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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:40
Ukraine: Kiev et séparatistes prorusses assurent avoir commencé à retirer les chars de la ligne du front


03.10.2015 45eNord.ca (AFP)
 

L’armée ukrainienne et les séparatistes prorusses ont annoncé samedi le début du retrait des chars dans l’Est rebelle pour consolider la trêve, mais la paix négociée avec la médiation franco-allemande semble encore bien loin.

 

L’annonce intervient au lendemain d’un sommet à Paris entre les dirigeants ukrainien, russe, français et allemand qui ont reconnu l’impossibilité de mener à bien le processus de paix d’ici la fin de l’année, ce qui est pourtant prévu par les accords signés à Minsk en février avec leur médiation.

Les rebelles de la république autoproclamée de Lougansk ont annoncé dans la matinée avoir entamé le retrait des chars, qui doit être suivi de celui des pièces d’artillerie de calibre inférieur à 100 mm.

« Un convoi de chars vient de prendre la direction d’un nouveau lieu de déploiement à 15 km de la ligne du front », a annoncé l’agence officielle de la république séparatiste de Lougansk.

Il était impossible dans l’immédiat de confirmer cette information de source indépendance.

« Le processus a commencé », a pour sa part déclaré à l’AFP un porte-parole de l’armée ukrainienne, Vladislav Seleznev. Il a indiqué que la première étape était « l’établissement de listes des armes qui vont être soumises aux observateurs internationaux ».

Le retrait des chars et des pièces d’artillerie de calibre inférieur à 100 mm dans une zone de 15 km de part et d’autre de la ligne de front a été convenu cette semaine entre les belligérants comme un geste de bonne volonté afin de préserver les vies alors que le conflit a fait plus de 8.000 morts, principalement des civils, depuis avril 2014.

Aux termes de cet accord, le retrait des armes légères va prendre une quarantaine de jours.

Les rebelles de l’autre république séparatiste voisine, celle de Donetsk, vont commencer à retirer leurs armes « après le 18 octobre » si la trêve qui règne depuis peu « est respectée », a annoncé un haut responsable de la république Edouard Bassourine.

Le « ministre de la Défense » de la république autoproclamée de Donetsk Vladimir Kononov, cité sur le site officiel séparatiste, a précisé la veille que le retrait commencerait après la fin du processus dans la république de Lougansk.

 

La paix prend ‘du retard’

Les accords de paix fondamentaux dits Minsk 2 ne prévoyaient que le retrait des armes de plus de 100 mm, mais cette clause avait été régulièrement violée, provoquant la mort de plus de mille personnes, selon les observateurs internationaux.

Réunis vendredi à Paris pour faire le point sur la mise en oeuvre des accords de paix, Petro Porochenko, Vladimir Poutine, François Hollande et Angela Merkel ont reconnu en substance que le règlement dans l’Est de l’Ukraine serait retardé.

A l’issue de négociations qui ont duré quatre heures et demie à l’Elysée, le président français a annoncé le report « au-delà du calendrier de 2015 » des élections locales prévues dans l’Est séparatiste selon les accords de paix de Minsk 2.

Une nouvelle loi électorale devra être adoptée pour rendre ce scrutin « incontestable », sous observation de l’OSCE, a souligné M. Hollande dans une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Un autre point clé des accords de Minsk- la reprise du contrôle par Kiev de 400 km de frontière avec la Russie, accusée d’envoyer troupes et armes dans le Donbass – va aussi prendre du retard.

« Il faudra encore du temps pour aboutir à la dernière étape (…) l’étape essentielle du point de vue du retour de l’intégrité de l’Ukraine, c’est-à-dire le contrôle total des frontières et le retrait des unités étrangères (…) ça prendra plus de temps qu’il n’était prévu, nous en avons acté le principe et finalement les modalités aujourd’hui », a souligné le chef de l’Etat français.

En commentant les résultats de ce sommet, l’analyste politique ukrainien indépendant Olexandre Souchko estime qu’il ne s’agit ni d’une victoire, ni d’une défaite, mais d' »un match nul pour l’Ukraine » qui va « inévitablement entraîner des décisions contraires aux intérêts nationaux, mais impossibles à éviter ».

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:30
Sukhoi Su-34 in flight

Sukhoi Su-34 in flight

 

03 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - La Russie a affirmé samedi que ses frappes aériennes en Syrie entamées mercredi avaient semé la panique chez le groupe Etat islamique (EI), en forçant 600 de ses membres à abandonner leurs positions.

 

Nous avons réussi à réduire significativement le potentiel militaire des terroristes (...). La panique et la désertion ont commencé dans leurs rangs, a affirmé un haut responsable de l'état-major russe, le général Andreï Kartapolov.

 

Selon lui, environ 600 militants de l'EI ont abandonné leurs positions et tentent de s'enfuir vers l'Europe.

 

Depuis mercredi, l'aviation russe a effectué plus de 60 frappes en Syrie visant plus de 50 sites d'infrastructure de l'organisation terroriste Etat islamique, parmi lesquels des entrepôts de munitions et d'explosifs et des camps d'entraînement de l'EI, a précisé M. Kartapolov, cité dans un communiqué de l'état-major.

 

Compte tenu des premiers résultats, non seulement nous allons poursuivre les frappes aériennes, mais aussi les intensifier, a souligné le responsable.

 

Il a également répété que les frappes russes ne visaient que les terroristes en Syrie.

 

La Russie a prévenu à l'avance notamment la partie américaine qu'elle allait mener des frappes sur les sites de l'EI, selon M. Kartapolov.

 

Les Américains nous ont informés alors qu'il n'y avait personne d'autre sauf des terroristes dans cette région, a-t-il affirmé.

 

La Russie a commencé mercredi à mener des frappes en Syrie, dans sa première intervention militaire d'envergure hors de l'ex-URSS depuis l'occupation de l'Afghanistan en 1979.

 

L'Occident et les pays arabes ont critiqué la stratégie russe en Syrie, disant soupçonner Moscou de concentrer ses attaques non sur l'EI mais sur les opposants au régime considérés comme des modérés par les Etats-Unis et leurs alliés.

 

Le président américain Barack Obama a estimé vendredi que la stratégie de la Russie en Syrie était une catastrophe assurée.

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:30
Russian Su-30SM

Russian Su-30SM

 

03.10.2015 Romandie.com (ats)

 

Les avions de combat russes ont bombardé samedi des cibles du groupe djihadiste Etat islamique (EI) au quatrième jour de leur intervention en Syrie. Washington et Londres ont continué à dénoncer la stratégie de Moscou visant à défendre le régime de Bachar al-Assad.

L'aviation russe a mené plus de 20 sorties en 24 heures en Syrie et neuf raids ont visé des cibles de l'EI, annonce samedi à la mi-journée le ministère russe de la Défense. Il a précisé que ces frappes ont détruit un poste de commandement et un bunker de l'EI près de la ville de Raqa, la "capitale" de l'organisation extrémiste située dans le nord-est du pays en guerre.

Les avions russes ont en outre détruit un entrepôt de munitions et visé un camp d'entraînement du groupe djihadiste dans la province d'Idleb (nord-ouest), selon le ministère.

La Russie a affirmé que ses frappes ont semé la "panique" chez le groupe EI, en forçant 600 de ses membres à abandonner leurs positions. "La panique et la désertion ont commencé dans leurs rangs", a affirmé un haut responsable de l'état-major russe, le général Andreï Kartapolov.

 

Civils et enfants tués

Selon un nouveau bilan de L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les frappes russes ont coûté la vie depuis mercredi à 39 civils dont huit enfants et à 14 djihadistes, 12 de l'EI et deux d'Al-Nosra.

Déclenché en 2011 par une révolte populaire brutalement réprimée, le conflit déjà très complexe, a pris un nouveau tournant avec l'implication des Russes, alliés du régime qui a perdu les deux tiers du territoire dans les combats. Or, Moscou considère le régime d'Assad comme un rempart face à l'EI.

C'est pourquoi la Russie vise l'EI mais aussi le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, et ses alliés rebelles islamistes, selon des sources syriennes et l'OSDH. Elle a également frappé des petits groupes rebelles soutenus par les Etats-Unis.

 

Critiques occidentales

Les Occidentaux ont critiqué la stratégie russe, estimant que les raids devraient épargner les groupes rebelles qu'ils soutiennent. Les Russes "ne font pas la différence" et "de leur point de vue, ce sont tous des terroristes. Et c'est une catastrophe assurée", a dit le président américain Barack Obama vendredi.

Le premier ministre britannique David Cameron a pour sa part affirmé samedi que l'intervention militaire russe ne faisait qu'aider le président Bachar al-Assad. "Il est évident que la Russie ne fait aucune distinction entre le groupe EI et les groupes syriens d'opposition légitimes. En conséquence, il aide le boucher Assad et ne fait qu'aggraver la situation", a souligné M. Cameron.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 16:40
Su-24M2 Fencer Jet photo Dmitriy Vinogradov - Sputnik.jpg

Su-24M2 Fencer Jet photo Dmitriy Vinogradov - Sputnik.jpg

 

03.10.2015 sputniknews.com

 

The Russian air force’s long-range striking power in the region comes from the twelve Su-24M2 Fencer jets that Russia has sent to its base in Latakia, Syria.

 

The Fencer is a mature design as it was launched in the 1960s. But despite the age, Russia’s remaining fleet of Su-24s has been heavily upgraded with modern systems. The current version of the Fencer is equipped with GLONASS satellite navigation systems, an advanced glass cockpit, a modern head-up display and an upgraded air-to-air self-defense capability with the addition of R-73 high off-boresight missiles, American magazine The National Interest wrote.

The Fencer can transport a maximum of 17,600lbs of ordnance, but usually carries only 6,600lbs in most configurations according to Sukhoi. The aircraft, which was designed to infiltrate enemy airspace at low altitude, can hit targets as far as 400 miles away without aerial refilling while carrying six 1,100lbs FAB-500M-62 bombs.

According to the magazine, the aircrafts are being used not just for strike missions but also for reconnaissance and other support missions.

As the magazine further speculated, considering that Russian air force has twelve Su-24M2 available to them, the Russian air force should have between eight to ten Fencers available to them at any given time. That means that Russian Forces can carry out thirty assaults per day in a best-case scenario.

But it remains unknown as to how many pilots and maintenance crews Russian forces brought with them.

“The Russian air force will eventually replace aircraft with the Su-34, but the Fencer will remain in service for some time to come. It still offers the Russian forces in Syria a decent long-range strike capability against targets that are further away from Latakia,” The National Interest concluded.


 
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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 16:30
Septembre rouge

 

3 octobre 2015 par Michel Goya  - La Voie de l’Epée

 

Pendant la guerre froide on appelait cela la stratégie du « piéton imprudent » par analogie avec l’individu qui s’engage soudainement sur la route en ne laissant au conducteur que le choix entre l’arrêt brutal et l’accident catastrophique. La Russie, et avant elle l’URSS, est coutumière de cette méthode depuis l’intervention éclair en Tchécoslovaquie en 1968 jusqu’à l’annexion de la Crimée en 2014 en passant par la prise des points clés de Kaboul en 1979 ou même simplement l’envoi d’un régiment sur l'aéroport de Pristina en juin 1999 interdisant l’usage de celui-ci aux forces de l’OTAN. Il nous, est arrivé, à nous Français, de le faire aussi, au Tchad par exemple, en 1968 ou en 1983, profitant nous aussi de cette capacité de pouvoir engager la force sans débat interne et vote préalable (ou du moins non-acquis d'avance).

Cette intervention surprise peut être « blanche », c’est-à-dire permettant d’obtenir des gains stratégiques sans avoir à combattre, simplement en se positionnant au bon endroit et/ou en établissant un rapport de forces suffisant pour dissuader de tout affrontement. Elle peut être aussi « rouge » et impliquer le combat selon trois méthodes, discrète (en Ukraine depuis 2014), au contraire écrasante (Hongrie, 1956) ou enfin visible et limitée. L’engagement actuel de la Syrie relève de la troisième posture, avec cette faculté de changer la situation stratégique initiale tout en gardant la possibilité, en fonction des changements observés, de se retirer relativement facilement ou au contraire de déployer de nouveaux moyens, dans ce cas le plus souvent écrasants. Dans l’art opérationnel russe, les engagements sont des coups calculés qui se succèdent soudainement et par paliers. On n'y goûte ni l'engagement comme fin en soi, ni les stratégies américaines de pression et d'escalade de type poker.

 

Suite de l’article

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 18:30
photo Russian Defence Ministry

photo Russian Defence Ministry

 

2 Oct, 2015 RT.com

 

On Thursday, Russian warplanes stationed in Syria attacked a terrorist training camp and a command center, taking it out with a precision strike launched form an altitude of over 5,000 meters, the Russian Defense Ministry reported.

 

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 11:30
Russian Airstrikes in Syria: September 30-October 1, 2015

 

Oct 2, 2015 - Genevieve Casagrande - ISW

 

Russia conducted a second round of airstrikes in Syria on October 1, targeting rebel-held positions in the provinces of Homs, Idlib, and Aleppo. The Russian Ministry of Defense (MoD) has repeatedly claimed that the airstrikes are targeting ISIS positions in these rebel-held areas. However, Russian targets included the training camp of an FSA-affiliated, Western-backed TOW anti-tank missile recipient Liwa Suqour al-Jebel near the town of Maaret al-Nouman in Idlib Province, in addition to other rebel-held targets. The Russian MoD also claimed two airstrikes in Raqqah Province, targeting an ISIS-held training camp and “command post”. These airstrikes are the first Russian strikes confirmed by the Russian MoD that have targeted positions in ISIS-held terrain.

The following graphic depicts ISW’s assessment of Russian airstrike locations based on reports from local Syrian activist networks, Syrian state-run media, and statements by Russian and Western officials.

 

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 07:40
BPC Sebastopol photo Grigory Sysoev Sputnik

BPC Sebastopol photo Grigory Sysoev Sputnik

 

24 Sep 2015 by ROSTEC

 

KRET and UIMC have proposed solutions regarding the equipment of the helicopter carrier

 

Rostec Corporation holding companies, namely KRET and United Instrument Manufacturing Corporation (UIMC), have expressed their readiness to cooperate with the new buyers of the French Mistral helicopter carriers.

 

KRET is ready to equip the Mistral, previously intended for the Russian Navy, with electronic warfare defense systems.

 

Deputy Defense Minister Yuri Borisov announced that Russia is ready to supply avionics for the helicopter carrier to its future buyer, according to RIA Novosti. It has been reported that France is negotiating with Egypt for the sale of two Mistral ships that had previously been built for Russia.

 

KRET has proposed to outfit the Mistral ships with 5P28 Pobeditel electronic warfare defense systems, which can be installed on large ships such as aircraft carriers, helicopter carriers, and cruisers. The system greatly increases a ship’s survivability.

 

UIMC, another Rostec holding company, has developed communications and control systems for the Mistral and has agreed to adapt the Russian systems for Egypt.

 

According to UIMC representatives, the Russian equipment intended for the Mistral cannot be entirely sold to the new owner of the ships, as a number of elements and software programs must be removed from its communications and control systems first.

 

Registration for the re-export of this equipment is expected to take 1.5-2 months, and the adaptation of systems, components, and software for foreign customers may take another year and a half, as reported by RIA Novosti.

 

As noted by UIMC, upon their resale to a new customer, the ships themselves will need to be further developed, which will require cooperation with the Russian companies.

 

As a reminder, a contract worth 1.2 billion euros to supply Russia with two Mistral helicopter carriers was signed between the French company DCNS/STX and Rosoboronexport in 2011. France was supposed to transfer Vladivostok, the first ship, in November of last year, but did not do so because of the imposition of sanctions against Russia.

 

In early August, Moscow and Paris decided to terminate the contract for the construction and delivery of the Mistral ships. After returning all Russian equipment, France will be able to sell the helicopter carriers to another buyer.

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 16:30
Su-24 bombers - photo Sputnik

Su-24 bombers - photo Sputnik

 

1 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - L'armée russe a procédé dans la journée de jeudi à de nouvelles frappes aériennes sur cinq positions du groupe jihadiste Etat islamique en Syrie, a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense cité par les agences russes.

 

Selon le général Igor Konachenkov, les avions russes ont frappé des positions du groupe jihadiste dans la province de Hama (centre) et celle d'Idleb (nord-ouest), au cours de huit missions de vols.

 

C'est en tout la troisième série de frappes aériennes annoncée par le ministère russe de la Défense. La toute première avait été menée mercredi. La seconde durant la nuit de mercredi à jeudi, selon le ministère de la Défense.

 

Selon le porte-parole militaire, les avions russes avaient déjà frappé dans le secteur de Latamna, dans la province de Hama, mais y sont revenus ce jeudi.

 

Nous avons empêché les combattants de l'EI de tenter de rétablir un poste de commandement dans la province de Hama qui avait été détruit lors des frappes aériennes de nos avions le 30 septembre, a déclaré le général Konachenkov, parlant de frappe aérienne supplémentaire.

 

Parallèlement, l'armée russe dit avoir bombardé un camp d'entraînement de l'Etat islamique à Maaret al-Numan, dans la province d'Idleb, ainsi qu'un poste de commandement de l'EI au nord de Jisr al-Shughur, toujours dans la province d'Idleb.

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 15:40
Russian assets and targets in Syria source ISW

Russian assets and targets in Syria source ISW

 

01 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Beyrouth - La Russie a mené jeudi de nouvelles frappes en Syrie en affirmant vouloir combattre non seulement le groupe Etat islamique mais aussi les autres groupes terroristes qui s'opposent au régime de Bachar al-Assad.

Au lendemain des premiers bombardements de l'aviation russe, Américains et Russes vont se réunir d'urgence pour mettre en place un minimum de coordination et de dialogue pour éviter des incidents entre avions de chasse.

L'espace aérien syrien est en effet désormais encombré, entre les missions aériennes des pays de la coalition menée par les États-Unis, les raids de l'armée syrienne et désormais les appareils russes.

Quatre avions russes ont pris jeudi pour cible des bases de Jaich al-Fatah (l'Armée de la conquête), l'un des plus importants groupes rebelles qui regroupe notamment le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, et des groupes islamistes comme Ahrar al-Cham, a indiqué une source de sécurité syrienne. Les frappes ont été menées à Jisr al-Choughour et à Jabal al-Zawiya, dans la province d'Idleb (nord-ouest).

Les avions russes ont également frappé des positions de groupes armés, des bases et des dépôts d'armes à Hawach dans la province de Hama, dans le centre, selon cette source.

L'Armée de la conquête, financée notamment par des pays du Golfe, combat à la fois le régime Assad et l'Etat islamique (EI). Cette coalition de jihadistes et d'islamistes avait infligé au printemps de terribles revers à l'armée syrienne en s'emparant de la province d'Idleb et en menaçant de ce fait le pays alaouite sur le littoral méditerranéen qui, s'il tombait, sonnerait le glas du régime.

L'armée russe a annoncé jeudi avoir effectué de nouvelles frappes nocturnes sur quatre positions de l'EI, qui ont détruit un quartier général des groupes terroristes et un stock de munitions dans la zone d'Idleb, ainsi qu'un atelier de fabrication de voitures piégées au nord de Homs et un camp de combattants de Hama.

Selon des sources américaines, les Russes disposent de 32 avions de combat, dont des bombardiers et des chasseurs Sukhoi, qui sont déployés sur un aéroport transformé en base militaire près de Lattaquié, dans l'ouest.

 

- 'Rumeurs non fondées' -

Après avoir rencontré à l'ONU pour la troisième fois en quelques jours son homologue américain John Kerry, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a balayé les accusations du Pentagone, de la diplomatie française et du chef de l'opposition syrienne en exil, Khaled Khoja, selon lesquelles les pilotes russes n'avaient pas visé l'EI mercredi.

Les rumeurs indiquant que les objectifs de ces frappes n'étaient pas l'EI ne sont en rien fondées, a-t-il déclaré, ajoutant n'avoir aucune information concernant d'éventuelles victimes civiles et assurant que l'aviation russe s'efforçait de procéder à des frappes précises.

Le ministère russe de la Défense avait annoncé mercredi soir avoir procédé à 20 sorties aériennes pour détruire huit cibles sur les positions de l'EI conformément à la stratégie édictée par Vladimir Poutine: prendre les terroristes de vitesse et détruire leurs positions en Syrie, avant qu'ils ne viennent chez nous.

M. Lavrov a indiqué avoir en toute honnêteté dit à son homologue américain que la Russie intervenait, à la demande de la présidence syrienne, pour combattre exclusivement l'État islamique et les autres groupes terroristes.

 

- Qu'est ce qu'un 'terroriste' ? -

Mais la différence d'appréciation qu'ont les Russes et les Occidentaux des terroristes à abattre était de toute façon inévitable. Les Européens, les Arabes et les Américains font le distinguo entre l'EI, le Front Al-Nosra et les rebelles modérés qu'ils soutiennent. Pour Moscou, tout opposant armé au régime d'Assad est un terroriste.

Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a jugé que les frappes ne visaient probablement pas les jihadistes de l'EI et a estimé que l'approche russe tournera mal si elle se fixe pour unique objectif de défendre le régime Assad.

Plus conciliant, John Kerry a déclaré devant le Conseil de sécurité que Washington était disposé à bien accueillir le recours à la force aérienne russe, à condition de viser réellement l'EI et Al-Qaïda.

La télévision officielle syrienne a confirmé des bombardements dans les provinces de Hama (nord-ouest) et Homs (centre).

Mais selon le chef de l'opposition syrienne en exil, qui était à New York, les frappes de Homs ont tué 36 civils innocents dans des zones qui ont combattu l'EI.

Le président russe a justifié ses opérations en Syrie, comme étant le seul moyen de lutter efficacement contre le terrorisme international et a appelé son allié, le président syrien au compromis avec l'opposition tolérée par Damas.

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 15:30
Sukhoi Su-30

Sukhoi Su-30

 

01 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - L'armée russe a déployé plus de 50 avions et hélicoptères, ainsi que des troupes d'infanterie de marine, des parachutistes et des unités de forces spéciales en Syrie, a indiqué jeudi le ministère de la Défense cité par l'agence Interfax.

 

C'est la première fois que Moscou confirme officiellement l'ampleur de l'engagement militaire en Syrie, dans le port de Tartous où l'armée russe dispose d'installations logistiques, et surtout à l'aéroport de Lattaquié où elle a construit une base militaire. L'aviation russe a mené mercredi ses premières frappes aériennes en Syrie. Une seconde vague de bombardements a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi, selon Moscou.

 

Le détachement aérien qui doit réaliser des frappes en Syrie comprend plus de 50 avions et hélicoptères, a indiqué le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense.

 

Le responsable militaire n'a pas précisé quels types d'aéronefs avaient été déployés. Ce détachement a été déployé dans les délais les plus brefs. Nous avons pu le faire dans la mesure où nos stocks de matériel et de munitions se trouvaient déjà dans nos installations logistiques de Tartous. Il a suffi de faire venir l'aviation et du matériel, a ajouté le porte-parole.

 

Des sources américaines avaient détaillé à l'AFP ce dispositif : 4 bombardiers Su-34, 12 bombardiers Su-25, 12 avions d'attaque au sol SU-24, 4 chasseurs Su-30 et une vingtaine d'hélicoptères.

 

 

Su-34 Fullback strike aircraft Oct. 31, 2014 photo Norwegian Air Force

Su-34 Fullback strike aircraft Oct. 31, 2014 photo Norwegian Air Force

Su-24 (code Otan Fencer) aircraft

Su-24 (code Otan Fencer) aircraft

Su-25 Frogfoot ground attack aircraft

Su-25 Frogfoot ground attack aircraft

Pour sécuriser Tartous et la base aérienne près de Lattaquié, fief pro-Assad dans le nord-ouest du pays, l'armée russe a également envoyé un bataillon tactique d'infanterie de marine avec des moyens renforcés, sans préciser le nombre exact. Un bataillon de l'armée russe comprend au moins 500 soldats. La presse russe avait évoqué la présence d'au moins 1.700 militaires, des sources américaines avançant, en comptant notamment tout le personnel lié aux avions (pilotes, personnel d'entretien et de support), près de 2.000 hommes sur place.

 

En plus de ces troupes d'infanterie de marine, le dispositif militaire prévoit des rotations avec des groupes de forces spéciales de la flotte de la mer Noire ainsi que des parachutistes habituellement basés à Novorossiïsk, dans le sud de la Russie, selon le ministère de la Défense.

 

Moscou a par ailleurs dévoilé le nom du militaire russe, le général Sergueï Kouralenko, dépêché à Bagdad pour participer au centre d'échanges de renseignements militaires que la Russie, l'Iran et l'Irak ont créé. C'est a priori auprès de ce général que les Américains pourront obtenir les informations qu'ils souhaitent sur les opérations russes en Syrie.

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 12:30
Su-24 bombers - photo Sputnik

Su-24 bombers - photo Sputnik

 

01 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - L'armée russe a confirmé jeudi de nouvelles frappes nocturnes en Syrie sur quatre positions du groupe État islamique (EI) dans les provinces d'Idleb, Hama et Homs.

 

L'aviation russe a conduit quatre frappes aériennes cette nuit contre quatre positions de l'État islamique sur le territoire syrien, indique le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

 

Au cours de leurs huit sorties aériennes, les Sukhoi-24 et 25 de l'armée russe ont notamment détruit un quartier général des groupes terroristes (de l'EI) et un stock de munitions dans la zone de Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, ainsi qu'un atelier de confection de voitures piégées au nord de Homs (centre de la Syrie).

 

L'aviation russe a également frappé un poste de commandement de combattants dans la zone de Hama (centre).

 

Toutes les frappes ont été réalisées par des avions déployés sur la base aérienne construite par les Russes dans l'aéroport de Lattaquié, dans le nord-ouest de la Syrie.

 

Le ministère russe de la Défense précise que pour éviter les pertes civiles, les frappes ont été réalisées à distance des localités, grâce à des informations recueillies de différentes sources et grâce à des reconnaissances effectuées par des drones ainsi qu'aux images satellitaires.

 

Une source de sécurité syrienne a confirmé ces frappes, mais indiqué qu'elles avaient visé des bases de Jaich al-Fatah (l'Armée de la conquête), dans la province d'Idleb, et des des positions de groupes armés, des bases et des dépôts d'armes à Hawach dans la province de Hama.

 

L'Armée de la conquête regroupe notamment le Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, et des groupes islamistes comme Ahrar al-Cham.

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 12:29
Su-25 aircraft (archives)

Su-25 aircraft (archives)

 

01 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Beyrouth - L'aviation russe a frappé jeudi en Syrie des positions d'Al-Qaïda et des rebelles islamistes dans les provinces d'Idleb (nord-ouest) et de Hama (centre), a affirmé une source de sécurité syrienne.

 

Quatre avions de combat russes ont visé des bases de Jaich al-Fatah (l'Armée de la conquête) à Jisr al-Choughour et à Jabal al-Zawiya, dans la province d'Idleb, a indiqué cette source. Ils ont frappé aussi des positions de groupes armés, des bases et des dépôts d'armes à Hawach dans la province de Hama, selon elle.

 

L'Armée de la conquête regroupe notamment le Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, et des groupes islamistes comme Ahrar al-Cham.

 

Un membre de cette coalition a tweeté que l'aviation de la coalition regroupant les porcs russes et le régime avait rasé une mosquée à Jisr al-Choughour.

 

Al-Nosra et Ahrar al-Cham combattent le régime de Bachar al-Assad mais également l'Etat islamique (EI) que Moscou affirme vouloir frapper en Syrie.

 

L'aviation russe avait mené mercredi ses premières frappes aériennes dans ce pays à la demande du président Assad. Les Occidentaux et l'opposition syrienne en exil ont émis des doutes sur le choix des cibles, le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter jugeant que les frappes n'avaient probablement pas visé les jihadistes de l'EI.

 

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a rejeté jeudi ces doutes infondés.

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 06:30
Le général Philip Breedlove, Commandant suprême des forces alliées en Europe. (Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Le général Philip Breedlove, Commandant suprême des forces alliées en Europe. (Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)


28.09.2015 par 45eNord.ca (AFP)
 

Le commandant des forces de l’Otan en Europe, le général Philip Breedlove, s’est inquiété lundi du déploiement de missiles anti-aériens russes en Syrie, inutiles contre le groupe Etat islamique que Moscou affirme vouloir combattre.

 

« Je n’ai pas vu le groupe État islamique faire voler des avions » justifiant le déploiement « de missiles SAM 15 ou SAM 22 » ou de « chasseurs sophistiqués », a ironisé le général Breedlove.

« Ces équipements sophistiqués n’ont rien à voir avec le groupe État islamique », a indiqué à Washington le général devant le German Marshall Fund, un groupe de réflexion.

Pour le général Breedlove, la Russie cherche en fait à créer une « bulle » de protection contre toute attaque aérienne, au profit du régime de Bachar al-Assad.

Les États-Unis s’inquiètent depuis des semaines du renforcement de la présence militaire russe en Syrie, Moscou ayant selon eux constitué une véritable base aérienne avec 28 avions de combat dans la province de Lattaquié, un fief de Bachar al-Assad.

A l’Assemblée générale de l’ONU lundi à New York, les présidents Barack Obama et Vladimir Poutine se sont mutuellement accusés d’alimenter les tensions sur place.

« Très haut sur l’agenda de Poutine et des Russes en Syrie, il y a protéger le régime d’Assad » contre ses ennemis et tous ceux qui pourraient les aider, a expliqué le général Breedlove devant le German Marshall Fund.

« Nous sommes un peu inquiets » de voir à terme les Russes créer une zone de protection anti-aérienne sur la Méditerranée du nord-est, qui empêcherait les avions de combat d’opérer dans la zone, a-t-il dit.

Moscou a déjà créé en Mer Noire ce genre de bulle (A2/AD, anti-access, area denial, selon le terme militaire américain), a expliqué le général, grâce à des batteries de missiles déployés en Crimée après l’annexion de celle-ci par les forces russes.

Et la Russie utilise aussi l’enclave russe de Kaliningrad en Europe orientale pour créer une telle bulle au-dessus de la Baltique, a-t-il indiqué.

Pour le général américain, les Russes cherchent probablement avant tout en Syrie à prolonger le régime d’Assad, « parce que c’est la porte légitime pour leurs ports et leurs bases aériennes en Syrie ».

La Russie veut d’abord « ralentir l’avance des forces anti-Assad » et mènera ensuite quelques « actions anti-EI pour légitimer son approche », a-t-il dit.

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 23:30
Secretary Kerry Poses for a Photo With Russian Foreign Minister Lavrov Before Their Meeting at UN Headquarters in New York City (Sept. 28, 2015) - photo US gov

Secretary Kerry Poses for a Photo With Russian Foreign Minister Lavrov Before Their Meeting at UN Headquarters in New York City (Sept. 28, 2015) - photo US gov

 

01 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Nations unies (Etats-Unis) - Les Etats-Unis et la Russie, qui effectuent chacun des frappes en Syrie, se sont mis d'accord pour organiser au plus vite une rencontre entre leurs militaires afin d'éviter tout incident entre leurs aviations, ont annoncé mercredi les chefs de la diplomatie des deux pays.

 

Nous sommes tombés d'accord sur le fait que les militaires devraient se mettre en contact très bientôt, a déclaré le Russe Sergueï Lavrov, tandis que l'Américain John Kerry confirmait la nécessité d'une discussion entre militaires, aussi vite que possible, peut-être même demain.

 

Les deux ministres s'exprimaient devant la presse à la sortie d'une réunion du Conseil de sécurité, quelques heures après les premiers bombardements russes en Syrie.

 

La réunion entre militaires des deux armées doit porter sur ce que M. Kerry a appelé en anglais la deconfliction.

 

Il s'agit d'éviter un incident militaire entre les avions russes et ceux de la coalition pilotée par les Etats-Unis et qui mène depuis un an des frappes contre les positions du groupe Etat islamique.

 

Le mot deconfliction peut se traduire en français par le fait que les parties prenantes à un conflit communiquent et échangent des informations pour éviter des incidents entre leurs aéronefs qui interviennent sur un même théâtre d'opération.

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 22:20
Defense Secretary Ash Carter briefs reporters at the Pentagon, Sept. 30, 2015. DoD photo by U.S. Air Force Senior Master Sgt. Adrian Cadiz

Defense Secretary Ash Carter briefs reporters at the Pentagon, Sept. 30, 2015. DoD photo by U.S. Air Force Senior Master Sgt. Adrian Cadiz

 

30 septembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Washington - L'approche russe en Syrie est vouée à l'échec et tournera mal, a estimé mercredi le secrétaire à la Défense américain Ashton Carter, après les premières frappes russes dans le pays ravagé par la guerre civile.

 

Leur approche est vouée à l'échec, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse au Pentagone. Ce qu'ils font va mal tourner et est contre-productif.

 

M. Carter a estimé que les première frappes russes ne visaient probablement pas le groupe Etat islamique (EI), contrairement aux intentions affichées par Moscou.

 

Il semble qu'elles étaient dans des zones où il n'y avait probablement pas de forces du groupe Etat islamique, a-t-il dit.

 

M. Carter a estimé également estimé que la stratégie russe en Syrie, en ne prévoyant pas de transition politique et un départ de Bachar al-Assad, risquait d'ajouter de l'huile sur le feu du conflit.

 

Notre position est claire: la défaite du groupe Etat islamique et de l'extrémisme en Syrie ne peut être achevée qu'en parallèle avec une transition politique en Syrie, a-t-il estimé.

 

L'aviation russe a mené mercredi ses premiers bombardements en Syrie à la demande du président Bachar al-Assad, une intervention militaire qui a immédiatement suscité des doutes de plusieurs pays occidentaux concernant les cibles réellement visées, EI ou rebelles.

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 21:30
photo Russia MoD - RT.com

photo Russia MoD - RT.com

 

30 septembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - L'aviation russe a effectué vingt sorties aériennes et touché huit cibles du groupe Etat islamique en Syrie, détruisant notamment un poste de commandement de l'EI, a annoncé mercredi le ministère russe de la Défense.

 

Nos avions ont attaqué huit cibles. Toutes ont été touchées. Les cibles, notamment un centre de commandement des terroristes du groupe Etat islamique, ont été entièrement détruites, a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué.

 

Le porte-parole du ministère de la Défense, Igor Konachenkov, a pour sa part évoqué 20 sorties aériennes effectuées mercredi.

 

Je veux préciser que toutes ces frappes ont eu lieu après l'organisation d'opérations de reconnaissances aériennes sur la base de renseignements fournis par le pouvoir syrien, a-t-il ajouté, cité par les agences russes.

 

Selon le ministère de la Défense, qui a publié une vidéo des frappes sur laquelle on voit trois sites touchés par des bombardements, des dépôts de munition, des armes et du matériel militaire ont également été visés par l'aviation russe.

 

La télévision officielle syrienne avait confirmé plus tôt que les frappes russes avaient eu lieu dans les provinces de Hama (nord-ouest) et Homs (centre), tandis que l'armée syrienne a mené un raid dans la région de Lattaquié (nord-ouest).

 

Le président Vladimir Poutine a justifié mercredi ces frappes aériennes russes en Syrie, estimant qu'il fallait prendre de vitesse les jihadistes en les frappant sur les territoires déjà sous leur contrôle avant qu'ils arrivent chez nous.

 

A New York, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a cependant estimé qu'il y avait des indications selon lesquelles les frappes russes n'ont pas visé Daech, acronyme arabe du groupe Etat islamique.

 

Les frappes conduites par la Russie en Syrie ont visé des zones où il n'y avait probablement pas de forces du groupe Etat islamique, a également indiqué le secrétaire à la Défense américain, Ashton Carter.

 

L'utilisation de l'aviation russe en Syrie vient en soutien des forces armées de la république arabe syrienne, qui se bat contre l'EI et d'autres groupes terroristes, a jugé le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, cité par les agences russes.

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 21:30
Un Su-24M photo Sputnik. Igor Zarembo

Un Su-24M photo Sputnik. Igor Zarembo

 

30 septembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Beyrouth - L'aviation russe a mené mercredi ses premiers bombardements contre deux provinces dans le centre de la Syrie, selon une source de sécurité syrienne, mais ces frappes auraient, selon une ONG, principalement visé al-Qaïda et des rebelles islamistes.

 

La télévision officielle syrienne a confirmé les raids russes précisant pour sa part que leurs objectifs étaient des positions du groupe jihadiste Etat islamique (EI).

 

Les avions russes et syriens ont mené (mercredi) plusieurs raids contre des positions terroristes à Hama (nord-ouest) et Homs (centre), a précisé cette source de sécurité.

 

Les raids ont frappé des objectifs avec précision et des drones russes avaient auparavant survolé les secteurs, a précisé la source à l'AFP sans donner de bilan des victimes.

 

Nous tentons d'établir un bilan mais ce qui est certain, c'est qu'il y a eu beaucoup de morts notamment parmi les chefs terroristes, dans les attaques qui ont visé l'EI, a souligné une source militaire.

 

Mais selon Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les frappes ont visé dans la province de Homs, des centres de commandement du Front al-Nosra, branche syrienne d'al-Qaïda et son puissant allié islamiste Ahrar al-Cham ainsi que d'autre petits groupes rebellles locaux.

 

Dans la province de Hama, les avions ont frappé un dépôt d'armes de l'Armée al-Izza, un groupe rebelle soutenu par des pays arabes et les Américains à Latamina et des positions des rebelles islamistes et d'al-Nosra.

 

Mais, a-t-il ajouté, les frappes contre les localités de Rastane, Talbissé et Zaafarani dans la province de Homs, n'ont tué que cinq combattants contre 27 civils et des dizaines de blessés.

 

La source de sécurité a confirmé des raids russes sur Rastane et Talbissé.

 

La télévision syrienne a fait état de frappes dans la province de Homs et Hama. Mettant en application l'accord entre la Russie et la Syrie pour contrer le terrorisme et éliminer l'EI, en coopération avec l'armée de l'air (syrienne), les avions russes ont mené plusieurs raids visant l'EI, a-t-elle dit. Elle a cité quatre secteurs dans la province de Homs et trois dans celle de Hama.

 

Le régime syrien contrôle la grande majorité de la province de Homs, notamment la capitale éponyme. D'autres parties de la province sont aux mains des rebelles et du Front al-Nosra mais aussi de l'EI.

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 21:30
infographie LeFigaro.fr

infographie LeFigaro.fr

 

30/09/2015 Par lefigaro.fr

 

Le Parlement russe avait donné le feu vert mercredi à Vladimir Poutine pour une action militaire. Les États-Unis jugent que ces premières frappes sont « contre-productives » et ne visaient pas Daech.

 

La Russie a officiellement commencé sa campagne militaire contre les «terroristes» de Syrie, quelques heures après un vote en ce sens de son Parlement. Mercredi, les avions de Moscou ont frappé leurs premiers objectifs situés dans la région de Homs mais aussi à Hama et à Lattaquié. Les bombes ont été larguées sur des «équipements militaires» et «des stocks d'armes et de munitions» de l'État islamique, ont affirmé dans l'après-midi les autorités russes.

 

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 20:40
Ukraine: accord sur le retrait des armes près de la ligne de front dans l'Est rebelle

 

30 septembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Kiev - L'Ukraine et les séparatistes prorusses ont annoncé mercredi un accord sur le retrait des armes de calibre inférieur à 100 mm dans une zone de 15 km de part et d'autre de la ligne de front dans l'Est rebelle.

 

Cette initiative approuvée après trois mois de pourparlers intervient 48 heures avant un sommet à Paris entre les dirigeants ukrainien, russe, français et allemand destiné à faire avancer le processus de paix en Ukraine.

 

Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier a salué grandement cette annonce tout en insistant sur la mise en oeuvre des accords de paix pour l'Est de l'Ukraine signés en février à Minsk grâce à la médiation franco-allemande.

 

Les accords dits Minsk 2 ne prévoyaient que le retrait des armes de plus de 100 mm, mais cette clause a été régulièrement violée, provoquant la mort de plus de mille personnes, selon les observateurs internationaux.

 

L'accord sur le retrait des armes de moins de 100 mm a été signé mardi soir à Minsk par les émissaires ukrainien, russe et de l'OSCE au sein du Groupe de contact pour l'Est de l'Ukraine, a annoncé Daria Olifer, porte-parole de l'émissaire ukrainien Léonid Koutchma.

 

La mise en oeuvre de cet accord prendra 41 jours et verra chaque partie retirer ses armes à 15 km de la ligne du front.

 

Le dirigeant de la république autoproclamée de Donetsk Alexandre Zakhartchenko a promulgué le texte mercredi soir et son homologue à Lougansk Igor Plotnitski doit faire de même dans la soirée.

 

Il s'agit d'un progrès incontestable pour régler le conflit, a souligné M. Zakhartchenko.

 

Pour son émissaire Denis Pouchiline, la création d'une zone tampon de 30 km signifierait la fin de la guerre.

 

Le chef de la mission de surveillance de l'OSCE pour l'Est de l'Ukraine, Ertugrul Apakan, a salué un pas vers la paix et la stabilisation dans l'intérêt du peuple de l'Ukraine.

 

Le porte-parole militaire ukrainien Andriï Lyssenko a également salué une mesure très importante, une victoire diplomatique de Kiev.

 

Ce n'est pas assez, a pour sa part mis en garde le chef de la diplomatie allemande.

 

Nous avons besoin de plus: les armes lourdes doivent aussi être retirées des zones de conflit et le rôle de l'OSCE doit être respecté et renforcé, comme convenu à Minsk. Beaucoup d'autres points des accords de Minsk doivent encore être mis en oeuvre, a-t-il poursuivi sur son compte Twitter.

 

Le volet politique des accords de Minsk prévoit une large autonomie pour les régions rebelles et des élections locales dans ces dernières d'après les lois ukrainiennes d'ici la fin de l'année.

 

Or les séparatistes insistent sur la tenue de leurs propres élections le 18 octobre pour la république autoproclamée de Donetsk et le 1er novembre pour celle de Lougansk et non le 25 octobre comme dans le reste du pays.

 

L'Ukraine exige de son côté la reprise du contrôle sur la frontière avec la Russie dont près de 400 km lui échappent après dix-sept mois du conflit qui a fait plus de 8.000 morts.

 

Le sommet à Paris vendredi est une opportunité assez rare d'avancer sur le sujet. J'espère que et Kiev et Moscou sont disposés à travailler en ce sens, a souligné M. Steinmeier.

 

Kiev et les Occidentaux accusent la Russie d'armer les séparatistes de l'Est et d'y avoir déployé des troupes régulières ce que Moscou dément catégoriquement.

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 10:30
Credits Stratfor Geopolitical Intelligence

Credits Stratfor Geopolitical Intelligence

La Russie est engagée dans un renforcement de sa présence militaire en Syrie, où elle soutient le régime de Bachar Al-Assad.

 

30.09.2015 Le Monde.fr avec AFP et Reuters

 

A la manœuvre diplomatiquement et militairement dans le dossier syrien, le président russe, Vladimir Poutine, a été autorisé par le Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement, à déployer des soldats à l’étranger, rapporte le Kremlin.

L’examen d’une résolution autorisant l’usage de la force militaire à l’étranger, sans mentionner la Syrie, a eu lieu dans la journée de mercredi, à huis clos, rapportent plusieurs agences de presse russes, citant le président du Conseil de la Fédération. Les 162 sénateurs présents au vote ont approuvé à l’unanimité la demande du Kremlin.

La dernière autorisation donnée au déploiement de troupes russes à l’étranger avait coïncidé avec la prise, puis l’annexion, de la Crimée, en mars 2014.

 

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 07:56
Revente des BPC à l’Egypte: le Scud du Sénat


29.09.2015 par Vincent Lamigeon - Supersonique

Quand Sénat pas content, lui toujours faire ainsi. La commission des finances de la haute assemblée vient de jeter un sacré pavé dans la mare, en contestant les calculs du gouvernement sur la revente à l’Egypte des deux navires de type Mistral destinés à la Russie. Loin des assurances apportées par François Hollande et le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, qui juraient que la France ne perdait rien dans l’affaire, le rapporteur Dominique de Legge estime, dans un avis au vitriol (PDF) que l’Etat sera bel et bien perdant dans cette affaire. « Il est faux de soutenir, comme le fait le Gouvernement, que la France et ses industriels ne subiront « aucune perte » du fait de ces accords grâce la revente des BPC à l’Égypte », assène-t-il.

 

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 07:40
 source War is boring

source War is boring

 

September 28, 2015 Robert Beckhusen  - War is Boring

 

In a far-off future war, an infantry platoon awaits a Russian assault.

The defending soldiers are in a fortified position on elevated ground or a reverse slope. They’ve arranged machine guns and anti-tank weapons to kill anything that comes into view. They’ve dug into the ground to help them survive the initial artillery barrage. To bolster their defenses even more, they’ve covered the area in front of them with mines.

If the Russian assault force was human, then it’d probably be too dangerous to go ahead with the attack. But it’s not. Over the horizon comes a mix of mostly-robotic vehicles — and the NATO troops don’t have much of a chance.

That’s science fiction, but a future scenario like that one recently appeared in the pages of Russian defense trade newspaper Military-Industrial Courier. It’s an interesting idea, and the article is notable for its realistic depiction of combat robots used on a relatively large scale. But the concept has a few problems.

 

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 07:30
Image ISIS source dailymail.co.uk

Image ISIS source dailymail.co.uk

 

September 16, 2015: Strategy Page

 

For intelligence experts cell phones and social networks are the best of assets and the also something of a curse. This was seen recently as more Russian troops and heavy weapons began showing up in Syria. At first the Russians tried to deny it, but they were done in by their own troops posting (on Russian social networks) photos of their presence in (and travel to) Syria. The Russian censors got most of those posts removed but not before they were seen by Western media and intelligence agencies and filed away. All this was good news for the Western intel people and bad news for their Russian counterparts. This sort of thing has been going on for over a decade and despite increasingly strenuous efforts to get the troops to be discreet there are always enough who disobey to give the real or potential enemy what they are looking for.

 

All this is yet another side effect of cellphone cameras, which have become a major source of military intelligence and this is especially true with counter-terrorism operations. For example in mid-2015 the United States revealed how a picture an Islamic terrorist took of himself with his cellphone (a selfie) revealed the location of an ISIL (Islamic State in Iraq and the Levant) headquarters, which was promptly bombed. Such incidents are more common with poorly trained irregulars, but even well trained troops have problems with “cellphone discipline”. This problem is a 21st century one and it has been getting worse.

 

Incorporating cameras into cell phones first showed up in 2000 and the practice quickly spread. This proved to be very popular and as such phones became cheaper, and their cameras more capable military intelligence agencies warned that troops were taking a lot of pictures, especially when in combat zones and making those photos public. This was leading to a lot of pictures going public that could reveal military secrets. Efforts to ban troop use of cellphones in combat zones or inside classified areas had some success, but that only reduced the flood of useful (to intelligence experts) cellphone photos. It has proved nearly impossible to eliminate the problem. This became a major problem because of improved technology. Thus because cellphone networks entered the 3rd generation (3G) about the same time cellphone cameras were introduced it became very easy to quickly distribute pictures. The 3G networks enabled cellphone users to take photos and immediately send them to someone else, or post them to a website. By 2010 social networks were growing in popularity and cellphone users competed to take and post photos of all sorts of things, often getting newsworthy photos into circulation well before the traditional media. Cellphones with 3G capabilities became so cheap that even many Islamic terrorists and most military personnel had them.

 

No country is immune to the problem. Israel, with the highest proportion of Internet savvy people in the world continues to have the problem because so many of their troops on active duty are actually reservists called up for the normal (but infrequent) bit of active duty. Changing cell phone and social network habits isn’t easy, despite the risk of getting caught and punished (often spending a week or two in jail, plus the bad publicity). China tried to ban all cell phones for troops on active duty outside their base. It worked for a bit and then it didn’t. Some troops knew better but found ways to post photos anonymously. Even the revelations that troops have been killed because of posting certain pictures to the web has not reduced the number of military people doing it.

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 06:55
BPC Mistral : une perte de 200 à 250 millions pour l'Etat (rapport parlementaire)

Hors revente des BPC, l'État aurait dû supporter "une perte financière d'environ 1,1 milliard d'euros"

 

29/09/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La commission des finances du Sénat évalue le coût du dossier des deux Bâtiments de projection et de commandement non livrés à la Russie, entre 200 et 250 millions d'euros pour l'État français.

 

La commission des finances du Sénat évalue le coût du dossier des deux Bâtiments de projection et de commandement (BPC), de type Mistral, non livrés à la Russie, entre 200 et 250 millions d'euros pour l'État français. "Si l'accord de principe trouvé avec l'Égypte se concrétise, le reversement au budget général d'une fraction du produit de la vente des BPC pourrait finalement ramener le coût pour l'État à un montant compris entre 200 millions d'euros et 250 millions d'euros", a estimé la commission des finances du Sénat.

Hors revente des BPC, l'État aurait dû supporter "une perte financière d'environ 1,1 milliard d'euros", qui aurait pu se traduire en 2015 "par un effet négatif sur le solde budgétaire de 556,7 millions d'euros", a précisé le rapport sur avis de Dominique de Legge (Les Républicains).

Le montant final de cette perte est amoindri par le refus du gouvernement d'indemniser les industriels pour l'intégralité du préjudice subi, manque à gagner compris, a expliqué le rapport parlementaire. "La perte subie par les industriels français, principalement DCNS, pourrait s'établir, selon les modalités d'indemnisation pour l'instant proposées par Coface, à environ 150 millions d'euros", a estimé Dominique de Legge. Pourtant comme l'a expliqué début septembre à l'Assemblée nationale le PDG de DCNS, Hervé Guillou, "le Premier ministre a arbitré, moyennant la souscription d'une prime complémentaire, au mois de mai, le principe d'une indemnisation à 100 % de tous les industriels ayant contribué" au contrat russe..

 

"Pas une opération blanche"

Le rapport parlementaire conteste les déclarations du gouvernement estimant que le dossier Mistral était une opération blanche. Pour Dominique de Legge, "il est faux de soutenir, comme le fait le gouvernement, que la France et ses industriels ne subiront aucune perte du fait de ces accords grâce la revente des BPC à l'Égypte". Dans ce cadre, la commission des finances n'a pas souhaité donner un avis favorable au projet de loi autorisant la cessation de l'accord du 25 janvier 2011 relatif à la coopération dans le domaine de la construction de BPC.

Si l'accord avec l'Égypte se concrétise, l'État récupérera via Coface une fraction du produit de la vente des BPC "dont on peut provisoirement estimer qu'elle se situera entre 850 millions d'euro et 900millions d'euros, le prix de la formation des marins et des quatre années de soutien prévues au contrat revenant à DCNS". La perte totale pour l'État pourrait donc être comprise entre 200 millions et 250 millions d'euros.

 

Une conclusion raisonnable

La résiliation de l'accord avec la Russie puis la revente des deux BPC à Égypte est une conclusion plutôt raisonnable pour l'État français et ses finances à partir du moment où la France a décidé de ne pas livrer les deux navires de guerre à la Russie. C'est ce que confirme Dominique de Legge dans son rapport : "l'accord trouvé cet été avec la Russie présente le grand mérite de mettre fin, dans des conditions acceptables pour les deux parties, à une affaire au coût diplomatique certain et qui présentait des risques financiers très importants".

En outre, il a estimé qu'il ne pouvait "que se réjouir de cette vente rapide (à l'Egypte, ndlr), qui s'effectue à un prix raisonnable". "Il y aurait eu de grands inconvénients à conserver durablement ces bateaux à quai, en raison de frais d'entretien estimé à deux millions d'euros par mois et de la perte de valeur marchande liée à l'obsolescence progressive des matériels", a-t-il précisé.

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