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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 10:55
Programme SCORPION : réinventer l’armée de Terre française ?


22.09.2016 source ANAJ-IHEDN

 

Jeudi 06 Octobre 2016 19h30 à 21h00

Ecole militaire Amphithéâtre Des Vallières


Dans le cadre de sa rentrée, le Comité Industrie de Défense de l’ANAJ-IHEDN a le plaisir de vous convier à sa première conférence :

 

Programme SCORPION : réinventer l'armée de Terre ?


Programme structurant pour l’armée de Terre, SCORPION vise à renouveler et à accroître les capacités des groupements tactiques interarmes (GTIA) avec ses appuis intégrés. Ainsi, à compter de 2018, les capacités médianes du combat au contact seront structurées autour de trois plateformes (Griffon, Jaguar et VBMR Léger) et de l’unique système d’information du combat SCORPION (SICS). Le programme intègre également la rénovation du char Leclerc et prend en compte d’emblée le système de préparation opérationnelle et le soutien.

Chiffré à 6 milliards d’euros et devant s’étaler sur une vingtaine d’années, ce programme dimensionnera notre armée et une partie de nos capacités industrielle terrestre jusqu’en 2050. Il devra répondre à quatre défis :

  • L’intégration complète du GTIA dans un environnement numérisé commun, permettant, par le biais d’un unique système d’information (SICS), l’accélération de l’action et le combat collaboratif ;

  • L’accroissement de la puissance et de la survivabilité du GTIA (capacités d’agression, autonomie, manœuvrabilité, modularité, adaptabilité native des véhicules) ;

  • L’adaptation à tous les types d’engagements opérationnels futurs notamment en espace urbain ;

  • La garantie d’un système de soutien optimisé en développant des approches modulaires par kits pour réduire l’empreinte logistique sur les théâtres.

>> INSCRIPTION OBLIGATOIRE <<

 

L’équipe de projet intégrée SCORPION, constituée du Directeur de Programme au sein de la DGA et de l’Officier Programme au sein de l’armée de Terre, ainsi que le représentant industriel du GME SCORPION, viendront vous présenter leurs réponses à ces défis et brosser le tableau de cette armée de Terre du XXIe siècle.

En espérant vous voir nombreux !

Ilham SOUFI
Responsable du Comité Industrie de Défense de l'ANAJ-IHEDN

industrie-defense@anaj-ihedn.org

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 17:55
Attribution du marché EBMR Scorpion

 

05.12.2014 ACMAT
 

Ce vendredi 5 décembre, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a remis le marché EBMR (Engin Blindé Multi-Rôles) aux présidents du GME* : Stefano Chmielewski - RENAULT TRUCKS Defense, Philippe Burtin - Nexter Systems, et Philippe Logak - Thales. Ce fut également le temps d’officialisation et d’annonce des noms des deux nouveaux véhicules : GRIFFON pour le VBMR et JAGUAR pour l’EBRC.

EBMR 02

De gauche à droite : Laurent Collet-Billon,DGA, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense,Général Bosser, CEMAT, Stefano Chmielewski- President Renault Trucks Defense,Philippe Burtin – PDG Nexter System, Philippe Logak – President Thales

 

Au titre du marché EBMR, le Véhicule Blindé Multi Rôles GRIFFON et l’Engin Blindé de Reconnaissance et de Combat JAGUAR remplaceront respectivement d’une part les VAB, et d’autre part les AMX10RC, les ERC Sagaie et les VAB Hot du segment dit médian, fabriqués dans les années 70 et 80 et utilisés intensivement par l’armée de Terre sur tous les théâtres d’opération depuis trente ans.

 

EBMR 03

 Marc Chassillan présente le GRIFFON au Ministre

 

EBMR 09

De gauche à droite : Marc Chassillan – Directeur du Marketing, des Coopérations Industrielles et de la Communication Externe – RTD ; Jean-François PELLARIN – Directeur du projet EBMR, Nexter ; Ingénieur général de l'armement François BOUCHET, directeur de l’UMTER ;Hubert De-Pontaud : Commercial Thales

 

EBMR 07

Ingénieur en chef de l’armement Laurent Barraco, directeur du programme d’armement SCORPION, DGA

 

EBMR 08

Colonel Rey – chef de l’Etat-major de l’Armée de Terre, officier de programme SCORPION

 

EBMR 06

 

Le marché couvre toutes les phases d’un programme d’armement, du développement au soutien logistique en unité en passant par la qualification et la fabrication des matériels. Le GME s’engage sur les performances intrinsèques des matériels sur le long terme ainsi que sur la disponibilité opérationnelle des véhicules en service.

EBMR 10

 

Le concept même de Scorpion permet d’envisager la création d’offre à trois niveaux :

  • système de systèmes avec livraison clé en main d’unités opérationnelles constituées (véhicules, système d’entraînement, système d’informations, moyens de communication, munitions, SLI),
  • véhicules proposés avec différentes options,
  • et enfin technologies ou sous-systèmes. Par exemple : la tourelle 40CTA du JAGUAR peut être montée sur d’autres châssis que celui du JAGUAR, la vétronique commune Scorpion qui est indépendante de la plateforme et qui peut ainsi équiper les autres véhicules à venir de Scorpion ou les véhicules existants de l’Armée de Terre.

EBMR 04

EBMR 05

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 16:55
Préparer l’avenir - Scorpion

 

26 sept. 2014 Armée de Terre

 

L’armée de terre prépare l’avenir, le programme de modernisation des équipements Scorpion se dote d’un système de simulation en zone ouverte. Lors d’une étude tactico-opérationnelle, le 23 septembre, des outils de simulation à réalité augmentée ont permis de présenter les procédés de combats de demain.

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 08:55
Armement : le contrat Scorpion bientôt signé

 

18/09/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les industriels et le ministère de la Défense ont bouclé les négociations. Le contrat sera notifié en décembre.

 

Dernière ligne droite pour Scorpion. Selon des sources concordantes, les industriels de la filière terrestre (Nexter, Renault Trucks Défense, Thales...) et la direction générale de l'armement (DGA) ont bouclé à 99 % les négociations de ce programme très important pour l'armée de terre, qui doit absolument renouveler ses équipements. Le contrat pourrait être signé en octobre, puis notifié en décembre par le ministère de la Défense.

En juin dernier, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait prononcé à l'occasion de l'ouverture du salon de l'armement terrestre Eurosatory ces mots magiques, qui avait rassuré les industriels de l'armement terrestre, très inquiets : "Fort des engagements du président de la République en faveur du budget de la Défense, je m'apprête à lancer le programme Scorpion", qui avait été menacé au printemps par les nouvelles restrictions budgétaires exigées par Bercy.

 

Un programme crucial pour la filière industrielle

Le programme Scorpion, qui a pour objectif de renouveler et moderniser les moyens des Groupements tactiques interarmes (GTIA) de l'armée de terre, est crucial pour Nexter ainsi que la filière de l'armement terrestre (5 milliards sur une dizaine d'année, dont 1 milliard dans l'actuelle loi de programmation militaire). Avec ce programme, Nexter devrait empocher environ la moitié des 5 milliards d'euros, selon le ministère, pour le développement et la fabrication de 2.080 véhicules blindés multirôles (VBMR), un véhicule 6x6 de 18-19 tonnes, et de 248 Engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC).

Cette commande permettra de rééquilibrer le carnet de commandes de Nexter (aujourd'hui de 2 milliards d'euros) par rapport à celui de Krauss-Maffei Wegmann (4 milliards) dans le cadre de leur rapprochement.

 

Scorpion, un programme dédié à l'armée de terre

Le cœur du programme Scorpion permettra l'intégration de tous les systèmes d'information existant actuellement en un seul. Il deviendra à terme le système des systèmes d'information permettant à tous les éléments du GTIA de dialoguer selon un même langage et une même procédure. Mais c'est aussi une nouvelle génération de systèmes d'armements comme le successeur des antiques VAB (Véhicule de l'avant blindé), "le chameau" de l'armée de Terre vieux de 40 ans en 2016.

Ainsi, le Véhicule blindé multirôles (VBMR), un véhicule 6x6 de 18-19 tonnes, vaudra grand maximum 1 million d'euros l'unité. L'armée de terre doit acquérir 92 VBMR au cours de la période de la loi de programmation militaire (LPM) pour un objectif de 2.080. Ils seront livrés à compter de 2018. En novembre 2011, Nexter Systems et Renault Trucks Defense avaient conclu un accord de coopération en vue d'apporter une solution unique lors de la consultation pour le programme VBMR, destiné à assurer le rééquipement des forces françaises en véhicules blindés multi-rôles de classe moyenne.

Elle doit également disposer des EBRC, qui sera équipé, avait précisé en juin dernier le ministre de la Défense, "du nouveau missile moyenne portée (...), le MMP et du canon de 40 mm télescopé", pour renouveler l'actuel parc de véhicules blindés AMX 10RC, ERC 90 et VAB Hot. L'objectif à terme est fixé à 248 pièces. Scorpion prévoit également la modernisation de 200 chars Leclerc avant 2025. Car, selon Jean-Yves Le Drian, Scorpion "permettra de maintenir la capacité du char Leclerc jusqu'en 2040, en l'intégrant à la manœuvre des GTIA". Enfin, les premiers missiles MMP, fabriqués par MBDA, devraient être livrés en 2017 de façon à éviter une rupture capacitaire dans le domaine des missiles tactiques du combat débarqué.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 15:55
Canon Caesar - photo Armée de Terre

Canon Caesar - photo Armée de Terre

 

02/07/2014 Jean Guisnel – Défense Ouverte / Le Point.fr

 

Budgets en réduction, complémentarités de gammes et très gros marché français à venir expliquent une fusion opportune entre les deux industriels.

 

Voici une dizaine d'années que l'affaire était dans les tuyaux ! C'est dire si l'annonce faite mardi par le ministère de la Défense des premiers pas devant conduire à un rapprochement de deux industriels de l'armement terrestre, l'allemand Krauss-Maffei Wegmann et le français Nexter, est importante. Il y a encore du pain sur la planche avant que ce rapprochement ne débouche sur une fusion, mais la lettre d'intention signée mardi à Paris par les deux P-DG, Philippe Burtin (Nexter) et Frank Haun (KMW), est une avancée essentielle. Elle permettra à ces spécialistes porteurs de deux cultures différentes de l'armement terrestre de rapprocher leurs gammes et de concourir ensemble pour les juteux marchés export.

 

Roue contre chenille

 

Les temps glorieux de la guerre froide qui voyaient ces deux industriels livrer chaque année des dizaines de blindés à leurs armées respectives sont révolus depuis un quart de siècle. Mais ce que la France et l'Allemagne avaient réussi en matière de missiles, avec la création d'Euromissile aujourd'hui fondu dans MBDA, ou d'Eurocopter devenu leader mondial du secteur des hélicoptères, restait à faire en matière d'armement terrestre.

 

KMW et Nexter n'excellent pas dans les mêmes segments techniques : l'industriel allemand est au tout premier rang pour les blindés à chenilles, notamment avec la famille du char de bataille Léopard, quand son concurrent français est meilleur dans les blindés à roues, illustrés par la dernière génération de ces équipements produits en France : le VBCI, dont 77 nouveaux exemplaires auront été livrés à la fin de l'année en cours. Surtout, Nexter commercialise un canon d'artillerie de 155 mm monté sur roue, le Caesar, qui connaît un succès discret mais bien réel à l'exportation.

 

Contrat Scorpion

 

Le problème, pour les deux industriels, qui se trouvent tous deux en deçà de la taille critique (moins de 800 millions d'euros de chiffre d'affaires pour chacun en 2013), vient de la réduction des budgets, donc des marchés de leurs armées nationales respectives. Or, un contrat important se profile pour l'industriel français : celui du nouveau système de combat modulaire de l'armée de terre, Scorpion. Considérablement réduit par rapport aux prévisions initiales, il prévoit le remplacement de véhicules de combat à bout de souffle : le VBMR (véhicule blindé modulaire à roues) doit remplacer le VAB (véhicule de l'avant blindé) en service depuis... 1976 ! À peine moins vieux puisque son entrée en service date de 1980, le char AMX-10 RC doit être remplacé par l'EBRC (engin blindé de reconnaissance et de combat), qui enverra également l'ERC 90 et le VAB Hot au magasin des antiquités.

 

Armement : les vraies raisons du rapprochement entre Nexter et KMW

 

Dans un discours prononcé le 16 juin dernier lors du salon de l'armement terrestre Eurosatory, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait annoncé : "Fort des engagements du président de la République en faveur du budget de la Défense, je m'apprête à lancer le programme Scorpion. Les premières livraisons seront donc en 2018 pour les VBMR, et 2020 pour les EBRC." Le gouvernement attend les dernières offres des industriels pour la fin de ce mois. Les premières signatures de contrats de ce marché énorme (5 à 6 milliards d'euros au total sur quinze ans) sont attendues avant la fin de l'année. Si Bercy ne met pas un coup de frein aux ambitions.

 

Un pari sur l'avenir

 

Le gouvernement français avait le choix entre la recherche d'un partenaire étranger pour Nexter, qui a été retenu, et l'association de cet industriel avec un partenaire français. Deux hypothèses ont été envisagées : Renault Trucks Defense, filiale de Volvo, dont la taille était trop petite. Et Thales. Mais l'armée de terre était très opposée à cette éventualité, peu disposée à payer ses futurs blindés au prix très élevé que pratique l'électronicien. L'association avec KMW s'est donc imposée logiquement. Elle passera par la création d'une société commune, Nexter étant privatisée et demeurant la propriété de l'État, qui détiendra 50 % de la nouvelle société, plus une golden share.

 

La fin du processus de rapprochement n'est pas prévue avant 2018 ou 2019. Dans une allocution prononcée mardi lors de la cérémonie de signature, le ministre de la Défense a toutefois estimé que "le mariage, et donc la création d'un nouveau groupe, est attendu à l'horizon du premier semestre 2015. Je vous donne rendez-vous à cette date, et j'espère que nous pourrons alors célébrer ensemble la réussite d'une opération qui est, à mon sens, une véritable chance, pour la France et l'Allemagne, et pour l'Europe à travers nos deux pays."

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 12:56
Eurosatory 2014 : JT n° 4 - Jeudi 19 juin


 19/06/2014 Ministère de la Défense

 

Le journal télévisé en direct du salon Eurosatory 2014 est diffusé tous les jours à 14h du lundi 16 au vendredi 20 juin. Retrouvez l'édition du jeudi 19 juin en rediffusion.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 09:54
Défense : à quoi vont servir les 500 millions de ressources exceptionnelles

Avec les 500 millions de ressources exceptionnelles supplémentaires, Jean-Yves Le Drian compte lancer notamment le programme Scorpion

 

19/06/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian compte se servir de ces crédits extra-budgétaires pour lancer des commandes : avions ravitailleurs MRTT, programme Scorpion, drones MALE supplémentaires, quatrième Barracuda et, développement de la prochaine version du missile M51.

 

A quoi vont servir les 500 millions d'euros de ressources exceptionnelles (REX) supplémentaires si le ministère de la Défense les obtient de Bercy ? Selon Jean-Yves Le Drian, elles "conditionnent le lancement d'un ensemble de programmes structurants au cours de l'année 2014, à savoir : le programme d'avions ravitailleurs MRTT - Airbus A330 Multi Role Tanker Transport -, le programme Scorpion très important pour l'activité de l'industrie terrestre, l'acquisition de systèmes supplémentaires de drones Moyenne Altitude Longue Endurance - MALE -, la commande du quatrième sous-marin d'attaque Barracuda et, en ce qui concerne la dissuasion, le lancement des travaux de développement de la prochaine version du missile M51, le missile M51.3".

 

Un tour de passe-passe ?

Le ministère de la Défense avait déposé un amendement à l'article 3 de la loi de programmation militaire (LPM), qui "permettait de mobiliser 500 millions d'euros de recettes exceptionnelles au profit des investissements, pour le cas où cela se révélerait nécessaire en 2014 ou en 2015. Comme le projet de collectif budgétaire pour 2014 prévoit une encoche de 350 millions d'euros sur le budget de la Défense, j'ai demandé l'activation de cette clause", a-t-il expliqué lors d'une audition à l'Assemblée nationale fin mai.

Pour autant, ces 500 millions devaient initialement compenser les 650 millions d'euros annulés par Bercy fin 2013. "Sur le gel, qui a touché le ministère de la Défense au titre de la rigueur budgétaire (de 2013, ndlr), ces crédits sont bien annulés, avait expliqué fin novembre Jean-Yves Le Drian à La Tribune. Mais à l'issue d'une discussion avec Bercy, nous avons obtenu 500 millions d'euros de ressources exceptionnelles, sécurisant notamment le financement des équipements en fin d'année". Par un tour de passe-passe, Jean-Yves Le Drian explique maintenant que les 500 millions d'euros vont servir à compenser

 

Bataille budgétaire un peu "chaude"

Le ministre de la Défense a avoué que "les derniers jours" avant l'arbitrage du président de la République "ont été un peu chauds" mais "les déclarations du Premier ministre ont clarifié la situation". Et de rajouter que "de toute façon, soyez sans inquiétude : je maintiendrai, à long terme, une vigilance de tous les instants". D'autant que Jean-Yves Le Drian a conscience que la LPM est "tirée au cordeau". Mais selon lui, elle "n'en garantit pas moins les trois missions majeures de nos armées - dissuasion, intervention, protection du territoire -, aux termes d'un nouveau contrat avec elles, et permet de gérer du mieux possible nos capacités industrielles ainsi que l'emploi dans nos entreprises de défense". Dans le cas contraire, "si l'on veut faire d'autres choix budgétaires, à l'image de ceux de certains pays, nous n'aurons plus la même loi de programmation militaire. Voilà pourquoi je défendrai ce texte bec et ongles".

En revanche, Jean-Yves Le Drian est confronté aux aléas des recettes exceptionnelles. "Sur les 6,6 milliards d'euros de ressources exceptionnelles, nous avons un problème de tuilage : en attendant les produits de cessions que procurera la vente de la bande des 700 MHz, il faut trouver un dispositif transitoire. J'y consacre beaucoup de temps. Je le répète, je défends mon budget bec et ongles".

 

Le produit de la vente des fréquences pas avant 2016

Pour le ministre, "il faut encore sécuriser les ressources exceptionnelles dont le budget de la Défense doit impérativement bénéficier entre 2015 et 2017". Ce qui n'est pas encore le cas comme le reconnait le ministre : "un problème se pose, que j'espère toutefois pouvoir résoudre. Il apparaît peu probable que nous puissions compter pour 2015 sur le produit de la mise aux enchères de la bande des 700 MHz. Cette recette sera sans doute acquise, au mieux - mais il est possible de s'interroger là aussi - en 2016, pour des raisons liées à l'actualité et aux procédures nécessaires.

Pour trouver de nouvelles REX, le ministre discute actuellement avec Bercy, "dans le climat apaisé qui gouverne de nouveau nos relations, de la meilleure manière de dégager des solutions innovantes pour garantir les REX en 2015". Jean-Yves Le Drian a bon espoir d'y "parvenir".

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 07:55
Bull présente ses solutions d'aide à la décision sur le terrain d'opération au salon Eurosatory

 

Paris, le 19  Juin  2014 - ZoneBourse

 

A l' occasion du salon Eurosatory qui aura lieu du 16 au 20 juin 2014 à Paris Villepinte, Bull présentera ses solutions d'aide à la décision sur le terrain d'opération.

 

Bull présentera la solution SICS (Système d'Information de Combat de Scorpion), réalisée pour la Direction générale de l'armement (DGA), dans le cadre d'un contrat notifié en avril 2013 pour équiper l'ensemble des unités de l'armée de Terre, dès 2016.

 

Cette solution centralise les informations du champ de bataille et fluidifie le processus opérationnel de la chaine de commandement sur un seul système d'information interopérable. Le SICS permet la mise en réseau de l'ensemble des ressources afin de faire communiquer les systèmes d'acquisition (capteurs) avec les systèmes d'armes.

 

Le SICS offre une interopérabilité native avec les systèmes des échelons supérieurs, des autres armées et des forces alliées. Le recours à des technologies ouvertes permet de réduire le coût de possession des SIO (systèmes d'information opérationnels) tactiques et de s'adapter aux besoins futurs.

 

Le salon Eurosatory est le lieu de rencontre des experts de la Défense terrestre et aéroterrestre, prolongé d'une composante sécurité s'inscrivant dans le même continuum technologique. Cet évènement qui regroupe 1432 exposants provenant de 43 pays accueille plus de 50 000 visiteurs, dont 150 délégations officielles.

 

Retrouvez Bull et SICS à Eurosatory sur le stand F147 (H5) de la Direction Générale de l'Armement (DGA). Bull sera également présent à Eurosatory avec sa filiale Elexo, spécialiste de la distribution de produits de haute technologie, notamment dans le domaine de l'informatique durcie, sur les stands de ses partenaires Durabook (stand K552, H5) et Beltronic Industrie (stand LK486, H5).

 

Bull est l'opérateur de confiance de la donnée en entreprise. Positionné sur le Cloud et le Big Data, le groupe assure l'intégration et la gestion de systèmes hautes performances et de solutions de sécurité de bout en bout. Bull propose des offres permettant à ses clients de traiter toute l'information à leur disposition pour créer de nouveaux usages. En toute sécurité, Bull transforme la data en valeur pour les organisations.

 

Aujourd'hui, Bull compte 9200 collaborateurs répartis dans plus de 50 pays dont 700 personnes entièrement dédiées à la R&D. En 2013, Bull a réalisé un chiffre d'affaires de 1,3 milliard d'euros.

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 05:55
L’armée française a-t-elle encore les moyens de ses ambitions ?

 

17 juin affaires-strategiques.info

 

Le point de vue de Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l’IRIS

 

Les exportations françaises d’armement ont bondi de 42% en 2013. Quelles en sont les raisons ? Est-ce un signe de bonne santé de ce secteur ?

 

Les exportations d’armement ont effectivement augmenté entre 2012 et 2013. Le chiffre qui devrait paraître dans le rapport au Parlement sur les exportations d’armement est d’un peu plus de 6 milliards et demi d’euros de commandes. Toutefois, le chiffre de 2012 était très bas et le chiffre de 2013 correspond en moyenne à ce que la France réalise en matière d’exportations d’armement. C’est naturellement une bonne nouvelle pour cette industrie, d’autant plus que les perspectives sont encore meilleures pour 2014. D’autant qu’avec les restrictions budgétaires qui touchent l’armée, l’industrie française de défense a besoin de ces exportations pour conserver une base technologique de défense qui soit compétitive et qui permette de fournir également les meilleurs produits aux armées françaises.

 

L’annonce de Jean-Yves Le Drian quant au programme Scorpion présage-t-il d’une détente dans le bras de fer autour des budgets alloués à la Défense ? Cela peut-il redonner confiance au moral en berne de l’armée ?

 

Ces dernières semaines, Ii y a eu un débat, relayé notamment par la presse, sur la question du budget de la défense et sur l’exécution de la loi de programmation militaire. Le président de la République a rappelé que l’arbitrage qui avait été décidé l’année dernière sur cette loi de programmation militaire restait le même, que la trajectoire sera respectée. Dans cette perspective, le programme Scorpion est important car il s’agissait du projet le plus menacé en cas d’encoche trop importante dans le budget de la défense. Il s’agit d’un programme qui est nécessaire aux armées française, notamment à l’Armée de Terre puisque les équipements actuels sont en fin de vie, en tout cas en ce qui concerne un certain nombre de blindés. Ne pas remédier à ce problème aurait pu poser des problèmes dans le futur. D’un point de vue sécuritaire tout d’abord car des équipements vétustes peuvent mettre en danger nos soldats. Plus encore, un problème de disponibilité opérationnelle se pose du fait que les matériels anciens ont tendance à tomber en panne ce qui rend leur coût d’entretien très élevé. Laisser perdurer la situation actuelle ne génère donc pas d’économie et donc, effectivement, l’annonce du ministre de la Défense est une bonne nouvelle au moment où se déroule le salon des armements terrestres Eurosatory.

 

Pour réduire les déficits publics, le gouvernement prévoit d’amputer le budget militaire de 350 millions d’euros alors que la vétusté des équipements français est déjà dénoncée. Cette baisse menace-t-elle les capacités d’intervention militaire française sur des théâtres extérieurs ?

 

La capacité actuelle d’intervention française à l’extérieur a été déterminée par le dernier Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale et par la dernière loi de programmation militaire qui ont été publiés et adoptés en 2013. Notons en préambule qu’il s’agit d’une capacité en réduction par rapport au Livre blanc de 2008. Ce qui est certain c’est que cette loi a été calculée au plus juste, d’où l’irritation des responsables militaires alors que des bruits couraient sur des coupes budgétaires importantes de 1,5 à 2 milliards d’euros par an. L’annulation de 350 millions d’euros de crédits correspond quant à elle à la contribution du ministère de la Défense aux économies budgétaire. A ce titre, tous les ministères sont concernés par ces réductions et il eut été difficile de faire un cas particulier pour le ministère de la Défense.

Pour autant la situation est délicate. Dans la situation actuelle le coût de nos opérations extérieures sur une année s’élèvera à environ 800 millions d’euros alors que seulement 450 millions d’euros ont été provisionnés dans le budget de la défense 2014. Additionné à l’annulation de crédits de 350 millions d’euros le manque à gagner est déjà de 700 millions d’euros soit 2% du budget. D’autant que les recettes exceptionnelles, qui sont d’un montant important sur le début de la programmation militaire 2014-2019, en moyenne 1,5 milliard d’euros, ne seront peut-être pas au rendez-vous.

Pour conclure, la capacité d’intervention militaire française à l’extérieur n’est pas menacée pour le moment mais pourrait l’être si les réductions budgétaires deviennent plus importantes ou si elles se prolongent dans le temps. L’industrie pourrait également souffrir de cette situation car le plus simple et le plus rapide quand vous avez des économies à faire est de différer des commandes d’armement ce qui enlève toute visibilité à l’industrie de défense. On ne peut compter uniquement sur le développement des exportations pour faire vivre cette industrie. Le ministère de la Défense doit parvenir à faire des économies de fonctionnement, mais il est vrai que ce ministère est perpétuellement en réforme depuis 25 ans. Aussi des difficultés pourraient apparaitre l’année prochaine ou en 2016

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 15:55
Coming out du BMX01 chez Renault Trucks Defense

Le BMX01, démonstrateur du VBMR de Renault Trucks Defense

 

16 juin, 2014 Frédéric Lert (FOB)

 

A stand immense, véhicule imposant : Renault Trucks Defense accueille le chaland sur son stand avec son BMX01, imposant démonstrateur du programme VBMR (Véhicule Blindé MultiRole). Depuis un an et demi, le 6×6 a accumulé plusieurs milliers de kilomètres sur une grande variété de surfaces. Après l’intermède du salon, les essais de mobilité reprendront sous les auspices de la DGA.

 

Le BMX 01 dispose d’une chaine cinématique pouvant faire face à une masse maximale de 24 tonnes. La motorisation est assurée par un moteur diesel « maison » de 400 cv relié à une boite de vitesse automatique. Avec un volume intérieur de 14,7m3, le véhicule peut accueillir un total de 11 hommes, soit un groupe de combat félinisé  et un équipage de trois hommes, sous un blindage offrant une protection de niveau 4. Le BMX01 est équipé d’un détecteur acoustique de tir et d’une mitrailleuse de 12,7mm sur une tourelle téléopérée montée sur le toit.

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 10:44
Eurosatory 2014 - SCORPION SICS

 

 

17.06.2014 ministère de la défense

 

Présentation du programme SCORPION SICS

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 10:34
Eurosatory 2014-  SCORPION 3/3

 

17.06.2014 ministère de la défense

 

Présentation du programme SCORPION

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 10:31
Eurosatory 2014-  SCORPION 2/3

 

 

17.06.2014 ministère de la défense

 

Présentation du programme SCORPION

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 10:28
Eurosatory 2014 - SCORPION 1/3

 

17.06.2014 ministère de la défense

 

Présentation du programme SCORPION

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 07:55
Scorpion : les industriels attendent toujours les commandes

 

16 juin 2014 Par Elodie Vallerey - Usinenouvelle.com

 

Lors de l'inauguration du salon international de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres Eurosatory, ce 16 juin, le ministre de la Défense a encore une fois botté en touche sur le programme Scorpion de renouvellement et de modernisation des équipements de l’armée de terre.

 

Le ministre de la Défense n'aura pas profité du salon international de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres Eurosatory (jusqu'au 20 juin à Paris Nord-Villepinte) pour détailler le programme Scorpion.

Jean-Yves Le Drian sait que ce programme de renouvellement et de modernisation des équipements de l’armée de terre est très attendu par les industriels, qui craignent de devoir s'astreindre à un régime sec avec une restriction des commandes. En inaugurant Eurosatory ce 16 juin, s'il n'a pas hésité à qualifier Scorpion de "programme phare", le ministre n'a pas dû les rassurer.

"Je m’apprête à lancer (cette année) le programme Scorpion", a promis Le Drian, sans préciser l'échéance. "Les premières livraisons seront donc en 2018 pour les véhicules blindés multi-rôles (VBMR) et 2020 pour les engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC)".

L'Usine Nouvelle l'évoquait déjà en février dernier, les fabricants français de véhicules blindés comme Nexter et Renault Trucks Défense comptent sur ce programme pour retrouver de la charge industrielle. La commande de 2080 véhicules blindés multirôles (VBMR) et 248 engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC) en dépend.

"Ce lancement est une formidable opportunité, pour les industriels français et leur réseau de PME sous-traitantes, de développer deux nouvelles familles de véhicules modernes avec leurs équipements", a corroboré le ministre.

Interrogé par L'Usine Nouvelle sur le lancement du programme Scorpion, Stefano Chmielewski, président de Volvo Government Sales et patron de Renault Trucks Defense, a déclaré : "l’armée française reconnait notre expertise aussi bien dans le domaine de la chaine cinématique que dans le service de révision et de réparation. Nous sommes comme tous les autres industriels maintenant : nous attendons les commandes."

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 06:55
photo EMA

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16/06/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

A l'occasion de l'ouverture du salon de l'armement terrestre Eurosatory, le ministre de la Défense a annoncé qu'il s'apprêtait à lancer le programme Scorpion, notamment les blindés VBMR et EBRC.

 

C'est le soulagement dans les rangs de l'armée de Terre et des industriels spécialisés dans l'armement terrestre (Nexter, Renault Trucks Defence, le missilier MBDA...). Pourquoi un tel soulagement ? Parce que le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a enfin prononcé lundi à l'occasion de l'ouverture du salon de l'armement terrestre Eurosatory ces mots magiques : "Fort des engagements du président de la République en faveur du budget de la Défense, je m'apprête à lancer le programme Scorpion", menacé récemment encore par les nouvelles restrictions budgétaires exigées par Bercy.

 

Préserver "nos intérêts futurs"

"Il pourrait être tentant, dans ces heures difficiles, de sacrifier les intérêts futurs pour préserver nos intérêts de court et moyen terme, a expliqué Jean-Yves le Drian. Mais ce n'est pas ma vision des choses". Et de rappeler que "le maintien de notre souveraineté, vous le savez, passe également par des investissements qui visent à préparer l'avenir". C'est le cas du programme Scorpion. Un programme indispensable à la survie des industriels de cette filière maltraitée depuis plus de dix ans et à la bonne conduite des opérations extérieures menées par l'armée de terre, notamment au Mali (opération Serval).

Du coup, les industriels peuvent avoir enfin le sourire même si le programme Scorpion a été au fil du temps très réduit. "Ce lancement est une formidable opportunité, a souligné le ministre, pour les industriels français et leur réseau de PME sous-traitantes, de développer deux nouvelles familles de véhicules modernes (les VBMR et les EBRC), avec leurs équipements. Le programme Scorpion a "pour objectif de renouveler et moderniser les moyens des Groupements tactiques interarmes (GTIA), a précisé le minsitre. Il vise à doter l'armée de terre de capacités d'action de premier rang au combat".

 

Un Scorpion à minima

Le cœur du programme Scorpion permettra l'intégration de tous les systèmes d'information existant actuellement en un seul. Il deviendra à terme le système des systèmes d'information permettant à tous les éléments du GTIA de dialoguer selon un même langage et une même procédure. Mais c'est aussi une nouvelle génération de systèmes d'armements comme le successeur des antiques VAB (Véhicule de l'avant blindé), "le chameau" de l'armée de Terre vieux de 40 ans en 2016. Le Véhicule blindé multirôles (VBMR), un véhicule 6x6 de 18-19 tonnes, vaudra grand maximum 1 million d'euros l'unité.

L'armée de terre doit acquérir 92 VBMR au cours de la période de la loi de programmation militire (LPM) pour un objectif de 2.080. Ils seront livrés à compter de 2018. Elle doit disposer des EBRC, qui sera équipé, a précisé le ministre, "du nouveau missile moyenne portée (...), le MMP et du canon de 40 mm télescopé", pour renouveler l'actuel parc de véhicules blindés AMX 10RC, ERC 90 et VAB Hot. L'objectif à terme est fixé à 248 pièces. Scorpion prévoit également la modernisation de 200 chars Leclerc avant 2025. Car, selon Jean-Yves Le Drian, Scorpion "permettra de maintenir la capacité du char Leclerc jusqu'en 2040, en l'intégrant à la manœuvre des GTIA". Enfin, les premiers missiles MMP, fabriqués par MBDA, devraient être livrés en 2017 de façon à éviter une rupture capacitaire dans le domaine des missiles tactiques du combat débarqué.

 

Un enjeu à l'export

"L'enjeu, c'est aussi bien sûr de continuer d'améliorer leur positionnement à l'export, dans des secteurs qui devraient connaître une croissance nette dans les années à venir", a assuré le ministre de la défense. Le VBMR renouvellera le secteur des véhicules de transport de troupes protégés 6x6. Selon Jean-Yves Le Drian, "ce secteur voit la demande s'accroître, notamment pour des véhicules qui soient porteurs des meilleurs systèmes, ceux dans lesquels les industriels français sont parmi les meilleurs : optronique, vétronique, détection de tir, navigation…" De son côté, l'EBRC a "tous les atouts pour s'imposer, notamment pour ses performances en zone urbaine".

Il a ainsi rappelé l'importance qu'il attache à l'export. Il a confirmé que "les chiffres montrent un net redressement des prises de commandes à l'export de l'industrie française de défense en 2013. Je suis en mesure de vous communiquer le chiffre aujourd'hui : 6,67 milliards d'euros, (dont 570 millions d'euros pour l'armement terrestre), c'est le montant total des contrats d'exports français dans le domaine de l'armement, soit une augmentation de 42 % par rapport à 2012. L'année 2014 sera encore meilleure, j'en ai la  conviction, la barre des 7 milliards ne nous arrêtera pas". Vendredi, Jean-Yves le Drian avait affirmé avoir bon espoir de faire mieux et de "tangenter" les 8 milliards d'euros d'exportations d'armement en 2014.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 12:59
Watchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran)

Watchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran)

 

16 /06/2014  Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr


Le ministère de la Défense va lancer un appel d'offres afin de remplacer les vieux Sperwer de l'armée de terre.

 

«Nous allons aller vite. Nous lancerons le programme Scorpion avant l'été, au plus tard en septembre, et l'appel d'offres pour remplacer les drones tactiques.» Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, sait que l'armée de terre a besoin d'un sérieux «lifting».

Alors qu'elle engage 80 % de ses effectifs sur le terrain, elle ne reçoit que 20 % des crédits d'équipement (soit 2 milliards d'euros par an) de l'armée. Or, les fantassins et leur matériel n'ont jamais été autant sollicités. Ils attendent de nouveaux blindés (Scorpion) et des drones tactiques de nouvelle génération afin de prendre le relais de la vingtaine de Sperwer vieillissants. Ces engins sans pilote à bord sont devenus des auxiliaires indispensables pour surveiller et collecter des informations au plus près du terrain.

Les Sperwer fournis par Sagem (groupe Safran) doivent être remplacés à partir de 2017. «Le respect du délai de livraison est essentiel», insiste le lieutenant-colonel Chabbert, spécialiste des drones à l'état-major de l'armée de terre qui ne veut pas d'un «drone de papier». Les industriels qui se réunissent au salon Eurosatory (16-20 juin à Villepinte) sont dans les starting-blocks. Thales avec le Watchkeeper développé à partir de l'Hermes 450, une plate-forme israélienne, est en lice face à Sagem qui a autofinancé un nouveau drone, le Patroller. Il est conçu sur la base d'un S-15, un avion de missions de l'allemand Stemme, spécialiste des moto-planeurs. Les observateurs s'attendent à voir concourir Textron avec le Shadow 200 qui équipe l'US Army et le corps des Marines, et la Turquie avec le drone Anka.

 

Coopération avec les Britanniques

Développé pour 1 milliard d'euros par Thales UK pour l'armée de terre britannique, qui en a commandé 54, le Watchkeeper est le seul drone tactique européen de nouvelle génération qualifié et mis en service au sein d'une armée. Il est aussi le seul à être «bi-charge» (détection et identification), souligne l'armée française. Et le seul à s'inscrire dans l'esprit de la coopération militaire franco-britannique actée à Lancaster House en 2010.

«Nous avons évalué le Watchkeeper à Istres pendant quatre mois en 2013. Ces essais ont validé notre besoin opérationnel et l'intérêt d'une coopération avec les Britanniques, les seuls à avoir le même concept d'emploi que nous, explique le lieutenant-colonel Chabbert. Nous pourrions développer nos échanges, avoir un centre de formation et une structure de soutien communs qui permettraient de réduire les coûts.» Mais l'armée de terre «n'a pas de préférence». «Le Patroller répond aussi à nos besoins opérationnels, mais le champ de la coopération sera plus restreint», résume le lieutenant-colonel Chabbert.

«Le Patroller est un démonstrateur. Le Watchkeeper est un système déjà opérationnel, souligne Pierre-Éric Pommellet, vice-président exécutif des systèmes de mission défense de Thales. La compétitivité de notre offre repose sur une R & D qui a déjà été payée par les Britanniques et une valeur ajoutée française, principalement logée dans les PME.»

 

Retombées en France

Le groupe a formé «l'équipe France de Watchkeeper» avec une vingtaine de PME. Elles travailleront sur la version francisée, tout comme le site de Bordeaux, centre névralgique de l'activité drone de Thales, et ses usines en Bretagne, dans le Centre et en Lorraine.

De son côté, Sagem met en avant une expérience de quinze ans dans les drones et une crédibilité acquise auprès de ses clients (Canada, Grèce, Suède, Danemark, Hollande). «Nous travaillons sur une dizaine de projets export. La façon dont la France considérera le Patroller influera de façon sensible sur leur réussite», souligne le général Rayssac, conseiller militaire chez Sagem. Le Patroller et ses prédécesseurs «ont permis de maintenir et développer les compétences de la filière drone en France», ajoute-t-il en citant les sites de Montluçon, Fougères, Dijon et Poitiers avec leur bassin d'emplois. «Nous sommes capables de livrer le Patroller d'ici à mi-2017 afin de faire la jonction avec le Sperwer. De plus nous savons, s'il en était besoin, maintenir Sperwer au moins jusqu'en 2019-2020», ajoute le général Rayssac.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 11:00
photo MinDefFR

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16/06/2014 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr


Dans un entretien au Figaro, Christian Mons, président du GIcat, le syndicat patronal de l'armement terrestre et aéroterrestre, appelle à la modernisation des équipements de l'armée de terre, notamment en blindés et en drones tactiques.

 

Le Figaro. - Dans quel contexte dans lequel s'ouvre cette nouvelle édition d'Eurosatory?

 

Christian Mons. - Eurosatory est le premier salon mondial de la défense terrestre et aéroterrestre. Nous y recevons de plus en plus d'exposants étrangers. Cette année 15 entreprises japonaises sont présentes pour la première fois sur un total de 1500 exposants. En France, notre environnement est marqué par un budget militaire encore sujet à risque, en raison d'un budget très contraint et qui reste trop faible pour répondre aux ambitions affichées de la France dans le Livre blanc de la défense.

 

L'armée de Terre apparaît comme le parent pauvre de la défense. Que coûte-t-elle vraiment au budget militaire général?

L'armée de Terre qui engage 80 % des effectifs sur le terrain, et est en première ligne dans les opérations extérieures (type Mali ou Centrafrique) ne reçoit que 20 % des crédits d'équipement et de maintenance soit un peu moins de 2 milliards pour ce qui concerne les équipements sur les10 à 11 milliards d'euros par an d'investissement pour l'équipement des forces hors maintenance (MCO). L'armée de terre a pourtant gagné en technicité et en complexité et revendique un budget plus important.

 

Espérez-vous le lancement du programme Scorpion et de l'appel d'offres pour les drones tactiques en 2014?

Scorpion est un programme fondamental pour l'équipement des Groupements tactiques inter armes (GTIA) il est fondamental pour les industriels plateformistes dont l'encéphalogramme est plat. Ce sont 25 000 emplois directs et indirects qui sont en jeu dans la filière. Nexter par exemple, sans scorpion, aurait un plan de charge famélique pour 2015.

Ce programme représente 5 milliards d'euros sur dix ans avec notamment la livraison de nouveaux blindés VBMR pour remplacer les véhicules de l'avant blindés (VAB) et EBRC les engins de reconnaissance et de combat afin de renouveler des flottes vieillissantes. Nous espérons qu'au moins une première tranche de Scorpion sera notifiée dès 2014. Tout comme nous attendons le lancement de l'appel d'offres pour de nouveaux drones tactiques afin de remplacer le Sperwer obsolescent.

 

L'encéphalogramme de la consolidation européenne est également plat…

La France a entamé une première phase de consolidation. Panhard et Auverland se sont mariés puis se sont rapprochés de Renault Trucks Defense qui avait au paravent absorber Acmat. Nexter a repris récemment Eurenco consolidant ainsi la filière munition Mais au niveau européen, on n'en est nulle part! Il existe beaucoup trop d'acteurs en Europe qui se concurrencent à l'export alors que de nouveaux rivaux émergent en Turquie, Afrique du Sud, Israël, Corée… avec des prix plus bas, avantagés par une base de coûts plus faible que la notre. Même si nos industriels ont des arguments à faire valoir en terme de qualité et d'excellence technique la concurrence est rude.

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 16:55
Interview: Nexter Chairman and CEO Philippe Burtin

 

Jun. 14, 2014 - By PIERRE TRAN  - Defense News

 

Philippe Burtin, chairman and CEO of French company Nexter, recently received some good news: Defense Minister Jean-Yves Le Drian said the French Army’s long-awaited Scorpion modernization program will finally be launched this year.

 

The Scorpion project brings in much-needed development work on two key vehicles — the engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC), a fighting vehicle to replace the AMX 10RC and ERC 90; and the véhicule blindé multirole (VBMR), a troop carrier taking over for the aging véhicule avant blindé (VAB). A little-expected boon will be parallel studies for a planned modernization of the Leclerc tank, which neatly ties the engineer’s work on the turrets of the light and heavy combat vehicles.

 

The last of the 630 vehicles for the French véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI) program will roll off the line in 2015, keeping pressure on Nexter to win export contracts for the infantry fighting vehicle which has seen action in Afghanistan and Mali.

 

Meanwhile, Burtin gives a hint of the need to address the European legal framework, seen as vital to allow a possible cross-border deal with partners that is considered vital for the future.

 

Q. President François Hollande has assured the French defense budget is safe from cuts and will follow the multiyear budget law. Do you feel reassured?

 

A. The prime minister, president and defense minister confirmed the outlook for the multiyear budget law. The minister then confirmed orders for the [Multi-Role Tanker Transport] and Scorpion. There was also a call for the ministry to improve program management. We are satisfied.

 

The defense industry has shown solidarity and we remain vigilant. What’s at stake is the ability to maintain the armed forces’ capability to remain operational and meet the operations contract. What’s at stake is control on the ground, to be in the first wave.

 

And there is defense of jobs. Last year there was realization of the 165,000 defense industry jobs and the impact on the ground. So the Scorpion program is effectively confirmed for 2014. We have a stake in the game.

 

Q. How do you see the global market?

 

A. We are very concerned about the international side. When I meet the authorities, parliamentarians and media, I talk about how defense companies must immediately press ahead on the international front. I know there is worry about the French forces and their equipment, but I stress that defense industry is looking at the international market. There’s an active market. There’s still a slow bureaucratic process but one which remains active. In Europe, even if we say there is a slowdown, there are significant opportunities such as Denmark, which is looking to order artillery and armored vehicles, and Poland, which offers significant opportunities.

 

Q. What is the outlook for the new troop carrier?

 

A. In the Scorpion project, there are digital communications following last year’s contract for the software defined radio, a significant system. That’s what we’ll put on board our vehicles to make a digitized battlefield. For us, there is [the véhicule blindé multirole (VBMR), engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC)] and the upgrade of the Leclerc.

 

Interview: Nexter Chairman and CEO Philippe Burtin

 

Don’t forget the Leclerc. It’s a very important program. During the budgetary talks last year, I pointed out the Leclerc remains a power weapon. The president’s decision confirmed the Leclerc is part of defense and deterrence. We have submitted our offer for version 2, to modernize 201 Leclerc tanks. We expect a launch decision this year; I can’t comment on the contract value. We will install the Scorpion digital information systems, upgrade survivability and the attack system with a remotely operated turret, and program munitions and other new ammunition.

 

Q. What’s the timing of the troop carrier and fighting vehicle?

 

A. We will begin with [VBMR] development and then manufacture in the next budget law. That is part of the synchronization of Scorpion. We will work on the VBMR and EBRC together under the same constraints. We will have slightly longer development for EBRC as we have a more complex tank than the VBMR utility vehicle.

 

There is also the funding schedule. We hope to start delivery of 92 VBMRs in 2018, and start in 2020 for EBRC. That will reflect the time needed for development and also the delay in funding. For us, this is the industrial base for the next 10 years. That’s what’s at stake for Nexter, and for [Renault Trucks Defense] too, though I think they’ll explain that themselves.

 

Q. What’s your 10-year business model? What about merging with Renault Trucks Defense?

 

A. We set out our business model for five years. One builds a business model from the market. We are, and will remain, a specialist in land systems; it’s the core business. From that, our leading business model is to deliver high-performance systems, try to broaden the range and to make it competitive.

 

Interview: Nexter Chairman and CEO Philippe Burtin

 

Our model, before talking about partnership and mergers, is internal growth. To prepare for the future, 18 percent of annual sales is invested in innovation, half of which is from company funds. There is development of the company’s potential and products. We presented a new product, Titus, at [Defense and Security Exhibition International] and eight months later, we have already delivered a demonstration abroad and are preparing for two more. We have requests. What clients say is, “it’s great.” It’s a concept we’ve developed, a six-wheeled vehicle with high mobility.

 

Q. What are the foreign prospects in view of Canada’s rejection of Nexter for its close combat vehicle?

 

A. Canada was five years’ work for nothing.

 

The markets are very active. There are four important targets for us — Denmark, Qatar, a [Middle East country that Nexter has agreed not to identify publicly] and India. We are very active on these markets, whether it be vehicles, artillery or maintenance. Last year we created Nexter Systems India, and continue to develop our partnerships. We formed partnerships with Raytheon, Bombardier and Prevost in Canada. We’re pursuing the same approach with Danish and Polish companies. We’ll probably sign at Eurosatory a partnership for the mounted gun system artillery for India and confirm a tripartite partnership.

 

Caesar châssis Ashok Leyland (crédits Nexter)

Caesar châssis Ashok Leyland (crédits Nexter)

 

Q. Nexter sales fell in 2013 and 2012. What are the growth prospects?

 

A. We are a company on “project contracts,” we are not on steady volume like the car industry. We are like others in the defense industry, apart from the manufacturers of essential equipment. As you win contracts, or fewer contracts, so your sales will fluctuate. We are above €900 million. With the new group structure, we will be at €1.3 billion. That will be a figure including Eurenco, Macer and Simmel. The deals are done.

 

We are continuing to work on other projects. We’re in talks to buy Paul Boyé [a supplier of service uniforms and nuclear, bacteriological, radiation and chemical protection gear]. The company works closely with Sagem on the Felin combat gear. The deal should close in 2014. We’re an active group and growing, with the 2014 sales target of €1.3 billion and 2,400 staff.

 

Q. Why the acquisitions in the munitions sector?

 

A. We are the fourth European player in munitions, with annual sales of €400 million, 1,000 staff, and three firms outside Nexter Munitions which keep their own brands, product range and are coordinated to develop synergies. There is enthusiasm to compete with BAE Systems, Nammo and Rheinmetall. We seek savings in research and development, common purchase of supplies, and strengthened competitiveness through mutual benefits. Munitions contribute some 31 percent of group sales and we now supply land, air and naval munitions. The acquisition delivers a full product range and has world presence. The companies are in good health. Chemring sold to repay its debt and focus on core business. The companies have prospects and positive results. Nexter’s policy is to post 10 percent annual operating profit right from the start. Nexter won the competition to buy Chemring’s two subsidiaries; we bid the right price.

 

Q. What about consolidation in the European defense industry?

 

A. Everyone talks to everyone else. The game goes on, with the shareholders’ constant support to develop discussions in Europe, to create a European leader under European shareholder control, which maintains and strengthens our autonomy of equipment. That is the objective. It’s not for tomorrow. The Europeans are working on it, not just the French.

 

Q. What about a partnership with the Germans, Rheinmetall and Krauss-Maffei Wegmann?

 

A. The discussions continue with the Europeans. The construction of Europe takes time. But it’s a passionate subject. When one is building a European defense it is an entirety about the company, market and regulation of the company. The company has to find its business interest. The market has to open. There are the two [European armaments] directives. For European defense to advance, there has to be progress in Europe for the companies, markets and law. Scorpion was a France special. Time has been given to build the company, market and laws which apply. Of the two [European] directives, one refers to cross-border transfer of technology. So the defense company must be a European company and know under which body of law [it] works: How will it transfer the products and components? The Europeans are working on it; it’s reassuring. We, the Europeans, are working on the future of European defense

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 15:55
Les industriels de l’armement terrestre craignent une réduction des commandes de blindés

 

15 mai 2014 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

Les fabricants de véhicules blindés Nexter et Renault Trucks Défense ne sont pas l’abri d’une réduction des commandes du programme Scorpion de modernisation des équipements de l’armée de terre.

 

La possibilité de coupes dans le budget de la Défense inquiète les industriels de l’armement terrestre. Ils ne sont pas à l’abri de coupes claires dans le programme Scorpion de modernisation des équipements de l’armée de terre française. "On ne peut pas baisser encore plus les effectifs des armées. Si on réduit les crédits de défense, il y a un risque sur le programme. La seule variable, ce sont les équipements", a estimé ce jeudi 15 mai Christian Mons président du Gicat, le Groupement des industries de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres, en marge d’une présentation du salon Eurosatory (16 au 20 juin).

 

Or les fabricants français de véhicules blindés comme Nexter et Renault Trucks Défense comptent sur ce programme pour retrouver de la charge industrielle. Il s'agit en effet d'un contrat significatif de l’ordre de 2 milliards d’euros pour la commande de 2080 véhicules blindés multirôles (VBMR) et 248 engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC).

 

"Cinq ans de perdus"

 

"A l’origine, les premiers équipements devaient être livrés aux armées en 2015. On a déjà perdu près de cinq ans. A force de délayer les programmes, nous devenons 'sous-critique' et nous perdons en compétitivité", avertit Christian Mons. Certains observateurs n’hésitent pas à évoquer le spectre d’"une traversée du désert industrielle".

 

VBCI - Crédits G. Belan (FOB)

VBCI - Crédits G. Belan (FOB)

 

En effet, les livraisons pour l’armée française des véhicules blindés de combat d'infanterie (VBCI) vont s’arrêter en 2015 et celles liées au futur programme Scorpion ne prendront le relais qu’en 2018 au plut tôt. Plus que jamais, les ventes sur les marchés à l’exportation seront la planche de salut des industriels hexagonaux.

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 12:55
Aravis - photo Yves Debay, Nexter

Aravis - photo Yves Debay, Nexter

 

14/05/2014 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr

 

De nombreux programmes sont menacés et, au premier chef, Scorpion destiné à moderniser l'armée de terre. S'il n'est pas lancé cette année, Nexter, le fabricant de blindés, serait alors en difficultés.

 

Les menaces qui pèsent sur l'intégrité sur budget de la défense suscitent de fortes inquiétudes chez les industriels de l'armement. Ils ont littéralement pris d'assaut le ministère de la Défense pour en savoir plus. Le téléphone n'a pas cessé de sonner dans le bureau de Jean-Yves Le Drian. Le ministre de la Défense a la réputation d'être carré et de parler vrai. Mais à ce jour, l'hôtel de Brienne n'a reçu aucune notification officielle sur une quelconque base de travail. Le conseil des ministres de ce mercredi 14 mai permettra peut-être d'obtenir une clarification.

Très inquiets, les industriels et des spécialistes de la Défense ont commencé à étudier les conséquences possibles de nouvelles coupes dans le budget de la Défense, notamment dans le volet équipement qui représente en moyenne 16 milliards d'euros par an. «C'est assez brutal», note un expert. «Au-delà de 200 millions d'euros de coupe, la Direction générale de l'armement ne peut plus engager le moindre nouveau programme. Cela veut dire qu'on ne fait pas le programme Scorpion de modernisation de l'armée de terre, qu'on abandonne le développement du satellite Ceres ainsi que les projets de drones de surveillance mais aussi le MRTT, la composante aéroporté de la dissuasion», ajoute-t-il. Autant de programmes qui devaient débuter cette année et qui risquent d'être reportés. «Oui, mais si on ne lance pas Scorpion, on signe l'arrêt de mort de Nexter», lâche-t-on de bonne source. Le spécialiste des blindés et canons avec ses 2400 salariés, n'a pas un plan de charge suffisant pour attendre une relance de Scorpion, ne serait-ce que de deux ans.

À l'hôtel de Brienne, au sein des groupes d'armement et des 4000 PME françaises spécialisées ainsi que parmi les 165.000 salariés de la filière, on demande une clarification au gouvernement.

 

Un nouvel effort demandé aux militaires

Celle-ci n'est toujours pas venue de l'Assemblée nationale, ce mardi 13 mai, au moment des questions au gouvernement. Une violente passe d'arme a eu lieu entre Xavier Bertrand, l'ex-ministre du Travail, et Michel Sapin, le ministre des Finances. Le premier sommant le second de dire la vérité à propos des nouvelles coupes dans le budget de la Défense. Le député UMP avait lâché dimanche dernier que le gouvernement Valls travaillait sur une réduction de 1,5 à 2 milliards d'euros par an des dépenses militaires.

Michel Sapin a vu rouge, accusant Xavier Bertrand de vouloir «faire peur» aux Français. Dans son élan, il s'est emmêlé avec les chiffres. «Vous nous parlez d'une diminution de 2 milliards par an pendant trois ans, si je fais un bon calcul, ça veut dire autour de 6 milliards de moins pour les crédits de la Défense par rapport à 30 milliards, le budget d'aujourd'hui!», a-t-il répondu au député UMP. «Une diminution de 20%? Il n'en est pas question. Vous employez des chiffres qui n'ont rien à voir avec la réalité», a ajouté Michel Sapin. Sauf que son calcul est faux. Le montant de 30 milliards correspond à une annuité du budget de la Défense fixé par la loi de programmation militaire (2014-2019) votée voici cinq mois. Or, les économies à trouver s'étaleront sur trois ans (2014-2017). Pour la Défense, ce serait donc 6 milliards d'économies sur 90 milliards d'euros et non 30 milliards!

Pour le moment, ce chiffrage de 2 milliards n'est pas confirmé. En revanche, Michel Sapin a acté le fait que les militaires seraient appelés à faire un nouvel effort sans autre précision. «Toute réflexion sur l'avenir des crédits de la Défense» se placerait «dans le cadre de la loi de programmation militaire», a-t-il indiqué. Tout en ajoutant, ce qui ne clarifie toujours rien, que «la France doit faire un effort en termes de maîtrise des dépenses publiques. Tous les ministères feront un effort mais le ministère de la Défense doit être un ministère à la hauteur des enjeux d'intégrité de la France».

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 15:55
Armement : les priorités du nouveau chef d'état-major des armées

Toute encoche sur les ressources de la loi de programmation militaire prévues entamerait inévitablement la cohérence du modèle des armées, estime le nouveau chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers

 

11/03/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Programme Scorpion pour l'armée de terre, avions ravitailleurs et A400M pour l'armée de l'air et un groupe aéronaval pour la marine. Ce sont les priorités en matière d'équipements du nouveau chef d'état-majors des armées, le général Pierre de Villiers.


 

Quelles sont les priorités du nouveau chef d'état-major des armées (CEMA), le général Pierre de Villiers, en matière d'équipements miliaires ? Auditionné par les parlementaires le 26 février - soit moins de quinze jours après sa prise de fonction, le nouveau CEMA a donné "en simplifiant à l'extrême" ses priorités en matière de programme 146 (équipements). Pour l'armée de terre, il privilégie le programme Scorpion. Notamment l'engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC) et le véhicule blindé multi-rôle (VMBR). En outre, il a évoqué le missile moyenne portée (MMP) de MBDA et le programme Contact pour la radio (Thales), déjà commandé.

L'armée de terre doit acquérir des VBMR afin de remplacer les VAB (Véhicule de l'avant blindé) "à bout de souffle" selon les termes du général Pierre de Villiers (92 sur la période pour un objectif de 2.080, livrés à compter de 2018), des EBRC pour renouveler l'actuel parc de véhicules blindés AMX 10RC, ERC 90 et VAB Hot. L'objectif à terme est fixé à 248 pièces. Enfin le programme Scorpion prévoit la modernisation de 200 chars Leclerc avant 2025. Les premiers systèmes MMP devraient être livrés en 2017 de façon à éviter une rupture capacitaire dans le domaine des missiles tactiques du combat débarqué.

 

Éviter des ruptures de capacité

S'agissant de l'armée de l'air, le général Pierre de Villiers a comme priorité les avions ravitailleurs MRTT et l'avion de transport A400M, dont deux exemplaires ont déjà été livrés à l'armée française. Pour la marine, il veut disposer d'un "groupe aéronaval digne de ce nom, bien protégé par-dessus, par-dessous et en surface, ainsi que les moyens d'assurer l'action de l'Etat en mer sans oublier les forces sous-marines".

Le général de Villiers veut "éviter les ruptures temporaires de capacité" dans ces domaines. "Nous serons vigilants sur le VBMR puisque le VAB est à bout de souffle - ce qui impose un tuilage, comme pour les avions Transall avec les A400M, ou les frégates anti-sous-marines avec les frégates FREMM", a-t-il assuré. Et de rappeler que "toute encoche sur les ressources prévues entamerait inévitablement la cohérence du modèle, compromettrait le succès de la réforme et s'exercerait au détriment de la finalité opérationnelle. L'exécution conforme de la loi de programmation militaire est donc primordiale. Elle l'est pour l'efficacité de nos armées. Elle l'est aussi - tout est lié - pour le moral du personnel, qui y voit une juste reconnaissance de son engagement pour la Nation".

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 12:55
Scorpion, le programme de blindés emblématique d'une défense sous contrainte budgétaire

 

19 février 2014 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

A l'occasion de son bilan annuel 2013, la DGA a confirmé le lancement du programme phare de l'armement terrestre cette année. Toutefois la livraison des premiers blindés n'interviendra qu'en 2018 et au compte-gouttes.

 

Scorpion, le programme de renouvellement des blindés de l'armée, sort enfin de terre. Et plus que timidement. A l'occasion de la présentation du bilan annuel de la DGA (direction générale de l'armement), intervenue le mardi 18 février, le délégué général pour l'armement Laurent Collet-Billon a souligné qu'il faisait partie des grands programmes lancés en 2014 au même titre que les commandes pour l'avion ravitailleur MRTT ou le quatrième sous-marin d’attaque Barracuda. "Le cahier des charges a été envoyé aux industriels", a-t-il précisé.

 

Il s'agit d'un contrat emblématique pour les industriels de l'armement avec la commande de 2080 véhicules blindés multirôles (VBMR) et 248 engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC). Selon le quotidien Les Echos du 16 janvier, le montant de l'appel d'offres associé atteindrait environ 2 milliards d'euros et la compétition serait franco-française, restreinte à Nexter, Renault Trucks Defense et Thales. Des précisions que la DGA n'a ni démenti ni confirmé. Mais c'est largement en deçà de la copie initiale du programme. En 2009, quand Hervé Morin était encore ministre de la Défense, il était prévu un investissement de 5 milliards d'euros d'ici à 2020. Les industriels s'étaient même pris à rêver tablant sur la création de 5 000 voir 10 000 emplois sur 10 ans, soit la durée du programme !

 

Des travaux d'études

 

Les premières livraisons pour le VBMR n'interviendront qu'en toute fin de la loi de programmation militaire : ainsi seulement 92 véhicules seront livrés sur 2018/2019. Pour les EBRC, l'armée ne réceptionnera son matériel qu'après 2019. Pendant longtemps, ils devront se contenter de travaux d'études... déjà engagés en partie suite aux multiples reports du programme. "Concernant les livraisons du VBMR en 2018, il faut prendre en considération le fait que nous sommes déjà 'lancés'. Nous travaillons en effet, tout comme Renault Trucks Défense, sur ce sujet depuis 2010. Nous avons réalisé des travaux préliminaires et nous avons d’ores et déjà une solution technique, qui est une solution commune", précisait en septembre dernier, Philippe Burtin, président de Nexter devant la commission de la Défense de l'Assemblée nationale.

 

Au delà du programme Scorpion, Nexter pourrait bénéficier de commandes pour son VBCI de la part de... l'armée anglaise. Laurent Collet-Billon a en effet précisé qu'il conditionnait l'achat de drones de surveillance britannique, les Watchkeeper fabriqués par la filiale anglais de Thales au Royaume-Uni, à l'achat de VBCI français.

 

Le programme Scorpion n’est pas le seul à être affecté par les contraintes budgétaires qui frappe la défense. La DGA a renégocié les principaux contrats des grands programmes (Rafale, frégates multi-missions, sous-marins d’attaque, équipements du fantassin…), aboutissant au mieux  à un étalement du calendrier des livraisons, au pire à une révision à la baisse des commandes.

 

Au total, en 2013, la direction général de l'armement a procédé pour 10,8 milliards d'euros de paiements à l'industrie.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 12:20
Textron AirLand's Scorpion Completes Additional Test Flights

 

 

Feb 14, 2014 ASDNews Source : Textron Inc

 

Textron AirLand, LLC, a joint venture between Textron Inc. (NYSE: TXT) and AirLand Enterprises, LLC, today announced that the Scorpion Intelligence, Surveillance and Reconnaissance (ISR)/Strike aircraft completed additional test flights in January and February. The most recent test flight occurred on February 13.

 

The Scorpion team is planning to conduct several hundred hours of additional flight tests in 2014, each flight targeting specific objectives pushing the aircraft’s airspeed, altitude, and performance envelope. “Overall, we’ve had very positive results through the initial test flights. In these early flights, we have evaluated the aircraft performance and tested a wide range of mechanical and electronic systems. The Scorpion is a very agile platform and I’m confident in the airframe as we continue through the test and evaluation phase,” commented Dan Hinson, chief test pilot for the Scorpion team and 23-year veteran Navy pilot.

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 15:35
Blindés : l’armée lance un appel d’offres de plus de 2 milliards d’euros

L’appel d’offres prévoit la construction de 2.080 blindés de transport de troupe pour remplacer les VAB fortement éprouvés en opérations extérieures, comme actuellement en Centrafrique

 

16/01 Par Alain Ruello - Les Echos

 

EXCLUSIF Le ministère de la Défense a envoyé un appel d’offres restreint à Nexter, Renault Trucks Defense et Thales. Objectif : fabriquer 2.300 blindés d’infanterie dans le cadre du programme Scorpion de modernisation de l’armée de terre.

 

Le grand programme Scorpion de modernisation de l’armée de terre vient de franchir une étape importante. La DGA a lancé l’appel d’offres pour la fabrication des 2.300 blindés prévus pour remplacer les Véhicules de l’avant blindé (VAB), Sagaie et autres AMX 10 RC qui plient sous le poids de l’âge. Le marché est évalué à plus de 2 milliards d’euros. De quoi aiguiser les appétits des industriels européens. Par les quantités en jeu, il s’agit du plus gros appel d’offres sur le Vieux Continent, et même dans le monde. Sauf que l’histoire est en partie déjà écrite puisque tout est fait pour que le marché n’échappe pas au trio Nexter-Renault Trucks Défense-Thales.

Au lieu d’un appel d’offres européen ouvert, la DGA a en effet opté pour une consultation restreinte envoyée aux trois champions français de l’armement terrestre, a-t-on appris de sources concordantes. Elle s’est pour cela retranchée derrière l’article 346 du traité européen qui permet à un pays de  privilégier son industrie sous couvert d’enjeux de souveraineté nationales. « Tout État membre peut prendre les mesures qu’il estime nécessaires à la protection des intérêts essentiels de sa sécurité et qui se rapportent à la production ou au commerce d’armes, de munitions et de matériel de guerre », y est-il écrit.

La France peut-elle réellement faire jouer des considérations de sécurité d’approvisionnement dans le cas du programme Scorpion ? Pour ce qui est des 2.080 véhicules blindés multi-rôles (VBMR) prévus pour remplacer les vénérables VAB, on peut en douter puisqu’il s’agit de véhicules de transport de troupes faiblement armés qu’on trouve sur étagères partout dans le monde. L’argument est plus crédible s’agissant des 248 EBRC (engins blindés de reconnaissance de combat, qui remplaceront les Sagaie et AMX-10 RC), puisque on a affaire à des d’engins fortement armés.

 

Protéger les plans de charges des industriels français

 

photo EMA

photo EMA

Contactée, la DGA n’a pas souhaité commenter. Et pour cause. Dans le landerneau militaire, chacun sait que, sans être complètement infondé, l’argument de la souveraineté en cache un autre, impossible à mettre sur la place publique : il faut protéger les plans de charge des industriels nationaux. Nexter est en mal de succès à l’export pour son VBCI après l’annulation de l’appel d’offres canadien . Renault Trucks défense aussi est à la peine. Par la diversité de son portefeuille de produits, Thales pourrait passer à côté de Scorpion, mais ses activités terrestres en France en prendraient quand même un coup.

L’appel d’offres restreint cache donc un acte de protectionisme économique, sans que ce soit infamant, mais qui met à mal les discours officiels en faveur de l’Europe de la Défense. Après tout, l’Allemagne ne fait pas autrement : tous ses blindés son « made in Germany ». «On serait bien stupides si on était les seuls en Europe à ne pas le faire. On connaît les limites de l’Europe de la Défense », résume sans fard un bon connaisseur du dossier.

Dès lors, la discrétion de la DGA est compréhensible pour éviter de susciter le recours d’un industriel européen, ce qui ne manquerait pas de retarder encore plus le programme Scorpion. La Commission ou un autre Etat membre pourrait aussi porter l’affaire devant la cour de justice européenne s’ils estiment que la France fait un usage abusif de l’article 346... On verra. En attendant Nexter, RTD et Thales vont devoir s’entendre pour répondre de manière conjointe à l’appel d’offres. « Les discussions vont bon train », confirme-t-on aux « Echos ».

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