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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 16:20
photo ULA

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Oct 9, 2015 defense-aerospace.com

(Source: United Launch Alliance; issued Oct 8, 2015)

 

VANDENBERG AFB, Calif. --- A United Launch Alliance (ULA) Atlas V rocket carrying a payload for the National Reconnaissance Office (NRO) and 13 CubeSats lifted off from Space Launch Complex-3 Oct. 8 at 5:49 a.m. PDT. Designated NROL-55, the mission is in support of national defense. This is ULA's 10th launch in 2015 and the 101st successful launch since the company was formed in December 2006.

"Congratulations on today's successful launch of NROL-55! ULA is honored to have collaborated with the NRO Office of Space Launch and the Air Force on the integration and launch of the NROL-55 spacecraft to orbit with our Atlas V vehicle," said Jim Sponnick, ULA vice president, Atlas and Delta Programs. "Launches like this only happen with exceptional teamwork by an extremely talented team and a one-launch-at-a-time focus on mission success."

The Atlas V rocket also delivered 13 Government Rideshare Advanced Concepts Experiment (GRACE) CubeSats to orbit. The nine NRO-sponsored CubeSats and four NASA-sponsored CubeSats were mounted to the Aft-Bulkhead Carrier located on the back end of the Centaur upper stage.

"The GRACE CubeSats will perform missions demonstrating tracking technologies, software-defined radio communications and will also conduct other measurements and experiments," said Sponnick. "We are happy that ULA could play a part in bringing these nano-satellites to orbit along with the NRO payload through a cost-effective rideshare."

The 13 CubeSats were developed by Aerospace Corporation, the Army's Space and Missile Defense Center, Tyvak, SRI International, the University of Alaska-Fairbanks, Salish Kootenai College, AMSAT and the Jet Propulsion Laboratory. Weighing 1-5 kilograms, they are developed, launched and controlled at a fraction of the cost of a typical operating satellite.

The NRO payload and GRACE CubeSats were launched aboard an Atlas V Evolved Expendable Launch Vehicle (EELV) 401 configuration vehicle, which includes a 4-meter-diameter payload fairing. The Atlas booster for this mission was powered by the RD AMROSS RD-180 engine and the Centaur upper stage was powered by the Aerojet Rocketdyne RL10C-1 engine.

ULA's next launch is the Atlas V Global Positioning System (GPS) IIF-11 satellite for the U.S. Air Force, scheduled for Oct. 30 from Space Launch Complex-41 from Cape Canaveral Air Force Station, Florida.

The EELV program was established by the U.S. Air Force to provide assured access to space for Department of Defense and other government payloads. The commercially developed EELV program supports the full range of government mission requirements, while delivering on schedule and providing significant cost savings over the heritage launch systems.


With more than a century of combined heritage, United Launch Alliance is the nation's most experienced and reliable launch service provider. ULA has successfully delivered more than 100 satellites to orbit that provide critical capabilities for troops in the field, aid meteorologists in tracking severe weather, enable personal device-based GPS navigation and unlock the mysteries of our solar system.

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 07:55
Hausse des effectifs au sein de l'armée française

 

08/10/2015 source JO Sénat - page 2452

 

Question écrite n° 16569 de M. Roger Karoutchi (Hauts-de-Seine - UMP) publiée dans le JO Sénat du 04/06/2015 - page 1289

M. Roger Karoutchi interroge M. le ministre de la défense sur la stratégie visant la hausse des effectifs de notre armée. Il prend bonne note de l'évolution des effectifs de l'armée française dans le cadre du projet de loi (AN n° 2779, XIVe leg) actualisant la programmation militaire pour les années 2015 à 2019 et portant diverses dispositions concernant la défense. Ainsi, alors que les effectifs sont stabilisés pour l'année 2015, 2 300 postes devraient être créés pour l'année 2016, avant de connaître une nouvelle baisse en 2017, 2018 puis 2019. Il s'interroge dans ces conditions sur la possibilité de maintenir à leur niveau actuel les opérations extérieures et les missions du plan « Vigipirate » et souhaite prendre connaissance des mesures compensatoires éventuelles pour assurer la sécurité de la France, à la fois dans et hors nos frontières.

 

Réponse du Ministère de la défense publiée dans le JO Sénat du 08/10/2015 - page 2452

La loi n°  2015-917 du 28 juillet 2015 actualisant la programmation militaire pour les années 2014 à 2019 et portant diverses dispositions concernant la défense prend en compte les évolutions du contexte stratégique intervenues depuis 2013. Les crises récentes (attentats commis au mois de janvier 2015 à Paris, activité des groupes terroristes dans la bande sahélo-saharienne ou en Irak, crise ukrainienne…) illustrent une dégradation certaine de la situation, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de nos frontières, et l'augmentation durable des risques et des menaces identifiés. Elles nécessitent la consolidation de notre effort de défense. Dans ce contexte, le Président de la République et le Gouvernement ont fait le choix d'augmenter le budget de la Défense de 3,8 Md€ par rapport à la trajectoire initiale établie par la LPM pour atteindre un montant de 162,41 Md€ entre 2015 et 2019. La diminution globale des effectifs du ministère sera ramenée de 33 675 à 14 925 équivalents temps plein au cours de la période 2014-2019, ce qui permettra notamment de porter, d'ici à 2016, les effectifs de la force opérationnelle terrestre à 77 000 hommes (au lieu des 66 000 prévus à l'origine par la LPM) et de renforcer les domaines du renseignement et de la cyberdéfense. Un effort particulier sera par ailleurs consenti en vue de renouveler et de compléter l'équipement de nos forces et d'améliorer la disponibilité des matériels. Dans ces conditions, les armées françaises disposeront de la capacité de faire face dans la durée à l'ensemble de leurs engagements opérationnels sur le territoire national comme sur les théâtres extérieurs. Les mesures engagées afin de réformer et de moderniser le ministère de la défense seront dans le même temps poursuivies.

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 16:55
La liberté d'informer sacrifiée sur l'autel du secret-défense

 

 

Pour la première fois, des journalistes ont été condamnés pour atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation. Un arrêt dangereux.


La peine est légère, mais la condamnation insupportable. Pour avoir regardé sous les jupes du renseignement, Christophe Labbé et Olivia Recasens, journalistes au Point, et Didier Hassoux, plumier du Canard enchaîné, ont été condamnés en septembre dernier par la cour d'appel de Paris à une amende de 3 000 euros avec sursis. Leur tort ? Avoir porté atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation en révélant l'identité réelle d'un agent secret. Une infraction introduite dans notre Code pénal en 2011 et qui n'avait, jusque-là, jamais été utilisée contre des journalistes. À l'origine du litige, un livre, L'Espion du président, paru aux éditions Robert Laffont en 2012. L'ouvrage, en grande partie consacré à Bernard Squarcini, le patron de la toute puissante Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, aujourd'hui devenue DGSI), lève le voile sur les très nombreux dysfonctionnements des services de renseignements français. Il avait fortement déplu en haut lieu.

 

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 16:55
Imageries aéroportées SAR et HYPERSPECTRALE : pour le renseignement et la connaissance


07.10.2015 par ONERA

Ramses-NG, Sysiphe : deux démonstrateurs technologiques pour voir l’invisible au sol.

La technique radar SAR (Synthetic Aperture Radar) de Ramses-NG aéroportée utilise une antenne compacte qui tire parti du déplacement de l’avion pour obtenir une grande résolution d’image, après traitement des données. Pour la Défense, l’ONERA développe ce moyen radar qui permet la cartographie jour/nuit par tous temps, la classification d’objets et de milieux, la réalisation de modèles numériques de terrain, la détection d’objets enterrés ou sous couvert…

Alors que la photographie recueille le rouge, le vert et le bleu, une caméra hyperspectrale acquiert des centaines de « couleurs », y compris dans l’infrarouge, formant un cube d’images très riche sur les détails de la zone observée.

Sysiphe, projet DGA piloté par l’ONERA, est un moyen innovant hyperspectral unique en Europe : il offre une image du sol avec une résolution de 50 cm dans plus de 500 bandes de couleurs, du visible à l’infrarouge lointain, exploitable par exemple pour la détection de cibles même camouflées, la caractérisation d’effluents, la détection de mines, de souterrains…

 

Lima, l’imagerie aéroportée ouverte à tous

Lima est la plateforme de recherche ONERA pour développer l’utilisation civile des nouvelles technologies d’imagerie aéroportée – hautes résolutions spatiale et spectrale, imagerie laser 3D.

L’ONERA propose là à ses partenaires et clients des campagnes aéroportées clé en main, du besoin aux données exploitées.

Un des principaux moyens de Lima est le pod Sethi, un dispositif aéroporté doté de capacités radar SAR et hyperspectrales. Les champs d’application sont nombreux : agriculture, urbanisme, détection et caractérisation de pollutions, feux de forêts, accidents industriels, inondations, surveillance de sites, de frontières, prospection de ressources, météorologie, archéologie…

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 15:55
Ministere de l Interieur photo DICOM Jean-Luc ZIEGLER

Ministere de l Interieur photo DICOM Jean-Luc ZIEGLER

 

07/10/2015 Par Christophe Cornevin – LeFigaro.fr

 

Une douzaine d'experts chevronnés dispose d'un fichier de 11.400 personnes radicalisées, dont 16% de mineurs.

 

L'affaire Yassin Salhi, chauffeur-livreur de 35 ans qui a décapité le 26 juin son ex-patron à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), a provoqué un électrochoc Place Beauvau. Le terroriste présumé qui avait fait l'objet d'une fiche S, pour «Sûreté du territoire», était en effet sorti des écrans radars du renseignement en raison d'une vie a priori rangée. Avant de passer à l'acte dans ce que les psychiatres ont appelé une «explosivité émotionnelle», l'homme s'était donc littéralement fondu dans le paysage sans qu'aucune unité ne suive plus sa trace. Fût-ce à distance.

 

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 12:30
Les femmes du Mossad

 

05.10.2015 israelvalley.com (i24News)

 

Surprise! 40% des membres du Mossad sont des femmes. 24% ont de hautes responsabilités.

 

Lors de l’anniversaire du Mossad, Netanyahou a rendu hommage au rôle “essentiel et irremplaçable” des services secrets israéliens. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a participé récemment à une cérémonie marquant le 65ème anniversaire de la création de l’Institut pour les renseignements et les affaires spéciales, le Mossad (“L’institut”, en français). Outre Netanyahou, le ministre du Renseignement Yisrael Katz et le directeur du Mossad Tamir Pardo étaient présents.

 

Evoquant la difficulté des missions qui se profilent pour le Mossad, Netanyahou a déclaré “Nous ne pouvons pas résoudre les problèmes fondamentaux du Moyen-Orient qui sont apparus dernièrement, et aujourd’hui, nous avons deux ennemis : le radicalisme de islam chiite conduit par l’Iran et ses alliés, et le radicalisme de l’islam sunnite, actuellement dirigé par l’État islamique”, a déclaré le Premier ministre israélien..

 

Netanyahou a par ailleurs souligné l’importance du travail du Mossad en rappelant qu’il existe “une règle claire: personne ne pacte avec le faible.” “La vraie défense de notre pays depuis ses débuts et 65 ans que le Mossad existe, est ce pouvoir de l’Etat d’Israël. C’est cette puissance que nous cultivons”, a-t-il dit..

 

“Face à ce monde en mutation, Israël doit être une superpuissance. Pas seulement une puissance régionale, mais pour certaines régions; une puissance mondiale. Cela ne peut que renforcer notre capacité à tirer parti de nos relations avec les responsables dans la région et avec les acteurs en dehors de la région”, a-t-il ajouté.

 

Netanyahou a par ailleurs insisté sur le rôle “essentiel et irremplaçable” du Mossad dans la capacité d’Israël à maintenir sa position de puissance régionale et mondiale, soulignant que c’est cette position qui est finalement, “la garantie de notre existence.”

 

Le Premier ministre israélien a également remercié les nombreux agents du Mossad, mais aussi leurs familles pour le soutien qu’ils apportent à l’organisme. “Je vous demande de remercier aussi vos familles qui portent aussi une lourde charge et vous demandent de leur dire au nom du peuple d’Israël et de l’Etat d’Israël : Je vous remercie et puissiez-vous être inscrit dans le livre de vie”, a-t-il ajouté.

 

Au cours de la cérémonie, les employés du Mossad ont reçu en cadeau un timbre spécialement conçu à l’effigie du service de renseignement. Le directeur du Mossad Tamir Pardo a souligné que, en dépit des technologies sophistiquées sur lesquelles reposent de nombreuses actions de l’agence, “aucune de ses réalisations n’aurait été possible sans ses agents”.

 

Au fil des ans, le Mossad a subi de grands changements, et aujourd’hui, 40% des employés de l’agence sont des femmes, 24% d’entre elles occupent des postes à hautes responsabilités. Le Mossad a été créé le 13 décembre 1949, sur la recommandation du Premier ministre de l’époque, David Ben Gourion et a été l’auteur de nombreuses missions légendaires dans le monde entier.

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 18:55
Etat islamique : un "11 septembre" sur le sol français redouté par les services secrets

 

3 Octobre 2015 par atlantico.fr

 

La menace est bien réelle selon plusieurs experts et responsables qui avertissent d'un risque d'attentats islamistes contre la France, d'une ampleur inégalée, risquant d'être impossibles à déjouer.

 

Les mauvaises annonces se multiplient ces dernières semaines quant à la menace qui pèse sur l'Hexagone. Après la mise en garde très pessimiste de l'ancien juge antiterroriste Marc Trévidic, d'autres experts et responsables avertissent d'un risque d'attentats islamistes contre la France, d'une ampleur inégalée, risquant d'être impossibles à déjouer. Déjà fin août dernier, le quotidien anglais The Telegraph évoquait les risques d'une attaque terroriste qui pèsent sur la France seraient en augmentation. Le journal parlait même d'un "11 septembre" possible.

"Le thermomètre grimpe. Pour l'instant, nous avons eu des attentats de cour de récréation", avoue ainsi un responsable de la lutte antiterroriste. "Si l'attaque dans le Thalys avait fonctionné, on était très mal. Le gars avait mal engagé le chargeur de sa kalachnikov. Nous pensons que Sid Ahmed Ghlam (auteur de l'attaque avortée contre une église à Villejuif) s'est dégonflé au dernier moment et s'est tiré dans la jambe".

Et d'ajouter toujours aussi pessimiste : "Les modes opératoires ont changé : avant on mettait des bombes. Aujourd'hui il faut tenir dans le temps, pour que les médias puissent s'accrocher à l'événement, le diffuser en direct pour un maximum de publicité". Et d'ajouter : "La mode est désormais des attaques à la kalachnikov, qui vont durer".

 

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 15:50
photo MinDef FR

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03.10.2015 Par Franck Johannès – Pixels (lemonde.fr)

 

La Cour européenne des droits de l’homme a été saisie, samedi 3 octobre, d’un premier recours contre la loi renseignement par des journalistes de l’Association confraternelle de la presse judiciaire (APJ). Les 180 journalistes, qui représentent la plupart des médias écrits, numériques ou audiovisuels, s’alarment des nouvelles menaces portées à la liberté d’informer – et protestent contre la surveillance de masse qu’autorise le texte pour les simples citoyens. « La question posée dépasse le simple enjeu des journalistes, indique Me Patrice Spinosi, qui a déposé la requête, toute personne est susceptible d’être écoutée et à travers la presse, il s’agit d’une critique de la possibilité d’écouter administrativement sans réel contrôle l’ensemble de la population.

 

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 16:30
Iliouchine IL-20M photo Kirill Naumenko

Iliouchine IL-20M photo Kirill Naumenko

 

 01 October, 2015 BY: Arie Egozi - FG

 

The Russian air force has deployed Ilyushin Il-20M intelligence-gathering aircraft inside Syria to help co-ordinate its attacks on rebel personnel, and to also follow the movements of other militaries operating in the area.

 

Dedicated to electronic intelligence missions, the Il-20M arrived in Syria days after Russia's first Ilyushin Il-76 began to unload military hardware at Latakia air base. The heavily-adapted aircraft's mission equipment includes surveillance radars, an electro-optical/infrared sensor and satellite communications equipment for real-time data sharing.

 

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 12:55
photo A. Monot MN

photo A. Monot MN

 

1 octobre 2015 Par Amaelle Guiton —  Liberation.fr

 

Avec la proposition de loi examinée jeudi à l'Assemblée nationale, la France s'apprête à légaliser l'espionnage massif des communications à l'étranger.


Ce jeudi, l’Assemblée nationale examine au pas de charge une proposition de loi sur la «surveillance des communications électroniques internationales». Déposée par les députés socialistes Patricia Adam et Philippe Nauche (respectivement présidente et vice-président de la commission de la défense), elle répond à la censure par le Conseil constitutionnel du chapitre — particulièrement flou — que la très contestée loi sur le renseignement du 24 juin consacrait à la question. Des associations de défense des libertés aux entreprises du numérique, de la Cnil au Défenseur des droits, et sur les bancs des Assemblées, nombre d’acteurs — dont Libération  s’étaient émus des largesses offertes aux services de renseignement en matière de surveillance sur le territoire national. Passé les frontières, c’est tout simplement «open bar».

 

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 07:55
photo NATO

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29 septembre 2015 Par Pierre ALONSO – Liberation.fr

 

La nomination de Francis Delon à la tête de la commission créée par la loi sur le renseignement avait été proposée par le Président de la République. Le Parlement l'a validée sans ciller.

 

Deux grands oraux en une journée. Le conseiller d’Etat Francis Delon était ce matin au Sénat et cet après-midi à l’Assemblée nationale pour convaincre les parlementaires. François Hollande a proposé sa nomination à la tête de la nouvelle commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), créée par la loi sur le renseignement.

Et les Parlementaires ont été séduits. Ils ont voté à une écrasante majorité en sa faveur. Seul un élu s’est abstenu et cinq s’y sont opposés sur les 49 votes enregistrés.

Ce «rôle essentiel dans la protection de nos libertés publiques», comme l’a décrit le rapporteur du projet de loi sur le renseignement, le député PS Jean-Jacques Urvoas, incombera donc à Francis Delon, 64 ans, qui a occupé de nombreux postes dans sa carrière de haut fonctionnaire : au ministère des Affaires étrangères, au ministère de l’Education nationale, au sein du Conseil d’Etat et jusqu’à la Commission de classification des œuvres cinématographiques. Une mission qui demandait elle aussi de «concilier deux intérêts et deux libertés : la liberté de création et la protection de l’enfance», a plaidé Francis Delon. Une allusion à l’arbitrage, plus sensible, qu’il devra désormais faire entre la vie privée et la défense des intérêts fondamentaux de la Nation.

 

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 07:30
Image ISIS source dailymail.co.uk

Image ISIS source dailymail.co.uk

 

September 16, 2015: Strategy Page

 

For intelligence experts cell phones and social networks are the best of assets and the also something of a curse. This was seen recently as more Russian troops and heavy weapons began showing up in Syria. At first the Russians tried to deny it, but they were done in by their own troops posting (on Russian social networks) photos of their presence in (and travel to) Syria. The Russian censors got most of those posts removed but not before they were seen by Western media and intelligence agencies and filed away. All this was good news for the Western intel people and bad news for their Russian counterparts. This sort of thing has been going on for over a decade and despite increasingly strenuous efforts to get the troops to be discreet there are always enough who disobey to give the real or potential enemy what they are looking for.

 

All this is yet another side effect of cellphone cameras, which have become a major source of military intelligence and this is especially true with counter-terrorism operations. For example in mid-2015 the United States revealed how a picture an Islamic terrorist took of himself with his cellphone (a selfie) revealed the location of an ISIL (Islamic State in Iraq and the Levant) headquarters, which was promptly bombed. Such incidents are more common with poorly trained irregulars, but even well trained troops have problems with “cellphone discipline”. This problem is a 21st century one and it has been getting worse.

 

Incorporating cameras into cell phones first showed up in 2000 and the practice quickly spread. This proved to be very popular and as such phones became cheaper, and their cameras more capable military intelligence agencies warned that troops were taking a lot of pictures, especially when in combat zones and making those photos public. This was leading to a lot of pictures going public that could reveal military secrets. Efforts to ban troop use of cellphones in combat zones or inside classified areas had some success, but that only reduced the flood of useful (to intelligence experts) cellphone photos. It has proved nearly impossible to eliminate the problem. This became a major problem because of improved technology. Thus because cellphone networks entered the 3rd generation (3G) about the same time cellphone cameras were introduced it became very easy to quickly distribute pictures. The 3G networks enabled cellphone users to take photos and immediately send them to someone else, or post them to a website. By 2010 social networks were growing in popularity and cellphone users competed to take and post photos of all sorts of things, often getting newsworthy photos into circulation well before the traditional media. Cellphones with 3G capabilities became so cheap that even many Islamic terrorists and most military personnel had them.

 

No country is immune to the problem. Israel, with the highest proportion of Internet savvy people in the world continues to have the problem because so many of their troops on active duty are actually reservists called up for the normal (but infrequent) bit of active duty. Changing cell phone and social network habits isn’t easy, despite the risk of getting caught and punished (often spending a week or two in jail, plus the bad publicity). China tried to ban all cell phones for troops on active duty outside their base. It worked for a bit and then it didn’t. Some troops knew better but found ways to post photos anonymously. Even the revelations that troops have been killed because of posting certain pictures to the web has not reduced the number of military people doing it.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 16:55
Loi sur le renseignement : que va-t-elle changer pour les services de renseignement de la défense

 

25/09/2015  CNE Flora Cantin  - DICOD

 

La loi sur le renseignement a été promulguée le 24 juillet 2015 par le président de la République. Cette loi était-elle vraiment nécessaire ? Que va-t-elle changer pour les services de renseignement de la défense ? Nous avons posé ces questions à Bernard Bajolet, directeur général de la sécurité extérieure (DGSE), au général de corps d’armée Christophe Gomart, directeur du renseignement militaire (DRM) et au général de corps d’armée Jean-François Hogard, directeur de la protection et de la sécurité de la Défense (DPSD).

 

Quelles sont les missions des services de renseignement de la Défense ?

Bernard Bajolet, directeur général de la sécurité extérieure (DGSE) Bernard Bajolet (DGSE) : « Rattachée au ministre de la Défense, la DGSE recueille l’information cachée, secrète, cruciale pour la sécurité de la France et la défense de nos intérêts à l’étranger. Pour ce faire, elle dispose du monopole du recueil du renseignement clandestin à l’étranger. C’est un service intégré qui concentre, entre ses mains, les diverses capacités de recueil du renseignement : renseignements humain, technique, opérationnel, via les services partenaires et exploitation des sources ouvertes. »

GCA Christophe Gomart (DRM) : « La DRM relève du chef d’état-major des armées. Elle répond aux besoins en renseignement d’intérêt militaire des commandements opérationnels et des décideurs politiques et militaires. Son action s’étend de la veille stratégique à l’appui à la conduite et à la planification des opérations. Par ailleurs, je conseille le ministre de la Défense en matière de renseignement militaire. »

GCA Jean-François Hogard  (DPSD) : « La DPSD relève du ministre de la Défense. Elle catégorise les menaces sous l’acronyme TESSCo : terrorisme, espionnage, subversion, sabotage et crime organisé. Si nous concentrons une part importante de nos moyens à la menace terroriste, les autres domaines ne sont pas délaissés. L’espionnage, notamment dans le milieu industriel, est un de nos sujets de préoccupation majeur. »

 

Pourquoi une nouvelle loi sur le renseignement était-elle nécessaire ?

Bernard Bajolet (DGSE) : « L’émergence des nouvelles technologies, en particulier l’explosion de la téléphonie mobile puis d’Internet, commandait une actualisation de la loi du 10 juillet 1991. Celle-ci, dont la longévité a témoigné de la pertinence, avait été élaborée au temps où n’existait que le téléphone fixe. »

Général de corps d’armée Christophe Gomart, directeur du renseignement militaire (DRM)GCA Christophe Gomart (DRM) : « L’une des lacunes existantes concernait l’inadéquation des dispositifs juridiques par rapport aux évolutions techniques des capacités utilisées par les services de renseignement. Cette loi, très orientée renseignement technique, donne un cadre solide aux services dans le domaine des interceptions puisqu’elle prend en compte les évolutions technologiques des moyens de communication. »

GCA Jean-François Hogard  (DPSD) : « A l’instar de tous les autres services de renseignement, notre base juridique et réglementaire d’action reposait sur un ensemble de textes hétérogènes que la loi a permis de synthétiser. »

 

Concrètement, qu’est-ce qu’elle va changer ?

Bernard Bajolet (DGSE) : « Nous serons confrontés à une plus grande complexité d’utilisation de nos capacités qui seront soumises à davantage de conditions. Nous devrons faire face à de nouvelles modalités d’autorisation pour le recours à certaines techniques qui n’en nécessitaient pas jusque-là. C’est le prix de la démocratie. »

GCA Christophe Gomart (DRM) : « La DRM agit principalement en-dehors du territoire national, toutefois, elle met en œuvre certains capteurs à partir de notre territoire, tels que les centres d’écoute situés en métropole et en outre-mer. Elle est donc essentiellement affectée par les mesures relatives au spectre hertzien […]. Les autres effets concrets concerneront les durées de conservation des données et les procédures de traçabilité des renseignements collectés. »

Général de corps d’armée Jean-François Hogard, directeur de la protection et de la sécurité de la Défense (DPSD)GCA Jean-François Hogard  (DPSD) : « Nous disposerons d’une base solide pour l’action, clarifiant ce qui est autorisé et ce qui est interdit. Cette clarification donne également une sécurité juridique à nos agents, qui pouvaient être confrontés en la matière à une sorte de zone grise. »

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 16:30
'Fairview': Latest Snowden Doc Shows NSA Spied on German Intelligence

 

29.09.2015 By Matthias Gebauer, Henrik Moltke and Michael Sontheimer – Spiegel.de

 

Fresh insight into the trove of documents released by NSA whistleblower Edward Snowden has revealed that US spies intercepted sensitive communications between Germany's security agencies during a kidnapping in Yemen.

 

The kidnappers came in an SUV. Not far from the northern Yemeni city of Saada, they ambushed a party of picnickers and captured a German married couple, their three children and four others. That was on June 12, 2009.

The Christian aid workers from Bautzen, Germany, were considered missing for five years, with their deaths only confirmed in August 2014. The kidnappers' identities --and it remains unresolved whether they were apolitical criminals or Islamists -- remains unclear.

The abduction in northern Yemen caused a frenzy of activity in Berlin and in the Yemeni capital. Crisis committees were formed at the German Embassy in Yemen and the Foreign Ministry in Berlin. Diplomats and experts from Germany's Federal Criminal Police Office (BKA) and its foreign intelligence agency, the Bundesnachrichtendienst (BND), frantically tried to obtain background information and establish contact with the kidnappers.

Bad news, however, was soon to follow. Three of the German couple's companions -- two German nurses and a South Korean teacher -- were found shot to death several days after their abduction.

 

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 12:50
La Grande-Bretagne, plaque tournante du trafic IP (carte dévoilée par The Intercept)

La Grande-Bretagne, plaque tournante du trafic IP (carte dévoilée par The Intercept)

Dans un long article paru en fin de semaine dernière, The Intercept dévoile, sur la base de documents exfiltrés par Edward Snowden, comment le GCHQ britannique a mis en place une surveillance de masse des activités de millions d’internautes. Basée sur une collecte de métadonnées réalisée directement sur le trafic passant par les câbles en fibre optique, notamment les câbles transatlantiques, l’outil développé par les espions britanniques – baptisé Karma Police – relie des adresses IP à des services que ces internautes ont utilisés ou visualisés. Selon un document transmis par Edward Snowden, en 2012, le GCHQ stockait 50 milliards de métadonnées par jour, total qu’il avait prévu de porter à 100 milliards à la fin de l’année. Rappelons que la Grande-Bretagne est une plaque tournante du trafic Internet, notamment transatlantique (voir carte ci-dessus), conférant au GCHQ une place de choix dans l’espionnage de masse mis en place par la NSA avec la complicité de ses alliés des Five Eyes.

Dans leur entrepôt de données, poétiquement appelé Black Hole, les espions britanniques stockent aussi des cookies, ces petits fichiers présents sur les postes de travail et permettant aux sites Web de garder une trace des habitudes de chacun. Ces cookies, qui renferment des noms d’utilisateurs, des e-mails, des adresses IP, les préférences des utilisateurs en matière de navigateur et parfois même des informations relatives aux mots de passe, servent au GCHQ à créer une passerelle entre l’adresse IP et des informations nominatives. Une passerelle établie via un outil appelé Mutant Broth.

 

Siute de l'article

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 07:55
photo EMA / ECPAD

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24/09/2015 Sources : État-major des armées

 

Les 14 et 15 septembre 2015, le général Pierre de Villiers a participé à la 13e Université d’été de la Défense (UED) qui avait cette année pour thème : « savoir, pouvoir, agir ». Ce rendez-vous annuel a mis en avant le renseignement militaire et les soutiens interarmées (santé, pétrolier et soutien de l’homme) qui constituent pour le CEMA « le ciment de l’autonomie stratégique de notre pays ».

 

Dans le discours qu’il a prononcé devant les acteurs clés de la défense, le général Pierre de Villiers a insisté, face à la menace actuelle, sur la pertinence du choix d’un modèle complet d’armée ; sur l’importance de la cohérence entre les missions données aux armées et les moyens dont elles disposent ; sur l’importance enfin des forces morales qui font « la valeur de nos armées ».

 

Le CEMA est aussi allé au contact de la troupe, sur les stands organisés par la direction du renseignement militaire (DRM), le service de santé des armées (SSA), le service des essences des armées (SEA) et la direction centrale du commissariat des armées (le SCA, chargé du soutien de l’homme). Il a pu, comme toujours, mesurer l’enthousiasme, le professionnalisme et la détermination de ceux qui reviennent ou se préparent à partir en opérations.

 

photo EMA / ECPAD

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Repère :

 Cette édition de l’Université d’Eté de la Défense (UED) s’est déroulée sous le Haut Patronage de Monsieur François HOLLANDE, Président de la République. Elle était présidée par Madame Patricia ADAM, Députée du Finistère, Présidente de la Commission de la Défense Nationale et des Forces armées, et par Monsieur Jean-Pierre RAFFARIN, Sénateur de la Vienne, Président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, en présence de Monsieur Jean-Yves LE DRIAN, Ministre de la Défense.

Depuis 2002, les Présidents des Commissions de la Défense de l’Assemblée Nationale et du Sénat organisent chaque année l’UED. Elle réunit plus de 400 hauts responsables politiques français et européens, ainsi que des acteurs clés de l’administration et du secteur industriel. Sous forme de séances plénières, d’ateliers, de forums, de rencontres informelles, l’objectif des UED est d’offrir un espace d’échange et de réflexion sur la Défense de demain.

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 16:55
Renseignement : partie de ping-pong entre DGSE et DRM

 

20.09.2015 par Jean-Dominique Merchet - (Article précédemment paru dans l'Opinion)

 

Dans l’ombre, les deux services s’affrontent sur leur rôle respectif dans les opérations militaires

 

Les services de renseignement sont « une petite oasis d’abondance ». L’un de leurs principaux responsables se réjouit du traitement de faveur dont la « politique publique de renseignement » jouit au sein des activités de l’Etat. La tendance, soulignée depuis plusieurs années, a été nettement confirmée à la suite des attentats de janvier. Une loi, élargissant leurs capacités d’interception, a été votée en juin et leurs moyens financiers et humains sont renforcés, en particulier dans le cadre de l’actualisation à la hausse de la loi de programmation militaire.

Cette situation n’empêche pas les « services » de se quereller autour des opérations militaires en cours, que ce soit au Sahel ou au Levant (Irak et Syrie). Ce n’est pas la guerre ouverte, mais plutôt une « partie de ping-pong » pour savoir qui fait quoi, comme le note un acteur du dossier. En jeu : le rôle de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) et de la DRM (Direction du renseignement militaire) sur les théâtres d’opération. Une querelle de famille, car les deux services dépendent tous les deux du ministère de la Défense, même si la DGSE jouit d’un rôle spécifique au sein de l’Etat, avec notamment un accès direct au président de la République.

L’un le dit en anglais : « Find. Fix. Finish. » L’autre en français : « Trouver. Traquer. Terminer. » Ce sont deux hauts responsables des services qui évoquent leur rôle au Sahel dans la guerre contre les groupes terroristes. Ils parlent de l’élimination de leurs chefs, les High Value Target (HVT), les cibles de haute valeur, en anglais pour tout le monde. « Finish » ou « Terminer » veut dire tuer, et c’est le rôle des forces spéciales de l’opération Sabre. Là-dessus, tout le monde est à peu près d’accord.

En revanche, qui trouve et traque les HVT ? Les militaires de la DRM ou les agents de la DGSE ? Dans le meilleur des mondes, le mieux placé pour le faire et ce, en collaboration avec les autres. Sur le terrain, c’est globalement ce qui se passe et cela fonctionne : les groupes terroristes qui ont perdu plusieurs de leurs hauts responsables depuis janvier 2013 ne démentiront pas. Dans les bureaux parisiens, l’affaire est plus compliquée, car chaque service à bien compris que la guerre contre le terrorisme allait redessiner pour longtemps le paysage du renseignement français et qu’il faut, dans ce cadre, s’y garantir une bonne place. Dans l’attente d’arbitrages politiques, chacun tire la couverture à soi.

« Trouver » les chefs terroristes ? La DGSE explique jouer « un rôle tout à fait essentiel » en « fournissant l’essentiel du renseignement » sur les HVT. C’est, y dit-on, « son métier stratégique ». Mais, ensuite, le boulevard Mortier est prêt à « transférer la traque à la DRM », puisqu’il s’agit d’une « mission tactique » que l’on peut confier aux militaires. Évidemment, ceux-ci ne l’entendent pas de cette oreille et mettent en avant leurs propres moyens de renseignement leur permettant de « trouver » les chefs terroristes.

 

Lors d’un récent colloque à la Société de Géographie, la DRM présentait ainsi ses moyens techniques d’analyse spatiale permettant de localiser un centre de commandement de Daech à Mossoul (Irak). L’exemple, assurait la DRM, était purement fictif. Par rapport aux militaires, la DGSE dispose d’un atout majeur : elle est le seul service autorisé à conduire des actions clandestines à l’étranger, qu’il s’agisse de renseignement ou d’action. « Nous seuls pouvons mener des actions de l’Etat non revendicables par l’Etat », indique un acteur de ce dossier. Sur ce plan, la DGSE a d’ailleurs décidé récemment de « relancer la recherche humaine » en son sein, avec une nouvelle organisation qui redonne du poids à l’espionnage traditionnel par rapport au renseignement technique (les écoutes).

L’un des autres points de crispation entre les services est la notion de « théâtres ouverts » et de « théâtres fermés ». Les premiers sont les pays où la France mène des opérations militaires comme le Mali, le Niger ou l’Irak. Là, la DRM peut être « leader », assure une source proche du dossier, « mais tous les autres services sont mobilisés ». Ainsi, l’ensemble des services de renseignement, y compris ceux relevant des ministères de l’Intérieur et des Finances, sont désormais représentés au sein du Centre de préparation et de conduite des opérations (CPCO), à l’état-major des armées.

Les « théâtres fermés » posent un problème plus aigu : officiellement, la France n’y mène pas d’actions… si ce n’est clandestines. Elles relèvent dans ce cas uniquement de la DGSE. Mais, explique un acteur, « les forces armées peuvent anticiper l’ouverture d’un théâtre », comme ce fut le cas au Sahel, en Centrafrique ou en Libye. Aujourd’hui, les regards de la communauté du renseignement se tournent vers la Syrie, un « théâtre » en cours d’ouverture depuis la décision du président de la République d’y effectuer des « vols de reconnaissance » ouvrant la voie à des frappes que François Hollande a jugées lundi « nécessaires ». « On ne peut pas désactiver des cellules terroristes en France si on ne va pas un peu plus en profondeur », c’est-à-dire en Syrie, explique un spécialiste de l’antiterrorisme.

La Syrie le montre : les militaires peuvent recueillir du renseignement grâce aux vols de reconnaissance mais pas sur le terrain où les opérations sont nécessairement clandestines. Qui, au final, réalise la synthèse – la « fusion » disent les hommes du métier ? Qui, par conséquent, informe et conseille les responsables politiques ? Il existe depuis 2008 un coordonnateur national du renseignement (CNR) à l’Elysée – l’actuel est l’ambassadeur Didier Le Bret – mais son rôle n’est pas directement opérationnel. La fusion exige en effet des moyens sophistiqués comme les systèmes de Geoint (geospatial intelligence) de la DRM.

La DGSE, service « intégré », est organisée en son sein même pour produire des synthèses à partir du renseignement qu’elle recueille par les écoutes (Direction technique) ou l’espionnage traditionnel, ainsi que les capteurs mis en œuvre par les armées (satellites ou avions). En cela, la DGSE se distingue de ses homologues étrangères, comme la CIA qui doit cohabiter avec la NSA, l’agence spécialisée dans les interceptions électroniques. Pour les responsables de la DGSE, cette particularité française est un atout considérable auquel ils sont très attachés.

Dans les milieux parlementaires, certains imaginent de créer une agence, comme la NSA ou la GCHQ britannique, qui fournirait du renseignement électronique à toute la communauté du renseignement. Pour la DGSE, c’est un chiffon rouge. Comme le maintien en son sein d’une composante purement militaire – le Service Action –, certains considérant à tort qu’il ferait double emploi avec les forces spéciales.

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 16:35
Washington et Pékin négocient un accord de non-agression dans le cyberespace

 

20.09.2015 lemonde.fr

 

Les Etats-Unis et la Chine seraient en pleine négociation en vue de ce qui pourrait devenir le premier accord de non-agression dans le cyberespace, selon le New York Times. Une annonce est problable en fin de semaine prochaine, lors de la visite du président chinois Xi Jinping, qui arrive jeudi pour une visite d’Etat à Washington. Les pourparlers se sont donc accélérés ces dernières semaines, selon des officiels engagés dans les discussions qui indiquent que chacune des parties devrait s’engager à ne pas attaquer les infrastructures stratégiques de l’autre.

 

Mercredi déjà, le président Obama suggérait des négociations, évoquant que les cyberattaques en augmentation seraient « probablement un des sujets principaux » du sommet à venir. Un officiel de son administration a précisé qu’une déclaration commune des deux dirigeants pourrait ne pas contenir de « mention spécifique et détaillée » d’une telle interdiction d’attaque mais pourrait plutôt prendre la forme d’une acception du code de conduite récemment adopté par un groupe de travail des Nations unies. Il s’agirait donc pour les négociateurs américains d’encourager les dirigeants chinois à respecter les principes de ce code, par le biais d’un accord bilatéral.

 

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 11:55
Saint Raphaël, patron du renseignement

Saint Raphaël, patron du renseignement

 

18/09/2015 Armée de Terre

 

Ce 18 septembre, la brigade de renseignement (BRENS), ses régiments et formations sont réunis pour célébrer la Saint-Raphaël. L’occasion de revenir sur les origines de l’intronisation de l’archange comme protecteur du renseignement.

 

Selon la Bible, Tobie, un Israélite de la tribu de Nephtali, est envoyé par son père aveugle recouvrir une dette en Médie. Au cours de ce voyage, Tobie rencontre sa future femme Sara et pêche un poisson dont le cœur, le foie et le fiel vont permettre de guérir la cécité du père.

Tout au long de sa mission, Tobie est guidé par Raphaël qui utilise déjà l’ensemble des savoir-faire qui caractérisent aujourd’hui les militaires de la BRENS : infiltration en zone ennemie, maîtrise de l’environnement, opportunité, éclairage, humilité et discrétion. Autant d’éléments qui expliquent pourquoi l’archange Raphaël, guide et protecteur de Tobie, a été désigné saint patron du renseignement.

Le 28 septembre 1989, Monseigneur Dubost, évêque aux armées françaises, intronise Saint-Raphaël comme le saint patron de l’Ecole interarmées du renseignement et des études linguistiques. Le 15 avril 1998, il décide, par décret, d’étendre la protection de Saint Raphaël à l’ensemble des unités et services du renseignement militaire.

Saint-Raphaël, dont le nom signifie « Dieu nous guérit » ou «  le remède de Dieu » est l’un des trois archanges avec Gabriel et Michel. Il n’apparaît dans la bible qu’une seule fois dans le « livre de Tobie ». Jusqu’en 1969, la fête de Saint-Raphaël est arrêtée au 24 octobre mais le pape Paul VI décide de rassembler la fête des trois archanges le 29 septembre.

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 16:55
Les jeunes espions de l'après Charlie (JDD)

 

06/08/2015 source DGSE

 

Depuis les attentats de janvier, le nombre de candidatures spontanées à la DGSE a triplé tandis que le budget de recrutement continue d’augmenter. L’agence de renseignement extérieur a exceptionnellement ouvert ses portes au JDD

 

La lettre de motivation est datée du 3 mars 2015. Elle est signée d’un jeune analyste dans une société privée de conseil en risque-pays : « Les récents événements tragiques qui ont secoué la France […] m’ont donné envie de postuler auprès de vos services et d’envisager à terme de devenir officier de renseignement. » Des courriers identiques à celui-ci, la direction des ressources humaines de la DGSE en a reçu des centaines dans les jours et les semaines qui ont suivi les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes. « Avant, on recevait une trentaine de candidatures par jour, aujourd’hui environ une centaine », confie Vincent Nibourel, le directeur adjoint de l’administration de la DGSE. « On sent comme un besoin de servir, une disponibilité nouvelle », ajoute Sandrine, l’une des responsables du recrutement. Ce que confirme, en exclusivité pour le JDD, Bernard Bajolet, directeur de la DGSE : « Il y a chez ces jeunes un besoin d’idéal et ce qui me frappe chez certains, c’est leur sens du devoir sans forfanterie. »

 

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 12:57
13e édition de l’Université d’été de la Défense : trois questions à Patricia Adam


16/09/2015 LV Sandra Lewinski  - DICOD

 

Intitulée  «  Savoir, pouvoir, agir »,   l’Université d’été de la Défense 2015  s’est déroulée les 14 et 15 septembre à Strasbourg. Placée sous le signe du renseignement et du soutien opérationnel, cet évènement a rassemblé près de 400 décideurs français et européens, politiques et militaires, acteurs clés de l’administration et du secteur industriel. Avec comme partenaire de défense l’Etat-major des armées (EMA), cette 13e édition a souhaité, en incluant des directions, des services et des organismes de recherche,  mettre en avant les fonctions interarmées indispensables à la conduite des opérations. A cette occasion, la présidente de la commission de la défense nationale et des forces armées, députée du Finistère, Patricia Adam, a accepté de répondre à nos questions.

 

Pourquoi avoir choisi l’État-major des armées comme partenaire de défense cette année ?

Pour cette 13eédition, nous avons fait le choix de rompre avec nos habitudes.  Après chacune des trois armées, c’est, pour la première fois, l’Etat-major des armées (EMA) et les organismes interarmées  qui ont été mis à l’honneur. L’EMA est au cœur de la transformation du ministère de la Défense, au cœur de la conduite des opérations et son objectif principal est tourné vers la satisfaction des besoins opérationnels des forces. C’est pourquoi il nous semblait nécessaire, avec nos forces  armées  fortement engagées, en opération extérieure mais également sur le territoire national, de mettre en valeur tous les services de soutien qui, dans l’ombre, sont au cœur de ces engagements opérationnels.

 

 

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 11:56
Surveillance: Jean-Marie Delarue remplacé par un homme de la défense

 

15 septembre 2015 Par Jérôme Hourdeaux - mediapart.f

 

Le président de la CNCIS, l'actuel organisme de contrôle des activités des services qui doit être remplacé par la CNCTR dans le cadre de la loi renseignement, n'a pas souhaité être candidat à sa propre succession. Le nouvel organisme sera dirigé par Francis Delon, ancien secrétaire général de la défense nationale.

 

Jean-Marie Delarue, actuel président de la Commission nationale des interceptions de sécurité (CNCIS), ne survivra pas à son autorité administrative, chargée de contrôler les activités des services de renseignement, qui doit être prochainement remplacée par une nouvelle Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR). Dans un communiqué succinct publié mardi 15 septembre, Matignon a publié la liste des quatre premières personnalités à rejoindre la nouvelle institution. Parmi celles-ci, François Hollande a déjà annoncé par communiqué son intention de désigner comme président Francis Delon, ancien secrétaire général de la défense nationale (SGDN).

 

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 07:30
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

15.09.2015 Par Nathalie Guibert - Le Monde.fr

 

Le gouvernement soumet, mardi 15 septembre, au Parlement une déclaration suivie d’un débat sur l’engagement des forces aériennes françaises en Syrie. Ce qui ne devrait pas susciter de difficultés politiques majeures. Mais des interrogations demeurent sur la pertinence du changement de cap qui a conduit le président François Hollande, le 7 septembre, à étendre l’intervention militaire française contre l’Etat islamique (EI). Jusque-là, l’opération « Chammal » restait cantonnée à l’Irak : on pensait à Paris que frapper l’EI en Syrie conforterait de facto le président Bachar Al-Assad.

 « Nous ne pouvons plus nous permettre que la Syrie, principal repaire de Daech [acronyme arabe de l’Etat islamique], demeure un angle mort de notre action », a déclaré le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, lundi 14 septembre à Strasbourg, lors de l’université d’été de la défense.

Depuis une semaine, des missions de reconnaissance ont été confiées aux Rafale basés à Abou Dhabi. Elles pourront être prochainement suivies de frappes ciblées contre l’EI. Mais ces frappes ne changeront pas la donne sur le terrain syrien en proie au chaos, conviennent tous les experts. Car pour l’heure, le cadre fixé aux militaires est étroit : il s’agit d’être prêt à engager une riposte si, demain, un attentat visant le sol français est ordonné et préparé depuis les bastions de l’EI en Syrie. Les services de renseignement ont acquis la preuve que des jeunes y sont formés, lors de véritables stages, à la préparation d’actions terroristes contre la France.

 

Récolter du renseignement

Décidé après l’attaque ratée du Thalys en août, l’engagement français a un objectif politique national avant d’être militaire : démontrer aux Français que tout est fait dans la lutte contre la menace terroriste. Paris affirme que la résolution de la crise syrienne relève d’abord d’efforts politiques et diplomatiques.

Huit cents militaires et six avions de chasse, sans moyens nouveaux, sont mobilisés contre « l’armée terroriste », Daech, et « sa dynamique funeste », selon les mots de M. Le Drian. En Syrie, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada étaient à ce jour les seuls pays occidentaux engagés dans des frappes contre l’Etat islamique. Les pays sunnites du Golfe et de la région, qui participaient aux opérations aériennes, ne bombardent plus depuis la mi-août ; ils ont déplacé tous leurs moyens au Yémen, assurent les sources militaires.

L’armée française va d’abord récolter du renseignement, dont elle ne dispose pas aujourd’hui sur l’Etat islamique en Syrie, et qu’elle pourra échanger avec son homologue américaine. Ensuite, les frappes viseront des camps de l’EI, sur la base de « dossiers d’objectifs » préparés, et non les mouvements du groupe armé au gré de ses offensives.

Donnée importante : il ne s’agit pas de frapper le Front Al-Nosra, lié à Al-Qaida. En outre, les experts assurent que les forces de Bachar Al-Assad ne sont pas une menace là où la France intervient. « Elles ne sont plus présentes à l’est, y compris à Rakka, et les avions de Bachar n’effectuent même plus de vols d’entraînement, résume une source informée. Nos Rafale n’ont trouvé aucune défense sol-air active.

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 16:30
T 90 MBT - photo Rostec

T 90 MBT - photo Rostec

 

15.09.2015 par RFI
 

Moscou est accusée par Washington de renforcer sa présence militaire en Syrie. Selon le Pentagone, depuis quelques jours, des avions russes acheminent du matériel militaire vers Lattaquié, fief du président syrien. Cet armement aurait même été observé sur le terrain : sept chars russes aurait été vus par les satellites américains. Les Etats-Unis saluent justement cet effort de guerre russe contre les jihadistes, mais voient d’un mauvais œil l’aide apportée à Bachar el-Assad.

 

« Nous apprécierions des contributions russes à l'effort de guerre mondial contre le groupe Etat islamique, mais les apports qui continuent à soutenir le régime Assad, particulièrement les efforts militaires, n'aident pas et risquent d'ajouter encore plus d'instabilité », explique le porte-parole du Pentagone, qui a annoncé que sept chars russes T-90 avaient été vus sur un aéroport du nord de la Syrie. Une réaction paradoxale, puisqu’à travers leur offensive aérienne en Syrie contre le groupe Etat islamique, les Américains comme les autres pays de la coalition internationale qui interviennent dans ce pays, aident, de fait, Bachar el-Assad.

 

Des troupes d'infanterie sur place

Mais en réalité ce qui inquiète Washington ce n’est pas cet armement russe livré aux autorités syriennes, mais un éventuel déploiement de soldats sur le terrain. A en croire l’armée américaine, la Russie serait en train d’établir une base aérienne avancée en Syrie avec une capacité d’accueil de 1 500 personnes. Des troupes d’infanterie seraient déjà sur place.

Selon un responsable de l’armée américaine une éventuelle intervention directe des forces russes dans le conflit syrien risque de compliquer la conduite des opérations aériennes menées par la coalition. Moscou rejette ces accusations. Aucun de leurs soldats n’a foulé le sol syrien, affirment les responsables russes. Ces alliés de Bachar el-Assad reconnaissent toutefois lui avoir envoyé de l’armement. 

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 14:47
"Savoir, Pourvoir, Agir" en images (UED2015)


14 sept. 2015 Ministère de la Défense

 

#UED2015 : L'Université d'été de la Défense a pour ambition de montrer que les moyens du renseignement militaires, les soutiens assurés par le service du commissariat des armées, le service dess essences des armées et le service de santé des armées, sont tournés vers une finalité opérationnelle.

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