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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 11:50
Sécurité européenne : cessons de nous cacher derrière l'Otan !

 

01/09/2014 Par Jean-Paul Perruche - FIGARO VOX Vox Monde

 

FIGAROVOX/TRIBUNE - A l'occasion du sommet de l'Otan, l'ancien directeur de l'état-major militaire de l'Union Européenne, Jean-Paul Perruche, appelle à une redistribution égalitaire des rôles entre l'Otan et l'Europe en matière de sécurité.


Le général Jean Paul Perruche a été Directeur général de l'état-major militaire de l'Union Européenne. Il est depuis président d'EuroDéfense.


La complémentarité de l'Otan et de l'UE va de soi. L'ensemble de leurs pays-membres partage les mêmes valeurs, 22 Etats appartiennent aux deux organisations qui poursuivent des objectifs communs: la sécurité et la défense de l'Europe. Pourtant, si le principe de complémentarité est approuvé par tous, et réaffirmé régulièrement dans les déclarations officielles, sa mise en œuvre se révèle problématique depuis la naissance de la PESD en 2001(devenue PSDC en 2008)

En réalité, la difficulté à rendre complémentaires l'Otan et l'UE a des causes structurelles et politiques que l'on préfère généralement taire pour ne pas avoir à les résoudre. Elles proviennent de leur différence de nature et de format mais surtout des principes inadaptés sur lesquels leur complémentarité a été définie.

 

Une coopération difficile

L'UE et l'Otan sont de nature et ont des ambitions très différentes: l'Otan est une organisation euro-atlantique dont le champ d'action se limite à la défense et par extension à la sécurité de l'Europe, tandis que l'UE est un projet politique, global, en évolution et réservé aux seuls Européens. L'objectif final de la construction européenne étant encore en débat parmi ses membres, une ambigüité existe sur ses ambitions, ce qui complique sa relation avec ses partenaires extérieurs. Elle ne saurait cependant s'exempter de la défense des intérêts de ses membres et plus largement des questions de sécurité qui les concernent. Par choix d'une majorité de pays européens, les domaines de compétences de l'Otan et de l'UE se recouvrent partiellement. L'Otan bénéficie d'une compétence exclusive en matière de défense mais la gestion des crises extérieures, est un domaine de compétence commun aux deux organisations sans qu'un partage des rôles à priori ait été fixé. L'Otan forte de la puissance américaine est naturellement plus apte que l'UE à des interventions militaires risquées, mais ses engagements sont à envisager en fonction de l'intérêt qu'y trouvent les Etats-Unis et bien sûr sous leur «leadership». La force de l'UE réside dans la variété de ses instruments qui lui permet une approche globale des questions de sécurité, mais la PSDC réduite (par les traités) à n'être qu'un accessoire sous-doté de la PESC n'est qu'un faux-semblant de défense.

En bref, au stade actuel, les Européens ont décidé d'être faibles dans l'UE, là où ils sont en position de responsabilité, pour ne pas affaiblir l'Otan, où ils délèguent leurs responsabilités aux Etats-Unis. Il en résulte une «culture de dépendance» et une déresponsabilisation de fait des Européens par rapport à leur défense. Or, le rééquilibrage de la stratégie américaine vers la région Asie-Pacifique, rend cette situation paradoxale et dangereuse et depuis plusieurs années, l'allié américain presse les Européens de se montrer plus responsables et de s'investir davantage dans leur sécurité, sous peine de dévaluer le lien transatlantique.

La différence de format (Etats membres participant) entre l'UE et l'Otan est une autre source de difficulté. Dans les organisations de type intergouvernemental, le nécessaire consensus pour agir ensemble se trouve à l'intersection des intérêts nationaux. Plus le nombre de membres est élevé, plus le socle des intérêts communs est étroit et le consensus difficile.

Quand de surcroit, il s'agit de faire coopérer 2 Organisations de 28 membres chacune, dont 22 appartiennent aux deux mais 12 n'appartiennent qu'à une seule, le projet se complique encore. Les différends nationaux, comme actuellement entre la Turquie et Chypre freinent les échanges d'informations opérationnelles entre les deux organisations et rendent la mise en œuvre des accords de coopération dits de Berlin+ quasiment inopérante pour une durée indéterminée ; les ordres du jour des réunions communes des instances décisionnelles des deux organisations(Conseils, Comités Militaires) ont un contenu insignifiant ; la coopération sur les théâtres d'opération où elles sont engagées toutes les deux ne va pas sans difficultés (Kosovo, Afghanistan). Dans ces conditions, une coopération efficace dans des situations de réaction rapide est naturellement exclue. La relève de l'Otan par l'UE en Bosnie en 2004 a nécessité 8 mois d'une planification laborieuse, alors que le théâtre était déjà pacifié et que le risque militaire était faible, conséquence du fait que le processus décisionnel doit se dérouler en parallèle et en miroir dans les deux chaines de direction (Conseils). A ces difficultés de coopération s'ajoute une conception initiale erronée de leur complémentarité

 

Une complémentarité définie sur de mauvaises bases

Les principes fondateurs de la complémentarité entre l'Otan et l'UE inscrits dans le Traité de Nice (fondateur de la PESC/PESD) et confirmés dans le traité de Lisbonne sont paradoxaux et contreproductifs. Ils sont paradoxaux car fondés sur la non-duplication entre les deux organisations qui, en l'espèce, est un argument spécieux. Les duplications onéreuses sont celles des capacités et des moyens, or ceux-ci sont détenus et fournis par les Etats. L'Otan et l'UE sont des structures multinationales d'emploi de forces nationales. Dans la mesure où ces deux organisations de nature et de format différents sont appelées à conduire des opérations autonomes, il est légitime qu'elles disposent chacune de leur propre système de commandement. Cela n'affecte en aucune manière leur capacité de coopération et leur complémentarité, au contraire, c'est en mutualisant leurs forces au niveau de l'UE que les pays européens seront le mieux à même d'exercer leurs responsabilités de défense dans leur voisinage et de devenir le partenaire «capable» que réclament les Américains.

Il est également contreproductif d'exclure «de facto» l'UE de responsabilités en matière de Défense dans la mesure où cette organisation crée des intérêts communs aux Européens qu'elle doit savoir défendre. Y aurait-il des intérêts de sécurité communs européens qui s'opposeraient aux intérêts atlantiques? C'est peu probable, mais ces intérêts peuvent avoir des priorités et des valeurs différentes pour les deux rives de l'Atlantique.

En outre, le refus de reconnaître des compétences à la Commission dans le domaine de la défense alors que la plupart de ses actions interagissent précisément avec elle (voisinage, élargissement, recherche, entreprises, actions extérieures, aide au développement, assistance humanitaire etc..) semble relever de la schizophrénie politique à un moment où chacun reconnaît le besoin d'une approche globale des problèmes de sécurité et un nécessaire continuum entre sécurité et défense.

 

Seule une UE crédible peut être complémentaire avec l'Otan

En fait, la complémentarité entre les deux organisations doit pouvoir se décliner dans le champ politique en fonction des lieux, intérêts et opportunités d'intervention, comme dans le champ des capacités selon les types d'actions privilégiés, instruments disponibles, domaines d'excellence etc…Elle doit pouvoir se traduire par un renforcement de capacités d'action sur un même théâtre ou par un partage des rôles sur des théâtres différents. C'est sur ces bases et avec ces objectifs que doit être définie une complémentarité réaliste entre l'Otan et l'UE.

Jusqu'ici, l'ambition et les attributions de la PESD étant perçues par certains Etats comme concurrentes de l'Otan, il en est résulté un climat de compétition entre les deux organisations. En fait, les restrictions de compétences de l'UE motivées par l'existence de l'Otan font apparaître cette dernière comme un obstacle au développement des capacités européennes. En réalité, l'Otan sert de prétexte aux Etats européens qui craignent qu'une plus grande autonomie et capacité d'action de l'UE affaiblisse la garantie de sécurité à bon compte que leur offrent les Etats-Unis (plus les Européens sont vulnérables plus il faut les protéger) et qui leur permet de faire l'impasse sur leurs dépenses de défense.

L'indispensable mutualisation des capacités des Etats européens, condition de leur crédibilité, ne peut atteindre une réelle efficacité qu'avec un certain niveau d'intégration ce qui impose qu'elle s'inscrive dans un cadre politique cohérent. L'Otan est un organe privilégié et précieux de la coopération euro-atlantique mais l'UE est le creuset de la coopération européenne. Il est donc naturel que l'UE soit le cadre de la mutualisation des capacités européennes.

L'Otan et l'UE ne pourront être complémentaires que si l'UE est reconnue (sans restriction) comme un véritable acteur de la défense et de la sécurité capable d'agir selon les circonstances, de façon autonome ou en coopération avec les Etats-Unis. Le soutien de chaque pays européen aux Etats-Unis ne peut être que subsidiaire dans le domaine de la Défense, la seule complémentarité qui ait du sens est la complémentarité euro-atlantique c'est à dire celle de l'Europe avec les Etats-Unis.

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 12:50
Sous-Commission Sécurité et défense (SEDE) du Parlement Européen

 

08-07-2014 REF. : 20140708IPR51811

 

Après l'élection du nouveau Président, des vice-présidents et des questeurs du Parlement européen à Strasbourg la semaine dernière, les commissions parlementaires se sont réunies lundi à Bruxelles pour élire leurs président et vice-présidents pour un mandat de deux ans et demi.

 

Le travail législatif du Parlement européen se fait dans vingt commissions permanentes et deux sous-commissions. Chaque commission élit un président et quatre vice-présidents.

 

Sécurité et défense (SEDE)

Président:

Anna FOTYGA (ECR, PL)

 

Vice-présidents:

Michael GAHLER (PPE, DE)

Jaromír ŠTĚTINA (PPE, CZ)

Afzal KHAN (S&D, UK)

Sabine LÖSING (GUE/NGL, DE)

 

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 11:55
Programme de rentrée 2014 de l'ANAJ-IHEDN


source ANAJ-IHEDN
 

Avec désormais plus de 1750 membres à travers le monde, 12 comités d’études aux thématiques varitées et 21 délégués de régions en France, en Outre-Mer et à l'Etranger, l’ANAJ-IHEDN est la première association française de jeunes sur les problématiques de défense et de sécurité, et cela grâce à vous !

Pour cette saison écoulée, nous avons proposé 80 événements (plus d'un par semaine) en France et à l'étranger.

Voici le programme de rentrée 2014 de l'ANAJ-IHEDN !


Bonnes vacances et au plaisir de vous retrouver nombreux très prochainement.

6 Juillet 2014
Picnic annuel de l'ANAJ-IHEDN

A partir de 17h30 sur les pelouses de l'Avenue de Breteuil

 

Septembre 2014

Visite du Centre d'Analyse Technico-Opérationnel de Défense (CATOD) de la DGA

Septembre 2014

Colloque sur les attentats dans le transport aérien

Experts, Membre des forces d'intervention, Juge Antiterroriste, Anciens otages

Septembre 2014

Conférence sur le trafic international de stupéfiants

Bernard LEROY, Président de l'Organe international de contrôle des stupéfiants de l'ONU

Octobre 2014

Le Big data, avenir d'intelligence économique ?

Renaud Prouveur, CEO de SPALLIAN

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 17:54
e-vigilante photo EOS Innovation

e-vigilante photo EOS Innovation

 

18.06.2014 electronique-eci.com


EOS Innovation, entreprise française spécialisée dans la robotique mobile de surveillance, présente au salon de la sécurité IFSEC International à Londres son robot de surveillance e-vigilante.

 

Intelligent et autonome, le robot de surveillance e-vigilant est idéal pour la surveillance des entrepôts et des sites industriels couverts. Il représente une solution de sécurité rentable qui permet d'optimiser les affectations de vigiles et d’améliorer la réactivité sur le terrain. Ce robot vient en complément de la surveillance humaine. Il agit en tandem avec un opérateur de télésurveillance qui garde la main sur les prises de décision lorsque le robot détecte une situation inhabituelle. Il peut aussi bien effectuer des patrouilles au hasard ou effectuer une ronde préprogrammée par l’exploitant du site concerné.
Equipé d’une caméra de vidéosurveillance haute résolution et rotative à 360°, l’e-vigilante transmet et enregistre les données audio et vidéo en temps réel, dès qu’un incident survient. Si tel est le cas, l’opérateur de télésurveillance prend le contrôle du robot à distance via une interface très simple d’utilisation. Le robot dispose de nombreux moyens de dissuasion tels qu’une alarme stridente et des haut-parleurs, qui peuvent être utilisés à distance par l’opérateur pour prévenir ou empêcher un vol.

 

Caractéristiques techniques de l’e-vigilante:
- Circule jusqu’à 10km/h
- Autonomie de batterie de 10 heures
- rechargement automatique sans action humaine
- Hauteur : 50 cm, largeur: 75 cm
- Poids : 50 kg
- Laser longue portée pour détecter les intrusions
- Caméra haute résolution pour transmettre des informations en temps réel vers l’opérateur de télésurveillance
- Coque robuste et résistante aux chocs
- Détection à 360°

 

Entièrement développé par EOS Innovation, ce robot a déjà convaincu par ses tests pilotes réussis dans de grandes entreprises industrielles françaises. L’e-vigilante entre aujourd’hui en phase de commercialisation et laisse présager un bel avenir dans un marché de la sécurité industrielle en plein essor. Pour David Lemaitre, fondateur et PDG d’EOS Innovation, " ce robot dispose d’un potentiel énorme dans le marché de la sécurité. e-vigilante est une solution de surveillance unique qui permet de réduire de manière significative les coûts et les aléas liés à la sécurité traditionnelle. "
 

 

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 18:55
Comment développer notre industrie de pointe  pour la sécurité de demain ?

la Conférence parlementaire sur la Sécurité, aura lieu le Mardi 8 Juillet 2014 à la Maison de la Chimie sur le thème :

Comment développer notre industrie de pointe pour la sécurité de demain ?

 

Présidée par :

Jean-Pierre BLAZY

Député du Val-d’Oise,

maire de Gonesse,

membre de la Commission des lois

Jean-René LECERF

Sénateur du Nord,

président du Haut comité français

pour la défense civile

 

Cette matinée débat (08h30-12h30) s'articulera autour de deux tables rondes :

- Marché de la sécurité : attentes et opportunités

- Filière industrielle de sécurité : les conditions d’une réussite pérenne

 

Ce colloque vise à réunir l’ensemble des parties prenantes du secteur de la sécurité : parlementaires, acteurs institutionnels en charge de la défense et la sécurité (ministères, CoFIS…), représentants des ministères concernés des principaux pays européens ainsi que des instances européennes, industriels du secteur de la défense, de l'aéronautique et de la sécurité, sociétés de services en ingénierie informatique ou encore investisseurs du secteur.

 

Vous pouvez vous inscrire en vous rendant sur notre site internet

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 09:50
Top 100 Defence and Security Accounts to Follow on Twitter

 

source Defence IQ

 

Twitter can be a great tool to help users learn about and understand issues in the defence industry. It offers instant, relevant and, if you’re following the right people, reliable information. Twitter also allows users to easily read a wide range of opinions and quickly appreciate many different angles on the same story. It can be beneficial to journalists and commercial organisations alike so the team here at Defence IQ thought it would be useful to share our top rated Twitter accounts with.

 

This is a subjective list of our top defence and security accounts to follow on Twitter, not a definitive one. The following list is not in rank order and categories have been assigned in random order. There are many more people, companies and blogs you should be following on Twitter, but these are just our Top 100...

 

Note RP Defense : à noter, l'absence des blogs francophones dans la liste anglo-saxonne  ...

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 16:45
Côte d'Ivoire : la lutte contre la piraterie au coeur du salon Shield Africa

 

09/05/2014 Par Vincent Duhem, à Abidjan - Jeuneafrique.com

 

La deuxième édition du Shield Africa, le salon international de la Défense et de la sécurité intérieure, s'est achevé jeudi [dernier] à Abidjan. Pendant trois jours, la question de la sécurité maritime fut au cœur des discussions entre la quarantaine d'exposants présents et les quinze délégations ministérielles africaines.

 

Comment juguler la piraterie maritime du golfe de Guinée ? C'est à cette question qu'ont tenté de répondre des professionnels de la sécurité et une quinzaine de délégations ministérielles présentes à la deuxième édition du Shield Africa, le salon international de la Défense et de la sécurité intérieure. Plusieurs conférences et des rencontres bilatérales entre les ministres de la sous-région ont notamment eu lieu.

 

>> Côte d'Ivoire : le salon Shield Africa 2014

 

Pour la plupart des experts et acteurs de la région, la sécurité maritime est devenue l'une des priorités des gouvernements. Et pour cause : depuis 2010,  près de 20 000 tonnes de produits pétroliers, d'une valeur de 100 millions de dollars, ont été détournés. Les attaques de navire déclarées par les armateurs (elles seraient en réalité trios fois plus nombreuses) se montent à 154 en 2013, soit une hausse de 30 % en un an.

Dans une région qui abrite l'un des grands gisements de pétrole en haute mer (24 milliards de barils, 4,5 % des réserves mondiales) et où circulent d'importants flux maritimes, cette situation est aujourd'hui l'objet de toutes les intentions.

Les attaques de navire déclarées par les armateurs ont augmenté de 30% en un an.

Car pour les gouvernants de la région les pertes sont importantes. Plus de 80 % des activités économiques des pays du golfe de Guinée dépendent des ports. Et en 2012, le contenu des cargaisons de pétroles volées a été évalué entre 34 et 101 millions de dollars.

 

 

Suite de l'article

 
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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 16:55
La DGSI recrute

 

12.05.2014 atlantico.fr

 

L’accent est aussi mis désormais sur la collecte de renseignements et d’informations au niveau local, dans tous les départements de France.

La Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), service de contre-espionnage français, va recruter des civils pour devenir des espions modernes, annonce Le Parisien. Réformée, elle devient ce lundi la DGSI, direction générale de la sécurité intérieure. Avec des moyens et des compétences élargies, la DGSI se veut le pendant policier du célèbre service d’espionnage extérieur, la DGSE, dépendant de la Défense, et présent partout dans le monde où les intérêts français sont en jeu.


Elle a lancé un appel à candidatures pour recruter 432 analystes dans des secteurs variés. Une attention particulière est portée sur les ingénieurs dans de domaine des nouvelles technologies de l'information et de la communication et sur les linguistes, explique le journal. " Environ 250 policiers et gendarmes supplémentaires vont venir garnir nos rangs, ce qui est particulièrement appréciable dans une période de rigueur budgétaire. Nous allons recréer des sections de recherches au sein des zones de défense réparties sur le plan national. Elles seront plus spécialement dédiées à la collecte de renseignement en milieu fermé, en direction de la contestation politique violente, de la radicalisation religieuse, et des dérives urbaines à l’image de la lutte contre l’économie souterraine" explique Philippe Bertrand, le chef de la DCRI.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 11:55
Hausse du CA de l'industrie française aéronautique, spatiale, de défense et de sécurité en 2013

+9% pour le chiffre d'affaires de l'industrie française aéronautique, spatiale, de défense et de sécutité en 2013

 

09 mai 2014 par  Jacques Marouani - electroniques.biz

 

En termes de commandes, 2013 a été une année record avec 73,1 milliards d'euros, soit une progression de 49% par rapport à 2012, principalement grâce au secteur civil qui représente 84% des commandes reçues. Le carnet de commandes global de la profession représente entre 5 à 6 années de production.

 

Marwan Lahoud, président du Gifas (Groupement de l’industrie française aéronautique, spatiale, de défense et de sécurité), vient de présenter les résultats de la profession. Il a précisé que « 2013 a été une nouvelle bonne année avec une progression du chiffre d’affaires de 9% à 47,9 milliards d'euros avec une très forte part à l’exportation de 30,4 milliards d'euros (+11,4%) qui représente 79% du chiffre d’affaires consolidé. Le secteur civil représente 75% du chiffre d’affaires ».

 

En termes de commandes, 2013 a été une année record avec 73,1 milliards d'euros, soit une progression de 49% par rapport à 2012, principalement grâce au secteur civil qui représente 84% des commandes reçues. Le carnet de commandes global de la profession représente entre 5 à 6 années de production. « Ces performances permettent à la profession de dégager, une fois de plus, le premier solde excédentaire de la balance commerciale française en 2013 avec +22 milliards d'euros » a souligné Marwan Lahoud.

 

Les équipementiers et PME de la Supply Chain française sont au rendez-vous et obtiennent en 2013 de bons résultats avec un chiffre d’affaires estimé de 15,1 milliards d'euros (+7% à périmètre constant) et 13,3 milliards d'euros de commandes (+12%).

 

Il est à noter que le Gifas regroupe aujourd’hui 332 membres (dont principalement 157 équipementiers et 143 PME), soit une centaine d’adhérents supplémentaires, en moins de dix ans.

 

2013 est aussi une année record en termes d’emplois avec 177 000 hommes et femmes dans la profession (170 000 en 2012), 13 000 recrutements et 6 000 emplois nets créés et 1 000 personnes de plus du fait des nouveaux adhérents au Gifas.

 

« Après trois années toniques, 2014 constituera un « temps de respiration » dans la politique de recrutement de la profession » a déclaré Marwan Lahoud. Les prévisions 2014 sont de l’ordre de 10 000 recrutements (par rapport à 15 000 en 2012 et 13 000 en 2013) mais avec encore un solde positif de créations nettes d’emplois.

 

On note aussi une nette progression de la formation en alternance avec près de 6 000 jeunes en alternance début 2014 (+8% par rapport à début 2013 et +50% par rapport à 2010).

En 2014, le niveau élevé d’embauches des jeunes sera maintenu et 300 d’entre eux bénéficieront d’un parcours partagé d’apprentissage entre une grande entreprise et une PME, favorisant ainsi la qualité de leur formation et leur insertion professionnelle dans la filière.

 

Elément clé de la compétitivité, Marwan Lahoud a rappelé que la parité euro-dollar était très défavorable pour la profession qui exporte 80% de sa production et qui a 70% de son personnel en France. Une variation de 10 cts de l’euro entraîne une baisse de 2% en moyenne de marge opérationnelle sur le chiffre d’affaires. La parité idéale se situerait à 1€ pour 1,20 dollar.

 

Le président du Gifas a ensuite évoqué le niveau élevé de R&D « qui est maintenu et qui conforte l’avenir du secteur, avec la volonté de l’Etat de poursuivre dans la voie du co-investissement ». La R&D globale de la profession représente l’équivalent de 14% du chiffre d’affaires, dont 70% sont autofinancés par les industriels.

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 07:55
Renseignement intérieur : la DCRI est morte, vive la DGSI !

 

05.05.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense Globale

Le décret créant la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a été publié au Journal officiel de vendredi 2 mai. Elle remplacera officiellement le 12 mai 2014 la DCRI, créée en 2008, et est rattachée directement au ministère de l'Intérieur plutôt qu'à la direction générale de la police nationale.

Dans son acronyme, son rattachement, sa réorganisation et même son recrutement, où il ne sera plus nécessaire d'être policier, on distingue la volonté de bâtir un équivalent à la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) du ministère de la Défense.

 

La DCRI, fruit de la fusion en 2008 entre les Renseignements généraux (RG) et la direction de la sécurité du territoire (DST), n'a pas trouvé son équilibre. L'affaire Mohamed Merah signa son arrêt de mort ou du moins, de remise en cause et de réorganisation impérative, comme le disait Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur.

Seulement, on ne dit pas encore comment va se rebâtir l'indispensable collaboration avec le renseignement territorial (alias sous-direction de l'information générale ou ex-RG) dont la filière est également revue. On ajoutera les relations entre la police et la gendarmerie nationale à ce charmant tableau. On comprend en tout cas mieux l'importance du rattachement au ministère de l'Intérieur et l'autonomie du budget.

La DGSI va continuer à lutter contre le terrorisme (priorité au cyber) et s'investir dans l'intelligence économique (la protection du patrimoine industriel et productif). Elle est tout à la fois un service de renseignement et un service de police judiciaire spécialisé.  Ses missions et surtout ses capacités d'action sont élargies : contre-terrorisme, cyberdéfense, investigation judiciaire, soutien technique et linguistique.

Les effectifs vont au passage augmenter de 13 % d'ici 2018, avec 430 agents en plus des 3 200 actuels. Les recrues seront à 60 % des analystes, des traducteurs, des juristes, des ingénieurs, des informaticiens, des techniciens. " Des contractuels hautement qualifiés sur des compétences stratégiques ", comme on dit au ministère (et donc plus uniquement des policiers). C'est un peu une révolution culturelle...

En somme, la DGSI se cale sur le modèle de la DGSE (qui elle, a près 6 000 agents dont seulement 25 % de militaires hors service action). A la DGSI, les syndicats ont négocié et fixé la barre à 80 % de policiers...

 

Le décret n°2014-445

Les missions de prévention et de répression : ingérence étrangère, actes de terrorisme ou portant atteinte à la sûreté de l'Etat, à l'intégrité du territoire, aux institutions de la République ; surveillance des individus et groupes radicaux ; actes portant atteinte au secret de la défense nationale ou au potentiel économique, industriel, scientifique du pays ; activités liées à l'acquisition ou la fabrication d'armes de destruction massive ; organisations criminelles internationales ; criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication.

L'article 2 se termine ainsi : " Elle contribue à la surveillance des communications électroniques et radioélectriques. "

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 07:45
Thales présente ses activités à ShieldAfrica 2014

 

5 Mai 2014 Thales

 

Thales participe à la deuxième édition du salon ShieldAfrica, l’événement le plus important du continent africain en matière de défense et de sécurité du territoire, qui se tient à Abidjan, en Côte d’Ivoire, du 6 au 8 mai.

 

Les spécialistes présents pourront notamment y partager leurs expertises en gestion des catastrophes naturelles ou encore en lutte contre la piraterie maritime ; ces sujets concernant l’Afrique au premier chef. Répondant à cet agenda, Thales présentera trois grands domaines d’activité :

 

Sécurité maritime

Dans le domaine naval, la coopération et la bonne coordination des différents acteurs autour de la surveillance côtière et de la sécurité civile constituent un véritable défi pour les autorités concernées. La lutte contre la piraterie, contre les activités illicites, ou contre le terrorisme, nécessitent un haut niveau d’agilité et de polyvalence des systèmes coopératifs C4I. Thales contribue à la transformation des forces maritimes et frontalières en renforçant l’efficacité opérationnelle entre les organismes. Le Groupe fournit des solutions de bout-en-bout intégrées qui permettent aux différents acteurs d’acquérir, d’exploiter et d’échanger les informations requises pour assurer la protection de leurs intérêts. L’interopérabilité permet d’envisager des actions alliant des forces interarmées aux autorités maritimes ou encore aux forces de l’OTAN ; dans le domaine maritime, elle est le moyen d’assurer une appréciation fine du statut des ressources critiques.

 

Sécurité des citoyens et des infrastructures

Leader dans l’intégration de systèmes de sécurité de grande envergure, Thales offre des solutions intelligentes et intégrées qui contribuent à assurer la sécurité des citoyens. Ces solutions permettent également aux gouvernements et aux opérateurs d’infrastructures d’atteindre leurs objectifs opérationnels et économiques. Au Mexique, Thales a ainsi été choisi pour fournir une solution de sécurité complète à la ville de Mexico, troisième métropole mondiale avec ses 22 millions d’habitants. Sur place, Thales a déployé une solution entièrement intégrée pour la conduite des opérations de sécurité publique déclenchées par appels d’urgence, et mis en place un système de vidéo-surveillance à grande échelle. Le système permet de sélectionner les signaux d’alarme prioritaires et d’informer les opérateurs. Ces derniers peuvent visionner les incidents et réagir en temps réel. Aucun système au monde n’offre un niveau d’intégration aussi poussé. Les solutions de sécurité élaborées par Thales incluent aussi les opérations de supervision et de contrôle, une protection complète contre les incidents opérationnels et les menaces malveillantes. Pour les opérateurs industriels, le Groupe propose également des solutions faisant appel à des architectures ouvertes pour répondre à des exigences opérationnelles et de sécurité spécifiques.

 

Surveillance des frontières terrestres

Avec l’émergence de risques nouveaux, de menaces globales, et l’augmentation des flux transfrontaliers de personnes et de marchandises, les gouvernements cherchent à renforcer la sécurité et la sûreté des zones frontalières. La surveillance et le contrôle des frontières demeurent des questions critiques pour assurer la sécurité du territoire. Ce sont également des éléments essentiels à la prospérité et à la stabilité d’un pays.

Thales offre une suite complète de solutions modulaires et économiques, depuis les systèmes de surveillance standard jusqu’aux solutions de surveillance intégrées clés en main, permettant de répondre aux besoins environnementaux et opérationnels de chaque client. Les solutions Thales s’appuient sur :

  • Des capteurs éprouvés sur le terrain, tels que radars de surveillance sol et radiogoniomètres ;
  • Des capteurs sol et caméras électro-optiques et infrarouges ;
  • Des logiciels de commandement, contrôle et information dédiés à la surveillance frontalière ;
  • Des réseaux IT et de communication assurant des liaisons voix, données et vidéo ;
  • Des services entre les différents centres opérationnels nationaux, régionaux et locaux.
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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 12:59
Un site Internet pour le musée de la gendarmerie

 

05/05/2014 Sirpa Gendarmerie

 

Lundi 5 mai 2014, le musée de la gendarmerie nationale (qui sera ouvert au printemps 2015 à Melun, Seine-et-Marne) lance son site Internet, qui se veut à la fois un outil de communication sur le projet et sur l'avancée des travaux en images, et après son inauguration, un musée à la maison.

 

Depuis le 5 mai 2014, le musée de la gendarmerie s'est doté d'un site Internet. Celui-ci permet, avant l'ouverture du musée, de communiquer sur le projet (origines, financement, etc.) et de suivre l'avancée des travaux en images.

Outil indispensable de l'identité numérique du musée, le site propose à la fois des informations pratiques (accès, coordonnées, équipe), des services déjà disponibles auprès du musée (photothèque et centre de ressource), les événements à venir (expositions, temps forts), les actualités et une galerie photos. Une rubrique focus aide les internautes à approfondir certains sujets.

Une fois le musée ouvert, le site fournira les indispensables informations pratiques (tarifs, horaires, adresse), la programmation culturelle, les nouveaux services disponibles (salle de conférences et boutique), etc. Il constituera de surcroît une véritable boîte à outils, puisque le visiteur pourra y télécharger les documents d'aide à la visite (livret famille, enfants, visiteur individuel, etc.) qui lui permettront de préparer sa venue.

 

Sans plus attendre, découvrez le site

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 07:45
Sécurité: le Nigeria sollicite Obama

 

 

4 mai, 2014 – BBC Afrique

 

Goodluck Jonathan a déclaré dimanche avoir demandé l’aide des Etats-Unis d’Amérique pour résoudre les problèmes de sécurité dans son pays, le Nigeria.

 

"Nous parlons à des pays dont nous espérons une aide (...) Les Etats-Unis sont numéro un. J'ai déjà parlé deux fois avec le président Obama" pour qu'il aide le Nigeria à résoudre ses problèmes sécuritaires, a-t-il affirmé.

 

La sécurité est un défi majeur pour le Nigeria, le pays africain le plus peuplé. Une explosion a fait 19 morts, jeudi à Abuja. Il y a deux semaines, 75 personnes avaient été tuées dans une autre attaque.

 

Goodluck Jonathan déclare aussi avoir approché d'autres pays comme la France, le Royaume-Uni et la Chine.

 

Les récents attentats perpétrés au Nigeria ne sont pas encore revendiqués, mais le gouvernement les attribue au groupe terroriste Boko Haram.

 

Ce dernier est également tenu responsable de l’enlèvement de plusieurs centaines de lycéennes depuis trois semaines.

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 16:55
Revue de la gendarmerie nationale n°249 en ligne !


30/04/2014 Sirpa gendarmerie

 

« Le progrès, trop robot pour être vrai ! ». La Revue de la gendarmerie nationale dont le dossier central est consacré aux technologies nouvelles, est en ligne. Vous pouvez la consulter dès à présent ou la télécharger sur notre site Internet.

 

Pour ceux qui ne la connaissent pas, la Revue de la gendarmerie nationale est un trimestriel à caractère scientifique, avec des dossiers de fond traitant des thématiques sécuritaires actuelles.

 

Au sommaire de ce numéro, vous pourrez lire des articles comme « L'homme et le robot, des partenaires au cœur du conflit », « Les véhicules de demain » ou encore « Les produits de marquage »mais aussi « L'impression 3D, enjeux et perspective ».

 

Le prochain dossier portera sur les investigations criminelles.

 

Depuis le numéro 241, les revues sont consultables sur le site Internet de la gendarmerie.

 

 

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 11:55
Comment développer notre industrie de pointe pour la sécurité de demain ?

 

Jean-René LECERF sénateur du Nord, président du Haut comité français pour la défense civile vous invite à la Conférence parlementaire sur la Sécurité qui se tiendra le jeudi 15 mai 2014, à la Maison de la Chimie sur le thème : 

 

Comment développer notre industrie de pointe pour la sécurité de demain ?

 

Avec la participation de : 

Michel FIAT

Président du Pôle Risques 

 
Hervé GUILLOU
Président du Conseil des industries
de confiance et de sécurité (CICS)
 
Evence RICHARD
Directeur de la protection et de la sécurité de l’État,
Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale
 
Vous pouvez vous inscrire en vous rendant sur notre site Internet ou en nous envoyant votre bulletin d'inscription dûment complété à l'adresse inscription@rivington.fr, par fax au 01 84 16 56 58, ou par courrier avant le 13 Mai 2014.
 

Sous la direction scientifique de :

 

 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 06:50
Sentinelle 1A. Photo ESA

Sentinelle 1A. Photo ESA

 

14/04/2014 Par valeursactuelles.com

 

Lancé le 3 avril depuis la base de Kourou, ce satellite d’observation européen va prendre la relève d’Envisat (tombé en panne en 2012) pour toute une série de missions environnementales essentielles. Équipé d’un radar à haute résolution (5 mètres), ce Sentinelle pourra collecter des images de la surface terrestre de jour comme de nuit et à travers les nuages. Il reprendra notamment la surveillance des calottes polaires, le suivi des icebergs dérivants pour le compte du trafic maritime et la chasse aux navires pollueurs (dégazages sauvages). Un Sentinelle 1B le rejoindra dans deux ans pour parvenir à une couverture complète du globe tous les six jours. Cette “paire” inaugure le programme Copernicus, un réseau de satellites que l’Europe veut consacrer aux questions d’environnement et de sécurité.

Separation in space

Sentinel-1’s radar

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 07:55
Sécurité et aéronautique, même combat ou presque pour Safran

 

07/04 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Un jour ou l’autre, l’équipementier aéronautique sera amené à donner plus d’indépendance à ses activités de sécurité.

 

Quoi de commun entre le CFM56, le moteur d’avion le plus vendu dans le monde, et un tomographe de ­Morpho, cette machine qui scanne une valise en tranches pour détecter toute trace ­suspecte ? Pas grand-chose, reconnaît Jean-Paul Herteman, exception faite que tous deux sont des concentrés d’innovation. Et qu’« une même passion » anime ceux qui les conçoivent.

Innovation et passion ? « L’ADN de Safran », rappelle son PDG justifiant ainsi sa décision d’investir dans la sécurité. Et pas qu’un peu : 1,5 milliard d’euros, avec trois grosses acquisitions à la clef, pour faire grossir cette activité issue de la fusion avec Sagem en 2005. A l’époque, il s’agissait de doter le groupe d’un relais de croissance et, le cas échéant, d’un amortisseur en cas de crise de l’aéronautique. Depuis, le trafic aérien a défié toutes les prévisions et affiche une santé insolente.

 

Morpho, une pépite qui ne demande qu’à grossir

Avec Morpho, Safran dispose donc d’une pépite qui ne demande qu’à grossir, en tirant profit de l’expansion exponentielle d’Internet dans les usages de la vie courante. Qui plus est, aéronautique et sécurité partagent une autre caractéristique : la forte proportion de revenus tirés des services. Alors mariées pour la vie ? Pas sûr. Car un point fondamental sépare les deux activités : les échelles de temps auxquelles elles obéissent.

Un nouveau moteur d’avion voit le jour tous les trente ans. A l’inverse, dans les technologies de l’information au sens large, tout va très vite. Malheur à celui qui loupe une marche, comme en témoigne le déclin de BlackBerry.

Si tout se passe comme prévu, Morpho va grossir et enrichira Safran encore longtemps. Mais un jour viendra où les forces centrifuges qui régissent l’écosystème Internet obligeront l’équipementier aéronautique à donner à sa filiale tous les attributs d’un « pure player » du numérique.

C’est la condition sine qua non pour qu’elle maintienne son avance technologique. Autrement dit, un jour ou l’autre, Jean-Paul Herteman, ou son successeur, devra probablement couper les amarres qui relient Morpho au groupe. Le partenariat en cours de négociation avec un grand du secteur va dans ce sens.

 

Safran cherche à s’allier avec un grand de l’Internet

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 21:35
ASEAN-Etats-Unis : la coopération dans la défense nécessaire devant les défis de sécurité

 

04/04/2014 Vietnam +

 

Le forum de la défense entre les pays membres de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) et les États-Unis s'est clôturé vendredi matin 4 avril à Honolulu, Hawaii, Etats-Unis, après trois jours de travail.

 

Le ministre de la Défense du Vietnam, le général d’armée Phùng Quang Thanh, le secrétaire d’État américain à la Défense, Chuck Hagel, et les ministres de la Défense d’autres pays de l’ASEAN ont discuté et échangé des expériences sur un ensemble de problèmes en matière de défense et de sécurité.

 

Organisé pour la première fois sur le territoire américain, ce forum était une grande opportunité pour que les États-Unis avec des pays d’Asie, et plus particulièrement les pays de l’ASEAN, d'instituer et de développer un partenariat en vue de réagir efficacement aux nouveaux défis du XXIe siècle, a déclaré le secrétaire d’État américain Hagel devant la presse à l'issue de cet évènement.

 

Ce forum est un jalon historique marquant le lien et l’intérêt de plus en plus grand des États-Unis pour l’ASEAN. Il est aussi un signe démontrant le rôle important des pays de l’ASEAN en matière de maintien de l’ordre et de la paix en Asie du Sud-Est.

 

Les États-Unis et l’ASEAN se sont accordés sur le fait que les catastrophes naturelles sont un des facteurs importants de la sécurité en ce XXIe siècle. Ces phénomènes météorologiques exigent des nations, dont les États-Unis et les pays membres de l’ASEAN, de renforcer leur coopération, toujours selon le secrétaire d’État américain.

 

Lors des trois journées de ce forum, le secrétaire d’État américain à la Défense et les ministres de la Défense de l’ASEAN ont discuté de nombreux problèmes, dont de coopération maritime et de modes de règlement des tensions en Mer Orientale.

 

Le secrétaire d’État américain a exprimé les inquiétudes de son pays devant l’augmentation des tensions en Mer Orientale où les intérêts de tous les pays doivent être respectés. Les États-Unis se préoccupent des menaces de recours à la force.

 

Le secrétaire d’État Hagel a demandé aux pays qui se prévalent de leur souveraineté dans cette zone maritime de se conduire conformément aux principes et règles du droit international. Il a également affirmé que l’intensification de la coopération dans la défense entre les États-Unis et l’ASEAN ne vise aucune autre nation. Dans le cadre de sa politique de réorientation vers l’Asie, les États-Unis renforcent aussi leurs relations avec la Chine. D'ailleurs, en suite de ce forum, le secrétaire d’État américain à la Défense doit effectuer une visite en Chine qui, selon M. Chuck Hagel, devra être plus active dans le règlement des problèmes internationaux.

 

Le forum de défense ASEAN-États-Unis est différent des autres forums multilatéraux car il ne réunit que l’ASEAN et les États-Unis, a souligné le ministre de la Défense du Vietnam, le général Phùng Quang Thanh, lors d'une interview accordée à un correspondant de l’Agence vietnamienne d’Information (VNA en anglais).

 

L’organisation de cet évènement est nécessaire pour intensifier la coopération et la coordination des actions en matière de défis non traditionnels comme les secours et le règlement des catastrophes naturelles. L’important, c’est que l’ASEAN maintienne son rôle central, sans devenir l'outil des puissances mondiales. Il est aussi une occasion pour les ministres de la Défense de l’ASEAN de discuter de questions d’intérêt commun, ainsi que des relations entre parties.

 

Concernant la Mer Orientale, le ministre Phùng Quang Thanh a estimé qu’il s’agit d’un problème très important, et qu’il a été et continue d'être abordé lors des conférences de l’ASEAN sur le principe commun et constant de maintenir la liberté et la sécurité de la navigation maritime, de régler les désaccords par la voie diplomatique selon les principes du droit international, dont la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 (UNCLOS 1982) et la Déclaration sur le principe de six points de l’ASEAN sur la Mer Orientale, de respecter les principes de maintenir le statu quo figurant dans la Déclaration sur la conduite des parties en Mer Orientale (DOC) et de s’orienter vers l’élaboration du Code de conduite en Mer Orientale (COC).

 

Le ministre Phùng Quang Thanh a indiqué que lors de ce forum, le Vietnam a demandé aux États-Unis de partager davantage d'informations et de fournir une assistance technique plus importante afin de permettre aux pays de l’ASEAN d’améliorer leurs capacités de prévention et de réaction aux catastrophes naturelles, ainsi que celles de secours et de sauvetage.

 

Le Vietnam a participé activement aux efforts communs, notamment pour résoudre les séquelles laissées par le typhon Haiyan qui a ravagé les Phillippines l’année dernière et, plus récemment, rechercher l’avion disparu de la Malaysia Airlines. -VNA

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 17:55
Membre d’une EPE du groupe GALLICE à bord d’un méthanier dans l’océan Indien

Membre d’une EPE du groupe GALLICE à bord d’un méthanier dans l’océan Indien

 

28.03.2014 Entretien conduit par Stéphane Cholleton, Vice-président chargé des études de l’ANAJ-IHEDN
 

1 – Dans le cadre de la lutte contre la piraterie maritime, le gouvernement vient d’autoriser la mise en place de gardes armés sur les navires : quelles vont être, selon vous, les conséquences pour une société comme GALLICE ? Dans quelle mesure cette annonce vous satisfait-elle ?

Nous accueillons cette décision de façon très positive car elle montre que l’Etat français commence à prendre en compte les réalités du marché de la sécurité et la place incontournable des sociétés privées dans la protection des intérêts économiques français. Il est vrai que, dans ce domaine, nous sommes très en retard sur les Anglo-Saxons, qui restent concurrentiels car ils opèrent dans un cadre juridique précis et peu contraignant. Nous espérons que l’Etat étendra sa réflexion à toutes les autres activités de sûreté où il y a nécessité de porter des armes, y compris sur le territoire national.

D’un point de vue « business », cette décision aura un impact très faible pour notre société, dans la mesure où ce marché ne concerne que les navires immatriculés en France (moins d’une centaine) et que nous opérons déjà avec des équipes armées sur des navires étrangers. Pour rappel, GALLICE, via sa filiale irlandaise, est la seule société française à opérer en armes à bord des navires. Elle dispose aussi de son propre bateau d’escorte  (voir photo) ! Nos quelques concurrents français n’ont pas cette capacité et sont contraints de recourir à des sous-traitants anglo-saxons !

Nous attendons maintenant de connaître le cadre juridique qui va être proposé par le Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS). On parle déjà de certification ISO Pass 28007 pour les sociétés qui souhaiteraient entrer sur ce marché. Une telle certification coûterait au postulant plus de 30 000€, ce qui exclurait automatiquement les structures de taille moyenne : seules trois ou quatre sociétés françaises auraient alors les moyens d’entrer sur ce marché, parmi lesquelles GALLICE. De plus, la législation sur les agents embarqués soumis au droit français risquerait, une fois de plus, de nous mettre « hors-jeu » vis-à-vis des Anglo-Saxons qui garderont, c’est inévitable, plus de 95% des parts de marché.

 

2 – GALLICE participe activement à la réflexion menée par les institutions sur l’évolution de la législation française concernant les sociétés privées de sûreté maritime. Quelles sont désormais pour vous les prochaines étapes et les prochaines questions à soulever ?

Les réflexions auxquelles participe GALLICE n’en sont qu’à leur début, mais il y a trois sujets majeurs de discussion que j’évoquerai :

  • Le premier point très important qui pourrait impacter notre compétitivité concerne le statut qui va être imposé pour les membres des Equipes de Protection Embarquée (EPE). Devront-ils endosser le statut des « gens de mer », soumis au code du travail français, ou pourront-ils continuer à naviguer en « Offshore » comme 80% des navigants dans le monde ?

Passer sous le statut des « gens de mer » reviendrait à pénaliser les sociétés françaises par rapport aux Anglo-Saxons qui sont tous en Offshore, et à leur fermer ce marché, pour des raisons de compétitivité.

  • Le deuxième point concerne l’armement autorisé à bord des navires. Il pourrait y avoir le réflexe culturel pour les autorités nationales de limiter le type d’armement ou de calibre, ce qui aurait pour conséquence de disqualifier l’offre française.

Nous pensons, chez GALLICE, qu’il faut impérativement prendre en considération les moyens et les capacités des agresseurs potentiels et se doter de moyens de riposte adaptés.

Les pirates utilisent des lance-roquettes pouvant tirer jusqu’à 500 mètres, et au Nigeria, des mitrailleuses lourdes efficaces à 1000 mètres.

Pour riposter efficacement, tout en restant dans le strict cadre de la légitime défense, il nous apparaît comme indispensable de doter nos équipes de fusils d’assaut en calibre 7.62 ou 5.56.

Nous préconisons également, en double dotation au niveau de l’équipe, un fusil pour du tir à longue distance (600 m) ainsi qu’un fusil de calibre 12 pour se donner la possibilité d’utiliser des munitions non-létales ou dissuasives (fusées, chevrotines caoutchouc ou cartouches de gaz).

En-dessous de ce minimum, GALLICE ne s’engagera pas au risque de mettre en danger son personnel et l’équipage du navire…

  • Enfin, le troisième point, non des moindres, concerne l’usage des armes et les conditions d’ouverture du feu.

Qui aura autorité pour ordonner l’ouverture du feu ? Le Commandant du navire (comme ce devrait être le cas aujourd’hui si l’on s’en réfère au droit maritime) ou le chef de l’équipe de protection ?

Chez GALLICE, nous considérons que c’est au chef d’équipe de prendre la décision d’engager le feu dès lors que l’ouverture du feu se fait dans le cadre strict et légal de la légitime défense (art. 122.5 à 122.7 du code pénal). Il est le mieux placé pour évaluer le risque et nous savons qu’en situation de crise extrême, c’est au chef au contact de décider. Nous avons déjà été confrontés à ces situations chez GALLICE : c’est pourquoi nous militons fermement pour cette solution.

Nous souhaiterions aussi avoir une réponse claire sur l’autorisation de procéder à des tirs de semonce pour éloigner les bateaux qui s’approchent trop près du navire et qui se montrent menaçants.

Faut-il le rappeler, il n’y a aucun exemple connu de bavure commise par une société privée protégeant un navire. Les EPE sont constituées d’anciens commandos qui sont des professionnels, même s’ils ont quitté les Institutions. La seule bavure connue concerne une équipe de commandos de marine italienne qui a ouvert le feu sur une barque de pêcheurs, occasionnant la mort de l’équipage et de vives tensions diplomatiques entre l’Inde et l’Italie.

 

3 – Comment les questions de sécurité sont-elles appréhendées par les armateurs, notamment au niveau des navires ? Sont-elles prises en compte ou non, et, si oui, pourquoi et comment (accélération en zone sensible, mise en place de militaires ou d’agents de sécurité maritime à bord, taille du chargement, hauteur des navires en charge et à vide…) ?

Les questions de sécurité sont prises très au sérieux par les armateurs, et ce pour plusieurs raisons :

  • Les assureurs imposent aux armateurs des mesures de sûreté, que ce soit par la mise en place d’Equipes de Protection Embarquées (EPE) ou de dispositifs de protection adaptés, sous peine d’augmenter très fortement les primes d’assurance. Sur des navires marchands, le coût des mesures de protection est inférieur au surcoût de la prime d’assurance que générerait l’absence de telles mesures.
  • Les équipages des navires qui transitent dans les zones où le risque de piraterie est important exigent la mise en place de mesures de protection.
  • Depuis la « jurisprudence Karachi » (suite à l’attentat de 2002 contre les salariés de la Direction des Chantiers Navals au Pakistan), les employeurs (y compris les armateurs) sont tenus d’anticiper les menaces auxquelles leurs salariés sont exposés, tout particulièrement dans les pays ou zones à risques. La sûreté est depuis intégrée dans la gestion globale des risques au même titre que la sécurité au travail, l’incendie ou l’environnement.
  • Enfin, il y a toujours la crainte d’une baisse d’activité pour les sociétés qui ne prendraient pas en compte le risque de piraterie, que ce soit par la perte de clients ou par l’immobilisation d’un navire pris en otage. Les pertes financières d’un navire marchand immobilisé se chiffrent généralement à plusieurs dizaines (voire centaines) de milliers d’euros par jour.

Les principales mesures de sûreté que prennent les armateurs sont :

  • La mise en place de militaires sur leurs navires, quand cela est possible (cas du golfe d’Aden),
  • L’emploi de sociétés privées (telles que GALLICE) et/ou la mise en place des mesures de protection adaptées préconisées par l’Organisation Maritime Internationale (OMI)  dans le « Best Management Practices »(BMP) : mise en place de moyens dissuasifs passifs et défensifs non létaux. On constate néanmoins qu’un quart environ des navires n’applique pas les recommandations de l’OMI.

Il faut préciser que l’augmentation de la vitesse des navires, lors des passages dans les zones à risques, pour éviter les abordages (vitesse supérieure à 15 nœuds),provoque une surconsommation en carburant et génère un surcoût de plusieurs centaines de milliers de dollars. De  plus, elle n’est pas une garantie contre les pirates, qui ont développé de nouveaux modes d’action pour stopper les bateaux naviguant à vive allure par intimidation de l’équipage (tir de roquette sur le navire, mise en place d’un esquif armé à quelques centaines de mètres en avant et sur la route du navire (Bouchon avant) et injonction faite au Commandant de stopper sur le canal 16).

 

4 – Constatez-vous des répercussions sur l’organisation même du trafic maritime (nouvelles routes empruntées : par l’Arctique, ou évitant certains détroits) ? Cela représente-t-il un coût supplémentaire ?

Aucun navire protégé par une équipe armée n’a jamais été pris en otage. Le surcoût engendré par la mise en place d’une EPE est très raisonnable et s’avère efficace à 100%.
L’allongement des routes pour éviter les zones à risques n’est pas du tout rentable et n’est pas une garantie contre les risques de piraterie. Les armateurs savent bien qu’il est moins coûteux d’embarquer une EPE que d’allonger la route d’un navire.

Le passage par les routes glacières n’est pas spécifiquement lié à la piraterie. Il vise à raccourcir certaines distances pour diminuer le coût général du transport.

Ce n’est donc pas un problème pour un navire d’emprunter une route passant par des zones de piraterie à partir du moment où il est protégé par une équipe armée.

 

5 – Quelles évolutions constatez-vous ces dernières années en termes de risque maritime, (déplacement des zones à risques, types de risques, méthodes employées par les pirates, fréquence des attaques, réponse des Etats et des sociétés de sécurité internationale…) ?

Il n’y a pas un type de piraterie maritime mais des pirates, qui ont chacun leurs exigences et leurs modes d’action, même si l’objet reste toujours l’appât du gain.

Sud-Est asiatique : Détroit de Malacca. Cette zone connaît un brigandage assez violent mais actuellement en forte diminution, du fait des mesures de contre-piraterie mises en place  avec l’appui des forces américaines.

Océan Indien : Il s’agit généralement de prise d’otage avec demande de rançon. Ce marché a été très lucratif dans le golfe d’Aden et le canal du Mozambique durant la dernière décennie pour atteindre un pic d’attaques en 2011. Dans cette zone, la piraterie côtière organisée par d’anciens pêcheurs agissant à moins de 200 miles des côtes a évolué en  piraterie de haute mer, mieux organisée, avec des bateaux de soutien (mothership). Mais les mesures de lutte contre la piraterie déployées par la communauté internationale et la présence d’EPE privées ont fait chuter considérablement les attaques de navires.

Golfe de Guinée : Il s’agit d’une piraterie violente organisée par des bandes qui opèrent sur les côtes avec des vecteurs rapides. Les cibles sont principalement les employés des sociétés étrangères qui travaillent sur les plateformes pétrolières (otages contre rançon), les cargaisons de brut, et les navettes.

Les pirates utilisent de l’armement lourd (lance-roquettes, mitrailleuses,…) Ce type de piraterie est en augmentation et le Golfe de Guinée reste aujourd’hui la zone la plus dangereuse.

Caraïbes : Cette forme de piraterie est différente des trois premières. Les actions sont tournées vers les plaisanciers, avec pour objectif de les détrousser, voire de s’emparer de leur bateau. On note dans cette zone une quasi absence de prise d’otages, et très peu d’attaques de navires marchands.

Excepté dans la zone du détroit de Malacca et dans le Golfe d’Aden, où le problème de la piraterie a été pris en compte de façon sérieuse par les pays riverains et les puissances maritimes de la communauté internationale, la réponse des Etats dans plusieurs zones comme, par exemple, le Golfe de Guinée est très insuffisante. Les sociétés privées comme GALLICE ont donc toute leur place pour pallier ces manques.

 

6 – Concrètement, comment la sécurité d’un navire marchand en zone sensible, dans les eaux internationales, est-elle assurée ? Quelles en sont les spécificités et les contraintes ?

D’une façon générale, les navires mettent en place des mesures de protection passives comme des systèmes anti-abordage, des zones de protection « équipage », des radars de surveillance, et des moyens non létaux pour, le cas échéant, repousser les tentatives d’abordage (canons à eau par exemple).

Ces moyens sont parfois complétés par une Equipe de Protection Embarquée composée de 3 à 5 hommes (ce qui devrait être systématique). Elle assure une observation permanente autour du navire et est en mesure de réagir face à une agression. C’est de loin la solution la plus efficace, et qui a fait ses preuves !

L’équipe de protection peut être mise en place par la Marine nationale ou par une société privée comme GALLICE.

Dans le golfe d’Aden, des convois sont constitués et escortés par la Marine nationale pendant toute la traversée.

 

7 – On évoque souvent la connaissance du terrain, notamment africain, que peut apporter la France et la capacité de ses soldats à s’adapter à l’environnement. Quelles sont, selon vous, les forces de la France en termes de sécurité maritime ?

La France dispose en effet d’une parfaite connaissance des particularismes africains, ce qui est un atout pour ses interventions. Cependant, cette capacité s’applique essentiellement aux interventions terrestres (comme pour la récente intervention au Mali) et dans ses anciennes zones d’influence.

Les zones d’opérations maritimes dépassent de loin les frontières africaines et, même sur les côtes de ce continent, les zones « piratogènes » sont plutôt concentrées, d’une part, sur la Corne de l’Afrique (Somalie) où, excepté à Djibouti, la France n’est pas présente, et, d’autre part, dans le Golfe de Guinée, au large du Nigéria – pays anglophone peu connu des Français.

La France peut néanmoins s’appuyer sur sa Marine nationale, présente sur tous les océans, et sur ses capacités de recherche et d’observation aériennes. Elle reste un des seuls pays au monde, avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, à maintenir une réelle capacité en Contre-Terrorisme Maritime (CTM). Elle l’a démontré par exemple lors de la prise d’otage du « Ponant » en mai 2008.

 

8 – Quels sont les enjeux de la sécurité du transport maritime en termes d’économie internationale ?

C’est un enjeu majeur ! 95 % des produits de consommation courante, y compris les matières premières, dépendent du transport maritime. Assurer la sécurité des vecteurs maritimes est donc vital pour l’économie mondiale.

Les opérateurs privés de sécurité comme GALLICE ont un rôle important à jouer dans ce domaine.

 

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 12:55
photo Gendarmerie

photo Gendarmerie

 

27/03/2014 Par Christophe Cornevin - LeFigaro.fr

 

L'anticipation opérationnelle de la gendarmerie s'appuie sur cette puissante « base de données de sécurité publique ».

 

Dans le cadre de la refonte du renseignement de proximité, la gendarmerie a mis en place un outil visant à fournir à son directeur général, Denis Favier, tous les éléments permettant d'ajuster la manœuvre de ses forces sur le terrain. Créée le 1er janvier dernier, la sous-direction de l'anticipation opérationnelle (Sdao) se présente comme une «structure complémentaire, agissant de façon transparente et interactive» avec le renseignement territorial. Relayée par une chaîne de 500 analystes répartis à travers le pays et dont elle assure le pilotage, l'anticipation opérationnelle de la gendarmerie s'appuie sur sa puissante «base de données de sécurité publique». Depuis décembre 2011, elle poursuit une inéluctable montée en puis­sance.

 

 

Suite de l'article

 

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 19:20
Entente de coopération Canada-Israël dans la lutte contre le terrorisme nucléaire

 

25 mars 2014 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

Le ministre des Affaires étrangères John Baird a annoncé aujourd’hui que le Canada et Israël travailleront en partenariat dans le cadre d’un projet visant à contrer la menace du terrorisme nucléaire et les menaces à la sécurité nucléaire dans le monde. Cette annonce a été faite durant son entretien avec le ministre israélien du Renseignement, M. Youval Steinitz, en marge du Sommet sur la sécurité nucléaire qui se déroule à La Haye, dans les Pays-Bas.

«À l’heure actuelle, la menace du terrorisme nucléaire demeure l’une des plus graves et des plus importantes pour la sécurité mondiale, a déclaré le ministre Baird. Notre partenariat avec Israël dans le cadre de cette initiative en criminalistique aidera les États du Moyen-Orient et d’ailleurs à poursuivre en justice les dangereux criminels qui mènent des activités nucléaires illicites.»

Le projet sera réalisé sous l’égide de l’Initiative mondiale de lutte contre le terrorisme nucléaire, un forum technique multilatéral dont sont membres le Canada et Israël, et qui est axé sur le renforcement des interventions opérationnelles liées aux menaces de terrorisme nucléaire et radiologique. Le Canada financera le projet par l’entremise du Programme canadien de partenariat mondial.

Par l’intermédiaire de son Programme de partenariat mondial, le Canada versera 150 000 $ aux fins de cette initiative, pour

  • financer une série d’exercices internationaux de renforcement des capacités techniques dans le but de définir les meilleures méthodes et techniques de soutien à la poursuite en justice des responsables d’activités criminelles utilisant du matériel nucléaire ou radiologique;
  • et pour l’établissement de processus scientifiques pour appuyer les analyses criminalistiques traditionnelles (comme l’analyse génétique et d’empreintes digitales) réalisées sur des éléments de preuve radioactifs.

Le projet sera réalisé sous l’égide de l’Initiative mondiale de lutte contre le terrorisme nucléaire (IMLTN), un forum technique multilatéral axé sur le renforcement des interventions opérationnelles liées aux menaces de terrorisme nucléaire et radiologique.

Mis sur pied en 2006 par les États-Unis et la Russie, l’IMLTN regroupe maintenant 85 pays dont l’objectif est de renforcer la coopération sur le plan opérationnel pour lutter contre le terrorisme mondial. L’Agence internationale de l’énergie atomique, l’Union européenne, l’Organisation internationale de police criminelle et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime y participent aussi à titre d’observateurs et jouent un rôle important en fournissant de l’expertise et des ressources techniques.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:03
Conférence « Vie privée et identité numérique, un nouveau challenge français ?

 

by ANAJ-IHEDN

 

Le Comité Cyberdéfense de l’ANAJ-IHEDN a le plaisir de vous inviter à sa prochaine conférence :

« Vie privée et identité numérique, un nouveau challenge français ? »

Cyril MURIE
Chef du pôle « Convergence » chargé des Relations internationales, normalisation et projets d’innovation
Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANTS)

Mercredi 2 avril 2014
19h30 à 21h00

Amphithéâtre Des Vallières
École militaire
_____

Dans un monde de plus en plus connecté, les relations économiques, humaines se sont transformées massivement avec la montée d’Internet. Plus de 30 millions de Français font des achats en ligne (dont plus de 4 millions sur mobile), plus de 90% des 40 millions d’internautes français réguliers utilisent les réseaux sociaux. Le concept d’identité, dans le monde numérique, vit une évolution radicale.

De nouvelles formes d’identité sont apparues. Elles sont liées à nos adresses e-mails, nos pseudonymes sur Internet, les traces que l’on laisse souvent à son insu lors de l’utilisation d’applications numériques, notre carte SIM, notre compte bancaire…

Lors de cette conférence, Cyril Murie nous parlera de la position de la France sur l’Identité Numérique, de son avenir en France et dans le monde, ainsi que des nouvelles problématiques qui apparaissent. Officier de Gendarmerie, après avoir dirigé le département dédié à la Fraude Documentaire de l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale de 2000 à 2007, puis la compagnie de gendarmerie de Caen, le lieutenant-colonel Cyril Murie est maintenant responsable depuis 2 an du Pôle Convergence de l’Agence Nationale des Titres Sécurisés.

L’ANTS s’inscrit dans la volonté de réforme, de modernisation et de rationalisation des moyens de l’État. L’agence a pour mission de répondre aux besoins des administrations de l’État en matière de titres sécurisés : certificat d’immatriculation (communément appelée carte grise), passeport biométrique, titres de séjours, plateforme dématérialisée des services d’état civil, et carte agent d’état. »

Loïs Samain
Responsable comité Cyberdéfense de l’ANAJ-IHEDN
77eme Séminaire-Jeunes – Paris 2012
cyberdefense@anaj-ihedn.org
www.anaj-ihedn.org

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 13:45
source BBC Africa

source BBC Africa

 

08.03.2014 par RFI
 

L’Algérie et le Mali vont relancer leur coopération sécuritaire dans les zones transfrontalières. C’est ce qu’à annoncé le ministre malien de la Défense, Soumeylou Boubeye Maïga, à la fin d’une visite de travail à Alger. Une coopération relancée au moment où le roi du Maroc achève une grande tournée d’influence en Afrique de l’Ouest.

 

Le Mali n’arrivait plus à contrôler ses régions frontalières avec l’Algérie. La coopération avec Alger a dû être suspendue. Désormais, elle peut reprendre. Et son principal objectif sera la lutte contre le trafic. Voilà ce qu’a annoncé ce samedi le ministre malien de la Défense.

Une commission est chargée d’organiser la coopération militaire entre les deux pays. Alger et Bamako évoquent également un échange de formations et des opérations militaires conjointes.

C’est la deuxième visite des officiels maliens chargé de la sécurité en mois de deux mois à Alger. Le 19 janvier, le président Ibrahim Boubacar Keïta avait fait le déplacement.

 

Au moment où le roi du Maroc achève sa tournée en Afrique de l'Ouest

Côté Algérien, on insiste : c’est Bamako qui a demandé de l’aide aux Algériens pour trouver une solution au conflit dans le nord du pays. Et la coopération s’intensifie.

Des déclarations qui interviennent alors que le roi du Maroc achève une tournée d’un mois en Afrique de l’Ouest. Ces dernières semaines, c’est bien Mohamed VI qui a donné à voir son influence auprès des Maliens. Une influence politique mais aussi économique qui pourrait gêner Alger. Selon la presse algériene, depuis plusieurs mois, les deux pays sont dans une nouvelle lutte d’influence sur le continent africain.

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 12:55
La Revue de la Gendarmerie Nationale se dématérialise

06/02/2014 Sirpa gendarmerie

 

À compter du numéro 249 (1er trimestre 2014), la Revue de la gendarmerie nationale ne sera plus publiée en version papier. Elle sera exclusivement téléchargeable.

 

Seul le dernier numéro de l'année consacré à la cybersécurité (support du Fic) fera l'objet d'une publication sur les deux supports, papier et électronique.

 

Petit rappel fort utile : depuis le numéro 241, l'ensemble des revues sont consultables sur le site Internet de la gendarmerie à cette adresse : http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/fre/Sites/Gendarmerie/Multimedia/Publications/La-revue

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 12:55
Vigipirate : les aviateurs ont veillé pendant les vacances

 

08/01/2014 Armée de l'air

 

Pendant les vacances de fin d’année, l'armée de l'air a continué à veiller sur la sécurité de ses concitoyens. Retour sur l’engagement des aviateurs dans le plan Vigipirate.

 

Outre la permanence opérationnelle (PO) qui assure la sûreté aérienne 24h/24 et 7 jours sur 7, une centaine d’aviateurs ont été déployés au sol dans les aéroports d’Orly à Paris, de Bordeaux et de Toulouse. En application du plan Vigipirate, ils ont été intégrés au dispositif de protection anti-terroriste.

 

Surveillance, dissuasion et contact avec les voyageurs.

 

Pendant les vacances d'été ou de fin d’année, la mission de ces aviateurs volontaires est encore plus importante que le reste de l'année car davantage de voyageurs sont présents dans les aéroports. Durant toute la journée, ils patrouillent dans l'aérogare, souvent en équipe mixte aux côtés du personnel de la police des frontières (PAF), véritable appui judiciaire à l'action de Vigipirate. Leur mission quotidienne est de surveiller et de renseigner pour rassurer les voyageurs et dissuader les éventuelles menaces terroristes.

 

Rencontre avec le ministre.

 

Vigipirate : les aviateurs ont veillé pendant les vacances

Pour rappel, vendredi 20 décembre 2013, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a rencontré les militaires déployés à Orly Sud. Après une présentation du dispositif, il a accompagné une patrouille au sein de l’aérogare. Il a notamment été accompagné par le président-directeur général d’Aéroports de Paris et par le directeur de la police aux frontières d’Orly.

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