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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 09:10

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130128-operation-serval-48h-pour-reprendre-le-controle-de-la-boucle-du-niger/48h-pour-reprendre-le-controle-de-la-boucle-du-niger-5/2153947-3-fre-FR/48h-pour-reprendre-le-controle-de-la-boucle-du-niger-5.jpg

photo EMA

 

28/01/2013 Propos recueillis par Jean-Michel Demetz - lexpress.fr

 

Le dossier du Mali est symptomatique de l'impuissance de l'Union. Président de la sous-commission Défense et Sécurité au Parlement européen, Arnaud Danjean (PPE) en décrypte les motifs.

 

L'Union européenne n'a pas été en mesure d'apporter une réponse ferme et univoque à une crise extérieure, cette fois au Mali. Pourquoi cette impuissance?

 

C'est dramatique. A chaque crise, on nous sert la même réponse: promis, l'UE sera présente... la prochaine fois. Pour la Libye, on pouvait accepter des circonstances atténuantes, compte tenu de l'urgence de l'intervention militaire et de l'ampleur des opérations. Mais pas pour le Mali! Voilà une zone mise sous surveillance depuis des années. En mars 2011, le Conseil européen avait adopté un texte, "Stratégie pour le Sahel", qui avait pour ambition - et c'était novateur - de mener conjointement politique de développement et politique sécuritaire. La problématique était parfaitement posée et les moyens, identifiés. Pourtant, la stratégie n'a jamais été mise en place. 

 

Pourquoi?

 

Pour des raisons bureaucratiques, en partie: l'écheveau que constitue le Service européen pour l'action extérieure (SEAE), dirigé par Catherine Ashton, ne fonctionne pas. Mais l'idéologie intervient aussi: une large proportion du personnel du SEAE ainsi que les crédits viennent de la Commission. Or, cette administration ne sait pas faire face aux questions sécuritaires et ne s'y intéresse guère. Si, comme il en était question dans cette stratégie, il s'agit de former et d'équiper au Mali des forces de sécurité compétentes, il n'y a plus personne.

 

Carence des institutions, mais aussi réticence des Etats européens...

 

Oui. Seuls quelques Etats membres sur 27 s'intéressent à l'Afrique, et encore, en ordre dispersé: outre la France, le Royaume-Uni (qui regarde surtout vers la corne de l'Afrique), l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la Belgique, les Pays-Bas quelquefois... 

 

Au-delà, force est de constater que l'on ne parvient pas à mobiliser. D'autant plus que trois pays seulement ont une capacité militaire: la France, le Royaume-Uni, qui rechigne à des opérations dans un cadre UE, et l'Allemagne. C'est le seul des "grands" européens à voir son budget militaire augmenter, mais, pour diverses raisons, Berlin hésite à utiliser ses forces armées sur le terrain. Le Sahel aurait pourtant pu être un laboratoire grandeur nature d'une politique de défense européenne: la menace contre nos intérêts communs est objective; les Etats-Unis, pour des raisons budgétaires et de priorité accordée à l'Asie, n'ont pas de véritable stratégie dans la région, où ils laissent l'Algérie jouer un rôle moteur. En réalité, sous Sarkozy comme sous Hollande, à Bruxelles, la France a porté seule le dossier sahélien auprès de la haute représentante pour la politique étrangère, qui s'en est constamment tenue à des réponses dilatoires. Le résultat, c'est que les groupes djihadistes nous ont imposé leur calendrier.

 

Quid, alors, du rêve d'une politique étrangère commune?

 

Au Parlement européen, les députés poussent à une action collective. Mon rapport annuel sur la défense a été adopté à une large majorité regroupant conservateurs, sociaux-démocrates, libéraux et même quelques écologistes. Mais, en pratique, je constate une fracture croissante entre l'Europe du Nord et de l'Est, pour qui la priorité extérieure, c'est le voisinage oriental ex-soviétique (Ukraine, Caucase, Asie centrale), et les autres, qui voient dans le Sud proche la source de menaces immédiates.

 

La France a-t-elle les moyens d'agir seule au Mali?

 

La France peut, certes, arrêter une offensive djihadiste, grâce à ses forces spéciales et à son aviation. Mais reprendre le Nord-Mali et en chasser les islamistes armés, ce n'est ni faisable seul ni souhaitable. Sauf à être prêt à prendre le risque considérable de lourdes pertes et de dommages collatéraux.

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 00:28

Europe Flag

 

24-01-2013 - 17:39 - SEDE AFET Relations extérieures- REF. : 20130121IPR05423

 

Sous la présidence de: Arnaud Danjean (PPE, FR)

 

Les membres de la sous-commission de la sécurité et défense (SEDE) ont exprimé mercredi et jeudi leur étonnement devant la surprise des Etats membres face à l'offensive des groupes terroristes au Mali. Lors des débats avec des responsables civils et militaires français et européens, ils ont souligné que l'UE aurait dû être mieux préparée à l'escalade du conflit. Les Etats membres devraient se montrer plus solidaires et soutenir les opérations françaises sur le terrain.

 

 

En dépit des avertissements, des menaces clairement identifiées, notamment dans la stratégie de l'UE pour le Sahel de 2011, "nous sommes surpris que l'UE ait été surprise par l'offensive des islamistes" du nord du Mali, a déclaré Arnaud Danjean (PPE, FR), président de la sous-commission SEDE, rejoint par nombre de députés.

 

Ils ont souligné que la mission d'entraînement de l'armée malienne, confirmée formellement par le Conseil Affaires étrangères extraordinaire du 22 janvier dernier, était prévue de longue date. L'offensive des rebelles n'a fait qu'accélérer le processus.

 

Solidarité des Etats membres: fournir plus que des avions

 

Tout en saluant l'intervention française au Mali, les députés ont fortement critiqué l'absence de solidarité d'autres Etats membres avec la France, au-delà de la mise à disposition d'avions de transport ou d'équipes médicales. Ils ont notamment demandé pourquoi les groupements tactiques de l'UE (battlegroups) n'avaient pas été déployés au Mali. "A quoi servent les battlegroups s'ils ne peuvent pas combattre?" s'est exclamé Andrew Duff (ADLE, UK).

 

De nombreux députés ont également insisté pour que la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton et ses services exercent davantage de pression sur les Etats membres.

 

Mission d'entraînement de l'armée malienne

 

Les députés ont exprimé leur soutien à la mission d'entraînement de l'armée malienne mais ont mis en garde contre d'éventuelles défections des militaires entraînés par l'UE pour rejoindre les rangs des rebelles, évoquant des précédents en Afghanistan ou en Somalie.

 

"La nouvelle armée malienne doit être militairement préparée et politiquement contrôlée" par des autorités démocratiques légitimes, a insisté Ioan Mircea Pascu (S&D, RO). Les membres de la sous-commission SEDE ont également souligné la nécessité dune 'approche globale pour le Mali et le Sahel, qui doit aller bien au-delà de la résolution, urgente, de la crise militaire.

 

Silence "assourdissant" de l'OTAN

 

Les députés se sont également étonnés du "silence assourdissant de l'OTAN" sur le Mali. Le général Gilles Rouby, représentant militaire de la France auprès de l'OTAN et de l'UE, leur a en effet confirmé qu'aucun membre de l'Alliance atlantique n'avait posé "de question officielle" (sur le Mali) "

 

Une mission militaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (la MISMA), à laquelle devrait participer dix Etats africains, est en cours de déploiement au Mali. Une conférence des donateurs se réunira le 29 janvier à Addis-Abeba, à l'issue du sommet de l'Union africaine,  pour traiter de son financement.

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 19:53

A Danjean

 

 18 janvier 2013 Par Frédéric Rivière - RFI

 

« (…) Oui je pense que l’intervention au Mali a fourni aux islamistes un prétexte pour mettre cette action en œuvre en Algérie. Je pense que c’est à peu près clair. C’est un calcul d’opportunité, puisque ce sont des groupes terroristes et comme cela est dit, ils ont besoin de publicité, ils ont besoin d’actions spectaculaires, surtout dans une période de recomposition de ces groupes. »

 

Quelques jours près la prise d’otages en Algérie, qui a eu lieu le 16 janvier, une question se pose. Est-ce que le rapport entre cette prise d’otages et l’intervention française au Mali, paraît établi de manière indiscutable ? Arnaud Danjean, le président de la sous-commission sécurité et défense (SEDE) de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen, est l’invité de Frédéric Rivière. Il répond à ses questions.

 

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 13:50

PSDC 01

 

 

The SEDE subcommittee will exchange views on the future options for improved European defence capabilities in the EU and NATO with General Klaus Naumann, former Chairman of the NATO Military Committee.
 
When : 23 January 2013, 15:00-16:30         

Further information  meeting documents
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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 22:26

PSDC 01

 

07-11-2012 AFET SEDE Relations extérieures

 

La politique de sécurité et de défense commune de l'UE (PSDC) doit répondre aux évolutions stratégiques et jouer un rôle à part entière dans les relations extérieures de l'UE, ont souligné les députés de la commission des affaires étrangères et de la sous-commission sécurité et défense, lors d'un débat avec Catherine Ashton, ce mercredi. Les États membres devraient pouvoir exploiter pleinement les outils de la PSDC et des institutions de l'UE, ont ajouté les députés.

 

Les députés ont abordé des questions clés de la PSDC avec la Haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, sur la base d'une résolution d'Arnaud Danjean (PPE, FR), signalant que sans une politique de sécurité et de défense commune ambitieuse, l'UE sera confrontée à un déclin stratégique.

 

La résolution, qui examine la mise en œuvre de la PSDC, affirme que cette politique européenne indispensable doit inclure une dimension militaire et est essentielle en vue de garantir une approche globale et conjointe en ce qui concerne la sécurité et la défense de l'UE.

 

La résolution sera mise aux voix de la plénière lors de la session de novembre à Strasbourg.

 

Sous la présidence de: Arnaud Danjean (PPE, FR)

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 22:04

PSDC 01

 

07-11-2012 europarl.europa.eu


Exchange of views with Catherine Ashton, High Representative of the Union for Foreign Affairs and Security Policy, on the latest developments in the area of CSDP, in the context of the report on the implementation of the Common Security and Defence Policy (Rapporteur: Arnaud Danjean)

 

VIDEO

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 14:20

poolind and sharing

 

Brussels - 12 October 2012 European Defence Agency

 

During the latest session of the European Parliament’s Defence and Security subcommittee on 9 October, MEPs showed strong support for the European Defence Agency and its Pooling & Sharing initiative. Introducing EDA’s Chief Executive Claude-France Arnould, Arnaud Danjean the subcommittee’s chairman says, ”Pooling & Sharing is at the top of our list of priorities when it comes to defence.”

 

In her presentation, Claude-France Arnould stressed that the EDA worked only on the capabilities the Member States set priorities in. Successful examples like the Agency’s air-to-air refuelling initiative, field hospital project or multinational helicopter training exercises have been put forward and are led by Member States. The Chief Executive confirmed, “EDA works at the service of Member States. We provide à la carte  support where needed.”

 

The Agency invests particular efforts to avoid duplication with NATO. The EDA has recently also signed an agreement with Organisation for Joint Armament Cooperation (OCCAR) facilitating closer cooperation between these two bodies. Under the arrangement, EDA and OCCAR will share information on projects and programmes throughout their lifecycle, helping to guarantee a seamless handover in each case, with both parties remaining involved and informed at every stage.

 

The subcommittee received in the same session Catherine Ashton, High Representative of the Union for Foreign Affairs and Security Policy and Vice-President of the European Commission, European External Action Service (EEAS) Deputy Secretary General Maciej Popowski as well as Eric Huybrechts, Deputy Director of OCCAR-EA.

Further information:
  • Video of the subcommittee’s session
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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 07:35


PSDC 01

 


28.09.2021 Source : © European Union, 2012 - EP

 

The SEDE subcommittee will consider the amendments to the draft report on the Implementation of the Common Security and Defence Policy (based on the Annual Report from the Council to the European Parliament on the Common Foreign and Security Policy) by its Chairman Arnaud Danjean (EPP).
When : 9 October 2012, 9:30-11:00   Where: Brussels, room JAN 2Q2    

Further information  meeting documents:
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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 21:26

A Danjean

 

27 septembre 2012 creusot-infos.com

 

L’élu de la Bresse a abordé les questions de défense européenne.

 

Député européen, le Bressan Arnaud Danjean a été auditionné mercredi matin par la commission du Livre Blanc de la défense nationale, au titre de ses fonctions de président de la sous-commission Défense du Parlement Européen. Il a planché sur la politique de défense européenne avec le Général Bentegeat, ancien chef d'état major de l'armée française et Pierre Vimont n° 2 du Service d'action extérieure de l'Union Européenne.

 

La commission doit élaborer le nouveau livre blanc sur la Défense Nationale d'ici à la fin de l'année. Arnaud Danjean a défendu - à l'instar de ses 2 collègues intervenants - le maintien d'une ambition forte, mais pragmatique, pour la politique européenne de Défense de la part de la France. En regrettant d'ailleurs que la communication actuelle du Président de la république France Hollande et de son gouvernement, parlent trop souvent d'une "relance" de la politique européenne de défense, «comme si on repartait de zéro. Alors même que les rares avancées de cette politique européenne ces dernières années furent toutes d'initiatives françaises et portées par l'ancien gouvernement, je pense ainsi à la mission anti-piraterie en Somalie qui est un grand succès, ou à celle en Géorgie après la guerre russo-géorgienne».

 

Les trois intervenants ont souligné que la réintégration de la France dans le commandement militaire intégré de l'OTAN, voulu par Sarkozy, a été «bénéfique vis-à-vis de nos partenaires européens, qui nous avaient toujours soupçonnés de bâtir l'Europe de la défense pour concurrencer l'OTAN, alors que c'est un rapport de complémentarité et de coopération qui doit prévaloir».

 

A l’issue des travaux, Arnaud Danjean a jugé les échanges intéressants. Il est vrai qu’à la commission siègent tous les chefs d'état major - marine, armée de terre, armée de l'air, chef d'état major des armées..., les haut cadres du ministère de la défense, les présidents des commissions parlementaires...

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 12:18

Europe parlement logo.svg

 

12.09.2012 SEDE

 

The SEDE subcommittee will examine the draft report on the Implementation of the Common Security and Defence Policy (based on the Annual Report from the Council to the European Parliament on the Common Foreign and Security Policy) by its Chairman Arnaud Danjean (EPP).

When: 18 September 2012, 10:00-13:00   Where: Brussels, room ASP 5G2   

 

Further information meeting documents:
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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 08:20

CF-18-Hornet-Credit-photo-OTAN-Forces-Canadiennes.jpg

 

Des chasseurs CF-18 Hornet du 425e Escadron tactique de chasse de Bagotville en vol au dessus de la mer Méditerranée près de Trapani en Italie, le 29 mars 2011. (Crédit photo : OTAN / Caporal Marc-Andre Gaudreault, Caméra de Combat des Forces Canadiennes © 2011).

 

Mar 21, 2012 Mieszko Dusautoy (BRUXELLES2)

 

Il y a un an, les frappes menées par une coalition ad hoc, puis par l’OTAN démarraient en Libye. Le temps du retour d’expérience (lessons learned ou ‘review of lessons’ en anglais) est aujourd’hui venu. Et le Général Marcel Druart, directeur des opérations à l’OTAN, a confié, mardi (20 mars), aux eurodéputés de la sous-commission « Défense et Sécurité » ses premières impressions, même le processus de retour d’expérience est toujours en cours aujourd’hui (l’opération ne s’est terminée officiellement que le 31 octobre dernier).

 

Un succès militaire global

 

Tout d’abord, Unified Protector a été un succès militaire « reconnu très largement » a-t-il expliqué. L’armée libyenne, en particulier ses composantes aériennes et anti-aériennes, a été rapidement éradiquée. Le mandat de zone d’exclusion aérienne a été rempli. « Pas un mort du côté de l’OTAN« . Et cela avec un « nombre très limité » de victimes collatérales, justifie le Général Druart qui s’appuie sur les deux rapports publiés en mars 2012 par la Commission d’enquête du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU (disponible ici) et par Amnesty International (ici). Les conclusions de ces deux rapports coïncident  et dénombrent entre 55 et 60 victimes civiles dues à des raids de l’OTAN. Mais Amnesty regrette tout de même que l’OTAN se déresponsabilise de cette question après le conflit: « Des enquêtes adéquates doivent être menées, et les victimes et leurs familles doivent être entièrement dédommagées ». Le nom du rapport de l’ONG est explicite: « Libye, les victimes oubliées des frappes de l’OTAN ». Ce à quoi l’OTAN répond que cela ne fait pas partie de son mandat et que c’est aux autorités libyennes de s’en charger. Le Général confirme cette approche et préfère rester dans son domaine : « un terrain politique sur lequel je n’irai pas ».

 

Le « targeting »… indispensable

 

Il y a eu « une extrême prudence dans les frappes« , affirme le général, même si « le risque zéro n’existe pas« . Les victimes civiles s’expliquent, selon lui, par le fait qu’il n’y avait pas de troupes à terre pour le renseignement. D’autant que les soldats pro-Kadhafi « utilisaient du matériel civil pour se cacher [et] se réfugiaient dans des bâtiments civils« . Toutefois, cela a pu être compensé dans une certaine mesure par une procédure stricte et par des technologies de précision, telles que les missiles à guidée laser ou les drones. L’officier de l’OTAN a insisté sur le caractère de plus en plus indispensable du volet ISR (« Intelligence, Surveillance, Reconnaissance ») et du ciblage (« targeting »). Ce n’est pas simplement un outil mais une « composante critique pour la planification et l’exécution« .

 

Un déficit de moyens coté européen

 

 La dépendance caractérisée des Européens vis-à-vis des Américains a été au coeur des questions et commentaires des parlementaires. Si les Européens n’ont pas eu / pas voulu avoir le « lead » politique, l’opération n’aurait pas été possible sans leur matériel et leur personnel. « L’OTAN doit faire en sorte que ces moyens soient disponibles plus largement. (…) Les alliés devraient concentrer leurs efforts sur l’ISR ». Il y a « clairement un déficit » du côté européen.

En ces temps de restriction budgétaire, le « pooling and sharing » est « très utile » selon Druart. C’est avant tout « un contrat de confiance » pour « un accès garanti aux capacités« . Pour Unified Protector, « ce contrat a été réalisé« , selon lui. Par exemple, les Etats Unis ont, d’emblée, accepté de fournir l’équipement et le personnel. Le « pooling and sharing« , à l’européenne, est similaire, complémentaire, du concept de « smart defence » cher au secrétaire général de l’OTAN Rasmussen: il s’agit, comme le rappelle le Général, de « spécialisation, de priorisation (afin de) combler les faiblesses budgétaires nationales par la force multilatérale« .

 

Une bonne inter-opérabilité

 

Certains députés se sont inquiétés d’une coalition trop ouverte (avec des pays non membres de l’OTAN) qui pourrait poser des problèmes d’inter-opérabilité. La coopération avec des pays comme le Qatar était évidemment au coeur des pensées. Mais pour le Général Druart, il n’y a pas de problème particulier à ce sujet. Au contraire, il y a eu une « bonne inter-opérabilité« . Il rappelle que les pays du Golfe sont de toute façon entraînés et équipés très souvent par les Américains ou les Européens. « L’intégration se fait très correctement. (Mais)  il y a encore des progrès à faire. »

 

Un échec de l’UE … à nuancer

 

La Libye n’a pas été un échec pour l’Union européenne, même si elle n’a pas réussi à lancer une mission PSDC. Les Européens – France et Grande Bretagne en tête -, ont pris la tête de la coalition OTAN. Et les pays de l’UE ont « clairement fait avancer les choses« , souligne le Gén. Druart, imprimant ainsi leur marque dans l’OTAN. Par exemple, ce sont eux qui ont fait pression pour l’engagement d’hélicoptères, qui a été très utile dans l’opération selon l’officier. Et l’OTAN reste une organisation essentiellement militaire, elle doit reposer sur « d’autres » pour avoir une approche globale. D’autres… c’est-à-dire notamment l’UE. Ce sera le cas pour le contrôle des frontières par exemple, pour lequel l’UE a effectivement déjà lancé une mission d’évaluation. Et le Général Druart d’insister une fois de plus sur la nécessité d’investir dans l’ISR…

 

Lire également :

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 17:40
Une mission de la sous commission Défense en Libye

Fév 13, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

Plusieurs eurodéputés de la sous-commission défense du Parlement européen terminent aujourd’hui une mission d’information en Libye. Conduite par Arnaud Danjean, le président de la sous-commission, elle comprenait également Ana Gomes, rapporteure du Parlement sur la Libye. Elle a pu s’entretenir samedi avec les principaux responsables du pays : le President du Conseil National de Transition, Abdul Jalil, puis le Premier Ministre et les principaux membres du gouvernement libyen. La veille, des entretiens avaient eu lieu avec les acteurs internationaux ainsi que les « brigades » de Zintan & Misrata. Elle s’est ensuite rendue à Benghazi, dimanche et lundi, les chefs tribaux & membres du CNT.

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 20:30

http://www.bruxelles2.eu/wp-content/uploads/2011/05/ParachustisteAbyFreestyle@Fr1007-400x266.jpg

 

par Nicolas Gros-Verheyde BRUXELLES2

 

Le rapport qu’a adopté le Parlement européen mercredi dernier (11 mai) prône une nouvelle dynamique en matière de politique européenne de défense. C’est atypique dans le moment et cela mérite un détour approfondi, d’autant que (une fois n’est pas coutume), ce rapport recèle nombre de propositions concrètes.

 

Rédigé par l’Italien Roberto Gualtieri (S&D), et amendé de façon assez consensuelle par les principaux groupes (sauf le groupe de la Gauche unie démocratique – GUE), le rapport dresse, en effet, un constat sans concession de la politique européenne de sécurité et de défense commune (PSDC). Ces propositions (que nous avons rassemblées en dix points) sont plutôt réalistes mais, en même temps, elles peuvent sembler audacieuses, vu l’atonie du moment. Le Parlement s’affirme ainsi comme un gardien du temple, une des seules institutions européennes à revendiquer, haut et fort, une politique de défense européenne — alors que les autres acteurs du jeu institutionnel (Commission, Haut représentant, Conseil) semblent plutôt en retrait, voire absents — et à demander l’application de tout le Traité de Lisbonne, l’esprit et la lettre…

 

Un constat sans concession

 

Loin des rapports qui se gargarisent des bons résultats, le Parlement européen met le doigt où cela fait mal. Il note ainsi :

  • Le « contraste marqué entre les 200 milliards d’euros consacrés chaque année par les États membres à la défense, le manque de moyens dont dispose l’UE et les conférences prolongées à grand-peine sur la constitution d’une force pour les opérations militaires de l’UE ».
  • « En plus de douze ans, la méthode de constitution d’une force n’a de fait produit aucune amélioration quantitative ou qualitative au niveau des capacités militaires disponibles pour les missions de la PSDC »
  • Les « mauvais résultats obtenus par l’objectif global civil pour 2010 sur le plan des capacités civiles ». Il y a un « contraste entre les unités de personnel mises à disposition sur le papier par les États membres et celles effectivement disponibles pour les missions, et les progrès limités sur le plan de la formation des ressources humaines ».
  • Coté industriel, la « redondance généralisée de programmes de défense dans l’Union ». Il existe « plus de vingt programmes axés sur les véhicules blindés, six programmes différents axés sur les sous-marins d’attaque, cinq programmes axés sur les missiles sol-air et trois programmes axés sur les avions de combat ». Ce qui a pour conséquence « l’absence de réalisation d’économies d’échelle, le gaspillage de ressources économiques limitées et les prix exagérément élevés du matériel de défense européen (…) entretient la fragmentation de la base industrielle et technologique de défense européenne, freine la compétitivité de tout le secteur industriel européen lié à la sécurité ».
  • Côté opérations, la mission EUTM Somalie a été « l’unique intervention nouvelle ces deux dernières années ».
  • Enfin, « plus d’un an après l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, l’on n’observe encore aucun signe apparent d’une approche communautaire exhaustive post-Lisbonne dans le cadre de laquelle les obstacles procéduraux et institutionnels classiques seraient levés ».

Les idées fortes du Parlement

Le Parlement milite pour une PSDC forte qui ne soit pas seulement l’addition des coopérations des Etats. Il prône une autonomie stratégique pour l’UE et une ambition nouvelle pour la PSDC. Et il demande au Haut représentant d’avoir une démarche « proactive ». Ces idées transcendent le rapport, faut-il préciser et se retrouvent exprimées à diverses reprises, parfois de façon différente.

 

L’Europe de la défense n’est pas la coalition des politiques de défense

 

« Une coalition de volontés ne peut remplacer la PSDC, cela aboutit à une renationalisation des politiques » a expliqué Roberto Gualtieri l’auteur du rapport. « Les coalitions de volontaires ou la coopération bilatérale ne sont pas des solutions viables pour remplacer la PSDC. Aucun État européen n’a les moyens de jouer un rôle significatif en matière de sécurité et de défense dans le monde du XXIe siècle ».

 

Une ambition stratégique

 

« L’Union européenne est appelée à améliorer son autonomie stratégique afin de maintenir ses valeurs, de défendre ses intérêts et de protéger ses citoyens ». « Des capacités militaires crédibles, fiables et disponibles sont une condition indispensable à une PSDC autonome ».

 

Le Parlement souhaite que le Conseil européen adopte une « stratégie de politique étrangère européenne adaptée aux évolutions du système international ». Une réponse commune aux événements en Libye est « indispensable » pour la crédibilité de la politique de voisinage au sud comme l’élaboration d’une stratégie pour la région du Sahel et la Corne de l’Afrique. Ce qui serait une occasion concrète pour l’UE de « prouver sa capacité d’action face aux défis tant en matière de sécurité que de développement ».

 

Un « nouvel élan aux missions »

 

C’est le terme même du rapport du Parlement. Les missions représentent le banc d’essai du mandat de la PSDC et un test important pour la crédibilité de l’Union en tant qu’acteur international. Le PE recommande notamment de préparer une « opération PSDC à moyen et long terme en Libye dans les domaines de la réforme du secteur de la sécurité, du renforcement institutionnel et de la gestion des frontières ».

 

Me la Haute représentante, agissez !

 

Sans mettre en cause directement la Haute représentante, le Parlement émet une critique structurée de son action (ou plutôt) de son inaction en matière de défense. Le rapport ne se fait pas faute de rappeler ainsi que : 1° « la VP/HR est soumise au vote d’approbation du Parlement européen et celui-ci adopte par codécision le budget de l’action extérieure de l’UE ». 2° Les pouvoirs et les responsabilités de la VP/HR « ne représentent pas seulement une « double casquette », mais constituent une fusion de fonctions et de sources de légitimation » qui la placent « au centre du processus de construction de la cohérence entre les divers instruments, acteurs et procédures de l’action extérieure de l’UE ». Et le Parlement d’inviter la HR à considérer sa fonction « de manière proactive ».

 

soldats finlandais en exercice dans le grand nord (crédit : ministère finlandais de la Défense)

Les dix propositions du rapport

Le Parlement ne se contente pas d’un rapport à charge ou à décharge, il met en avant son pouvoir de propositions, reprenant certaines revendications précédemment contenus dans des rapports (un Livre Blanc, un conseil des Ministres de la Défense…) et en avançant de nouvelles (le Conseil de gestion de crises, la tenue d’un Conseil européen…).

 

1. Appliquer le Traité de Lisbonne, la lettre et l’esprit…

 

Le Parlement revendique la tenue d’un Conseil européen extraordinaire sur la sécurité et la défense européennes.

Il souhaite voir aussi renforcer le rôle des ministres de la défense dans le cadre du format associé au Conseil « Affaires étrangères. Il réitère (sans trop de conviction) sa nécessité de rédiger un livre blanc de la sécurité et de la défense européennes.

 

Enfin, il voudrait voir les dispositions du Traité de Lisbonne entrer en vigueur. Il veut ainsi que soient élaborées des « lignes directrices politiques sur la clause d’assistance mutuelle » et que soit institué le fonds de lancement pour les activités préparatoires dans la conduite des opérations militaires.

 

2. Un QG permanent d’opérations

 

Il faut doter « l’UE d’une planification civile et militaire et d’une capacité de conduite permanente ou d’un poste de commandement opérationnel (PCO) ». C’est une vieille antienne des eurodéputés. Mais le rapport enfonce le clou, avec détermination et conviction. « Le Centre opérationnel actuel, même s’il représente un premier pas dans la bonne direction, est insuffisant et inadapté au degré d’ambition d’un PCO permanent et doit devenir un centre permanent et capable de gérer des missions plus importantes ». Le Parlement préconise ainsi le « regroupement du PCO militaire avec le poste de commandement civil afin de rendre possible la mise en œuvre l’ensemble des opérations militaires et civiles en profitant au maximum des synergies possibles tout en respectant les chaînes de commandement civiles et militaires spécifiques ».

 

3. Un Conseil de gestion des crises

 

Le PE souhaite qu’un « conseil de gestion des crises » se réunisse régulièrement. Ce conseil ne serait pas une nouvelle structure en soi. Il serait composé « de la CMPD, de la CCPC, de l’EMUE, du SITCEN, des unités de consolidation de la paix, de prévention des conflits, de médiation et de politique de sécurité, de la présidence de la PSC, des bureaux géographiques et des autres structures thématiques concernées (…) avec la participation des structures d’aide humanitaire, de protection civile et de sécurité intérieure de la Commission en fonction des circonstances ».

 

Ce conseil serait placé « sous l’autorité de la VP/HR et du secrétaire général exécutif » et les réunions seraient « coordonnées par le directeur général (de) la réponse aux crises ». Il aurait deux tâches principales : la « planification d’urgence unifiée à l’égard des scènes et des scénarios de crise potentiels », « gérer concrètement la réponse aux crises, à travers une plateforme de crise, en coordonnant, tant à Bruxelles que sur le terrain, l’emploi des divers instruments financiers et des capacités dont dispose l’Union ».

 

Cette structure devrait être dotée d’un « système efficace d’alerte et d’urgence », ainsi qu’une « grande salle opérationnelle unifiée ». Celle-ci serait située « au siège du SEAE, capable d’assurer une surveillance 24 heures sur 24, sept jours sur sept, évitant ainsi l’existence de chevauchements opérationnels, qui cadrent rarement avec la nécessité de disposer d’un système adapté de surveillance et de réaction rapide aux crises ». Une coordination devrait être assurée avec le centre européen pour l’intervention d’urgence.

 

4. Des missions mieux financées, mieux évaluées, plus intégrées…

 

Mieux financées. Le PE souhaite une révision du mécanisme Athena, afin de « rationaliser et d’augmenter la part de coûts communs (qui se situe actuellement à environ 10 %) en vue d’une répartition plus équitable des coûts des opérations militaires ».

 

Mieux évaluées. Le rapport souhaite des « mécanismes formels institutionnalisés plus solides, qui évaluent, à intervalles réguliers et en fonction de critères communs, le déroulement des missions sur le terrain ».

Plus intégrées. « Chaque mission (doit être) intégrée dans une stratégie politique bien définie (à moyen et à long terme). (…) Ces missions ne se substituent à une véritable politique ».

 

Mieux coordonnées. Le Parlement prône le « renforcement de la coordination sur le terrain entre les différents acteurs : différentes missions opérant sur une même scène, entre les missions PSDC et les autres acteurs et instruments de l’Union, entre les projets de coopération au développement et les missions PSDC, entre l’UE et les autres acteurs internationaux agissant dans le même domaine ».

 

5. Du personnel mieux formé

 

Le Parlement propose « un mécanisme communautaire pour renforcer les capacités civiles, surtout par la formation et l’augmentation du personnel civil du Collège européen de sécurité et de défense».

 

6. Revoir le concept des Battlegroups

 

Il faut « revoir sérieusement le concept et la structure de ces groupes (tactiques), qui n’ont jusqu’à présent pas été utilisés ». Le Parlement avance deux pistes : 1) la spécialisation de l’un des deux groupes tactiques dans des capacités de niche et/ou des capacités adaptées à des conflits de faible intensité qui exigent des missions hybrides (civiles/militaires) ; 2) imputer les coûts opérationnels y afférents au mécanisme Athena (dont la révision est prévue sous la présidence polonaise).

 

La spécialisation des battlegroups dans certaines fonctions pourrait être une solution pour le Parlement (Crédit : Ministère suédois de la défense, entraînement du Battlegroup suédois, mars 2011)

 

7. Un partenariat sur la recherche avec l’Agence de défense

 

Le Parlement milite sans ambages pour le renforcement de l’Agence européenne de défense, « la mieux à même, au niveau de l’Union, de relever et d’améliorer les capacités de défense dans le domaine de la gestion des crises et de promouvoir et de renforcer la coopération européenne dans le domaine de l’armement ».

 

Il souligne aussi la nécessité d’une « coopération étroite » entre l’Agence et la Commission européenne en vue de renforcer les capacités à double usage (civil et militaire) et souhaiterait notamment que les fonds communautaires de la recherche puissent « aller davantage en faveur de projets de sécurité et de défense ». Ainsi il souhaite la mise en place d’un partenariat solide entre tous les participants pour la préparation du 8e programme-cadre en vue « d’investir dans des domaines technologiques présentant un intérêt commun ».

 

8. Compléter l’organigramme du SEAE

 

Le Parlement préconise certains ajustements dans l’organigramme actuel du SEAE. Il regrette notamment que celui-ci « ne comprenne pas toutes les unités chargées de la planification et de la programmation des interventions en cas de crise, de la prévention des conflits et de la consolidation de la paix dans les structures de la PSDC ». Et il édicte trois demandes.

 

1° « Renforcer l’unité de planification opérationnelle des missions civiles de la CPCC ».

 

2° « Intégrer dans les structures de gestion des crises et de consolidation de la paix du SEAE le service des instruments de politique étrangère chargé de la planification et de la programmation des mesures de réponse aux crises ». Les douze postes AD et cinq postes AST d’ex Relex/A2 ont été intégrés dans l’unité 2 des nouveaux instruments de politique étrangère. Le Parlement a posé une réserve budgétaire dans le budget de la Commission. Et celle-ci ne « sera supprimée que si cette condition est réalisée ».

 

3° « Créer un centre de services partagés pour la gestion des missions PSDC ». Ceux-ci sont en effet dispersés entre l’ unité 3 « Opérations PESC des instruments de politique étrangère » de la Commission (anciennement, Relex/A3) et l’unité de « soutien aux missions » de la CPCC. Le Parlement souhaite (logiquement) que ces unités soient réunies. Ce nouveau service, « en s’occupant des responsabilités en matière de personnel, de logistique, d’achats et de finances des missions civiles PSDC et en déchargeant les chefs de mission d’une partie de leurs tâches administratives, garantirait une plus grande efficacité, en mettant en commun les fonctions administratives, à partir du processus de sélection et de recrutement du personnel, et en centralisant l’acquisition et la gestion de l’équipement».

 

9. Développer les compétences du PE

 

Le Parlement veut aussi défendre, et étendre, ses compétences en matière de politique extérieure, estimant que l’exception contenue dans le Traité doit être interprété de façon restrictive, notamment en matière d’accords internationaux ou quand les intérêts de sécurités intérieure et extérieure sont mélangés. Il se veut également vigilant sur son rôle de contrôle budgétaire en matière de missions.

 

Accords internationaux. Le Parlement veut ainsi être tenu informé des accords internationaux négociés ou conclus dans l’intérêt de l’Union européenne. Le rapport cite un cas particulier : « les accords relatifs à l’échange d’informations confidentielles ». L’accord du Parlement est nécessaire — rappelle-t-il également — « pour conclure des accords internationaux, y compris ceux qui concernent essentiellement la PESC, à la seule exception de ceux qui la concernent exclusivement ». C’est une antienne régulière du Parlement et les Etats membres y sont réticents. On sait que la bataille ne cessera pas demain et se terminera, un jour, devant la Cour de Justice de l’UE.

 

Sécurité intérieure et extérieure. Le Parlement considère que divers secteurs comme le terrorisme, le crime organisé et la cyber-sécurité, ont des implications dans les deux dimensions de la sécurité, interne et externe. Dans ce cas, il estime que toutes les initiatives qui auraient un double impact ne pourraient « être lancées (que) dans le cadre de la compétence ordinaire intérieure communautaire », c’est-à-dire avec une base juridique « identifiée », la règle de la majorité qualifiée au Conseil, avec codécision au Parlement européen et contrôle judiciaire de la Cour de justice

 

Contrôle des missions. Le Parlement réitère enfin sa revendication « d’allouer une ligne budgétaire à chaque mission PSDC », afin de mieux contrôler les dépenses. Au passage, il s’inquiète des « coûts élevés des mesures axées sur la sécurité des missions dans EUJUST LEX Irak et EUPOL Afghanistan, confiées à des sociétés de sécurité privées ». La question devrait revenir lors du débat budgétaire.

 

10. Une présence de l’UE au Conseil de sécurité de l’ONU

 

Le Parlement souhaite que le Haut représentant assure la représentation de l’UE et de convaincre les Etats membres de « convenir d’un système de rotation qui garantira à l’Union un siège permanent au CSNU ».

 

Lire également :

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 06:00

http://www.europarl.europa.eu/eplive/expert/photo/20100921PHT83026/pict_20100921PHT83026.jpg

 

11 mai 2011 creusot-infos.com

 

Arnaud Danjean à Catherine Ashton: "la Politique de Sécurité et de Défense commune est une nécessité stratégique et vous devez être en première ligne pour prendre les initiatives qui s'imposent"

 

"La crise libyenne a de nouveau illustré les difficultés de l'Union Européenne à exister diplomatiquement et militairement, face à un enjeu de sécurité majeur aux portes immédiates de notre continent" a déclaré Arnaud Danjean, Président de la sous-commission Sécurité et défense, à l'occasion du débat consacré à la politique extérieure et de sécurité de l'Union européenne, en séance plénière du Parlement européen mercredi 11 mai.

 

S'adressant à la Haute Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Catherine Ashton, Arnaud Danjean a déclaré: " Il serait injuste de vous attribuer exclusivement les insuffisances de volonté politique affichées par l'Union, même si nous sommes nombreux à penser que des initiatives plus énergiques auraient dû être prises. Il est vrai que les Etats-Membres portent aussi une très large responsabilité dans cette incapacité à construire une politique cohérente, efficace et visible sur ce dossier, alors même que nos amis américains s'en remettaient largement à l'Europe pour agir".

 

"On pourra toujours se consoler en constatant que ce sont bien quelques pays européens qui ont, diplomatiquement et militairement, pris les initiatives qui s'imposaient, et qui, d'ailleurs, suivaient en cela les recommandations diplomatiques, humanitaires et militaires contenues dans la résolution votée ici même, à une large majorité, le 10 mars dernier.

 

"Au-delà de cette crise libyenne, il faut bien être conscient des évolutions stratégiques majeures qui nous obligent à ne pas renoncer à l'ambition d'une politique de sécurité et de défense commune, inscrite dans le Traité de Lisbonne et dont vous devez être, madame la haute-représentante, l'inspiratrice, la garante et la porte-parole", a poursuivi Arnaud Danjean.

 

"La conjonction de contraintes budgétaires inédites sur les budgets de défense, de la multiplicité des crises internationales et du redéploiement stratégique américain sont des facteurs lourds qui ne nous laissent pas d'autres choix que de prendre notre destin en main.

 

Face à toutes ces crises et menaces, nous ne pouvons pas nous contenter de laisser les clefs à nos amis et alliés américains et à l'OTAN. Ce ne sont, par exemple, ni les Américains ni l'OTAN qui ont pu mettre un terme à la guerre russo-géorgienne et qui peuvent aujourd'hui en observer l'application du cessez-le-feu. Nous voyons bien en Libye que les Etats-Unis se souhaitent pas être en première ligne et que l'engagement minimaliste de l'OTAN ne règle pas tout."

 

"Madame la Haute-Représentante, la Politique de Securité et de Défense commune est un non seulement un acquis, non seulement une ambition inscrite dans les traités, c'est aussi une nécessité stratégique et vous devez être en première ligne pour prendre les initiatives qui s'imposent" a déclaré Arnaud Danjean en conclusion.

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 21:30
La défense européenne à l'épreuve de la crise libyenne

« Je comprends que l'autonomie stratégique européenne puisse paraître idéaliste au regard de l'actualité », a déclaré le président de la sous-commission, Arnaud Danjean.

 

05.04.2011 par Aude Raso Centre universitaire d'enseignement du journalisme - Strasbourg (France)

 

Consensus sur la faiblesse stratégique européenne et divergences autour de l'intervention franco-britannique : l'examen en commission du projet de rapport Gualtieri a subi le crible de l'actualité libyenne.

 

« La Libye a montré les lacunes, l’inefficacité, et le manque de volonté politique à faire le point et à agir dans le cadre du Traité de Lisbonne en matière stratégique ». Le jugement d'Ana Gomes (S&D, Portugal) a fait consensus au sein de la sous-commission Sécurité et défense le lundi 4 avril.

La réunion était consacrée à l'examen des amendements au projet de rapport sur le développement de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) après l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne.

 

Le rapporteur Roberto Gualtieri (S&D, Italie) a annoncé que le texte définitif inclurait une réflexion sur le manque de cohésion européenne autour de la résolution 1973 de l’ONU et la modestie de la mission PSDC de soutien humanitaire approuvée le 30 mars.

 

Si le consensus sur le diagnostic s'étend du PPE aux socialistes, en passant par les libéraux et les Verts, il y a désaccord sur la portée des accords de défense passés en novembre dernier entre la France et la Grande-Bretagne. Perçus par les Libéraux et les Verts comme un obstacle à la PSDC, ils ont été défendus par Roberto Gualtieri : « Le Parlement européen ne doit bien sûr pas appeler à la multiplication des missions hors-UE ; mais si certains sont à l’avant-garde, il faut faire en sorte que les autres les rejoignent .»

 

Le rapport Gualtieri sera soumis le 13 avril au vote de la commission des Affaires étrangères, et fera l’objet d’un débat et d'un vote lors de la séance plénière de mai en présence de la Haute représentante Catherine Ashton.

 

Deux autres réunions de la sous-commission Sécurité/Défense sont prévues pour les 13 et 14 avril. Son président, Arnaud Danjean (PPE, France) a annoncé la venue à cette occasion de Claude-France Arnoud, nouvelle directrice de l’Agence européenne de défense, et la présence – non confirmée – du ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, pour discuter des opérations en Libye.

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 00:15
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