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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 11:55
Externalisation de la Défense et de la Sécurité en France ? - 15 Décembre



Le Comité directeur de l'ANAJ-IHEDN a le plaisir de vous inviter à la conférence :

Vers une externalisation de la Défense et de la Sécurité en France ?
Guillaume FARDE
Maître de conférences à Sciences Po Paris, auteur de Externaliser la sécurité et la défense en France, Editions Hermann

Julia MARIS
Directrice Générale de Défense Conseil International (DCI)

Jeudi 15 décembre 2016
19h30 à 21h00

École militaire
(Le nom de l'amphithéâtre sera précisé dans le mail de confirmation)

____

En France, le souvenir de la bataille de Valmy, couplé à l’instauration d’une conscription maintenue jusqu’en 1996, fonde l’attachement indéfectible du citoyen au caractère essentiellement public des forces de sécurité de la Nation. Il y a là l’origine d’une césure entre les activités mercantiles d’une part, et la sécurité publique d’autre part. Cette conception étatiste des services publics régaliens a conduit à privilégier, de façon systématique, le mode de gestion en régie. Depuis le début des années 1990 cependant, ce paradigme classique où l’armée et les forces de polices évoluent de façon autonome pour assurer l’ensemble de leurs missions, est battu en brèche. L’externalisation au profit d’opérateurs privés s’impose comme le modèle managérial privilégié en France.

Quelle conséquence pour les services publics régaliens ? Quels nouveaux risques découlent de ce modèle ? Quel bilan tirer du recours au partenariat public-privé dans les domaines de la sécurité et de la défense ?

>> INSCRIPTION OBLIGATOIRE <<


À propos des intervenants :

Guillaume FARDE, directeur associé au sein du cabinet
Althing, Sécurité & Intelligence économique, est spécialiste de l’économie de la sécurité et de la défense. Docteur en sciences de gestion, il est maître de conférences à Sciences Po Paris. Il est l’auteur d’un ouvrage récent sur l’externalisation des missions de sécurité et de défense en France.

Julia MARIS est Directeur Général de
Défense Conseil International (DCI), l’opérateur de référence du ministère de la Défense pour le transfert du savoir-faire militaire français à l’international, au profit des forces armées de pays amis de la France. Diplômée de l’ENA et auditrice de l’IHEDN, elle est l’auteur de l’essai Diriger en ère de rupture, paru en 2016. Julia MARIS nous parlera notamment du contrat HéliDax, le premier partenariat public privé conclu par le Ministère de la défense.

En espérant vous voir nombreux,

Ingrid LAMRI
Présidente de l’ANAJ-IHEDN
Séminaire Grande Ecole 2013

president@anaj-ihedn.org

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 17:55
Contribuer à la politique de formation de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP)


source BSPP
 

Grande unité de l’armée de Terre mise à la disposition du préfet de police pour emploi, la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) est chargée d'assurer la protection des personnes et des biens dans Paris et dans trois départements de la petite couronne : Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne.

 

La couverture opérationnelle est assurée par 77 centres de secours : 25 dans Paris et 52 dans la petite couronne.

 

Mis en œuvre par la BSPP, le programme « Jeunes sapeurs-pompiers de Paris » (JSPP) est une formation ouverte à tous les jeunes franciliens âgés de 14 à 16 ans désirant éventuellement s’orienter vers une carrière dans les métiers de la sécurité. Cette formation de plus de 400 heures s’étend sur un cycle de 3 ans. Les activités sont programmées le samedi après-midi ou, plus rarement, durant certaines vacances scolaires.

 

Le programme se déroule en 3 phases :

 

. Environ 450  jeunes adolescents effectuent chaque année scolaire une semaine de découverte au sein de la BSPP.

. Après sélection, 80 à 90 jeunes, intègrent le dispositif JSPP (30 samedis après-midi par an sur 2 ans).

. Les JSPP ayant obtenu le brevet national JSP et désirant obtenir une validation professionnelle (habilitation travaux électriques, PSE1 et 2, SSIAP1, SST et IMP 1) suivent un cursus de formation durant une année supplémentaire.

 

Le programme JSPP est à la fois un puissant outil de formation, mais également  d’intégration.

 

Les activités JSPP se déroulent sous l’égide d’une section spécifique de l’Association sportive et artistique des sapeurs-pompiers de Paris (ASASPP). Ces activités sont uniquement financées par des dons privés. Depuis le 14 décembre 2013, le caractère qualifiant du programme JSPP est reconnu par l’Etat et le dispositif est éligible à la taxe d’apprentissage.

 

Votre entreprise peut elle aussi contribuer au succès de ce dispositif en faisant un don, mais également en versant sa taxe d’apprentissage à l’Association Sportive et Artistique des Sapeurs-Pompiers de Paris.

 

Pour télécharger la plaquette de présentation JSPP : LIEN

 

Contact : cadets@pompiersparis.fr

 

Pour en savoir plus sur Facebook : LIEN

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 10:55
16ème Assises de la sécurité et des systèmes d’information – ITW de Guillaume Poupard par SDBR

 

03.10.2015 par Alain Establier SECURITY DEFENSE Business Review n°157

 

A la veille de l’ouverture des 16ème Assises de la sécurité et des systèmes d’information, SDBR a interviewé Guillaume Poupard qui doit y prononcer le discours d’ouverture

 

SDBR : Envisagez-vous d’étendre le champ d’intervention de l’ANSSI ?

 

GP : Très clairement la sécurité de l’Etat, la sécurité de la Nation, la sécurité des Opérateurs d’Importance Vitale (OIV), tout étant étroitement lié, restent notre priorité car c’est la raison d’être de l’ANSSI. Beaucoup a été fait dans le prolongement de la Loi de Programmation Militaire (LPM) pour la protection des OIV. Sans faire de l’autosatisfaction, je suis ravi de la qualité du dialogue qui s’est instauré avec les ministères et avec les OIV. Pour autant, le reste du champ économique n’est que partiellement couvert par le dispositif national de cybersécurité. Ce qui n’est pas satisfaisant : par exemple, des PME ont fermé suite à des attaques de type « ransomware », car d’un jour à l’autre ces PME n’ont plus eu accès à leurs données ; des hôpitaux sont aussi la cible de ce type d’attaques. Il nous faut donc continuer à travailler sur ces sujets, car l’environnement des OIV est lui-même constitué d’une multitude de PME pouvant devenir des cibles. Se pose également la question de la protection de nos concitoyens, qui n’entre pas dans la mission de l’ANSSI mais pour lesquels l’ANSSI se sent tout de même une vraie responsabilité pour les aider face à la menace informatique, d’où l’idée lancée en octobre 2015 de développer un dispositif d’assistance aux victimes d’actes de cyber-malveillance.

 

Comment se concrétise ce dispositif d’assistance aux victimes d’actes de cyber-malveillance ?

 

C’est une véritable start-up  pour laquelle l’ANSSI joue le rôle d’incubateur, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur. Son but est de devenir autonome, pour apporter des messages de prévention auprès du grand public et des TPE et pour leur apporter des solutions en cas de problèmes. La première étape va être de constituer un site Internet de réponses pratiques aux questions et d’adresses de prestataires informatiques référencés, capables de fournir une aide de proximité. L’autre point important de cette démarche est de pouvoir collecter des chiffres sur les attaques visant les petites structures pour avoir une idée plus précise du risque et pouvoir faire entrer dans le jeu les assureurs, des représentants des victimes et des représentants des entreprises. Ce dispositif permettra d’avoir une sorte d’observatoire de la cybercriminalité. Sa mise en place progressive se fera en 2017.

 

Pensez-vous que la France avance plus vite que ses voisins dans la mise en place de protection ?

 

Par rapport à ce que j’observe à l’Etranger, il y a eu en France une prise de conscience relativement ancienne qui se concrétise aujourd’hui selon un modèle positif : tous les acteurs (publics ou privés) poussent dans le même sens. L’équilibre trouvé entre les différents acteurs fonctionne très bien à mon sens, ce qui ne signifie pas pour autant que nous soyons en risque zéro.

 

Que pensez-vous des chiffres d’attaques qui circulent ici ou là ?

 

Nous avons mis quelques chiffres dans notre rapport d’activité 2015 : plus de 2300 codes malveillants collectés, 4000 signalements reçus (50% de plus qu’en 2014), une vingtaine d’incidents majeurs de sécurité traités, 15 alertes sur des vulnérabilités critiques. Aujourd’hui, personne n’a d’observatoire fiable en termes d’attaques mais le nombre de sinistres augmente. Il y a aussi toutes les attaques que personne ne voit car les victimes ignorent qu’elles ont été attaquées, ce qui à mon avis représente la grande masse des victimes ! Ce dont nous sommes sûrs, c’est que le domaine des attaques informatiques est un domaine en croissance. Les attaquants sont plus nombreux, plus organisés et plus forts, même si, en même temps, les entreprises sont mieux armées pour détecter les attaques et la sensibilisation des personnels y est plus forte. Le business des attaquants est très rentable, que ce soit en matière d’espionnage étatique ou économique, et le numérique va devenir un moyen d’action privilégié, seul ou en combinaison avec des moyens classiques. Les attaques sur les entreprises peuvent aussi être indirectes pour les atteindre ou les déstabiliser : exemple, nous constatons des attaques sur les agences de notation économique, ce qui n’a a priori rien à voir avec telle ou telle entreprise, pour obtenir des informations avec 48H d’avance et faire ensuite des opérations de bourse avec délit d’initié !    

 

Quid des données personnelles dans tout ça ?

 

Quand des données personnelles sont compromises dans le cadre d’une attaque, il y a souvent un dilemme entre prévenir les employés et préserver l’entreprise en gardant le secret sur l’attaque. Il faut donc trouver un bon équilibre entre la protection des données et la protection de l’entreprise.

 

Considérez-vous que le parcours de certification, pour une PME, soit plus facile aujourd’hui ?

 

En France, nous avons d’excellentes PME qui produisent des services de qualité, qui sont des tiers de confiance mais qui ne se prêtent pas bien à la démarche de certification : elles ne savent pas quoi faire évaluer, le processus d’évaluation est assez difficile et coûteux pour elles. Pour autant, ces PME constituent des briques intéressantes qui contribuent au développement de l’écosystème, même si ces PME ne sont pas dans la liste qualifiée par l’ANSSI. Il faut donc admettre que le processus de certification / qualification n’est pas adapté à l’ensemble des acteurs. Cependant, la signature de certification du directeur général de l’ANSSI est donnée en délégation du Premier ministre, c’est donc un acte fort qui correspond à une démarche importante qui ne peut être dégradée pour des raisons de convenance. Nous avons essayé de couvrir l’ensemble du champ des acteurs avec la Certification de Sécurité de Premier Niveau (CSPN), beaucoup plus légère (20 à 30 jours d’expertise) et à des coûts plus accessibles : c’est une réponse en termes de confiance pour certaines sociétés. En matière de label, nous avons contribué à développer le label « France Cyber security » qui permet de montrer les nombreuses offres françaises et de valoriser le savoir-faire national. Ce label a été attribué à 70 entreprises, petites et grandes, et c’est un moyen pour les petits acteurs du marché d’être plus visibles. Dans certains cas, lorsque nous considérons qu’une PME mérite d’être aidée à faire le parcours de certification, l’ANSSI et la BPI financent le coût du certificateur (labo CESTI), l’entreprise n’ayant plus à sa charge que le détachement d’un collaborateur pour constituer le dossier de certification. C’est notre façon d’encourager quatre ou cinq fois par an des entreprises prometteuses.

 

Vous avez dit lors de l’Université d’été Hexatrust, le 01/09/2016, qu’il fallait sûrement « marketer » la démarche de certification de l’ANSSI… Qu’entendez-vous par là ?

 

Cette démarche avait été conçue autour des cartes à puces, qui ont des durées de vie relativement longues. Aujourd’hui, avec le développement des logiciels qui ont une durée de vie parfois extrêmement courte, il est vrai que nous devons adapter la certification à la durée de vie de ces produits tout en lui gardant un sens. Nous devons probablement mieux expliquer les différents niveaux de certification (CSPN, certification Critères Communs, qualification, label France Cybersecurity) et ce qu’ils apportent à l’entreprise. Pour beaucoup de clients qui ne vivent pas dans notre écosystème, il serait souhaitable de leur donner une plus grande simplicité de lecture et de compréhension de ces certificats. Nous devons faire un effort d’explication, certainement grâce à des visuels simplificateurs.

 

A propos de la directive NIS, vous avez appelé à être vigilant sur les disparités qui pourraient intervenir en Europe créant des sortes de « franchise sécuritaire ». Comment ?

 

Nous disposons de l’accord SOG-IS signé entre dix pays européens ayant une approche commune de la notion de certification via les « critères communs ». C’est un accord de reconnaissance mutuelle, y compris à de hauts niveaux d’évaluation, qui permet de reconnaître le travail accompli dans les autres pays signataires. Il est vrai que 10 sur 27 est insuffisant et nous appelons à une démarche commune de certification réellement européenne. La Commission y est favorable et cette démarche doit donc être étendue aux 27 pays. Dans les dix pays de l’accord SOG-IS, il n’y a pas de franchise sécuritaire et les signataires sont vigilants à vérifier la qualité des travaux de chacun. La transposition de la directive NIS sera harmonisée dans chaque pays et il faudra veiller à ce que les travaux effectués dans les autres pays ne créent pas de distorsions de sécurité et de concurrence.

 

Vous avez évoqué récemment l’idée d’une sorte de showroom permanent de la filière numérique. Qu’entendez-vous par là ?

 

J’observe que certains pays vendent très bien leurs solutions, savent recevoir les délégations étrangères et leurs font des shows formidables pour qu’ils repartent avec des étoiles plein les yeux. En France, nous avons plutôt une démarche d’ingénieur, très technique, où l’aspect marketing est souvent négligé. Face à des clients étrangers qui veulent acheter français, nous ne sommes pas toujours capables de faire la démonstration des produits français et de montrer qu’ils peuvent fonctionner ensemble. C’est le but d’un showroom. L’ANSSI n’a pas vocation à faire du marketing, mais notre position nous amène à constater un vrai manque dans ce domaine. Il manque à Paris une capacité d’accueil VIP à qui montrer, en confidentialité, des solutions françaises compatibles dans un showroom cybersécurité. Il faut donc un espace, un financement et la volonté des différents acteurs à montrer non pas des briques mais des solutions intégrées répondant à des problématiques.     

 

L’été a été animé par un débat sur d’éventuels backdoors pour lire les communications chiffrées. Quel est votre avis ?

 

Nous sommes face à un vrai problème. Tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut développer les technologies de sécurité, qu’il faut protéger nos Etats, notre industrie, nos concitoyens face à une multitude de menaces, ce qui passe entre autres par une technologie de chiffrement. On n’a donc pas à être pour ou contre le chiffrement : c’est une technologie dont nous avons besoin pour une multitude d’usages ! A la limite, ces technologies efficaces peuvent être utilisées par des individus malfaisants et par des ennemis de la France. Se pose la question de la façon de pérenniser les dispositifs d’interception légale (de sécurité et judiciaire) ciblée, dont nous avons besoin, en évitant les interceptions de masse illégales : s’il y avait des solutions simples, elles seraient mises en œuvre depuis longtemps et il n’y aurait pas de débat… Toute solution caricaturale restera donc caricaturale et inefficace. Avec les opérateurs classiques, il existe un dispositif qui fonctionne dans le respect de la Démocratie. La question est : comment pérenniser ce dispositif qui donne satisfaction dans le cadre de l’évolution technologique ? Les entreprises qui chiffrent leurs messages ont des solutions, en cas de nécessité, pour accéder au contenu de leur messagerie. Il faut sûrement s’en inspirer même si leur périmètre est restreint. Les discussions interministérielles avancent sur ce sujet, mais ce sera long.

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 11:55
Interview du GDA (2S) Didier Bolelli, Président de GEOS


 

Interview par Alain Establier - SECURITY DEFENSE Business Review n°146 du 22/03/2016

 

 

SDBR : Après une longue carrière militaire*, vous avez pris la présidence du groupe Geos en juin 2014. Parlez-nous de Geos**.

DB : Geos existe depuis plus de 15 ans et appartient aujourd’hui à 75% au groupe Halisol, société d’investissement implantée en France, au Luxembourg et dans différents pays d’Europe, et à 20% au groupe Verspieren, courtier d’assurances. Ma première décision a été de réorganiser le management de l’entreprise, avec le recrutement d’un directeur général au profil commercial, Christophe Klieber. Geos a traversé les 15 dernières années avec des hauts et des bas, successivement leader et initiateur dans nos métiers, puis concurrencé par de nouveaux entrants et confronté à une croissance mal maitrisée. Aujourd’hui Geos est stabilisé, dispose d’une image forte de pionnier du secteur, concentré sur ses métiers, grâce à ses 330 collaborateurs et son emprise géographique. Le siège de Geos est à Paris, nous avons un bureau à Londres, une filiale en Algérie, une filiale au Nigeria, une filiale en Allemagne et une filiale en Amérique latine (siège à Mexico, bureaux à Panama, Bogota et Caracas). Nous avons bien sûr des partenariats avec d’autres sociétés au plan local, en Afghanistan, Chine et en Russie notamment.

 

Quels sont les métiers de Geos aujourd’hui ?

La stratégie de Geos est de fournir une solution globale en terme risques de sureté et de sécurité à ses clients. Pour ce faire, Geos développe en propre trois métiers principaux et multiplie des partenariats avec les meilleurs experts sur les métiers complémentaires afin de couvrir l’ensemble des besoins clients. Les trois métiers de Geos sont donc  la protection des activités, la protection des collaborateurs et le renforcement des ressources. L’idée principale est de fournir aux entreprises la capacité de travailler à l’étranger, en leur fournissant le corpus sécuritaire classique et, éventuellement, les personnels qualifiés qui leur manquent (par exemple des ingénieurs SSI ou des ingénieurs télécoms) après une période d’intégration adaptée. Nous sommes donc dans l’industrie de services, avec des personnels habitués à travailler en zones de crises, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Concernant les autres lignes métiers, nous préférons travailler avec des partenaires de premier plan plutôt que de disposer d’une capacité limitée. C’est notamment le cas de l’intelligence économique où nous ne réalisons en direct uniquement que la composante intelligence géostratégique.

 

Donc vous vous êtes organisés en fonction de ces métiers ?

Nos trois métiers correspondent à 3 Business Unit : une BU « gestion des risques » (cartographie des risques, conseil et prévention,  protection des activités, des matériels et équipements, mise en œuvre et accompagnement, escorte, gestion de crise, etc.) ; une BU « Geos Travel Services » (GTS), pour protéger les collaborateurs dans l’esprit de la jurisprudence Karachi (conseil, sensibilisation et prévention, suivi et information par notre bureau veille-analyse, opérations et gestion de crise). Le suivi des collaborateurs s’appuie sur le suivi PNR (Passenger Name Record) couplé à une option GPS. La troisième BU, «Industrie Services », permet à l’entreprise de  renforcer ses ressources dans différents domaines en tant que de besoin : réseaux et systèmes d’information, sûreté, maintien en condition opérationnelle des équipements, hygiène sécurité et environnement, ingénierie et construction, logistique.

 

Pourquoi une filiale en Allemagne ?

C’est l’héritage d’une acquisition du passé, une société spécialisée dans la gestion de crise de réputation… A partir de cette base existante, nous essayons de la développer en direction des entreprises allemandes qui sont très intéressées par les marchés du Maghreb et d’Afrique, où Geos a un vrai savoir-faire. Nous leur proposons donc de la sécurité et de l’accompagnement des voyageurs. Il n’y a pas d’ESSD allemandes à ma connaissance.   

 

Quelles sont les valeurs de Geos aujourd’hui ?

Les valeurs que nous portons au sein de Geos sont la transparence, l’indépendance, le respect du facteur humain et des engagements pris, la maîtrise de nos activités, la confidentialité et l’esprit de partenariat avec nos clients. Pour porter ces valeurs, nous nous attachons à vérifier la qualité des hommes et des femmes qui font Geos. Vous connaissez mon passé militaire, mes valeurs et toute la priorité que j’ai toujours donnée au facteur humain, et je vous assure que je suis tout particulièrement attaché à l’éthique et au respect de l’éthique par Geos. Pour que l’entreprise soit tout à fait transparente, nous avons mis à plat les fonctions transverses et les fonctions supports. L’accompagnement des clients à l’international dans des zones crisogènes nécessite un vrai professionnalisme, dans les process juridico-financiers et de gestion des ressources humaines, pour s’inscrire dans la durée. C’est ainsi qu’ont été créées des vraies directions administrative et financière.

 

Par rapport à vos concurrents, comment se situe Geos aujourd’hui ?

Il faut bien admettre qu’il y a le marché français et le reste du monde. Les entreprises françaises ne sont pas aujourd’hui en mesure de rivaliser avec les entreprises anglo-saxonnes, pour des problèmes de taille critique. Les principaux compétiteurs français réalisent entre 20 et 30 millions d’euros de chiffre d’affaires et se trouvent confrontés à des entreprises, comme le canadien Garda, le britannique Control Risks ou l’américain Academi (ex-Blackwater), qui sont 10 ou 20 fois plus grosses ! Pourquoi ? D’abord, parce que la culture française commence juste à prendre en compte la sécurité. Dans les pays anglo-saxons, la sécurité est intégrée dès le démarrage des projets. Ensuite, parce que l’Etat et les responsables français doivent reconnaitre les ESSD (entreprises de services de sécurité et de défense) comme des sociétés à part entière, à partir du moment où elles sont agréées : ceci sous-entend qu’elles sont respectables et de droit privé, donc qu’elles ont un but lucratif. A partir de là, de nombreuses fonctions confiées aux services de l’Etat pourront être externalisées, donc nos sociétés grossiront et seront plus compétitives, sur les grands appels d’offres internationaux, face aux leaders que nous avons évoqués. Il faut noter que ces leaders réalisent une énorme part de leur chiffre d’affaires avec des services régaliens. Par exemple, à Kaboul (Afghanistan), dans certains domaines 70% des personnels qui travaillent dans le PC des alliés sont des contractuels civils ; c’est une tendance inexorable.

 

Comment faire évoluer en France cette situation un peu bloquée ?

Il faudrait que l’Etat répertorie et valide un certain nombre de sociétés comme Geos, qu’il les contrôle puis qu’il les habilite. Pas question que l’Etat se désintéresse du contrôle mais, avec une habilitation en bonne et due forme, nos sociétés pourraient changer de dimension, en prenant en sous-traitance des missions qui lui seraient confiées par l’Etat français, comme les Américains ou les Britanniques le font depuis longtemps. Cette procédure d’habilitation, ou de certification, devrait s’appuyer sur un contrat cadre permettant ensuite de postuler aux appels d’offres. A nous ESSD, regroupées au sein du CEFSI***, de faire la preuve que nos sociétés sont dignes de confiance et respectent les valeurs permettant l’habilitation par l’Etat français. Prenons un exemple : lorsque la politique étrangère amène la France à former les soldats ou les gendarmes d’un pays africain, pourquoi envoyer des militaires français d’active, de moins en moins nombreux, alors que les principales ESSD ont les capacités pour remplir ces missions ? Aujourd’hui par exemple, certaines ESSD, dont Geos, concourent pour la formation des forces spéciales irakiennes. Les forces spéciales françaises ont certainement beaucoup d’autres missions importantes à remplir en ce moment, non ?

 

Les entreprises anglo-saxonnes reçoivent la manne financière de leurs gouvernements mais aussi des cadres. N’est-ce pas là la grande différence avec la France ?

Absolument. Les entreprises anglo-saxonnes sont des points de passage temporaires pour de nombreux cadres de l’armée ou pour des fonctionnaires détachés. Donc se crée, de fait, une relation de confiance entre ces sociétés et les services de l’Etat ; c’est en effet une grande différence de perception du rôle de chacun.

 

Au-delà de ces différences liées au fonctionnement de la France, le regroupement de certaines ESSD ne permettrait-il pas de faire émerger un ou deux compétiteurs de taille européenne, dans un premier temps ?

J’appelle de mes vœux une forme de consolidation du marché. Ce serait l’idéal pour faire émerger une ou deux entreprises de 70/80 millions de CA. Mais, pour faire une consolidation il faut être deux… Le CEFSI est un premier pas positif pour tout ce que nous venons de dire, faire reconnaitre la profession, faire progresser l’idée d’habilitation, se parler entre opérateurs, etc. Pour autant, le CEFSI doit gagner en visibilité, ce qui lui manque cruellement aujourd’hui. Le CEFSI n’a pas encore l’ampleur qu’il mériterait d’avoir et doit gagner en maturité. Peut-être en se structurant ? Le CEFSI est pourtant une tribune pour faire passer un message commun, donc encourageons-le.

 

* Le général d’armée (deuxième section) Didier Bolelli a occupé plusieurs postes durant sa carrière militaire et notamment ceux de directeur des opérations de la DGSE, de directeur de la DPSD et de directeur de la DRM.

** GEOS : www.fr.groupegeos.com

***CEFSI : club des entreprises françaises de sûreté à l’international  

 

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 11:55
Le directeur général de Safran Philippe Petitcolin (Crédits : Safran/Roberto Frankeberg)

Le directeur général de Safran Philippe Petitcolin (Crédits : Safran/Roberto Frankeberg)

 

14/03/2016 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Safran va se développer essentiellement dans l'aéronautique et la défense et s'interroge sur la pertinence de rester dans la sécurité. En 2020, le groupe d'aéronautique et de défense vise un chiffre d'affaires supérieur à 21 milliards d'euros (17,4 milliards d'euros en 2015).

 

En 2020, Safran vise un chiffre d'affaires supérieur à 21 milliards d'euros hors activités spatiales et éventuelle opération de croissance externe (17,4 milliards d'euros en 2015). Le groupe aéronautique et de défense, qui  organise lundi après-midi à Londres une journée sur sa stratégie (Capital Markets Day) pour les analystes financiers et les investisseurs, veut aussi atteindre en 2020 une marge opérationnelle courante ajustée supérieure à 15% et un cashflow libre en très forte amélioration par rapport à 2015.

 

Transition CFM-LEAP

 

La période 2016-2020 sera en particulier marquée par plusieurs tendances très fortes pour Safran, notamment avec la transition de son principal produit et vache à lait (19,7% de marge opérationnelle en 2015), le CFM56 (1.612 moteurs livrés en 2015), qui va laisser sa place au LEAP. "Les effets sur la marge série se manifestent entre 2016 et 2020, en maintenant une marge globale de la Propulsion supérieure à 15% notamment grâce au dynamisme des services pour moteurs civils", a estimé Safran dans un communiqué. En outre, son PDG, Philippe Petitcolin, prévoit une amélioration d'environ un point par an des performances opérationnelles des trois branches Equipements (466 millions d'euros de résultat opérationnel courant en 2015, soit 9,4% de marge), Défense (64 millions, 5,1% de marge) et Sécurité (151 millions, 8% de marge).

 

Safran envisage le maintien pendant cette période de transition d'une marge du groupe (résultat opérationnel courant ajusté rapporté au chiffre d'affaires ajusté) en ligne avec le record atteint en 2015 (2,4 milliards d'euros). Enfin, le cash flow libre représentera en moyenne sur la période 50% du résultat opérationnel courant ajusté.

 

    "Ces tendances s'inscrivent dans la continuité des ambitions affichées en 2013, reflet d'un modèle économique prévisible et solide, accompagné d'une qualité d'exécution qui est la priorité du management".

 

Safran se développe dans l'aéronautique et la défense

 

Pour Philippe Petitcolin, la stratégie et le développement de Safran passe avant tout par les marchés de l'aéronautique et de la défense. Le partenariat CFM est d'ailleurs "le coeur de la croissance des activités de la propulsion civile dans les prochaines décennies", a estimé le groupe. En dehors du champ du moteur CFM, des opportunités de coopération ciblées pourront être examinées (hélicoptères, moteurs militaires, aviation d'affaires et régionale) pour compléter le développement de ces activités.

 

    "Le renforcement organique des métiers actuels dans les équipements aéronautiques et

    intérêt pour de nouvelles fonctions si elles sont cohérentes avec l'identité de Safran et

    dans le strict respect des objectifs financiers du groupe", a expliqué Safran.

 

Pour Safran, la défense reste un domaine coeur de métier. Le groupe souhaite préserver son avance technologique dans ses métiers actuels. En revanche, le groupe continue de s'interroger sur la pertinence de rester dans les activités de la sécurité. Une revue des options est toujours "possible". Premier pas vers un désengagement partiel ou complet, la mise en vente des activités de détection, qui fabrique notamment des détecteurs d'explosifs pour les aéroports, et pour lesquelles le groupe a déjà reçu deux à trois marques d'intérêt.

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 08:55
Message du Général Bertrand Soubelet

Chers amis

Certains d'entre vous le savent depuis un certain temps mais il me fallait préserver une certaine confidentialité malgré une bévue mi janvier de la société de distribution.

Le 24 mars prochain sera publié chez Plon un livre qui à la lumière de mon expérience et des responsabilités que j'ai exercées au sein de la gendarmerie dresse un constat sur l'état dans lequel se trouve notre pays avec quelques clefs de lecture et des pistes de réflexion.

Ce bilan ne se limite pas à la sécurité et à la justice et concerne plus généralement le fonctionnement de notre société et de nos institutions.

L'objectif de cet ouvrage est, dans le même esprit que celui qui m'animait lors de mon intervention devant les députés à l'Assemblée Nationale en décembre 2013 de dire les choses telles qu'elles sont et de sortir de la duplicité dans laquelle est plongé notre pays depuis bien longtemps.

Le constat est sans concession et probablement les réactions de celles et ceux qui se sentiront concernés provoqueront une certaine agitation.

C'est la raison pour laquelle j'ai besoin de votre soutien et je vous demande au titre de nos relations amicales de relayer, par vos réseaux, l'information de cette publication autour de vous.

Ma meilleure garantie et je risque d'en avoir besoin c'est la diffusion maximale de ce livre que je prépare depuis plus de deux ans.

Merci de m'accompagner sur ce chemin en espérant que son contenu trouvera un écho en chacune et chacun d'entre vous.

"Tout ce qu'il ne faut pas dire" aux éditions Plon en pré-commande sur internet depuis quelques jours et dans les librairies le 24 mars

Avec toute mon amitié reconnaissante.

Bertrand Soubelet

 

Message du Général Bertrand Soubelet
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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 17:50
Attentats de Paris : deux nouvelles interpellations à Molenbeek

(archives) source photo CGSU

 

21/01/2016 Le Point.fr (AFP)

 

En Belgique, dix hommes ont été inculpés dans le cadre de l'enquête qui a permis de démanteler une partie du réseau qui a aidé Salah Abdeslam, en fuite.

 

La justice belge a annoncé que deux hommes avaient été interpellés dans la commune bruxelloise de Molenbeek lors de perquisitions menées mercredi et jeudi matin dans le cadre de l'enquête sur les attentats du 13 novembre à Paris. "Ces deux personnes ont été interpellées en raison de leurs liens présumés avec différentes personnes citées dans le dossier", a expliqué dans un communiqué le parquet fédéral. "Ni arme ni explosif n'ont été découverts" lors de ces deux perquisitions.

Le juge d'instruction chargé du dossier décidera dans le courant de la journée de leur inculpation et de leur placement en détention provisoire éventuelles, selon la même source. La première perquisition a eu lieu mercredi après-midi chaussée de Gand, l'une des principales artères de Molenbeek. "Une personne a été privée de liberté. Il s'agit de Zakaria J., né en 1986, de nationalité belge", selon le communiqué.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 11:55
 Le général Soubelet publie un livre en mars

 

20.01.2016 source lessor.org

 

Le 24 mars, le général de corps d’armée Bertrand Soubelet publiera, chez Plon, un ouvrage intitulé "Tout ce qu’il ne faut pas dire". Si le titre annonce la couleur, le sous-titre est encore plus clair: "Insécurité, justice, un général de Gendarmerie ose la vérité".

Nous n’avons pu prendre connaissance du contenu de ce livre, mais il doit être sensible, surtout si l’on se rappelle que le franc-parler du général lui avait valu, le 1er septembre 2014, de perdre sa place de Directeur des opérations et de l’emploi, c’est à dire de numéro 3 de la Gendarmerie.

D'autant qu'il est extrêmement rare, en France, de voir des généraux en activité s'exprimer sur des sujets d'actualité.

Cette publication aurait dû rester secrète jusqu’au dernier moment. Mais, suite à une maladresse de la société de distribution de Plon, la parution a brièvement été annoncée en ligne. Vite retirée, l’information n’a pourtant pas échappé à la veille du ministère de l’Intérieur et de la Direction générale de la Gendarmerie, où les esprits sont désormais en ébullition en attendant de savoir ce qu’a pu écrire le "général Courage", comme il avait été surnommé lors de son éviction.

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 06:55
Colloque &quot;Défense et sécurité. Quelles continuités ?&quot; 2-3 mars 2016 à l'Ecole militaire


08/01/2016 source IRSEM

 

L’IRSEM organise un colloque sur le thème " Défense et sécurité. Quelles continuités ? ", les Mercredi 2 et Jeudi 3 mars 2016 à l'École militaire, amphithéâtre Foch

 

Programme :

 

Mercredi 2 mars 2016 09h00 - 18h15

 

Ouverture du colloque par monsieur Louis Gautier, SGDSN

Présentation du colloque par le professeur Thierry Balzacq, Directeur scientifique de l’IRSEM

 

Défense versus Sécurité 

Modérateur : Monsieur Thierry Widemann (SHD)

- Professeur Hervé Drévillon (Université de Paris I)

- Monsieur Philippe Vial (SHD)

- Monsieur Ronan Doaré (CREC)

 

Les leçons de la contre-insurrection

Modérateur : LCL Arnaud Planiol (IRSEM)

- Madame Alya Aglan (Université de Paris I)

- Professeur Douglas-Porch (Californie, USA)

- Monsieur Elie Tenenbaum (IFRI)

 

L’image de la menace

Modérateur : Madame Fatiha Dazi-Heni (IRSEM)

- Monsieur Vincent Martigny (CEVIPOF)

- Monsieur Elyamine Settoul (IRSEM)

- Monsieur Thomas Lindemann (UVSQ)

 

Résilience et esprit de défense

Modérateur : LCL Jérôme de Lespinois (IRSEM)

- Monsieur Joseph Henrotin

- Monsieur Jean-Baptiste Jeangéne-Vilmer (Caps –Min AE)

- Docteur Bernard Croisile (Centre hospitalier de Lyon)

 

Territorialisation de la défense et de la sécurité

Modérateur : Colonel Partrick Poitou, (auditeur INHESJ/CHEMI) 

- Madame Sophie Gaultier-Gaillard (Université de Paris I)

- Commissaire de Police (auditeur INHESJ/CHEMI)

- Général Pierre Grégo (EM Sentinelle)

 

Jeudi 3 mars 2016 09h00 - 18h00

 

Quels enjeux démocratiques ?

Modérateur : (auditeur INHESJ/CHEMI

- Monsieur Gabriel Périès (Institut Mines-Télécom)

- Magistrat (auditeur INHESJ/CHEMI)

- LCL Jérôme Cario (CICDE)

 

Quelques modèles concrets

Modérateur : Monsieur Christophe-Alexandre Paillard (IRSEM)

- Monsieur Ethan Corbine (Assemblée parlementaire de l'OTAN)

- Intervenant (Italie) Mr Stephano Silvestri ou Jean-Pierre Darnis

- L’action de l’Etat en Mer (Désignation en cours) 

 

Approche Prospective

Modérateur : Monsieur Thomas Reydellet (Thalès)

- LCL Baeriswyl (Armée Suisse)

- Professeur Bernard Wicht (Université de Lausanne)

- LCL Olivier Entraygues (IRSEM)

 

Synthèse du colloque :

Synthèse générale des travaux par les organisateurs :
- Professeur Hervé Drévillon

Présentation de l’étude collaborative Wiki-Lab « Défense & Sécurité » :
 - LCL Olivier Entraygues

Présentation de Futuring Lab :
- Stéphane Giron

Présentation des résultats de l’étude collaborative :
- Dr Olivier Schmitt

Table ronde « Grands témoins » :

Modérateur : Monsieur Jean-Dominique Merchet

 

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 17:50
Programme européen en matière de sécurité: la Commission prend des mesures pour combattre le terrorisme et le trafic d’armes à feu et d’explosifs

 

Bruxelles, le 2 décembre 2015 Commission Européenne

 

Programme européen en matière de sécurité: la Commission prend des mesures pour combattre le terrorisme et le trafic d’armes à feu et d’explosifs

 

La Commission européenne a adopté, ce jour, un train de mesures afin d'intensifier la lutte contre le terrorisme et le trafic d'armes à feu et d'explosifs. Ce train de mesures comprend deux volets principaux: d'une part, une proposition de directive relative à la lutte contre le terrorisme, qui permettra à l’UE de renforcer son arsenal de prévention des attentats en érigeant en infractions certains actes préparatoires tels que l'entraînement et le fait de se rendre à l'étranger à des fins terroristes ainsi que le fait de se rendre complice d'actes terroristes, d'inciter à les commettre et de tenter de les commettre; d'autre part, un plan d’action visant à intensifier la lutte contre les criminels et les terroristes qui ont accès à des armes et à des explosifs et qui en font usage, moyennant un contrôle renforcé de la détention et de l’importation illicites dans l’UE. Les attentats atroces perpétrés à Paris le 13 novembre dernier ont montré une fois de plus que l’Europe devait durcir sa réponse commune au terrorisme et prendre des mesures concrètes pour combattre le terrorisme et le trafic d'armes à feu et d'explosifs.

M. Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne, a déclaré: «La Commission est déterminée à faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider les États membres à affronter la menace terroriste et à la vaincre. Le nombre croissant de citoyens de l’Union qui se rendent à l’étranger pour devenir des «combattants étrangers» contraint l’UE à mettre à jour son cadre juridique relatif aux infractions terroristes pour apporter une réponse commune sur le plan de la justice pénale. La coopération au niveau de l’UE et avec les pays tiers est également indispensable pour lutter contre le marché noir des armes à feu et des explosifs. Nos propositions accompagneront les efforts des autorités nationales pour désorganiser les réseaux terroristes. »

M. Dimitris Avramopoulos, commissaire européen pour la migration, les affaires intérieures et la citoyenneté, a déclaré pour sa part: «Nous honorons aujourd'hui l'engagement que nous avions pris de nous montrer intransigeant à l'égard du terrorisme. Notre proposition vise non seulement les auteurs de telles atrocités mais aussi leurs complices: ceux qui les aident à se déplacer, qui contribuent à financer ou à soutenir le terrorisme. C’est ainsi que nous durcissons notre réponse pénale pour lutter contre les graves menaces que constituent les combattants terroristes étrangers. Nous proposons également un plan d’action de l’UE sur les armes à feu et les explosifs afin d'empêcher les terroristes d’avoir accès aux trafiquants d’armes dans l’UE et dans sa périphérie. L’Europe doit agir collectivement, promptement et avec détermination, pour réprimer le terrorisme et améliorer notre sécurité.»

Les propositions présentées ce jour s’inscrivent dans le programme européen en matière de sécurité adopté en avril 2015. À la suite des récents événements, le rythme de leur mise en œuvre a été nettement accéléré.

 

Une proposition de nouvelle directive relative à la lutte contre le terrorisme

La proposition de nouvelle directive relative à la lutte contre le terrorisme comble les lacunes que présentait le cadre juridique de l’Union européenne en matière de contrôle du respect de la législation pénale. La proposition de directive prévoit également des définitions communes d'infractions terroristes, ce qui permet d'apporter une réponse commune au phénomène des combattants terroristes étrangers, de maximiser ainsi l’effet dissuasif dans l’ensemble de l’UE et de faire en sorte que les auteurs de ces infractions soient effectivement punis.

La proposition de directive réforme le cadre juridique en vigueur de l’UE sur l’incrimination de comportements liés à des activités terroristes. Elle transpose en droit de l’UE des obligations de droit international, telles que celles découlant des dispositions de la résolution 2178 (2014) du Conseil de sécurité des Nations unies sur les combattants terroristes étrangers, du protocole additionnel, récemment adopté, à la convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme et des recommandations du groupe d’action financière sur le financement du terrorisme.

La proposition de directive érige en infraction:

  • le fait de se rendre à l’étranger à des fins terroristes, tant sur le territoire de l'Union qu’à l’extérieur, pour lutter contre le phénomène des combattants terroristes étrangers;

  • le financement, l’organisation et la facilitation de ces voyages, y compris par un appui logistique et matériel, dont la fourniture d’armes à feu et d'explosifs, d'abris, de moyens de transport, de services, d'avoirs et de marchandises;

  • le fait de recevoir un entraînement à des fins terroristes. Les structures chargées de contrôler le respect de la loi auront la possibilité d’enquêter sur les activités d'entraînement susceptibles de conduire à la perpétration d’infractions terroristes et d'engager des poursuites contre les personnes ayant reçu cet entraînement;

  • procurer des fonds utilisés pour commettre des infractions terroristes et des infractions en relation avec des groupes terroristes ou des activités terroristes.

La proposition de directive durcit également les dispositions érigeant en infractions pénales le recrutement, l'entraînement à des fins terroristes et la diffusion de la propagande terroriste, y compris en ligne.

La proposition de la Commission énonce également de nouvelles règles, qui complètent la directive concernant les droits des victimes de 2012, afin que les victimes du terrorisme aient immédiatement accès à des services d'aide professionnels offrant des traitements physiques et un accompagnement psychosocial et soient immédiatement informées de leurs droits, quel que soit leur lieu de résidence dans l’Union européenne.

 

Un plan d’action contre le trafic d’armes à feu et l’utilisation d’explosifs

La Commission européenne a également adopté, ce jour, un plan d’action pour cibler le trafic d’armes à feu et d’explosifs dans l’UE. Ce plan vise à améliorer la détection et la saisie des armes à feu, explosifs et précurseurs d’explosifs utilisés à des fins criminelles et terroristes ainsi que les enquêtes en la matière.

Ce plan d’action vient compléter les mesures adoptées le 18 novembre 2015 destinées à durcir les contrôles sur l’acquisition et la détention légales d’armes à feu et à appliquer des normes minimales communes en matière de neutralisation des armes à feu.

Le plan d’action vise à améliorer la coopération opérationnelle au niveau de l’UE et avec des pays tiers en vue d'accroître l'efficacité de la lutte contre le marché noir des armes et des explosifs. Ses principaux éléments sont les suivants:

  • restreindre l’accès aux armes à feu et aux explosifs illégaux: le plan d’action invite tous les États membres à créer des points de contact nationaux interconnectés sur les armes à feu afin de développer leur expertise et d'améliorer l’analyse et l’établissement de rapports stratégiques sur le trafic d’armes à feu, notamment par l'exploitation combinée de renseignements de nature pénale et se rapportant à des données balistiques. Il prévoit également un renforcement du rôle d’Europol en ce qui concerne le trafic en ligne et le détournement du commerce légal grâce à son unité de signalement des contenus sur Internet, créée récemment. Le plan d’action invite instamment les États membres à mettre entièrement en œuvre les règles de l’UE sur les précurseurs d’explosifs.

  • Approfondir la coopération opérationnelle: le plan d’action invite instamment les États membres à créer des cyberpatrouilles ou à étendre celles qui existent aux armes à feu, aux explosifs et aux précurseurs d’explosifs. Les contrôles aux frontières extérieures ainsi que la coopération policière et douanière devraient être renforcés par des contrôles fondés sur les risques ciblant les marchandises, que celles-ci arrivent par des canaux commerciaux (par exemple, en conteneurs), via le transport de passagers (par exemple, dans des voitures) ou dans les bagages des passagers. Le plan d’action propose également d’établir une action de contrôle prioritaire en matière douanière avec les États membres en ce qui concerne le trafic d’armes à feu aux frontières extérieures de l’UE.

  • Améliorer la collecte et le partage d’informations opérationnelles: le plan d’action incite les États membres à faire pleinement usage des outils existants pour faciliter l’échange d’informations et à inclure systématiquement les informations sur les armes à feu recherchées dans le système d’information Schengen et dans le Système INTERPOL de gestion des données sur les armes illicites et du traçage des armes (iARMS). L'échange de données balistiques devrait être renforcé au moyen d'une plateforme spécialisée.

  • Consolider la coopération avec les pays tiers: afin de réduire l’importation illégale d’armes à feu dans l’Union européenne et l'accès aux explosifs sur son territoire, le plan d’action propose d'intensifier la coopération avec les pays tiers, par l'inclusion systématique du trafic d’armes à feu et de l’utilisation d’explosifs dans les dialogues sur la sécurité avec les pays et organisations partenaires clés. La Commission européenne propose, en plus de renforcer la coopération avec les pays clés des Balkans occidentaux, d'approfondir celle menée avec des pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord ainsi qu'avec la Turquie et l'Ukraine. Une attention particulière est accordée à l'instauration d’un dialogue avec les pays de la région du Sahel, avec la Ligue arabe et diverses organisations internationales. Dans certains cas, l’aide financière de l’UE pourrait être envisagée pour la confiscation et la mise hors service des armes à feu.

 

Contexte

La responsabilité d'assurer la sécurité intérieure incombe en premier lieu aux États membres, mais les enjeux transfrontières défient la capacité de chaque pays à agir seul et rendent nécessaire l’appui de l’UE pour susciter la confiance et faciliter la coopération, l’échange d’informations et une action conjointe.

Dans les orientations politiques du président Juncker, la sécurité figure parmi les priorités de la nouvelle Commission, tandis que le programme de travail de la Commission pour l'année 2015 prévoyait la présentation d'un programme européen en matière de sécurité.

Le 28 avril 2015, la Commission européenne a présenté un programme européen en matière de sécurité pour la période 2015-2020, qui doit aider les États membres à coopérer contre les menaces qui pèsent sur la sécurité et donner plus de poids à notre action commune contre le terrorisme, la criminalité organisée et la cybercriminalité. Ce programme expose les mesures et outils concrets auxquels recourront toutes les parties prenantes pour garantir la sécurité et affronter plus efficacement ces trois menaces particulièrement préoccupantes. Depuis lors, d'importants progrès ont été réalisés dans la mise en œuvre des différents points prévus par ce programme.

Dans le programme en matière de sécurité et dans le programme de travail pour l'année 2016, la Commission s’est engagée à réexaminer en 2016 la législation en vigueur sur les armes à feu afin d’améliorer le partage de l’information, de renforcer la traçabilité, d’harmoniser le marquage et d’instaurer des normes communes de neutralisation des armes à feu. Compte tenu des événements récents, la Commission a sensiblement accéléré ces travaux.

 

Pour de plus amples informations

Fiche d’information: Mise en œuvre du programme européen en matière de sécurité — nouvelles mesures pour lutter combattre le terrorisme, le trafic d'armes à feu et l’utilisation illicite d’explosifs

Proposition de directive relative à la lutte contre le terrorisme

Plan d’action de l’UE contre le trafic et l’utilisation illicite d’armes à feu et d’explosifs

Programme européen en matière de sécurité

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 11:55
Bouclier de protectin de la BRI, après l'assaut. 27 impacts - crédits inconnu

Bouclier de protectin de la BRI, après l'assaut. 27 impacts - crédits inconnu

 

17.11.2015 Par Simon Piel - LE MONDE

 

Juste avant l’assaut, alors que les policiers étaient dans le bâtiment, l’un des terroristes du Bataclan a transmis un numéro de téléphone portable aux hommes de la brigade de recherche et d’intervention (BRI), l’unité d’intervention de la police judiciaire. Le numéro a aussitôt été transmis au négociateur — celui qui avait parlé avec Amedy Coulibaly lors de la prise d’otages de l’Hyper Cacher. Mais de négociations il n’y a jamais eu.

Les hommes en armes du Bataclan, qui avaient déjà tué à la kalachnikov des dizaines de personnes venues assister au concert du groupe Eagles of Death Metal, ne l’ont jamais envisagé. Cinq coups de fil ont été échangés avec la police. A chaque fois, ils ont demandé aux policiers de partir, sans quoi ils allaient continuer à tuer.

Vers 22 heures, au début de l’attaque, un policier d’une brigade anticriminalité pénètre dans l’enceinte du Bataclan : il est le premier à constater l’étendue de l’horreur. Au rez-de-chaussée, il tombe nez à nez avec l’un des assaillants. Selon des sources policières et judiciaires, il tire sur le terroriste et la ceinture d’explosifs se déclenche. Est-ce l’assaillant qui a mis lui-même en route l’explosion de la ceinture ou est-ce le tir du policier, voire la chute, qui l’a déclenchée ? L’enquête le déterminera dans les jours qui viennent.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 12:50
Suite des perquisitions en France et en Belgique

 

16.11.2015 Romandie.com (ats)

 

Près de 170 perquisitions ont été menées dans la nuit de dimanche à lundi en France. La chasse aux djihadistes se poursuit également dans le quartier de Molenbeek à Bruxelles. François Hollande doit prononcer un discours à Versailles dans l'après-midi. Vingt-trois personnes ont été interpellées lors des 168 perquisitions administratives effectuées dans la nuit dans de nombreuses villes françaises et des armes ont été saisies, a annoncé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Dans le même temps, la France a décrété 104 assignations à résidence de personnes faisant l'objet de "l'attention particulière" des services spécialisés, a-t-il précisé dans la matinée lors d'une déclaration à la presse. Les perquisitions autorisées en pleine nuit par l'état d'urgence ont permis la saisie de 31 armes, dont quatre de guerre, ainsi que d'un lance-roquettes et de vêtements militaires. Les opérations se sont déroulées au total dans 19 départements et de nombreuses villes, principalement à Lille, Strasbourg, Lyon, Grenoble, Marseille et Toulouse, a encore précisé Bernard Cazeneuve.

 

Moleenbeek dans le viseur

Parallèlement, la police belge effectuait une nouvelle perquisition à Molenbeek, un des quartiers pauvres de Bruxelles. L'information a été confirmée par la radio-TV belge sur son site internet. "Des policiers rassemblés en nombre lancent des sommations devant un immeuble de la rue Delaunoy", a indiqué la RTBF. Des interpellations liées aux attentats ont déjà eu lieu ce week-end en Belgique. Reste que les services antiterroristes restaient toujours sans nouvelle de l'un des kamikazes qui serait toujours en fuite. La justice belge a émis un mandat d'arrêt international et la police française a lancé un appel à témoin à l'encontre de cet "individu dangereux". Celui-ci a été identifié comme ayant loué une Polo noire immatriculée en Belgique et retrouvée garée devant le Bataclan.

 

Cinq exécutants identifiés

Les enquêteurs poursuivaient leurs investigations sur les "trois équipes de terroristes" qui auraient, selon la justice, mené ces attaques coordonnées à Paris. Deux nouveaux "terroristes tués" ont été identifiés, a annoncé le procureur de Paris François Molins. L'un d'eux, assaillant vendredi soir de la salle de spectacles du Bataclan, faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international dans un dossier de terrorisme, a-t-il détaillé. Samy Amimour, 28 ans, était originaire de Drancy (Seine-Saint-Denis). "Il est connu de la justice anti-terroriste pour avoir été mis en examen en 2012 pour association de malfaiteurs terroriste (projet de départ avorté vers le Yémen) et placé sous contrôle judiciaire", a précisé le parquet. Il est apparu en violation de son contrôle judiciaire à l'automne 2013 et un mandat d'arrêt international a alors été délivré, a ajouté le parquet. Trois personnes de son entourage familial ont été placées lundi matin en garde à vue. Un autre des kamikazes a été identifié lundi. Ce dernier s'était fait exploser près du Stade de France. Un passeport syrien a été retrouvé près de son cadavre. Les trois premiers kamikazes morts dans les attaques avaient été identifiés précédemment. Il s'agit d'un Français de Courcouronnes, dans le département de l'Essonne, ainsi que deux autres Français résidant en Belgique.

 

"Planifié depuis la Syrie"

A 16h00, le président François Hollande s'adressera aux députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles pour "rassembler la Nation". La France va "vivre longtemps" avec la menace du terrorisme et doit se préparer à la possibilité de "nouvelles répliques" dans "les jours qui viennent, dans les semaines qui viennent", a d'ores et déjà prévenu Manuel Valls. "Cet attentat a été organisé, pensé, planifié depuis la Syrie", a encore affirmé le Premier ministre.

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 17:55
La sécurité au XXIesiècle : quels leaders et quels défis ? (CEMA - 2 Nov 2015)

photo AECP Centraliens

 

10/11/2015 Sources : État-major des armées

 

Allocution du général d’armée Pierre de Villiers devant l’association des centraliens à Paris, 2 novembre 2015.

 

Mesdames et messieurs,

Je voudrais tout d’abord adresser mes plus vifs remerciements à l’association des Centraliens et à son président, monsieur Jean-Georges Malcor, pour son invitation : c’est un privilège et un plaisir de pouvoir m’exprimer devant vous à l’occasion de ce petit déjeuner organisé à un horaire militaire sur le thème : « la sécurité au 21èmesiècle : quels leaders et quels défis ? ».

La sécurité et la défense de notre pays est un sujet qui nous concerne tous, que nous soyons militaires ou dans l’entreprise. Sans sécurité, il n’y a pas de développement économique possible.

Les armées françaises, directement aux ordres du chef des armées, le Président de la République, ont une raison d’être, celle de contribuer à assurer la sécurité de la Nation ; elles ont une vocation, celle de protéger la France et les Français. Je suis heureux de l’occasion qui m’est offerte d’exprimer devant vous quelques-uns des défis de l’armée de la Nation. Ce sont les défis de votre armée ; ceux de notre sécurité collective. Voilà pourquoi je suis heureux d’être là ce matin avec vous.

Le maintien dans la durée de la bonne adéquation entre les missions de nos armées et les moyens dont elles disposent pour les remplir est, vous l’imaginez, au cœur des préoccupations du chef d’état-major des armées. Parmi ces « moyens » au sens large, la ressource humaine tient une place à part. La qualité humaine est en effet la vraie force de nos armées ; elle au cœur de ce que nous sommes et de notre efficacité opérationnelle. Recruter, former et faire grandir les leaders, les chefs militaires de demain, est pour moi un sujet d’importance stratégique.

Vous l’avez compris, le thème que vous avez choisi renvoie à l’une de mes principales préoccupations : préparer les armées, et plus particulièrement ses chefs, à affronter l’avenir incertain.

Ce matin, je voudrais vous livrer un témoignage de chef militaire et pour aborder ces différentes facettes de la problématique de votre sujet, je vous propose un exposé en trois parties :

  • dans la première partie, je voudrais vous parler des principaux enjeux sécuritaires auxquels nous sommes confrontés. C’est le contexte dans lequel s’inscrivent nos missions ; ce sont les défis que nous devons relever, ceux que nous devons anticiper ;
  • dans la deuxième partie de mon exposé, je vous décrirai les grandes lignes de notre stratégie d’action pour maintenir l’efficacité de nos armées et les préparer à affronter l’avenir ;
  • enfin, dans une dernière partie, je vous livrerai ma vision du chef militaire que je préconise et en particulier des qualités qu’il doit développer. Vous y retrouverez sûrement de grandes similitudes avec ce que vous attendez d’un manager dans l’entreprise. Gardez néanmoins à l’esprit que le métier militaire n’est pas un métier comme un autre : un militaire peut être amené à donner et à recevoir la mort. Mourir au combat n’est pas un accident du travail, c’est un sacrifice librement consenti, lorsque la mission l’exige.

***

Première partie donc, quels sont les défis sécuritaires auxquels nous devons faire face ?

Vous le suivez à travers l’actualité : les risques augmentent. A l’extérieur de notre pays, nous observons chaque jour des menaces qui se durcissent et se rapprochent de nos frontières et de celles de l’Europe. La Syrie et l’Irak avec Daech ; l’ensemble de la bande sahélo-saharienne avec ses groupes armés terroristes ; le Nigeria et les pays riverains du lac Tchad avec Boko-Haram ; s’y ajoutent d’autres menaces de déstabilisation que sont la piraterie maritime, le risque Cyber et les attaques dans les champs de la perception et de l’information. Toutes ces menaces affectent, directement ou indirectement, les grands échanges entre les Nations. Elles affectent notre pays et nos concitoyens.

Les attentats et actes de violence survenus depuis le mois de janvier sur notre propre sol sont une expression dramatique, au cœur même de notre territoire national, de la profonde dégradation de la sécurité du monde. Chaque nouvelle menace s’ajoute aux précédentes.

Pour bien comprendre les ressorts de cette violence, je voudrais commencer par vous donner les quatre lignes de forces qui sont à mes yeux la toile de fond des crises et qui mettent au défi l’efficacité de notre défense.

1èreligne de force : le lien de plus en plus étroit entre sécurité extérieure et sécurité intérieure.

Les connexions matérielles et immatérielles, à l’échelle régionale et mondiale, augmentent la difficulté de circonscrire une crise à un théâtre limité.

Les crises extérieures ont des répercussions directes sur le territoire national et sur l’espace européen : le retour de combattants étrangers et – dans un autre registre – l’ampleur du phénomène des migrants en sont les deux illustrations les plus criantes.

Dans tous les cas, les menaces, les défis, sont transfrontaliers.Je constate qu’aujourd’hui, certains Etats se comportent parfois comme des bandes armées et des bandes armées se prétendent et agissent comme des Etats, à l’image du phénomène Daech.

Il y a donc un lien très fort entre la défense de l’avant – ce que nous faisons en opérations extérieures – et la sécurité de l’arrière : la protection de nos concitoyens sur le théâtre national. En agissant au Sahel ou au Levant, en y combattant les groupes terroristes, en y recueillant des renseignements sur les intentions hostiles des ennemis de notre société, nos forces armées contribuent directement à la défense de la France et des Français.

Deuxième ligne de force : le phénomène du terrorisme international.

Ce phénomène, incarné par Al Qaida, Daech et leurs affiliés, renvoie à la radicalisation djihadiste et répond à une stratégie délibérée : la recherche de la rupture par une surenchère de terreur. Sa propagande, véhiculée par les réseaux sociaux est offensive et de grande « qualité » technique ; elle est au bilan efficace et, ne nous leurrons pas, elle opère une attractivité certaine sur une partie de notre propre population, notamment les jeunes. En cela, elle menace notre société et place la violence au cœur de notre démocratie. La menace est sérieuse ; il suffit de regarder les faits pour s’en convaincre :

  • 2 700 comptes twitter en langue française relaient la propagande djihadiste, avec globalement, quotidiennement, 40 000 tweets pro-Daesh ;
  • environ 20% des combattants étrangers présents aujourd’hui même en Syrie sont francophones et parmi eux on dénombre environ 500 Français.

Troisième ligne de force : l’avance technologique, qui nous donnait d’office l’ascendant, se réduit sous l’effet des modes d’action qui visent à la contourner.

Ces modes d’action limitent les avantages liés à la technologie ; ilssont redoutablement variés :ce sont les cyber-attaques, les engins explosifs improvisés, les snipers, les attaques suicides, les actions dans les champs de l’influence et de la perception. Ces capacités sont d’autant plus dangereuses qu’elles sont peu coûteuses, aisément accessibles, et qu’elles se combinent facilement à l’idéal de mort de ceux qui nous combattent.

Nous les avons affrontés en Afghanistan, au Mali ; maintenant c’est au Levant ; qui peut dire qu’ils ne viendront pas demain jusqu’à nous ? C’est déjà partiellement le cas. Et il nous faut réfléchir pour trouver les parades pour conserver notre supériorité.

Quatrième et dernière ligne de force : la contradiction de plus en plus flagrante entre la gestion du temps court et la nécessité d’inscrire l’action dans le temps long.

Avec l’information instantanée et continue, la pression pour une réponse immédiate s’applique partout et à tous, alors que l’histoire nous montre que la résolution d’une crise demande en moyenne 15 années d’endurance, de constance et de persévérance.

A réagir sous le coup de l’émotion à un événement circonstanciel, nous courrons le risque de la précipitation et du micro-management qui peuvent provoquer des réponses inappropriées au regard des enjeux réels, au regard de nos objectifs stratégiques.

Nous ne devons pas baisser la garde. Nous ne devons pas non plus adapter notre outil de défense aux seuls combats d’aujourd’hui. Gardons le juste recul pour appréhender l’avenir incertainet « penser l’impensable ». L’histoire est parfois cruelle sur ce plan.

Ces quatre lignes de force constituent autant de défis pour nos armées. Leur addition ou leur combinaison a pour conséquence de modifier profondément la physionomie des crises, dont l’intensité et la simultanéité conduisent déjà à un engagement important de nos soldats qui garantissent la sécurité du territoire national et de ses approches, aussi bien en métropole qu’outre-mer, dans les 3 milieux historiques - terre, air, mer - auxquels il faut désormais ajouter le cyberespace et le spatial.

Au total, ce sont actuellement environ 30 000 soldats des 3 armées qui sont déployés 24h sur 24 à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières. Ils arment les forces de présence – c’est-à-dire nos forces prépositionnées à l’étranger – et de souveraineté, c’est-à-dire nos forces dans les DOM-COM ; ils assurent les missions permanentes de sécurité ; ils conduisent les opérations extérieures comme les missions intérieures.

A l’heure où je vous parle, nos armées sont engagées dans 25 opérations extérieures et 7 000 soldats arment la seule opération Sentinelle sur le territoire national. Elles luttent contre le terrorisme maritime, contre les trafics, protègent notre zone économique exclusive et notre espace aérien. Elles tiennent enfin la posture permanente de dissuasion nucléaire, qui sanctuarise nos intérêts vitaux.

Vous le voyez : une situation sécuritaire qui se dégrade, une violence en mutation et en augmentation, tel est le contexte dans lequel nos armées doivent agir. Ce sont autant de défis et nous n’avons pas le droit de faillir, car c’est la protection de notre pays et de nos concitoyens qui est en jeu !

Face à la montée des menaces et à la complexité des situations, il faut fixer des principes suffisamment généraux pour être expliqués, compris et assimilés, et suffisamment précis et adaptables pour servir de lignes directrices.

***

Pour ma part, je crois que les leviers de l’action résident toujours dans la conjonction et la combinaison de troiséléments : la volonté, les moyens et l’engagement. J’aborde là ma deuxième partie : vouloir – pouvoir – agir, trois dimensions que je souhaite détailler devant vous ; elles forment la matrice de notre stratégie militaire générale pour être au rendez-vous de nos missions.

1erdimension : la volonté. C’est le « vouloir » de l’engagement militaire.

La capacité de vouloir suppose que soient réunis trois impératifs :

  • le premier est la nécessité d’une capacité autonome d’appréciation de situation, au niveau stratégique et tactique, afin de rester dans le club très fermé des armées qui disposent de cette capacité. En clair, il s’agit d’abord de savoir et de comprendre. C’est la vocation de notre Direction du renseignement militaire, de nos capteurs de renseignement, de nos satellites, mais aussi des efforts consentis pour améliorer nos capacités dans le domaine cyber et, plus généralement, dans les champs immatériels ;
  • deuxième impératif : préserver un modèle d’armée complet, est nécessaire pour défendre notre pays. Parce que les menaces sont multiples ; parce qu’elles se présentent chaque jour sous une forme différente ; parce que nous ne savons jamais vraiment de quoi demain sera fait, il nous faut une palette de moyens à « large spectre». Il faut s’adapter à la menace, au plus près comme au plus loin, dans toutes ses dimensions capacitaires.
  • le troisième impératif du « vouloir » est l’aptitude de nos armées à « entrer en premier », c’est-à-dire à planifier et à conduire une opération nationale, en y intégrant, et très vite, des soutiens fournis par d’autres nations. Cette aptitude s’appuie, là encore, sur des capacités souveraines de renseignement et de commandement, mais aussi sur une palette d’équipements capables de faire la différence sur le terrain. Ces capacités doivent être pérennisées : sans elles, rien n’aurait été possible au Mali ou en République Centrafricaine, car, au départ, nous ne pouvions guère compter sur d’autres partenaires.

2èmedimension, après la volonté : ce sont les moyens en tant que tels, c’est-à-dire « pouvoir ».

Ces moyens, ces ressources, elles se conçoivent ; elles se préparent ; elles se façonnent. Un modèle d’armée, cela part de la prospective pour aller jusqu’aux hommes ; cela passe par les aptitudes, les capacités, les équipements, le fonctionnement et le budget. Cette cohérence et cette globalité de modèle, c’est ce que j’ai sans cesse à l’esprit. C’est ce qui guide la transformation de nos armées que nous menons actuellement.

Nous transformons en effet nos armées, car la réalité est que nous sommes confrontés à un vrai challenge. Avec des moyens en constante diminution, depuis une dizaines d’années, tout en menant des opérations exigeantes, il faut faire des choix, mais en gardant le cap de la cohérence globale de notre modèle. Le mot « cohérence » est essentiel, car l’histoire nous enseigne que l’on perd la guerre souvent à cause d’un grain de sable, à cause du maillon faible !

La réforme, cette transformation, nous la mettons donc en œuvre résolument, mais elle n’est pas un but en soi. Elle est un moyen pour préserver au mieux notre outil de défense et le façonner sur les défis de demain.

La transformation, c’est en réalité pour les armées plus qu’un état de fait, c’est un état d’esprit !

Transformer, c’est concilier les contraintes budgétaires avec le maintien de notre excellence opérationnelle ; c’est donner à notre pays l’outil de ses ambitions et de ses besoins. Tout au long de cette manœuvre, alors que les lignes bougent, et tout en continuant à gagner en opérations, nous devons conserver cette essentielle cohérence de nos armées. Pour cela, nous nous sommes organisés avec soin :

  • un plan stratégique a été construit. Il s’appuie sur une cartographie des risques et sur une analyse fonctionnelle. Je pense que vous êtes parfaitement familiers de ces notions ;
  • un projet, que nous avons nommé CAP 2020, a été bâti. Il traduit le plan stratégique en actions à conduire. Nos trois armées et nos six directions et services ont, à leur tour, construit et rédigé leur projet pour leurs propres entités. Chacun d’eux s’inscrit dans le plan d’ensemble de CAP 2020, qui est un projet global, parfaitement cohérent avec la Loi de programmation militaire qui vient d’être actualisée. Cette loi fixe, année après année jusqu’en 2019, les moyens financiers qui sont alloués aux armées. C’était tout l’enjeu de l’actualisation de cette PLM 2014-2019, votée en juillet dernier avec la décision prise par le Président de la République de redresser le budget de la défense au regard du niveau des menaces. C’était l’objectif de notre combat dernière notre ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian ;
  • trente et un chantiers transverses ont été lancés : ils portent par exemple sur les Etats-majors, la formation, le modèle RH, l’organisation logistique,…

Voilà pour la 2èmedimension, le « vouloir ».

3èmeet dernière dimension, après les moyens : l’engagement ; c’est la capacité à « agir ».

Dans les affrontements, qui sont toujours une confrontation entre deux volontés, il faut prendre l’ascendant sur l’adversaire. Là encore, il faut pour cela une philosophie de l’action qui fixe des principes et des impératifs comme conditions de notre efficacité militaire.

Vous connaissez sûrement les principes de la guerre édictés, il y a un siècle, par le maréchal Foch : « l’économie des moyens », « la concentration des efforts » et « la liberté d’action ». A ces principes, toujours vivants, je suis convaincu qu’il faut désormais ajouter « la surprise ». Non celle que l’on subit, mais celle que l’on impose. Dans les affrontements armés d’aujourd’hui, c’est cette surprise, cette incertitude, cette « foudroyance », qu’il faut rechercher à imposer, car l’adversaire fuira toujours le combat, sauf s’il est acculé.

Cela suppose de disposer d’une mobilité suffisante, d’une allonge pour projeter notre puissance et frapper l’adversaire dans la profondeur avant qu’il ne vienne jusqu’à nous.

Cette capacité à agir est permise par de nombreux moyens et équipements militaires, mais elle s’exprime surtout à travers les hommes qui les mettent en œuvre, ce qui m’amène naturellement à vous parler de la richesse humaine de nos armées. J’aborde ici ma troisième et dernière partie.

***

 

Je vous l’ai dit, j’apporte une attention toute particulière à la sélection et à la formation des hommes et des femmes de nos armées et en particulier à celle des chefs militaires : ils doivent être capables de commander en opérations avec agilité et leadership.

Dans le brouillard de la guerre, l’intelligence ne suffit pas : il faut du caractère. Dans la fatigue, le danger, le stress des combats, le chef doit être à même de faire face et de dominer l’imprévu ! Il doit agir en homme de pensée et penser en homme d’action.

L’art du commandement militaire rejoint sur ce plan celui du management civil dans la capacité à entraîner en vue d’un objectif commun, dans la capacité à remplir la mission. Le « leader », le chef, est celui qui définit la mission, qui la répartit et qui en assure la responsabilité. Cette mission engage ses subordonnés et, avec eux, il est personnellement engagé : le chef « co-mande ». Ce qui suppose que sa première qualité soit bien sa capacité à entraîner, à expliquer, à écouter. Pour commander, il ordonne : il donne des ordres, il met de l’ordre. C’est vers lui que l’on se tourne pour y voir plus clair. Le chef compose avec l’incertitude. Il assume le risque de se tromper dans ses évaluations et dans ses décisions.

Mais, in fine, sur le champ de bataille, pour le chef militaire, c’est toujours de vies humaines dont il s’agit. Il peut ordonner de donner la mort et en assumer la contrepartie, celle de perdre la vie, la sienne comme celle de ses hommes : c’est cela, fondamentalement, qui distingue le leader militaire du manager d’une équipe ou d’une entreprise civile.

Pour moi, trois chosessont nécessaires pour faire un chef militaire de cette trempe.

Premièrement : l’envie de commander, c’est-à-dire le sens et le goût des responsabilités. C’est une évidence : pour être un chef, il faut être habité par le profond désir et la volonté de le devenir. C’est un choix qui doit être renouvelé tout au long de la carrière militaire ; ce choix doit s’exprimer par la combativité, l’ardeur à servir, l’esprit d’initiative. « Malheur aux gens tièdes, qu’ils rentrent dans leurs familles ! », disait le prince de Ligne.

Deuxième chose : le caractère, un caractère bien trempé fait de volonté, d’énergie, de pugnacité, d’exemplarité et de maîtrise de soi. Il faut être sérieux, sans se prendre au sérieux. Je crois en effet que le chef doit avoir de l’humour. C’est même pour moi une qualité indispensable lorsqu’il n’est pas dérision systématique, car il fait partie des défenses immunitaires essentielles, contre la simplification à l’excès, l’arrivisme ou la prétention. Il donne en plus une certaine distance par rapport aux évènements de la vie quotidienne.

Troisième chose, l’esprit d’équipe. C’est la conscience d’être membre d’un groupe au sein duquel chacun est indispensable à la mission. C’est ce que l’on nomme chez nous l’esprit d’équipage ou l’esprit de corps ; quelque chose comme l’équivalent de « l’esprit d’entreprise ». Je suis persuadé que le chef n’est rien sans ses subordonnés. Il ne vaut qu’avec eux. Toute autorité est un service !

S’il fallait compléter ces trois éléments par quelques qualités à développer pour faire un grand chef militaire, j’en citerais quatre :

  • le courage, physique et intellectuel, qui permet d’affronter la peur. Il donne l’autorité ; il autorise la persévérance. Il est bien la marque des chefs, car il permet d’avoir confiance en soi et, surtout, il donne confiance autour de soi. « Absorbeur de stress », « diffuseur de confiance », voilà le chef militaire ;
  • le discernement qui s’ancre dans le travail personnel, la lecture, la réflexion, la culture générale. Il permet de décider seul dans l’urgence des situations opérationnelles ;
  • le goût de l’effort, qui incite au dépassement de soi et au travail. « S’élever par l’effort », quelle belle devise !
  • l’abnégation, qui peut aller jusqu’au sacrifice ultime, au service de la mission qui est sacrée.

 

Je crois enfin que tout cela ne relève pas que de l’inné, de l’intuition ou des circonstances : les grands chefs ont toujours été de grands travailleurs, y compris les plus géniaux. Ils ont toujours cherché à cultiver trois domaines.

Premièrement, la compétence technique, autrement dit la connaissance du métier. C’est l’un des premiers critères sur lequel le leader est évalué, par ses supérieurs, ses pairs et aussi ses subordonnés. Sans compétence, pas de crédibilité.

Deuxièmement : l’ouverture d’esprit. C’est pour nous l’ouverture sur le monde en général, et sur la société civile en particulier. « Celui qui n’est que militaire est un mauvais militaire », disait Lyautey. Je ne doute pas que vous ayez cette même attention, y compris en direction du monde militaire. Je vois en tout cas ma présence ici comme une preuve de cela !

Troisième domaine, enfin : l’expérience, la sienne et celle des autres. Quand on a 20 ans et l’avenir devant soi, on est impatient de voler de ses propres ailes ; rien ne remplace l’expérience personnelle, mais celle des autres fait gagner du temps ! La lecture de l’histoire, de la vie des grands chefs, des décideurs politiques, des capitaines d’industrie : tous ont des choses précieuses à nous apprendre sur le leadership et sur le charisme du chef. La plupart de mes idées nouvelles, je les prends chez les autres, en les écoutant.

Voilà ce que je voulais partager avec vous sur les qualités du chef. La richesse humaine de nos armées est notre principal capital et nous nous attachons à la faire fructifier. Elle forge les forces morales qui permettent, dans les moments d’exception, d’être au rendez-vous de l’histoire et de surmonter les difficultés, sans esprit de recul.

 

***

Voilà pour les quelques éléments que je souhaitais développer devant vous pour répondre à la question que vous m’avez posée : « quels leaders et quels défis ?». Pour conclure, je dirai que les défis qui sont devant nous, ceux d’un contexte sécuritaire qui se dégrade, nous invitent à ne pas baisser la garde ; ils soulignent l’importance de nos capacités militaires, de notre budget, de notre ressource humaine. Ce n’est pas un discours corporatiste, c’est celui d’un chef militaire soucieux de l’outil militaire dont il a la charge, conscient d’une mission exercée pour l’intérêt supérieur de la Nation. C’est le discours d’un citoyen qui a conscience des enjeux sécuritaires de notre pays.

Vous pouvez compter sur les hommes et les femmes de nos armées, sur leur courage, sur leur sens du service, sur leur dévouement. Comme ils le démontrent tous les jours sur les théâtres d’opérations extérieures et à l’intérieur même de nos frontières ; c’est avec leur enthousiasme qu’ils s’engagent pour vous, pour leur pays, pour le succès des armes de la France.

Je vous remercie et je me tiens maintenant à votre disposition pour répondre à vos questions.

 

 

151102_CAB_CEMA_association des centraliens (format pdf, 66 kB).

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 13:45
photo Forum sur la paix et la sécurité en Afrique 2015

photo Forum sur la paix et la sécurité en Afrique 2015

 

09-11-2015 Par RFI

 

A Dakar, s'ouvre ce lundi 9 novembre la seconde édition du Forum sur la paix et la sécurité en Afrique. 800 participants sont attendus dans les différentes conférences et ateliers, certains à huis clos, pour échanger. Experts, chercheurs, hommes politiques mais également industriels et financiers sont présents. La soirée inaugurale de ce forum paix et sécurité s'est tenue dimanche soir.

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 17:45
L'UE et la Tunisie signent un accord pilote dans la sécurité

 

05 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Tunis - L'Union européenne a signé jeudi un accord d'un montant de 23 millions d'euros avec le gouvernement tunisien pour soutenir la réforme et la modernisation du secteur de la sécurité dans ce pays en proie à la menace jihadiste.

 

Ce programme, signé par l'ambassadeur de l'UE Laura Baeza et le ministre de l'Intérieur Najem Gharsalli, revêt un caractère pilote et accompagnera la Tunisie dans la mise en oeuvre de la réforme du secteur de la sécurité, en développant une doctrine sécuritaire en phase avec les valeurs démocratiques, a déclaré Mme Baeza.

 

Depuis la révolution de 2011, la Tunisie fait face à une augmentation des attaques jihadistes, la plupart revendiquées par des mouvements liés à Al-Qaïda, qui ont coûté la vie à des dizaines de militaires, policiers et gendarmes. Elle a en outre été frappée par deux attaques, en mars au musée du Bardo et en juin à Sousse, qui ont fait 60 morts dont 59 touristes et ont été revendiquées par le groupe Etat islamique (EI).

 

L'accord prévoit d'appuyer une réforme des inspections, du recrutement et de la formation des forces de sécurité, dans l'optique de rétablir la confiance des citoyens, selon un communiqué de l'UE. Il comporte ainsi un important volet dédié à la redevabilité, à la probité et à la transparence.

 

Il doit également contribuer à renforcer les capacités dans la lutte contre la criminalité transfrontalière, avec la création d'une cellule de crise interministérielle ou encore de trois centres opérationnels rapides non loin des frontières algériennes et libyennes.

 

Le gouvernement a récemment annoncé que 20% du budget 2016 serait consacré aux secteurs de la sécurité et de la défense.

 

En juillet, un rapport du centre de réflexion International Crisis Group (ICG) a toutefois relevé que l'appareil sécuritaire était, malgré les sommes engagées, globalement dysfonctionnel, appelant à une réforme d'ampleur.

 

Des pays alliés, dont les Etats-Unis, ont annoncé vouloir renforcer leur coopération avec la Tunisie après l'attentat de Sousse. Paris et Tunis ont conclu le mois dernier un accord avec pour domaines prioritaires les forces spéciales et le renseignement, l'engagement financier de la France s'élevant à 20 millions d'euros sur deux ans.

 

La Tunisie pâtit notamment du chaos en Libye voisine et a entrepris la construction d'un mur frontalier de quelque 200 km. Interrogée, une source officielle a indiqué à l'AFP qu'elle était en cours d'achèvement, une quinzaine de km seulement devant encore être érigés.

 

Dans une récente étude, l'ONG Transparency a toutefois déploré la participation de responsables de sécurité tunisiens à la contrebande d'armes, notamment à la frontière libyenne.

 

La police tunisienne, qui entretenait une relation tendue avec la population sous le régime déchu de Zine El Abidine Ben Ali, reste en outre accusée par des ONG de perpétuer certaines pratiques oppressives.

 

Mercredi, des sit-in ont par ailleurs été organisés par les forces de sécurité intérieure sur tout le territoire. Les manifestants ont réclamé des augmentations salariales, dont une hausse de la prime de danger déjà existante.

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 17:25
Haiti: La surveillance des frontières confiée à une firme israélienne

 

27.10.2015 haitinews509.net

 

La sécurité des frontières haïtiennes va être assurée par une firme israélienne HLSI. Un protocole d’accord a été signé le vendredi 23 octobre entre le Gouvernement Haïtien, représenté par Wilson Laleau, Ministre de l’Économie et la firme israélienne HLSI, représentée par sa vice-présidente Mme Eva Peled, en présence de Ronald Décembre, Secrétaire d’État aux Finances, de Max Antoine, Secrétaire Exécutif de la Commission Technique des Frontières (CTF), d’Hérold Etienne, Directeur Général du Ministère des Finances, de Victor Saint-Louis, Directeur Général des Douanes, de Miradin Morlan, Directeur Général des Impôts (DGI) et de Me Lesy Etienne, Directeur Général adjoint chargé des affaires juridiques du Ministère des Finances.

 

Cet accord sur le renforcement de la gestion des frontières porte notamment sur :

    La restructuration et la modernisation de 9 postes douaniers ;

    L’acquisition de matériels et équipements ;

    La surveillance frontalière (aérienne, terrestre et maritime) ;

    Le Renforcement des capacités des employés.

 

« La gestion frontalière constitue un gros défi pour l’Etat Haïtien qui  perd chaque jour   beaucoup  d’argent  et qui n’arrive pas  à contrôler le trafic qui s’y fait », a précisé le Ministre Wilson Laleau .

 

L’objectif  visé par ce protocole  d’accord  est  la modernisation des postes douaniers, la reforme au niveau des douanes et la  surveillance continue des frontières.

 

La date du début des opérations n’a toutefois pas été communiquée.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 08:55
Colloque annuel du CDSE 2015 - SECURITE 2020 : NOUVELLES MENACES, NOUVELLES REPONSES - 10 déc. 2015

 

 

source CDSE

 

Ouverture des inscriptions : Septembre 2015

Animation de la journée : Laurance NKAOUA (Les Echos)

 

9H00 OUVERTURE DES TRAVAUX
Patrice CAINE (Président Directeur Général de THALES), Alain JUILLET (Président du CDSE)

 

9h30 Conférence
Comment les entreprises peuvent-elle se préparer à la guerre de demain ?

 

10H00 / Menaces d’aujourd’hui et de demain. Comment les entreprises peuvent-elles s’y préparer ?
Cyber menaces, déstabilisation, virtualisation des fraudes, trafics illicites transnationaux, kidnapping, radicalisme… L’éventail des menaces visant les entreprises est vaste. Est-il possible de définir une cartographie des principales menaces visant les entreprises ? Est-il possible d’avoir une meilleure détection précoce ? A quoi les entreprises doivent-elles se préparer ? Existent-ils des menaces émergentes qui risquent à terme de devenir des menaces majeures pour les entreprises ? Quels sont les partenariats publics / privés qu’il convient d’engager pour y faire face ?

 

11h15/ Pause

 

11H45/ Nouveaux regards sur les métiers de la sécurité
Dans un monde globalisé où les menaces sont de plus en plus polymorphes, quel est et quel devra être le profil des praticiens de la sécurité en 2020 (consultant, analyste, responsable sécurité, etc.) ? Quel profil recruter en 2015 pour avoir un bon directeur sécurité en 2020 ? Va-t-on avoir une recomposition des métiers de la sécurité ? Le métier de détective privé par exemple va-t-il être supplanté par celui de consultants ou d’analyste en cyber sécurité ? Face à la multiplication des crises médiatiques, faudra-t-il également revoir le profil des experts de la gestion de crise ? Face à l’évolution technologique, faudra-t-il de nouvelles expertises ? Quelles seront les formations nécessaires ?

 

13H00 : Déjeuner

 

14h30/ Témoignage  : Denis FAVIER (Directeur général de la gendarmerie nationale) : nouvelles formes de crise gérées par les forces de l’ordre (prise d’otage multiples, black bloc, nouvelles violences).

 

15h30/ La sécurité en 2020  : comment conjuguer nouvelles technologies et sécurité (drones, imprimantes 3D…)
De nouvelles technologies de sécurité (drones, robots, imprimantes 3D, etc.) connaissent un essor important. Quelles vont être leur place dans les années à venir ? A-t-on une idée des besoins des entreprises en la matière ? Sait-on déjà ce qui pourra être efficace ou au contraire déficient ? Quelle en sera l’acceptation sociale ? Quel en sera l’impact sur l’emploi (Plusieurs startups de la Silicon Valley commencent à développer et à commercialiser des robots de gardiennage à un prix compétitif) et les compétences des personnels de sécurité ? Quels risques représentent-elles ? Par exemple si un robot de surveillance se fait hacker par un compétiteur, quid de la responsabilité en cas d’accident impliquant une atteinte à l’intégrité physique d’un humain ? Voici quelques questions à laquelle cette table ronde devra répondre.

 

16H30 / CLOTURE

 

Lieu : OCDE, 2 rue André Pascal – 75016 Paris.

Pour plus d’information : julien.marcel@cdse.fr

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 08:45
Centrafrique/remaniement: les ministres de la Défense et de la Sécurité limogés

 

29 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Bangui - Les ministres de la Défense et de la Sécurité publique centrafricains ont été limogés lors d'un remaniement gouvernemental qui fait suite aux violences qui ont ensanglanté Bangui depuis septembre, a-t-on appris de source officielle jeudi.

 

Deux nouvelles personnalités font leur entrée dans ce nouveau gouvernement, a annoncé à la radio nationale le porte-parole de la présidence, Clément Thierry Tito.

 

A la Défense, Joseph Bidoumi, magistrat et jusqu'alors président de la Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH), remplace Marie-Noëlle Koyara, qui a été la première femme à occuper ce poste depuis sa nomination en janvier 2015.

 

Le portefeuille de la Sécurité publique revient à un général de gendarmerie, Chrysostome Sambia, ancien directeur général de ce corps sous l'ex-président François Bozizé (2003-2013). Son prédécesseur, Dominique Saïd Panguindji, magistrat, devient ministre de la Justice et conserve son poste de porte-parole du gouvernement.

 

La plupart des autres ministres conservent leurs postes ou changent de portefeuilles au sein du gouvernement.

 

Ce remaniement intervient après de vives interpellations par des membres du Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire) à l'encontre du Premier ministre Mahamat Kamoun lors d'une séance ouverte la semaine dernière, après les violences qui ont secoué la capitale en septembre.

 

Plusieurs d'entre eux ont ainsi critiqué l'incapacité des forces de défense et de sécurité nationales - démantelées durant la crise et aujourd'hui en restructuration - à enrayer les violences et à protéger la population.

 

Le renversement en mars 2013 du président Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

 

Un calme relatif était revenu depuis des mois dans la capitale mais les tensions intercommunautaires restent vives et de nombreux groupes armés continuent de sévir.

 

Fin septembre, de nouveaux affrontements à Bangui ont fait 61 morts et plus de 300 blessés avant que les forces internationales (Casques bleus et soldats français) ne réussissent à rétablir le calme.

 

Au moins sept personnes ont encore été tuées lundi et mardi dans des violences à Bangui, après l'agression de représentants d'une faction de l'ex-rébellion Séléka (à majorité musulmane) par des miliciens anti-balaka (essentiellement chrétiens), selon des sources gouvernementales et militaire.

 

Ces violences ont entrainé un nouveau report des élections dont le premier tour était prévu le 18 octobre.

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 17:55
10 décembre : colloque annuel du CDSE « Nouvelles menaces, nouvelles réponses »

 

source Association des entreprises partenaires de la Défense

 

Le 9ème colloque annuel du Club des Directeurs de Sécurité d’Entreprises (CDSE) se déroulera le jeudi 10 décembre 2015 à l’OCDE à Paris et portera sur le thème « Nouvelles menaces, nouvelles réponses ».

 

L’Association des entreprises partenaires de la Défense est heureuse de contribuer une fois encore à la promotion d’un tel événement qui intéresse de très nombreuses entreprises.

 

Au programme notamment :

  • Les entreprises peuvent-elle se préparer aux guerres de demain ?
  • Menaces d’aujourd’hui et de demain. Comment les entreprises peuvent-elles se protéger ?
  • Nouveaux regards sur les métiers de la sécurité.
  • Dans un monde globalisé où les menaces sont de plus en plus polymorphes, quel est et quel devra être le profil des praticiens de la sécurité en 2020 ?
  • Témoignage : Denis Favier, directeur général de la gendarmerie nationale : nouvelles formes de crise gérées par les forces de l’ordre.
  • La sécurité en 2020 : comment conjuguer nouvelles technologies et sécurité (drones, imprimantes 3D…).

 

En savoir plus : LIEN

Pour télécharger le bulletin d’inscription : LIEN

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 13:55
Défense et sécurité : le SGDSN prépare son premier rapport sur le secret-défense

 

26-10-2015 adiac-congo.com

 

Le secrétariat général français de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) prépare un rapport sur le secret-défense

 

Une première dans l'histoire de la France. Le rapport devrait comprendre des statistiques sur la classification, des données aujourd'hui non accessibles au public. Au SGDSN, on explique qu'il faut à la fois «consolider le secret-défense» tout en évitant son «inflation». Soulignant qu’il ne doit pas être «un obstacle à la légitime transparence et au contrôle démocratique».

Le président François Hollande vient ainsi de décider des documents concernant la politique française au Rwanda et d'autres sur la seconde Guerre mondiale.

Autre sujet soulevé par la SGDSN : la sécurité intérieure. D'ici  là, cet organisme qui dépend du Premier ministre devrait rendre ses conclusions sur le retour d'expérience (Retex) de l'après-Charlie, l'évolution de Vigipirate et de l'opération Sentinelle.

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 16:55
Le Salon Milipol Paris - 17-20 Nov. 2015

 

source : Rémi Thuau, Préfet, Président des salons Milipol

 

Milipol Paris, inscrit dans la lignée des 18 éditions précédentes, s'affirmera une nouvelle fois en 2015 comme le premier salon mondial de la sécurité intérieure.

 

Fort d'un rayonnement encore accru en 2013 avec une augmentation sensible du nombre d'exposants et de visiteurs étrangers, Milipol Paris 2015 accueillera tous les acteurs clé. Donneurs d'ordre, fournisseurs et experts seront présents pour échanger autour des nouvelles problématiques de sécurité et découvrir les nouvelles technologies.

Les préoccupations des pouvoirs publics seront abordées : lutte contre le terrorisme, protection des citoyens, sûreté urbaine, sécurité de proximité et défense contre les risques majeurs seront au cœur du débat.

Les entreprises les plus performantes du secteur y présenteront leurs produits et leurs innovations ; parmi les équipements présentés, les nouveaux systèmes d'information, d'observation et de surveillance, de prévention et d'alerte tiendront une place privilégiée.

L'équipe de Milipol donnera à nouveau le meilleur d'elle-même pour vous accueillir et faire de l'édition 2015 une réussite.

 

 

Milipol Paris, le salon international de la sécurité intérieure des Etats est réalisé sous l’égide du Ministère français de l’Intérieur, en partenariat avec la Police Nationale, la Gendarmerie Nationale, la Direction Générale de Sécurité civile et de la Gestion des Crises, le Ministère de l’Economie et des Finances avec la Direction Générale des Douanes, la Police Municipale

 

Les secteurs du salon Milipol Paris

Protection des données - Systèmes d'Information et de Communication / Intelligence Économique - Veille Industrielle / Intégrateur de systèmes / Analyse et Gestion des Risques / NRBC / Sécurité Civile / Police technique et scientifique / Maintien de l'ordre / Lutte anti-terroriste - Forces spéciales / Protection des sites industriels et sensibles / Lutte contre le trafic organisé / Sécurité des lieux publics - Sécurité urbaine / Sécurité des transports / Sécurité portuaire et aéroportuaire - Contrôle des frontières / Sécurité routière / Sécurité bancaire et fiduciaire / Secteur pénitentiaire / Secteur pétrole et gaz

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 11:55
Amarante s'allie à Seris qui a repris les 44% de Pierre-Antoine Lorenzi


09.10.2015 par P. Chapleau - Lignes de Défense
 

Guy Tempereau et Alexandre Hollander ont annoncé, ce vendredi, la reprise par le Groupe SERIS  (créé en 1958 à Saint-Nazaire) de la participation de 44 % du capital d’Amarante (280 employés, créée en 2007), jusqu’alors détenue par Serenus Conseil, la société de Pierre-Antoine Lorenzi.

Comme l'explique le communiqué des deux entreprises, "fort d’un chiffre d’affaires de près de 400 M€ exclusivement réalisé dans les métiers de la sécurité et de la sûreté, le nouvel ensemble entend capitaliser sur la complémentarité des domaines d’expertises mais aussi des zones d’activités des deux groupes".

SERIS (Guy Tempereau en est le PDG) qui compte près de 11 000 collaborateurs et affiche un CA 2015 de 360 M€, est donc "l'acteur dimensionnant" que recherchait Amarante depuis près d'un an.

Cofondateur et actuel Directeur Général, Alexandre Hollander devient le nouveau Président du groupe Amarante.

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 16:56
photo EMA

photo EMA


06/10/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Vendredi 2 octobre, le général Pierre de Villiers était présent à l’École militaire pour participer à l’ouverture, par le Premier ministre, des sessions nationales de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN) et de l’Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice (INHESJ).

De septembre 2003 à juin 2004, alors qu’il était encore colonel, le général de Villiers a participé à cette formation. Onze ans plus tard, devenu chef d’état-major des armées, il continue de rencontrer régulièrement les auditeurs de sa session - la 56e - poursuivant avec eux un dialogue qui repose sur une solide amitié et une estime réciproque.

 

REPERES

L’IHEDN est un lieu de formation, de réflexion et de débats de haut niveau sur les questions stratégiques. Il réunit chaque année une centaine de responsables qui appartiennent à la fonction publique civile et militaire, mais aussi au monde de l’entreprise, ainsi qu’à différents secteurs d’activité en France comme à l’étranger. Au cours d’une année de formation, les auditeurs approfondissent leur connaissance des questions de défense, de politique étrangère, d’armement et d’économie de défense ». Les officiers, auditeurs du Centre des hautes études militaires (CHEM), sont également auditeurs de la session nationale politique de défense de l’IHEDN. Des officiers suivent également chaque année la session nationale armement et économie de Défense de l’IHEDN.

L’INHESJ intervient dans les domaines de la formation, des études, de la recherche, de la veille et de l’analyse stratégique en matière de sécurité intérieure, sanitaire, environnementale et économique ainsi que dans ceux intéressant la justice et les questions juridiques. L’INHESJ met en œuvre trois sessions nationales : Sécurité et justice, Management stratégique de la crise, Protection des entreprises et intelligence économique. Chaque année, un à deux officiers sont invités à suivre la scolarité dispensée par l’INHESJI.

Ces deux instituts sont des établissements publics nationaux à caractère administratif placés sous la tutelle du Premier ministre. Leurs sièges sont situés à l’Ecole militaire à Paris.

 

Liens : vous pouvez retrouver le discours prononcé par le Premier ministre sur le site internet de l’IHEDN http://www.ihedn.fr/userfiles/file/Discours%20PM%202%20octobre.pdf

ou sur celui de l’INHESJ http://www.inhesj.fr/sites/default/files/files/communication/discours_pm_valls_2102015.pdf

 

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 11:30
Reconnaissance faciale, logiciel israélien développé par SkaKash LLC

 

30.09.2015 IsraelValley Desk - Défense

 

Après le massacre de l’église de Charleston aux USA, de nombreux lieux de culte se sont tournés vers Churchix, un logiciel israélien développé par SkaKash qui permet de scan­ner des centaines de visa­ges entrant dans un lieu et de signaler la présence de personnes à risque répertoriées dans leur base de données.

 

Mis au point par Moshe Greenspan, Churchix a été dérivé d’un autre produit de reconnaissance faciale du nom de Face-Six mais lorsque qu’une grande église américaine lui a demandé de l’adapter à son usage, il a compris qu’il y avait là une niche importante puisque les portes des églises aux USA sont toujours ouvertes pendant les offices pour accueillir les fidèles. (Israel Magazine)

 

A SAVOIR. La reconnaissance de visage est un domaine de la vision par ordinateur consistant à reconnaitre automatiquement une personne à partir d’une image de son visage. C’est un sujet particulièrement étudié en vision par ordinateur, avec de très nombreuses publications et brevets, et des conférences spécialisées. La reconnaissance de visage a de nombreuses applications en vidéo-surveillance, biométrie, robotique, indexation d’images et de vidéos, recherche d’images par le contenu, etc.

 

La reconnaissance de visage consiste à déterminer l’identité d’une personne à partir d’une image de son visage. Pour cela, il est nécessaire que l’identité de la personne soit connue au préalable, au moyen d’une ou plusieurs images de son visage, ou d’un modèle 3D de son visage.

 

On distingue deux types de tâches:

L’identification, appelée aussi one-to-many (1:N), consiste à déterminer l’identité d’un individu parmi N identités connues, présentes dans une base.

La vérification, appelée aussi one-to-one (1:1), consiste à vérifier que l’identité prétendue est bien la bonne.

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 17:55
Un plan d'urgence pour la protection des sites de munitions

 

30/07/2015 Ministère de la Défense

 

Après le vol de munitions à Miramas constaté le 6 juillet dernier, le ministre de la Défense a saisi les autorités judiciaires. En parallèle, il a immédiatement ordonné une enquête de commandement confiée aux inspecteurs généraux des armées.

 

En fonction des responsabilités personnelles qui ont été identifiées, le Chef d’état-major des armées (CEMA) présentera au ministre les sanctions qui s’imposent.

 

Il a également demandé à la nouvelle Direction de la protection des installations, moyens et activités de la défense (DPID) d’évaluer sous quinzaine la protection des sites militaires de stockage de munitions.

 

Sur la base de cette évaluation, un plan d’urgence, dédié à la protection des sites de munitions, a été élaboré et validé par le ministre. Sa mise en œuvre sera supervisée par la DPID. Il comporte des mesures qui sont de trois types :

 

    Des mesures immédiates d’ores et déjà ordonnées, qui sont réalisées ou en cours de mise en œuvre. Elles concernent le renforcement de la protection physique, au niveau des clôtures et des magasins de stockage des munitions, ainsi que le déploiement d’une centaine de militaires. Elles portent également sur la réparation des systèmes de surveillance.

    Des mesures urgentes visant à doter les sites les plus vulnérables de systèmes de vidéo-surveillance. Leur mise en place interviendra dans les meilleurs délais.

    Des mesures pérennes de reconstruction des magasins de stockage de munitions et de renforcement des capacités de détection des sites. Leur réalisation débutera dès 2016 et entraînera un surcoût d’environ 60 M€ sur cette annuité.

 

Le ministre de la Défense portera une attention particulière à l’application effective de ces dispositions.

 

Plus largement et compte tenu de l’évolution sensible du contexte sécuritaire, le ministre a confié à la DPID un travail plus global d’évaluation de la protection de l’ensemble des installations du ministère. Les résultats et les recommandations de cette étude seront présentés à l’ensemble des autorités ministérielles dès le mois de septembre 2015.

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