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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 12:25
Le Brésil veut des explications sur un espionnage du FMI par les États-Unis

 

14/11/2013 45eNord.ca (AFP)           ,

 

Le Brésil a convoqué mercredi une réunion informelle des États-membres du FMI pour obtenir des explications sur des soupçons d’espionnage de l’institution par les États-Unis, a indiqué à l’AFP son représentant au Fonds.
 

«Une réunion a eu lieu à ma demande [...]. Je cherche à avoir des explications» , a indiqué Paulo Nogueira Batista, représentant brésilien au conseil d’administration du Fonds monétaire international.

Selon des informations de presse parues fin octobre, l’administration Obama aurait demandé à son agence nationale de sécurité (NSA) de mettre fin à l’espionnage des quartiers généraux du FMI et de la Banque mondiale, tous deux situés à Washington.

Les deux organisations de Bretton Woods, dont les États-Unis sont les premiers actionnaires, n’ont jusque-là pas souhaité faire de commentaires sur cette affaire.

«Nous avons pris connaissance des informations de presse mais nous n’avons pas de commentaires pour le moment», a répété mercredi une porte-parole du FMI dans un courriel à l‘AFP.

De fait, la réunion mercredi à Washington du conseil d’administration du Fonds, l’instance représentant ses 188 États-membres, ne relève pas de l’institution elle-même mais de l’initiative personnelle du représentant brésilien.

La directrice générale du FMI Christine Lagarde n’y a pas assisté, selon M. Nogueira Batista.

«C’est le droit de chaque administrateur [représentant d'un pays, ndlr] de demander une réunion du conseil d’administration», a expliqué le représentant brésilien, qui fait souvent entendre une voix critique au sein de l’institution.

Prié de dire si d’autres États-membres du Fonds partageaient son inquiétude sur un éventuel espionnage américain, le responsable s’est refusé à tout commentaire, se retranchant derrière son devoir de «confidentialité» des discussions au sein du conseil.

 

 

Nourries par l’ex-analyste de la NSA Edward Snowden, les révélations sur l’espionnage américain ont provoqué une série de tempêtes diplomatiques, notamment quand ont été révélées la possible mise sur écoute de la chancelière allemande Angela Merkel et la collecte massive de données en France ou en Espagne.

D’autres organisations internationales auraient figuré parmi les cibles de la NSA. Fin août, l’ONU avait annoncé qu’elle allait demander des explications aux États-Unis sur des révélations affirmant que l’agence avait espionné son système de vidéo-conférence interne.

Les bureaux de l’Union européenne à Washington auraient également été espionnés par les États-Unis.

Le Brésil s’est également retrouvé en première ligne. Mi-septembre, la présidente du pays Dilma Rousseff a annulé une visite d’État à Washington après des révélations selon lesquelles la NSA aurait espionné ses communications ainsi que les données du géant pétrolier brésilien Petrobras.

Fin octobre, le secrétaire d’État américain John Kerry avait reconnu pour la première fois que les États-Unis étaient parfois allés «trop loin». Le président Barack Obama a lui a annoncé un réexamen des méthodes américaines d’espionnage.

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 11:55
La DGSE expose son patrimoine

 

15/11/2013  P.H Communauté Défense

 

L’exposition « Espionnage, les espions se livrent »  retrace les relations entre littératures et renseignements. Pour l'occasion, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) a accepté de dévoiler certains de ses documents et objets.

 

Des sous-vêtements féminins à poches secrètes, des montres appareils photos, des machines à écrire pour transcoder, des endoscopes pour regarder par les serrures de porte : bienvenue à la BILIPO, la bibliothèque des littératures policières de Paris. Jusqu’au 24 mars 2014, celle-ci se métamorphose en annexe des services secrets français, le temps d’accueillir l’exposition « Expionnage, les espions se livrent ».

 

À partir des fonds de la BILIPO, mais aussi des collections historiques des services français, cette exposition dévoile la relation trouble et complexe entre les services de renseignement et l’écrit, de 1800 à 1989.  Pour la première fois, d’authentiques documents et objets utilisés par les agents du Bureau central de renseignements et d'action (BCRA), puis ceux de la DGSE sont présentés au public. « Nous avons voulu participer à cette exposition pour mettre en avant notre patrimoine et dévoiler certains des matériels utilisés par nos agents. C’est une démarche inédite que nous avons entreprise et qui permettra aux visiteurs de mieux appréhender les moyens et les missions de nos agents durant cette période », explique Nicolas West-Famose,  responsable de la communication de la DGSE.

 

L'exposition retrace ainsi le fil des écrivains espionnés, écrivains espions et écrivains d’espionnage. Elle nous révèle comment s’est bâti un pan de l’imaginaire moderne à travers la littérature populaire et le cinéma.  Si dans les films, les instructions sont orales et les mallettes s’autodétruisent, dans la réalité, les services de renseignement intérieur et extérieur sont des administrations qui ont, de longue date, une culture de l’écrit. Rapports, fiches, dossiers, messages codés et autres microfilms sont au cœur des grandes affaires qui, elles-mêmes, ont inspiré de nombreuses fictions, plus ou moins fidèles. Les amateurs de littérature et les férus du renseignement ont jusqu’à mars 2014 pour venir admirer ces documents et ces objets.

 

BILIPO 48 / 50 rue du Cardinal Lemoine - Paris 5e / Tél : 01 42 34 93 00

www.bibliotheques.paris.fr

Du mardi au vendredi de 14h à 18h, le samedi de 10h à 17h / Fermeture les dimanches, lundis et jours fériés.

Entrée libre

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 12:55
Le Livre blanc 2013 et le renseignement

14.05.2013 DGSE

 

Le Livre blanc 2013.

Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale a été rendu public par le président de la République le lundi 29 avril 2013. Ce document fixe les orientations stratégiques des quinze prochaines années et servira de socle à la future loi de programmation militaire (2014-2019).

Le renseignement est une priorité du Livre blanc, soulignée à plusieurs reprises par le président de la République, notamment lors du lancement des travaux du Livre blanc le 13 juillet 2012 : « ce qui est ici en cause, c’est la faculté de notre pays de conserver sa liberté d’appréciation et de décision ».

Les six services de renseignement ont été constitués depuis 2008 en communauté du renseignement dont la gouvernance est organisée autour du Coordonnateur national du renseignement (CNR). L’académie du renseignement, créée en 2010, a véritablement contribué à l’émergence d’une culture partagée au sein de la communauté française du renseignement.

Le Livre blanc confirme le rôle central du renseignement dans la stratégie de défense et de sécurité nationale et préconise :

-         le principe de mutualisation des moyens pour le renseignement ;

-         le renforcement de la gouvernance du renseignement ;

-         un effort particulier en faveur du renseignement intérieur ;

-         un effort d’investissement majeur dans tous les domaines du renseignement.

 

LIVRE BLANC DEFENSE ET SECURITE NATIONALE 2013

 

Extrait CHAPITRE 6 : LA MISE EN ŒUVRE DE LA STRATEGIE

 

A. La connaissance et l’anticipation

 

La fonction connaissance et anticipation a une importance particulière parce qu’une capacité d’appréciation autonome des situations est la condition  de décisions libres et souveraines. Cette fonction recouvre notamment le  renseignement et la prospective. Elle permet l’anticipation stratégique qui  éclaire l’action. Elle est également une condition de l’efficacité opérationnelle des forces et contribue à l’économie des moyens que celles-ci utilisent pour remplir leurs missions.

Cette capacité nous permet de nous engager en toute connaissance de cause dans des actions qui sont de plus en plus coordonnées, voire menées en commun, avec nos partenaires et alliés. Allant de la collecte de l’information à la préparation éclairée de la décision politique et opérationnelle, une bonne connaissance de l’environnement stratégique et tactique est indispensable à la prévention des risques et des menaces comme à leur neutralisation lorsque la prévention a échoué.

Le renseignement joue un rôle central dans la fonction connaissance et anticipation. Il irrigue chacune des autres fonctions stratégiques de notre défense et de notre sécurité nationale. Il doit servir autant à la prise de décision politique et stratégique qu’à la planification et à la conduite des opérations au niveau tactique. Au-delà, il éclaire notre politique étrangère et notre politique économique. Un effort particulier doit donc lui être consacré pour la période à venir, qui devrait concerner à la fois les ressources humaines et les capacités techniques de recueil et d’exploitation des données. Le renseignement d’origine humaine (ROHUM), le renseignement électromagnétique (ROEM) et le renseignement image (ROIM) sont complémentaires et indissociables. C’est la combinaison des informations recueillies par ces trois voies qui donne au renseignement sa valeur.

Conformément aux recommandations formulées par le Livre blanc de 2008, la gouvernance des services de renseignement a été réorganisée autour du coordonnateur national du renseignement (CNR). Conseiller du Président de la République et exerçant certaines de ses missions pour le compte du Premier ministre, il coordonne l’action des services de renseignement et s’assure de leur bonne coopération. Son rôle doit être conforté, notamment en matière de mutualisation des moyens et dans le domaine budgétaire.

Également instauré en 2008, le conseil national du renseignement, qui se réunit sous la présidence du Chef de l’État, doit assurer le pilotage stratégique du renseignement. À l’avenir, il arrêtera une stratégie nationale du renseignement dont les grandes lignes seront rendues publiques. Document de référence, cette stratégie confortera la légitimité des activités de renseignement.

La coopération interservices a également été favorisée par l’émergence d’une « communauté du renseignement  », composée de six services  : deux à compétence générale, la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), et quatre services spécialisés, la direction du renseignement militaire (DRM), la direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) et le service de traitement du renseignement et d’action contre les services financiers clandestins (TRACFIN). L’expérience des quatre années passées a montré que cette communauté favorise la confiance entre ces services et permet une meilleure organisation de leurs échanges. Créée en 2010 et placée auprès du Premier ministre, l’académie du renseignement a notamment pour mission de concevoir, d’organiser et de mettre en œuvre des activités de formation initiale et continue au profit du personnel des services de renseignement. Elle concourt au renforcement des liens et à l’émergence d’une culture partagée au sein de la communauté française du renseignement.

Cette communauté constitue l’ossature d’un dispositif plus global associant, en tant que de besoin, de nombreux autres services de l’État.

Compte tenu de l’évolution des menaces, un effort particulier doit être porté sur le renseignement intérieur. Un renforcement de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) est nécessaire, au regard du haut niveau de priorité de certaines des missions qui lui sont confiées, notamment pour la prévention d’actes de terrorisme sur le territoire national. Une réflexion sera engagée sur l’organisation de cette direction, les moyens humains dont elle dispose et sa place dans l’organisation du ministère de l’Intérieur. Cette réflexion intégrera les conditions d’une meilleure articulation entre le renseignement intérieur et le recueil d’informations opérationnelles par l’ensemble des services en charge de missions de sécurité nationale, notamment la gendarmerie.

La France doit veiller à maintenir son dispositif d’acquisition et de traitement du renseignement à la hauteur de ses ambitions internationales et des menaces auxquelles elle est confrontée. Elle doit consacrer les ressources nécessaires à la poursuite des efforts entrepris pour détenir les capacités de recueil et d’exploitation indispensables à l’autonomie d’appréciation des situations. Elle doit également poursuivre la mutualisation des moyens techniques d’acquisition du renseignement, principe clé pour l’équipement des services, comme elle doit veiller à la consolidation des compétences humaines qui y sont associées.

Parmi ces moyens, les capacités spatiales tiennent une place privilégiée, qu’elles soient nationales ou partagées avec nos partenaires européens. Les satellites permettent en effet d’acquérir de l’information sur toute la surface du globe et d’assurer la veille et l’alerte à un niveau adéquat. Un effort de mutualisation des moyens doit permettre également de fournir des produits nécessaires à la planification et à la conduite des opérations. Le cycle de vie des satellites impose leur renouvellement régulier, qu’il conviendra de prendre pleinement en compte. Le développement des capacités d’observation spatiale sera rationalisé afin de coordonner les projets militaires et institutionnels à utilisation duale et de faciliter, dans la mesure du possible, la complémentarité avec des moyens utiles disponibles sur le marché.

Le renseignement d’origine électromagnétique (ROEM) constitue une composante essentielle de ce dispositif. La première localisation d’un site d’intérêt ou la première perception d’une menace est très souvent obtenue par un moyen de recueil électromagnétique. La capacité spatiale est nécessaire pour détecter, localiser et caractériser les défenses de nos adversaires potentiels. Dans le domaine du renseignement d’origine image (ROIM), les capacités spatiales sont une priorité. Elles permettent d’identifier, de préciser la localisation, de discriminer et de cibler la réalité matérielle des risques et des menaces. Les capacités spatiales sont également nécessaires pour une évaluation souveraine de la menace balistique, pour l’alerte précoce, et donc pour la dissuasion.

Le coût du renseignement d’origine spatiale et l’intérêt politique d’une compréhension partagée des situations devraient conduire les Européens ayant des capacités dans ce domaine à un effort beaucoup plus systématique de mutualisation. La France est disposée à appliquer au renseignement spatial une approche reposant sur des interdépendances mutuelles.

L’acquisition du renseignement repose également sur la mise en œuvre combinée de plates-formes aériennes, terrestres et navales, dédiées ou non, qui permettent l’acquisition d’informations en temps réel.

L’analyse des besoins fait notamment ressortir la nécessité pour la France de se doter à l’avenir d’une capacité pérenne pour plusieurs types d’équipements. Les drones de moyenne altitude longue endurance (MALE) équipés de capteurs ROIM et ROEM permettent de détecter, localiser et suivre des cibles potentielles. Pour leur part, les drones tactiques, assurent l’appui direct en renseignement des forces présentes sur les zones de crise. Sont également indispensables  des avions légers de surveillance et de reconnaissance ainsi que des pods de reconnaissance de nouvelle génération. Les opérations récentes confirment l’importance de ces capteurs aériens.

L’importance nouvelle de la cybermenace implique de développer l’activité de renseignement dans ce domaine et les capacités techniques correspondantes. Cet effort a pour objet de nous permettre d’identifier l’origine des attaques, d’évaluer les capacités offensives des adversaires potentiels et de pouvoir ainsi les contrer. Les capacités d’identification et d’action offensive sont essentielles pour une riposte éventuelle et proportionnée à l’attaque.

Les activités de renseignement et les opérations secrètes grandissent en importance, dans un contexte stratégique marqué par le rôle accru d’acteurs non-étatiques. L’accroissement des moyens que ces évolutions imposent doit être accompagné de manière concomitante par un renforcement des capacités de pilotage stratégique et d’évaluation de l’exécutif sur le renseignement, et par l’extension du rôle de la délégation parlementaire au renseignement[1]pour permettre au Parlement d’exercer dans ce domaine, conformément à la Constitution, son contrôle sur la politique du Gouvernement. Cette vigilance est indispensable pour maintenir et renforcer la légitimité d’une activité qui apporte une contribution croissante à la sécurité de la Nation.

En complément du recueil et de l’exploitation d’informations confidentielles et du fait notamment du développement d’Internet, la fonction connaissance et anticipation s’appuie de plus en plus sur l’exploitation des sources ouvertes, tant dans le cadre de l’analyse stratégique qu’au cours d’une crise. Il convient donc de disposer d’outils spécifiques d’analyse des sources multimédias - en particulier pour l’assistance à la gestion de crise -, et de développer des outils de partage des sources ouvertes au niveau ministériel et interministériel.

La prospective, dont l’objectif est de détecter les grandes tendances pouvant conduire à des crises et ruptures potentielles, devait, selon le Livre blanc de 2008, faire l’objet d’un effort «  significatif et prioritaire  ». Malgré la qualité des organismes concernés et l’expertise reconnue des acteurs, l’État s’est insuffisamment mobilisé pour conférer à cette fonction la place qui correspond à son importance.

Dans les ministères concernés sera institué un mécanisme de coordination interne des travaux de prospective, destiné à identifier les besoins, à  arrêter un programme de travail et à valider les conclusions et les recommandations. La cohérence des travaux sera assurée par un processus interministériel animé, sous l’autorité du Premier ministre, par le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). Il aura pour mission de définir les priorités et les orientations stratégiques, d’élaborer un plan de travail interministériel annuel et d’assurer la coordination des travaux de prospective conduits dans les ministères concernés. Le SGDSN coordonnera les travaux de validation des recommandations prospectives de portée interministérielle et s’assurera de leur prise en compte dans les processus décisionnels.

La démarche prospective de l’État doit pouvoir s’appuyer sur une réflexion stratégique indépendante, pluridisciplinaire, originale, intégrant la recherche universitaire comme celle des instituts spécialisés. Malgré les progrès accomplis ces dernières années, la recherche stratégique française continue de souffrir d’une masse critique insuffisante. Son rayonnement au niveau international reste de ce fait limité. L’effort visant à valoriser la réflexion stratégique et à soutenir la recherche intéressant la défense et la sécurité sera poursuivi.

Le renforcement des moyens de la recherche ne produira cependant tous ses effets sur la capacité d’anticipation de l’État que si celui-ci s’ouvre davantage à la réflexion indépendante. L’État ne peut que bénéficier d’un recours accru à l’expertise de la recherche académique, mais aussi des organisations non gouvernementales et des entreprises. De leur côté, des chercheurs universitaires apporteront une contribution mieux adaptée aux besoins de l’État si la possibilité leur est offerte de faire l’expérience de responsabilités administratives. Cette ouverture réciproque est la condition d’une amélioration de notre capacité d’anticipation qui requiert liberté d’esprit, curiosité et aptitude à remettre en cause les vues dominantes

__________________________

[1] La délégation parlementaire au renseignement, créée par la loi du 9 octobre 2007, est composée de quatre députés et de quatre sénateurs. Les présidents des commissions permanentes de l’Assemblée nationale et du Sénat chargées respectivement des affaires de sécurité intérieure et de défense en sont membres de droit. Les autres membres de la délégation sont désignés par  le  président  de  chaque  assemblée  de  manière  à  assurer  une  représentation  pluraliste. La  fonction  de  président  de  la  délégation  est  assurée  alternativement,  pour  un  an,  par  un député et un sénateur, membres de droit.

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 12:50
NSA Scandal Warning: Are US Facilities in Germany at Greater Risk?

 

November 11, 2013 spiegel.de

 

Germany's domestic intelligence agency has warned American sites in the country could be at risk of attack from people angry about the NSA spying scandal. The message has worried officials in Rhineland-Palatinate, where the Rammstein air base is located.

 

Following recent revelations about NSA spying, SPIEGEL has learned that Germany's Federal Office for the Protection of the Constitution recently issued a security warning to authorities in the country's 16 states.

 

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 12:50
L'OPEP espionnée par les services secrets britanniques

 

11.11.2013 Par La Voix de la Russie

 

Les services secrets britanniques GCHQ (Government Communications Headquarters) ont utilisé de faux comptes LinkedIn et Slashdot à des fins d'espionnage, communique la revue allemande Spiegel.

 

Ils ont ainsi piraté le siège de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et la compagnie belge de télécommunications Belgacom.

 

De faux profils ont été utilisé pour avoir accès aux réseaux internes des organisations en question. Les GCHQ appellent ce mode de pénétration « quantum insert ». Les détails de son fonctionnement ne sont pas communiqués.

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 12:50
Oil Espionage: How the NSA and GCHQ Spied on OPEC

 

November 11, 2013 By SPIEGEL Staff

 

America's NSA and Britain's GCHQ are both spying on the OPEC oil cartel, documents from whistleblower Edward Snowden reveal. The security of the global energy supply is one of the most important issues for the intelligence agencies.

 

Documents disclosed by whistleblower Edward Snowden reveal that both America's National Security Agency (NSA) and Britain's Government Communications Headquarters (GCHQ) have infiltrated the computer network of the the Organization of the Petroleum Exporting Countries (OPEC).

 

In January 2008, the NSA department in charge of energy issues reported it had accomplished its mission. Intelligence information about individual petroleum-exporting countries had existed before then, but now the NSA had managed, for the first time, to infiltrate OPEC in its entirety.

 

OPEC, founded in 1960, has its headquarters in a box-like building in Vienna. Its main objective is to control the global oil market, and to keep prices high. The 12 member states include Saudi Arabia, Venezuela, Iran and Iraq.

 

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 20:50
Quantum Spying: GCHQ Used Fake LinkedIn Pages to Target Engineers

 

November 11, 2013 By Laura POITRAS, Marcel ROSENBACH, Christoph SCHEUERMANN, Holger STARK and Christian STÖCKER - SPIEGEL Staff

 

Elite GCHQ teams targeted employees of mobile communications companies and billing companies to gain access to their company networks. The spies used fake copies of LinkedIn profiles as one of their tools.

 

The Belgacom employees probably thought nothing was amiss when they pulled up their profiles on LinkedIn, the professional networking site. The pages looked the way they always did, and they didn't take any longer than usual to load.

The victims didn't notice that what they were looking at wasn't the original site but a fake profile with one invisible added feature: a small piece of malware that turned their computers into tools for Britain's GCHQ intelligence service.

The British intelligence workers had already thoroughly researched the engineers. According to a "top secret" GCHQ presentation disclosed by NSA whistleblower Edward Snowden, they began by identifying employees who worked in network maintenance and security for the partly government-owned Belgian telecommunications company Belgacom.

Then they determined which of the potential targets used LinkedIn or Slashdot.org, a popular news website in the IT community.

 

'Quantum Insert'

The computers of these "candidates" were then infected with computer malware that had been placed using infiltration technology the intelligence agency refers to as "Quantum Insert," which enabled the GCHQ spies to deeply infiltrate the Belgacom internal network and that of its subsidiary BICS, which operates a so-called GRX router system. This type of router is required when users make calls or go online with their mobile phones while abroad.

SPIEGEL's initial reporting on "Operation Socialist," a GCHQ program that targeted Belgacom, triggered an investigation by Belgian public prosecutors. In addition, two committees of the European Parliament are investigating an attack by a European Union country on the leading telecommunications provider in another EU member state.

The operation is not an isolated case, but in fact is only one of the signature projects of an elite British Internet intelligence hacking unit working under the auspices of a group called MyNOC, or "My Network Operations Centre." MyNOCs bring together employees from various GCHQ divisions to cooperate on especially tricky operations. In essence, a MyNOC is a unit that specializes in infiltrating foreign networks. Call it Her Majesty's hacking service, if you like.

When GCHQ Director Iain Lobban appeared before the British parliament last Thursday, he made an effort to reassure lawmakers alarmed by recent revelations. British intelligence couldn't exactly stand back and watch the United Kingdom be targeted for industrial espionage, Lobban said. But, he noted, only those whose activities pose a threat to the national or economic security of the United Kingdom could in fact be monitored by his agency.

 

A Visit from Charles and Camilla

Even members of the royal family occasionally stop by to see what British intelligence is up to. In one photo that appears in a secret document, Charles, the Prince of Wales, and his wife Camilla, the Duchess of Cornwall, are shown listening to a presentation at a MyNOC workstation called "A Space." The tongue-in-cheek caption reads "Interlopers in A Space."

The presentation does not indicate the extent to which the royal family is kept abreast of current espionage operations. Their last visit was reportedly about Afghanistan, not Belgium. But the visit had been to the same location where what the secret document described as the "very successful" operation against Belgacom as well as "Operation Wylekey," also run by a MyNOC unit, had been conducted.

This also relates to an issue that the British have made a focal point of their intelligence-gathering activities: the most comprehensive access possible to worldwide mobile networks, the critical infrastructures for the digital age.

Mobile networks are a blessing and a curse for spies worldwide. Because each major wireless communications company operates its own networks, tapping into them becomes more complex. On the other hand, the mobile multi-use devices in our pockets are a blessing, because they often reveal more personal information than stationary computers, such as the user's lifestyle habits and location. They can also be transformed into bugging devices that can be activated remotely at any time to listen in on the user's conversations.

 

Mobile Phones Become Monitoring Tools

"We can locate, collect, exploit (in real time where appropriate) high value mobile devices & services in a fully converged target centric manner," a GCHQ document from 2011 states. For years, the British spies have aspired to potentially transform every mobile phone on the planet into a monitoring tool that could be activated at any time.

But the government hackers apparently have to employ workarounds in order to infiltrate the relatively inaccessible mobile phone networks.

According to the presentation, in the case of Belgacom this involved the "exploitation of GRX routers," from which so-called man-in-the-middle attacks could be launched against the subjects' smartphones. "This way, an intelligence service could read the entire Internet communications of the target and even track their location or implant spying software on their device," mobile networks expert Philippe Langlois says of the development. It is an effective approach, Langlois explains, since there are several hundred wireless companies, but only about two dozen GRX providers worldwide.

But this isn't the only portal into the world of global mobile communications that GCHQ has exploited. Another MyNOC operation, "Wylekey," targets "international mobile billing clearinghouses."

These clearinghouses, which are relatively unknown to the general public, process international payment transactions among wireless companies, giving them access to massive amounts of connection data.

The GCHQ presentation, which SPIEGEL was able to view, contains a list of the billing companies that are on the radar of the British. At the top of the list are Comfone, a company based in Bern, Switzerland, and Mach, which has since been split into two companies, one owned by another firm called Syniverse and another called Starhome Mach. Syniverse was also on the list of companies to monitor. Together, these companies dominate the industry worldwide. In the case of Mach, the GCHQ personnel had "identified three network engineers" to target. Once again, the Quantum Insert method was deployed.

The spies first determine who works for a company identified as a target, using open source data like the LinkedIn professional social networking site. IT personnel and network administrators are apparently of particular interest to the GCHQ attackers, because their computers can provide extensive access privileges to protected corporate infrastructures.

 

Targeting an Innocent Employee

In the case of Mach, for example, the GCHQ spies came across a computer expert working for the company's branch in India. The top-secret document shows how extensively the British intelligence agents investigated the life of the innocent employee, who is listed as a "target" after that.

A complex graph of his digital life depicts the man's name in red crosshairs and lists his work computers and those he uses privately ("suspected tablet PC"). His Skype username is listed, as are his Gmail account and his profile on a social networking site. The British government hackers even gained access to the cookies on the unsuspecting victim's computers, as well as identifying the IP addresses he uses to surf the web for work or personal use.

In short, GCHQ knew everything about the man's digital life, making him an open book for its spies. SPIEGEL has contacted the man, but to protect his privacy is not publishing his name.

But that was only the preparatory stage. After mapping the man's personal data, now it was time for the attack department to take over. On the basis of this initial information, the spies developed digital attack weapons for six Mach employees, described in the document as "six targeting packs for key individuals," customized for the victims' computers.

 

GCHQ Wants To Make Mobile Web an All-Seeing Surveillance Machine

 

In an article in Britain's Guardian newspaper, American IT security expert Bruce Schneier describes in detail how Quantum Insert technology is used to place malware. Apparently, the agencies use high-speed servers located at key Internet switching points. When a target calls up a specific website, such as LinkedIn, these servers are activated. Instead of the desired website, they supply an exact copy, but one that also smuggles the government hackers' spying code onto the target computers.

According to other secret documents, Quantum is an extremely sophisticated exploitation tool developed by the NSA and comes in various versions. The Quantum Insert method used with Belgacom is especially popular among British and US spies. It was also used by GCHQ to infiltrate the computer network of OPEC's Vienna headquarters.

The injection attempts are known internally as "shots," and they have apparently been relatively successful, especially the LinkedIn version. "For LinkedIn the success rate per shot is looking to be greater than 50 percent," states a 2012 document.

Much like the Belgacom spying operation, Wylekey is considered a great success. According to a summary, it provided GCHQ with detailed information about Mach, its communications infrastructure, its business profile and various key individuals.

Another document indicates that the operation yielded much more than that. In addition to "enhanced knowledge of the various clearinghouses, their customers," it also provided "knowledge of and access to encrypted links between the clearinghouses and various mobile network operators."

Interim reports on the course of the Belgacom operation were even more enthusiastic, concluding that the British spies had penetrated "deep into the network" of the Belgian company and were "at the edge of the network." This enabled the British internal encryption specialists ("Crypt Ops") to launch their "Operation Socialist II," so as to crack the encrypted connections, or VPNs.

 

'LinkedIn Would Not Authorize Such Activity'

When contacted, LinkedIn stated that the company takes the privacy and security of its members "very seriously" and "does not sanction the creation or use of fake LinkedIn profiles or the exploitation of its platform for the purposes alleged in this report." "To be clear," the company continued, "LinkedIn would not authorize such activity for any purpose." The company stated it "was not notified of the alleged activity."

A spokesman for Starhome Mach said his company is "with immediate effect undertaking a full security audit to ensure that our infrastructure is secure" and that its platform had recently switched to a completely new configuration with mainly new hardware. Officials at Comfone said: "We have no knowledge of the British intelligence service infiltrating our systems." Syniverse also stated "there have been no known breaches of the Syniverse or MACH data centers by any government agency."

GCHQ did not comment on questions posed by SPIEGEL.

 

'Any Mobile Device, Anywhere, Anytime!'

For the British, all of this was apparently only an intermediate step on the path to a greater goal. In addition to the conventional Internet, GCHQ now wants to turn the mobile web into an all-seeing surveillance machine.

This is how the GCHQ spies described their "vision" in 2011: "Any mobile device, anywhere, anytime!"

In this context, the attacks on Belgacom and the clearinghouses merely serve as door openers. Once the telecommunications companies' actual mobile phone networks have been infiltrated, completely new monitoring possibilities present themselves to the spies. A briefing dating from 2011 stated the agency wanted to "increase operational capability to remotely deploy implants when we only know the MSISDN." In other words, GCHQ's phone hackers would ideally like to repurpose every mobile phone in the world into a bugging device, merely on the basis of the phone number. "That would be game changing," the document reads.

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 12:50
Les Etats-Unis finançaient la plus grosse agence de renseignement britannique

 

09 novembre 2013 Par RFI

 

De nouveaux détails jettent une lumière crue sur la « relation spéciale » américano-britannique en matière d'espionnage. Plusieurs journaux, notamment britanniques, ont enquêté sur les révélations d'Edward Snowden, l'ancien consultant américain réfugié en Russie. Ils affirment notamment que la NSA a financé largement la GCHQ, la plus importante agence de renseignement britannique.

 

Une discrétion absolue est la règle d'or de l'agence britannique Governement Communications Headquarters (GCHQ). Avec plus de 6 000 employés, elle est la plus importante agence de renseignement britannique. Elle travaille main dans la main avec la National Security Agency (NSA) américaine, qui l'aurait même financé à près de 120 millions d'euros au cours des trois dernières années.

 

→ A (RE)LIRE : Etats-Unis: la NSA et l’alliance des «Five eyes»

 

Le directeur du Centre français de recherche sur le renseignement, Eric Dénécé, a déclaré à l'Agence France-Presse que la GCHQ est en gros « dix fois plus petite » que la NSA.

 

Tempora

 

Pourtant, Edward Snowden juge qu'en matière d'espionnage de données privées, l'agence britannique a fait pire que les Américains. Elle aurait obtenu un accès à plus de 200 câbles transatlantiques de communication par fibre optique, ce qui pourrait lui permettre de traiter jusqu'à 600 millions de données chaque jour.

 

→ A (RE)LIRE : Affaire Snowden: Glenn Greenwald, le journaliste qui en savait trop

 

Selon les documents fournis par Snowden, le Royaume-Uni aurait mis en place une vaste opération de surveillance baptisée Tempora, avec un budget de plus d'un milliard d'euros et plusieurs bases secrètes à travers le monde, dont une au Moyen-Orient. Il y aurait un véritable « partage des tâches » : « l'interception des bandes passantes et d'écoutes satellitaires » pour les Américains, les « écoutes au sol et l'interception d'ordinateurs pour les Britanniques ».

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 08:50
Contre-attaque des maîtres espions anglais

 

07/11/2013 Par Florentin Collomp – LeFigaro.fr

 

Les patrons du MI5, du MI6 et du GCHQ, interrogés pour la première fois en public par une commission parlementaire, jugent « très dommageables » les révélations de l'ex-agent américain Edward Snowden et justifient leurs méthodes.

 

Depuis les révélations d'Edward Snowden sur l'espionnage à grande échelle par les services secrets américains et britanniques, al-Qaida est «enchantée» et «nos adversaires se frottent les mains de joie», affirme le patron du MI6, John Sawers.

 

Son homologue du service de renseignement électronique GCHQ (Government Communications Headquarters) dit même avoir entendu des terroristes, au Moyen-Orient et en Afghanistan, discuter de ces fuites et de nouvelles méthodes pour échapper à la surveillance occidentale. «La couverture médiatique de ces fuites a rendu notre travail beaucoup plus difficile», s'alarme son directeur, Iain Lobban.

 

L'audition jeudi après-midi des trois chefs du renseignement britannique par une commission parlementaire était historique par nature. Elle était retransmise à la télévision avec un décalage de deux minutes, au cas où une information confidentielle leur aurait échappé. Précaution inutile, tant les maîtres espions avaient rodé leurs arguments. Au lieu d'un interrogatoire en règle sur la surveillance généralisée des citoyens, la séance d'une heure et demie s'est transformée en plate-forme leur permettant de contre-attaquer pour défendre le bien-fondé de leur action. Aidés, il est vrai, par les questions complaisantes des membres de la commission du renseignement, dont la légitimité est elle-même contestée puisqu'ils ont été nommés par le premier ministre.

 

Andrew Parker, patron du MI5, l'a martelé à plusieurs reprises: «Nous travaillons dans le cadre de la loi.» Les trois directeurs ont souligné combien leur convenait le cadre légal actuel, pourtant jugé obsolète car datant, pour l'essentiel, du XXe siècle. «C'est aux politiciens d'en décider. Si le Parlement veut changer la loi, très bien», affirme Iain Lobban, tout en admettant être «inquiet» de la réflexion entamée en la matière par les États-Unis. «Si on diminue notre capacité d'utiliser les technologies, on va réduire notre avantage», plaide John Sawers, du MI6.

 

Le patron du très secret GCHQ tente de justifier la généralisation des interceptions électroniques à l'aide d'une métaphore: «Quand on cherche une aiguille dans une botte de foin, on doit ramasser énormément de foin, mais on met de côté tout le foin qui n'est pas néces­saire», promet Lobban. Autrement dit, «si vous êtes un terroriste ou un délinquant, il y a des chances que vos conversations soient écoutées, mais si vous ne l'êtes pas ou n'êtes pas en contact avec eux, vous n'êtes pas écoutés».

 

Les patrons du renseignement balayent les critiques sur leurs échecs à anticiper les attentats ou le printemps arabe. Selon le directeur du MI5, depuis les attentats de 2005, 34 complots terroristes au Royaume-Uni, «dont un ou deux majeurs chaque année» ont été déjoués. Pour le MI5 et le MI6, la menace ne cesse d'augmenter et de se diversifier. Leurs chefs soulignent notamment leur inquiétude face aux «centaines» de Britanniques qui combattent en ce moment en Syrie.

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 08:49
L'agence de surveillance GCHQ, cette petite sœur britannique choyée par la NSA

Le quartier général de la GCHQ,  près de Cheltenham, dans l'ouest  de l'Angleterre, est surnommé le «doughnut».

 

07/11/2013 Par Florentin Collomp – LeFigaro.fr

 

Le Government Communications Headquarters, la plus importante agence de renseignement britannique avec 6 130 employés, est aussi la plus méconnue.

 

Quand on appelle le standard du GCHQ, on est tout de suite mis dans l'ambiance: «Merci pour votre appel qui peut être enregistré pour des raisons légales». Au service de presse, pas la moindre opération de relations publiques. «Nous ne commentons pas les allégations récentes parues dans les journaux», répond-on sèchement. Le très discret chef du service de renseignement britannique, Iain Lobban, ne s'en cache pas sur le site Internet de l'agence: «Nous sommes une organisation secrète. Nous ne pouvons pas rendre public tout ce que nous faisons.»

 

Le MI6 a James Bond. Le MI5 a sa série télé (Spooks, MI5 en VF). Le Government Communications Headquarters (GCHQ), troisième et plus importante agence de renseignement britannique, est aussi la plus méconnue. Jusqu'à ce que les révélations d'Edward Snowden dans le Guardian montrent l'ampleur des interceptions pratiquées à grande échelle, main dans la main avec la National Security Agency (NSA) américaine. Des découvertes qui ont provoqué un choc international et auraient surpris jusqu'au plus haut niveau de l'État britannique. Selon l'ancien ministre Chris Huhne, le gouvernement et le Conseil national de sécurité n'étaient pas au courant de toutes ces pratiques.

 

Dans son siège près de Cheltenham, dans l'ouest de l'Angleterre, surnommé le «doughnut» pour sa forme circulaire, et ses deux annexes de Cornouailles et du Yorkshire, les 6 130 employés du GCHQ sont des espions des temps modernes, assis derrière des ordinateurs. Officiellement, ils assurent la sécurité numérique de l'État et des services britanniques, déchiffrent les communications ennemies et mènent des opérations contre la cybercriminalité.

 

Le GCHQ recrute des cracks des maths et parfois des pirates informatiques sélectionnés lors de concours en ligne pour décrypter des énigmes complexes. L'agence est associée à la NSA dans le programme d'interceptions des communications électroniques Echelon. Depuis les révélations de Snowden, on sait aussi qu'elle est un maillon important du dispositif Prism qui enregistre les données des utilisateurs de Google, Facebook ou Yahoo. Et que, à travers le système Tempora lancé en 2011, elle détourne tous les échanges (téléphoniques, mails, données Internet) transitant par les câbles transatlantiques sous-marins qui débouchent, commodément, au pied de son antenne de Cornouailles, pour les stocker dans ses serveurs jusqu'à 30 jours.

 

Rien n'échappe à ses grandes oreilles. «Les utilisateurs lambda se croyaient protégés par l'immensité des volumes de données échangées sur Internet. Or on a vu que ce n'était pas un problème pour la NSA et le GCHQ, qui depuis cinq ans, ont complètement rattrapé leur retard pour contrôler l'intégralité d'Internet», explique Richard Aldrich, auteur d'un livre sur le GCHQ.

 

Il y a encore vingt-cinq ans, l'organisation n'était tout simplement pas censée exister. «La règle était que si le gouvernement était interrogé sur l'agence, il ne répondait jamais», raconte Arthur Bonsall, ex-directeur du GCHQ dans les années 1970. À la retraite depuis trente ans, il n'a que récemment révélé à sa famille ses anciennes fonctions. Le GCHQ est l'hériter du service de cryptographie de Bletchley Park qui a percé le code nazi Enigma pendant la guerre - un exploit qui n'a lui-même été rendu public que trente ans plus tard.

 

Son action est mentionnée dans les médias au début des années 1980 à l'occasion du scandale d'un agent double britannique retourné par les Russes. Mais le GCHQ n'est doté d'une existence légale qu'en 1994 par l'Intelligence Services Act. C'est cette loi, votée alors qu'Internet en était à ses balbutiements, qui encadre aujourd'hui ses activités. Une législation tellement floue que certains parlementaires se demandent si elle n'a pas été conçue exprès pour laisser une totale liberté au service. Ainsi, des mandats judiciaires automatiquement renouvelés tous les six mois autorisent les interceptions de données par le GCHQ.

 

Cette flexibilité juridique est mise à profit dans la répartition des tâches avec la NSA soumise, elle, à davantage de garde-fous légaux. «C'est parfois difficile de faire la distinction entre les deux agences», note Ian Brown, du Cyber Security Centre d'Oxford. Les États-Unis ont même accordé des dizaines de millions de dollars de financement à des programmes développés par le GCHQ, dont le budget annuel (secret) est évalué par les spécialistes à un milliard de livres (1,2 milliard d'euros environ). «Nous avons des cerveaux, ils ont de l'argent. C'est une collaboration dont nous pouvons être fiers», a commenté jeudi David Omand, ancien patron du GCHQ.

 

Des notes internes du GCHQ révélées par le Guardian s'inquiétaient récemment des risques «d'un débat public préjudiciable qui pourrait conduire à une contestation judiciaire du régime actuel». Trois associations de protection des libertés publiques britanniques (Big Brother Watch, The Open Rights Group et English Pen) ont déposé plainte contre lui devant la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg. «La supervision politique du renseignement a été mise à mal et doit être revue. En jetant la pierre à Snowden et au Guardian pour violation de secrets d'État, certains politiciens tentent en réalité de masquer leur embarras face à leur ignorance du sujet», critique le député conservateur Dominic Raab, rare voix discordante dans ce débat.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 18:50
Espionnage: l'UE pourrait se doter d'un service de renseignement

 

BRUXELLES, 5 novembre - RIA Novosti

 

L'Union européenne doit se doter de son propre service de renseignement, estime la commissaire européenne à la justice Viviane Reding.

 

"Il faut former un contrepoids à l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA). C'est pourquoi je propose de créer un Service européen de renseignement à l'horizon 2020",  a déclaré Mme Reding dans une interview accordée au journal grec Naftemporiki.

 

Ces déclarations interviennent sur fond du vaste scandale provoqué par la publication en octobre de données fournies par l'ex-agent de la NSA et de la CIA Edward Snowden, selon lequel le renseignement américain aurait massivement intercepté les communications téléphoniques de citoyens européens, et placé sur écoute les chefs d'Etat d'au moins 35 pays, notamment la chancelière allemande Angela Merkel.

 

Plusieurs personnalités politiques européennes ont qualifié ces activités des services secrets US d'inadmissibles, inamicales et susceptibles d'entraver la conclusion de l'accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l'Union européenne.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 18:50
Espionnage: Berlin convoque l'ambassadeur britannique

 

BERLIN, 5 novembre - RIA Novosti

 

L'ambassadeur de Grande-Bretagne en Allemagne Simon McDonald a été convoqué mardi au ministère allemand des Affaires étrangères pour s'expliquer sur les allégations des médias selon lesquelles les services secrets britanniques utilisent l'ambassade du Royaume-Uni à Berlin à des fins d'espionnage, affirme la diplomatie allemande dans un communiqué.

 

"A l'initiative du chef de la diplomatie Guido Westerwelle, l'ambassadeur britannique a été convoqué au ministère des Affaires étrangères. Le directeur du département européen lui a demandé de s'expliquer au sujet des récentes affirmations des médias britanniques" concernant les écoutes de communications depuis la mission diplomatique de Grande-Bretagne à Berlin. Le responsable allemand a également fait savoir à l'ambassadeur qu'il s'agissait d'une "démarche allant à l'encontre du droit international".

 

Le quotidien britannique Independent a rapporté mardi, citant des documents fournis par l'ex-conseiller de la CIA Edward Snowden et des photographies aériennes, que les services secrets britanniques et américains utilisaient l'ambassade du Royaume-Uni située au centre de Berlin pour procéder à des écoutes téléphoniques.

 

Les médias allemands ont auparavant indiqué que la surveillance des communications électroniques dans le quartier gouvernemental de Berlin était également pratiquée depuis l'ambassade américaine. Le téléphone portable de la chancelière Angela Merkel aurait pu faire l'objet de telles écoutes.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 13:50
Le satellite de télécoms militaires Skynet 5

Le satellite de télécoms militaires Skynet 5

Les quinze pays possédant une industrie spatiale se partageront plus de 90 % du marché des satellites gouvernementaux (en valeur)

 

04/11/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Selon une étude du cabinet Euroconsult, 1.150 satellites seront mis sur orbite de 2013 à 2022, contre 810 au cours de la décennie écoulée. Les deux tiers le seront pour le compte des gouvernements.

 

Quelque 1.150 satellites seront lancés de 2013 à 2022, contre 810 au cours de la décennie écoulée (2003-2012), les deux tiers pour le compte des gouvernements, selon une étude du cabinet Euroconsult publiée lundi. Les lancements seront les plus nombreux en début de période - 140 par an de 2015 à 2017 - avec le lancement de constellations en orbite basse (type Galileo le système européen concurrent du GPS), indique l'étude de marché de ces consultants spécialisés dans l'espace. Le rythme des lancements devrait revenir ensuite autour de 100 par an.

 

Les revenus des fabricants et des opérateurs de lanceurs sont estimés à 236 milliards de dollars sur la décennie, progressant légèrement moins vite que le nombre des satellites (26 % contre 30 %). En effet, beaucoup de petits satellites, moins chers à développer et à lancer, sont en commande, explique Euroconsult. Ceci devrait faire les affaires de la société de lancement  Arianespace, comme l'avait expliqué en septembre à "La Tribune" la ministre en charge de l'espace, Geneviève Fioraso : "aujourd'hui, Arianespace, bien que numéro 1 mondial, rate des opportunités de business. Pourquoi ? Par manque de petits satellites pour réaliser les lancements doubles d'Ariane 5".

 

Deux tiers des satellites commandés par des Etats

 

Les gouvernements commanderont les deux tiers des satellites. Les quinze pays possédant une industrie spatiale se partageront plus de 90 % du marché des satellites gouvernementaux (en valeur). Mais la trentaine de pays émergents qui se dotent progressivement de satellites de communication et d'observation de la terre, à l'image récemment des Emirats Arabes Unis, qui a acheté deux satellites espion, représenteront un marché d'un milliard de dollars par an, prévoit l'étude.

 

Selon la directrice du cabinet spécialisé Euroconsult, Rachel Villain,

 

    "de plus en plus de gouvernements sont en train d'acquérir des systèmes de satellites de télécoms et d'observation de la Terre (EO) pour soutenir le développement socio-économique dans leur pays et pour vendre des services satellites à l'étranger".

 

Dans le secteur spatial commercial, les trois quarts des commandes de satellites vident le remplacement des satellites vieillissant en orbite géostationnaire. Cependant, le nombre de satellites en orbite basse ou moyenne va tripler pour passer à 150 sur dix ans, essentiellement pour les télécommunications, selon Euroconsult.

 

Et les satellites à propulsion électrique

 

    Le cabinet relève que seuls quatre des 65 satellites commerciaux de télécoms destinés à l'orbite géostationnaire actuellement en construction sont à propulsion tout électrique. "Cependant, la propulsion électrique pourrait changer la donne pour les satellites géostationnaires au cours de la décennie en devenant plus rentable grâce à de nouveaux lanceurs, de nouvelles technologies et faisant ses preuves plus longtemps", estime Euroconsult.

 

S'agissant de la propulsion électrique pour les satellites, les deux constructeurs français - Astrium et Thales Alenia Space - ont pris du retard, sur Boeing notamment. Le nouveau satellite 702SP de Boeing, le premier satellite commercial de télécommunications à propulsion uniquement électrique, doit être lancé en 2014, par le futur lanceur de la société américaine SpaceX, créée par le milliardaire Elon Musk. En septembre, la France a décidé de donner un coup du pouce aux deux constructeurs tricolores pour rattraper leur retard face à la concurrence américaine en leur débloquant 25 millions d'euros dans le cadre du programme d'investissements pour l'avenir 2 (PIA 2).

 

"Ariane 6 des satellites"

 

Aussitôt arrivé à la tête du CNES, Jean-Yves Le Gall avait également appelé à un effort dans ce domaine. "Il faut à présent faire la même chose (Ariane 6, ndlr) pour les satellites", avait-il expliqué en mai dernier dans une  interview accordée au magazine interne du CNES, CNESMag. Soit une "Ariane 6 des satellites".

 

Pourquoi ? Le nouveau président du CNES était "frappé de constater que, alors que toutes les prévisions indiquaient que la concurrence viendrait des pays émergents, on se rend compte aujourd'hui qu'elle vient des Etats-Unis", qui a investi "massivement pour aider ses industriels à développer des plates-formes à propulsion électrique, qui sont en train de s'imposer sur le marché". Et de conclure sur ce sujet : "nous ne pouvons rester sans réagir".

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 13:45
5.000 civils maghrébins travaillent pour l’armée américaine

05.11.2013 Par Djamila Ould Khettab - algerie-focus.com

 

Le département de la défense américain peut compter sur le soutien d’un contingent emportant d’informateurs maghrébins.

 

Aux Etats-Unis, on ne compte pas seulement sur les Marine’s pour veiller sur la sécurité des intérêts du pays à travers le globe. L’armée américaine fourmille de collaborateurs étrangers répartis au quatre coins du monde. Le département américain de la défense emploie ainsi près de 170.000 civils. Parmi eux 13.000 étrangers dont « 5.000 Maghrébins », a affirmé lundi 4 novembre Ben Yakhou Ben Dokha, ex-attaché militaire d’Algérie à Washington. Invité à une conférence sur la « stratégie de défense des Etats-Unis et le nouveau redéploiement  stratégique américain » par Science Po à Paris, l’ancien colonel de l’APN, qui a fait ses armes dans les maquis de Chréa (Blida) avant d’être catapulté attaché militaire à l’ambassade d’Algérie à Washington, n’a toutefois pas voulu donner plus de détails sur le recrutement et la mission de ces informateurs maghrébins. Ils ont été recrutés après le 11 septembre pour « déchiffrer les conversations au niveau des pays de la région », s’est contenté d’expliquer l’animateur de la conférence.

 

Après le Moyen-Orient, l’océan Pacifique la nouvelle bataille des USA

 

Pour Ben Yakhou Ben Dokha, il ne fait aucun doute que l’axe stratégique du département de défense des Etats-Unis s’est déplacé. Dans la nouvelle stratégie militaire américaine, les régions du Moyen-Orient et d’Asie centrale ne seront plus au centre des débats comme cela a été le cas tout au long du XXè siècle, explique l’ancien colonel algérien. Les USA pourraient chercher selon lui, «à minimiser» leur présence en Asie centrale, méridionale et autre Moyen-Orient « car dans ces régions, les intérêts américains restent globalement inférieurs aux enjeux» projetés par les décideurs de l’Administration Bush et successeurs. C’est en Asie, plus spécifiquement dans l’océan Pacifique, que dorénavant le département de défense américain se déploie massivement. « Le déploiement des marine’s à Dawin au nord de l’Australie avec un effectif avoisinant 2.500 hommes annoncé le 13 novembre 2011, montre que désormais l’océan Pacifique prendra la place de la Méditerranée de jadis, au XXIè siècle en termes de convoitise », estime Ben Yakhou Ben Dokha

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 13:40
Orlan-10-UAV

Orlan-10-UAV

 

MOSCOU, 5 novembre - RIA Novosti

 

Les unités russes du renseignement militaire forment des compagnies de drones, a annoncé mardi à Moscou Anton Gontcharov, porte-parole de l'Armée de terre russe, à l'occasion de la Journée russe de l'éclaireur.

 

"Les unités forment des compagnies de l'aviation sans pilote qui seront dotées de drones de différents rayons d'action - Orlan, Eleron, Takhion - qui sont déjà en dotation ou passent leurs tests dans l'armée", a indiqué le porte-parole.

 

Les forces du renseignement militaire se dotent également de stations radars de courte et de moyenne portée Fara-VR et Soboliatnik-O, selon lui.

 

Orlan est un drone polyvalent destiné à surveiller des objets dans un endroit difficilement accessible, notamment lors des travaux de recherche et de réparation. Il a un rayon d'action de 120 km. Le drone est conçu par la société Eniks de Kazan.

 

Conçu par la société STC de Saint-Pétersbourg, Eleron-3SV est un drone à moyenne portée (50 km) capable de transporter une charge utile (une caméra photo ou thermique, etc.).

 

Le drone Takhion a une portée de 40 km. Il a été créé par la société Izhmash-Bespilotnye Sistemy d'Ijevsk.

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 18:55
La LPM et le contrôle du renseignement

 

octobre 31, 2013 par @zonedinteret

 

La loi de programmation militaire (LPM) pour les années 2014 à 2019 a été votée en première lecture au Sénat, introduisant, dans son chapitre II, de nouveaux articles de loi concernant les services de renseignement. Plusieurs directives de la LPM participent à la réforme issue directement des propositions de la mission d’information sur l’évaluation du cadre juridique applicable aux services de renseignement, dont le rapport a été rendu en mai 2013. Si certaines de ces mesures renforcent le contrôle parlementaire des services de renseignement, celles-ci se révèlent limitées, voire incomplètes.

 

Extension limitée du domaine de la DPR

 

La délégation parlementaire au renseignement (DPR), à travers cette loi de programmation militaire, devrait voir son rôle enfin évoluer, d’un simple « suivi de l’activité générale et des moyens » des services de renseignement vers un « contrôle de l’action du Gouvernement en matière de renseignement ». Dans les faits, la DPR disposait de très peu de moyens pour auditionner des membres actifs des services de renseignement et n’avait que peu d’accès à des documents relatifs aux activités des services, puisque seuls des éléments d’appréciation leur étaient transmis par les ministres de tutelle. Les membres successifs de la DPR avaient d’ailleurs souligné la relative inutilité d’une délégation ne pouvant accéder à des informations concrètes pour mener ses travaux.

 

Les membres de la délégation, qui disposaient déjà d’une autorisation d’accès aux documents Secret Défense, recevront désormais plusieurs documents d’orientation générale, dont certains classifiés, à savoir : la stratégie nationale du renseignement, le plan national d’orientation du renseignement (PNOR), un rapport annuel de synthèse des crédits du renseignement et le rapport annuel d’activité de la communauté française du renseignement. Conformément aux souhaits de la délégation, la DPR devrait également absorber la commission de vérification des fonds spéciaux (CVFS), ce qui lui permettra d’avoir une vision d’ensemble du budget des services de renseignement, qui comprend à la fois les budgets attribués à travers leurs ministères de tutelle et des « fonds spéciaux » dont l’utilisation est classifiée. La délégation pourra entendre les président de la commission consultative du secret de la défense nationale et de la commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), et recevoir leurs rapports, afin de compléter son suivi de l’activité des services de renseignement.

 

Contrairement à d’autres commissions de contrôle des services de renseignement en Europe et aux États-Unis, la DPR ne recevra pas de droit d’accès direct aux documents des services de renseignement, mais obtient d’être désormais destinataire « des informations utiles à l’accomplissement de sa mission ». Ces informations peuvent porter sur les activités opérationnelles des services, sur les instructions données par les pouvoirs publics et sur le financement de ces activités. Toutefois, la DPR ne devrait pas être en mesure de désigner elle-même quelles informations sont utiles à sa mission et les éléments d’informations devraient, là encore, être sélectionnés par les ministres de tutelle de services. La LPM prévoit même que le Premier ministre puisse s’opposer à ce que des informations soient transmises à la DPR, sans avoir à motiver son refus.

 

La délégation parlementaire n’aura pas accès aux informations pouvant porter sur « les échanges avec des services étrangers ou avec des organismes internationaux ». Elle ne serait donc pas en mesure, par exemple, de savoir si les services de renseignement français ont participé activement à un système international de surveillance des télécommunications, tel que PRISM.

 

D’autre part, la délégation n’aura pas le droit d’accéder à des informations concernant des opérations en cours, sans définir de limite de temps. Certaines opérations pouvant durer plusieurs années, elles pourraient ne faire l’objet d’aucun contrôle parlementaire pendant toute la durée d’une législature…

 

Le pouvoir d’audition de la délégation, que la mission d’information souhaitait voir étendu à l’ensemble des agents des services de renseignement, devrait être augmenté, mais sans que la délégation obtienne une pleine autonomie dans ce domaine. En effet, la DPR ne pouvait jusqu’à présent qu’auditionner les directeurs des services et pourra désormais entendre les autres agents des services, aux différents niveaux hiérarchiques. Ces auditions d’agents de renseignement ne seront toutefois pas totalement libres, puisqu’elles se feront « sous réserve de l’accord et en présence du directeur du service concerné », ce qui n’est pas forcément un gage de liberté de parole.

 

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 18:50
NSA Blowback: German Counterespionage Pushed to Step Up

The Federal Office for the Protection of the Constitution faces growing pressure to step up its counterespionage measures.

 

October 31, 2013 By Jörg Diehl – Spiegel.de

 

Amid the continuing NSA scandal, the German intelligence community is being pushed to do more to counter US spying. But with limited resources and a complex bureaucracy, that may not be easy.

 

[...]

 

Fragmented System

 

The assertion on the part of Germany's counterintelligence agencies that they knew nothing of the US' spying has met with disbelief. Some are now calling for these authorities to step up their counterespionage efforts and take a close look at what their allies' intelligence agencies are doing. This begs the question, however, of where exactly to find the staff and funding for such measures. Budgets are limited and there is already a high priority -- also a result of considerable political pressure -- placed on the target areas of terrorism and right-wing extremism.

 

Another aspect that experts find problematic is the fragmented, federal structure of German counterintelligence. In addition to the BFV, the Military Counterintelligence Service (MAD), the Bundesnachrichtendienst (BND) -- Germany's foreign intelligence agency -- and the country's 16 state-level counterparts to the BFV likewise have areas of nominal jurisdiction. But these latter organizations in particular rarely have enough personnel to put up much resistance to enemy agencies.

 

German federal-level counterintelligence agents have tried to deal with this chaos by holding regular conferences. In late 2012, the various agencies agreed to meet and make joint decisions four times a year, either at the BFV's headquarters in Cologne or at the Federal Criminal Police Office (BKA) in nearby Meckenheim. So far, though, not much has come of that plan, says one person who was present when the agreement was reached.

 

[...]

 

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 08:30
Angela Merkel, piégée par son Blackberry. Pas le cas de Netanyahou

 

26.10.2013 Dan Assayah (Tel Aviv) - israelvalley.com

 

La rumeur le dit. Bibi Netanyahou est très méfiant vis à vis des services d’espionage américains qui l’ont ciblé depuis ses années d’études à Boston dans les années 70. Il ne parle avec son portable “sécurisé” que pour transmettre aux Américains, Chinois, Russes des fausses informations. Le monde de l’intelligence le sait : tout portable est un mouchard en puissance. Vladimir Poutine n’a pas de portable. Et ce n’est pas du tout par hasard.

 

Netanyahou doit rire de bon coeur sur les déboires de Merkel, espionnée par les services secrets américains, lui, qui se méfie comme de la peste de son portable, a lu comme tout le monde les détails de l’affaire Merkel.

 

Selon Slate : " Selon le Spiegel, le téléphone portable ultra-sécurisé de la chancelière allemande Angela Merkel aurait été espionné par les services secrets américains. La chancelière allemande, accro aux SMS, communique essentiellement via son BlackBerry avec son équipe et ses ministres (elle n’a pas d’ordinateur portable). « Avec son portable, elle dirige le pays », a un jour écrit le quotidien populaire Bild. Ultra-sécurisé, ce smartphone marche avec une carte de sécurité cryptée à 2.618 euros. En le surveillant, la NSA a probablement récolté une mine d’informations sur ses décisions politiques.

 

Au fait. Peut-être la Chancelière devrait-elle utiliser du matériel Français Bull : " Sphone est le premier téléphone mobile à sécurité matérielle native offrant une protection intégrée contre l’intrusion, le vol de données personnelles et le vol de terminal. Sphone sécurise de bout en bout les communications, qu’elles soient orales ou SMS, mais aussi les données locales, stockées dans le téléphone comme l’annuaire, le journal des appels ou la mémoire de masse ", explique le groupe Bull.

 

ISRAELVALLEY PLUS

 

1. Barack Obama. Après son élection en 2008, rapportait le New York Times en Janvier 2009, Barack Obama s’est battu avec son équipe pour ne pas avoir à rompre avec « une addiction »: son BlackBerry. Il a gagné la bataille, qui fut « vive », au prix de règles de sécurité très strictes. Seuls quelques hauts collaborateurs et un petit cercle d’amis ont obtenu ses coordonnées, après un briefing en règle avec les conseillers juridiques de la Maison-Blanche. Enfin, les messages du Président ont été conçus de telle sorte qu’ils ne peuvent pas être transférés.

 

2. François Hollande. Le Président socialiste a conservé son numéro de portable après son élection, qu’il utilise beaucoup pour communiquer avec ses ministres par SMS, selon Le Lab. D’après les confidences du président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone à Canal Plus, son smartphone est « une armure pour éviter l’enfermement, pour casser la muraille de l’Elysée », un « lien direct, sans protocole, sans passer par les conseillers ».

 

3. David Cameron : le Premier ministre conservateur a interdit aux membres de son gouvernement l’utilisation de téléphones portables lors des conseils des ministres… mais s’est lui-même fait prendre au piège. Fan de son BlackBerry, il s’est fait brutalement interrompre par son joujou en pleine session de questions-réponses avec des étudiants à Dubaï, en Novembre 2012. La scène, évidemment, avait été filmée par la BBC ".

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 08:20
Espionnage : la NSA assure que Paris lui a fourni des informations

 

30/10/2013 Par Anne-Laure Frémont – LeFigaro.fr (AFP, AP, Reuters Agences)

 

Les Etats-Unis ont catégoriquement rejeté mardi de récentes accusations sur l'interception de communications en Europe par leurs services d'espionnage, affirmant que ces données leur avaient été fournies par des agences de renseignement européennes.

 

Attaquée de toute part, l'agence de sécurité nationale (NSA) américaine renvoie la balle aux Européens. Auditionné par la commission du renseignement de la Chambre des représentants, le chef de la NSA, Keith Alexander, a catégoriquement rejeté mardi les accusations en cascade sur l'interception de communications en Europe par ses services d'espionnage. Les révélations des quotidiens français Le Monde, espagnol El Mundo et italien L'Espresso sont «complètement fausses», a affirmé le général, ajoutant même: «Pour être parfaitement clair, nous n'avons pas recueilli ces informations sur les citoyens européens», il s'agissait de «données fournies à la NSA» par des partenaires européens. Une déclaration sous serment qui risque d'empoisonner encore davantage les relations entre Washington et les pays concernés par ces affaires d'écoutes.

Le général Keith Alexander n'est pas le seul à insinuer que les services de renseignements européens ont leur part de responsabilité dans ce scandale. Dans un article publié quelques heures plus tôt, le quotidien The Wall Street Journal , qui cite des responsables américains, assure de son côté que les interceptions téléphoniques pratiquées en France et en Espagne ont en fait été réalisées par les services secrets français et espagnols qui les ont eux-mêmes partagé avec la NSA. Selon le quotidien économique, «des responsables américains affirment que les documents fournis par Snowden ont été mal interprétés et évoquent en fait des interceptions téléphoniques réalisées par les services de renseignement français et espagnol et ensuite partagés avec la NSA». Une information confirmée par le directeur de la NSA: «Ils n'ont, comme la personne qui a volé les données classifiées, pas compris ce qu'ils avaient devant les yeux», a-t-il assuré mardi au Congrès.

 

Une collaboration étroite avec les Etats-Unis?

Toutefois, les responsables américains cités par le WSJ expliquent aussi que ces interceptions n'ont pas été réalisées depuis le territoire français mais depuis l'étranger. «Les données ne montrent pas que les Français ont espionné leurs citoyens en France», affirme le quotidien. Une information elle aussi corroborée par le général Keith Alexander: selon lui, les interceptions concernaient des opérations dans des états où les pays de l'Otan sont impliqués. «Cela correspond à des renseignements que nous et nos alliés de l'Otan avons recueillis pour défendre nos pays et soutenir nos opérations militaires», a-t-il précisé.

Volonté de brouiller les pistes? De protéger un système planétaire complexe? Quoi qu'il en soit, ces déclarations ajoutent à la confusion générale. La semaine dernière déjà, le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung (SZ) évoquait le rôle ambigu de la France dans le cadre des activités de surveillance, affirmant que sous le nom de code «Lustre», les services de renseignement français auraient passé un accord secret avec ceux des «Five Eyes», autrement dit des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, du Canada, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande, acteur d‘unprogramme d'espionnage planétaire baptisé «Echelon». Selon le quotidien, les services français transféreraient ainsi régulièrement des informations à ces pays.

Depuis plusieurs jours, les révélations s'amoncellent et cette affaire d'espionnage prend des proportions encore difficiles à mesurer. Le Monde en France et El Mundo en Espagne ont rapporté, sur la base de documents fournis par l'ancien consultant de la NSA Edward Snowden, que l'agence américaine avait espionné plus de 70 millions de communications téléphoniques en France et 60 millions en Espagne en l'espace d'un mois. Egalement auditionné mardi, le directeur national du renseignement, James Clapper, qui supervise les 16 agences de renseignement américaines dont la NSA, a dénoncé «un torrent de révélations préjudiciables» pour le travail de ses services.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 18:20
Michel Coulombe, le nouveau directeur du Renseignement canadien (SCRS)

Michel Coulombe, le nouveau directeur du Renseignement canadien (SCRS)

26/10/2013 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

Les espions canadiens ont un nouveau patron. Parmi les changements aux échelons supérieurs de la fonction publique que le Premier ministre Stephen Harper a annoncé le 25 octobre, le Montréalais Michel Coulombe, actuellement directeur intérimaire du Service canadien du renseignement de sécurité, en devient maintenant le directeur.

 

Il succède à ce poste à Richard B. Fadden, qui avait d’ailleurs été au centre d’une controverse en juin 2010, quand il avait affirmé dans une interview que les pays étrangers faisaient de l’espionnage industriel au Canada et tentaient aussi d’influencer les hommes politiques canadiens.

 

Fadden, nommé directeur du SCRS en juin 2009, avait été muté à la Défense en mai dernier.

 

Michel Coulombe a fait ses études à Montréal, au Québec, et il est titulaire d’un Baccalauréat ès sciences en génie de l’École Polytechnique de Université de Montréal

 

Il est est entré au SCRS où il a occupé divers postes dès 1986, soit deux ans à peine après la création du Service.

 

Directeur intérimaire du Service canadien du renseignement de sécurité depuis mai 2013, il a été auparavant sous-directeur des Opérations, (2010 -2013), directeur adjoint, Renseignement et directeur adjoint, collecte à l’étranger (2009), directeur général, Région du Québec (2006-2008), sous-directeur général, région du Québec (2004 -2006), sous-directeur général, région d’Ottawa (2002 -2004), gestionnaire, antiterrorisme (2000 -2002), adjoint exécutif du directeur (1999 -2000).

 

Avant d’entrer au SCRS, il avait occupé divers postes sein de la Gendarmerie royale du Canada (1982 -1986) et des Forces canadiennes (1980-1981)

 

Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) est le principal service de renseignements du Canada. En 1984, il a remplacé l’ancien département de sécurité de la Gendarmerie royale du Canada.

 

Le SCRS vise d’abord et avant tout, selon ses propres mots, «à se distinguer dans son rôle de conseiller principal du gouvernement du Canada en matière de sécurité nationale».

 

Sa mission inclut l’antiterrorisme et le contre-espionnage.

 

Le SCRS, qui compterait actuellement quelque 2 500 employés, travaille en étroite collaboration avec ses agences sœurs des États-Unis (CIA, FBI et NSA), de Grande-Bretagne (MI5), d’Australie et de plusieurs autres pays.

 

Sur le front domestique, le SCRS doit également collaborer étroitement avec, notamment, les Forces armées canadiennes, le Centre de la sécurité des télécommunications, le Ministère de la Défense nationale et la Gendarmerie royale du Canada

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 18:20
Le caillou, prochaine arme d'espionnage des États-Unis ?

SPAN (Self-Powered Ad-hoc Network) - photo Lockheed Martin

 

29/10/2013 Par Sébastian SEIBT -- france24.com

 

L’un des principaux groupes américains de défense, Lockheed Martins, a démontré les capacités de surveillance d’un… caillou. Ou plutôt de capteurs qui peuvent être placés dans des pierres afin de rendre les dispositifs de surveillance plus discrets.

 

Il n'y a pas que la NSA qui espionne, il y a aussi les cailloux. Lockheed Martin, le géant américain de la défense, a réaffirmé, la semaine dernière lors de l’AUSA (le rassemblement annuel de tous ceux qui travaillent avec l’armée américaine) vouloir pousser sur le terrain son nouveau super-espion qui tient... dans un caillou.

 

Baptisée SPAN (pour "Self-Powered Ad-hoc Network" - réseau ad-hoc auto-alimenté), cette technologie est en développement depuis près d’une décennie. Il s’agit d’un capteur suffisamment petit pour être placé dans des réceptacles aussi anodins que des petites pierres. À la différence des premiers prototypes, les SPAN de dernière génération peuvent être laissés "à l’abandon" sur place pendant des années car ils se rechargent grâce à l’énergie solaire. D’après Matt Plyburn, un responsable de Lockheed Martin interrogé par le site spécialisé dans les nouvelles technologies "Wired", ces petits dispositifs auraient une durée de vie de plus de 20 ans.

 

Une fois qu’un de ces mini-maîtres espions perçoit un mouvement suspect, il avertit un drone ou un agent en chair et en os qui peut ensuite aller observer de plus près de quoi il en retourne. Tout le défi de ces dernières années a été, pour les ingénieurs de Lockheed Martins, de réduire le nombre de "faux positifs". Le groupe américain assure qu’aujourd’hui, ses sentinelles rocailleuses savent parfaitement faire la part des choses. Mais pour l’heure, l'efficacité des SPAN n'a pas encore été officiellement testée.

 

Pour Lockheed, les SPAN seraient de parfaits compagnons technologiques pour améliorer la surveillance aux frontières ou encore aux abords des QG des grands groupes qui hébergent d’importants secrets industriels. Le but, d’après Lockheed Martin, est d’offrir un système "de surveillance non-intrusive et en continu" à un coût opérationnel défiant toute concurrence, rapporte la chaîne russe d’informations en continu Russia Today. Chaque capteur est vendu 1 000 dollars. L’idée est de quadriller au maximum une zone grâce à ces cailloux afin de la sécuriser.

 

Ils voient des cailloux partout

 

Des espions tout terrain que l'armée américaine laisserait en souvenir au moment de quitter des zones où, comme en Afghanistan, les conflits sont toujours latents. "Nous allons laisser un grand nombre d’agents en Afghanistan et ils vont avoir besoin de ce genre de technologie facile à mettre en place pour surveiller, par exemple, un village sans pour autant installer des dispositifs trop voyants", affirme Matt Plyburn.

 

Lockheed Martin n’est pas le seul à travailler sur ce genre de technologie. L’armée américaine finance, à hauteur de plusieurs millions de dollars, la société américaine Camgian Microsystem pour travailler sur des technologies de réduction de consommation d’énergie de ce genre de capteurs. Depuis 2008, Textron, un groupe américain spécialisé dans les technologies militaires, commercialise un système qui ressemble beaucoup au SPAN sans être aussi discret.

 

Même les services secrets britanniques se sont déjà intéressés aux cailloux espions. Mais ils en ont gardé un amer souvenir : ils avaient essayé en 2006 d’espionner les Russes en installant un micro dans un caillou en plastique déposé dans une rue de Moscou. La Russie avait, rapidement, découvert le subterfuge, ce qui avait déclenché une mini-crise diplomatique entre les deux pays. "L’épisode du caillou espion a été plutôt embarrassant", a reconnu en 2012 Jonathan Powell, l’un des principaux conseiller de Tony Blair qui était Premier ministre britannique à l’époque.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 13:50
USA: une puissante commission du Sénat s’oppose à l’espionnage de dirigeants amis

29/10/2013 45eNord.ca (AFP)

 

La responsable de la puissante commission du Renseignement du Sénat américain a indiqué lundi être farouchement opposée à l’espionnage de dirigeants alliés des États-Unis et va lancer un réexamen majeur des opérations américaines d’espionnage.

 

«Il m’apparaît clairement que certaines activités de surveillance ont été menées pendant plus de 10 ans sans que la commission sénatoriale sur le Renseignement n’en soit informée de manière satisfaisante», a déclaré la démocrate Dianne Feinstein. «Le Congrès a besoin de savoir exactement ce que notre communauté du renseignement fait», a-t-elle ajouté. «À ce titre, la commission va lancer un réexamen majeur de tous les programmes d’espionnage.»

 

«En ce qui concerne la collecte de renseignement sur les dirigeants des alliés des États-Unis –dont la France, l’Espagne, le Mexique et l’Allemagne– je le dis sans équivoque: j’y suis farouchement opposée.»

 

«À moins que les États-Unis ne soient engagés dans un conflit avec un pays ou qu’il y ait un besoin urgent pour ce type de surveillance, je ne pense pas que les États-Unis devraient recueillir des données sur les appels téléphoniques ou les emails de présidents ou de Premiers ministres amis», a poursuivi l’influente sénatrice démocrate.

 

«D’après les éléments dont je dispose, le président Obama n’était pas informé du fait que les communications de la chancelière Angela Merkel étaient recueillies depuis 2002», «C’est un gros problème», a-t-elle ajouté.

 

La tempête provoquée par une cascade de révélations sur les écoutes de l’Agence nationale de sécurité (NSA) en Europe n’avait pas faibli lundi en Espagne, où selon le quotidien espagnol El Mundo, plus de 60 millions d’appels téléphoniques ont été espionnés en un mois, mais aussi en Allemagne, où les révélations sur l’espionnage présumé d’un téléphone portable de la chancelière ont créé un choc.

 

La Maison Blanche, réagissant aux déclarations de Mme Feinstein, a souligné qu’elle était en contact régulier avec elle.

 

Mais la porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Caitlin Hayden, a dit refuser de rentrer dans les détails de discussions privées ou de commenter des affirmations dans le communiqué de la sénatrice sur des activités américaines de renseignement à l’étranger.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 12:50
Espionnage américain: Di Rupo interdit les GSM lors des réunions secrètes

29 octobre 2013 dhnet.be (Belga )

 

Belgique  - A la Défense, on va plus loin que le simple entreposage des téléphones quand on va discuter d'informations sensibles.

 

Alors qu'en France et aux Pays-Bas les ministres reçoivent l'ordre d'acheter des téléphones mobiles onéreux mais codés pour éviter d'être écoutés, la mesure belge se limite à remettre son téléphone. Lors d'une réunion secrète, Elio Di Rupo demande à ses ministres de déposer leurs smartphones dans une petite pièce attenante, indiquent mardi Het Nieuwsblad et De Standaard.

 

"Quand on discute d'informations sensibles, il arrive effectivement que le Premier ministre demande à tout le monde de remettre son téléphone portable", confirme un porte-parole du Premier ministre Elio Di Rupo. Même si "remettre" est peut-être un terme trop fort. "Ils laissent leurs téléphones dans la pièce d'à côté." Le cabinet Di Rupo ne souhaite pas préciser, pour des raisons de sécurité, quelles autres mesures de sécurité le gouvernement prend pour éviter d'être mis sur écoute.

 

A la Défense, on va plus loin que le simple entreposage des téléphones quand on va discuter d'informations sensibles. Le ministre de la Défense Pieter De Crem a ainsi reçu lors de son entrée en fonction tout un briefing de l'armée sur la façon dont il peut et doit communiquer en toute sécurité.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 08:50
Merkel écoutée : l'Allemagne ne décolère pas contre les États-Unis

28/10/2013 Par Nicolas Barotte, correspondant à Berlin – LeFigaro.fr
 

Les relations entre les deux alliés ne cessent de se refroidir depuis les révélations sur les écoutes de l'agence américaine.

 

La confiance s'est brisée. Entre l'Allemagne et les États-Unis, l'affaire du téléphone d'Angela Merkel, le «Handygate», résume le journal Bild, marquera un tournant. Depuis 2002, son téléphone figure sur la liste des numéros sous surveillance des services de renseignement américains, a révélé la presse allemande. Elle n'était pas encore chancelière.

 

Selon le Wall Street Journal, cette surveillance ne se serait arrêtée qu'à l'été 2013, après que la Maison-Blanche en a eu connaissance. Mais, pour les Allemands, c'est trop, de toute façon. Et, cerise sur le gâteau, les écoutes étaient pilotées depuis l'ambassade américaine à Berlin, qui se situe en face de la porte de Brandebourg, à quelque 850 mètres de la Chancellerie et du Bundestag. Pour les observateurs, les relations entre les deux pays amis seraient en train d'entrer dans une ère glaciaire. Les Allemands ont découvert dans les États-Unis «de faux amis», résume par exemple le magazine Focus.

Le 18 novembre prochain, le Bundestag se réunira pour discuter des conséquences politiques de cette affaire. La CDU/CSU laisse même la porte ouverte à une éventuelle commission d'enquête, réclamée par les deux petits partis d'opposition: Die Linke et les Verts. Certains responsables politiques ont demandé l'audition de l'ancien collaborateur de la NSA, Edward Snowden, par qui le scandale a commencé, mais le gouvernement a écarté cette idée.

Les critiques envers les États-Unis ont toutefois franchi les barrières politiques. Après les sociaux-démocrates, certains conservateurs commencent aussi à demander une suspension des négociations de libre-échange tant que des éclaircissements sur l'ampleur de l'espionnage n'auront pas été apportés. Lundi, le Parlement européen a dépêché une délégation d'élus à Washington pour recueillir toutes les réponses de l'Administration américaine. À l'Assemblée générale des Nations unies, l'Allemagne et le Brésil préparent ensemble une résolution contre l'espionnage électronique. L'idée était en préparation depuis plusieurs semaines, dit-on, mais elle prend un autre sens dans le contexte actuel.

 

Merkel aussi sous pression

Sur le plan intérieur aussi, Angela Merkel cherche le ton juste. En pleine négociation de coalition, la CDU et le SPD doivent désormais bâtir une réponse commune face au scandale. Le sujet sera au menu de la rencontre prévue cette semaine. Pendant la campagne électorale, les deux camps s'étaient pourtant durement affrontés à propos du scandale des écoutes de la NSA. Pour le SPD, la chancelière aurait dû réagir plus tôt.

La semaine dernière, le président des sociaux-démocrates Sigmar Gabriel s'en est pris au directeur de la Chancellerie, Ronald Pofalla, l'homme de confiance d'Angela Merkel. Il avait assuré en août que l'affaire était «terminée». «Il ne faut pas refaire ces erreurs», a critiqué Gabriel. Politiquement, Angela Merkel n'a pas encore fait le bilan du scandale. Mais elle aussi est sous pression. Pourquoi son téléphone n'était-il pas davantage sécurisé? A-t-elle manqué de réactivité?

Lors du dernier sommet européen, la chancelière allemande a par ailleurs freiné l'initiative de la France, de l'Italie et de la Pologne, notamment, de renforcer la protection des données en Europe: au lieu de devoir aboutir l'année prochaine, la réflexion sur cette proposition devra «se poursuivre», ont conclu les pays de l'Union européenne. Si Angela Merkel était furieuse contre les États-Unis, elle est aussi en grande partie impuissante. Les «réalistes» dans son entourage savent bien que l'espionnage, même entre pays alliés, est une réalité.


Madrid convoque l'ambassadeur américain

À chaque jour son lot de révélations dans l'affaire des écoutes présumées de la NSA. Selon un document présenté comme émanant de l'ex-analyste Edward Snowden, reproduit lundi par le quotidien espagnol El Mundo, l'agence américaine de renseignements a surveillé 60,5 millions d'appels en Espagne en moins d'un mois, du 10 décembre 2012 au 8 janvier 2013. Madrid a aussitôt convoqué l'ambassadeur américain. Le secrétaire d'État espagnol pour l'Union européenne en a profité pour «sommer les autorités des États-Unis de fournir toutes les informations nécessaires sur les supposées écoutes réalisées en Espagne».

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 08:50
Merkel écoutée : l'Allemagne ne décolère pas contre les États-Unis

28/10/2013 Par Nicolas Barotte, correspondant à Berlin – LeFigaro.fr
 

Les relations entre les deux alliés ne cessent de se refroidir depuis les révélations sur les écoutes de l'agence américaine.

 

La confiance s'est brisée. Entre l'Allemagne et les États-Unis, l'affaire du téléphone d'Angela Merkel, le «Handygate», résume le journal Bild, marquera un tournant. Depuis 2002, son téléphone figure sur la liste des numéros sous surveillance des services de renseignement américains, a révélé la presse allemande. Elle n'était pas encore chancelière.

 

Selon le Wall Street Journal, cette surveillance ne se serait arrêtée qu'à l'été 2013, après que la Maison-Blanche en a eu connaissance. Mais, pour les Allemands, c'est trop, de toute façon. Et, cerise sur le gâteau, les écoutes étaient pilotées depuis l'ambassade américaine à Berlin, qui se situe en face de la porte de Brandebourg, à quelque 850 mètres de la Chancellerie et du Bundestag. Pour les observateurs, les relations entre les deux pays amis seraient en train d'entrer dans une ère glaciaire. Les Allemands ont découvert dans les États-Unis «de faux amis», résume par exemple le magazine Focus.

Le 18 novembre prochain, le Bundestag se réunira pour discuter des conséquences politiques de cette affaire. La CDU/CSU laisse même la porte ouverte à une éventuelle commission d'enquête, réclamée par les deux petits partis d'opposition: Die Linke et les Verts. Certains responsables politiques ont demandé l'audition de l'ancien collaborateur de la NSA, Edward Snowden, par qui le scandale a commencé, mais le gouvernement a écarté cette idée.

Les critiques envers les États-Unis ont toutefois franchi les barrières politiques. Après les sociaux-démocrates, certains conservateurs commencent aussi à demander une suspension des négociations de libre-échange tant que des éclaircissements sur l'ampleur de l'espionnage n'auront pas été apportés. Lundi, le Parlement européen a dépêché une délégation d'élus à Washington pour recueillir toutes les réponses de l'Administration américaine. À l'Assemblée générale des Nations unies, l'Allemagne et le Brésil préparent ensemble une résolution contre l'espionnage électronique. L'idée était en préparation depuis plusieurs semaines, dit-on, mais elle prend un autre sens dans le contexte actuel.

 

Merkel aussi sous pression

Sur le plan intérieur aussi, Angela Merkel cherche le ton juste. En pleine négociation de coalition, la CDU et le SPD doivent désormais bâtir une réponse commune face au scandale. Le sujet sera au menu de la rencontre prévue cette semaine. Pendant la campagne électorale, les deux camps s'étaient pourtant durement affrontés à propos du scandale des écoutes de la NSA. Pour le SPD, la chancelière aurait dû réagir plus tôt.

La semaine dernière, le président des sociaux-démocrates Sigmar Gabriel s'en est pris au directeur de la Chancellerie, Ronald Pofalla, l'homme de confiance d'Angela Merkel. Il avait assuré en août que l'affaire était «terminée». «Il ne faut pas refaire ces erreurs», a critiqué Gabriel. Politiquement, Angela Merkel n'a pas encore fait le bilan du scandale. Mais elle aussi est sous pression. Pourquoi son téléphone n'était-il pas davantage sécurisé? A-t-elle manqué de réactivité?

Lors du dernier sommet européen, la chancelière allemande a par ailleurs freiné l'initiative de la France, de l'Italie et de la Pologne, notamment, de renforcer la protection des données en Europe: au lieu de devoir aboutir l'année prochaine, la réflexion sur cette proposition devra «se poursuivre», ont conclu les pays de l'Union européenne. Si Angela Merkel était furieuse contre les États-Unis, elle est aussi en grande partie impuissante. Les «réalistes» dans son entourage savent bien que l'espionnage, même entre pays alliés, est une réalité.


Madrid convoque l'ambassadeur américain

À chaque jour son lot de révélations dans l'affaire des écoutes présumées de la NSA. Selon un document présenté comme émanant de l'ex-analyste Edward Snowden, reproduit lundi par le quotidien espagnol El Mundo, l'agence américaine de renseignements a surveillé 60,5 millions d'appels en Espagne en moins d'un mois, du 10 décembre 2012 au 8 janvier 2013. Madrid a aussitôt convoqué l'ambassadeur américain. Le secrétaire d'État espagnol pour l'Union européenne en a profité pour «sommer les autorités des États-Unis de fournir toutes les informations nécessaires sur les supposées écoutes réalisées en Espagne».

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