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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 12:40
photo SDBR

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20.12.2016 par Alain Establier - « SECURITY DEFENSE Business Review » n°162

 

SDBR: Comment va la Russie aujourd’hui?

Gaël-Georges Moullec * : Il n’y a plus d’ascenseur social dans la Russie d’aujourd’hui, ce qui est un problème moins connu, mais aussi important à terme que les problèmes démographiques ou économiques. Le système est bloqué par des élites qui placent leurs familiers aux postes de responsabilités, écartant ainsi ceux qui pourraient y accéder par le mérite et par leurs capacités. Au temps de Gorbatchev, le peuple a accepté la désintégration du pays car il y avait l’espoir dans l’avenir, la possibilité de se déplacer enfin à l’Etranger ; sous Eltsine, la dégradation économique s’accompagnait pour certains d’une ascension sociale basée sur des privatisations discutables. Aujourd’hui, il y a un danger de « brejnevisation » avec des gens installés aux commandes depuis trop longtemps, ainsi 1% de la population dispose de 70% de la richesse nationale. A cela, il faut ajouter la question de l’avenir de Vladimir Poutine, que certains posent depuis l’été 2016, et l’interrogation sur une éventuelle interruption de son 3ème mandat, sous le prétexte d’une santé défaillante, mais en réalité pour devancer une situation économique qui pourrait devenir catastrophique et recourir par anticipation à des élections présidentielles encore gagnables par un « héritier » désigné d’avance. On observe ainsi la nomination récente, à des postes de gouverneur, d’anciens haut-fonctionnaires des services de renseignement ou des forces spéciales qui pourraient parfaitement tenir, si nécessaire, ce rôle d’héritier.

 

Indépendamment du pétrole et des sanctions internationales, y a t-il une autre cause à la situation économique du pays ?

Il y a quatre causes en fait : des investissements qui n’ont pas été faits en temps utile, une corruption perdurant qui réduit d’autant le montant des investissements d’Etat, la baisse du prix du pétrole et les sanctions occidentales, touchant principalement et individuellement les proches de Poutine. Les sanctions technologiques existaient déjà du temps des Soviétiques et n’avaient pas été réellement levées depuis 1991. Par contre, aujourd’hui les contre-sanctions russes peuvent avoir un effet bénéfique pour le pays, en l’obligeant à redevenir le grand pays agricole qu’il était avant 1917. Cependant, n’oublions pas qu’une certaine caste russe s’enrichit des exportations de pétrole et de gaz et des importations agricoles et industrielles ; elle n’a donc rien à gagner à la relocalisation d’une partie de l’économie et pourrait voir d’un mauvais œil certaines prises de position extérieures offensives (Crimée, Donetsk, Syrie, missiles « Iskander » à Kaliningrad) du Président Poutine.

 

Pourquoi le Président Poutine prend-il ce risque ?

Le président Poutine a deux cerveaux : celui de l’ancien du FSB, patriote, qui a grandi à Leningrad, « berceau de trois révolutions », et celui d’une personne qui a fait son chemin en accumulant une richesse personnelle d’un montant aussi impressionnant que flou. Selon le cerveau qu’il utilise, il prend des décisions dans l’un ou l’autre sens. L’erreur de l’Occident est de ne pas avoir perçu cela et d’avoir transformé une personne qui suivait initialement, comme héritier direct d’Eltsine, son intérêt financier en un patriote capable de mettre entre parenthèse ces mêmes intérêts comme prix du retour de la Russie sur la scène internationale.

 

Pensez-vous que le rattachement de la Crimée à la Russie ait été un acte irréfléchi du président Poutine ?

Il n’avait certainement pas prévu l’ampleur des sanctions personnelles prises par les Européens et les Américains à l’égard d’une centaine de dirigeants russes. A part cela il faut savoir que la Crimée, pour les Russes, c’est un peu l’Alsace-Lorraine pour les Français… La Crimée a été perdue deux fois : une fois contre les Français et les Anglais durant la guerre de Crimée (1853-1856), une fois contre les Allemands durant la grande guerre patriotique (1941-1945). La possibilité que l’OTAN ait pu envisager d’y implanter une base, grâce au retournement de l’Ukraine en 2014, a été le déclencheur de la réaction russe. De plus, les Européens ont complètement occulté le soutien populaire local à l’initiative du président Poutine : sur les 24.000 militaires ukrainiens présents en Crimée en 2014, 18.000 ont choisi de rester, de prendre la nationalité russe et d’opter pour leur intégration dans les forces armées russes. On peut juger à cette aune de leur attachement à l’Ukraine !

 

Pourquoi la Russie s’est-elle engagée auprès de Bashar al-Assad en Syrie ?

En matière de politique étrangère il n’y a pas d’ami ou d’ennemi, il y a des alliances de circonstances. Le président Poutine a le sentiment d’avoir été floué sur l’affaire libyenne en 2011, qui avait donné lieu à un conflit ouvert entre Vladimir Poutine, alors Premier Ministre, et Dimitri Medvedev, alors Président. Ensuite, le terrorisme islamique s’est largement exprimé en Russie par de multiples attentats sanglants et le terrain syrien a donné un espace de formation idéal pour des islamistes russes et de l’ex-URSS appelés à porter ensuite la menace sur le territoire russe, où vivent depuis toujours des Musulmans (15%) ou en Asie centrale. Enfin, la volonté américaine d’utiliser la Syrie, après une victoire de la « démocratie » dans la guerre civile, pour le transit du gaz et du pétrole en provenance d’Arabie Saoudite et de la péninsule arabe était une concurrence directe pour la production russe à destination de l’Europe. Si l’on ajoute la possibilité de bénéficier de facilités militaires portuaires ou aériennes, voila les vraies bonnes raisons de l’engagement russe aux cotés de Bachar el-Assad.

 

Est-ce que le changement de majorité à la Maison Blanche peut changer la position américaine vis à vis de la Russie ?

Ce qui va changer, c’est l’abandon de la position idéologique des Américains face aux Russes : « Le Bien » contre « l’Empire du Mal ». Par contre, le retour aux investissements publics faits sur le territoire des Etats-Unis va permettre la recherche de l’autonomie énergétique des Américains, entrainant de fait la chute des cours du pétrole et donc des difficultés accrues pour la Russie. Les Russes, pour se sortir de ce retournement de situation, devront sans doute investir dans les infrastructures lourdes (autoroutes, chemins de fer à grande vitesse, hubs aériens), dans les vraies technologies hi-Tech, et pas les nanotechnologies « à la Tchoubaïs » et parvenir à une réelle conversion, permettant au secteur civil de bénéficier des avancées technologies issues de la recherche militaire. Ce qu’on observe actuellement des arrestations de responsables (tel le ministre de l’Economie Alexeï Oulioukaïev accusé de corruption et arrêté le 15/11/16) tient dans une expression russe « Tout pour les miens, pour les autres juste la Loi ! ». Ce n’est pas l’abolition de la corruption, c’est plutôt la régulation de la corruption, voir son utilisation à des fins politiques. Pour autant, il est possible pour les entreprises occidentales de travailler en Russie avec des responsables raisonnables, voir honnêtes.

 

Quelle solution politique serait envisageable en Syrie ?

mieux, pour la Russie, nous pouvons imaginer la pérennité du régime syrien et la réintégration de Bachar el-Assad au concert des nations : n’oublions pas qu’il avait été invité à Paris aux fêtes du 14 juillet 2008, comme Kadhafi l’avait été en grande pompe en 2007 ! Le raisonnable pour la Russie serait une solution politique, négociée et agréée par la nouvelle administration américaine, permettant à moyen-terme le renouveau de la Syrie et garantissant les intérêts de la Russie. La plus mauvaise solution pour les Russes serait issue d’un atermoiement de leur part, qui entrainerait une négation des leurs intérêts dans la région par l’Occident : si le président Poutine est toujours au pouvoir, il pourrait y avoir de fortes réactions, si ce n’est plus lui, mais un dirigeant comme Medvedev, il ne se passerait rien...

 

Que dire de la puissance militaire russe ?

La prise de conscience que la Russie est de retour date du 10 février 2007, lorsque le président Poutine prononce son discours à la Conférence de Munich sur la sécurité**. En 2008, lors des événements d’Ossétie du Sud, les Russes avaient compris que leur outil militaire n’était plus adapté, même à une intervention locale, d’où l’injection de sommes immenses pour la modernisation de l’appareil militaire jusqu’en 2020. Le ministre russe de la Défense depuis 2012, Sergeï Choïgou, a une approche pragmatique permettant d’optimiser les sommes investies avec une déperdition minimum. La Russie investit des sommes importantes dans l’armement, mais comparativement relativement faibles au plan mondial (une trentaine de milliards par an), se cantonant souvent dans la production de matériels modernisés, sous-entendu « rétrofité ». Initialement, les stratèges occidentaux s’accordaient à dire que « tout cela n’est que de la quincaillerie », le seul vrai équipement moderne de l’armée russe étant le char T-14 « Armata ». Par contre, au niveau régional, cet armement modernisé place la Russie au rang de superpuissance : en Europe de l’Est, au Moyen-Orient, en Asie Centrale. L’ensemble donne donc à la Russie une place non négligeable, même si elle est encore très loin d’atteindre les capacités globales des Etats-Unis et donc de l’OTAN.

 

Que conseilleriez-vous au prochain responsable de la diplomatie de la France ?

Il faut éviter de donner des leçons aux Russes, travailler ensemble et rester vigilant car ils sont, certes inconstants, mais dans une certaine constance qui veut refaire de la Russie une puissance globale. N’oublions pas qu’ils ont su survivre aux Mongols, à Napoléon, à Hitler et, plus encore, à leurs propres dirigeants… En regardant simplement la carte, on comprend vite qu’il convient, non pas de collaborer avec la Russie, le terme serait impropre, mais d’interagir activement avec elle, tout en défendant âprement nos intérêts biens compris.

 

 

* Gaël-Georges Moullec a publié notamment Rapports secrets soviétiques. La société russe dans les documents confidentiels (1921-1991), Gallimard, 1994. Le KGB dans les Pays Baltes, Belin 2005. Dimitrov, journal 1933-1949, Belin, 2006 et Pour une Europe de l'Atlantique à l'Oural : Les relations franco-soviétiques 1956-1974, paru en russe en 2015 et en français en janvier 2016, https://leseditionsdeparis.com

 

** discours intégral : http://www.alterinfo.net/Discours-de-Vladimir-Poutine-prononce-le-10-fevrier-a-la-Conference-de-Munich-sur-la-securite-texte-integral_a6513.html

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 11:55
La bataille de Tolbiac, toile marouflée, Panthéon de Paris, France - Joseph Blanc (1846-1904)

La bataille de Tolbiac, toile marouflée, Panthéon de Paris, France - Joseph Blanc (1846-1904)


10.11.2016 source JFP

 

10 novembre 496 : bataille de Tolbiac (Zulpich - Allemagne actuelle). Le roi Clovis écrase les Alamans près de l'actuelle ville de Cologne après avoir invoqué le Dieu de sa femme Clothilde. En remerciements de cette victoire, il décide de se convertir au christianisme et est baptisé par l'évêque Saint Rémi.

 

10 novembre 1444 : bataille de Varna (Bulgarie). Défaite des croisés (d'Europe centrale) face aux Turcs trois fois plus nombreux, sur les bords de la mer Noire. Le roi de Hongrie Ladislas III meurt dans la bataille. Constantinople sera conquise 9 ans plus tard.

 

10 novembre 1555 : Villegagnon débarque dans la baie de Guanabara (actuel Brésil). L’amiral français tente de créer une colonie avec 600 colons. Les Portugais détruisent ce qui reste de l’implantation française le 20 janvier 1567.

 

10 novembre 1567 : bataille de Saint-Denis (Paris). Les protestants commandés par le Prince de Condé et l’amiral de Coligny ont tenté d’enlever Charles IX, le roi de France, le 28 septembre près de Meaux ; suite à leur échec, ils assiègent Paris. Le connétable Anne de Montmorency effectue une sortie pour briser le siège et est mortellement blessé d’un coup de feu dans le dos. Sur son lit de mort, il répond à son confesseur : « Pensez-vous que j’aie vécu près de quatre-vingts ans pour ne pas savoir mourir un quart d’heure ? »

 

10 novembre 1775 : le Congrès des Etats-Unis créé les Continental Marines (ancêtre du USMC). Au cours de la guerre d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique, deux bataillons d'infanterie embarquée sont constitués par le Congrès, le 10 novembre 1775, sous le nom de Continental Marines. Ceux-ci sont démobilisés dès 1785 mais la « quasi-guerre » (quasi-war) contre la France amène le Congrès à voter un texte recréant un corps de fusiliers marins le 11 juillet 1798. Ce corps sera alors placé sous l'autorité directe du Secrétaire à la Marine.

 

10 novembre 1900 : mort de l’auteur de la Galette (Montpellier). Saint-Cyrien de la promotion d’Isly (1843-1845), Pierre Léon Bouisset, compose un chant de protestation contre la suppression par le commandement de la contre-épaulette, dite “galette”, que portaient les élèves les plus mal classés. Le chant est devenu l’hymne traditionnel de l’ESM de Saint-Cyr.

 

10 novembre 1920 : choix du Soldat inconnu (Verdun). André Maginot demande au soldat Auguste Thin du 132ème RI de déposer un bouquet sur un des huit cercueils rassemblés dans une chapelle ardente de la citadelle de Verdun pour que son choix désigne celui qui, seul et inconnu, symbolisera la multitude tombée durant la Première Guerre Mondiale. Le corps est escorté à Paris et veillé jusqu’à son inhumation (28 janvier 1921) sous la voûte de l’Arc de Triomphe.

 

10 novembre 1936 : décès de Louis Gustave Binger (à 80 ans). Capitaine issu du rang et premier gouverneur de la Côte d'Ivoire (1893-1895), il est l'un des plus grands explorateurs français de l'Afrique. Il a notamment sillonné durant 2 ans la boucle du Niger (1887-1889), réalisant une moisson d'observations scientifiques qui lui ont valu l'attention de l'Académie française (pour ses ouvrages) ou encore de Jules Vernes. Il a aussi mené durant 2 ans une mission destinée à établir la frontière entre la Côte d'Ivoire et le futur Ghana (1892-1893). Malade, il rentre en métropole où pendant 10 ans, il est directeur des Affaires d’Afrique au Ministère des Colonies (1897-1907). Une ville de Côte d'Ivoire porte son nom.

 

10 novembre 1940 : entrée des Forces françaises libres dans Libreville (Gabon). Le colonel Leclerc à la tête d’un groupement interarmes organisé autour de la 13ème DBLE entre dans Libreville et bouscule les troupes vichystes.

 

10 novembre 1951 : début de la bataille de Hoa Binh (Guerre d'Indochine). « L’opération Tulipe est la phase préparatoire à l’opération Lotus qui elle est l’opération sur Hoa Binh. L’opération Tulipe vise à l’occupation de la trouée de Cho Ben : c’est une opération de couverture. Tulipe est déclenchée le 10 novembre, l’opération Lotus commence le 13 au soir avec le débouché de la colonne motorisée. Hoa Binh est occupée par les parachutistes (1er, 2e et 7e bataillons de parachutistes coloniaux) le 14 novembre qui sont rejoints dans l’après-midi par les premiers éléments des formations terrestres. Par ailleurs, le pays Muong n’est pas pris en tenaille. Hoa Binh est un abcès de fixation, un centre de résistance dont le but est d’attirer le corps de bataille viêt. Avec des résultats plus ou moins heureux. Les pertes françaises ont été sous-estimées : 436 tués + 458 disparus (dont beaucoup sont morts) et 1 360 blessés. C’est une estimation basse ». CDT Yvan C. (SHD).

 

10 novembre 1977 : Luna 17 alunit. La sonde soviétique dépose en douceur sur la Lune un véhicule automatique équipé d’un réflecteur laser français.

 

10 novembre 1988 : révélations sur le F-117 Stealth. Une série d’accidents du bombardier furtif américain oblige l’US Air Force à révéler l’existence de ce fleuron technologique qui vole de manière opérationnelle depuis 1983. Retiré du service en 2008.

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 11:55
Bataille de Coulmiers - Prise d'Orléans - 9 novembre 1870

Bataille de Coulmiers - Prise d'Orléans - 9 novembre 1870


09.11.2016 source JFP

 

9 novembre 1799 : coup d'Etat du 18 brumaire. Le général Bonaparte est porté au pouvoir par un coup d'Etat qui dure jusqu'au 11 novembre, mettant fin au Directoire et initiant le Consulat.

 

9 novembre 1870 : combat naval franco-prussien (au large de la Havane). L’aviso français Bouvet et la canonnière allemande Meteor quittent le port neutre de la Havane pour s’affronter dans les eaux internationales où ils s’infligent des dégâts sensiblement égaux. Le Bouvet éperonne le Meteor qui le canonne.

 

9 novembre 1870 : bataille de Coulmiers (près d’Orléans). Le général Paladines repousse les Bavarois du général von der Tann qui évacuent Orléans. Victoire malheureusement inexploitée.

 

9 novembre 1901 : mort du capitaine Millot (N’Gouri – Tchad). En reconnaissance, au nord-est du lac Tchad, le capitaine Millot, de l'infanterie coloniale, avec un détachement de 200 hommes tombe dans une embuscade Senoussis soutenus par des Turcs. Pendant 5 jours Millot bat en retraite sous le feu de l'ennemi mais en bon ordre. Au lieu-dit  Mao, il est tué d’une balle en plein cœur. Agé de 35 ans, il avait déjà fait campagne au Soudan en 1894 et 1896 (où il avait été blessé par une flèche empoisonnée). En son honneur, le poste français de N'Gouri prend le nom de Fort-Millot.

 

9 novembre 1910 : combat de Doroté (Est du Tchad). Pour venger l’embuscade qui a coûté la vie à la colonne du capitaine Fiegenschuh (4 janvier 1910), le LCL Moll organise une expédition contre le sultan Tadj ed din, sultan du Masalit (Est du Tchad).  Alors que la colonne se réorganise au point d’eau, elle est attaquée par 6000 cavaliers masalits. Moll et Tadj ed din sont tués. L’annonce en France de la mort du LCL Moll provoque un émoi jusqu’à l’Assemblée qui rend hommage aux victimes.

 

9 novembre 1918 : abdication de Guillaume II. Le Kaiser allemand se résigne à abdiquer alors que la République de Weimar est proclamée et que les mouvements ouvriers se multiplient.

 

9 novembre 1918 : mort de Guillaume Apollinaire (Paris). Affaibli par la blessure à la tête reçue, le 9 mars 1916, au Bois des Buttes, le lieutenant Apollinaire meurt des suites de la grippe espagnole.

 

9 novembre 1923 : échec du putsch d'Hitler (Munich). Le putsch de la Brasserie échoue malgré le peu de soutien de la Bavière à la République de Weimar qu’elle juge trop faible. Une fusillade éclate permettant de mettre hors de combat les putschistes (Hitler et Röhm sont blessés). Hitler fera un an de prison… La clémence du tribunal va se payer très cher.

 

9 novembre 1938 : nuit de cristal (Allemagne). Dans toute l'Allemagne, des exactions contre les Juifs (pogromes, assassinats, arrestation, incendies,...) sont perpétrées par les SA et les SS d'Hitler.

9 novembre 1970 : mort du général de Gaulle (Colombey-les-Deux-Eglises).

9 novembre 1989 : chute du mur de Berlin.

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 10:55
Incendie de Moscou (1812) - Viktor Mazurovsky (1859–1923)

Incendie de Moscou (1812) - Viktor Mazurovsky (1859–1923)


13.09.2016 source SHD

 

13 septembre 490 (avant Jésus Christ) : bataille de Marathon (Grèce). Le roi perse Darius 1er pour punir les cités grecques d'avoir soutenu la révolte qui gronde dans son empire, dépêche sa flotte en Grèce et fait débarquer entre 25 000 et 50 000 hommes face à la plaine de Marathon (à 42 km d'Athènes). Athènes décide d'attaquer pour se défendre et donne le commandement de ses troupes à l'un de ses stratèges, Miltiade. Les 10 000 athéniens et 1000 platéens attaquent les Perses en se laissant volontairement enfoncer au centre. Exploitant ce qu'ils pensent être une faiblesse, les Perses tombent dans le piège et sont attaqués sur deux fronts. L'armement et la tactique des hoplites athéniens font le reste : les Perses sont rejetés à la mer. La flotte perse constatant l'échec du corps débarqué à Marathon file vers Athènes en doublant le cap Sounion pour emporter la décision. Mais l'armée de Miltiade les devance d'une heure, en rentrant à marche forcée, ce qui suffit pour défendre la ville préalablement alertée par le  coureur Philipides.  Lors de la bataille, 6400 Perses meurent contre 192 Athéniens. Sparte est arrivée en retard et n’a pas combattu. Elle se rattrapera 10 ans plus tard aux Thermopiles contre Xerxes.

 

13 septembre 1515 : début de la bataille de Marignan (Italie). Le jeune François 1er, 21 ans, décide de conquérir le duché de Milan et traverse les Alpes avec 60 000 hommes.Les Suisses, au service de Milan, les attendent sur l'habituelle route du mont Cenis, mais les Français passent par le col de Larche (Argentera) grâce aux sapeurs qui élargissent et carrossent le chemin. La bataille s'engage suite à une provocation alors que les Suisses, surpris, souhaitent parlementer. Pour sa première bataille, le roi français mène la charge à la tête de ses chevaliers. Le combat va durer jusqu'au lendemain, les belligérants dormant sur le champ de bataille. Le 14, à 11h00, 14 000 Suisses sont tombés (principalement du fait de l'artillerie) pour 8 000 Français. François 1er est adoubé, sur place, par le chevalier Bayard.

 

13 septembre 1759 : bataille des plaines d'Abraham (Québec). Défaite française qui marque le début de la fin pour la Nouvelle France. Le général Montcalm meurt des suites de ses blessures le lendemain matin ainsi que son adversaire le général anglais Wolfe.

 

13 septembre 1812 : Napoléon 1er entre dans Moscou en flammes

 

13 septembre 1956 : invention du premier disque dur par IBM (International Business Machine). L’IBM 350 pèse une tonne et se compose de 50 disques rotatifs stockant 5 Mo (5 millions de caractères). IBM a réussi à en vendre plus de 1000 exemplaires  à 50 000 dollars l’unité entre 1957 et 1961. En 2008, la capacité de stockage des ordinateurs commercialisés atteint le  téraoctet (To ou 1000 milliards d’octets). Par comparaison, le prix du méga octet est passé de 10 000 $ (1957) à environ 0,00022 $.

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 07:35
Su-30MK2 of the VPAF (photo ttvnol)

Su-30MK2 of the VPAF (photo ttvnol)


31.12.2015 Defense Studies

Komsomolsk-on-Amur Aircraft Production Association (KNAAPO) has delivered 2 more Su-30MK2 multi-role fighter for Vietnam Air Force. Interfax-AVN said on 30.12.2015.

A super-heavy transport aircraft An-124-100M Ruslan from Volga-Dnepr aviation company  (Russia) has shipped two new Su-30MK2, bearing number 8589 and 8590 to Vietnam on Tuesday 29/12.

All Su-30MK2 12 aircraft in a deal worth $ 600 million signed in 2013 were produced at the KNAAPO. Plan early handover is scheduled for completion before the end of 2015.

However, according to sources, to the present time, Vietnam has received 8 Su-30MK2 in the contract on. The remaining 4 units will be handed over in 2016.

Eight Su-30MK2 are handed over to Vietnam from bearing number 8583 to 8590. Of which 4 units delivered in 2014 and the next four delivered in 2015, more slowly than originally planned to handover.

Up to now, Vietnam has purchased 36 Russian Su-30MK2 fighters, and has received 32 units. Which is composed of 4 units in the first purchase contract in 2003, 8 the purchase in 2009, 12 in 2010 and the purchase of 12 more aircraft bought in 2013.

(BaoDatViet)

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 12:40
La ville de Noïabrsk, d'où est orgininaire Anatoly Zemlianka, alias «Djihad Tolik» , le nouveau bourreau du groupe État islamique. Crédits photo : Vyatkin Vladimir/RIA Novosti

La ville de Noïabrsk, d'où est orgininaire Anatoly Zemlianka, alias «Djihad Tolik» , le nouveau bourreau du groupe État islamique. Crédits photo : Vyatkin Vladimir/RIA Novosti

 

29/12/2015 Par Pierre Avril – LeFigaro.fr

 

REPORTAGE- S'immisçant au cœur d'une communauté musulmane qui manque de fondements théologiques, les hommes du groupe État islamique enrôlent des jeunes jusque dans les fins fonds de la toundra sibérienne… Et mettent en avant leur nouvelle recrue, «Djihad Tolik», devenu bourreau de Daech.

Lire l’article

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 08:30
Buk-M1-2 SAM system. 9A310M1-2 self-propelled launcher. MAKS, Zhukovskiy, Russia, 2005

Buk-M1-2 SAM system. 9A310M1-2 self-propelled launcher. MAKS, Zhukovskiy, Russia, 2005

 

December 15, 2015: Strategy page

 

Egyptian air defense forces are expanding their arsenal by spending over a billion dollars on additional Russian Buk short range and S-300V king range anti-missile systems. These are of Buk and S-300 systems Egypt already has. Egypt has been using Russian anti-aircraft missile systems since the 1970s. In addition Egypt has American Hawk and Patriot systems. This includes some of the anti-missile missiles for their Patriot systems. But the 70,000 personnel in the Egyptian Air Defense Command primarily operate Russian equipment.

 

The latest version of Buk is the Buk M3. This version has a longer range (75 kilometers compared to 50 for the M2) and improvements in the guidance system and overall reliability. Development of the Buk M2, a radical redesign of the 1960s era SA-6, was completed in 1988, near the end of the Cold War and disintegration of the Soviet Union. This delayed its introduction. Russia was not able to start production until after 2002. When NATO discovered the Buk M2 they called it the SA-11.

 

Buk began development in the 1970s because of the success of SAM-6 system in the 1973 Arab-Israeli war. Egyptian SA-6 systems were effective against Israeli warplanes, one of the rare successes of Russian air defense weapons against Western equipment. The Buk M1 entered service in the 1980s while work got underway for the even more advanced M2 and M2E. These were the ones delayed by financial problems in the 1980s. The M2 missiles weighed 720 kg (1,587 pounds) each and have a max range of 50 kilometers. This was followed by a lighter (581 kg) version with the same range. The missiles were carried and launched from a tracked vehicle that held four missiles. Another vehicle has the target acquisition radar which has a range of over 150 kilometers. Versions of the Buk were developed for use on ships.

 

As successful as the SA-6 was in 1973 and U.S. and Israel quickly developed electronic countermeasures. Russia responded by improving Buk but was never able to repeat the success of 1973, which was largely the result of Israel underestimating the SA-6 and the ability of Egyptian operators. Israel has not repeated that error since then and it was a wakeup call to the United States and other NATO countries as well.

 

While the S-300’s may be Cold War era weapons, their fire control and communications systems have been upgraded. Each S-300 battery consists of 4-8 launcher vehicles (each with two missiles, plus two reloads) plus radar vehicles and a command vehicle. The original S-300 was known to NATO, during the Cold War, as the SA-10. This system entered service in the late 1970s and was upgraded several times since then. One major upgrade came to be called the SA-12 and it entered service in the late 1980s. Finally, there was the SA-21, which was so different from the original S-300 that it was given a new name by the Russians: the S-400. These systems began entering service, slowly, in 2007. The S-300V/SA-12 missiles had a range of 75 kilometers and were considered somewhat similar to the American Patriot systems. Later models of the S-300V had some capability to shoot down short range ballistic missiles. The SA-12 missiles were carried in canisters (either four or two per launcher vehicle). Each launcher vehicle also contains a guidance radar.

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 16:40
Le général Pierre de Villiers rencontre son homologue russe

 

23/12/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, rencontre mercredi 23 décembre 2015 à Moscou son homologue de la Fédération de Russie, le général Valéri Guérassimov.

 

Cette visite intervient deux jours après la rencontre à Moscou du ministre de la Défense, M. Jean-Yves Le Drian, avec son homologue, M. Sergueï Choïgou.

 

C’est la première fois que les deux chefs d’état-major des armées français et russe se retrouvent depuis la prise de fonction du général de Villiers, le 15 février 2014.

 

Préalablement à cette rencontre, les deux officiers généraux avaient eu l’occasion de s’entretenir par téléphone, le 19 novembre et le 2 décembre 2015, pour faire un point de la lutte contre Daech en Syrie et aborder les questions liées à la déconfliction des zones de navigation aux larges des côtes syriennes, à l’occasion de l’engagement du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée orientale.

 

Cette rencontre doit leur permettre d’échanger leur vision de la stratégie de lutte contre Daech.

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 17:40
Prolongation des sanctions: l'UE ferait mieux d'oeuvrer à la lutte contre le terrorisme

 

21 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - La Russie a reproché lundi à l'Union européenne de préférer prolonger les sanctions économiques la visant en lien avec la crise ukrainienne plutôt que d'essayer de coopérer pour lutter contre le terrorisme, qualifiant cette décision d'hypocrite et artificielle.

 

Force est de constater qu'au lieu d'établir une coopération pour contrer les défis clés actuels, comme le terrorisme international, Bruxelles préfère continuer le jeu à courte vue des sanctions, a dénoncé le ministère russe des Affaires étrangères.

 

Comme prévu, l'UE a prolongé lundi de six mois ses sanctions économiques contre la Russie, pour son implication présumée dans le conflit dans l'est de l'Ukraine. Elle a justifié cette décision par la non application dans leur intégralité des accords de paix de Minsk, signés par Moscou.

 

Le fait que l'UE lie les sanctions à la résolution du conflit dans le Sud-Est de l'Ukraine est artificiel et infondé, a estimé Moscou. Cette guerre, qui a fait plus de 9.000 morts depuis avril 2014, a été causé non par la Russie mais par les autorités ukrainiennes actuelles, a insisté le ministère.

 

La diplomatie russe a également jugé hypocrite la prolongation des sanctions, estimant que l'UE voulait punir la Russie pour ce qui ne dépend pas d'elle et appelant Bruxelles à peser sur Kiev pour appliquer les accords de Minsk.

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 17:40
Déplacement du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en Fédération de Russie

 

21/12/2015 Ministère de la Défense

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, se rend en Fédération de Russie, à Moscou, le lundi 21 décembre 2015. Après un hommage rendu au Soldat inconnu dans les jardins Alexandrovski de Moscou, le ministre rencontrera son homologue Sergueï Choïguou.

 

Ce déplacement intervient quelques semaines après la rencontre des présidents François Hollande et Vladimir Poutine et permettra de faire un point sur la situation en Syrie et la lutte contre l’État islamique.

 

La France est engagée en Irak depuis septembre 2014 et en Syrie depuis septembre 2015 dans le cadre de l’opération Chammal, pour laquelle 12 chasseurs français sont présents en permanence dans la région. Depuis le 18 décembre 2015 et l’arrivée du groupe aéronaval dans le Golfe persique, la France voit son dispositif aérien renforcé avec 26 avions de chasse supplémentaires sur la zone.

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 16:30
Syrie: 36 morts dans des raids probablement russes dans le nord-ouest

 

20 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Beyrouth - Trente-six personnes, dont une majorité de combattants, ont été tuées dimanche par des raids probablement russes dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

 

Les raids, probablement russes, ont visé d'anciens locaux du régime, utilisés par l'Armée de la Conquête, une coalition composée de jihadistes, tels qu'Al-Nosra et de groupes islamistes, comme Ahrar al-Cham, a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane le directeur de l'OSDH.

 

Outre les 36 morts, des dizaines de personnes, en majorité des civils, ont été blessées, a-t-il ajouté.

 

La Russie, qui mène une campagne de frappes en Syrie depuis le 30 septembre, affirme viser le groupe Etat islamique (EI) et d'autres organisations terroristes mais les pays occidentaux et les rebelles l'accusent de se concentrer principalement sur les groupes rebelles qui combattent le régime plus que sur les jihadistes.

 

Ailleurs, les forces prorégime ont pris le contrôle dimanche d'une localité stratégique de la province d'Alep, dans le nord de la Syrie, ont indiqué les médias syriens et l'OSDH.

 

Des unités de l'armée et des forces armées loyales au régime contrôlent Khan Touman et les fermes environnantes dans la province d'Alep, a annoncé l'agence de presse officielle syrienne Sana.

 

La télévision syrienne a elle aussi relayé l'information, précisant que Khan Touman et les fermes avoisinantes sont le plus important bastion des organisations terroristes dans le sud-ouest de la province d'Alep.

 

La prise de contrôle des forces du régime, du Hezbollah libanais et des combattants loyalistes de l'ensemble de la localité s'est faite au terme de violents affrontements avec des rebelles islamistes, a confirmé M. Abdel Rahmane.

 

Les affrontements entre les deux camps ont été accompagnés de violents bombardements et d'au moins 40 raids de l'aviation syrienne et russe sur la région, a-t-il ajouté, précisant que 16 rebelles islamistes ont été tués.

 

Les rebelles s'étaient emparés en mars de dépôts d'armes dans la localité après des affrontements de plusieurs jours.

 

Depuis la mi-octobre, l'armée a étendu ses opérations militaires terrestres contre les rebelles dans le nord du pays avec le soutien de l'aviation russe et a réussi à reprendre le contrôle de plusieurs régions dans la province d'Alep.

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 08:40
La Marine russe "encore plus menaçante qu’à l’époque soviétique"


18.12.2015 sputniknews.com
 

Selon un nouveau rapport de la Marine américaine, la flotte militaire russe subit actuellement une modernisation capable de la rendre encore plus menaçante qu'à l'époque de l'Union soviétique, rapporte National Interest.

 

Outre les dernières créations, la Russie cherche à améliorer les exemplaires les plus réussis de l'équipement de l'ère soviétique, indique l'édition.

"En général, la Russie fait de grands progrès dans la création d'une flotte du vingt-et-unième siècle, capable de garantir la défense nationale à plusieurs niveaux, avec des possibilités spectaculaires, quoique limitées, dans le transfert de troupes et de matériel militaire, ainsi que des équipages professionnels. De la sorte, la Marine russe représenterait une menace encore plus grave qu'à l'époque de l'Union soviétique", annonce le rapport.

Ainsi, le rapport mentionne la création du nouveau destroyer nucléaire Lider. Le navire combinera les caractéristiques d'un destroyer et d'un croiseur, pourra contrer les attaques à partir de l'air et de la terre et aura également des capacités de défense antimissile.Les auteurs du rapport notent également la création d'une nouvelle classe de sous-marins à propulsion nucléaire. Selon le représentant du ministère russe de la Défense, la Russie a déjà procédé à la création de sous-marins polyvalents modernes destinés à réaliser des missions de soutien des submersibles de combat du type Iouri Dolgorouki.

Si d'ici 15 à 20 ans, la Marine russe sera basée sur les sous-marins de la quatrième génération des projets Lada, Boreï et Yassen, après l'an 2030, elle s'appuiera sur la création de sous-marins de cinquième génération. D'ici 2050 se produira une transition vers la construction des plates-formes polyvalentes modulaires pour les sous-marins et les navires de surface.


 
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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 08:55
Crédit DCNS - STX

Crédit DCNS - STX

 

15/12/2015 Par valeursactuelles.com

 

Indemnisation. DCNS, groupe de construction naval en charge de la construction de bâtiment de surface et de projection (BPC) de type Mistral, attend toujours de percevoir les sommes liées à l’annulation de la vente des deux bâtiments à la Russie.

 

L’Etat mauvais payeur ? Toujours-est il que le constructeur naval DCNS attend toujours le remboursement par l’Etat des coûts liés a l’annulation de la vente de deux mistrals à la Russie. « Le président de la République a dit que ce serait une opération qui ne coûterait pas d'argent à l'industrie. Ce n'est pas encore le cas », a déclaré Hervé Guillou , PDG de DNCS, devant l'Association des journalistes de défense.

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 08:40
The Russian project 01090 guard ship (fomer project 61 large ASW ship, Kashin class destroyer) Smetlivyy on the Red Sea. - photo Luis Díaz-Bedia Astor

The Russian project 01090 guard ship (fomer project 61 large ASW ship, Kashin class destroyer) Smetlivyy on the Red Sea. - photo Luis Díaz-Bedia Astor

 

13 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - Un destroyer russe a ouvert le feu dimanche pour éviter une collision avec un bateau turc en mer Egée, a affirmé la Russie, engagée dans un bras de fer avec la Turquie qui a détruit il y a près d'un mois un de ses avions.

 

L'équipage du navire russe Smetlivy, qui se trouvait à 22 km de l'île grecque de Lemnos dans le nord de la mer Egée, a dû utiliser des armes à feu afin d'éviter une collision avec un bateau de pêche turc s'étant approché à environ 600 mètres, a affirmé le ministère russe de la Défense dans un communiqué, ajoutant avoir convoqué l'attaché militaire turc à la suite de l'incident.

 

La distance entre les deux navires garantissait toutefois que le bateau turc ne serait pas atteint par les tirs, a-t-il précisé.

 

Le commandant du chalutier turc a toutefois démenti qu'il y ait eu des tirs dans sa direction : c'est un mensonge. Il n'y a rien eu de tel, a affirmé Muzaffer Gecici à l'agence de presse Dogan.

 

Nous sommes passés à moins d'un mille d'un navire de guerre qui était au mouillage. Nous ne savions même pas que c'était un navire russe, nous pensions que c'était un navire de l'Otan, a-t-il ajouté.

 

La Turquie et la Russie traversent leur pire crise diplomatique depuis la fin de la Guerre froide, après qu'un avion des forces aériennes russes a été abattu le 24 novembre par l'aviation turque près de la frontière syrienne.

 

Selon le ministère russe de la Défense, à 06h03 GMT, le destroyer russe, qui avait jeté l'ancre, a remarqué à une distance d'environ mille mètres un bateau de pêche turc s'approchant depuis la droite.

 

Malgré plusieurs tentatives du Smetlivy d'établir un contact radio, l'équipage du bateau turc n'a pas répondu, ni réagi aux signaux visuels, explique-t-il dans un communiqué.

 

Après les tirs russes, le bateau turc a immédiatement changé de trajectoire et continué à avancer, dépassant le Smetlivy à une distance d'environ 540 mètres sans aucun contact avec l'équipage russe, a ajouté le ministère.

 

Un vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov, a convoqué l'attaché militaire turc, Ahmet Hakam Gunes, à la suite de l'incident, selon le communiqué.

 

Il lui a adressé une sévère mise en garde contre d'éventuelles conséquences néfastes des actes irréfléchis d'Ankara vis-à-vis du contingent militaire russe envoyé en Syrie dans le cadre des frappes aériennes visant le groupe jihadiste Etat islamique (EI), a souligné le ministère.

 

La Russie a notamment fait part de sa préoccupation profonde face aux actions provocatrices de la partie turque à l'égard du destroyer russe Smetlivy, a-t-il précisé.

 

Ce n'est que grâce à un heureux hasard que l'on a pu éviter une tragédie, ajoute le communiqué.

 

Depuis la destruction d'un avion russe par les forces turques, la Russie a annoncé de multiples mesures de rétorsion à l'encontre de la Turquie qui visent principalement les secteurs du tourisme, de l'énergie, du BTP et de l'agriculture.

 

L'état-major de l'armée turque a quant à lui interdit à son personnel et aux cadets de l'académie militaire de se rendre en Russie pour les vacances par mesure de précaution, selon l'agence de presse Anatolie

 

Le président Vladimir Poutine a ordonné vendredi à l'armée russe de répondre avec une extrême fermeté à toute force qui la menacerait en Syrie.

 

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu a de son côté appelé la Russie au calme mais prévenu que la patience d'Ankara avait des limites.

 

Nous ne sommes pas favorables aux tensions, mais au dialogue, a-t-il dit, soulignant qu'Ankara avait ordonné l'ouverture d'une enquête sur l'incident.

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 08:40
Avion russe abattu: Moscou va déchiffrer une boîte noire

 

08.12.2015 Romandie.com (ats)

 

La Russie a récupéré une boîte noire du bombardier SU-24 abattu par la Turquie à la frontière syrienne en novembre, a déclaré mardi le président Vladimir Poutine. Moscou entend déchiffrer l'objet avec l'appui de spécialistes étrangers.

"Je vous demande de ne pas l'ouvrir pour l'instant", a déclaré M. Poutine au ministre de la Défense Sergueï Choïgou lors de la présentation de la boîte noire, selon les agences russes. Il lui a intimé l'ordre de ne l'ouvrir "qu'en présence d'experts étrangers".

M. Choïgou a déclaré que le territoire sur lequel était tombé le bombardier russe avait été "libéré" par les forces spéciales syriennes, ce qui leur a permis de découvrir la boîte noire dans une zone jusque-là tenue par les rebelles.

Le président Poutine a déclaré qu'une analyse de la boîte noire permettrait de déterminer la trajectoire et les paramètres de la position du bombardier au moment où il a été abattu par les forces aériennes turques.

Le bombardier russe a été abattu le 24 novembre par les forces aériennes turques près de la frontière entre la Syrie et la Turquie, provoquant entre les deux pays la pire crise depuis l'époque de la guerre froide. La Turquie affirme que le bombardier est entré dans son espace aérien et a ignoré plusieurs mises en garde, tandis que la Russie a dénoncé une provocation délibérée.

 

Un "coup de traître"

M. Poutine a prévenu que le déchiffrage de la boîte noire, quel que soit son contenu, ne modifierait pas l'attitude de la Russie et n'atténuerait pas sa colère à l'égard de la Turquie après "ce coup de traître".

"Ce que nous apprendrons ne changera pas notre attitude concernant ce qu'ont fait les autorités turques", a-t-il déclaré. "Nous avions l'habitude de traiter la Turquie non seulement comme notre amie, mais aussi comme notre alliée dans la lutte contre le terrorisme, et personne ne s'attendait à ce coup bas, ce coup de traître dans le dos", a ajouté le président russe.

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 08:40
SU-24 abattu par la Turquie: la Russie va déchiffrer une boîte noire avec des experts étrangers

 

08 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - La Russie a récupéré une boîte noire du bombardier SU-24 abattu par la Turquie à la frontière syrienne en novembre, et va la déchiffrer avec des spécialistes étrangers, a déclaré mardi le président Vladimir Poutine.

 

Je vous demande de ne pas l'ouvrir pour l'instant, a déclaré M. Poutine au ministre de la Défense Sergueï Choïgou lors de la présentation de la boîte noire, selon les agences russes, lui demandant de ne l'ouvrir qu'en présence d'experts étrangers.

 

M. Choïgou a déclaré que le territoire sur lequel était tombé le bombardier russe avait été libéré par les forces spéciales syriennes, ce qui leur a permis de découvrir la boîte noire dans une zone jusque-là tenue par les rebelles.

 

Le président Poutine a déclaré qu'une analyse de la boîte noire permettrait de déterminer la trajectoire et les paramètres de la position du bombardier au moment où il été abattu par les forces aériennes turques.

 

Le bombardier russe a été abattu le 24 novembre par les forces aériennes turques près de la frontière entre la Syrie et la Turquie, provoquant entre les deux pays la pire crise depuis l'époque de la guerre froide.

 

La Turquie affirme que le bombardier est entré dans son espace aérien et a ignoré plusieurs mises en garde, tandis que la Russie a dénoncé une provocation délibérée.

 

M. Poutine a prévenu que le déchiffrage de la boîte noire, quel que soit son contenu, ne modifierait pas l'attitude de la Russie et n'atténuerait pas sa colère à l'égard de la Turquie après ce coup de traître.

 

Ce que nous apprendrons (après le déchiffrage de la boîte noire) ne changera pas notre attitude concernant ce qu'ont fait les autorités turques, a-t-il déclaré.

 

Nous avions l'habitude de traiter la Turquie non seulement comme notre amie, mais aussi comme notre alliée dans la lutte contre le terrorisme, et personne ne s'attendait à ce coup bas, ce coup de traître dans le dos, a ajouté le président russe.

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 08:30
photo ONU

photo ONU

 

08 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Nations unies (Etats-Unis) - La Russie a demandé que les opérations militaires turques en Syrie et en Irak soient évoquées de manière informelle au Conseil de sécurité de l'ONU, ont indiqué mardi des diplomates.

 

Cette question devait être évoquée dans l'après-midi à huis clos entre les ambassadeurs des 15 pays membres du Conseil, qui est présidé en décembre par les Etats-Unis.

 

Les relations sont très tendues entre Ankara et Moscou depuis un incident aérien le 24 novembre, lorsqu'un chasseur-bombardier russe a été abattu par l'aviation turque. L'Irak a de son côté réclamé le retrait de soldats turcs de son territoire.

 

La Russie a demandé des consultations sur les actions de la Turquie sur les territoires de la Syrie et de l'Irak, a indiqué un diplomate, sans pouvoir donner de détails sur la demande russe.

 

Le représentant permanent adjoint russe aux Nations unies, Petr Iliichev, a précisé que cette initiative ne concernait que la Turquie et que Moscou ne réclamait pas pour l'instant d'action spécifique de la part du Conseil.

 

Nous voulons que le Secrétariat (de l'ONU) nous informe de ce qui se passe dans la région, a-t-il expliqué à des journalistes. Tout pays qui opère dans la région devrait le faire en coordination avec le pays hôte, a-t-il affirmé.

 

L'Irak réclame le départ de troupes terrestres turques entrées illégalement sur son sol et a donné dimanche 48 heures à la Turquie pour les retirer en menaçant de saisir le Conseil de sécurité.

 

Ankara continue de son côté à minimiser ce déploiement.

 

La Turquie dispose de troupes sur une base dans la région de Bashika, située dans la province de Ninive, pour entraîner les forces irakiennes sunnites désireuses de reprendre la ville voisine de Mossoul aux mains des jihadistes.

 

Selon Ankara, l'arrivée de nouvelles troupes turques près de Mossoul correspond à une rotation normale de ce contingent et ne constitue pas une intrusion illégale ni l'amorce d'une offensive en Irak.

 

Selon l'ambassadrice américaine auprès de l'ONU, Samantha Power, Washington considère que le déploiement initial de troupes turques a été négocié avec le gouvernement irakien. Nous espérons que le déploiement supplémentaire pourra se faire aussi de cette manière, a-t-elle ajouté.

 

Les Etats-Unis opèrent (en Irak) en étroite coopération et avec le consentement du gouvernement irakien et nous pensons que tous les pays devraient faire de même, a-t-elle affirmé.

 

Le porte-parole adjoint de l'ONU Farhan Haq a de son coté appelé Ankara et Bagdad à résoudre ce problème par un dialogue constructif. Il a confirmé qu'un responsable de l'ONU allait faire mardi au Conseil de sécurité un exposé portant sur la présence de troupes turques dans le nord de l'Irak, notamment près de Mossoul.

 

La diplomatie américaine a fait part de son hostilité à ce que le différend entre l'Irak et la Turquie, deux alliés de Washington, soit porté devant le Conseil de sécurité.

 

Nous continuons de penser que la meilleure façon d'avancer consiste à ce que la Turquie et l'Irak règlent cela de manière bilatérale et en discutent, a plaidé le porte-parole du département d'Etat John Kirby, tout en appelant au respect de la souveraineté de l'Irak.

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 22:30
Le B-237 Rostov-sur-le-Don. Source  sevastopol.info

Le B-237 Rostov-sur-le-Don. Source sevastopol.info

 

08 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a annoncé mardi que l'armée russe avait frappé des cibles en Syrie avec des missiles de croisière tirés pour la première fois depuis un sous-marin en Méditerranée.

 

Nous avons utilisé des missiles de croisière Calibre du 'Rostov-sur-le-Don' depuis la Méditerranée, a déclaré le ministre, cité par les agences russes.

 

Il a précisé que les frappes avaient visé deux places fortes terroristes près de Raqa, bastion du groupe jihadiste Etat islamique en Syrie.

 

Toutes les cibles ont été détruites, a déclaré M. Choïgou, indiquant que des infrastructures pétrolières, des dépôts de munitions et une fabrique de mines avaient été visés.

 

Le missile de croisière Calibre a une nouvelle fois fait preuve de son efficacité sur les longues distances, a-t-il noté.

 

Avec ces tirs sous-marins, Moscou renforce sa panoplie d'options militaires dans la guerre en Syrie. Lors de bombardements antérieurs, des missiles de croisière du même type avaient été tirés sur des cibles en Syrie depuis des navires de guerre croisant en mer Caspienne.

 

Le président russe Vladimir Poutine a relevé mardi que les missiles de croisière Calibre pouvaient être équipés de têtes nucléaires, tout en disant espérant que l'usage de la force nucléaire ne sera jamais nécessaire dans la guerre contre le terrorisme.

 

Les Etats-Unis, qui mènent leur propre campagne de bombardements en Syrie, et Israël, avaient été prévenus en amont que des frappes russes seraient effectuées depuis un sous-marin, a déclaré M. Choïgou.

 

Les avions de chasse russes ont effectué 600 sorties et détruit 300 cibles de différentes sortes au cours des trois derniers jours, a indiqué le ministre de la Défense.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 20:30
Su-24 Fencer Jet photo Russia MoD

Su-24 Fencer Jet photo Russia MoD

 

December 7, 2015: Strategy Page

 

The Russian Su-24 shot down in Syria by a Turkish F-16 on November 24th for being in Turkish air space may have been the victim of self-inflicted communications problems. After talking to the Su-24 pilot and checking the equipment configuration of the downed aircraft if was discovered that the Su-24 was not equipped to receive messages on the frequency Turkish air controllers used to send emergency calls. The Turks insisted their air controllers tried ten times in five minutes to warn the Su-24 to get out of Turkish air space but never got a response. The Turks produced recordings of these messages.

 

This was not an unknown problem. Russia worked out emergency procedures (for their warplanes over Syria) with the United States, Israel and France but not with Turkey. Apparently the Turkish air controllers were able to warn other Russian aircraft successfully but it turned out that the Su-24s had not had their radio equipment upgraded to receive messages from the Turkish controllers. The Russians still insist that their Su-24 was never inside Turkey and that the incident was deliberate. Russians and Turks will be arguing about this for years to comes, as they do about similar incidents going back centuries.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 12:30
photo UK MoD

photo UK MoD

 

05.12.2015 par RFI
 

L’Allemagne qui rejoint les opérations militaires contre le groupe Etat islamique (EI) et le Royaume-Uni qui frappe pour la première fois en Syrie, la coalition internationale anti-EI a montré ses derniers jours de nouveaux signes encourageants. Mais tant qu’elle ne réunira pas l’ensemble des forces opposées à l’organisation terroriste, elle n’atteindra pas son plein potentiel. Etat des lieux d’une alliance en construction.

 

Ça bouge au sein de la coalition anti-EI. Après les premières frappes britanniques en Syrie menées jeudi 3 décembre, c’est au tour du plus proche allié de la France, l’Allemagne, de rejoindre le théâtre des opérations militaires contre l’autoproclamé Etat islamique (EI). Les députés allemands ont autorisé vendredi le déploiement d’un maximum de 1 200 soldats, six avions Tornado ainsi que d’une frégate. Il s’agit de la plus importante mission de l’armée allemande à l’étranger.

Berlin ne précise pas la date du début de l’intervention, mais prévient que ses forces aériennes ne procèderont à aucun bombardement, se cantonnant à des activités de reconnaissance. L’Allemagne prend néanmoins une part plus active dans la coalition internationale, en soutien à son voisin français violemment touché lors des attentats de Paris le 13 novembre.

 

Qui fait quoi au sein de la coalition anti-EI ?

Si une soixantaine de pays ont rejoint la lutte contre Daech (acronyme arabe du groupe Etat islamique) depuis 2014 à l’appel des Etats-Unis, ils interviennent à des degrés différents. Seule une dizaine de membres effectuent des raids aériens. Parmi eux, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et la Jordanie interviennent à la fois en Irak et en Syrie.

Les premières frappes françaises ont eu lieu le 19 septembre 2014. Elles visaient des sites de Daech en Irak. Ce n’est qu’un peu plus d’un an plus tard que les bombardements français ont également visé des positions jihadistes en Syrie. Selon le ministère de la Défense, ces attaques ciblent « les centres de commandement et d’entraînement de Daech, ainsi que ses capacités logistiques et ses sources de financement ». Le journal Le Monde rapporte que 680 bombes ont été larguées depuis le début de l’engagement français. 580 objectifs auraient été détruits. Selon le quotidien, la France pourrait arriver à court de munitions et aurait passé commande auprès de fabricants américains.

Malgré une intensification des efforts en Irak et en Syrie consécutive aux attentats du 13 novembre, la contribution française sur le plan aérien reste mineure. Le plus gros actionnaire demeure les Etats-Unis. Certains pays ne frappent qu’en Irak ou à l’inverse, uniquement en Syrie. La participation des uns et des autres ne cesse d'évoluer. Ainsi, si le Royaume-Uni a mené ses premières attaques en Syrie jeudi peu après le vote au Parlement, le Canada s’apprête, lui, à suspendre ses frappes. Par ailleurs, les pays arabes du Golfe sont moins présents sur ce théâtre d’opérations depuis qu'ils sont engagés dans une intervention militaire au Yémen.

La majeure partie des membres de la coalition internationale s’abstient toutefois de prendre part aux raids aériens, se contentant d’une aide financière ou logistique, de livrer de l’armement ou de dispenser des conseils et des formations militaires.

 

La Russie et l’Iran font bande à part

Tous les Etats engagés dans la lutte contre l’EI ne sont pas partie prenante de cette large alliance menée par Washington. La Russie et l’Iran, qui sont tous deux de fidèles alliés du régime syrien dirigé par Bachar el-Assad, jouent leur partition en solo. Il faut ajouter à la longue liste d’ennemis de Daech l'armée syrienne appuyée par l'Iran et le Hezbollah libanais, ainsi que des groupes d'opposition syriens et les forces kurdes d'Irak comme de Syrie.

Moscou est massivement engagé depuis septembre dernier. Problème, la Russie est accusée de ne pas uniquement viser les intérêts de Daech, mais aussi de cibler les groupes rebelles opposés à Bachar el-Assad. Une grande partie de ses bombardements frappe des régions où l’ennemi commun n’est pas présent. Du 26 novembre au 4 décembre, l'aviation russe a détruit 1 458 « cibles terroristes » en Syrie au cours de 431 vols dans les provinces d'Idleb (nord-ouest), d'Alep (nord-ouest), de Lattaquié (nord-ouest), de Hama (centre), d'Homs (centre), de Raqqa (est) et de Deir Ezzor (est), indiquait vendredi un communiqué de l'aviation russe. Plusieurs missiles auraient touché des installations pétrolières ainsi qu’un « un bastion majeur de combattants », précise-t-il.

 

Une coalition unique impossible ?

Le président russe Vladimir Poutine a plusieurs fois plaidé pour une coalition internationale élargie intégrant l’Iran et la Syrie. Mais le sort réservé à Bachar el-Assad continue de diviser. La lutte contre l'EI « ne sera totalement efficace que si l'ensemble des forces syriennes et régionales s'unissent. Comment est-ce possible tant que Bachar el-Assad préside, lui qui a commis tant d'atrocités, et qui a contre lui une grande partie de sa population », interroge le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius dans le quotidien régional Le Progrès paru samedi.

Mais alors que jusque-là, la position française était catégorique sur la question, « ni Bachar, ni l’EI », la priorité est désormais donnée à l’anéantissement du groupe terroriste. « Une Syrie unie implique une transition politique. Cela ne veut pas dire que Bachar el-Assad doit partir avant même la transition, mais il faut des assurances pour le futur », juge-t-il.

Une légère inflexion déjà sous-entendue par le secrétaire d’Etat américain John Kerry qui estimait, vendredi en marge d’une visite en Grèce, qu’une alliance syrienne anti-EI était envisageable sans le départ préalable de Bachar el-Assad. « Il n'est pas évident qu'il (Bachar el-Assad) doive partir à condition qu'il y ait de la clarté sur ce que son avenir pourrait être ou ne pas être », a-t-il déclaré.

 

Crise turco-russe

Le projet de coalition unique que défend Vladimir Poutine, et que porte aussi son homologue français François Hollande, souffre aussi de la crise entre la Turquie et la Russie. Le torchon brûle entre Ankara et Moscou depuis que l’aviation turque a abattu un bombardier russe, le 24 novembre dernier, l’accusant d’avoir violé son espace aérien.

En réaction, le Kremlin a eu vite fait d’évoquer une implication du pouvoir turque dans la contrebande du pétrole de l’organisation Etat islamique. « Nous n'oublierons jamais cette complicité avec les terroristes. Nous considèrerons toujours la trahison comme l'une des actions les pires et les plus viles », a pourfendu Vladimir Poutine le 3 décembre lors de son adresse annuelle face aux parlementaires.

Cette semaine, le président américain Barack Obama, qui a rencontré ses homologues turc et russe, était à la manœuvre pour apaiser les tensions. « Comme je l'ai dit à M. Erdogan, nous avons tous un ennemi commun et c'est l'EI. Je veux être certain que nous nous concentrons sur cette menace et sur la nécessité de trouver une forme de solution politique en Syrie », a-t-il affirmé.

D’autres accusations visent la Turquie. Celles-ci proviennent de Bagdad. Craignant pour sa souveraineté, alors qu’il reçoit une aide étrangère dans sa lutte contre Daech, l’Irak a sommé samedi Ankara de retirer ses troupes présentes sur son sol. « Nous avons la confirmation que la Turquie a envoyé en territoire irakien des troupes estimées à près d'un régiment blindé, accompagnées de chars et d'artillerie prétendument pour entraîner des groupes armés, et cela sans la demande ou l'aval des autorités fédérales irakiennes », a protesté le Premier ministre irakien Haider al-Abadi. Un haut responsable des forces kurdes alliées à Ankara a expliqué qu'il s'agissait d'une simple relève de routine de forces turques qui entraînent des combattants anti-EI.

 

Pas de victoire sans troupes au sol ni solution politique en Syrie

Difficile de démêler le vrai du faux, toujours est-il que c'est un exemple parmi d’autres d’une communication brouillée entre les nombreux opposants au groupe Etat islamique. Face à la multitude désorganisée de ses adversaires et malgré le feu nourri des frappes de la coalition, le groupe terroriste semble continuer de prospérer.

« Tout le monde sait que si on ne peut pas trouver de troupes au sol prêtes à s'opposer à Daech, ce conflit ne pourra pas être gagné complètement avec les seules frappes aériennes », considère John Kerry. Mais Washington comme Paris se refusent à envoyer leurs soldats au sol. Dans ce cas de figure, la solution, au moins sur le front syrien, est politique. « Si nous parvenons à mettre en place une transition politique, nous allons permettre à toutes les nations et entités de se rassembler. L'armée syrienne, ensemble avec l'opposition (...) Les États-Unis, ensemble avec la Russie et d'autres, iront combattre Daech », prophétise le chef de la diplomatie américaine.

C’est sur le chaos syrien qu’a germé l’EI, c’est de la résolution de cette crise que peut venir son éradication. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a annoncé une prochaine réunion internationale à New York, durant la deuxième quinzaine de décembre, pour trouver une issue politique à ce conflit. Mardi, une grande partie de l’opposition syrienne doit se réunir à Riyad en Arabie saoudite pour établir un socle commun en vue de futures discussions avec le régime de Bachar el-Assad.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 17:30
La Russie établit une deuxième base aérienne en Syrie

Selon le ministère russe de la Défense, des avions Su-34, Su-24M et Su-25 ont effectué 25 sorties en Syrie du 4 au 5 octobre 2015 pour «désorganiser la chaîne de commandement et à endommager la logistique des 'terroristes'». (ministère russe de la Défense)

 

03.12.2015 45eNord.ca (AFP)

 

La Russie, alliée du régime de Bachar al-Assad, est en train d’installer une base aérienne militaire dans le centre de la Syrie, la deuxième dans le pays après celle de Lattaquié, dans le nord-ouest, a-t-on appris de source militaire syrienne.

 

« Les travaux d’aménagement dans la base syrienne d’al-Chayirat seront bientôt finis. Elle deviendra une base militaire russe », a déclaré cette source sous couvert de l’anonymat.

 

L’aéroport d’al-Chayirat est situé à 40 km au sud-est de Homs, capitale de la province éponyme, théâtre de combats entre les forces pro-régime et les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

 

Ces derniers ont dû reculer dans ce secteur devant l’avancée de l’armée syrienne soutenue par l’aviation russe, selon la même source.

 

« Des conseillers russes sont arrivés depuis des semaines sur la base d’Al-Chayirat », a ajouté la source militaire précisant que la base devrait être opérationnelle avant la fin décembre.

 

Le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, a confirmé l’établissement d’une base.

 

« Les Russes sont en train d’aménager de nouvelles pistes d’atterrissage et de sécuriser le périmètre (de l’aéroport) pour l’utiliser dans un avenir proche pour leurs opérations à l’est de Homs et dans d’autres régions, dont l’est de Qalamoun, près de la frontière libanaise où l’EI est présent », a-t-il dit.

 

Depuis le début le 30 septembre de sa campagne aérienne en Syrie, la Russie utilise la base militaire de Hmeimim, à Lattaquié, dans l’ouest de la Syrie.

 

La Russie utilise par ailleurs l’aéroport d’al-Tiyas à l’est de Homs comme base pour ses hélicoptères pour mener des raids intensifs contre des positions de l’EI autour de la cité antique de Palmyre entre les mains du groupe, toujours selon l’OSDH.

 

Les forces loyales au régime de Bachar al-Assad poursuivaient par ailleurs leur avancée à l’est et au sud-est de Homs, notamment aux alentours de Palmyre et du village d’Al-Qaryataïne, contrôlés par l’EI.

 

Selon M. Abdel Rahmane, « les forces du régime sont désormais à 3 km de Palmyre et avancent sur les fronts sud et ouest sous une couverture aérienne russe ». « Des combats violents se poursuivent autour de la ville », a-t-il ajouté.

 

Les forces du régime sont aussi désormais aux portes d’Al-Qaryataïne, après une avancée rapide durant les dernières 72 heures, a ajouté la source militaire, faisant état de combats « violents » et de plus de 40 raids aériens russes et syriens dans et aux alentours du village.

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 19:55
Proclamation après Austerlitz, 12 frimaire an XIV (3 décembre 1805)

Bataille d'Austerlitz. Par François GERARD (1770-1837) - Photo RMN-Grand Palais

 

source napoleon.org

 
Soldats ! Je suis content de vous. Vous avez à la journée d'Austerlitz, justifié tout ce que j'attendais de votre intrépidité ; vous avez décoré vos aigles d'une immortelle gloire. Une armée de cent mille hommes, commandée par les empereurs de Russie et d'Autriche, a été, en moins de quatre heures, ou coupée ou dispersée. Ce qui a échappé à votre fer s'est noyé dans les lacs. Quarante drapeaux, les étendards de la garde impériale de Russie, cent vingt pièces de canon, vingt généraux, plus de trente mille prisonniers, sont les résultats de cette journée à jamais célèbre. Cette infanterie tant vante, et en nombre supérieur, n'a pu résister à votre choc, et désormais vous n'avez plus de rivaux à redouter. Ainsi, en deux mois, cette troisième coalition a été vaincue et dissoute ; La paix ne peut plus être éloignée, mais, comme je l'ai promis à mon peuple avant de passer le Rhin, je ne ferai qu'une paix qui nous donne des garanties et assure des récompenses à nos alliés.
Soldats, lorsque le peuple français plaça sur ma tête la couronne impériale, je me confiai à vous pour la maintenir toujours dans ce haut éclat de la gloire qui seul pouvait lui donner du prix à mes yeux. Mais dans le même moment, nos ennemis pensaient à la détruire et à l'avilir ! Et cette couronne de fer, conquise par le sang de tant de Français, ils voulaient m'obliger à la placer sur la tête de nos plus cruels ennemis ! Projets téméraires et insensés que, le jour même de l'anniversaire du couronnement de votre Empereur, vous avez anéantis et confondus ! Vous leur avez appris qu'il est plus facile de nous braver et de nous menacer que de nous vaincre.
Soldats, lorsque tout ce qui est nécessaire pour assurer le bonheur et la prospérité de notre patrie sera accompli, je vous ramènerai en France ; là vous serez l'objet de mes plus tendres sollicitudes. Mon peuple vous reverra avec joie, et il vous suffira de dire « J'étais à la bataille d'Austerlitz », pour que l'on réponde, « Voilà un brave ».

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 13:40
USAF F-15C Eagles (493rd Fighter Squadron) with Turkish Air Force F-16C Fighting Falcons - Anatolian Eagle 15, June 17, 2015, in Turkey - photo USAF

USAF F-15C Eagles (493rd Fighter Squadron) with Turkish Air Force F-16C Fighting Falcons - Anatolian Eagle 15, June 17, 2015, in Turkey - photo USAF

 

25 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - La Russie ne fera pas la guerre à la Turquie malgré le crash d'un avion de guerre russe, abattu près de la frontière syrienne par l'armée turque, que Moscou considère comme une provocation planifiée, a déclaré mercredi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

 

Nous avons de sérieux doutes sur le fait qu'il s'agisse d'un acte spontané, cela ressemble beaucoup à une provocation planifiée, a-t-il estimé lors d'une conférence de presse.

 

Cependant, nous ne ferons pas la guerre à la Turquie, nos relations avec le peuple turc n'ont pas changé, a affirmé M. Lavrov, peu après que le président turc Recep Tayyip Erdogan eut déclaré que son pays n'a absolument aucune intention de provoquer une escalade après cette affaire.

 

Le ministre russe des Affaires étrangères a également annoncé avoir discuté environ une heure avec son homologue turc, Mevlut Cavusoglu.

 

Le ministre turc a tenté de justifier les décisions de l'armée de l'air turque en affirmant que l'avion russe a volé au total 17 secondes dans l'espace aérien turc, selon M. Lavrov.

 

Pour autant, cette attaque est totalement inacceptable, a déclaré M. Lavrov, ajoutant que Moscou allait sérieusement réévaluer les relations entre les deux pays.

 

Le chef de la diplomatie russe s'est en outre dit prêt à examiner sérieusement la proposition du président français François Hollande de fermer la frontière turco-syrienne afin d'arrêter le flux de combattants jihadistes.

 

Il s'est amassé sur le territoire turc trop d'éléments qui présentent une menace terroriste directe pour nos citoyens, a-t-il affirmé.

 

Un chasseur-bombardier Su-24 russe a été abattu mardi par l'armée turque, qui affirme qu'il se trouvait dans l'espace aérien turc, tandis que Moscou assure à l'inverse qu'il a été abattu dans le ciel syrien.

 

L'un des deux pilotes, qui ont pu s'éjecter avant le crash, a été tué par des rebelles syriens avant de toucher le sol, selon Moscou. Le second a pu être ramené à sa base au terme d'une opération menée par les forces syriennes et des troupes russes, d'après le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.

 

Un soldat russe a été tué lors de cette opération de sauvetage, avait annoncé dès mardi soir l'état-major russe.

 

Cet accrochage, le plus grave survenu depuis le début de l'intervention militaire russe en Syrie fin septembre, a provoqué une grave crise entre Ankara et Moscou.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:20
Royal Saudi Air Force F-15 Eagle fighter aircraft - photo USAF

Royal Saudi Air Force F-15 Eagle fighter aircraft - photo USAF

 

November 18, 2015: Strategy Page

 

In 2015 American defense firms are having the second highest annual export sales in history; $46.6 billion. In practical terms 2015 was the highest year for sales because the current top year (2012) was $65 billion but 69 percent of that ($45 billion) was two very large sales. One was a large ($35 billion) order from Saudi Arabia for F-15s and the other was a $10 billion order from Japan for F-35s. Normally those orders are made in smaller quantities but the Saudis are concerned about Iran and Japan about China. Both countries are among the few countries that can place such large orders. Without those two orders 2012 sales would have been what was expected; $25 billion in smaller orders from many customers. That’s what all the 2015 orders were.  This was a 31 percent increase from the $34.2 billion in 2014 which was a 23 per increase over 2012.

 

While U.S. defense exports are growing so are those of China, which has become the third largest arms exporter in the world surpassed only by the United States and Russia. Now the top five consists of America, Russia, China, Germany and France. Britain was displaced from the top five in 2012. From 2005-9 China represented three percent of the world arms exports. From 2010-14 China moved up to five percent.

 

Meanwhile sales of the 100 largest weapons and military services firms fell for the third year in a row in 2013 and the situation has not improved since then. While the Russian and Chinese firms are doing very well and the American ones are holding on many European firms are losing ground. Then there’s all the new competition from firms in South Korea, Israel and China. Even the Japanese are changing their laws to allow their arms firms to export.

 

Russian arms sales rose sharply after 2001 because the economies of their two biggest customers (India and China) were increasing rapidly. That and the escalating price of oil (driven largely by increased demand from China and India) have sent international arms sales from $29 billion in 2003 to over $70 billion today. Oil rich countries, particularly those in the Persian Gulf, are eager to buy more weapons with which to defend their assets from an increasingly aggressive Iran.

 

The stall in Russian sales after 2007 arose from a special problem with China, long one of its biggest customers. Since the late 1990s about 40 percent of Russian arms exports went to China. That began to shrink as Russian manufacturers feuded with the Chinese over stolen technology. The Chinese have been quite brazen of late as they copy Russian military equipment and then produce their own versions, without paying for the technology. Worse, the Chinese are now offering to export these copies. The Russians tried to work out licensing deals without much success.

 

Another factor in the sharp growth in arms exports was largely because, after 2001 global defense spending increased nearly 50 percent to over $1.4 trillion. That's about 2.5 percent of global GDP. After the Cold War ended in 1991, defense spending declined for a few years to under a trillion dollars a year. But by the end of the 1990s it was on the rise again. The region with the greatest growth has been the Middle East, where spending has increased 62 percent in the last decade. The region with the lowest growth (six percent) was Western Europe. The 2008 recession led to global defense spending stalled at, or maybe even a little below, $1.4 trillion. But the spending growth has resumed, slowly, now that the recession is over in many parts of the world. China is making the most of that, especially since they will sell to anyone who can pay and are not deterred by demands for bribes and other off-book services.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 19:30
photo Russia MoD

photo Russia MoD

 

November 17, 2015: Strategy Page

 

The Russian intervention in Syria involves some 4,000 troops and about fifty warplanes and helicopters. The small size of this force exposes a sad fact of post-Cold War Russia; the military no longer has much in the way of combat capability and few post-Cold War weapons. Thus Russia has few smart bombs and is mostly relying on unguided bombs built in the 1980s, just before the Cold War ended in 1991. Through the 1990s some 80 percent of the huge Cold War Russian (Soviet) armed forces melted away. The Russian air force and navy are now less than ten percent of their Cold War strength and the army has fewer combat brigades than it did armies during the Cold War. But there is one important thing that Russia does have and that the Syrian armed forces desperately needs; support for maintaining and upgrading Syria’s largely Russian weapons and equipment. Russian maintenance and technical personnel are pouring into Syria, largely unnoticed, along with spare parts, upgrade kits and special maintenance equipment. Thousands of Syrian army weapons and vehicles that had become inoperable, or only partially functional are now being returned to usable condition. Russia is also sending in a lot of the new UAVs it has been building, apparently pulling a lot of them out of the Ukraine fighting, along with a lot of their world-class electronic warfare equipment. With new and repaired radios, more medical supplies and equipment as well as military field rations in abundance Syrian forces get daily reminders that things are looking up even if they are not in combat. This makes the Syrian forces more effective when fighting and is a big boost for Syrian morale in general.

 

Russia is using the experience in Syria to upgrade its own armed forces. The Russians have already found that they are not as good at keeping combat aircraft ready (the “readiness rate”) in a combat zone as Western air forces are. American military aircraft in the Middle East have a readiness rate of about 90 percent while the Russian rate is 70 percent. The Americans have a lot more experience, especially in the Middle East. The Russians are learning, especially from the Syrians who are showing them how to deal with the dust, sand and heat. Meanwhile Russia is hustling to build more satellite (GLONASS/ GPS) and laser guided bombs and missiles. Russia is now learning which of their smart bombs work best in combat and are modifying the designs even as they try to increase production. Russia never had a lot of these and now there is a need and it will take until the end of the year before new production will start to make a difference. Even then Russia will not be able to use smart (laser or GPS) guided bombs as often as Western and some Arab (oil rich Gulf States) air forces do. These countries tend to use such weapons in over 90 percent of their air strikes.

 

Russia was known to have had smart weapons since the 1970s, many of them based on American smart bombs (or fragments) captured in Vietnam. The problem was that Russia never built or used a lot of these weapons. For a long time Russia considered these special weapons for rare special occasions and there were few such occasions until now. Russia has known since the 1990s that these smart weapons can make a big difference but throughout the 1990s Russia had no money for new bombs of any kind.

 

Even in the United States it wasn’t until the 1991 Gulf war that the full impact of these weapons was noted. There only 16 percent of the 250,000 bombs dropped were guided. But analysis of the battlefield later revealed that the guided bombs had done 75 percent of the actual damage. This pattern kept repeating itself and by the late 1990s the U.S. was on its way to using nothing but smart bombs. Not so Russia. While new smart bombs were developed in Russia very few were built. Moreover few Russian warplanes were equipped to use smart bombs and few pilots had any experience with these weapons. So it should be no surprise that Russia is using few smart bombs in Syria. The simple fact is that Russia has few of these weapons and even fewer aircraft and pilots able to handle them.

 

Meanwhile China is building a lot more smart bombs and equipping more (than Russia) of its aircraft to use them. Since the 1990s China could afford to do so while Russia could not. Meanwhile China is still learning from Russia. In 2010 China introduced a new laser guided bomb; the LT-2. This weapon looked very similar to the Russian KAB-500L 1100 pound laser guided bomb. The KAB-500L in turn is very similar to the American Paveway series of laser guided bombs. That is, a dumb bomb has a guidance kit attached. In 1994 China introduced a laser guided bomb that appeared to be reverse engineered U.S. Paveway. These apparently did not perform very well, so China apparently used Russian smart bombs as a model.

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