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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 20:20
USA: l’un des programmes secrets de surveillance pourrait expirer en juin

 

24 mars 2015 45eNord.ca (AFP)

 

La Maison Blanche a demandé lundi au Congrès de voter pour la prolongation d’un programme de collecte de masse de métadonnées téléphoniques par l’Agence nationale de sécurité (NSA) qui doit expirer en juin.

 

Le programme, dévoilé par l’ancien consultant de la NSA Edward Snowden, permet la collecte en continu des métadonnées des appels téléphoniques passés aux États-Unis (durée, numéro appelé, horaire, mais pas les enregistrements des conversations) alors que la Constitution requiert un mandat pour toute fouille sur le territoire.

 

« Si l’article 215 du Patriot Act expire, nous ne pourrons plus poursuivre le programme de collecte de métadonnées téléphoniques », a déclaré Ned Price, porte-parole du conseil de sécurité nationale, un « outil crucial pour la sécurité » du pays, selon lui.

 

Quarante-cinq jours après les attentats du 11 septembre 2001, le président américain George W. Bush avait promulgué le USA Patriot Act, une loi antiterroriste complexe dont les Américains n’ont découvert les pleines conséquences qu’en 2013, après les révélations d’Edward Snowden sur l’appareil de surveillance.

 

La loi sera retouchée dans les années suivantes, et aujourd’hui, la quasi-totalité des articles ont été rendus permanents, à l’exception notable du fameux « article 215″, si précieux pour l’Agence nationale de sécurité (NSA), et qui doit expirer en juin prochain.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 17:30
Le général Rustom Ghazalé

Le général Rustom Ghazalé

 

20 mars 2015 Romandie.com (AFP)

 

Beyrouth - Le président syrien Bachar al-Assad a limogé deux chefs du renseignement, dont Rustom Ghazalé, sur fond d'une violente dispute entre ces deux hommes, a affirmé vendredi à l'AFP une source de sécurité haut placée à Damas.

 

D'après cette même source, le général Ghazalé, ex-homme fort de la tutelle syrienne au Liban, se trouve dans un état critique dans un hôpital de Damas. Souffrant d'une hypertension artérielle, sa santé s'est nettement détériorée après la violente dispute qui a dégénéré.

 

Le chef du renseignement politique, Rustom Ghazalé, et le chef du renseignement militaire, Rafic Chéhadé, ont été remerciés de leurs fonctions en début de semaine par le président Assad après une violente querelle entre les deux hommes, a indiqué cette source sous couvert de l'anonymat.

 

Le général Ghazalé a été remplacé par son adjoint, le général Nazih Hassoun, tandis que le général Mohammad Mehalla a pris le commandement des du renseignements militaires.

 

A l'origine de la dispute, figure la volonté du général Ghazalé d'être impliqué dans la bataille contre les rebelles dans sa province natale de Deraa, dans le sud de la Syrie, selon la source haut placée.

 

Mais le général Chéhadé s'est opposé catégoriquement à ce qu'il prenne part dans ces combats menés du côté du régime par l'armée appuyée par le puissant parti chiite Hezbollah et les Gardiens de la révolution iraniens.

 

Il y a deux semaines, après un échange d'insultes, le général Ghazalé s'est rendu au siège du renseignement militaire pour en découdre avec son rival mais en arrivant il a été roué de coups par les hommes de Chehadé, explique la source.

 

Il a été hospitalisé plusieurs jours avant de reprendre son travail. Pour peu de temps, il a été transporté, il y a 48 heures à l'hôpital de Damas dans un état critique, précise-t-elle.

 

Le général Ghazalé était considéré comme l'un des hommes forts du régime de Bachar al-Assad qui a pris le pouvoir en 2000, succédant à son père Hafez al-Assad.

 

En 2002, M. Ghazalé a été nommé à la tête du renseignement militaire syrien au Liban où il intervenait dans toutes les affaires du pays.

 

Il a été largement cité par des témoins comme un des suspects dans la préparation de l'assassinat en 2005 de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, devenu hostile à l'hégémonie de Damas.

 

En juillet 2012, il est nommé chef du renseignement politique, plus d'un an après le début de la révolte contre le régime de M. Assad.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 16:55
Renseignement électronique : la France muscle son arsenal intrusif

Sécurité "Aujourd'hui, seul un individu sur deux qui arrive en Syrie a été préalablement détecté avant son départ", selon Manuel Valls "

 

19/03/2015 Michel Cabirol  - LaTribune.fr

 

Le gouvernement a présenté ce jeudi son controversé projet de loi sur le renseignement. Il est censé donner les moyens accrus aux services pour lutter contre le terrorisme.

 

Au-delà du débat légitime lancé par le projet de loi sur le renseignement, notamment s'agissant des libertés publiques et la vie privée, ce texte, présenté jeudi matin en conseil des ministres, doit  permettre aux services de renseignement français "d'augmenter le taux de détection et de judiciarisation" des terroristes ou d'apprentis terroristes, assure-t-on dans l'entourage de Matignon. Il vise également à "renforcer la surveillance des individus partis en Syrie et en Irak", précise-t-on également. Car, comme l'a révélé jeudi le Premier ministre, Manuel Valls, "aujourd'hui seul un individu sur deux qui arrive en Syrie a été préalablement détecté avant son départ". Ce qui veut dire que l'autre moitié ne l'a pas été.

Au total, 1.900 individus sont recensés en France dans les filières terroriste, dont 1.450 pour la filière Syrie et Irak. Parmi ces derniers, 770 sont allés sur place et 89, dont un adolescent de 14 ans - le plus jeune -, ont été tués, "parfois en voulant s'enfuir", comme l'a précisé Manuel Valls. "En 15 mois, le nombre de départs a été multiplié par 2,5", a-t-il fait observer. Enfin, de 1.000 à 1.200 personnes évoluent dans la "djihadosphère", affirme-t-on au sein du gouvernement. Soit un peu plus de 3.000 personnes dangereuses, dont 120 sont revenues de Syrie et d'Irak, que "le gouvernement veut surveiller tout en identifiant de nouvelles personnes pas encore détectées", précise-t-on dans l'entourage de Matignon. Clairement, ce projet de loi doit servir à "trouver de nouveaux djihadistes".

 

Resserrer les mailles du filet

Pour Manuel Valls, il est donc un devoir urgent "de resserrer les mailles du filet de la surveillance des individus radicalisés et dangereux", qui ont une façon bien précise de communiquer. D'où la volonté de réactualiser et de muscler la loi de 1991, qui portait déjà sur sur les interceptions de sécurité, en l'étendant aux nouveaux réseaux sociaux notamment avec la coopération si possible des opérateurs tels que les géants d'internet comme Facebook, Google... lorsqu'une correspondance suspecte passe par la France. "La loi s'applique à eux également, a-t-on insisté au sein du gouvernement. Ils devront donner des données déchiffrées". De nouveaux algorithmes basés sur les façons de communiquer d'anciens terroristes, devraient permettre d'en identifier de nouveaux. "Ces façons de communiquer sont extrêmement signantes", explique-t-on.

Plus précisément, le gouvernement a donc souhaité légiférer sur certaines techniques de renseignement utilisée sur le territoire national pour "doter les services de moyen d'agir" pour anticiper les menaces. Notamment, le nouveau projet de loi, avec l'autorisation du conseil d'État, augmente le délai de conservation des correspondances enregistrées de 10 à 30 jours s'agissant de la prévention du terrorisme. Les correspondances seront détruites à l'issue des 30 jours, à l'exception de la retranscription. Si un besoin de déchiffrement est nécessaires, elles seront conservées "plus longtemps, s'il le faut six mois". En principe,  "chaque demande devra être individualisée pour accéder aux données et la cible clairement identifiée", a-t-on précisé. Sauf exception : personne suspecte non identifiée dont les services connaissent uniquement le numéro de téléphone, le domicile ou le véhicule...

 

Quels sont les nouveaux moyens accordés aux services

Concrètement, le projet de loi reprend les dispositions existantes en matière d'interceptions de sécurité et d'accès aux données de connexion. Il transpose dans le domaine de la prévention des techniques de recueil de renseignement déjà permises dans un cadre judiciaire (balisage de véhicules ou d'objets, sonorisation ou captation d'images dans des lieux privés, captation de données informatiques). "Plus les techniques touchent à la vie privée, plus les contraintes sont fortes et plus les durées autorisées limitées", a expliqué Manuel Valls.

En outre, le projet de loi permet, par un accès encadré aux réseaux des opérateurs de télécommunication, un suivi plus efficace des individus identifiés comme présentant une menace terroriste, pour détecter en amont leurs projets. Enfin, il fixe un cadre juridique aux mesures de surveillance internationale auxquelles procèdent les services à l'étranger pour assurer la protection des intérêts de la France et de la sécurité des Français. D'une manière générale, Manuel Valls s'est engagé "solennellement" à ce que ce projet de loi ne soit "en aucun cas" la mise en œuvre "de moyen d'exception ou une surveillance généralisée des citoyens". D'autant que le Premier ministre engage sa réputation puisque c'est lui qui autorise la mise en œuvre d'une opération de renseignement en France.

 

Un contrôle indépendant

Pour contrôler les services de renseignement, le gouvernement a souhaité créer une nouvelle autorité administrative indépendante, la commission nationale de contrôle
des techniques de renseignement (CNCTR), héritière de l'actuelle CNCIS. Elle aura notamment pour mission de formuler un avis préalable à l'octroi de l'autorisation d'agir, sauf dans un nombre limité de cas (urgence aboslue), de contrôler l'opération pendant sa mise en oeuvre de la technique et à la fin.

Elle sera composée de neuf membres, dont quatre magistrats ou anciens magistrats, d'une personnalité qualifiée pour sa connaissance en matière de communications électroniques et enfin quatre parlementaires issus de la majorité et de l'opposition. "Cette autorité indépendante est la clef de voute du dispositif de régulation et de contrôle de l'utilisation des techniques d'accès à l'information mis à la disposition" des services de renseignement, a-t-on précisé.

Enfin, en cas de crainte d'une opération de surveillance illégitime, Manuel Valls a prévenu que "toute personne pourra directement saisir l'autorité indépendante, puis le Conseil d'Etat le cas échéant. Toute personne aura donc l'assurance de pouvoir faire vérifier sa situation par des instances à qui le secret de la défense nationale ne sera pas opposable". Saisi d'un recours, le Conseil d'État aura le pouvoir d'annuler la décision litigieuse, d'indemniser le requérant, d'ordonner la destruction des données collectées et de saisir le Procureur de la République s'il estime qu'une infraction a été commise. Cette intervention du juge dans la fonction de contrôle de certaines activités de renseignement représente ainsi une avancée substantielle dans la protection des droits des citoyens. En outre, le Conseil d'État peut être saisi par au moins deux des membres de la CNCTR en cas de désaccord avec le gouvernement.

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>> Lire aussi Loi sur le renseignement : les « points durs » du projet du gouvernement, par Delphine Cuny

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 08:55
Projet de loi : l'extension du domaine du renseignement

Le gouvernement compte étendre le domaine d'action des services de renseignement, de la surveillance par caméra à l'utilisation du «big data».

 

19 mars 2015 Pierre ALONSO et Amaelle GUITON - Liberation.fr

 

Face à l'opacité du projet de loi encadrant les services de renseignement, les inquiétudes tant éthiques que techniques se multiplient.

 

Encadré par deux photos des manifestations monstres du 11 janvier, Manuel Valls a tenu jeudi matin une conférence de presse pour présenter son projet de loi sur le renseignement. Et répondre aux inquiétudes qui commencent à poindre. Tant les défenseurs des libertés publiques que les professionnels du numérique se disent préoccupés par le texte, censé légaliser, tout en les encadrant, les activités des services de renseignement.

 

Lire l’article

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 08:50
Service de renseignement de la Confédération (SRC)

Service de renseignement de la Confédération (SRC)

 

19.03.2015 Romandie.com (ats)

 

Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) doit publier ses effectifs pour la première fois, suite à une décision de justice. Il compte actuellement 272 postes à plein temps. Six unités ont été créées en janvier, après les attentats islamistes de Paris.

 

Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) a en outre renforcé début mars ses effectifs répartis dans les polices cantonales. Vingt postes doivent y être créés, s'ajoutant aux 84 déjà existants. Ces nouvelles ressources ne sont pas financées via le budget du SRC, mais par l'enveloppe de deux millions de francs libérée en début d'année par le Conseil fédéral.

Le SRC n'a pas communiqué ces informations de sa propre initiative. Une procédure juridique, induite par le quotidien alémanique "Blick", s'est avérée nécessaire. Le Département fédéral de la défense (DDPS) avait en effet refusé de livrer ces données à l'un des rédacteurs du journal de boulevard, dont la demande s'appuyait sur la loi sur la transparence.

Le département d'Ueli Maurer avait argué que la protection de l'Etat l'obligeait à garder certaines informations secrètes. Le Tribunal administratif fédéral a en revanche estimé en décembre 2014 que le journaliste devait bénéficier d'un accès très limité aux documents. Ce qui a permis au "Blick" de lever le voile jeudi sur les effectifs du SRC, des informations confirmées à l'ats par l'organe.

 

"Mettre fin aux fantasmes"

A sa création en 2010, le SRC était doté de 237 postes. Ses moyens humains ont par la suite augmenté chaque année pour atteindre 266 équivalents plein temps en 2014.

La publication du nombre de postes à plein temps "n'affaiblit pas le SRC, au contraire: cela permettra peut-être de mettre fin aux fantasmes qui portent sur sa taille et sa capacité d'action réelles", réagit le service par la voix de sa cheffe de communication Isabelle Graber. Cette annonce ne changera rien pour les collaborateurs et l'organe lui-même.

 

Nouvelle loi en suspens

La nouvelle loi sur le renseignement, adoptée il y a quelques jours par le Conseil national et qui doit encore être traitée par le Conseil des Etats, devrait gonfler un peu plus les effectifs du service. Le Conseil fédéral a prévu 20,5 postes supplémentaires dans le texte, dont devraient faire partie les six unités déjà attribuées en janvier.

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 12:35
Murphy's Law: We Are Shocked, Shocked

 

March 18, 2015: Strategy Page

 

 It was recently revealed (during the American trial of an al Qaeda leader) that the CIA provided 20 percent of the $5 million ransom paid for an Afghan diplomat kidnapped by al Qaeda in Pakistan in 2008. This was not intentional. The American money was part of cash provided to the Afghan president each month to keep him in a cooperative mood (in other words, a bribe). The use of bribes in Afghanistan is not news as it was admitted during late 2001 that cash bribes were paid to persuade some tribal leaders to rise up against the Taliban in support of a quick campaign to overthrow the Taliban government by the end of 2001. That use of bribes was not a surprise in 2001 because during the 1980s when the U.S. supported the Afghan tribesmen fighting the Russian troops in Afghanistan it became widely known that cash (for tribal leaders) as well as weapons were required to keep  the anti-Russian resistance going. That was not a surprise in the 1980s because anyone who has even had dealings with the Pushtun tribes (going back to Alexander The Great some 2,500 years ago) reported the same thing. Outsiders consider this rampant use of bribery a major problem but so far no one has come up with a cure.

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 08:45
France/Tunisie: une coopération dans la lutte contre le terrorisme à construire

 

19-03-2015 Par RFI

 

L'émotion reste vive en Tunisie après la fusillade, mercredi, en plein centre-ville de la capitale. Au moins 21 personnes ont été tuées, dont 20 touristes étrangers d'après le dernier bilan du ministère de la Santé. C'est la première fois que le pays est touché en plein de coeur de la capitale avec une telle violence. Le pays lutte depuis des années contre le terrorisme et les services français et tunisiens collaborent en matière de renseignement, mais la coopération militaire française reste très réduite.

 

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 21:55
Le gouvernement veut légaliser certaines techniques du renseignement français

 

17.03.2015 Par Matthieu Suc - lemonde.fr

 

Les services français de renseignement vont pouvoir travailler en toute légalité sur le territoire national. Le projet de loi sur le renseignement, présenté jeudi 19 mars en conseil des ministres, rend légales et encadre des pratiques jusqu’ici utilisées sous le manteau par les agents des six services de renseignement. En dehors de toute enquête judiciaire, donc sans être placés sous le contrôle d’un juge, les agents pourront désormais sonoriser des véhicules, des habitations, des bureaux, y placer des caméras, poser des balises de géolocalisation, consulter le contenu des ordinateurs et des messageries sur Internet.

En réalité, ces méthodes étaient déjà couramment utilisées, mais sans que cela soit prévu par la loi, au risque de fragiliser l’action des services. Anticipant des critiques sur de possibles atteintes à la vie privée et au secret des correspondances, le gouvernement met en avant le rôle d’une nouvelle autorité administrative indépendante, qui sera chargée de contrôler « la proportionnalité » des moyens employés au regard de la menace encourue.

Comme un symbole de la priorité donnée au renseignement depuis les attentats de janvier, le projet de loi sera présenté en conseil des ministres et défendu sur les bancs de l’Assemblée nationale par le premier ministre, Manuel Valls, lui-même, et non par le ministre de l’intérieur. Une première sous ce gouvernement.
 

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 12:50
Station d'écoute à Loèche. photo Martin Steiger

Station d'écoute à Loèche. photo Martin Steiger

 

17.03.2015 Romandie.com (ats)

 

Le Service de renseignement de la Confédération pourra installer des micros dans des lieux privés ou s'introduire dans des ordinateurs pour lutter contre le terrorisme ou l'espionnage, a décidé mardi le Conseil national. La gauche n'a pas réussi à corriger le tir.

On ne s'en prendra pas à des citoyens qui n'ont rien à se reprocher mais à des criminels qui menacent la sécurité de la Suisse, a affirmé le ministre de la défense Ueli Maurer. Tout en défendant le sérieux du travail des services secrets.

Selon le conseiller fédéral, le Service de renseignement de la Confédération (SRC) ne s'adonnera qu'une douzaine de fois par an à ces "recherches spéciales". Une promesse qui n'a pas convaincu les Verts, qui ne voulaient rien entendre de ce dispositif. Celui-ci pourrait bien, selon eux, déboucher sur une centaine de mesures de surveillance.

 

Mesures intrusives

Les agents fédéraux pourront surveiller des communications (courrier, téléphone, courriel), observer des faits dans des lieux privés, si nécessaire en installant des micros, ou perquisitionner secrètement des systèmes informatiques.

Le SRC pourra aussi utiliser des appareils de localisation pour déterminer la position ou les déplacements de personnes. L'introduction dans les réseaux informatiques, et la pose de "chevaux de Troie" dans les ordinateurs a fait bondir la gauche.

 

Double aval

Les "recherches spéciales" seront soumises à l'aval du Tribunal administratif fédéral (TAF) puis du chef du Département fédéral de la défense (DDPS), qui devra consulter ses collègues de justice et police et des affaires étrangères. La procédure aura lieu par écrit.

Les Vert'libéraux et la gauche auraient souhaité confier la compétence du second aval à un organe de contrôle indépendant, désigné par le Conseil fédéral, plutôt qu'au ministre de la défense. Cette proposition a été largement rejetée.

 

Drones et satellites

Le SRC pourra en outre utiliser des drones ou des satellites pour ses observations dans des lieux publics. La gauche et les Vert'libéraux auraient aimé n'autoriser de tels moyens que pour les "recherches spéciales".

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 08:55
photo LeFigaro.fr

photo LeFigaro.fr

 

16/03/2015 Par Christophe Cornevin – LeFigaro.fr

 

Le très attendu projet de loi sur le renseignement, dont Le Figaro dévoile le contenu, sera présenté jeudi en Conseil des ministres. Il détaille comment les services de police vont pouvoir infiltrer et surveiller les terroristes, via des écoutes téléphoniques, la pose de balises sur des véhicules ou de micros et des caméras espions.

 

Innovation majeure du projet de loi, qui sera présenté jeudi prochain en Conseil des ministres, les services de renseignements vont pouvoir infiltrer et surveiller les terroristes potentiels grâce à des autorisations administratives, sans passer par la case judiciaire. Moyennant une stricte règle de proportionnalité entre l'autorisation d'emploi de techniques spéciales du recueil de l'information et la défense des libertés individuelles, ils vont désormais bénéficier de toute la palette des outils mis à leur disposition. Dans son titre V, le projet de loi «définit les techniques spécialisées de recueil du renseignement» que les agents pourraient mettre en œuvre après autorisations. Outre les «accès administratifs aux données de connexions», notamment les fadettes où apparaissent les contacts téléphoniques et les échanges du nombre de SMS, ils pourront effectuer en toute légalité des «interceptions de sécurité» portant sur les contenus électroniques des mails et des conversations téléphoniques, dès lors qu'ils seront un lien direct avec l'enquête. «Les propos liés à la vie privée et n'intéressant pas la sûreté de l'État ne seront pas archivés», précise une source informée. Par ailleurs, le projet de loi prévoit aussi le «recours à des appareils enregistrant les paroles et les images de personnes ou à des logiciels captant les données informatiques». Ce qui permettra aux agents de renseignement de poser des micros et des caméras espions.

 

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 15:55
Espionnage industriel, cybercriminalité, menace contre les installations (14 Avr. 2015)

 

source Association des entreprises partenaires de la Défense

 

L'Association des entreprises partenaires de la Défense organise le mardi 14 avril 2015 de 18 heures 30 à 20 heures 30 à l'Ecole militaire à Paris une soirée de sensibilisation avec les experts de la Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense (DPSD).

 

Espionnage industriel, cybercriminalité, menace contre les installations...

 

La DPSD est le service de renseignement dont dispose le ministre de la Défense pour assumer ses responsabilités en matière de sécurité du personnel, des informations, du matériel et des installations sensibles. Dans le domaine de la sécurité économique, la DPSD travaille avec environ 2.000 sociétés liées à la Défense.

Cette soirée exceptionnelle de sensibilisation, basée en grande partie sur des cas concrets, est destinée en priorité aux dirigeants et collaborateurs de TPE et PME liées à la Défense (et non seulement du monde de l'armement) ainsi qu'aux étudiants dans le domaine « défense & sécurité ».

Elle se déroulera en trois grandes parties :

 

La protection informationnelle (« comment protéger vos données »).

La protection de votre site physique (« comment protéger vos locaux »).

Questions - réponses avec la participation notamment d’un expert en sécurité informatique et d’un inspecteur de sécurité de la défense (ISD).

 

L'inscription est gratuite mais obligatoire LIEN

 

Vous recevrez un mail de confirmation.

Attention ! Nombre de places limités. Clôture des inscriptions sans préavis.

Pour préparer au mieux cette soirée, l’interview du directeur de la sécurité et de la protection de la défense publié dans le numéro du 4ème trimestre 2014 de la Lettre Entreprises & Défense LIEN

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 08:35
Wahopai - photo New Zealand Herald

Wahopai - photo New Zealand Herald


13 March 2015 Pacific Sentinel
 

Files that US National Security Agency (NSA) whistleblower Edward Snowden gave to the Auckland-based New Zealand Herald revealed that New Zealand's intelligence organs have been instructed to spy on around 20 countries around the globe, including Asian countries such as China, Japan, North Korea and Iran, and to share this intelligence with its Five Eyes allies, the US, the UK, Australia and Canada, according to the website of China's Communist Party mmouthpiece, the People's Daily.

 

Around 20 countries and regions, including many of the country's major trade partners, were being spied on by New Zealand's Government Communications Security Bureau (GCSB), who installed listening posts hidden in embassies and other strategic locations and infected computer systems and phone networks of target countries with malware, according to the paper.

 

The documents, dating from April 2013 and released March 11 by the New Zealand newspaper in collaboration with US online news organization The Intercept, have emerged at the same time that the Wikipedia Foundation, along with a group of human rights advocacy organizations, including Amnesty International, are suing the NSA for its Dragnet online surveillance program, stating that the program is in violation of the US constitution, particularly in regard to the stifling of freedom of speech and privacy violations. Wikipedia said that it hopes the suit will bring an end to what it sees as illegal behavior.

 

Read the full story at Want China Times

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 17:20
slide d’un powerpoint de la NSA, capture d’écran (Der Spiegel)

slide d’un powerpoint de la NSA, capture d’écran (Der Spiegel)

 

11 March 2015 defenceWeb (Reuters)

 

The U.S. National Security Agency was sued on Tuesday by Wikimedia and other groups challenging one of its mass surveillance programs that they said violates Americans' privacy and makes individuals worldwide less likely to share sensitive information.

 

The lawsuit filed in federal court in Maryland, where the spy agency is based, said the NSA is violating U.S. constitutional protections and the law by tapping into high-capacity cables, switches and routers that move Internet traffic through the United States.

 

The case is a new potential legal front for privacy advocates who have challenged U.S. spying programs several times since 2013, when documents leaked by former NSA contractor Edward Snowden revealed the long reach of government surveillance.

 

Other lawsuits have challenged the bulk collection of telephone metadata and are pending in U.S. appeals courts.

 

The litigation announced on Tuesday takes on what is often called "upstream" collection because it happens along the so-called backbone of the Internet and away from individual users.

 

Bulk collection there violates the constitution's First Amendment, which protects freedom of speech and association, and the Fourth Amendment, which protects against unreasonable search and seizure, the lawsuit said.

 

The plaintiffs include the Wikimedia Foundation, which runs the online encyclopedia Wikipedia, the conservative Rutherford Institute, Amnesty International USA and the National Association of Criminal Defense Lawyers, among other groups.

 

The groups said in the lawsuit that upstream surveillance "reduces the likelihood" that clients, journalists, foreign government officials, victims of human rights abuses and other individuals will share sensitive information with them.

 

Legal standing, which requires the organizations to show individual, particular harm, is the most significant obstacle for them, said Stephen Vladeck, a professor at American University Washington College of Law.

 

While it might stand to reason that the plaintiffs' communications are being intercepted, they can only use legally public information, which the government has acknowledged or declassified, to show harm, Vladeck said. It is "not beyond the pale" that the government could make more information public while the lawsuit is pending, he said. For now, the lawsuit is a “longshot” according to Vladeck.

 

An Obama administration official said: "We've been very clear about what constitutes a valid target of electronic surveillance. The act of innocuously updating or reading an online article does not fall into that category."

 

The U.S. Department of Justice, which was named as a defendant along with the NSA, said it was reviewing the lawsuit. The NSA did not immediately respond to requests for comment.

 

"By tapping the backbone of the Internet, the NSA is straining the backbone of democracy," Lila Tretikov, executive director of the Wikimedia Foundation, said in a statement.

 

STATE SECRETS

 

Another potential roadblock for the groups is that the government could try to assert what is known as the state secrets privilege, saying that continuing with the lawsuit would expose classified information, said Carrie Cordero, director of national security studies at Georgetown University Law Center.

 

Tretikov and Wikipedia founder Jimmy Wales wrote in the New York Times' opinion pages that they were concerned about where data on their users ends up after it is collected in bulk by the NSA. Citing close intelligence ties between the United States and Egypt, they said a user in Egypt would have reason to fear reprisal if she edited a page about the country's political opposition.

 

The U.S. Supreme Court in 2013 rejected another challenge to NSA surveillance of email and other communications, ruling that a similar coalition of plaintiffs did not prove they had been spied upon or would be.

 

The ruling, however, was made just three months before the first of Snowden's revelations. Documents made public by Snowden support the right to sue, said Patrick Toomey, one of the American Civil Liberties Union lawyers working on the lawsuit.

 

Toomey said that with upstream collection, the NSA systematically taps into Internet message traffic between U.S. and overseas users as it moves in and out of the United States over fiber-optic cables.

 

The NSA then systematically sweeps through the vast amount of content for anything relating to specific individuals or groups considered by U.S. agencies to be intelligence targets, according to the documents leaked by Snowden.

 

Consequently, Toomey said, anyone inside the United States who sends or receives messages via the Internet to or from someone outside the country is likely to have had messages examined in some way by NSA.

 

The case is Wikimedia Foundation, et al, v. National Security Agency, et al, U.S. District Court for the District of Maryland, No. 15-662

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 16:50
Premier système spatial européen de renseignement d'origine électromagnétique

 

12/03/2015 DGA (Direction Générale de l’Armement)

 

Le ministère de la Défense lance la réalisation du premier système spatial européen de renseignement d’origine électromagnétique

 

La Direction générale de l’armement (DGA) vient de notifier la première phase de réalisation du système CERES  (CapacitE RoEm Spatiale) à Airbus Defence and Space et à son co-traitant Thales. Ce système spatial de recueil de renseignement électromagnétique permettra à la France de collecter à l’horizon 2020, sans contrainte juridique de survol et en tout temps, du Renseignement d’origine électro magnétique (ROEM) sur des zones inaccessibles par les capteurs de surface. Le budget couvrant la réalisation et la mise en orbite de CERES est de l’ordre de 450 M€.

 

Cette nouvelle étape  du programme permet de lancer la réalisation des trois satellites et du  segment sol utilisateur. Le développement de CERES bénéficie des avancées technologiques effectuées au cours des dix dernières années avec les démonstrateurs technologiques ELISA et ESSAIM.

 

Avec CERES, la France conforte sa place parmi les rares pays maîtrisant le recueil de ROEM depuis l’Espace et de leader européen en ce domaine.

 

La maîtrise d’ouvrage du programme CERES est assurée par  la DGA. Le CNES agit en tant que maîtrise d’ouvrage déléguée pour l’acquisition du segment sol de contrôle et des services de lancement.

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 07:56
Inflexion de la LPM: Jean-Yves Le Drian veut ouvrir cinq travaux

 

11.03.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

La Loi de programmation militaire, on le sait, va être actualisée en juin, "pour adapter l’organisation des armées […] et leur permettre d’apporter une protection adaptée à l’évolution des menaces et aux besoins de protection des Français", comme l'a dit François Hollande ce matin.

Le Parlement débattra, doctement mais fermement certainement, puis votera sans aucun doute le lancement du chantier, certes annoncé dès 2013 mais accéléré par l’évolution de la situation intérieure/extérieure (Ops Barkhane où les effectifs vont être légèrement renforcés, Sangaris, Chammal et Sentinelle) et les besoins accrus de la Défense.

Il ne s’agit pas de détricoter la LPM mais de retricoter les armées, et en particulier l’armée de terre. Jean-Yves Le Drian, qui assure avoir "le nez dans le guidon sur les affaires de défense", le rappelle: "Les fondamentaux restent là".

 

Pour autant, il est bien décidé à initier "cinq inflexions".

 

1- Les effectifs. 10 200 militaires sont actuellement déployés en opex et 7 000 en métropole dans le cadre de Sentinelle (avec ceux de "Vigipirate historique" et du soutien, on arrive à 10 000 hommes, pour surveiller 682 sites. Le niveau actuel devrait rester stable jusqu’au 1er juillet au moins).
Eh oui, le contrat opérationnel est largement dépassé ; d’où l’urgence d’une inflexion dans ce domaine-là. "Il faut revoir la trajectoire des effectifs pour tenir compte du très haut niveau d’engagement des armées", martèle JYLD.
Cette première inflexion ira au-delà le moratoire sur la réduction des réductions d'effectifs (7500 postes sauvegardés) annoncé par François Hollande lors de ses vœux (voir mon post ici). Mais JYLD se refuse à avancer un chiffre.
Seule certitude : c’est l’armée de terre qui va en profiter. D’ailleurs, le modèle "Armée de terre" est en cours de redéfinition dans le cadre du chantier "au contact".

 

2- Adapter les priorités. Même si le ministre refuse de détailler les mesures, l’orientation est clairement au renforcement. Et il interviendra dans les domaines suivants: forces spéciales, drones, cyber et renseignement( moyen ISR en particulier).

 

3- Equiper. Le ministre entend "lever les hypothèques  sur certains équipements (Rafale par exemple). Il veut aussi s’assurer que les bons engagements seront tenus (sur les drones par exemple dont trois nouveaux exemplaires seront commandés "à l’été").
Parmi les urgences qui tiennent à cœur à JYLD: les hélicoptères. D’où "un plan spécifique pour des hélicoptères de manœuvres" (de quoi ravir Airbus D&S).

 

4- Des ressources financières. L’urgence est toujours de crédibiliser les ressources financières nécessaires à la LPM. Il s’agit d’être "au rendez-vous des 31,4 milliards" et pour cela, les sociétés de projet sont vitales (deux SdP, sans partenaires privés ou étrangers, sont envisagées, l’une pour trois Fremm, l’autre pour quatre Atlas). Reste que les inflexions anticipées auront un coût, surtout (et JYLD le reconnaît) si le périmètre des effectifs s’élargit. Le futur débat au Parlement risque donc de porter, non pas sur l'opportunité du renforcement, mais sur les fameuses REX qui permettraient de boucler le budget de la Défense mais dont l'incertitude le plombe plus que tout.

 

5- Association. Suite à l’arrêt de la CEDH, le ministère veut combler "le vide juridique" en reconnaissant des associations au niveau national. 
Sera précisée aussi dans la LPM infléchie la question de l’éligibilité des militaires (aux élections municipales en particulier).

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 07:55
Les dix chantiers de l’armée française

 

11.03.2015 Par Nathalie Guibert - Le Monde.fr

 

De Vigipirate à la cyberguerre, du budget au droit d’association des militaires, les armées sont de nouveau en chantier, moins de deux ans après la publication du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Une révision de la loi de programmation militaire 2014-2019 aura lieu à l’été, notamment pour garantir les ressources promises aux armées et tenir compte des nouvelles missions qui leur sont attribuées en matière de protection du territoire national. Voici les dix principaux chantiers présentés par le ministre Jean-Yves Le Drian mercredi 11 mars.

 

  • Plus de soldats sur le territoire

Décidé après les attentats de janvier, l’engagement de 10 000 militaires en appui des forces du ministère de l’intérieur est maintenu, a décidé le président de la République au cours d’un conseil de défense mercredi matin. Il sera maintenu « au minimum jusqu'au début de l'été, date à laquelle il sera réévalué », a ensuite précisé le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, lors d'une conférence de presse.

Cet effectif comprendra 7 000 soldats pour la protection « dans la durée » des sites confessionnels juifs et 3 000 autres en renfort possible. Aujourd’hui, 682 sites sont protégés par des militaires dont 604 lieux communautaires. Le dispositif des gardes statiques va évoluer, confirme le ministre, avec des patrouilles mobiles plus nombreuses et un allégement de la protection de certains locaux quand ils sont vides.

Autre mesure : le développement des réserves. « Les travaux que nous menons visent à disposer d’un réservoir de 40 000 réservistes contre 28 000 aujourd’hui », annonce M. Le Drian. L’objectif étant de « pouvoir déployer 1 000 réservistes en permanence ». Il reste à les financer.

 

  • Moins de coupes dans les effectifs

Les armées devaient supprimer 34 000 emplois entre 2014 et 2019, selon la loi de programmation militaire. En janvier, tirant les leçons des attentats, le chef de l’Etat avait déjà décidé de sauver 7 500 postes militaires et civils dans la défense. Mercredi, il a décidé d’aller « au-delà ». La défense espère en sauver jusqu’à 23 000. Dans ce cadre, parallèlement, l’armée de terre va être réorganisée. Son nouveau modèle sera dévoilé début avril.

 

  • De nouveaux moyens pour la cyberguerre

Les priorités décidées en 2013 dans le cadre du Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale sont « accentuées », annonce le ministre. Ainsi, les effectifs du volet cyber de la stratégie de défense « seront accrus ». La programmation 2014-2019 avait prévu un investissement de 1 milliard d’euros et l’embauche de 500 spécialistes, dans les états-majors et à la direction générale de l’armement. Cet effectif supplémentaire doit être doublé.

 

  • De nouveaux moyens de renseignement

Une autre priorité du Livre blanc, le renseignement, est confortée. Le ministre confirme plusieurs projets : la réalisation avec l’Allemagne d’un troisième satellite d’observation (elle doit être actée lors d’un conseil franco-allemand le 31 mars) ; le lancement des études relatives au futur drone européen envisagé pour 2025 avec l’Italie et l’Allemagne ; la commande « à l’été » de trois nouveaux drones américains Reaper.

Lors de sa conférence de presse, il a, en outre, annoncé la création d’une « autorité administrative indépendante » afin d’encadrer les pratiques des services.

 

  • Des sociétés de projet pour boucler le budget 2015

Pour obtenir les ressources allouées à la défense en 2015, soit 31,4 milliards d’euros, les crédits budgétaires doivent être complétés par 2,3 milliards de recettes exceptionnelles. Elles seront apportées par des « sociétés de projet », créées en juillet lors de la promulgation de la loi Macron sur la croissance et l’activité. Ces sociétés, montées par l’Etat, cèderont des armements aux industriels concernés en échange de cash, avant de relouer aussitôt ces équipements. Trois futures frégates multi-missions (FREMM) du constructeur naval DCNS et 4 avions A400M sont concernés.

 

  • Des associations professionnelles pour les militaires

L’actualisation de la loi de programmation militaire comportera un volet social. Après la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme en raison de l’interdiction absolue des syndicats dans les armées, le ministère va organiser « la possibilité pour les militaires de constituer des associations professionnelles ».

Le Conseil constitutionnel ayant par ailleurs récemment rappelé que les militaires en activité avaient le droit d’être élus dans les conseils municipaux, la loi sera adaptée en ce sens.

 

  • Un service volontaire pour les jeunes

Les armées présenteront en mai un projet pour expérimenter un « service militaire adapté », inspiré de celui qui existe dans les départements d’outre-mer pour les jeunes sans qualification. Un millier de places seront offertes « dès l’automne 2015 ». Intégré au dispositif général du service civique, il comprendrait une formation professionnelle. Trois pistes sont étudiées : un partenariat avec les régions, un accord avec une branche professionnelle ou un montage avec une grande entreprise.

 

  • Un nouveau logiciel de paie

La page du logiciel défecteux Louvois, qui a totalement désorganisé depuis quatre ans la paie des militaires, se tourne, promet le ministre de la défense. Trois prototypes ont été présentés par la Direction générale de l’armement (DGA) en décembre pour remplacer Louvois. « D’ici à cet été, nous choisirons le meilleur », précise le ministre de la défense. En décembre sera présenté un nouveau logiciel pilote baptisé Source solde. Les tests grandeur nature ne commenceront qu’en 2016.

 

  • Le Pentagone français inauguré à l’automne

Le déménagement et le regroupement des services centraux de la défense dans « l’Hexagone Balard », version française du Pentagone, sera bouclé à la fin 2015. L’inauguration formelle du nouveau siège aura lieu en octobre, au moment de l’installation de la DGA. « L’état-major des armées aura réalisé sa bascule pour le mois de juillet, c’est à cette date que le nouveau centre des opérations sera en service », affirme le ministre.

 

  • Un retrait confirmé de Centrafrique

Les opérations extérieures mobilisent environ 10 000 soldats.

« En Centrafrique, l’amorce d’un dialogue national confirme notre perspective d’un désengagement de l’opération “Sangaris×” dans le courant du deuxième semestre », déclare M. Le Drian. L’état-major avait planifié une baisse des effectifs, autour de 1 700 soldats aujourd’hui, pour les ramener à moins d’un millier à l’été, puis à terme autour de 500, le volume déployé par la France avant les événements de décembre 2013. Cette cible n’est pas confirmée, mais la décrue se fera progressivement au cours de l’année 2015.

La priorité reste la lutte contre la « menace terroriste d’inspiration djihadiste ». Le ministre a rappelé que 1 400 Français ont été à ce jour impliqués dans le djihad au Moyen-Orient, dont 90 sont morts et 200 sont rentrés en France.

Au Sahel, l’opération « Barkhane » se poursuit et les effectifs militaires français vont « légèrement » augmenter. La base avancée de Madama, dans le nord du Niger, « sera pleinement opérationnelle au 1er juillet », annonce le ministre.

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 21:55
Agenda 2015 du ministre de la Défense

 

11/03/2015 Conférence de presse du ministre de la Défense

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a dévoilé lors de la conférence de presse du mercredi 11 mars son agenda pour 2015.

 

Mars

Communauté de Défense (27 mars) : Journée nationale du réserviste.

 

Avril

 

Renseignement : début de l’examen du projet de loi relatif au renseignement à l’Assemblée nationale.

Exportations d’armement : mise en oeuvre du contrat DONAS, programme de livraison de matériel d’armement français aux forces armées libanaises financé par l’Arabie saoudite.

Déplacement au Liban et en Jordanie.

Opérations extérieures (30 avril) : déclaration par l’Organisation des Nations unies de la pleine capacité opérationnelle de la MINUSCA (Centrafrique).

Post-Louvois : notification du marché de « Source Solde », futur système de paie du ministère de la Défense.

• Equipements : réception du troisième drone de moyenne altitude longue endurance Reaper.

Déplacement en Ethiopie et à Djibouti.

 

Mai

Europe de la Défense (10 mai) : 70e anniversaire de la Libération de Lorient en présence des ministres de la Défense d’Allemagne, d’Espagne, d’Italie et de Pologne, en prévision du Conseil européen de juin 2015.

Europe de la Défense (18 mai) : réunion des ministres de la Défense de l’Union européenne à Bruxelles

Mémoire (20 et 21 mai) : colloque « François Mitterrand et la Défense » organisé par l’Institut François Mitterrand et le ministère de la Défense.

Transformation du ministère de la Défense (28 mai) : présentation du modèle futur de l’armée de terre « Au contact ! ».

Déplacement à Singapour : Shangri-La Dialogue.

 

Juin

Europe de la Défense : préparation du Conseil européen en partie consacré aux questions de Défense.

Exportations d’armement (début juin) : publication du rapport 2014 sur les exportations d’armement et présentation complète du bilan record de l’année 2014.

Industries (15 au 21 juin) : Salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget.

Actualisation de la loi de programmation militaire : début de l’examen parlementaire de l’actualisation de la loi de programmation militaire 2014-2019.

Transformation du ministère de la Défense : présentation au Parlement de la mise en conformité des textes législatifs relatifs au droit d’association professionnelle dans les armées, avec les arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme.

International : réunion des ministres de la Défense de l’OTAN.

 

Juillet et août

Opérations extérieures (1er juillet) : pleine capacité opérationnelle de la base avancée temporaire de Madama, Niger, dans le cadre de l’opération BARKHANE.

Déplacement aux Etats-Unis d’Amérique (3 et 4 juillet).

Fête nationale du 14 Juillet et défilé militaire.

Industries : création de la co-entreprise Nexter-KMW, leader européen de l’armement terrestre.

International : livraison à l’Égypte de la Frégate multimission (FREMM) et des trois premiers avions Rafale, et inauguration du deuxième canal de Suez.

Déplacement en Égypte.

Equipements : création des sociétés de projet, financement innovant des équipements militaires.

Equipements : commande de trois drones Reaper supplémentaires.

 

Septembre

Communauté de Défense (14 et 15 septembre) : Université de la Défense : « Du renseignement aux opérations ».

Cyberdéfense : premier colloque international sur la cyberdéfense à Paris, organisé par le ministère de la Défense.

Lien Armée-Nation (30 septembre) : remise du prix Brienne de géopolitique.

 

Octobre

Transformation du ministère de la Défense : inauguration de l’Hexagone Balard, nouveau siège du ministère de la Défense dans le XVe arrondissement de Paris.

Transformation du ministère de la Défense : mise en conformité des textes réglementaires relatifs au droit d’association professionnelle dans les armées, avec les arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme.

Budget : examen du budget de la mission Défense à l’Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi de finances 2016.

Communauté de Défense : Observatoire de la Parité.

International : réunion des ministres de la Défense de l’OTAN.

 

Novembre

Industries : Forum DGA Innovation.

Industries : troisième anniversaire du Pacte Défense PME, bilan des quarante mesures lancées par Jean-Yves Le Drian pour soutenir les PME de Défense.

Opérations extérieures : poursuite du désengagement des forces françaises de SANGARIS en Centrafrique, vers le format d’environ 800 militaires déployés.

Budget : examen du budget de la mission Défense au Sénat dans le cadre du projet de loi de finances 2016.

Lien Armée-Nation : lancement de la première expérimentation d’un service militaire adapté en métropole.

International : deuxième Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique.

 

Décembre

Post-Louvois : finalisation de la conception et présentation d’un pilote opérationnel de « Source Solde ».

Industries : lancement du marché industriel de définition d’un drone européen de moyenne altitude longue endurance (MALE).

Déplacement à Bahrein : Manama Dialogue.

 

Le document est téléchargeable ici

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 18:35
Un homme accusé d’espionnage pour des photos du porte-avions chinois

 

10 mars 2015 45eNord.ca (AFP)

 

Un Chinois accusé d’avoir vendu 500 photos du premier porte-avions de l’Armée populaire de libération a été arrêté dans le cadre d’une enquête anti-espionnage, a rapporté la presse officielle.

 

L’homme, identifié sous le nom de M. Zhang, aurait pris ces clichés en répondant à la commande d’une personne se présentant comme le rédacteur-en-chef d’un magazine, a précisé lundi soir la télévision de la ville de Dalian.

C’est dans ce port du nord-est de la Chine qu’a été construit le premier porte-avions chinois, le «Liaoning», admis au service actif en septembre 2012. Ce navire est issu d’un bâtiment inachevé vendu en 1998 par l’Ukraine.

M. Zhang est soupçonné d’avoir photographié le Liaoning d’avril à août 2014 dans le port de Dalian, où se déroule l’entretien régulier du navire-amiral de la marine chinoise.

«M. Zhang a gravement porté atteinte à la sécurité militaire du pays», a commenté la télévision de Dalian.

Selon cette même source, un autre homme a été arrêté à la même époque à Dalian, accusé d’avoir touché 90.000 yuans (13.300 euros) en échange de photos de matériel militaire qu’il aurait remises à un «reporter».

Ce dernier serait un espion étranger qui était surveillé par les services chinois de contre-espionnage, a ajouté la télévision de Dalian, sans préciser la nationalité de cette personne.

Pékin cultive une très grande opacité sur ses programmes militaires et se montre particulièrement sensible sur la question du secret-défense, en lui attribuant un très vaste champ.

La Chine a annoncé la semaine dernière son budget militaire pour 2015, en hausse de 10,1%.

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 18:20
Début de l’étude du projet de loi antiterroriste C-51 aux Communes

Les ministres de la Sécurité publique et de la Justice, le directeur du SCRS et le commissaire Bob Paulson de la GRC ont tous les quatre témoignés mardi matin, devant un comité parlementaire étudiant le projet de loi antiterroriste C-51. (45eNord.ca/ParlVU)

 

10 mars 2015 par Nicolas Laffont – 45eNord.ca

 

C’est ce matin qu’a commencé l’étude du Comité permanent de la sécurité publique et nationale sur le controversé projet de loi antiterroriste C-51 qui veut accorder des pouvoirs supplémentaires à la police et au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).

 

Après C-44, le gouvernement dit vouloir donner aux espions du SCRS «tous les outils nécessaires pour combattre le terrorisme» avec C-51. La loi permettrait entre autres d’empêcher des jeunes Canadiens de se joindre aux rangs du groupe État islamique en Irak ou en Syrie, ou encore de commettre des attaques isolées sur le territoire canadien.

En tout, le comité parlementaire doit se réunir à neuf reprises et entendre environ une cinquantaine de témoins. Après plusieurs heures de négociations entre les députés fédéraux, les conservateurs ont accepté de faire passer de trois à neuf le nombre de séances consacrées à l’étude de C-51.

Quatre anciens premiers ministres du Canada ont signé avec d’anciens juges de la Cour suprême une lettre ouverte publiée dans les médias nationaux dans laquelle ils expriment leurs inquiétudes quant au respect des droits et libertés.

Une fois les consultations terminées, le projet de loi sera soumis au vote à la Chambre des Communes, mais comme le gouvernement Harper est majoritaire, il n’aura de toute façon pas besoin de l’appui de l’opposition pour le faire adopter.

 

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 17:55
Quand on reparle des ALSR (avions légers de surveillance et de reconnaissance)


06.03.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Selon la loi de finances 2015, "un avion léger de renseignement (ALSA2R), dit ISR (Intelligence, surveillance, reconnaissance) léger, sera commandé en 2015". La LPM prévoit, elle, la commande de trois ALSR (Avion Léger de Surveillance et de Reconnaissance).

Où en est-on de ce projet alors que nos armées continuent de louer les services d'au moins deux entreprises privées (Air Attack et CAE) qui leur fournissent des vecteurs ISR en Afrique?

Voilà ce que j'en disais le 9 octobre dernier:
- la commande porte sur deux avions (la LPM prévoit trois achats),
- le type d'avion n'est pas encore arrêté; mais on pariera qu'un King Air 350 (voir photo ci-dessus. Crédit: Beechcraft), comme ceux des Douanes, pourrait constituer une bonne plate-forme,
- la procédure sera patrimoniale,
- la commande sera finalisée "début 2015",
- la livraison interviendra "18/24 mois plus tard", le temps d'intégrer les équipements sur les appareils,
- les deux avions seront mis en œuvre par l'armée de l'air,
- ils seront mutualisés entre la DGSE et la DRM.

La procédure a enfin été lancée (donc, avec du retard) et les spécifications ont été diffusés aux industriels susceptibles de répondre.

Le marché porte sur 2+1 avions dont le type n'est pas spécifié mais qui seront du type Beechcraft 350ER. L'enveloppe serait de 50 millions d'euros pour l'achat (8/10 millions par appareil), les modifications et l'intégration des équipements (optique, équipement ROEM, trans). Une enveloppe à l'épaisseur modeste au vu des exigences techniques détaillées dans le cahier des charges.

La copie est à rendre à la DGA pour le 20 avril.

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 12:35
Japan eyes MI6-style spy agency as it seeks to shed pacifist past

 

06 Mar 2015 channelnewsasia.com

 

TOKYO: Japan is looking into creating an overseas intelligence agency possibly modelled on Britain's MI6 spy service, ruling party lawmakers say, 70 years after Allied victors dismantled Japan's fearsome military intelligence apparatus following World War II.

A new foreign intelligence agency would be an integral part of a security framework Prime Minister Shinzo Abe is building as he seeks to loosen the post-war pacifist constitution's limits on the military's ability to operate overseas.

The idea that Japan's fragmented intelligence community needs a makeover has also gained momentum since the killing of two Japanese captives by Islamic State militants in Syria earlier this year showed how much Tokyo relied on friendly countries for information.

Abe has already set up a US-style National Security Council and enacted strict state secrets legislation, and is now working on laws to lift a ban on exercising the right of collective self-defence, or militarily aiding an ally under attack.

 

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 23:55
La captation récente de savoir-faire par une puissance étrangère, intervenue lors d’un salon international

 

source cdse.fr

 

Veuillez trouver ci-joint le treizième flash ingérence réalisé par la DGSI sur le thème de la captation récente de savoir-faire par une puissance étrangère, intervenue lors d’un salon international. Ce flash est destiné à être diffusé aux personnes susceptibles d’être intéressés au sein des entreprises.

 


telecharger IMG/pdf/Flash_ingerence_n13_-_mars_2015.pdf
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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 23:35
Base d'écoute de Wahopai, photo New Zealand Herald

Base d'écoute de Wahopai, photo New Zealand Herald

 

6 mars 2015 par Henri Weill – Ainsi va le monde !

 

Le gouvernement néo-zélandais se serait livré à de activités " massives " d’espionnage, via la surveillance des réseaux de téléphonie mobile dans plusieurs pays du Pacifique Sud, notamment en Polynésie. Ces révélations sont extraites de documents publiés, ces dernières heures, par Wikileaks concernant l’activité des services néo-zélandais et en particulier leur Bureau de sécurité des télécommunications (GCSB) situé à Waihopai (île du sud).

 

Autres pays écoutés : Fidji, Kiribati, Nauru, Samoa, Salomon, Tonga, Tuvalu, Vanuatu. Ces renseignements seraient ensuite mis à la disposition de la National Security Agency américaine (NSA), et de « l’Alliance des cinq yeux » (Five Eyes alliance), qui lie, outre les États-Unis et la Nouvelle-Zélande, l’Australie, le Royaume-Uni et le Canada. Après la divulgation de ces informations, on attend maintenant la réaction de Paris (avec Flash d'Océanie).

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 22:20
Le directeur de la CIA, John Brennan (photo White house)

Le directeur de la CIA, John Brennan (photo White house)

 

7 mars 2015 Maxime Robin, correspondance, New York (Etats-Unis) - leJDD.fr

 

Le directeur de la CIA, agence de renseignement américaine, John Brennan, a annoncé vendredi une refonte majeure pour la rendre plus performante

 

La CIA, dont le nombre d'employés dans le monde est inconnu et dont le budget annuel est classifié, s'apprête à profondément réorganiser son fonctionnement et sa structure, qui avait très peu changé en soixante-sept ans d'existence. Critiquée par des élus lui reprochant d'avoir sous-évalué l'importance des soulèvements au Moyen-Orient dits du "Printemps arabe", ou de n'avoir pas anticipé l'offensive l'été dernier des djihadistes du groupe Etat islamique en Irak et en Syrie, la CIA devrait, selon la réforme, assigner des milliers d'agents à des taches totalement nouvelles et différentes.

 

Rapprocher les espions et les analystes du bureau

Le patron du renseignement américain souhaite parvenir à deux choses : renforcer le contrôle américain du cyberespace, et fluidifier les échanges de renseignements entre différentes branches de l'agence, notamment entre les espions sur le terrain et les analystes du bureau. Lors d'un briefing sous embargo avec des journalistes plus tôt cette semaine, John Brennan, à la tête de l'agence depuis 2012, a cité en exemple pour la CIA l'armée américaine : une tête qui décide pour chaque région du globe, "à la manière d'un général quatre-étoiles" : un fonctionnement "efficace" et "pouvant rendre davantage de comptes".

La CIA sera aussi réorganisée en dix "centres de mission", chacun assigné à une menace particulière thématique ou régionale telle que le "terrorisme", la "prolifération d'armes" ou le  "Moyen-Orient". Changement de méthode également : les espions sur le terrain devront partager leurs informations avec les analystes. Jusqu'à présent, ces deux facettes du renseignement étaient étanches et rendaient des comptes à des officiers supérieurs différents.

Plusieurs pôles demeurent cependant, en particulier le contreterrorisme, cité en exemple. Confidentiel avant les attentats du 11-Septembre, il compte désormais plusieurs milliers d'officiers, "des espions et analystes chargés de traquer, et souvent tuer, des militants ennemis", selon le New York Times.

 

"Etre espion, c'est apprendre les langues étrangères, partir et parler à ses ennemis"

Contacté par le Guardian, Tim Weiner, spécialiste et auteur de History of The CIA, analyse ce virage numérique avec circonspection. "Le renseignement, comme dit Sun Tzu, c'est 'Connais ton ennemi'. Etre espion, c'est apprendre les langues étrangères, partir et parler à ses ennemis. Le Power Point, les nouveaux diagrammes, la nouvelle architecture... Tout cela est subsidiaire."

John Brennan a au contraire argué que la CIA devait se moderniser si elle ne voulait pas "finir comme Kodak", le géant de la photo qui n'avait pas anticipé l'avènement du numérique.

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 12:55
Casper : le cyber-espion Made in France

 

06 mars 2015 par Stéphane Larcher - linformaticien.com

 

De plus en plus de détails apparaissent sur le cyber-arsenal de l’hexagone. Contrairement à ce que d’aucuns pouvaient croire, nos services de renseignement semblent très loin d’être dépassés par les événements.

 

Après Babar, voilà Casper, un autre programme d’espionnage qui aurait été créé par les services secrets français. Jusqu’à présent, il n’y en avait que pour la NSA et son homologue britannique le GCHQ. On parle également de la Russie, d’Israël ou encore de la Chine qui auraient des programmes gouvernementaux de surveillance informatique. Rien de tout cela chez nous, évidemment ? Il semble que la réalité soit nettement plus nuancée. Après Babar qui espionne les messageries instantanées, c’est au tour de Casper de faire son apparition, selon un article de Motherboard qui s’appuie sur des recherches menées par Kaspersky et ESET.

 

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