», plutôt que «contre des individus spécifiquement ciblés».

«C’est la pire menace contre les droits civils des temps modernes», qui s’exerce sans aucun contrôle juridique et surtout sans aucune possibilité de sanction contre les responsables des abus, s’est alarmé le lanceur d’alerte.

Les autorités américaines ne sont pas les seules à blâmer, car elles sont unies par un «partenariat très fort» avec certains États européens, a-t-il souligné. Le mois dernier, M. Snowden avait déjà insisté sur ce point dans une déposition écrite adressée à une commission du Parlement européen.

Selon lui, l’UE a laissé se mettre en place, sous pression américaine, un bazar de l’espionnage généralisant la surveillance de masse à tous les citoyens, notamment en Suède, aux Pays-Bas, ou en Allemagne.

«C’est difficile d’obtenir des changements révolutionnaires du jour au lendemain, surtout en matière de droits de l’Homme», a témoigné mardi Edward Snowden. «Néanmoins nous avons fait des progrès considérables, car on en parle. Le fait qu’aujourd’hui l’homme de la rue est sensible à ce problème est un progrès», a-t-il estimé.

À la suite des révélations d’Edward Snowden, Barack Obama avait initié à la mi-janvier une réforme des programmes de surveillance électronique américains, sans remettre en cause le principe de collecte massive de données par la NSA.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 11:35
Intelligence: Pakistan Tries A DNI

 

 

April 8, 2014: Strategy Page

 

Pakistan recently decided to form the NID (National Intelligence Directorate) in order to pool intelligence gathered by over 30 Pakistani agencies. Even many Pakistani intelligence officials are not sure how many government and military intelligence collecting organizations there are in Pakistan. An effort is under way to compile a definitive list. The NID was created because of the growing number of instances in which counter-terrorism efforts failed because vital information existed but was not known or available to the army or police. Not unusual, but there have been a growing number of cases in which vital information was available within the intelligence community but there was no easy way to connect the agency with the information with the army or police units tasked with actually doing something about the problem. The NID is supposed to solve the problem but many inside Pakistan and in intelligence agencies worldwide doubt it.

 

Much of this doubt comes from a failed American effort to do what NID is attempting. Back in 2004 the United States decided, for the same reasons, to create a similar agency called the DNI (Director of National Intelligence). The DNI was to control all intelligence. This promptly ran into resistance from the CIA which had, for a long time, filled the role as the "Central" Intelligence Agency. The DNI got things rolling quickly by proposing that the chief intelligence officer (the CIA "station chief") at each U.S. embassy be someone other than a CIA officer. The main alternatives proposed were someone from the DIA (the Department of Defense intelligence agency) or the NSA. The problem, as the CIA saw it was that if the intelligence station chief is from NSA or DIA, the senior CIA guy there would have another layer of bureaucracy to go through, and this would slow things down. Although the DNI, technically, has the power to order this change, the CIA unofficially threatened to use its considerable influence (in Congress, the media and elsewhere) to oppose the move.

 

This proposal actually makes some sense. For example, there are a lot of talented espionage operatives in NSA and DIA who would make good station chiefs. Moreover, in many small countries, the DIA has more agents and intelligence operations than the CIA. Same deal with the NSA whose electronic eavesdropping is often the primary source of intel on some nations. But the CIA countered by pointing out that the CIA has been handling the station chief duties competently for decades, so why change something it is working well.

 

All of these turf wars are the result of the huge growth in intelligence activities since the end of World War II over sixty years ago. As some of these new agencies, especially DIA and NSA, grew quite large, it became a problem getting everyone to play from the same sheet of music. Each intelligence agency has its own little fan club in Congress, and elsewhere in the federal government and among major defense contractors, and knows how to play the media game to get what they want. This is very similar to the situation in Pakistan.

 

With fifteen different intelligence organizations, the problem of coordinating all of them is nothing new. The CIA was created in the 1947 to coordinate intelligence activities for the president. Unfortunately, each of the fifteen organizations has a different boss, a different mission, different traditions and, well, you get the picture. Just to drive the point home, here are the fifteen intelligence agencies, along with short description of what they do, and who they do it for.

 

Everyone talks about getting the intelligence agencies to work together, but in over half a century, no one has been able to make it happen. In fact, no one, at the moment, is making a serious effort to make it happen. It's also illuminating to remember what one real Russian czar said about the subject, "I do not rule Russia, 10,000 clerks do."

 

Speaking of Russia, other nations have had similar problems with competing intel agencies. For decades after World War II, the Soviet Union had two different organizations running spies overseas. Most of the effort was from the KGB (a sort of combined CIA/FBI/Border Patrol/Coast Guard/Etc.) and a much smaller GRU (military intelligence). GRU was thought to be more dangerous, perhaps because they were a smaller operation and hustled a bit more as a result. Having two Soviet spy agencies to worry about did make counterintelligence more difficult.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 11:50
L'armée belge n'a jamais mené de cyberriposte

 

2/04/14 – 7sur7.be (Belga)

 

Le Service général du renseignement et de la sécurité (SGRS) de l'armée belge dispose d'une capacité offensive de riposte en cas de cyberattaque mais n'en a jamais fait usage, a affirmé mercredi le ministre de la Défense, Pieter De Crem.

 

"Vous savez que le SGRS n'a pas encore fait usage de cette possibilité légale", a-t-il indiqué en commission de la défense de la Chambre.

 

En vertu d'une loi du 30 novembre 1998, complétée par une autre datant du 4 février 2010, le SGRS a le droit "dans le cadre de cyberattaques contre les systèmes informatiques et connectiques militaires ou contre les systèmes que contrôle le ministre de la Défense territoriale, de neutraliser ces attaques et d'en identifier les auteurs, sans préjudice du droit de réagir immédiatement par une cyber-attaque propre conformément aux dispositions du droit des conflits armés".

 

Le service de renseignement de l'armée est désormais doté d'une cellule de "gestion de la cyberdéfense".

 

Le SGRS (alias département d'état-major renseignement et sécurité, ou Acos IS) a aussi entamé le recrutement de 10 spécialistes, a indiqué mercredi M. De Crem (CD&V), en réponse à une question de la députée Karolien Grosemans (N-VA).

 

Ces 10 personnes s'inscrivent dans le cadre de l'opérationnalisation de la stratégie de la Défense en matière de "Cyber Defence", et ne feront pas partie du centre belge de cybersécurité (CCB), dont le Premier ministre Elio Di Rupo a annoncé la création en février dernier.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 15:55
Les gorgones en action

Les gorgones en action photo Bch Jérôme Bardenet / SIRPA Terre Image-CPIT de Saint Maixent

 

02/04/2014 J. SEVERIN - Armée de Terre

 

C’est dans le Tarn-et-Garonne que 400 membres des forces spéciales ont été déployés pour l’exercice GORGONES 2014.

 

Dépose et récupération de commandos, actions de renseignement et d’aéromobilité, autant d’entraînements destinés au perfectionnement des soldats d’élite. Trois semaines de cas concrets durant lesquelles les forces spéciales ont pu travailler ensemble et éprouver, une nouvelle fois, leurs compétences.

 

Le prochain exercice aura lieu, fin 2014, en milieu désertique.

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 07:20
source johnbrownnotesandessays

source johnbrownnotesandessays

 

29/03/2014 - JDD

 

Si Angela Merkel n'est pas naïve, elle était néanmoins sorti de sa réserve pour réagir aux révélation de l'affaire Snowden montrant que la chancelière était une cible prioritaire des services de renseignement américains. Les dernières révélations rapportés samedi par le magazine Der Spiegel ne vont pas faciliter les relations entre les Etats-Unis et l'Allemagne. Ces documents montrent notamment que l'agence de renseignement américaine NSA a rassemblé plus de... 300 rapports sur la chancelière.

 

L'ampleur de l'espionnage se précise. L'agence de renseignement américaine NSA a rassemblé plus de 300 rapports sur la chancelière Angela Merkel, a affirmé samedi le magazine Der Spiegel en citant des informations transmises par l'ancien consultant américain Edward Snowden. Le nom de la chancelière figurait parmi ceux de 122 chefs d'Etat et de gouvernement sur lesquels la NSA collectait des informations en mai 2009, écrit le site internet du magazine allemand.

 

Ces révélations ont suscité un tollé en Allemagne, où le respect de la vie privée est un sujet extrêmement sensible, et ont profondément affecté la relation entre les deux pays, traditionnellement très forte.

 

Des poursuites en préparation ? Ces fichiers étaient stockés sur une base de données de la NSA qui "pourrait être un élément de preuve important" aux yeux de la justice allemande, laquelle "veut décider dans les jours à venir si elle ouvre une information judiciaire portant sur des soupçons d'espionnage", relate le magazine. A moins que la diplomatie ne précède les juges, l'Allemagne étant l'un des principaux alliés des Etats-Unis.

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 22:20
Pentagone: vers une "retenue" de la web-surveillance


28.03.2014 arcinfo.ch
 

Le Pentagone prône désormais la "retenue" dans ses opérations conduites sur internet. Le secrétaire à la Défense, Chuck Hagel, appelle les autres pays à suivre l'exemple américain.

 

Se défendant de vouloir militariser le cyberespace, ce nouveau théâtre d'affrontements entre nations, le chef du Pentagone a prôné la transparence sur les moyens et la doctrine militaire américaine dans un discours prononcé au siège de la NSA à Fort Meade (Maryland, est) à l'occasion du départ en retraite du patron de l'agence du renseignement, le général Keith Alexander.

"Le département de la Défense poursuivra son approche faite de retenue pour toutes ces opérations dans le cyberespace en dehors des réseaux gouvernementaux américains. Nous appelons les autres pays à faire de même", a déclaré M. Hagel, qui s'embarque la semaine prochaine dans une tournée en Asie et en Chine. La question de l'espionnage sur internet sera au coeur des discussions avec Pékin.

 

6000 collaborateurs militaires

Le chef du Pentagone a promis de "continuer à prendre des mesures pour être ouverts, transparents sur nos capacités dans le cyberespace". L'idée est d'"utiliser le minimum de forces possible et seulement lorsque cela permet d'éviter un conflit, de conduire à une désescalade", a décrypté un haut responsable américain de la défense sous couvert de l'anonymat.

Le budget dévolu au Cyber Command, le commandement chargé de la sécurité informatique pour l'armée, est de 5,1 milliards de dollars pour l'exercice 2015. Le Cyber Command doit compter 6000 militaires d'ici 2016.

Interrogé sur le fait de savoir si cette "retenue" s'étendait aux opérations d'espionnage électronique américaines, le haut responsable de la défense a reconnu que l'espionnage et les opérations dans le cyberespace étaient de nature différente mais que Washington "faisait très attention à ce qu'il (faisait) en dehors de (ses) propres réseaux".

Le général Alexander sera remplacé dans les jours à venir par l'amiral Michael Rogers, qui continuera de coiffer la double casquette de chef du Cyber Command et de la NSA, l'agence chargée des interceptions de communications mise sur la sellette par les révélations de son ancien consultant Edward Snowden.

Evoquant la controverse frappant la NSA, sur laquelle il a autorité, le secrétaire à la Défense s'est félicité de la décision du président Barack Obama de faire en sorte que les données téléphoniques récoltées aux Etats-Unis ne soient plus collectées ni stockées par la NSA.

Cette décision reflète selon Chuck Hagel "à la fois l'importance du renseignement électromagnétique (la surveillance des communications) et la tradition de notre pays pour le respect de la vie privée".

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