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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 07:55
Syrie : Jean-Marc Ayrault reçoit ce lundi les principaux responsables parlementaires

02 septembre 2013 Par RFI

 

Le Premier ministre reçoit ce lundi 2 septembre les principaux responsables du Parlement, de gauche et de droite, pour évoquer la situation en Syrie. Jean-Marc Ayrault va tenter de désamorcer la contestation croissante au sein de la classe politique.

 

C'est Jean-Marc Ayrault qui va jouer les démineurs en recevant à Matignon les présidents des assemblées, des commissions concernées par l'affaire syrienne (Défense et Affaires étrangères), et des groupes parlementaires. Car un vent de protestation souffle au sein de la classe politique française depuis que Barack Obama a annoncé son intention d'attendre un vote du Congrès américain avant d'engager une intervention en Syrie.

 

Suite de l’article

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:50
Pour en finir avec "l'Europe de la défense" - Vers une défense européenne

3 juillet 2013 Sénat.fr

 

Rapport d'information de MM. Daniel REINER, Jacques GAUTIER, André VALLINI et Xavier PINTAT, fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées n° 713 (2012-2013) - 3 juillet 2013

 

« L'Europe de la défense » est morte. Il faut cesser d'en prononcer le nom. L'expression était destinée à nous permettre de contourner l'obstacle de la souveraineté et à nous dispenser d'une clarification des relations entre l'Union européenne et l'OTAN. Mais c'était une « chimère » qui a conduit la défense européenne dans l'impasse où elle se trouve.

 

Lors du Conseil européen de décembre 2013, il est essentiel que les chefs d'Etat et de gouvernement adoptent une « feuille de route » dans les domaines opérationnel, capacitaire et industriel, voire institutionnel. Ce rapport leur propose des mesures concrètes. Mais nous savons que cela ne suffira pas. Des mesures pragmatiques ne remplaceront pas une vision et une ambition. Il faut aujourd'hui relancer le projet politique européen et réconcilier l'Europe avec ses citoyens. L'Europe ne peut pas se résumer à un grand marché. Elle doit pouvoir compter sur une défense autonome si elle souhaite devenir une puissance et rester dans l'histoire.

 

Sans attendre cette relance, les sénateurs proposent la création d'un groupe pionnier, un « Eurogroupe de défense », ouvert à tous les pays européens qui le souhaitent et le peuvent désirant d'aller plus vite et plus loin vers une défense commune européenne. Ce groupe pionnier, destiné à permettre à l'Europe d'intervenir militairement hors de ses frontières de manière autonome et à prendre sa part à la défense collective de son territoire, serait formé du Royaume-Uni, de la France et de l'Allemagne, et de l'ensemble de ceux qui veulent y participer. Il servirait de passerelle pour franchir le fossé entre « l'Europe de la défense » et la « défense européenne », entre la souveraineté des nations et le projet fédéral, comme l'ont fait jadis l'euro pour la monnaie unique ou Schengen pour l'abolition des contrôles aux frontières.

 

télécharger le Rapport

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 17:45
Deux POC, trois BOA et des nénuphars: les sénateurs détaillent la stratégie en Afrique

04.07.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense
 

On lira en cliquant sur  ce lien le "Rapport d'information de MM. Jean-Pierre CHEVÈNEMENT et Gérard LARCHER, fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées n° 720 (2012-2013) - 3 juillet 2013".

Je suggère de lire les pages consacrées à notre positionnement en Afrique (de la page 164 à la page 177). Une Afrique qui, finalement, se limite aux anciennes AOF et AEF et qui lorgne vers l'océan Indien (nos bases de l'océan Indien ne sont même pas mentionnées!).

Les rédacteurs du rapport suggère que la présence militaire française en Afrique pourrait s’articuler autour de
- 2 pôles opérationnels de coopération (désignés POC sur la carte ci-dessus) spécifiquement dédiés à la coopération avec les organisations régionales africaines (CEEAC1 et CEDEAO), à, respectivement, Libreville (allégé) et Dakar (renforcé).

- 3 bases opérationnelles avancées: Abidjan, Djibouti et les Émirats.
Côte d’Ivoire. Abidjan, port en eaux profondes stratégiquement situé, pourrait être un point d’appui (commandement- logistique- réservoir de forces) permettant de concourir à la sécurité de l’Afrique de l’Ouest et de la bande sahélo saharienne.
Émirats Arabes Unis. Cette base participerait à la défense du golfe arabo-persique et à la protection de nos ressortissants. Le niveau de forces serait redimensionné pour permettre un strict maintien en condition opérationnelle des matériels. Elle pourrait être renforcée le cas échéant par les moyens de Djibouti.
Djibouti. Cette base serait un point d’appui pour des opérations dans le golfe et l’océan Indien, ainsi qu’un pôle d’influence et coopération avec l’Afrique de l’Est. Les moyens terrestres et aériens conserveraient un niveau suffisant compte tenu de nos accords de défense et pour pouvoir renforcer rapidement le dispositif des Émirats Arabes Unis.

- Un réseau de « nénuphars » (en vert sur la carte ci-de"ssus) autour de la zone de crise que constitue aujourd’hui la bande sahélo-saharienne (reposant sur les dispositifs Épervier, Sabre et Serval).

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 07:50
Europe de la Défense : le Sénat appelle à un sursaut

03/07 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

La commission des Affaires étrangères et de la défense dresse un constat sans fard du blocage actuel. Elle préconise la création d’un groupe pionnier sur la base du couple franco-britannique.

 

L’Europe de la défense est morte, vive la défense européenne ! C’est en substance le principal message du rapport présenté ce mercredi sur le sujet par la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat. Enième rapport sur un thème éculé qui intéresse surtout les cénacles militaro-industriels franco-français ? Oui en grande partie, même si le texte a le mérite de dresser un constat sans fard de la situation.

 

« Expression ambigüe », « impasse conceptuelle », ou « situation désormais contre-productive » : malgré quelques résultats encourageants à ses débuts, les sénateurs reconnaissent que l’Europe de la défense est figée. Sur le plan industriel par exemple, on compte 17 programmes nationaux de blindés et sept de frégates. La volonté politique est quasi nulle. « Depuis dix ans l’Europe de la défense n’avance plus. Elle reste sur ses acquis », résume Jacques Gautier, sénateur UMP des Hauts-de-Seine. Daniel Reiner, son collègue de Meurthe-et-Moselle va plus loin : l’Europe de la défense ? « Elle est morte ».

 

A cela, trois raisons principales : faute de menaces aux frontières la mobilisation ne prend plus ; l’Otan et l’Union Européenne n’arrivent pas à accorder leurs violons ; surtout, la politique des « petits pas » montre ses limites. Prônée par Jean-Yves Le Drian, le ministre de la défense, et avant lui par Hervé Morin, cette politique privilégie les avancées concrètes, fussent-elles modestes, aux ambitions irréalistes de type « grand soir ».

 

Arrêter de tourner en rond

 

Et pourtant, les sénateurs continuent de croire en une défense européenne, afin d’éviter aux 28 pays membres de l’Union de connaître un déclin stratégique. Seulement voilà, pour la plupart de leurs recommandations, certaines usées à force d’avoir été rebattues, on a du mal à voir ce qui permettrait de relancer la machine, les mêmes causes risquant de produire les mêmes effets.

 

Ainsi de la création d’un Etat-major européen, véritable chiffon rouge pour les Britanniques. Ou encore de l’établissement d’une feuille de route entre Etats pour partager des équipements militaires. Cela fait des années qu’on y réfléchit, sans beaucoup de résultat. Le regroupement entre industriels doit être « encouragé », sur la base du « volontariat » pour créer des grands groupes pan-européens notamment. On a vu le résultat entre EADS et BAE Systems... Que penser enfin d’un rapprochement entre l’Agence Européenne de défense (l’AED) et l’Organisme conjoint de coopération en matière d’armement (Occar) pour donner naissance à une « Agence européenne de l’armement » ? Certains y sont favorables, mais faute de programmes d’armement, cette Agence risque de tourner autant au ralenti que l’AED.

 

Groupe pionnier

 

La véritable nouveauté concerne la mise sur pied d’un « Eurogroupe de défense» composé de pays « pionniers », seule solution pour que le vieux Continent se dote d’une « capacité militaire autonome » et assume ses responsabilités au sein de l’Alliance Atlantique. Le règlement intérieur de ce groupe reste à écrire. Ce qui n’empêche pas les sénateurs d’avoir une idée précise de ses membres : la France et le Royaume-Uni évidemment, associés à l’Allemagne, voire à l’Italie.

 

Les deux premiers ont déjà formé un groupe pionnier depuis les traités de Lancaster House de novembre 2010 qui, dans l’esprit des sénateurs, doivent servir de « nucleus » à cet Eurogroupe (pour tout ce qui est hors nucléaire évidemment). Le hic c’est que Lancaster House avance déjà cahin caha, même si Paris et Londres sont très proches sur le plan militaire. Ajouter un ou deux pays, c’est prendre le risque de ralentir les choses, d’autant que l’Allemagne tient la guerre en aversion. Qui plus est, la mode à Paris ces derniers mois était plutôt au renforcement de la coopération avec Varsovie...

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 15:55
Quand les sénateurs français proposent d'abandonner l'Europe de la défense

03.07.2013 Par Nathalie Guibert Le Monde.fr

 

Il faut " abandonner l'Europe de la défense". La proposition sonne fort ! En vue du prochain Conseil européen sur la défense du mois de décembre, le Sénat français tente de relancer le débat, éculé, sur les insuccès de l'Union européenne (UE) dans cette matière souveraine. Dans un des quatre rapports d'information préparatoires au Conseil, la commission des affaires étrangères et des forces armées dénonce "l'impasse conceptuelle" dans laquelle ces sujets sont englués depuis dix ans.

 

Pour en sortir, les sénateurs Daniel Reiner, Jacques Gautier, André Vallini et Xavier Pintat suggèrent que la France propose à ses partenaires de créer "un Eurogroupe de défense", conçu "en dehors des institutions européennes actuelles" : la démarche à 28 étant jugée "ni réaliste, ni réalisable", ce noyau de pays volontaires comprendrait les quatre nations qui comptent encore en matière militaire et qui possèdent une industrie nationale : la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie.

 

Il ne s'agit pas, selon M. Reiner, de se contenter du discours alternatif du "pragmatisme", martelé par le ministère de la défense, celui-ci étant contraint de s'appuyer sur les seuls résultats nouveaux du partenariat militaire franco-britannique : "Pragmatique, c'est le mot que nous avons en horreur, c'est le pas à pas, la méthode historique de construction européenne qui a manifestement atteint ses limites", a indiqué ce parlementaire socialiste devant la presse mercredi 3 juillet.

 

 17 PROGRAMMES DE VÉHICULES BLINDÉS DIFFÉRENTS DANS L'UE

 

Ainsi, même le programme phare du moment (lancé en 2003), l'avion de transport stratégique A400M qui arrive enfin dans les armées, nourrit des aigreurs : les Européens n'ont toujours pas réussi à s'entendre sur la mutualisation du soutien de l'avion, qui représente les deux tiers des coûts du programme. En Libye, "les Européens n'ont même pas été capables d'assurer l'embargo maritime alors que les Etats-Unis et l'OTAN étaient prêts à nous le concéder", a précisé M. Gautier.

 

Autre exemple, on compte 17 programmes de véhicules blindés et 7 programmes de navires de surface différents dans l'UE et plus de 10 milliards d'euros d'économies pourraient être réalisés si la coopération était meilleure, a estimé l'Agence européenne de défense.

 

"Les seuls programmes structurants pour l'industrie européenne, en cours ou à venir, sont américains, l'avion de combat Joint Strike Fighter ou la défense antimissile balistique", note ce rapport sénatorial. Le Conseil de décembre devra, selon les sénateurs, adopter une feuille de route pour avancer sur des "capacités critiques" européennes : ravitaillement en vol, drones de combat, espace militaire, cyberdéfense.

 

LA PÉRIODE EST PROPICE À DES CLARIFICATIONS

 

L'Eurogroupe de défense contiendrait par ailleurs le projet de quartier général européen permanent, dont ne veulent toujours pas entendre parler les Britanniques mais qui permettrait de mieux planifier des opérations militaires ensemble. La période est propice à des clarifications, entre la crise des budgets de défense, le "pivot" ("rééquilibrage") américain vers l'Asie et les révélations de l'ampleur de la surveillance mise en place par Washington auprès de ses alliés, convient M. Reiner : "Les circonstances sont favorables et il y a une demande pressante des Américains pour que les Européens prennent leur défense en main ; il faut constituer un noyau dur pour parler d'égal à égal."

 

Les sénateurs conviennent qu'ils font preuve d'un certain optimisme. Mais les pays de l'UE consacrent encore 175 milliards d'euros à leur défense et ont 1,5 millions d'hommes sous les drapeaux. Et aujourd'hui, en pleine crise politique et économique, ne s'agit-il pas de sauver le soldat Europe ?

 

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 07:55
SMP/ESSD: quand l'amiral Guillaud met les points sur les "i"

27.06.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

L'amiral Édouard Guillaud, le chef d'état-major des armées, s'est exprimé le 3 juin devant la commission de la Défense et des Affaires étrangères du Sénat. On lira plus bas sa réponse à une question de Michel Boutant. Cliquer ici pour accéder à l'intégralité de son audition.

 

La réponse du CEMA, je dois l'avouer, m'a réjoui et elle prouve que le réalisme peut l'emporter. Pendant que nous tergiversions sur l'éthique des SMP/ESSD, nos concurrents (car ces activités relèvent avant tout d'un échange marchand) nous taillaient des croupières, renforçaient leur monopole, apprenaient (en faisant des erreurs, parfois graves) à réguler le milieu et favorisaient l'émergence de sociétés fortes, éprouvées, légitimes et fières. En France, nous avons fait du surplace en considérant le recours à des prestataires privés comme une maladie honteuse et expliquant pudiquement que, lorsque nous devions nous résigner à le faire, c'était dans le cadre d'expérimentations. En 15 ans, depuis le premier livre que j'ai écrit sur ce sujet en 1997, je confirme: "nous n'avons pas avancé"!

"Les sociétés militaires privées (SMP) sont un sujet qui m'exaspère. Quand on veut noyer son chien, on dit qu'il a la rage, et pour des raisons d'angélisme idéologique, malgré des rapports sur la situation, nous n'avons pas avancé.

Mon point de vue est qu'il faut encore travailler sur la question des SMP à terre car celles-ci posent des problèmes de droit international. La situation est plus simple pour les SMP à la mer : le droit de la mer est simple, dès lors que vous êtes sorti des eaux territoriales, le droit applicable est celui du pavillon, quelle que soit la nationalité de l'équipage, de l'affréteur, ou du propriétaire de la cargaison !

Nous avons les moyens, en passant par la loi, de dire que nous acceptons des équipes de protection embarquées, si elles sont de droit français employant des nationaux et réservées aux pavillons français. Le risque, si nous n'agissons pas, outre le fait de voir nos anciens militaires employés par des SMP étrangères, est surtout que des armateurs sont prêts à se dépavillonner, avec les conséquences économiques qui en résulteraient !

Il est contre-productif de faire l'amalgame avec une SMP qu'on emmènerait lors d'une OPEX faire de la protection. Cette question des SMP a été évoquée lors des discussions sur le Livre Blanc, puis le débat a été refermé. Il est nécessaire de régler ceci par une loi. Le vrai problème est que ça réveille une peur du mercenariat, alors même que ça n'a rien à voir !

Sur ce même sujet, je ne résiste pas à donner le texte de l'intervention d'Alain Juillet qui a ouvert les débats lors du colloque sur les ESSD du 28 mai dernier:

"Le premier aspect de ce problème apparaît lorsque l’on envisage le côté militaire. Indiscutablement, nos troupes, et en particulier les forces spéciales, sont des militaires dont l’excellence technique est reconnue au niveau international. D’un autre côté, le Livre blanc prévoit des réductions d’effectifs telles que les armées n’auront plus la capacité de remplir un certain nombre de missions qu’elles assument aujourd’hui. Il faudra donc bien trouver des solutions. C’est un aspect. L’autre aspect concerne ce qui se passe à l’extérieur. Quand on est une grande entreprise française qui travaille sur des sites à l’étranger impliquant des salariés, on s’interroge nécessairement sur les mesures à prendre pour évoluer dans des zones difficiles ou dangereuses. Depuis la loi de 2003, la situation est très simple : on ne peut pas travailler avec des sociétés de sécurité françaises car c’est interdit par la loi. On ne peut pas non plus utiliser les services de sociétés d’assurance françaises parce qu’elles seraient mêlées à des situations qui ne sont pas prévues par la loi. Les grandes entreprises françaises sont donc obligées de passer des contrats avec des ESSD ou des sociétés d’assurance étrangères pour accomplir des missions qui pourraient parfaitement être réalisées par des sociétés françaises. Le constat est encore plus alarmant quand vous regardez ce qui se passe actuellement au large de la Somalie en matière de piraterie où l’on a été obligé de mettre en place des systèmes de protection des bateaux. Les Français ont investi, via la Marine nationale, avec les commandos marine essentiellement. Ce qui est étonnant, c’est de voir comment font les autres pays. A part les Français, il n’y a aucune unité militaire étrangère qui assure ce type de missions. Tout ceci est pris en charge par des sociétés privées. Tout le monde y est, les Français sont les seuls à investir au niveau militaire. Pourquoi pas diriez-vous, mais il faut alors regarder le coût d’une telle opération pour l’Etat, alors même que ses dépenses doivent être contrôlées. Par ailleurs, Il est attristant de constater que les entreprises françaises doivent recourir à des ESSD étrangères, que ce soit en matière de sécurité ou d’assurance, et ainsi transférer une partie de leurs moyens financiers et de leurs exigences de sécurité à l’étranger. Ce point constitue la raison profonde de notre soutien au rapport des députés Ménard et Viollet auxquels nous avons tout de suite dit : « il faut absolument que vous arriviez à changer le système actuel ». Car le système actuel est basé sur une vision idéologique et historique des activités couvertes par le terme d’entreprises de services de sécurité et de défense, appelées autrefois SMP. Il est certain qu’en France, la période de la France-Afrique et du mercenariat reste présente dans les mémoires et nous pénalise par rapport à tous les autres pays du monde. Aux États-Unis, les grandes ESSD n’ont aucun problème et possèdent une image correcte au sein de la population et ce, tant qu’elles ne commettent pas de dérapages. Mais cela relève d’une affaire de contrôle. Elles travaillent également étroitement avec l’État. Les techniciens français de grandes sociétés françaises qui travaillent en Afghanistan actuellement doivent recourir à des sociétés étrangères lorsque l’armée française ne peut pas assurer leur sécurité. Je rappelle que depuis l’arrêt Karachi, les entreprises sont « sécuritairement » responsables de tous leurs salariés à l’étranger, que ce soit pendant ou hors les heures de travail. Une responsabilité importante pèse donc sur les entreprises et nous préférerions que la protection de ces salariés soit assurée par des sociétés françaises. Je vous dis ceci afin de bien faire comprendre que notre volonté est d’assurer, dans les meilleures conditions possibles, la sécurité de nos employés, la défense et la sûreté de nos sites en recourant à des personnels français. Si je reprends l’exemple somalien, il est à la fois fascinant et affligeant de voir que parmi les personnels qui travaillent dans les sociétés étrangères, il y a une grande majorité d’anciens soldats français. En effet, les anciens commandos marine y sont largement représentés parce qu’ont leur reconnaît de grandes qualités. Il est tout de même lamentable que l’on ne soit pas capable, en France, de reconnaître nous-mêmes concrètement leurs qualités. Arrêtons de nous tirer une balle dans le pied et soyons raisonnables. Vous allez suivre aujourd’hui un programme qui va permettre de couvrir un grand nombre d’éléments du thème étudié. D’une part, il faut être bien conscient que nous sommes entrés dans un monde de plus en plus dangereux et de plus en plus agressif au quotidien. Je vais peut-être choquer les militaires, surtout dans cette salle, mais je fais partie de ceux qui sont convaincus que le combat militaire aura de moins en moins d’importance à l’avenir par rapport au combat économique et que, dans le même temps, le combat économique va utiliser des moyens militaires ou de sécurité de plus en plus importants. On ne peut pas comprendre, par exemple, la guerre en Ituri, au Congo, sans se souvenir qu’en réalité ce n’est pas une guerre entre Hutus et Tutsis, c’est une guerre pour des raisons minières. Il s’agit de contrôler le Coltan dans la zone, parce que ce minerai est indispensable à la fabrication des téléphones portables. Ce n’est pas autre chose. On voit bien l’interpénétration des intérêts. Dans cette approche, Il est nécessaire de pouvoir protéger nos sites et nos personnels. Tout à l’heure, vous allez écouter une intervention du général Jean-Michel Chéreau, directeur de la sécurité d’AREVA, qui se trouve actuellement au cœur de problèmes importants. Mais derrière lui, il y a d’autres sociétés, d’autres problèmes du même genre. On ne peut pas continuer à accepter de ne pas être capable de faire face à la concurrence internationale et on ne peut pas non plus accepter d’être obligé de faire systématiquement appel à l’armée française alors qu’elle a à peine les moyens d’assurer ses propres missions. Il est donc nécessaire de trouver des équilibres. La question de l’assurance, qui sera évoqué ultérieurement, est très importante car les assureurs jouent un rôle essentiel dans le monde moderne. Ce sont eux qui font disparaître une grande partie de la prise de risque. C’est également eux qui vont compenser financièrement cette prise de risque de manière à l’éliminer lorsque quelque chose se passe. Je ne rentrerai pas dans les détails car cette question recouvre certains domaines sensibles, mais indiscutablement les assureurs ont un rôle important aujourd’hui. Regardez la Lloyd qui a pris, de ce côté-là, un rôle non négligeable dans tous les domaines et en particulier concernant la problématique des rançons demandés par les pirates au large de la Somalie Nous nous intéresserons ensuite aux problèmes juridiques qui apparaissent quand on parle de sécurité privée. Dès que l’on parle des ESSD, se pose la question des modifications ou du changement de la fameuse loi qui a tout bloqué en France, loi indiscutablement régressive par rapport à ce qui existe ailleurs. Il faut en effet se souvenir que pendant que l’on votait cette loi en France, les Américains de MPRI étaient en train de former les résistants kosovars qui devaient ensuite prendre le pouvoir. Les Américains avaient en effet envoyé là-bas une ESSD américaine. Cet épisode montre qu’il est important de disposer de textes de loi extrêmement précis afin éviter les dérives. Il faudra aussi, et c’est une des questions à ne pas oublier, intégrer correctement le fait que lorsque l’on prévoit le recours à des ESSD, surgissent les questions de l’ouverture du feu et de la réciprocité. Ici encore existent des problèmes juridiques très importants puisque l’on ne peut pas faire ni laisser faire n’importe quoi. Il importe donc de mettre en place une loi et des modalités d’application qui permettent de contrôler très étroitement les ESSD pour empêcher les dérives l’on a pu connaître, notamment en Irak avec la société Blackwater. Les actions incontrôlées d’une entreprise de sécurité sont inacceptables et inadmissibles. Mais ce n’est pas parce que une société a complètement dérivé en Irak qu’il faut, pour autant, « jeter le bébé avec l’eau du bain ». L’État aura un rôle très important dans cette exigence de contrôle et de sécurité. J’ajouterai pour ma part qu’en ce qui concerne les militaires que nous avons surentraînés pour remplir un certain nombre de missions, ils se retrouveront de plus en plus jeunes en fin de service sur le marché du travail. Ces ex-soldats d’élite seraient avantageusement accueillis dans des entreprises spécialisées. Cela permettrait aussi de contrôler la fiabilité et la qualité du personnel en évitant l’embauche « d‘enfants perdus » risquant d’être à l’origine de dérives inacceptables. Il faut garder la tête froide et se poser les questions objectivement. C’est l’intérêt de colloques et de réflexions comme celle qui vient d’être menée par le CSFRS. Cela permet de se dire : « On à un problème, il faut que l’on en considère toutes les facettes sans passion, sans idéologie et que l’on essaye d’analyser rationnellement la situation afin de faire des propositions concrètes ». C’est le but aussi des échanges que vous allez avoir, parce que l’on va pouvoir sentir la sensibilité des uns et des autres, comprendre les problèmes posés par les uns et les autres, puis arriver, ensemble, à bâtir un projet acceptable par l’Etat. Cela devra nous permettre de rebondir de manière efficace par rapport à tous nos concurrents internationaux. "

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 10:55
UniversiTERRE - journal de la 11e Université d'Eté de la Défense

Vendredi 7 juin - universite-defense.org

 

A chaque Université, son Journal. En 2013, il a pour titre UniversiTERRE. Le n°1 vient de paraître.

 

Vendredi 7 juin - Dans ce premier numéro, vous découvrirez les noms des journalistes qui animeront les Ateliers de cette 11ème Université. Didier FRANCOIS, grand reporter à Europe 1, avait très amicalement et avec enthousiasme accepté d'animer l'Atelier consacré à l'opération Serval. Ce matin, nous apprenons son enlèvement quelque part en Syrie. Toutes nos pensées accompagnent Didier. Nous espérons qu'il sera parmi nous en septembre pour remplir son engagement, comme il l'a toujours fait.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 10:55
PME et investissements de Défense - 2 Juillet 2013

11.06.2013 Université d'été de la Défense

 

En amont de la 11ème Université qui se tiendra à Pau, l'Université permanente est l'occasion chaque année de renouer le dialogue entre tous les participants autour de thèmatiques d'actualité sans les dissocier d'un travail de fond. La première réunion se tiendra le 2 juillet de 17 à 20 heures sur le thème "PME et investissements de Défense" (amphi Victor Hugo - 101 rue de l'Université), présidée par Jean-Jacques BRIDEY, député du Val-de-Marne, et Daniel REINER, sénateur de la Meurthe-et-Moselle, Vice-Président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 15:55
Du Livre Blanc au Conseil Européen de Décembre : Comment relancer L'Europe de la Défense ?

Conférence parlementaire sur l'Europe de la Défense le 13 juin

 

Les nouvelles menaces, le rééquilibrage stratégique des États-Unis vers le Pacifique et la rigueur budgétaire au sein des États-membres de l'Union européenne sont autant de facteurs qui conduisent la France à mener une réflexion rénovée et approfondie sur l'Europe de la Défense. Le Président de la République a donc demandé à ce que soit redéfinie notre stratégie nationale et nos capacités nécessaires pour les quinze ans à venir en matière de défense et de sécurité. Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale a été rendu public le 29 avril 2013. Il sert de base à la nouvelle loi de Programmation Militaire qui sera présentée à l'été 2013. Cette nouvelle LPM aura une portée très particulière et symbolique puisqu'elle devrait être adoptée à l'automne par le Parlement et surtout à la veille du Conseil européen de décembre 2013 qui, pour la première fois depuis 5 ans, a inscrit la Défense à son ordre du jour.
 
Dans ce contexte, nous avons décidé d'organiser la première édition de la Conférence parlementaire sur l'Europe de la Défense en présence de :
 
Laurent FABIUS, ministre des Affaires étrangères
et
Jean-Yves LE DRIAN, ministre de la Défense
 
 
La journée-débats se déroulera le jeudi 11 juillet 2013, Salle Victor Hugo à l'Assemblée nationale
 sur le thème :
 
DU LIVRE BLANC AU CONSEIL EUROPÉEN DE DÉCEMBRE :
COMMENT RELANCER L'EUROPE DE LA DÉFENSE ?
 
Présidée par
Jacques GAUTIER
Sénateur des Hauts-de-Seine,
vice-président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées
Elisabeth GUIGOU
Députée de Seine-Saint-Denis,
présidente de la Commission des affaires étrangères
Cette conférence a pour but de réunir et favoriser les échanges entre de nombreux parlementaires, acteurs institutionnels et industriels du secteur de la défense, de l'aéronautique et de la sécurité.
 
Les débats s'articuleront autour des trois tables rondes suivantes :
Débat I - L'Europe face aux crise futures
Débat II - Quelles capacités militaires pour des opérations européennes ?
Débat III - Comment conserver une industrie de défense en Europe ?
 
Pour vous inscrire en ligne, nous vous invitons à vous rendre sur notre site internet.

 

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 12:50
source itespresso.fr

source itespresso.fr

21/05/2013 Nelly MOUSSU

 

Le colloque sur « Les perspectives en matière de cyberdéfense après le Livre blanc » du 16 mai a notamment abordé la coopération européenne. La stratégie et la directive européenne en matière de cybersécurité, publiés en février dernier, pourraient être une avancée majeure pour la sécurité des systèmes d’information.

 

La Commission européenne et le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) ont publié, en février dernier, une stratégie en matière de cybersécurité intitulée « un cyberespace ouvert, sûr et sécurisé ». Dans le même temps, le Parlement européen et le Conseil de l’Europe ont publié une proposition de directive concernant des mesures pour renforcer la sécurité des réseaux et de l'information dans l'Union européenne (UE). Le colloque sur « Les perspectives en matière de cyberdéfense après le Livre blanc » du 16 mai a notamment abordé la coopération européenne dans ce domaine.

 

Jusqu’à présent, les actions entreprises par l’Union européenne ne semblaient pas suffisantes. Du côté des États membres, beaucoup ne disposaient pas de moyens pour protéger leurs systèmes d’information. Quant au secteur public, il paraissait trop peu impliqué. Saisissant le sujet à bras le corps, des membres des institutions européennes ont défini des recommandations pour améliorer le niveau de sécurité informatique au sein de l’UE. « Même si la cyberdéfense doit demeurer une compétence première des États, car elle touche à la souveraineté nationale, il me semble indispensable, s’agissant d’une menace qui s’affranchit des frontières, de renforcer la coopération européenne », souligne le sénateur Jean-Marie Bockel, auteur d’un rapport d’information sur la cyberdéfense.

 

Plus de moyens et de coopération entre États

 

La stratégie européenne de cybersécurité liste des recommandations dont les objectifs sont multiples : développer une politique européenne de cyberdéfense, renforcer les moyens de prévention et d’opposition aux attaques, développer les ressources industrielles et technologiques en matière de cybersécurité, faire reculer la cybercriminalité, etc. Afin d’aider les États membres à mettre en œuvre ces recommandations, l’Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l’information (ENISA) pourra les conseiller et diffuser les bonnes pratiques existants déjà dans certains pays. La proposition de directive fixe quant à elle des obligations pour les États membres. Par exemple, elle leur imposerait de se doter d’une autorité nationale de cybersécurité, d’élaborer une stratégie nationale en la matière, de disposer d’une structure opérationnelle d’assistance en cas d’incidents informatiques.

 

Au cœur de ces documents se trouve l’idée d’une coopération renforcée entre États membres pour diffuser des alertes sur les incidents informatiques et y répondre, notamment grâce à la création d’un réseau européen des autorités nationales de cybersécurité. A la demande d’un État ou sur sa propre initiative, la Commission européenne pourrait ainsi demander aux membres de l’UE de fournir des informations sur un risque ou un incident. Après une alerte, les autorités compétentes pourraient décider d’une intervention coordonnées, conformément au plan de coopération de l’Union en matière de sécurité des réseaux et de l’information.

 

Miser sur les industriels

 

La stratégie invite les entreprises à s’engager plus fortement dans la cybersécurité en adoptant une véritable stratégie afin de se protéger des cyberattaques. Pour le sénateur Bockel, « l’une des principales avancées de la directive tient à la création d’une obligation de déclaration des incidents informatiques significatifs à l’autorité nationale compétente, qui serait applicable aux administrations publiques et aux opérateurs critiques, tels que les entreprises de certains secteurs jugés stratégiques, comme les banques, la santé, l’énergie et les transports ».

 

La stratégie préconise également de développer le secteur de l’industrie « cyber ». « Afin de garantir la souveraineté des opérations stratégiques ou la sécurité de nos infrastructures vitales, il est crucial de s’assurer de la maîtrise de certaines technologies fondamentales, dans des domaines comme la cryptologie, l’architecture matérielle et logicielle et la production de certains équipements de sécurité ou de détection », détaille le sénateur.


« La proposition de stratégie affirme l’importance de soutenir le développement d’une industrie européenne pérenne en matière de cybersécurité et de technologies de l’information et de la communication afin d’éviter toute dépendance critique de l’Europe en la matière, notamment via un soutien à l’innovation (R&D) », ajoute Jean-Baptiste Demaison, chargé des affaires européennes à l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI).

 

Un enjeu pour les États et plus particulièrement pour le secteur de la défense : « Les militaires doivent être interopérables entre alliés, et cette interopérabilité s'appuie fortement sur les systèmes d'information et de communication, souligne le lieutenant-colonel Patrice Tromparent de la Délégation des Affaires Stratégiques, nous sommes dépendants de l’industrie, c’est pourquoi il faut soutenir la création d’une base industrielle de technologie et de défense européenne spécialisée dans la cybersécurité. » Et pour éviter les doublons, la stratégie européenne invite notamment l’Agence européenne de Défense à promouvoir le développement cohérent de capacités et technologies cyberdéfense entre les Etats membres.  Pour Jean-Baptiste Demaison, ces documents « identifient le cadre de financement de la R&D "Horizon 2020" comme levier de soutien principal à l’innovation en matière de cybersécurité et de technologies de l’information et de la communication (TIC) en Europe. Mais au-delà du soutien à la R&D, devrait s’ajouter un soutien au développement et à la promotion de standards européens, en assurant notamment une meilleure coordination des travaux de normalisation en matière de cybersécurité au niveau européen. L'UE devrait également encourager l'industrie européenne à identifier les défis technologiques stratégiques de demain et à soutenir cette dernière afin qu'elle puisse y répondre. L'UE pourrait notamment œuvrer en faveur de l'émergence d'offres européennes d'infrastructures et de services Cloud de confiance en Europe, via un soutien à la R&D et au développement de normes européennes d'interopérabilité, de sécurité, etc. »

 

Et maintenant ?

Dans les mois qui viennent, le Parlement et le Conseil européen voteront pour décider de l’adoption ou non de la stratégie européenne de cybersécurité et de la proposition de directive. Ce dernier document est le seul qui obligerait les états membres à adapter leur législation. « Sans anticiper les discussions formelles qui se tiendront au Conseil de l’UE, il est possible d’indiquer à titre préliminaire qu’une législation européenne en matière de cybersécurité ne devrait en aucun cas prescrire un mode d’organisation spécifique du dispositif national de cybersécurité mais s’attacher davantage à décrire des « fonctions » communes minimales. Une telle législation devrait également tenir pleinement compte de la diversité existant entre les Etats membres de l’UE en matière de développement des capacités nationales de cybersécurité, et éviter toute harmonisation forcée au risque d’un résultat contreproductif » prévient Jean-Baptiste Demaison.

 

En France, la commission des Affaires étrangères et de la défense du Sénat a déjà adopté une proposition de résolution afin de faire connaître au gouvernement sa position sur ces deux textes. « Nous recommandons d’en approuver les orientations générales et d’appeler les institutions européennes et les Etats membres à une mise en œuvre rapide de ces priorités, insiste le sénateur Bockel. Ces documents constitueront un progrès et permettront d’accélérer la prise de conscience des enjeux liés à la cyberdéfense au niveau européen. »

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 10:55
Colloque : « La cyberdéfense : quelles perspectives après le livre blanc ? »

 

03/05/2013 Communauté Défense

 

Le 16 mai prochain, la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du sénat organise un colloque intitulé « La cyberdéfense : quelles perspectives après le livre blanc ? » Ouverte au public, cette rencontre présentera les perspectives en matière de protection et de défense des systèmes d’information, à la lumière des conclusions du nouveau livre blanc sur la défense et la sécurité nationale.

 

La commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du sénat organise un colloque le 16 mai pour présenter l’état actuel et les perspectives en matière de protection et de défense des systèmes d’information, à la lumière des conclusions du nouveau livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Intitulé « La cyberdéfense : quelles perspectives après le livre blanc », cette rencontre est ouverte au public et se déroulera au palais du Luxembourg.

 

Trois grandes thématiques seront abordées : l’état de la menace et la stratégie de réponse nationale ; la coopération européenne et internationale ; la politique industrielle pour la cyberdéfense et la cybersécurité.

 

Kader Arif, ministre délégué auprès du ministre de la défense, Jean-Marie Bockel, sénateur du Haut-Rhin et auteur d’un rapport sur la cyberdéfense, Patrick Pailloux, directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, et le Contre-amiral Arnaud Coustillière, officier général à la cyberdéfense à l’état-major des armées, feront partie des nombreux intervenants.

 

Inscription au colloque

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 15:25
La cyberdéfense : quelles perspectives après le livre blanc ? Colloque organisé au Sénat le 16 mai 2013

22.04.2013 Sénat

La cyberdéfense : quelles perspectives après le livre blanc ? Colloque organisé au Sénat le 16 mai 2013

08 h 30 Accueil des participants

09 h 00 OUVERTURE

M. Jean-Claude MALLET, conseiller spécial du ministre de la défense
M. Jean-Marie BOCKEL, sénateur du Haut-Rhin, ancien ministre

09 h 30 - I. L’ÉTAT DE LA MENACE ET LA STRATÉGIE DE RÉPONSE NATIONALE

Première table ronde, co-présidée par MM. Jean-Marie BOCKEL, sénateur, et Eduardo RIHAN CYPEL, député, avec la participation de :

  • M. François-Bernard HUYGHE, chercheur à l’IRIS : L’état de la menace du point de vue du citoyen et du chercheur
  • M. Patrick PAILLOUX, directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information : La stratégie nationale de réponse à la lumière du Livre blanc
  • Contre-amiral Arnaud COUSTILLIERE, officier général à la cyberdéfense à l’état-major des armées : Le rôle et les spécificités du ministère de la défense
  • Mme Myriam QUEMENER, Procureur de la République adjoint au TGI de Créteil : Les forces et les faiblesses du droit

Débat avec la salle


11 h 00 - II. LA COOPÉRATION EUROPÉENNE ET INTERNATIONALE

Deuxième table ronde, co-présidée par MM. Jean-Marie BOCKEL et Jacques BERTHOU, sénateurs, avec la participation de :

  • M. Giuseppe ABBAMONTE, chef d'unité à la DG Connect de la Commission européenne : La stratégie de cybersécurité de l’Union européenne
  • Mme Chloé Rebecca SMITH, ministre déléguée auprès du Premier ministre du Royaume-Uni : L’approche du Royaume-Uni
  • Mme Cornelia REGALL-GROTHE, Secrétaire d’Etat du ministère fédéral de l’intérieur de la République fédérale d’Allemagne : L’approche de l’Allemagne
  • Mme Frédérick DOUZET, titulaire de la chaire Castex de cyberstratégie de l’IHEDN : L’approche des Etats-Unis
  • M. Jean-François BLAREL, Secrétaire général adjoint du ministère des affaires étrangères : La coopération européenne et internationale de la France en matière de cybersécurité

Débat avec la salle

14 h 00 - III. QUELLE POLITIQUE INDUSTRIELLE POUR LA CYBERDEFENSE ET LA CYBERSÉCURITÉ ?

Troisième table ronde, co-présidée par MM. Jean-Marie BOCKEL et Bruno SIDO, sénateurs, avec la participation de :

  • M. Pascal HOMSY, président directeur général d’Alcatel Lucent France
  • M. Jean-Michel LAGARDE, président directeur général de Thales Communication & Security
  • M. Yves Le FLOCH, vice-président de SOGETI
  • M. Jean-Marc NASR, président de Cassidian France
  • M. Jérôme NOTIN, président directeur général de Nov’It
  • M. Patrick PAILLOUX, directeur général de l’ANSSI
  • M. Guillaume POUPARD, direction générale de l'armement
  • M. Guillaume TISSIER, directeur général de la CEIS
  • M. Philippe VANNIER, président directeur général de BULL

Débat avec la salle

16 h 00 CLÔTURE

(cliquer sur le lien) INSCRIPTION obligatoire

En savoir plus

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 17:15
photo EMA

photo EMA

18.04.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

Les sénateurs Jean-Pierre Chevènement et Gérard Larcher, de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, viennent de diffuser un rapport sur la situation au Mali (photo Pascal Guyot). On lira avec intérêt la partie V: "Les conséquences à tirer pour notre politique de défense en Afrique".

Intitulé "Mali : comment gagner la paix ?", ce rapport est désormais en ligne. Il a été rédigé en prévision du débat, qui aura lieu au Parlement lundi 22 avril sur la demande du Gouvernement d'autorisation de prolongation de l'intervention des forces armées au Mali, et du vote du Conseil de sécurité de l'Onu. Ce vote est attendu la semaine prochaine; il devrait entériner la création de la MINUSMA, mission de stabilisation des Nations Unies au Mali.

Pour lire le rapport : http://www.senat.fr/notice-rapport/2012/r12-513-notice.html

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 21:00
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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 13:25

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24.11.2011 par Laurent Lagneau - Opex360.com

 

L’on pouvait s’en douter lors des auditions des responsables du ministère de la Défense par la Commission des Affaires étrangères et de la Défense nationale du Sénat. En effet, au cours de ces dernières, le choix de l’Hôtel de Brienne en faveur du drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) Heron TP francisé avait été vertement contesté par des sénateurs de droite comme de gauche, lesquels considéraient le MQ-9 Reaper du constructeur américain General Atomics plus compétitif.

 

Et cette opposition à l’offre soumise par Dassault Aviation, en collaboration avec l’israélien IAI, qui produit le Heron TP, s’est confirmée avec l’annulation par la Commission du Sénat d’une partie des 318 millions d’euros de crédits qu’il est prévu d’allouer pour financer cet achat. Les sénateurs ont joué fin : selon le magazine Challenges, ils ont voté un budget dédié à l’acquisition de drones d’un montant de 209 millions, lequel correspond à la somme qu’il aurait fallu débourser pour des MQ-9 Reaper.

 

Cette coupe de 109 millions d’euros dans le projet de loi de finance 2012 correspond en effet à l’écart de prix entre le Heron TP francisé et le drone MALE américain. Quant au choix en faveur de l’offre proposée par Dassault Aviation, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a déjà indiqué qu’il avait fait « jouer la préférence nationale ».

« Dassault ayant su renouer une coopération avec son partenaire israélien autour de ce projet, il était important pour moi que notre industrie demeure présente dans cette filière quand bien même cette solution devrait être plus coûteuse que si nous avions eu recours au Reaper proposé par General Atomics, son concurrent américain  » a-t-il déclaré en octobre dernier, lors de son audition par les sénateurs.

 

Seulement, en ces temps de rigueur budgétaire, les gains attendus de la solution du Heron TP, nettement plus chère que celle du MQ-9 Reaper, seront-ils à la hauteur des espérances? Rien n’est moins sûr.

 

Il avait été dit que le choix du Reaper allait porter un coup aux capacités industrielles françaises en matière de drone. Sauf que l’on voit mal ce que l’appareil israélien francisé apportera de plus, si ce n’est qu’il permettra d’attendre que le drone Telemos, développé par BAE Systems et Dassault Aviation, soit prêt. Car le constructeur IAI est un partenaire difficile. Et EADS est bien placé pour le savoir, le groupe européen ayant produit en collaboration avec ce dernier le drone Harfang, actuellement en service dans l’armée de l’Air. D’autre part, le choix fait dans les années 1960 d’acquérir des avions ravitailleurs américains KC-135 n’a pas empêché Airbus de développer l’A-330 MRTT et d’entrer en concurrence sur ce segment avec Boeing.

 

Par ailleurs, alors que l’on parle de mutualisation de capacités de défense entre pays européens, il est à souligner que, par exemple, le Royaume-Uni et l’Italie sont déjà des utilisateurs du drone MQ-9 Reaper, dont la technologie est éprouvée.

 

Autre élément : le chef d’état-major de l’armée de l’Air, le général Palomeros, a indiqué vouloir un drone armé. Si l’appareil américain a cette capacité, le flou persiste au sujet du Heron TP…

 

Cela étant, et comme le dernier mot revient à l’Assemblée nationale, qui n’a pas manifesté la même opposition que les sénateurs sur ce dossier, le choix du Heron TP devrait être finalisé. Sauf si Premier ministre réunit une commission mixte paritaire pour concilier les positions des deux assemblées sur cette affaire. A ce moment-là, un revirement sera toujours possible.

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