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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 17:30
sécurisation des frontières de l'Arabie saoudite  - source LesEchos.fr

sécurisation des frontières de l'Arabie saoudite - source LesEchos.fr

03/09/13 challenges.fr (Finance +)

 

Cassidian, la filiale sécurité d'EADS, aurait pris un gros retard sur le contrat de sécurisation des frontières de l'Arabie Saoudite, le plus gros de ce type jamais signé. Le quotidien allemand 'Handelsblatt' dispose d'une source qui lui a fait savoir que le lancement, initialement prévu en 2014, pourrait être décalé de deux ans. Le projet, signé en 2009, devait initialement durer 5 ans. Le journal allemand évoque des problèmes de réalisation aussi bien que des changements décidés par le donneur d'ordres pour expliquer le décalage d'un programme destiné à doter 9.000 kilomètres de frontières d'un système de surveillance électronique, dont la valeur était estimée à quelque 2 milliards de dollars.

Note RP Defense :

 

EADS décroche le contrat de sécurisation des frontières de l'Arabie saoudite

 

Par Alain Ruello - Les Echos n° 20457 du 02 Juillet 2009 • page 19

 

Le groupe européen, candidat de Berlin dans l'appel d'offres, a signé ce contrat de plus de 1,5 milliard d'euros, connu pendant longtemps sous l'acronyme « Miksa ». Une claque pour Thales, et donc pour Paris, même si les équipes françaises d'EADS participeront au projet.

 

Ambiance de fête chez EADS : en pole position depuis le début de l'année, le groupe aéronautique européen vient de décrocher le très mirifique et très politique contrat de sécurisation des frontières de l'Arabie saoudite, aussi appelé « Saudi Border Guard Development Program ». L'accord, conclu mardi, a été annoncé hier, après une information du site Internet du « Point ». « Il s'agit du plus important contrat de ce genre jamais conclu dans le monde », se félicite EADS. Le montant de la transaction se situerait entre 1,5 et 2 milliards d'euros. Après le Qatar, la Roumanie, ou encore les Emirats arabes unis, le groupe européen peut ainsi s'enorgueillir d'une nouvelle référence de marque sur le marché très fermé de la sécurité nationale. A l'inverse, il s'agit d'un véritable camouflet pour Thales _ et Paris _ même si une part du travail reviendra en France.

 

Longtemps connu sous l'acronyme de « Miksa », ce projet consiste à doter en cinq ans les 9.000 kilomètres de frontières, maritimes et terrestres, du royaume d'un système électronique de surveillance, à grands renforts de radars, de réseaux de télécoms, ou encore de caméras. Initié après la première guerre du Golfe, il a échappé de très peu à Thales au début des années 2000. Après plusieurs années d'une négociation de gré à gré entre la France et l'Arabie saoudite, les guerres d'influence entre l'Elysée et le ministère de l'Intérieur dirigé alors par Nicolas Sarkozy font en effet échouer l'affaire sur le fil. « Quand je pense qu'on a été à deux doigts de signer ! » regrette encore un dirigeant de Thales.

 

Riyad _ où les luttes de pouvoir ont compté également _ gèle alors l'affaire, pour la relancer en 2005. Mais dans le cadre d'une procédure d'appel d'offres cette fois-ci. A chaque capitale intéressée de soutenir son champion : ce sera Thales pour la France, EADS pour Berlin, Raytheon pour Washington, BAE Systems pour Londres, ou encore Finmeccanica pour Rome. Sans oublier Russes et Chinois. La procédure suit son cours, et finit par aboutir en 2008 à une liste de trois finalistes : EADS, Thales, et Raytheon. Et un seul, le champion de l'Allemagne, au début de l'année.

 

C'est qu'entre-temps, EADS a très bien joué. D'abord en débauchant le représentant de Thales en Arabie saoudite. « Ils ont laissé filer leur carte maîtresse », explique un bon connaisseur du dossier qui pointe une erreur « majeure ». Ensuite, en construisant une offre bien moins chère que celles de ses deux concurrents. Exemple : quand Thales propose de former les gardes saoudiens, EADS suggère de former des formateurs. De ce point de vue, l'affaire rappelle celle du métro automatique de Dubaï où Mitsubishi, pourtant peu présent sur ce créneau, a coiffé au poteau Siemens et Alstom en comprimant les prix au maximum.

 

Du coup, aux yeux de Riyad, la proposition de la maison mère d'Airbus a un double mérite : elle est la moins-disante financièrement, et la moins coûteuse politiquement. En retenant le groupe sponsorisé par Berlin, le royaume ne fâche ni Washington ni Paris. Enfin, un troisième élément a joué puisque le groupe de BTP local Al-Rachid avait déjà été retenu pour la surveillance de la frontière nord, avec EADS comme sous-traitant. Le fait de choisir à nouveau le groupe européen facilite la réalisation de l'ensemble.

 

L'affaire ne devrait pas s'arrêter là. Car à Riyad, on projette d'équiper les gardes-frontières d'hélicoptères, de navires côtiers ou encore de jeeps, qu'il faudra bien relier au système de surveillance. Pour EADS, qui devrait disposer de plusieurs centaines d'ingénieurs sur place à terme, c'est la promesse d'autres développements, au delà des cinq ans du contrat signé mardi.

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 16:50
Surveillance maritime : DCNS lance une grande campagne d’expérimentation au large des côtes toulonnaises

 

18/07/2013 DCNS

 

Du 17 au 23 juillet 2013, se déroule en rade de Toulon la première campagne I2C1 pilotée par DCNS et ses partenaires2. Ce projet innovant de sécurité et de surveillance maritime, soutenu par l’Union européenne, rentre dans sa première phase de tests en conditions réelles.

 

DCNS, fort de son expertise dans le développement et l’intégration de systèmes complexes d’information dédiés au domaine naval de défense, applique son savoir-faire dans les domaines de la sécurité maritime et de l’Action de L’Etat en Mer (garde-côtes, police, gendarmerie, douanes…). Le nouveau système Marylin, destiné à améliorer l’efficacité des missions de recherche et de sauvetage en mer vient notamment d’être installé dans tous les Centres Régionaux Opérationnels de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) de la Direction des Affaires Maritimes.

 

Démarré en octobre 2010 pour une durée de 4 ans et soutenu par l’Union Européenne, le programme I2C est un système innovant conçu et développé par DCNS avec ses partenaires.

 

I2C permet de détecter et d’identifier en temps réel les activités illégales et criminelles menées en mer. Le système permet d’analyser de manière dynamique les trajectoires et activités des navires, d’interroger les bases de données et de lever automatiquement des alertes en fonction de règles établies en concertation avec les autorités opérationnelles.

 

Pour mener à bien ses missions, le système corrèle et exploite, par un puissant logiciel algorithmique, l’ensemble des informations issues de multiples sources telles que radars côtiers, avions et navires (via l’AIS3), satellites d’observation, etc.

 

Il permet, pour chaque alerte, d’émettre des hypothèses précises sur la nature de l’activité illégale. De plus, l’opérateur peut paramétrer lui-même des « règles de détection » afin de repérer des types de situation spécifiques.

 

Le système propose une photographie précise de la situation en temps réel. Ainsi, il s’agit d’un puissant outil d’aide à la décision pour l’opérationnel, puisqu’il dispose d’information fiable pour décider et planifier les interventions nécessaires.

 

La campagne d’expérimentation de juillet 2013, pilotée par DCNS, déploie des moyens importants : ballon dirigeable Zeppelin®, avion de patrouille maritime, drone de surface, stations de surveillance côtières… et requiert des dizaines de spécialistes. Cette opération vise à évaluer le système I2C dans ses performances de surveillance des navires de la zone économique exclusive (ZEE), qui s’étend jusqu’à 370 kilomètres des côtes. Le système doit en effet assurer une veille permanente des activités de près de 50 000 navires de toutes tailles, et par n’importe quelles conditions météorologiques et océanographiques.

 

I2C a vocation à compléter les systèmes nationaux de surveillance déjà existants en proposant d’y corréler en permanence bien d’autres informations maritimes émanant de multiples sources telles que les prévisions météorologiques et océanographies, les identités et historiques des navires, les données géographiques, les mouvements portuaires, le renseignement, etc.

 

Ce projet est soutenu par l’Union européenne dans le cadre du programme de recherche du volet maritime d’EUROSUR (EUROpean SURveillance). Il vise le développement d’un système commun (multinational et interopérable) de surveillance des frontières.

 

1 I2C ” se prononce “Eye to see” et signifie “Integrated System for Interoperable sensors & Information sources for Common abnormal vessel behaviour detection & Collaborative identification of threat”.

2 Partenaires I2C : DCNS, FURUNO, ROCKWELL COLLINS France, SES ASTRA TechCom S.A, KONGSBERG Nortcontrol KONGSBERG Spacetec AS, ECOMER, SOFRESUD, INTUILAB, CLEARPRIORITY, ZEPPELIN, ONERA, ARMINES, IRIT METEOSIM, Eric Van Hooydonk Lawyers, JRC, AJECO, AIRSHIPVISION international

3 AIS : Automatic Identification System (obligatoire à bord des navires commerciaux)

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 17:55
Complexe mondial INTERPOL pour l’innovation (CMII)

Complexe mondial INTERPOL pour l’innovation (CMII)

LYON (France) – Le 10 juillet 2013 safran-group.com

 

L’accord signé entre Morpho (Safran) et INTERPOL prévoit la fourniture par Morpho de diverses solutions biométriques innovantes et l’assistance technique permettant de renforcer la sécurité globale. Le partenariat porte sur la fourniture à INTERPOL de systèmes d’identification biométrique automatisés, la mise à disposition de solutions de sécurité ultrasophistiquées destinées au futur Complexe mondial INTERPOL pour l’innovation (CMII), ainsi qu’une collaboration dans le domaine de la sécurité aux frontières.

 

Ce partenariat, d’une durée de cinq ans, prévoit également que Morpho équipe INTERPOL de sa technologie de reconnaissance faciale de pointe, un outil d’identification criminelle supplémentaire.

 

Les deux organisations, ainsi que d’autres partenaires clés, travailleront également ensemble afin de développer des standards et de bonnes pratiques au plan international. Cette collaboration aura pour but de renforcer l’efficacité et la sécurité aux frontières, grâce à l’utilisation de la biométrie, et de faire face aux défis liés au nombre croissant de voyageurs et aux menaces associées.

 

Ronald K. Noble, le Secrétaire Général d’INTERPOL, a expliqué que face à l’évolution constante et rapide de la technologie biométrique, il était indispensable de s’appuyer sur l’expertise et le soutien du secteur privé en mettant en place des partenariats tels que celui initié avec Morpho.

 

« Les criminels utilisent des moyens de plus en plus sophistiqués pour éviter d’être détectés. La police judiciaire doit donc également bénéficier des dernières avancées technologiques, en particulier en matière de biométrie, pour pouvoir lutter plus efficacement contre la criminalité transnationale sous toutes ses formes », a déclaré M. Noble.

 

« C’est tout particulièrement le cas pour les frontières où les agents n’ont que quelques instants pour décider de laisser entrer ou non une personne dans le pays. Il est indispensable pour eux de disposer de tous les outils nécessaires afin de vérifier si une personne est recherchée au niveau international ou a tenté de dissimuler son identité » a-t-il ajouté.

 

« Ce partenariat entre INTERPOL et Morpho rassemble ces éléments essentiels pour aider nos pays membres à mieux protéger leurs frontières et leurs citoyens, et à traduire en justice les malfaiteurs en fuite », conclut le Responsable d’INTERPOL.

 

Philippe Petitcolin, le Président-directeur général de Morpho, a indiqué : « Ce nouveau partenariat s’inscrit dans la continuité des efforts que nous déployons depuis 10 ans pour soutenir INTERPOL dans sa lutte contre la criminalité transfrontalière avec la fourniture de solutions biométriques avancées. »

 

« Grâce à notre leadership technologique et à notre expérience, nous sommes bien placés pour apporter à INTERPOL, ainsi qu’à ses états membres, une aide précieuse dans le domaine de la sécurité aux frontières », a ajouté M. Petitcolin.

 

Depuis 1999, INTERPOL utilise le Système d’identification biométrique automatique (AFIS) de Morpho, permettant aux policiers des pays membres d’effectuer des vérifications et d’identifier les personnes recherchées au niveau international via le réseau mondial d’INTERPOL. Dans le cadre du partenariat, ce système sera remplacé par l’AFIS dernière génération de Morpho, dont les fonctionnalités ont été améliorées et qui permettra des recherches encore plus rapides.

 

* Le CMII ouvrira ses portes en 2014 à Singapour.

****

 

À propos de Morpho

Morpho (Safran) est une société de haute technologie, acteur majeur de l’identification, de la détection et des documents électroniques dans le monde. Morpho est spécialisée dans les applications de gestion des droits des personnes ou de flux utilisant notamment la biométrie (n°1 mondial), les terminaux sécurisés et la carte à puce. Ses équipements et systèmes intégrés contribuent, dans le monde entier, à la sûreté des transports, à la sécurisation des données, à la sécurité du citoyen et au maintien au plus haut niveau de la sûreté des États.

Pour en savoir plus : www.morpho.com - www.safran-group.com - Suivez @MORPHO_NEWS sur Twitter

 

À propos d’INTERPOL

INTERPOL est l’organisation internationale de police la plus importante au monde, avec 190 pays membres. Le rôle d’INTERPOL est de permettre aux polices du monde entier de travailler ensemble pour rendre le monde plus sûr. L’infrastructure de pointe d’INTERPOL apporte un appui technique et opérationnel et aide à relever les défis – de plus en plus nombreux – de la lutte contre la criminalité au 21ème siècle.

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 07:55
Face aux «nouveaux risques», Valls veut une industrie de la sécurité plus structurée

8 juillet 2013 Liberation.fr (AFP)

 

Face aux «nouveaux risques» liés aux technologies, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a plaidé lundi pour une filière de la sécurité plus structurée, aux «enjeux de compétitivité considérables», lors de sa visite au forum Technologies contre le crime, à Lyon.

 

Le ministre a annoncé l’installation à l’automne par le Premier ministre du comité de filière de l’industrie de la sécurité, dont la création était prévue dans le récent Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale.

 

Les industries de la sécurité génèrent en France un chiffre d’affaires estimé à 10 milliards d’euros - en croissance annuelle de 7% - et emploient 50.000 personnes dans des PME et des grandes entreprises travaillant principalement à l’export, a précisé M. Valls lors de son discours d’ouverture de ce premier forum mondial dédié aux technologies de la sécurité qui se déroule jusqu’à mardi.

 

Contrairement aux industries de l’aéronautique et de la défense, la filière industrielle de la sécurité, disséminée, souffre d’une «insuffisante structuration», a jugé le ministre de l’Intérieur, assurant que les «enjeux de compétitivité et de sécurité sont considérables».

 

«Les technologies font, en effet, naître de nouveaux risques», a-t-il affirmé en citant la cybercriminalité, le détournement des identités, la diffusion de messages de haine...

 

Faute de dialogue entre pouvoirs publics, organismes de recherche et entreprises, les industriels ont une «visibilité insuffisante (...) sur les besoins des acteurs de la sécurité», a-t-il ensuite expliqué lors d’un point de presse, estimant qu'«il y a une certaine réticence de la part des industriels à se lancer dans des projets».

 

En ce qui concerne la police et la gendarmerie, M. Valls a identifié «trois défis majeurs pour les prochaines années»: modernisation des radiocommunications avec la transmission d’images à haut débit, nouvelle génération de vidéoprotection intégrant l’intelligence artificielle, et modernisation des équipements de protection des forces de sécurité qui pourront être dotés de capteurs intelligents.

 

Le premier Forum Tac (Technology against crime), sous l’égide d’Interpol et du ministère de l’Intérieur, réunit institutions, représentants d’Etats, PME innovantes et industriels de poids tels que EADS, Safran et Thalès, avec l’ambition de devenir un «Davos de la sécurité».

 

à suivre @ForumTAC

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 15:55
Crédits Thales

Crédits Thales

04/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Avec le nouveau contrat remporté dans le domaine des systèmes biométriques en France, le groupe d'électronique s'impose comme l'un des leaders du marché de la sécurité. Si Thales est bien armé pour s'ouvrir les marchés multiformes de la sécurité, la plupart des clients sont loin d'être matures pour s'offrir des systèmes trop complexes.

 

Sécurité des Etats, sécurité urbaine, sécurité des infrastructures critiques (aéroports, énergie...) et cybersécurité... Thales est partout sur les marchés de la sécurité à forte valeur ajoutée. Fort de tous ses savoir-faire et de ses compétences dans le domaine de la défense, le groupe d'électronique veut profiter, comme la plupart des groupes de défense mondiaux, de la croissance des marchés de sécurité dans les pays émergents et... dans les pays occidentaux. D'où un changement de stratégie radical avec la création en juillet 2011 de Thales Communications & Security, qui rapproche au sein du groupe d'électronique deux activités (deux mondes ?) jusqu'ici séparées, la défense (Thales Communications) et la sécurité (Thales Security Solutions & Services). Soit une entité qui réalise un chiffre d'affaires de l'ordre de trois milliards d'euros et qui emploie 7.000 personnes réparties sur neuf sites. Objectif, simplifier la complexité pour fournir à celui qui prend des décisions, qu'il soit civil ou militaire, une information pertinente et immédiate.

Pourquoi un tel changement de stratégie ? Parce que le rapprochement des deux sociétés s'inscrit dans une tendance naturelle, à savoir une convergence croissante des enjeux de maîtrise de l'information aussi bien dans la sécurité - ce qui est assez récent - que dans la défense, où ce concept est depuis longtemps bien assimilé car vital pour prendre les bonnes décisions sur les théâtres d'opération. Ce qui est vrai au niveau du concept - maîtrise de l'information - dans la défense et dans la sécurité l'est également pour les solutions techniques et technologiques performantes aujourd'hui exigées par les autorités civiles. En outre, le groupe dispose des compétences de maîtrise d'oeuvre pour remporter des appels d'offre portant sur de grands projets tels que la sécurisation du terminal 3 de l'aéroport de Dubaï où 300 personnes de Thales ont été envoyées surplace. Enfin, le groupe, qui a senti comme beaucoup d'autres le vent tourné dans la défense, cherche de nouveaux relais de croissance pour compenser la baisse des budgets de défense des pays occidentaux. C'est particulièrement vrai pour le marché de la sécurité estimé dans sa globalité à 100 milliards d'euros, en augmentation de 5 % par an.

 

Thales bien armé pour la sécurité

Sur le papier, Thales est donc bien armé pour affronter le marché de la sécurité. D'autant comme l'assure le directeur général adjoint de Thales, en charge de l'activité Systèmes d'information et de communication sécurisés, Marc Darmon, le groupe dispose de toutes les technologies pour forcer les portes des marchés de la sécurité. "Nous n'avons pas de manque dans les technologies", précise-t-il. Et il est particulièrement fier de TEOPAD, une solution de sécurisation des applications professionnelles pour smartphones et tablettes, qui sont très vulnérables aux cyberattaques. Thales revendique également une première dans le domaine de la PMR (Professional Mobile Radio) avec la mise en oeuvre en Jordanie d'une solution pilote Nexium Wireless, la solution réseau de Thales LTE (ou 4G). Ce projet a pour objectif de démontrer les nouvelles capacités très hautes débit (notamment transferts de vidéos en temps réel) de ce programme dans le cadre de missions critiques pour les forces de sécurité jordaniennes.

En outre, le marché de la sécurité est très fragmenté et est grignoté par des acteurs d'origine diverse (opérateurs de télécoms, IT, groupe de défense...). Thales a une belle carte à jouer en se positionnant comme intégrateur de solutions complètes. C'est bien pour cela qu'il est capable de concourrir sur tant de marchés différents. Et de gagner des contrats emblématiques comme celui obtenu en 2009 avec l'opérateur télécoms Telmex du contrat de vidéo surveillance de Mexico (plus de 8.000 caméras équipés de capteurs pour détecter d'où les coups de feu ont été tirés), considérée comme l'une des villes les plus dangereuses du monde. Thales revendique une baisse du taux de criminalité et une division par trois du temps de réponse des secours depuis la mise en place de son système.

 

Le marché de la sécurité pas toujours mature

Sauf que le marché de la sécurité n'est pas toujours aussi bien organisé que les industriels le voudraient. "On a toujours des clients qui achètent des systèmes par petits bouts, un jour des caméras puis un jour autre chose. Avoir des clients matures dans ce domaine-là, c'est assez rare", soulignait à l'agence Reuters en début d'année, Marc Darmon. Et puis, il y a des marchés prometteurs, qui ne le sont pas. C'est le cas du marché de surveillance des frontières, qui était pourtant promis à un bel avenir notamment avec le programme Miksa en Arabie saoudite, finalement remporté par Cassidian (groupe EADS). "Ce marché est un peu retombé", reconnaît Marc Darmon, qui précise qu'il est "difficile de convaincre les clients de se doter de programmes aussi compliqués". 

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 07:55
L'Association française de droit de la sécurité et de la défense organise son 1er colloque en septembre

30.06.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense
 

Le 1er octobre dernier, a été créée, à la Faculté de droit de Paris V, une Association française de droit de la sécurité et de la défense, déclarée le 15 mars 2013 en Préfecture de police.

Cette association a pour objet
- de regrouper la connaissance du droit de la sécurité et de la défense grâce notamment aux publications qu'elle assurera ;
- de favoriser le développement de la recherche et de l'enseignement en droit de la sécurité et de la défense ;
- de favoriser l'échange d'expériences et d'analyses entre juristes de sécurité et de défense.

L’association tient, en principe, un colloque annuel, à l’occasion de son assemblée générale ordinaire. Son premier colloque se tiendra à la Faculté de droit de Nice, les 27 et 28 septembre 2013. Il portera sur "Le droit de la sécurité et de la défense en 2013".

Clôture des inscriptions: le 20 septembre
Inscrptions auprès de Nicolas PREVOST - Secrétariat CERDACFF
Tél. 04-92-15-70-41/70-22
Courriel : cerdacff@unice.fr

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 15:55
Prévention et Gestion des Risques Majeurs à Milipol Paris 2013

Prévention et Gestion des Risques Majeurs à Milipol Paris 2013

par Rémi THUAU , Préfet, Président des salons MILIPOL
 

La 18ème édition du salon MILIPOL PARIS aura lieu du 19 au 22 novembre 2013 à Paris Nord Villepinte.

 

Le salon poursuit ainsi à chaque édition son développement pour le plus grand bénéfice des entreprises et des services étatiques en charge de la sécurité des personnes et des biens.

 

Pour cette nouvelle édition MILIPOL PARIS renoue avec ses dates traditionnelles en novembre et s’installe au Parc des expositions de Paris Nord Villepinte. Site moderne,  ce dernier réunit toutes les infrastructures et les services pour optimiser le salon, la participation des exposants et l’accueil des visiteurs.

 
Le salon bénéficie du soutien constant du Ministère Français de l’intérieur. Le stand Police / Gendarmerie / Sécurité Civile permettra de découvrir les technologies et les innovations utilisées par ces services. D’autres Ministères et institutions qui concourent à la sécurité seront également présents : la Douane française, Europol…

 

MILIPOL PARIS 2013 développera son espace dédié aux Risques Majeurs : technologiques, naturels ou autres, et ce, afin de répondre aux besoins de prévention et de lutte contre les catastrophes dont sont victimes de nombreux pays.

 

Après leur succès en 2011, les Rendez-vous d’Affaires qui ont permis d'optimiser les rencontres entres exposants et donneurs d’ordre seront renouvelés.
La fidélité de nos exposants français et internationaux, l’importance des délégations officielles venues du monde entier et le nombre croissant de nos visiteurs attestent la place que le salon a prise sur le marché mondial de la sécurité.

 

Grâce au salon MILIPOL PARIS, les services de sécurité des États et des collectivités publiques ainsi que les entreprises pourront découvrir des produits et services bénéficiant du plus haut niveau d’innovation technologique et adaptés à leurs besoins. La très grande diversité des équipements et matériels exposés sont le reflet de la multiplicité des métiers de la sécurité, de l’antiterrorisme à la police technique et scientifique en passant par la sécurité civile ou la sécurité routière.

 

MILIPOL PARIS est le premier salon de la sécurité au monde. Son équipe vous donne rendez-vous en novembre 2013.

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 07:55
Exercice MESOS-ARSENIA : La chaîne OTIAD en action dans la ZDS sud-est.

Exercice MESOS-ARSENIA : La chaîne OTIAD en action dans la ZDS sud-est.

18/06/2013 Sources : EMA

 

L’exercice MESOS-ARSENIA a eu lieu en région Rhône-Alpes du 10 au 14 juin. Dirigé par la préfecture du Rhône, cet exercice mixte civil et militaire  a été conduit autour d’un scénario de gestion d’une crise Nucléaire, Radiologique, Bactériologique et Chimique (NRBC) sur fond de menace terroriste. Pour sa partie civile (MESOS), cet exercice a été joué à tous les niveaux de l’organisation préfectorale, y compris sur le terrain. Pour sa partie militaire (ARSENIA), il a engagé la chaîne de commandement zonal, plus particulièrement les volets planification et conduite de l’engagement de la chaîne OTIAD, en coordination avec les moyens civils placés sous autorité du ministère de l’Intérieur.

 

Au total, l’exercice MESOS a impliqué 2000 personnes sous la direction du préfet de zone de défense et de sécurité (PZDS), dont une composante européenne de 300 personnes (Portugal, Belgique, Espagne, Allemagne, Italie). Pour sa part, le volet militaire (ARSENIA) a engagé une centaine de militaires des cinq départements relevant de la zone de défense et de sécurité sud-est (ZDS SE : départements du Rhône, de l’Isère, de l’Ain, de la Drôme et de l’Ardèche) qui ont armé ou renforcé les structures de commandement nécessaires à l’engagement militaire. A cette occasion, le Centre Opérationnel Interarmées de la Zone de Défense et de Sécurité Sud-est (COIAZDS SE) a été évalué dans sa capacité à armer, planifier et conduire les actions militaires de gestion de crise.

 

Dans le scénario de l’exercice se déroule une succession d’attentats dans le monde : à Rome (31 mai), Sydney (3 juin), Londres (7 juin), la Haye (8 juin) Paris (9 juin), Saint Etienne (11 juin) et Lyon (12 juin). Un sommet économique européen se tenant à Lyon, le Préfet de la Zone de Défense et de Sécurité Sud-Est – M. Jean-François Carenco - décide la réquisition de moyens militaires en soutien des forces de sécurité civile et intérieures.

 

La réquisition préfectorale est adressée au général de corps d’armée Martial de Braquilanges, officier général de zone de défense et de sécurité de la zone Sud-Est (OGZDS-SE) qui évalue les besoins requis et la manœuvre opérationnelle à mener en coordination avec les autorités civiles, et reçoit l’ordre d’intervenir du Centre de Planification et de Conduite des Opérations (CPCO). Il engage alors les moyens militaires dans des délais très brefs. Grâce à leurs structures, leurs savoir-faire et aux moyens très spécifiques dont elles disposent (capacités génie, héliportée, NRBC, transport lourd, etc.), les armées sont associées très tôt au déclenchement de l’alerte par la préfecture.  Dans le cadre de l’Organisation Territoriale InterArmées de Défense (l’OTIAD), les armées peuvent en permanence déployer jusqu’à 10 000 hommes en quelques jours dans le cas d’une crise majeure. Le maintien de cette capacité est confirmé par le nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, dans le cadre de la fonction stratégique «protection».

 

Dans les crises liées à la sécurité civile, les moyens militaires sont placés pour emploi sous l’autorité du Directeur des Opérations de Secours, qui est en principe le préfet de département. Ils restent sous le commandement opérationnel (OPCOM) du chef d’état-major des armées, via l’officier général de la zone de défense et de sécurité qui en assure le contrôle opérationnel (OPCON). Dès les premières heures de la crise, l’évaluation des moyens militaires disponibles est réalisée par le centre opérationnel interarmées de zone de Défense et de sécurité sud-est (COIAZDS-SE), également en charge de planifier et conduire leur engagement. Pour assurer ses missions, le COIAZDS est renforcé par des militaires d’active et de réserve. Il peut également être armé par des renforts spécialisés, comme la cellule d’aide à la gestion de crise (CAGEC). Afin de garantir la bonne coordination avec l’action des moyens civils, un détachement de liaison militaire est inséré auprès du préfet en charge des opérations.

 

L’Organisation territoriale interarmées de Défense (OTIAD) assure des missions opérationnelles au titre de la sauvegarde et en vue de la participation des forces armées à la défense sur le territoire national, y compris dans les DOM-COM. L’engagement des armées sur le territoire national dans le cadre des missions intérieures intervient en soutien, en accompagnement ou en complément de l’action civile de l’État dans les milieux terrestre, maritime et aérien. La chaîne OTIAD couvre ainsi un large spectre de missions : missions de sécurité civile (par exemple en cas de catastrophe naturelle), missions de sécurité intérieure (telles que VIGIPIRATE ou Harpie), missions de sécurité publique (comme Héphaïstos : mission de lutte contre les feux de forêts dans le Sud et en Corse), engagement des équipes de neutralisation et destruction d’engins explosifs (NEDEX), etc. Par ailleurs, son personnel assure une veille opérationnelle permanente dans sa zone de défense et de sécurité, au bénéfice de ses concitoyens.

Exercice MESOS-ARSENIA : La chaîne OTIAD en action dans la ZDS sud-est.

Exercice MESOS-ARSENIA : La chaîne OTIAD en action dans la ZDS sud-est.

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 17:50
Antiterrorisme : 36 unités d'intervention européennes, dont le GIGN et le RAID, en exercices conjoints au sein du réseau Atlas

18.04.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Le réseau Atlas réunit depuis 2001 (après le 11 septembre...) toutes les forces d'intervention des pays de l'Union européenne, plus la Suisse et la Norvège. La Task force des responsables des services de police travaille depuis cette date à une meilleure coopération entre les 36 unités européennes spécialisées, notamment dans la lutte antiterroriste. Et le cauchemar de tous les pays : la prise d'otages de masse.

Pour travailler l'opérationnel, neuf exercices conjoints, regroupés sous l'appellation " Atlas Common Challenge ", ont été mis en place dans divers pays, impliquant les 36 services, au total près de 2 250 membres des unités spéciales !

Ainsi, ce mercredi 17 avril, le GIGN et le RAID français (ici en intervention à Montreuil le 10 avril, photo AFP), comme l'USP du Luxembourg, sont à Bruxelles pour apporter dans l'exercice leur soutien au CGSU belge, confronté à une prise d'otages dans un train de la société nationale SNCB. Spectaculaire ! Mais malheureusement sans journalistes. Les images sont donc fournies par le réseau Atlas himself...

 

atlas,gign,raid,antiterrorismeAu-delà d'une convention de coopération et d'un réseau de communication entre les différentes unités européennes, Atlas a mis en place cinq groupes de travail d'interventions spécifiques : navires, aéronefs, bâtiments, transports et pénétration. Depuis 2008, dans le cas d'une demande d'assistance d'un pays confronté à une crise dépassant ses capacités, comme une prise d'otages de masse (POM dans le jargon), le réseau Atlas,commandé par le colonel Olaf Lindner, chef du GSG 9 allemand, pourrait faire appel à des unités étrangères.

" La lutte contre le terrorisme est un des challenges majeurs de notre sécurité intérieure, a estimé hier la Commissaire européenne des affaires intérieures, Cecilia Malmström. Le terrorisme ne connaît pas les frontières et maintenir la sécurité publique est un défi complexe qui recommande la coordination de nos efforts. Je crois que la coopération entre les polices européennes est plus nécessaire que jamais et je me félicite de la réalisation de l'exercice du réseau Atlas. "

atlas,gign,raid,antiterrorismeDes entraînements conjoints sont donc organisés mercredi 17 avril et jeudi 18 pour améliorer le travail en commun et s'adapter aux nouvelles formes de terrorisme. Neuf scénarios de POM, regroupant à chaque fois quatre unités d'intervention, ont été mis en place dans toute l'Europe de façon simultanée. On peut les répartir en trois grandes familles d'intervention : sur des transports en commun (train, bus, avions), en milieu naval et sur des habitations comme des immeubles ou des magasins (photo GIGN).

" Cette initiative est le plus grand exercice antiterroriste organisé en Europe ", s'est félicité Gilles de Kerchove, le coordinateur européen de l'antiterrorisme qui a soutenu l'idée depuis son arrivée au poste en 2007 : " Je pense qu'Atlas est un point essentiel qui peut permettre une coopération opérationnelle entre les Etats membres face à une attaque terroriste à grande échelle. "

A noter que le 19 mars, l'exercice " Atlas Common Challenge "a été préparé pour une meilleure coordination... Voici les différents groupes de travail opérationnel du jour, plutôt répartis de façon géographique :

- Transports :

atlas,gign,raid,antiterrorismeSur un train Thalys en Belgique donc avec la participation du CGSU belge, du GIGN et du RAID français, de l'USP luxembourgeois. Dans l'exercice, un PC est commun pour la stratégie, la direction des opérations et la tactique mais chaque unité traite un compartiment de façon autonome ;

Vous noterez au passage la sobriété du Luxembourg pour le nom de son groupe d'intervention : USP pour Unité spéciale de la police. L'éternelle complexité linguistique belge : CGSU pour Commissariat général Special Units (les Flamands disent aussi CGSU pour de Speciale eenheden van de federale politie, ce qui signifie Unités spéciales de la police fédérale). Nous vous rappelons enfin l'art français, non pas de la guerre, mais de l'acronyme : GIGN pour Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale et le poétique RAID pour Recherche Assistance Intervention Dissuasion de la police nationale.

Autres exercies au Portugal avec les GIOE et GOE locaux, le GEO et l'UEI espagnols ;

En Slovaquie avec le LYNX slovaque, le Red Panther slovène, le SIAS et le BSIJ roumains.

atlas,gign,raid,antiterrorisme- Navires :

En Norvège avec le groupe DELTA, le NI suédois, le KARHU finlandais et l'AKS danois ;

En Estonie avec le KOMMANDO K, l'OMEGA letton, l'ARAS lituanien et le BOA polonais.

- Bâtiments :

Aux Pays-Bas avec le DSI hollandais, le CO 19 britannique, l'ERU irlandais et le PSNI d'Ulster (Irlande du Nord) ;

En Italie avec le GIS et le NOCS locaux, le SAG maltais, l'ATU suisse ;

atlas,gign,raid,antiterrorismeEn Autriche avec l'EKO Cobra, l'URNA tchèque, le GSG 9 et le SEK BWL allemands ;

En Bulgarie avec le SUCT local, le CTC hongrois, l'EAO chypriote et l'EKAM grec.

Que du lourd et du beau monde ! Maintenant, vous m'apprendrez la liste des 36 unités d'intervention européennes par cœur...

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 17:50
photo Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord.

photo Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord.

22.04.2013 Fondation Robert Schuman

 

Les 17 et 18 avril 2013, 9 Etats membres de l'Union européenne ont simultanément été le théâtre du plus grand exercice antiterroriste jamais organisé en Europe. La Commissaire européenne en charge des affaires intérieures Cecilia Malmström a déclaré que le but de cette simulation d'attentats terroristes était d'oeuvrer au "renforcement des compétences et de l'expertise de l'ensemble des unités d'intervention spéciales et, partant, à celui de la sécurité publique". Ces exercices se sont déroulés dans le cadre du réseau ATLAS, une initiative née en 2001, à la suite des attentats du 11 septembre. Son objectif est de faire coopérer des unités de police chargées de la lutte contre le terrorisme et de les former par l'échange de bonnes pratiques...

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 18:38
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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 17:41
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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 20:20
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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 07:30

African Region maps source ISS

 

11/09/2012 Par Amandine Gnanguênon, chargée d’études Afrique à l’IRSEM

 

Joseph Ki-Zerbo dans A quand l’Afrique? Entretien avec René Holenstein (Editions de l'Aube, 2003) rappelle que parmi les grandes questions posées au continent africain figurent celles de l’Etat, ainsi que celles de l’unité et de l’émiettement de l’Afrique. Dans le cadre de ce dossier stratégique, nous avons souhaité revenir sur ces deux questions remises à l’ordre du jour par la mise en œuvre de l’Architecture africaine de paix et de sécurité, plus connue sous l’acronyme anglais APSA.

 

Construire une Architecture solide sur un socle instable

 

Si les Etats africains sont au centre de la construction d’une Architecture de paix et de sécurité, ont-ils les moyens de gérer les conflits ? Il peut paraître simpliste d’ouvrir notre propos sur une telle question alors même que la raison d’être de l’édifice panafricain repose sur le pré-requis du monopole de la violence légitime reconnu aux Etats et partant, de son exercice souverain. L’engouement dont l’APSA fait l’objet n’en cache pas moins une ambiguïté : en matière de sécurité, certains Etats sont à la fois constitutifs du problème et de sa solution. En effet, nombreux sont les appareils d’Etat africains qui, confrontés à un ordre interne instable  toujours susceptible de basculer dans un désordre généralisé, agissent dans le but de conserver leur intérêts.

 

Dans certains cas, les proximités géographiques, culturelles et linguistiques des populations font peser le risque de propagation d’un conflit localisé et obligent les Etats à agir, y compris en utilisant la violence, au-delà du cadre national. Comme le démontre l’article de Mehdi Belaid, les positions de la République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda dans la région des Kivu témoignent du recours aux « guerres par procuration », par lesquelles des gouvernants s’affrontent par mouvements rebelles interposés. Le recours à la violence et le refus d’accepter la norme de l’alternance politique pacifique soulève finalement la question de la légitimité des acteurs politiques.

 

L’élection permet de confiner l’alternance politique à une sorte de jeu à somme nulle en désignant un gagnant et un perdant. L’usage de la force, aussi rudimentaire soit-il, ne devient-il pas un moyen de contourner cette règle simple du changement, trop souvent perçue comme inique par le perdant ? Au-delà du rite électoral, la légitimité étatique se construit aussi autour d’un ordre juste et non partisan, de la redistribution des ressources nationales et de la protection des populations contre les menaces potentielles à leur intégrité physique. Un Etat qui ne serait pas en mesure d’assurer ces prérogatives prend le risque de voir émerger des mouvements de révoltes en son sein ou en marge. En cette occurrence, la reconnaissance du Conseil national de transition (CNT) libyen par la Communauté internationale a finalement relancé le débat sur l’opposition entre la légitimité électorale et la légitimité de la révolte contre un pouvoir dictatorial.

 

Si un acteur est légitime dans sa contestation de ceux qui représentent l’Etat (Libye, Niger, Mauritanie), l’est-il suffisamment pour remplacer ceux qui gouvernent ? Soulever cette question, souvent écartée par les organisations internationales, revient à s’interroger sur l’écart entre l’application de principes préétablis et la réalité du terrain. Dit autrement, il apparaît que le surinvestissement formel dont l’APSA fait actuellement l’objet est une manière de compenser le manque de légitimité des Etats au plan national. Si la raison d’être du système de sécurité collective africain repose sur la défense ardente de principes et de normes, notamment celui de souveraineté, sur lesquels s’appuie le système inter-étatique, ce système ne devrait-il pas également rechercher à produire des effets concrets sur la sécurisation des espaces nationaux en conflits ?

 

De l’antagonisme incomplet et du partenariat imparfait

 

L’actualité africaine de ces derniers mois nous confirme qu’au-delà des discours politiques, la nature des conflits influe sur les formes de coopération entre les Etats, comme le démontrent les cas du Mali et de la Somalie. Malgré l’investissement dont le Mali a fait l’objet de la part de la Communauté internationale, la situation n’a cessé de se détériorer. L’article de Jérôme Pigné revient sur les réactions en chaînes au Mali, et plus largement au Sahel, engendrées par de multiples facteurs d’instabilité, souvent anciens, sur lesquels la chute du régime de Kadhafi a agit comme un catalyseur. Face à une situation complexe, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), reconnue comme un modèle en matière de gestion des conflits, est dans l’impasse. Le fait qu’aucun acteur politique légitime au pouvoir au Mali ne puisse saisir la CEDEAO pour intervenir sur le territoire révèle comment le respect des normes internationales peut avoir un effet contreproductif en favorisant localement des zones de non droit.

 

Inversement, dans une région en proie à une crise somalienne qui dure depuis près de 20 ans, la mission de l’UA en Somalie (AMISOM) a réussi à dépasser les échecs du processus d’intégration régionale. La gestion des conflits par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) était au point mort du fait de la méfiance développée entre les acteurs politiques, peu enclins à accepter une intervention des pays frontaliers. La contribution de Romain Esmenjaud revient sur la manière dont, malgré certaines limites capacitaires qui ne sont  pas propres à l’opération, l’AMISOM a fait ses preuves, riches d’enseignement pour les futures opérations de maintien de la paix (OMP).

 

Le développement des Communautés économiques régionales (CER) comme de l’Union africaine (UA) durant la dernière décennie est, dès lors, l’illustration « de l’antagonisme incomplet et du partenariat imparfait » dont parlait Pierre Hassner (« Le siècle de la puissance relative », Le Monde, octobre 2007). Dans un contexte international où la paix, notion floue vue du terrain, reste un modèle de conduite collective, les Etats rentabilisent en termes d’image leur investissement dans la gestion des conflits. Nombreux sont ainsi les pays médiateurs pour qui la recherche de pacification permet de cacher les menaces qu’ils font peser sur leur population, comme ce fut le cas avec l’implication de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD) sous l’impulsion de Kadhafi pour régler le conflit au Darfour.

 

L’intervention des Etats frontaliers, également dictée par la volonté d’instrumentaliser le désordre des pays voisins à des fins politiques, aboutit à un partenariat imparfait. Il signifie, que malgré les déclarations communes faites dans les enceintes politiques, le fait qu’un Etat puisse soutenir la rébellion du gouvernement voisin pour défendre ses intérêts, au détriment de la stabilité régionale, favorise un climat de suspicion permanent. Partant de ce constat, quelles conclusions tirées sur la mise en place de l’Architecture africaine et sur l’avenir d’une Force africaine à l’échelle du continent ?

 

Renforcer les capacités nationales par le soutien des initiatives régionales

 

En tant que projet politique, la création de l’Union africaine repose sur la volonté de l’Afrique de faire oublier les échecs de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) dont le 50èmeanniversaire de la création sera célébré en 2013. Dans la continuité du discours panafricaniste prôné par l’OUA, la mise en œuvre de l’Architecture africaine de paix et de sécurité incarne la mise en application du principe d’appropriation africaine selon lequel les instances africaines sont prioritairement en charge des questions relatives à la stabilité du continent. Bien que l’UA se soit dotée d’organes, en particulier le Conseil de paix et de sécurité (CPS), qui l’autorisent à se prévaloir de jure du poids rassemblé des Etats africains dans le processus de prise de décision, l’ambition de son projet d’Architecture est de facto limité par l’ampleur des moyens de toute nature qu’il requière.

 

Le manque de capacités financières, militaires, ainsi que les besoins en formation, des Etats africains les contraint à être dans une position de négociation constante avec leurs partenaires étrangers notamment sur les exigences opérationnelles, tactiques et stratégiques. L’UA, mais aussi les CER, ne sont pas toujours en mesure de décider où, quand et comment les solutions africaines peuvent être préconisées. Au-delà des programmes de renforcement des capacités dont bénéficient la plupart des armés africaines, l’intégration de l’UA dans le dispositif des opérations de maintien de la paix, en vertu du chapitre 8 de la Charte de l’Organisation des Nations unies (ONU), signifie que tout engagement africain doit, au risque d’être illégal, se faire avec l’aval de l’ONU. L’UA devra sans doute transiger entre un projet politique fort avec des moyens africains limités et une marge de manoeuvre politique limitée par une forte dépendance à l’égard de la Communauté internationale. De ce choix dépendra l’avenir de la Force africaine en attente.

 

Les conclusions émises dans le cadre du colloque sur cette Force africaine en attente organisé les 26 et 27 avril 2012 par l’IRSEM, où la question de la pertinence de cet outil pour faire face aux enjeux sécuritaires africains a été posée, résumeront finalement assez bien nos propos. Tout d’abord, dans la mise en place de la FAA, les Etats africains ont tout intérêt à s’inspirer d’interventions en cours (AMISOM en Somalie, MICOPAX en Centrafrique). Il serait en outre illusoire de penser que la Force africaine en attente, censée être opérationnelle en 2015, sera le seul remède applicable à tous les maux sécuritaires africains. La complexité des situations de conflits où s’enchevêtrent différents facteurs, acteurs, intérêts et enjeux, à l’image de l’actuelle situation malienne, peut encourager les acteurs concernés à favoriser des cadres d’action plus souples afin d’agir vite et efficacement. La coopération entre la CEDEAO et la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) pour lutter contre la piraterie dans le Golfe de Guinée est déjà un exemple des solutions possibles au-delà du cadre de référence de la FAA.

 

Enfin, l’un des principaux enseignements à retenir, laissant présager des effets d’entrainement que pourraient avoir les CER et l’UA, est qu’au-delà de leurs limites, la confrontation aux crises a un effet structurant pour les Etats.

 

L’engagement de la CEDEAO dans les conflits de la région du fleuve Mano dans les années 1990, la MICOPAX, l’AMISOM ont déjà démontré que la mise en place de forces régionales a exigé d’un certain nombre d’Etats de faire un bilan permanent de leurs capacités militaires. L’engagement à l’avenir des CER et de l’UA ne fait pas non plus de doute étant donné que les risques de déstabilisation des régimes, du fait de la régionalisation des conflits,

contraignent les autres Etats à s’impliquer. Il ne reste plus qu’à espérer que la crise malienne, qui a d’ores et déjà permis de tirer la sonnette d’alarme, contribuera à une plus grande responsabilisation de ceux qui investissent leurs moyens et de ceux qui les utilisent. Dans un monde idéal, les coûts engendrés par la gestion des conflits seraient annulés par la mise en place de mécanismes de prévention, la plupart des facteurs de conflits ayant des racines à la fois anciennes et identifiables.

 

Rappel sur l’Architecture africaine de paix et de sécurité

 

L’APSA est une structure mise en place avec la création de l’UA en 2002 et qui repose sur trois logiques :

- L’intégration de l’UA dans le dispositif des opérations de maintien de la paix, en vertu du chapitre 8 de la Charte de l’Organisation des Nations unies, qui prévoit de déléguer la charge du maintien de la paix et de la sécurité internationale à des organismes régionaux.

 

- La mise en place d’un cadre de coopération entre l’UA et les Communautés économiques régionales. L’objectif est dès lors de créer un système centralisé autour de l’UA où les CER deviennent des piliers dans la mise en œuvre de l’Architecture.

 

- La création au sein de l’UA de composantes lui permettant de mener à bien sa mission à savoir le Président de la Commission, le Comité des chefs d’état-major (CEM), le Conseil des sages, la Force africaine en attente, le système continental et d’alerte rapide et le fonds pour la paix.

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 08:50
Sociétés Militaires Privées (SMP): un rapport de l'Assemblée nationale qui leur ouvre la porte

14.02.2012 par P. Chapleau Lignes de Défense

 

C'est un communiqué qui l'annonce aujourd'hui: les députés Ménard et Viollet, dans leur rapport d'information sur les sociétés militaires privées, se disent favorables à la création de ce que j'appelle SPER (sociétés de protection en milieu à risques) et de ce qu'ils appellent ESSD (entreprise de services de sécurité et de défense). On lira leur communiqué ci-dessous.

 

Trois remarques à chaud puisque je n'ai pas encore lu le rapport (mais je suis certain que Christian Ménard va me l'adresser sans tarder):

 

1- de telles sociétés existent déjà en France, dûment enregistrées auprès des autorités et ayant pignon sur rue. S'agit-il d'officialiser ce qui existe déjà légalement, en dépit des affirmations passées du ministre de la Défense sur les SMP?

 

2- la réalité du milieu des SMP couvre un spectre beaucoup plus large que les seules sociétés de sécurité et de protection. Pour ma part, et je n'étais le seul à le dire lors des auditions devant les deux députés, j'avais insisté sur l'éventail large des missions et donc sur la réalité des ESOA (entreprises de soutien opérationnel aux armées) dont les activités doivent aussi être régulées en vue d'un résultat optimal.

 

3- j'attends de lire le rapport, mais je me demande bien si la notion de "régulation" est abordée. Si oui, tant mieux, sinon, c'est un coup d'épée dans l'eau!

 

Bon, je considère que le verre est à demi plein. Trinquons quand même...

 

Le texte du communiqué:

 

« Dans un rapport rendu ce jour à la Commission de la Défense et des Forces Armées de l'Assemblée nationale, les députés (UMP - Finistère) Christian Ménard et (PS - Charente) Jean-Claude Viollet, viennent de briser un tabou en préconisant l'ouverture, en France, d'Entreprises de Services de Sécurité et de Défense (ESSD). Les deux parlementaires, pourtant issus de deux groupes politiques opposés, se rejoignent totalement sur la nécessité de créer des sociétés françaises destinées à assurer la sécurité, notamment à l'étranger, de nos grands groupes industriels, de leurs personnels, mais aussi de leurs intérêts. « Nous devons avoir conscience que notre pays, en raison de la multiplicité des théâtres d'opérations, doit avoir recours à ce type de sociétés. Les Anglo-Saxons, Sud-Africains, Israéliens, entre autres, l'ont fort bien compris en créant de telles entités... » assure Christian Ménard, déjà auteur de deux précédents rapports sur la Piraterie Maritime, ajoutant « les Armateurs de France, l'énorme majorité des militaires (qui voient là la possibilité d'une seconde carrière), les industriels vont dans le sens d'une telle ouverture. Il appartient désormais à notre pays, d'expérimenter (pourquoi pas au niveau de la piraterie maritime ?), de légiférer et, bien sûr, de labelliser de telles sociétés... »

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 07:50
Sécurité - Un projet de recherche européen pour améliorer la surveillance maritime

12.10.2010 - ONERA.fr

 

Le projet de recherche européen I2C, qui vise à développer un système global de surveillance maritime, a été lancé le 12 octobre. Ce système a pour ambition de détecter en temps réel et quelque soit les conditions maritimes les comportements suspects des navires sur une grande zone maritime. Associé à ce projet, l’Onera apporte son expertise en traitements, radars, porteurs, une participation qui confirme l’engagement de l’Onera en matière de sécurité.

I2C est un projet de recherche européen sur 4 ans pour la mise au point d’un système intégré de surveillance maritime. Le projet, porté par DCNS, mobilise 20 partenaires européens dont 4 centres de recherche (Onera, IRIT, Armines CRC et Joint Research Centre) 6 industriels (DCNS, Rockwell Collins, Furuno, ASTRA, Techcom services, Spacetec, Kongsberg Northcontrol), et 9 PME.

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 16:50
La Force de gendarmerie européenne officiellement instituée

Gendarmes se préparant avant leur départ en Afghanistan, en 2009. Dans le cadre de la FGE, 150 gendarmes français forment et encadrent la police nationale afghane sur le terrain.

 

13/07/2010 par Samantha Lille

 

Le projet de loi autorisant la ratification du traité, entre l’Espagne, la France, l’Italie, les Pays-Bas et le Portugal, portant création de la Force de gendarmerie européenne (FGE) a été adopté le 12 juillet 2010 par l’Assemblée nationale.

 

Le concept de la Force de gendarmerie européenne (FGE ou EUROGENDFOR) proposé par la France a été scellé le 17 septembre 2004, par une déclaration d’intention signée à Noordwijk (Pays-Bas). Le projet s’est ensuite concrétisé le 18 octobre 2007 par la signature d’un traité.

 

Outre les pays fondateurs représentés par la gendarmerie nationale française, la garde civile espagnole, les carabiniers italiens, la maréchaussée royale des Pays-Bas et la garde nationale républicaine portugaise, la FGE compte depuis décembre 2008, la gendarmerie roumaine parmi ses membres.

 

Opérationnel depuis 2006, ce nouvel instrument de gestion de crise a vocation à servir prioritairement la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) de l’Union européenne. Elle peut également être mise à la disposition de l’ONU, de l’OTAN, de l’OSCE ou d’une coalition internationale. Elle vise à combler le manque opérationnel constaté entre le moment où des forces armées entrent sur un théâtre d’opérations et le moment où des forces de police peuvent y remplir normalement leur mission.

La FGE dispose d’un état-major permanent basé à Vicenza en Italie. Elle peut déployer une force de réaction rapide de 800 hommes sous un délai de 30 jours et peut compter jusqu’à 2 300 personnes en comptant les états tiers contributeurs.

 

C’est dans le cadre de cette force que 150 gendarmes français sont déployés en Afghanistan. Placés sous le commandement de la force internationale d’assistance et de sécurité ( FIAS) de l’OTAN, ils forment et encadrent la police nationale afghane.

 

La FGE est actuellement dirigé par le colonel portugais Jorge Esteves.

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