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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 11:12
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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 12:59
Mali: vaste opération militaire française pour traquer les islamistes au nord de Gao

08 avril 2013 13h20 Romandie.com (AFP)

 

GAO (Mali) - Une vaste opération de l'armée française pour traquer les islamistes, entamée à l'aube dimanche au Mali, était en cours lundi et devrait se poursuivre plusieurs jours dans une vallée au nord de la ville de Gao, selon un journaliste de l'AFP qui l'accompagne.

 

Cette opération baptisée Gustav, l'une des plus importantes en termes d'effectifs engagés depuis le début du conflit au Mali en janvier, mobilise un millier d'hommes, plusieurs dizaines de blindés, des hélicoptères, de l'artillerie, des drones et de l'aviation, a précisé à la presse le général Bernard Barrera, commandant de la composante terrestre de la force Serval.

 

Gao, plus grande ville du nord du Mali, située à 1.200 kilomètres de Bamako, était un fief du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), l'un des groupes islamistes armés qui ont occupé le nord du pays l'an dernier avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), jusqu'à ce que l'opération militaire franco-africaine lancée le 11 janvier les en déloge en grande partie.

 

La ville a cependant subi en février des attentats-suicides - les premiers de l'histoire du Mali - et a été le théâtre de violents accrochages entre les forces franco-maliennes et les jihadistes, dont le dernier en date il y a deux semaines a fait sept morts.

 

Lors de la première journée de l'opération Gustav le long d'un oued (rivière) asséché, aucun combattant jihadiste n'a été découvert et aucun coup de feu tiré, mais les hommes du Génie ont trouvé et neutralisé environ 340 obus et roquettes de gros calibre, sommairement cachés sous des acacias, dans des ravins creusés par l'érosion.

 

Nous avons encerclé cette vallée au nord de Gao, dont nous pensons qu'elle sert de base logistique aux groupes jihadistes, et nous avons commencé à la fouiller méthodiquement, a précisé le général, basé à Gao mais qui est venu auprès de ses troupes en hélicoptère dimanche en fin d'après-midi.

 

Tous les accès à la vallée ont été bouclés et ses crêtes contrôlées à 06H00 (locales et GMT) dimanche. A 08H00 les hommes de la 3e brigade mécanisée, commandés sur le terrain par le colonel Bruno Bert, ont entrepris la fouille d'un bois touffu, où les renseignements militaires estimaient que pouvait être cachée une base jihadiste.

 

L'opération, dans cette vallée de vingt kilomètres de long sur deux de large, va se poursuivre au cours des prochains jours. Elle va être passée au peigne fin, en collaboration avec des soldats et des gendarmes maliens qui vont pénétrer en premier dans les campements de nomades ou des maisons de terre des habitants.

 

C'est le quatrième oued que nous fouillons dans la région de Gao, il y aura sans doute d'autres opérations de ce genre, mais peut-être pas de la même ampleur, a précisé le général Barrera.

 

Quelque 4.000 soldats français sont actuellement engagés au Mali pour lutter contre les groupes islamistes armés. Mais à compter de fin avril, ils vont entamer leur retrait jusqu'à la fin de l'année. Il n'y en aura alors plus qu'un millier, selon Paris.

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 12:55
Mali: large opération française pour traquer les islamistes

08/04/2013 Par LEXPRESS.fr (AFP)

 

L'opération, baptisée Gustav, a été entamée dimanche à l'aube et se poursuit ce lundi au nord de la ville de Gao.

 

La traque se poursuit, et les troupes françaises ne relâchent pas leur effort. Une vaste opération de l'armée française pour dénicher les islamistes, entamée dimanche à l'aube au Mali, est en cours ce lundi. Elle devrait se poursuivre plusieurs jours dans un oued asséché au nord de la ville de Gao, selon un journaliste de l'AFP qui l'accompagne. 

 

Cette opération baptisée "Gustav", l'une des plus importantes en termes d'effectifs engagés depuis le début du conflit au Mali en janvier, mobilise un millier d'hommes, plusieurs dizaines de blindés, des hélicoptères, de l'artillerie, des drones et de l'aviation, a précisé à la presse le général Bernard Barrera, commandant de la composante terrestre de la force Serval. 

Gao, théâtre de violents affrontements

Gao, plus grande ville du nord du Mali, située à 1 200 kilomètres de Bamako, était un fief du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), l'un des groupes islamistes armés qui ont occupé le nord du pays l'an dernier avec Al-Qaïda au Maghreb islamique jusqu'à ce que l'opération militaire franco-africaine les en déloge en grande partie. La ville a cependant subi en février des attentats-suicides - les premiers de l'histoire du Mali - et a été le théâtre de violents accrochages entre les forces franco-maliennes et les jihadistes, dont le dernier en date il y a deux semaines a fait sept morts. 

 

Quelque 4 000 soldats français sont actuellement engagés au Mali pour lutter contre les groupes islamistes armés. Mais à compter de fin avril, ils vont entamer leur retrait jusqu'à la fin de l'année. Il n'y en aura alors plus qu'un millier, selon Paris. 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 12:45
Sénégal : Les Eléments Français au Sénégal (EFS) en soutien de l’opération Serval

 

08/04/2013 Sources : EMA

 

Depuis le 11 janvier 2013 et le déclenchement de l’opération Serval au Mali, les éléments français au Sénégal, pôle opérationnel de coopération à vocation régionale, jouent un rôle déterminant dans les opérations.

 

Après une évaluation des capacités de transmissions, d’hébergement et de travail disponibles aux EFS, un PC interarmées de théâtre a été mis en place à Dakar. Dans le même temps, des contacts ont été établis avec Bamako, qui constitue la plateforme de transit de l’ensemble des moyens logistique projetés sur le sol malien.

 

Le dispositif de soutien mis en œuvre depuis Dakar est articulé autour des façades aériennes et maritimes. Sur la zone militaire réservée de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor, des ATL 2 de l’aéronavale, des AWACS, des ravitailleurs et des transporteurs de l’armée de l’air et des pays alliés contributeurs se succèdent quotidiennement. Progressivement, le volume et la diversité des moyens aériens déployés ainsi que le rythme soutenu des rotations ont transformé cette zone en véritable base aérienne multinationale. Depuis le début des opérations, plus de 1000 mouvements d’aéronefs – français, mais aussi anglais, espagnols, danois, allemands, hollandais et américains – ont permis de transporter plus de 4000 passagers et plus de 1000 tonnes de fret au Mali.

 

Le port de Dakar, point d’encrage de l’acheminement stratégique par voie maritime, constitue la seconde plateforme du soutien logistique avec le déploiement d’un Sea port of debarkation (SPOD), placé sous le commandement opératif de théâtre. Depuis le 28 janvier, le BPC Dixmudeet trois affrétés y ont débarqué près de 8000 tonnes de fret et près de 500 personnels en quatre rotations.

 

Par ailleurs, d’importants moyens de soutien ont été déployés sur les différentes implantations des EFS pour, équiper, soigner, véhiculer, informer, armer, ravitailler (en essence, en munitions, en pièces de rechange), nourrir, héberger, plus d’un millier de militaires en transit. Des camps de toile avec cafétéria et infirmerie attenantes ont également été mis en place.

 

Dans le même temps, les EFS soutiennent le déploiement de la MISMA grâce à des actions de formation ciblées, délivrées au profit des forces africaines avant qu’elles intègrent la mission internationale de soutien au Mali. Après avoir contribué à l’évaluation des contingents de la MISMA et établi un bilan initial de leurs besoins, les EFS ont ainsi mis en œuvre des formations tactiques et logistiques au profit des forces nigériennes et sénégalaises.

 

Par ailleurs, au titre de la coopération opérationnelle, 10 militaires des EFS sont déployés au Mali, auprès du PCIAT ou des états-majors des différents

Sénégal : Les Eléments Français au Sénégal (EFS) en soutien de l’opération Serval
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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 17:18

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02 avril 2013 Par RFI Avec notre correspondante à Moscou, Anastasia Becchio

 

Le gouvernement du Mali a besoin d’hélicoptères, d’avions de combat et de véhicules blindés pour combattre les rebelles islamistes dans le nord du pays, au sein de l’opération multinationale à laquelle participe la France. L’agence publique russe d’exportations d’armements pourrait répondre favorablement aux requêtes maliennes.

 

Des hélicoptères Mi-35 et Mi-17, des avions cargo, des avions de combat, des véhicules blindés, des systèmes radar de défense antiaérienne, des armes légères et des munitions : telle serait la liste adressée par le Mali à Rosoboronexport, selon une source au sein de l’agence publique russe d’exportation d’armements citée par le quotidien Vedomosti.

 

L’armée malienne aurait aussi besoin de l’expertise russe pour la réparation d’une partie de son matériel et en particulier des tanks, acquis à l’époque soviétique. Les finances maliennes étant limitées, la Russie n’a livré que 3 000 fusils d’assaut Kalachnikov, 300 mitrailleuses et des munitions pour un montant de 12 millions de dollars en février. Selon le représentant de Rosoboronexport, de nouveaux contrats pourraient être passés prochainement pour des armes légères, des munitions, mais aussi des véhicules blindés et des hélicoptères de transport.

 

La Russie, qui achemine également de l’aide humanitaire au Mali, soutient l’opération de la France. Vladimir Poutine l’a rappelé fin février en recevant François Hollande au Kremlin. Selon une source au sein du ministère russe de la Défense, au début de l’opération, des avions cargo russes ont effectué une vingtaine de vols pour acheminer du matériel militaire de l’armée française.

 

deux Antonov 124 russes sur la base aérienne 105 d'Evreux

 

Les Antonov-124 russes pourraient reprendre du service le mois prochain, à la faveur du retrait d’une partie des troupes françaises du Mali.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 11:45

Opération Serval - Secteur Sévaré Mopti, le 22 janvier 2

 

02.04.2013 par Henri Weill - Ainsi va le monde

 

Laurent Fabius sera auditionné aujourd'hui à 17h, par la commission des affaires étrangères du Sénat. Il pourrait y être interrogé sur la série de mutations de diplomates (liés au dossier Afrique) enregistrée depuis l'automne dernier. Il y eut Elisabeth Barbier, responsable de la direction Afrique-Océan Indien puis, plus récemment, le numéro deux de cette direction Laurent Bizot qui « a été prié » de cesser ses fonctions. De même que l’ambassadeur Jean-Félix Paganon, représentant spécial du ministre des affaires étrangères pour le Sahel (nommé depuis ambassadeur au Sénégal). Que leur reproche-t-on ? Une trop grande liberté de ton ? Une incompatibilité d’humeur avec le ministre ? Auraient-ils commis des erreurs d’appréciation sur le dossier malien ?  Emmanuel Dupuy, qui préside l'Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE), think tank spécialisé sur les questions géopolitiques revient sur ce « rififi » au quai d’Orsay et plus généralement sur le dossier malien.

 

 

A lire ICI.

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 08:45

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photo EMA

 

28 Février 2013 Par Frédéric Pons – Valeurs Actuelles

 

Afrique. La France et la communauté internationale doivent regarder la réalité en face. La mission s’inscrit dans la durée, pour ne pas gâcher l’acquis des opérations. Elle exige une stratégie, autant militaire que politique. Où est-elle ?

 

Patience et détermination ! Pour réussir au Mali, sur les plans militaire et politique, la France n’a guère d’autre choix que de s’installer dans la durée et de fixer une stratégie, ce qui n’est pas encore le cas. C’est la seule façon de ne pas ruiner les efforts accomplis jusque-là.

 

Contre un ennemi qui utilise tous les moyens à sa portée, il faudra de la patience. Il faudra aussi de la détermination face aux procès d’intention (le “néocolonialisme”) qui accompagnent la moindre action française en Afrique. La “mauvaise conscience de l’homme blanc” affleure en permanence, au risque d’empêcher de bâtir cette nécessaire vision stratégique dont notre pays a besoin sur ce continent. C’est son intérêt, dans cette relation singulière entre la France et l’Afrique, que certains voudraient nier.

 

Le Mali a besoin de la France pour l’aider à rétablir son État, failli, son armée, désintégrée, et son unité nationale, fracturée par les luttes ethniques et claniques qu’exacerbent les trafiquants de la zone sahélienne (drogues, armes, otages, clandestins). L’intérêt de la France — et de l’Europe — est de stabiliser au plus vite le Mali, pour éviter la contagion islamo-terroriste à l’ensemble du Sahel. Abandonner cette région en ferait la proie immédiate des réseaux qui rêvent autant d’un émirat islamique que d’un sanctuaire pour leurs trafics vers l’Europe.

 

Les derniers affrontements prouvent que ces forces hostiles gardent de réelles capacités de combat et surtout la volonté de se battre. Malgré les terribles coups portés depuis le 11 janvier par les Français, ces groupes restent dangereux. Surpris et bousculés, ils s’étaient dispersés. Il leur aura fallu un mois pour s’adapter et repartir au combat.

 

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photo EMA

 

Dans le Nord, les forces françaises et des commandos tchadiens ont entrepris de détruire les poches de résistance d’Al-Qaïda et des narco-islamistes maliens. Les combats ont été meurtriers. La France y a perdu, le 19 février, le sergent-chef Harold Vormezeele (lire aussi page 18). De leur côté, les Tchadiens ont tué 65 ennemis, au prix de 13 morts dans leurs rangs. Dans la zone du fleuve Niger (Gao et Tombouctou), les insurgés mènent un combat terroriste (opérations kamikazes, harcèlement urbain, poses de mine et de piège), en exploitant les “zones lacunaires” du dispositif franco-africain : les limites entre les contingents, les arrières, les axes logistiques.

 

Cette nouvelle phase de l’opération Serval exige un gros travail de renseignement, le soutien des populations civiles et une capacité de frappe rapide et efficace. La France est pour l’instant la seule sur le terrain à pouvoir assurer ce travail, malgré la remontée en puissance de l’armée malienne, avec l’aide de la mission européenne de formation et le déploiement de la Misma, la force interafricaine de soutien au Mali. Ces renforts ne seront pas réellement opérationnels avant avril ou mai.

 

Les Maliens tentent de se racheter une conduite, avec les quelques centaines de soldats qui leur restent. Mais leur armée est exsangue, déconsidérée, instable. Aux ordres d’un régime issu d’un putsch et verrouillé par les ethnies noires du Sud, elle traîne une mauvaise réputation. Indésirable au nord du pays, elle se heurte à l’hostilité des Touaregs et des Arabes qui lui ont asséné des coups terribles en 2012, assortis de massacres horribles. La volonté de vengeance des militaires maliens est un problème que l’état-major français et la mission européenne devront gérer. Ce n’est pas gagné.

 

Tous ces facteurs contraignent la France à devoir rester sur place plus longtemps que prévu, pour poursuivre la destruction des groupes narco-islamistes et sécuriser le Mali, le temps qu’il se relève. Le dispositif pourra être évidemment allégé, le moment venu, à condition de maintenir assez de forces combattantes pour ne pas gaspiller l’acquis de l’opération.

 

L’intervention française a permis d’éviter le pire, au Mali et au Sahel. Le succès militaire est indéniable, mais l’Élysée a réagi dans l’urgence, sans avoir de stratégie précise. Dans la classe politique, beaucoup souhaitent déjà abréger la mission, pour éviter un “enlisement”. Obsédé par ce “syndrome afghan”, François Hollande semble lui aussi vouloir quitter le Mali au plus vite, au risque de bâcler la phase politique : la reconstruction de l’État et de son armée, le lancement du dialogue entre les frères ennemis maliens, en sachant qu’aucun ne veut faire le premier pas.

 

Ce chantier politique repose en grande partie sur la bonne volonté des Maliens eux-mêmes. Veulent-ils réellement redresser leur pays, en dépit de tant de compromissions de leurs élites, souvent connectées aux trafics régionaux ? Leur obsession à vouloir organiser des élections est touchante, surréaliste dans le contexte actuel. Malgré la situation catastrophique du pays, le régime a fixé au 7 juillet le premier tour de la présidentielle. Second tour le 21 juillet, avec les législatives. La défaillance totale de l’État et les fractures du territoire peuvent faire de ces scrutins au rabais une mascarade démocratique de plus.

 

Si l’affaire n’était pas si grave, on pourrait sourire de cette précipitation des Maliens à prouver leur bonne volonté, en agitant ce “gri-gri démocratique” qui plaît tant à la communauté internationale. Ils le font pour obtenir de l’aide. Cette légitimation par les urnes ne fera que pérenniser un système en grande partie responsable de la gabegie ambiante. Issu d’une élection bâclée, le régime resterait le même, aux ordres de militaires imprévisibles, associés à des élites dévaluées.

 

Cinquante-deux ans après son indépendance, le Mali est aujourd’hui occupé par près de 12 000 soldats étrangers. Une quinzaine de nations africaines et occidentales contrôlent son territoire. Quel bilan ! Les joutes démocratiques annoncées sont-elles vraiment sa priorité ? La France encourage elle aussi ces élections, pour partir au plus vite. Elle risque ainsi d’entretenir la mauvaise gouvernance à Bamako et d’encourager les ennemis à reprendre le combat, tout en favorisant le repli sécessionniste des Touaregs.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 02:02

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27 February 2013 at 00:44 GMT BBC Africa

 

A car bomb has exploded in the northern Mali town of Kidal, killing seven people, reports say.

 

The attack is thought to have targeted a checkpoint manned by a Tuareg group which has come out in support of France's military intervention.

 

Islamist militants were driven out of Kidal and other strongholds but have continued to stage raids and bombings.

 

A senior UN humanitarian official has said hundreds of thousands of displaced Malians are too afraid to return home.

 

More than 430,000 people who fled the militant takeover of northern Mali last year did not feel confident enough to return to their homes despite the security situation improving, said John Ging, from the UN Office for the Co-ordination of Humanitarian Affairs.

 

Those who had stayed feared the conflict was not yet behind them, he added, amid reports of amputations and rape carried out by militants against women and children.

 

There were also fears among ethnic Tuaregs of reprisal attacks by Malian security forces, because Tuareg rebels took part in last year's rebellion before it was hijacked by Islamist militants, the UN official said.

 

The army has been accused of carrying out extra-judicial killings in areas where it has regained control.

 

Mr Ging said he had told Mali's government it should show it could protect civilians and secure cities in order for people to feel safe enough to come back.

 

'Wrong policies'

 

Tuesday's powerful car bomb exploded at a checkpoint in Kidal belonging to the secular Tuareg MNLA.

 

A statement from the group said seven MNLA fighters had been killed as well as a suicide bomber.

 

The MNLA was originally allied with Mali's militant Islamist groups when they seized control of northern Mali in April 20123 but it later fell out with them and backed the French-led offensive to drive them out.

 

When French troops seized Kidal's airport a month ago, the MNLA took control of the town itself. Chadian troops have also moved into the area.

 

Two people died in car bomb attacks in Kidal last week. The town is close to the Ifoghas mountains, where members of al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM) are thought to be hiding.

 

Clashes in the area, close to the Algerian border, led to the deaths of 13 Chadian soldiers and dozens of militants at the end of last week, the Chadian army said.

 

In a separate development, a document left by AQIM in northern Mali has indicated that disagreements between the Islamists may have led to their defeat.

 

The document, found by journalists in Timbuktu and published by a French newspaper, is said to contain advice by the head of al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM), Abdel Malek Droukdel.

 

In it, the AQIM leader criticised the Mali militants for implementing Islamic law too quickly and predicted France's intervention.

 

France - the former colonial power in Mali* - launched a military operation last month after the militants appeared to be threatening the south.

 

 


* Note RP Defense : astonishing the way BBC Africa treat Mali, as a former colony. Just keep in mind this is Mali's President who requested France's help... Do BBC news treat India or other UK former colonies the same way they treat Mali ?

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 23:13

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26.02.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

France. Deux tués du côté français:

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/deces-militaires-et-honneurs/lieutenant-damien-boiteux/2134423-1-fre-FR/lieutenant-damien-boiteux.jpg

un pilote de Gazelle, Damien Boiteux, tué le 11 janvier,

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/actualites/images-actu/adjudant-vormezeele/2198867-1-fre-FR/adjudant-vormezeele.jpg

et un sous-officier du 2e REP, Harold Vormezeele, tué le 19 février près de Tessalit.

 

Mali. Selon la Direction de l’information et des relations publiques de l’Armée (DIRPA) malienne, depuis le début de l’offensive militaire lancée le 11 janvier 2013 contre les islamistes, le bilan humain est de 37 soldats maliens tués et 138 blessés, sur l’ensemble des théâtres d’opération.

 

Tchad. 24 soldats ont trouvé la mort lors des affrontements de vendredi dernier dans l'Adrar des Ifoghas, et 68 ont été blessés selon des sources françaises.

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 19:58

http://www.ecpad.fr/wp-content/gallery/combats_gao_92eme_ri/2013ECPA006L074_043.jpg

 

26.02.2013 ECPAD

 

Le 21 février 2013, le GTIA 2 (Groupement tactique interarmes armé par le 92ème RI) est intervenu en appui des forces armées maliennes qui étaient au contact avec des groupes terroristes infiltrés dans la ville de Gao.

 

En fin de matinée, une trentaine de terroristes s’est infiltrée en ville. Immédiatement les forces maliennes du Colonel Major DACKO, les forces de gendarmerie et la Garde Nationale bouclent les abords de l’îlot administratif, cœur de la ville où se sont rassemblés les terroristes. Après quelques échanges de tirs et une explosion, les groupes terroristes se retranchent dans la mairie.

 

La QRF du GTIA 2 composée d’une section de VAB, de trois compagnies VBCI et de deux hélicoptères gazelle du groupement aéromobile est mise en alerte, aux ordres du colonel BERT, chef du GTIA 2.

 

A la demande des autorités maliennes, la QRF s’engage et se positionne aux abords de la mairie. La compagnie VBCI est engagée et ouvre le feu avec tous ses armements : canon 25mm, AT4, ALI, Eryx, et appuyée par 2 gazelles du groupement aéromobile, qui tirent un missile HOT sur une position terroriste.

 

Pris sous les feux maliens et français, quelques terroristes tentent de s’exfiltrer par les berges du NIGER. Le bouclage de la zone le long du fleuve Niger a été mené conjointement par les français et les maliens et a permis de neutraliser une dizaine de terroristes.

 

Dans la Mairie, les forces armées maliennes neutralisent le dernier bastion  de terroristes portant des ceintures explosives. Un élément du génie français est intervenu afin de désamorcer les charges explosives. Au cours de cette action, deux soldats français ont été très légèrement blessés.

 

 Parallèlement, au cours de la journée, le check point aux sorties Nord de la ville de Gao a été défendu par des éléments nigériens alors qu’ils étaient harcelés par des tirs sporadiques de groupes terroristes tentant de s’infiltrer. Une compagnie sur VBCI appartenant au GTIA 2 et une patrouille Gazelle du Groupement aéromobile (GAM) qui a délivré un appui feu missile ont appuyé cette action. Deux terroristes ont été tués.

 

En fin d’après-midi la situation était redevenue calme dans la ville de Gao. La QRF du GTIA 2 a regagné l’aéroport.

Au bilan, cette opération aura permis aux forces armées maliennes de montrer leur détermination, si besoin était, à protéger la ville et sa population des groupes terroristes. Elle démontre également la volonté de l’ensemble des acteurs présents sur le sol malien à démanteler les groupes terroristes. Cette action a permis la neutralisation de plus d’une quinzaine de terroristes. Quatre soldats maliens auraient été blessés.

 

 FAM : Forces armées maliennes

QRF : Force de réaction rapide

GTIA : Groupement tactique interarmes

VBCI : Véhicule blindé de combat d’infanterie

 

Plus de photo : cliquer ci-dessous 

 

http://www.ecpad.fr/wp-content/gallery/combats_gao_92eme_ri/2013ECPA006L074_044.jpg

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 08:45

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130222-serval-a-gao-les-fam-repoussent-les-attaques-terroristes/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao/2198837-1-fre-FR/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao.jpg

 

22/02/2013 Sources : EMA - International

 

Le 21 février 2013, le GTIA 2 (Groupement tactique interarmes armé par le 92e RI) est intervenu en appui des forces armées maliennes qui étaient au contact avec des groupes terroristes infiltrés dans la ville de Gao.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130222-serval-a-gao-les-fam-repoussent-les-attaques-terroristes/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-5/2198862-1-fre-FR/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-5.jpg

 

En fin de matinée, une trentaine de terroristes s’est infiltrée en ville. Immédiatement les forces maliennes du Colonel Major Dacko, les forces de gendarmerie et la Garde Nationale bouclent les abords de l’îlot administratif, cœur de la ville où se sont rassemblés les terroristes. Après quelques échanges de tirs et une explosion, les groupes terroristes se retranchent dans la mairie.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130222-serval-a-gao-les-fam-repoussent-les-attaques-terroristes/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-1/2198857-1-fre-FR/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-1.jpg

 

La QRF du GTIA 2 composée d’une section de VAB, de trois compagnies VBCI et de deux hélicoptères gazelle du groupement aéromobile est mise en alerte, aux ordres du colonel Bert, chef du GTIA 2.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130222-serval-a-gao-les-fam-repoussent-les-attaques-terroristes/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-6/2198852-1-fre-FR/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-6.jpg

 

En coordination avec les autorités maliennes, la QRF s’engage et se positionne aux abords de la mairie. La compagnie VBCI est engagée et ouvre le feu avec tous ses armements : canon 25mm, AT4, ALI, Eryx, et appuyée par 2 Gazelle du groupement aéromobile, qui tirent un missile HOT sur une position terroriste.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130222-serval-a-gao-les-fam-repoussent-les-attaques-terroristes/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-3/2198832-1-fre-FR/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-3.jpg

 

Pris sous les feux maliens et français, quelques terroristes tentent de s’exfiltrer par les berges du Niger. Le bouclage de la zone le long du fleuve Niger a été mené conjointement par les français et les maliens et a permis de neutraliser une dizaine de terroristes.

 

Dans la Mairie, les forces armées maliennes neutralisent le dernier bastion  de terroristes portant des ceintures explosives. Un élément du génie français est intervenu afin de désamorcer les charges explosives. Au cours de cette action, deux soldats français ont été très légèrement blessés.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130222-serval-a-gao-les-fam-repoussent-les-attaques-terroristes/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-4/2198842-1-fre-FR/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-4.jpg

 

Parallèlement, au cours de la journée, le check point aux sorties Nord de la ville de Gao a été défendu par des éléments nigériens alors qu’ils étaient harcelés par des tirs sporadiques de groupes terroristes tentant de s’infiltrer. Une compagnie sur VBCI appartenant au GTIA 2 et une patrouille Gazelle du Groupement aéromobile (GAM) qui a délivré un appui feu missile ont appuyé cette action. Deux terroristes ont été tués.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130222-serval-a-gao-les-fam-repoussent-les-attaques-terroristes/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-2/2198847-1-fre-FR/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-2.jpg

 

En fin d’après-midi la situation était redevenue calme dans la ville de Gao. La QRF du GTIA 2 a regagné l’aéroport.

 

Au bilan, cette opération aura permis aux forces armées maliennes de montrer leur détermination, si besoin était, à protéger la ville et sa population des groupes terroristes. Elle démontre également la volonté de l’ensemble des acteurs présents sur le sol malien à démanteler les groupes terroristes. Cette action a permis la neutralisation de plus d’une quinzaine de terroristes. Quatre soldats maliens auraient été blessés.

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 08:19

Mindef

 

18/02/2013 Michel Cabirol, à Abu Dhabi – LaTribune.fr

 

Nouveau retard de quelques semaines du livre blanc qui est désormais attendu vers la fin mars, début avril. C'est en ce moment que les décisions sont prises sur l'avenir des armées. Mais les dépenses de défense vont passer sous la barre des 1,3 % du PIB, selon nos informations.

 

En sport, quand on dit qu'on est dans le "money time", il s'agit en général des dernières minutes de jeu où chaque possession de ballon devient cruciale et où les joueurs clés sont censés s'exprimer. Aujourd'hui, on est exactement là pour le nouveau livre blanc sur la défense, qui devrait avoir un nouveau (léger ?) retard et est attendu désormais fin mars, début avril, selon des sources concordantes, en dépit du récent coup de gueule de François Hollande qui attend le plus rapidement possible cet ouvrage censé décaper toute la doctrine française en matière de défense... sous la contrainte financière. Car c'est le paramètre central de ce nouvel ouvrage, n'en déplaise à ceux qui disent le contraire. "Nous avons un outil opérationnel performant et jalousé même si nos armées ont bien sûr des lacunes, une industrie de l'armement parmi les meilleures au monde, qui emploie des salariés non délocalisables et nous allons vraisemblablement tout casser", regrette un général interrogé par "La Tribune".

 

Un tsunami pour les militaires

 

Le diplomate Jean-Marie Guéhenno, spécialiste des opérations de maintien de la paix à l'ONU jusqu'en 2008, est en train de terminer une deuxième version du livre blanc. Le conseiller spécial du ministre de la Défense, Jean-Claude Mallet, le rival de Jean-Marie Guéheno depuis le lancement de la rénovation de la doctrine française en matière de défense par François Hollande, va de son côté compléter la partie de Jean-Marie Guéhenno, qui s'est principalement intéressé à la partie générale, notamment tout ce qui concerne la géopolitique, explique-t-on à La Tribune. Jean-Claude Mallet, qui lui connait toutes les arcanes et les ficelles de ce grand ministère, s'attaquera aux contrats des armées. Le coeur du sujet pour les militaires, très inquiets sur leur avenir et sur leurs futures missions.

 

C'est ce tandem (Guéhenno-Mallet), qui a été vendu à François Hollande. En tant que chef des armées, le validera-t-il ? Lui qui a connu son heure de gloire dans les rues de Tombouctou acclamé par des milliers de Maliens libérés du joug des islamistes. Car ce qui se prépare est un tsunami grandeur nature pour l'armée et, par ricochet, pour les industriels de la défense. Pourtant, "là où il y a une volonté, il y a un chemin" avait expliqué Lénine. Car comme le rappelle très justement l'ancien chef d'état-major des armées (2006-2010), le général Jean-Louis Georgelin : "la dépense publique, en France, représente 56 % du PIB. Quand on enlève 1,5 % pour la défense, il reste 54,5 %. Sans doute y a-t-il, dans cette masse, des marges de manoeuvre à explorer". Mais l'armée "n'est pas un enjeu électoral et n'apporte aucune voix lors des élections", regrette un autre général.

 

La trajectoire Y, l'arme fatale ?

 

Selon la trajectoire Y (nom de code du futur montant global des crédits ventilés lors de la prochaine loi de programmation militaire, qui va mettre en musique les orientations du Livre blanc), les dépenses de défense vont passer sous la barre des 1,3 % du PIB, selon une source proche du dossier. A l'origine, il y avait trois hypothèses de trajectoire et deux d'entre elles ont fusionné. D'où la trajectoire Y. La Loi de programmation militaire (LPM) extrêmement dure est bien pire que ce qu'avait imaginé cet automne le chef des armées, l'amiral Edouard Guillaud. "En 2012, il est de 1,55 %. A l'horizon de 2015, il dépassera à peine 1,3 %". la direction générale de l'armement (DGA) travaille elle aussi sur une trajectoire permettant de ne pas casser l'outil, explique-t-on à La Tribune. En utilisant les méthodes très classiques plutôt qu'une rupture : étalements des programmes et réduction des cibles, notamment. Pour les militaires, cela va être cataclysmique, estime-t-on dans les armées, qui se réjouissent de la démonstration du succès opérationnel de l'opération Serval au Mali, qui a mis end éroute les terroristes islamistes.

 

Le Mali aura-t-il un impact sur le Livre blanc ?

 

Une telle opération aura-t-elle un impact sur la rédaction du Livre blanc ? A la marge oui. Elle a notamment permis de faire taire (une bonne fois pour toute ?) les partisans de la suppression de tout ou partie de l'armée de terre (remplacée par des forces spéciales) et des forces prépositionnées, qui ont été lors de cette opération cruciales pour la réussite de Serval basée sur la rapidité d'intervention. "La manoeuvre aéroterrestre, dans un cadre d'une opération interarmée, est au coeur de la victoire, rappelle un collectif d'officiers à La Tribune. Cette victoire mérite d'autant plus d'être soulignée qu'à l'annonce du retrait d'Aghanistan, d'aucuns - entonnant les couplets éculés de la guerre à distance ou de la guerre zéro mort - chantaient un peu rapidement la fin des interventions terrestres". Et de préciser que Serval "ce sont des Rafale et plusieurs milliers de soldats engagés à terre à bord de plus de 200 engins de combat, de l'hélicoptère Tigre au char AMX 10 RC, en passant par toute la gamme des équipements blindés à roues".

 

http://fbcdn-sphotos-c-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/579698_494120607300336_2029961287_n.jpg

8 février 2013, le SGTIA 31 se dirige vers Tessalit. - Crédit : EMA / ECPAD

 

Serval a également permis de rappeler à certains que "l'opération au Sahel nous rappelle - s'il fallait - que l'espace méditerranéen reste dangereux : les explosions de violence s'y multiplient sans que leur caractère contagieux soit aisément prévisible". Enfin, l'opération au Mali sera-t-elle la dernière fois que les militaires français entrent en premier sur un théâtre d'opération ? Certains le souhaitaient. "Si d'aucuns, à l'occasion des travaux de préparation du nouveau livre blanc, n'hésitaient pas à s'interroger sur la nécessité de cosnerver les capacités d'entrée en premier et d'être nation cadre, les événements ont répondu à leurs questions", estiment ces officiers. Et de préciser que "l'opération Serval a confirmé l'aptitude à ouvrir un nouveau théâtre, dans l'urgence, avec une entrée en premier et dans unc adre pour l'instant presque strictement national. Condition de l'excellence, l'entrée en premier est un gage de crédibilité vis-à-vis de nos alliés, la reconnaissance explicite qu'il faut toujours compter avec la puissance française".

 

Et maintenant ?

 

Les quatre chefs d'état-major vont maintenant rapidement négocier les futurs contrats des armées. Ces derniers préciseront les missions qui seront affectées aux trois armées. Que vont-ils faire ? Faire une coalition pour ensemble gagner des marges de manoeuvres, comme le souhaitent les militaires, ou continuer à jouer "perso" pour favoriser leur arme. Que va faire l'amiral Guillaud, très fragilisé par le pouvoir en place (Elysée et Hôtel de Brienne) ? Mis à l'écart des briefings tenus à haut niveau pour l'opération Serval et exclu des travaux du Livre blanc, va-t-il être tenté par une sortie par le haut en ne souhaitant pas assumer la responsabilité d'une paupérisation des armées ? On est en plein dans le "money time"...

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 14:02

Engagement d’un escadron blindé AMX 10RC de Niamey à Ga

 

02.14.13  By David Axe - wired.com/dangerroom

 

On Friday, Feb. 8, a man wearing a military uniform motored up to a Malian army checkpoint in the ancient city of Gao, which had recently been liberated from Islamic militants that had held the arid country’s expansive north since early 2012. The rider triggered an explosive belt, killing the bomber but merely wounding a Malian soldier standing nearby.

 

By the standards of suicide bombers, the Gao attack was unimpressive. But it was chilling nonetheless. It was the first suicide attack in the West African country since the beginning of the civil war last year, and an early blow in a nascent insurgency targeting Mali.

 

Last Friday’s desultory blast was also a reminder of a recent military lesson. Speedy, high-tech, coalition-based military interventions, the kind increasingly favored by the U.S. after more than a decade of open-ended occupations in Iraq and Afghanistan, can begin neatly and end messily — if they really end at all.

 

Washington’s calculated support in Mali, including intelligence, drones, logistics and cash, enabled French, Malian and allied troops to quickly recapture northern territory from militant forces led by al-Qaida in the Islamic Maghreb, a.k.a. AQIM, the terrorist organization’s North African affiliate. A coalition victory in the main assault was a foregone conclusion.

 

It’s the phase of the conflict after major combat that should worry U.S. officials. And that phase is beginning now.

 

Army Gen. Carter Ham, head of the U.S. Africa Command, put it best in mid-January during the early hours of the French-led campaign. Paris’ bombers struck militant forces as French commandos mobilized Malian troops and armored battalions raced to reinforce France’s African garrisons. Ham was apparently already thinking past the initial battles, to the possibility of a drawn-out insurgency. “The real question,” Ham said, “is now what?

 

Now more than ever, America wants neat, short conflicts. There’s no appetite for drawn-out operations, to say nothing of large-scale troop deployments. But Mali is likely to underscore an unpleasant truth. Today’s conflicts are usually anything but tidy or brief.

 

 

21st-Century Blitz

In March 2012, a coup by Mali’s army toppled the elected government in the capital of Bamako in the south. In the resulting confusion AQIM fighters and other militants seized the less populated north. The fighting between the new Malian regime and the rebels quickly reached a stalemate.

 

The French Ministry of Defense began the planning and preparation for the current intervention way back last summer. Some French forces were already in Bamako. Others were on standby in nearby Chad, Senegal and Burkina Faso.

 

Bertrand Clément-Bollée, head of French land forces, identified France-based troops that could be quickly sent to Africa to bolster the existing garrisons for a total deployment of some 4,000 troops. In October, Paris sent Harfang drones – France’s unarmed answer to America’s Predator — to begin tracking militant targets in the north. By late last year, the French intervention was primed.

 

In structure and purpose, the planned French assault force was indicative of an approach to warfare pioneered by the U.S. six years ago in Somalia, after Islamic militants captured most of that country. The U.S. was already bogged down in Iraq and Afghanistan. So in a secret meeting that summer, Jendayi Frazer, the top State Department official for Africa, told the Ethiopian president that the U.S. would support an invasion (.pdf) by Ethiopian forces. The attack came in December 2006, combining Ethiopian tanks and artillery with U.S. Predator drones, AC-130 gunships, carrier-based naval fighters and Special Operations Forces.

 

Within weeks the Islamists were on the run. As a proof of concept the “fantastic” “Somali job,” as one foreign dignitary characterized it, was encouraging. But the second phase of that conflict was a reminder that invasions begin wars; they don’t necessarily end them. After only a month’s lull, Somali militants struck back against the Ethiopians with suicide bombers, roadside explosives and ambushes by fighters dressed as civilians. Fighting raged for years.

 

French Mali

 

When militants in northern Mali attacked towards Bamako on Jan. 11, France’s response followed the Somalia model. French armored vehicles sped north under intensive air cover. Special Operations Forces organized Malian battalions and led them into combat. The U.S. offered intel; sent transport and aerial refueling planes for support; and laid plans for a drone deployment to the region. In less than a month, French-led forces liberated all of the north’s major cities, reportedly killing hundreds of militants at light cost to themselves. Paris is now planning to pull out its troops as early as March.

 

But if Mali continues to echo Somalia, the real nasty fighting is only beginning just as France plans to pull out its forces. The corrupt, undisciplined Malian troops and unproven West African peacekeepers who will remain behind might not be up to the task of defeating an entrenched insurgency. Suppressing Somali militants took another five years of painful effort after the invasion phase. Does Mali also face years of bloody irregular fighting before it can declare peace?

 

Indications are, yes.

 

 

Backlash

The French assault was a barely a week old when terrorists struck back elsewhere. Dozens of militants, reportedly including several Malians, seized a natural gas facility in Algeria along with hundreds of workers — all in retaliation for the French-led intervention, the hijackers claimed. Twenty-nine militants and 37 hostages, three of them Americans, died when Algerian troops retook the facility.

 

The backlash in Algeria could be symptomatic of a new era of war, in which swift, high-tech military operations leave instability, insurgency and terrorism in their wakes. The difference between this era and the previous decade of battle is that the U.S. and its allies are no longer prepared to indefinitely deploy tens of thousands of troops to maintain security.

 

In a foreboding sign that “liberated” Mali might descend into insurgency, on Sunday militants traveling in canoes infiltrated Gao, earlier the site of the suicide bombing, and launched three separate attacks on French and Malian troops. “These attacks were quickly brought under control by Malian armed forces,” the French defense ministry announced.

 

Abou Walid Sahraoui, a militant spokesman, rejected that assessment. “The combat will continue until victory, thanks to God’s protection,” he told Agence-France Presse. “The mujahedeen are in the city of Gao and will remain there.”

Now what, indeed.

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 07:45

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February 13, 2013:  Strategy Page

 

About 2,500 of the 5,000 African peacekeepers have arrived and the rest will be in Mali by the end of the month. France is still planning to withdraw most of its 4,000 troops by the end of March. The arriving African force was organized by ECOWAS (Economic Community of West African States) and supported by the UN and Western nations. The Mali government (led by men approved by a group of rebellious army officers) is opposed to a UN led peacekeeping force in Mali. That’s because the UN is hostile to the Mali Army control over the government. The army has agreed to new elections, but that is thought to be mainly because the UN was withholding over $300 million in economic aid until the army agreed to new elections.

 

The problem between the army and the politicians is corruption. Mali has held a lot of elections but those elected always turn out to be corrupt and inept. Junior army officers staged their first coup 11 months ago, as al Qaeda and Tuareg tribal rebels were seizing control of the north. The UN and ECOWAS forced the army to accept a civilian government in April if there was to be help in regaining control of the north. But last December the army forced out the caretaker (until elections) civilian officials and replaced them with pro-army civilians. The army wants to run the country until honest candidates can be found for a civilian government. This sort of thing rarely works, as the entire government is corrupt and just changing a few people at the top does not solve that. The army ends up joining in with the corrupt practices and so it goes. The elections are scheduled for July 31st. 

 

Most al Qaeda (up to 2,000 armed men) have fled for the Adrar des Ifoghas, a 250,000 square kilometers mountainous plateau near the Algerian border. Long dominated by Tuareg tribes, al Qaeda has maintained bases up there for years. In the last week French warplanes have bombed at least two dozen al Qaeda bases in those hills. Al Qaeda activity in this area has been mapped with reconnaissance aircraft and satellites and some troops on the ground. Several hundred Chadian troops have been sent into this area. The Chad soldiers are experienced at fighting in this kind of terrain and have some French troops (to handle calling in smart bombs) and Mali Tuaregs (as guides, negotiators, and translators) along. While many civilians in the Adrar des Ifoghas are hostile to the Mali government and depend on al Qaeda for cash (obtained from kidnapping ransoms and drug smuggling), they are also angry at the way al Qaeda forced Tuareg rebels out of the northern Mali cities last June. The Chadian troops hope to avoid fighting the locals and concentrate on scattering the al Qaeda men into the desert, where they can be more easily attacked from the air. The Islamic terrorists know how the French smart bombs work and will likely fight to the death in their village bases.

 

Tessalit and the Adrar des Ifoghas mountains source BBC

 

There are apparently already small groups of French commandos in the Adrar des Ifoghas. These men are there to get a better idea of how well al Qaeda survived their retreat north. French warplanes found and bombed some of those convoys (of cars, pickups, and trucks) that brought the Islamic radicals from cities like Gao, Kidal, and and Timbuktu to mountain refuges near the Algerian border. This journey took up to ten hours, with the vehicles visible from the air on desert roads. Hundreds of terrorists were believed killed on those few roads by French warplanes. The French commandos are seeking to find out what shape the survivors are in and how many of them are up in the hills. 

 

February 11, 2013: Al Qaeda called for an international holy war against France and other non-Moslem nations for sending troops into northern Mali to drive out al Qaeda forces that had controlled most of the area for the last eight months. Al Qaeda is particularly eager to get Moslems in the West to help out. France recently arrested four African Moslems in France who were plotting to send aid to al Qaeda in Mali.

 

French and Malian troops searched the city of Gao for any more al Qaeda fighters after weekend violence involving a group of al Qaeda gunmen who got into the city and seized the police headquarters building (which al Qaeda had used as a headquarters until recently). These attackers apparently came from Niger (and paddled across the Niger River) and from among Malian al Qaeda sympathizers who lived in the city and were able to remain behind when most of the al Qaeda men (most are foreigners) fled the city.

 

February 10, 2013:  About twenty al Qaeda men, aided by local sympathizers who had a hidden stocks of weapons, got into Gao and occupied the police headquarters. They were surrounded by French troops and killed after several hours of shooting. Many Malian al Qaeda come from Gao. The al Qaeda men who occupied Gao for ten months belonged to MUJAO. There are three different Islamic radical groups in the north. Ansar Dine (which controlled Timbuktu) is from Mali and led by Tuareg Islamic radicals.  MUJAO  (Movement for Unity and Jihad in West Africa) controlled Gao and is from neighboring Mauritania. Al Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM) has members from all over North Africa but mostly from Algeria. MUJAO is basically a Mauritanian faction of AQIM and there is some tension between the two groups. AQIM has the most money and weapons and uses this to exercise some control over the other two radical groups (who outnumber AQIM in Mali). Both these groups are sometimes at odds with Ansar Dine, which felt it should be in charge because it is Malian. Until a few months ago all three groups cooperated in order to maintain their control of the north. Then Ansar Dine began negotiating with the Mali government for a separate peace and some kind of compromise over Tuareg autonomy in the north. In part this was because MUJAO and AQIM were bringing in reinforcements from Morocco, Western Sahara, Algeria, Pakistan, Egypt, Yemen, Nigeria, and Sudan and threatened to reduce the area Ansar Dine controls. Ansar Dine sees itself as the only Mali group in the Islamic radical government up north and is determined to defend Tuareg interests against the many foreigners in MUJAO (which has many Malian members) and especially AQIM (which wants to run everything). Ansar Dine sees AQIM as a bunch of gangsters, dependent on its relationship with drug gangs (al Qaeda moves the drugs north to the Mediterranean coast) and kidnappers (who hold Europeans for multi-million dollar ransoms). All this cash gives AQIM a lot of power, both to buy weapons and hire locals. With the high unemployment in the north and the image as Islamic warriors, working for AQIM was an attractive prospect for many young men. Most of those new recruits deserted as their employers fled the advancing French. Some Tuareg factions have made peace with the Mali government and are cooperating in the hunt for al Qaeda fighters. But other Tuareg factions have not decided yet, even as they are threatened with smart bomb attacks if they make a move against the pro-government forces that have taken back control of the north. If the government can negotiate an autonomy deal with the Tuaregs in the north, that will go a long way towards making the area more hostile for al Qaeda. But it’s not certain that such a deal will be made.

 

February 9, 2013: Outside of Gao, an Arab suicide bomber attacked Malian soldiers at a roadblock. Only the bomber was killed and several soldiers wounded. Malian troops panicked and some left their guard posts around Gao for a while. Malian troops did arrest two local men who were found to be carrying explosives.

 

February 8, 2013: In the north French and Malian troops captured the oasis town of Tessalit, which is 70 kilometers from the Algerian border and in the Adrar des Ifoghas. It is one of the larger towns in the area with a population of about 5,000. The French troops parachuted in and seized the small airport. Malian troops, supplies, and vehicles were then flown in. A small force of French troops, with some wheeled armored vehicles, drove in from the south as well.

 

In the capital army troops were ordered to surround the base of the paratroop regiment. This unit is still loyal to the elected president, who was removed from power by the army last year. This was the second coup in a year and the paratroopers did not support it. The paratroopers had been ordered north to fight the Islamic terrorists but wanted to go as a unit, not piecemeal. The paratroopers feared that the coup leaders would have them arrested if they went north in smaller numbers. Negotiations between paratroop and coup leaders settled the dispute before it could escalate into a major battle.

 

In Gao a suicide bomber attacked an army checkpoint, killing only himself.

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 07:45

Opération Serval

 

14/02/2013 Mer et Marine

 

Sur la route de Libreville, où il doit livrer du matériel aux Forces Françaises au Gabon, le roulier Louise Russ s’est arrêté hier au Sénégal. Le navire, affrété par le ministère de la Défense pour les besoins logistiques des armées, profite de sa rotation en Afrique pour acheminer une cargaison destinée aux unités déployées au Mali. La projection par voie maritime de moyens terrestres dans le cadre de l’opération Serval a déjà impliqué deux bateaux, le bâtiment de projection et de commandement Dixmude, qui a débarqué à Dakar un groupe tactique interarmes (GTIA) fort de 500 militaires et 140 véhicules, ainsi que le roulier MN Eider, qui a acheminé jusqu’au port sénégalais les moyens matériels de la 1ère brigade logistique. Le MN Eider, qui a regagné Toulon lundi après une courte escale à Marseille en revenant d’Afrique, était de nouveau, hier, amarré dans la base navale varoise. Et on pouvait notamment voir les quais des blindés, mais aussi des véhicules de pompiers et de gendarmerie.

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 23:21

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/repertoire-images/eod/eod_kosovo_2/339017-1-fre-FR/eod_kosovo_2.jpg

archives - photo AdT

 

13/02/2013 Par Thierry Oberlé Envoyé spécial à Gao – LeFigaro.fr

 

Des équipes de démineurs de l'armée française ont été déployés tôt mercredi matin pour neutraliser un impressionnant stock d'explosifs prêts à l'emploi, dans une propriété où a séjourné un des chefs du Mujao.

 

Au Mali, l'armée française est intervenue mercredi au lever du jour à Gao après la découverte d'un arsenal appartenant au Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao).

 

Un dispositif d'une cinquantaine d'hommes appartenant à une section de déminage et à une section de protection a été déployé dans le quartier de l'hôtel Askias où sont installés les journalistes étrangers. Les soldats ont trouvé à l'intérieur d'une propriété, dernière résidence connue d'Abdoul Hakim, l'un des chefs du Mujao, un stock impressionnant de bombes. Ils ont démonté quatre fûts de 200 kilos de TATP, un explosif artisanal à base de nitrate. Les fûts étaient reliés par un cordon à des détonateurs. Scellés et isolés, les engins étaient prêts à l'emploi. Seuls manquaient les déclencheurs. Dix autres fûts vides, mais équipés du même dispositif, étaient entreposés dans la cour. Des obus et des munitions étaient conservés à l'intérieur de la maison.

 

La crainte d'attaques kamikazes

 

Omar, un voisin qui n'était séparé de la maison des islamistes que par un mur de la hauteur d'un homme n'osait pas passer la tête pour voir ce qui se tramait. «Ils pointaient leurs kalachnikov sur moi à la moindre occasion. Ils étaient très méchants», dit-il. Hama, la voisine d'en face vivait dans la peur. «On craignait les «peaux blancs» car ils nous chicotaient à la moindre occasion. On voyait entrer et sortir les 4/4 et on les entendait parler arabe», raconte-t-elle.

 

Les djihadistes avaient, semble-t-il, prévu d'utiliser les explosifs pour faire sauter un pont à l'entrée de la ville voici un mois au début de l'opération Serval. Surpris par la rapidité de l'avancée des troupes françaises, ils n'ont pas eu le temps de passer à l'action et ont préféré prendre la fuite.

 

Le dépôt aurait pu servir de réserve pour monter des attaques terroristes. Les infiltrations de djihadistes font en effet craindre des attaques kamikazes d'envergure dans le cadre d'une stratégie de guérilla urbaine. Deux islamistes armés se sont fait sauter le week-end dernier sur des barrages. Dimanche, des combats ont opposé pendant plus de quatre heures les forces malienne et française à des groupes armés dans le centre-ville.

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 23:00

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130107-operation-serval-mission-de-securisation-de-tombouctou/mission-de-securisation-de-tombouctou-16/2171536-1-fre-FR/mission-de-securisation-de-tombouctou-16.jpg

archives - photo EMA

 

13 février 2013 10h17 Romandie.com (AFP)

 

GAO (Mali) - L'armée française a désamorcé mercredi matin une bombe artisanale composée de 600 kilos d'explosifs dans le centre de Gao, la grande ville du nord du Mali, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Posé dans la cour d une maison abandonnée, au vu et au su de tous, l'engin, composé de quatre fûts métalliques remplis d'explosifs d'où dépassaient des fils pour la détonnation, se trouvait non loin d'un hôtel ou logent des dizaines de journalistes étrangers. Des cartouches de mitrailleuse lourde traînaient également sur le sol de la cour, ainsi que quelques obus à l'intérieur de la maison.

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 17:45

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/sam_0356/2171970-1-fre-FR/sam_0356.jpg

 

13 February 2013 by defenceWeb

 

Since January, a detachment of Harfang unmanned aerial vehicles (UAVs) has been engaged in Operation Serval, France’s intervention in Mali, where they joined dozens of French air assets, from maritime patrol aircraft to tankers.

 

Last week the French Ministry of Defence (MoD) said that the Harfangs carried out their first operational missions over Mali on January 18. The aircraft are flown by Squadron 1/33 ‘Belfort’ from neighbouring Niger, with two being based in Niamey. It was under the eye of the Harfang that the cities of Douentza and Gao were taken over from Islamist militants. They were also overhead when French paratroops landed in Timbuktu.

 

Hargfang pic12 source FB Armee de l Air

 

The EADS Harfang (based on the IAI Heron) medium altitude long endurance (MALE) UAV has an endurance of over 20 hours – one flew for 26 hours between January 25 and 26. After Afghanistan and Libya, the Sahel desert is the third theatre to which the unarmed Harfang has been deployed.

 

The French MoD said the aircraft cooperate with Air Force and Navy aircraft operating over Malian territory. France has a wide variety of air assets operating in support of Operation Serval. From its base in Ndjamena, Chad, it has six Rafale and three Mirage 2000D fighters, five C-135FRs tankers, one A310, one C-130 Hercules, three C-160 Transal and one CN235 transport aircraft.

 

Based in Mali’s capital Bamako are two Mirage F1CR and three Mirage 2000D fighters and eight Gazelle, four Super Puma and three Tiger helicopters. Five French Navy Atlantique II maritime patrol aircraft are based in Dakar, Senegal. France has also charted aircraft, including An-124, An-225 and Il-76 transports.

 

The French Ministry of Defence on February 4 said that since January 31, French aircraft had flown more than 135 missions over Mali, including 30 reconnaissance flights, and destroyed 25 targets from logistics depots to training centres. Fighter aircraft and attack helicopters were used for these strikes.

 

Apart from French air assets, a large number of foreign aircraft have been contributed to the intervention force. Nigeria is the only other country to have committed combat aircraft, deploying two Alpha Jets (NAF 455 and NAF 452) to neighbouring Niger on January 18, followed by two Mi-35 attack helicopters. Nigerian Air Force C-130s are being used to airlift equipment and soldiers to Mali as part of the ECOWAS (Economic Community of West African States) contingent (Nigeria has pledged 900 troops out of 3 300 mandated to be sent).

 

The United States has been supporting French operations with five C-17 Globemaster III strategic transports, three KC-135 tankers and unarmed RQ-1 and RQ-4 unmanned aerial vehicles. The US may also be flying armed MQ-1 Predators over Mali.

 

The US Air Force (USAF) said that between January 21, when the US airlift effort began, and February 3, its C-17s had flown 30 flights transporting 610 personnel and 1 675 000 lb (760 tons) of equipment and supplies. Since aerial refuelling began on January 27, the USAF flew nine missions and offloaded 360 000 lb (163 000 kg) of fuel to French aircraft.

 

Canada has contributed a C-17 Globemaster III transport, which arrived in Mali on January 17 carrying French military hardware. In Europe, Belgium has offered two C-130 Hercules and two A109 medevac helicopters as well as 75 soldiers.

 

The Netherlands pledged to provide transport aircraft and on February 7 dispatched a KDC-10 from Eindhoven air base to pick up supplies in France before delivering them to Ndjamena, which is the French logistics hub for Operation Serval.

 

Germany has sent two C-160 Transal aircraft to support ECOWAS. On February 8 the Bundeswehr announced that the Luftwaffe had flown 48 C-160D flights that transported 337 personnel and 92 tons of materiel in support of the International Support Mission in Mali (AFISMA).

 

The Italian Air force is sending two C-130J Super Hercules and a KC-767A tanker, which will refuel French combat aircraft. A Danish C-130J-30 Super Hercules departed for Mali on January 15 while a Spanish C-130 left for Bamako on February 1, transporting men and materiel to Mali.

 

Elsewhere, Sweden has given France use of its share of the NATO Strategic Airlift Capability, dispatching a C-17 aircraft to France, and the United Arab Emirates (UAE) has offered two of its C-17s to assist France transporting men and materiel to Mali.

 

The Royal Air Force has contributed three aircraft, starting with a C-17 that flew into Bamako on January 14, delivering equipment for the French Army. A second RAF C-17 left Paris for Mali on January 15. The two airlifters are providing non-combat logistics support. The UK last month extended its commitment to Mali by committing one of its C-17s to Operational Serval by three months.

 

On January 25 a Royal Air Force Sentinel surveillance aircraft deployed to Dakar, Senegal, from RAF Waddington. Around 20 British personnel are deployed in Mali’s capital Bamako in support of French forces.

 

France commenced military operations in Mali on January 11, with the goal of removing Islamist militants from the country. According to the French MoD, there are currently 4 000 French soldiers in Mali. Alongside them are nearly 3 800 African soldiers and some 2 000 AFISMA soldiers belonging to Togo (640), Burkina Faso (500), Nigeria (240), Niger (500), Benin (90) and Senegal (50). More troops are expected in the coming weeks.

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 12:55

BPC Dixmude 23.01.2013 photo Marine Nationale

 

11/02/2013 Mer et Marine

 

Après avoir projeté un Groupement tactique interarmes (GTIA) destiné à renforcer les moyens militaires français au Mali, le bâtiment de projection et de commandement Dixmude a regagné la base navale de Toulon, où il s’est amarré à côté de l’un de ses sisterships, le Tonnerre. Ayant appareillé de Toulon le 21 janvier, le Dixmude était arrivé au Sénégal une semaine plus tard. Le BPC y avait débarqué les 500 hommes et 140 véhicules (dont des chars AMX 10 RC et des VBCI) du second GTIA, qui a ensuite rejoint le théâtre malien par voie terrestre. Durant son transit, le Dixmude a été escorté successivement par les avisos Enseigne de Vaisseau Jacoubet et Lieutenant de Vaisseau Le Hénaff.

 

En dehors du BPC, l’état-major des armées a également eu recours à des navires rouliers civils affrétés pour acheminer du matériel au profit de l’opération Serval. La projection de ces moyens a été assurée par le 519ème Groupe de Transit Maritime.  

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 08:55
Mali: «Avoir des forces prépositionnées autour du théâtre d’opération, ça limite les coûts»

 

07 février 2013 Par RFI

 

L’opération Serval au Mali en chiffres, c’est 4 000 soldats français mobilisés et 70 millions d’euros dépensés à ce jour. Un chiffre révélé ce matin, jeudi 7 février, par le quotidien Le Parisien, et qui a été confirmé par le gouvernement français. Peer de Jong est un ancien colonel des troupes de marine, professeur à l’Ecole de guerre économique (EGE) à Paris. Il a fondé Strike Global Services, qui forme des forces africaines. Il répond aux questions de Nicolas Brousse.

 

RFI : Ces 70 millions d’euros, cela couvre quelles dépenses exactement ?

 

Peer de Jong : Cela couvre les dépenses exceptionnelles, c'est-à-dire en dehors des rémunérations des militaires qui sont projetées. Ca concerne la logistique, les carburants et tout le surcoût qui est lié à cette opération.

 

On s’aperçoit qu’il y en a pour 50 millions de frais de transport ? Ca paraît beaucoup par rapport à ces 70 millions...

 

Il faut voir le détail, parce que dans les frais de transport, vous avez bien sûr toute la partie maritime, et tout ce que coûte le carburant des bateaux, etc. C’est assez cher, avec bien sûr l’ensemble de la prestation. Puis il y a un deuxième volet qui est la location des avions de transport. Les Français ont très peu d’avions de transport - on a encore des Transall et quelques avions américains. Et aujourd’hui, dès qu’il y a une très grosse opération, il faut impérativement avoir l’assistance logistique d’autres pays. Ce sont souvent des avions russes d’ailleurs qui nous aident pour transporter les matériels et les personnels. C’est cela que représente cette somme, en gros, de 50 millions d’euros.

 

L’avantage du Mali par rapport à un autre théâtre de conflit comme l’Afghanistan, c’est que c’est relativement proche de la France. C’est un avantage décisif pour les forces françaises ?

 

Il y a deux avantages. Le premier, c’est que les distances ne sont pas très éloignées. Et elles sont en même temps sur le même fuseau horaire. Globalement, on travaille en temps réel. La deuxième chose, c’est l’ensemble des forces prépositionnées qui se trouvent autour du Mali. Avant le début de l’opération, on avait des forces même de niveau faible au Tchad. On en avait un petit peu au Burkina Faso, en RCA, en Côte d’Ivoire et on en a encore un petit peu au Sénégal, des formateurs. En fait, on avait autour du Mali un ensemble de forces disponibles, rapides, instantanément. Donc on a pu les utiliser et bien évidemment, le fait d’avoir des forces prépositionnées autour du théâtre d’opération, ça limite les coûts.

 

Grâce au retrait d’Afghanistan, la France a pu se lancer au Mali. Est-ce qu’on avait suffisamment de soldats, suffisamment de moyens pour être sur plusieurs théâtres d’opérations en même temps ?

 

Oui. 4 000 hommes, ça représente globalement 8 000 hommes. Ca veut dire que vous avez 4 000 hommes sur le terrain, et que vous en avez 4 000 qui se préparent à des relèves. Aujourd’hui, l’armée française est quand même capable d’avoir, même dans le court terme, deux opérations simultanées. En Afghanistan, on avait en gros 4 000 hommes. Mais on aurait pu faire les deux en même temps. Encore une fois, aujourd’hui, le fait qu’on se désengage d’Afghanistan fait qu’on a des forces disponibles, donc ça permet de mettre en place des forces disponibles, préparées, entraînées, sur le Mali. Mais la France est capable d’avoir deux têtes d’opérations à 5 000 hommes dans le monde. C’est quand même une armée de terre qui fait en gros 100 000 hommes. Il y a encore l’armée de l’air et la marine. Encore une fois, deux fois 5 000 hommes, ce n’est pas du tout impensable. D’ailleurs, on verra les conclusions du Livre blanc qui va sortir dans les semaines qui viennent. La demande qui sera faite aux armées dépasse bien évidemment plus de 10 000 hommes instantanément.

 

L’économie française n’est pas au mieux de sa forme. Le ministre du Travail Michel Sapin a parlé le mois dernier d’un « Etat en faillite ». Un avis qui est partagé par 63% des Français, selon un sondage. Mais pour vous, c’était quand même le bon timing pour monter cette opération Serval ?

 

Le timing, ce sont les contraintes politiques et militaires locales qui l'ont imposé. Les Français n’ont pas eu le choix. C’est un choix politique. Et le choix politique est d’engager les troupes françaises. Je rentre d’Afrique où je passe beaucoup de temps. Aujourd’hui, l’impact de la décision de François Hollande d’intervenir en Afrique est très important. Dans tous les pays africains aujourd’hui, on loue le courage, la décision de l’Etat français. Et ça, c’est bon pour nous tous. Quelque part en même temps, ça recrée des liens, ça rassure nos partenaires africains. Et globalement, à la limite, je dirais, c’est un investissement pour le moyen et long terme.

 

Vous dites que c’est bon pour nous tous, que c’est un investissement pour le moyen et long terme. Mais pour l’instant, la communauté internationale ne donne pas trop d’argent. Il y a des promesses mais pour l’instant, c’est la France qui assume l’essentiel des dépenses.

 

Encore un fois, cela reflète le rapport que les autres pays ont à l’Afrique. Nous les Français, on a un rapport à l’Afrique qui est très ancien, qui est historique. On a des relations partenariales avec les Africains, très anciennes. Donc aujourd’hui, on est obligé de le faire. Bien évidemment, on voit bien que pour régler le problème des Maliens, il faut que la communauté internationale prenne en compte ce problème là, qui est le problème de la stabilisation du Sahel et qui dépasse le cadre français et le cadre malien. Mais il faut bien sûr trouver un système international qui stabilise cette région et permette enfin de mettre la paix en place. Aujourd’hui, la France ne peut gérer à elle seule l’ensemble du problème terroriste qui est positionné sur le Sahel. Il faut que la communauté internationale s’intéresse à cela. Et aujourd’hui, l’objectif des Français, c’est d’impliquer davantage de pays, de grands pays, pour financer et pour mettre en place un système qu durera un certain nombre d’années. D’où le besoin qu’ont les Français de demander aux Nations unies d’intervenir. C’est qu’aujourd’hui, vous avez globalement le système purement français, avec la Cédéao [Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, ndlr] qui ne suffit pas en tant que tel.

 

Le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, l’a d’ailleurs confirmé : la France œuvre pour la mise en place d’une opération de l’ONU pour le maintien de la paix, dès avril. Et il le dit lui-même : l’avantage c’est de se mettre sous le chapeau des Nations unies et sous le financement des Nations unies. Est-ce la seule solution pour la suite ?

 

Aujourd’hui, il faut pérenniser l’action des Français. Les Français ne vont pas rester au Mali. Il va rester probablement quelque chose de résiduel dans les mois qui viennent, dans les semaines qui viennent, et on va assister à des engagements progressifs. Le premier point, c'est que ce n’est pas le rôle de la France de stabiliser l’ensemble du Mali et l’ensemble de la zone sahélienne. Le deuxième point, c'est qu'il faut trouver une solution alternative. La Cédéao, avec la Misma [Mission internationale de soutien au Mali, ndlr], peut être cette solution alternative. Mais compte tenu de l’état des financements des pays africains, et compte tenu de l’état des armées africaines, il faut bien sûr les soutenir. Mais aujourd’hui, seules les Nations unies ont l’habitude et sont capables de financer un programme lourd inscrit dans le temps.

 


Une guerre plus chère que la Libye et l’Afghanistan ?

 

70 millions d'euros, c'est le chiffrage lâché, hier mercredi, par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian devant les députés français, lors d'une audition à huis clos. Un chiffre en phase avec ses précédentes déclarations. Lors d'une interview accordée à RFI le 23 janvier dernier, donc deux semaines après le début des opérations, le ministre avait évalué le coût des deux premières semaines à 30 millions d'euros.

 

L'essentiel des dépenses aura été consacré à l'acheminement des militaires français et du matériel vers la zone d'opération : 50 millions d'euros pour le transport des 4 000 soldats actuellement présents sur le terrain. « Nous avons acheminé 10 000 tonnes de matériel en quinze jours. C’est autant que ce que nous avons transporté en un an lors du retrait d’Afghanistan », indique le ministère de la Défense cité par Le Parisien.

 

Outre ces coûts logistiques, il faut inclure le coût de l’utilisation du matériel, plus intensive qu’en période d’entraînement. Sachant qu’une heure de vol pour un mirage 2000 est d'environ 12 000 euros et que pour un Rafale, c'est largement plus : près de 27 000 euros l'heure.

 

A quoi il faut ajouter les primes versées aux hommes engagés sur le terrain, qui sont doublées voire triplées lors des opérations extérieures. Un surcoût qui aurait déjà coûté cinq millions d'euros.

 

2,7 millions d’euros par jour

 

Depuis le début du conflit, l’opération Serval coûte chaque jour en moyenne 2,7 millions d’euros à la France. C’est plus que la guerre en Libye, où la France avait déboursé 1,6 millions d’euros chaque jour et que l’Afghanistan, 1,4 millions d’euros par jour. Mais le ministère de la Défense argue que « ce calcul n'est pas pertinent. On ne peut pas comparer des conflits de durée et de nature très différents ».

 

Cela dit, si l'on en croit les déclarations des ministres français, l'opération ne devrait pas coûter excessivement cher. Le retrait devrait s'amorcer dès mars, a annoncé le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. Avec de nouveaux coûts donc… Mais le coût total pourrait donc être couvert par la ligne budgétaire affectée préventivement aux opérations extérieures, une ligne de 630 millions d'euros.

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 08:55

photo-officielle-jean-yves-le-drian

 

07/02/2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Entre son bureau de l'hôtel de Brienne au ministère de la Défense et les questions au gouvernement à l'Assemblée nationale voisine, entre une audition à la commission des finances et une entrevue à propos du Livre blanc, Jean-Yves Le Drian a trouvé le temps pour répondre à nos questions ce mercredi 6 février. Evoquer la situation au Mali, son rôle de ministre, de chef et de communicant politique de guerre placé en première ligne, de l'Europe de la Défense (un bon sujet d'agacement)... Tout cela avec un rhume et sous une tension constante depuis près d'un mois.

 

Retrouvez le portrait de Jean-Yves Le Drian dans la version papier de La Voix du Nord du samedi 9 février et par abonnement sur notre site interet.

 

- Vous étiez connu des Lorientais et des Bretons, vous voici en première ligne de la communication en raison de l'intervention au Mali. Comment le vivez-vous ?

 

" Je ne suis pas un accro du micro mais je fais mon travail. Il se trouve qu'en ce moment, mon travail est un peu spectaculaire. J'ai un devoir de pédagogie à l'égard des Françaises et des Français. C'est le travail d'un ministre en charge de cette situation. Dans la communication, il y a une forme d'homogénéité entre le président de la République, Laurent Fabius et moi. Nous décidons qui parle et quand. Et c'est moi qui suis plutôt sur le devant de la scène. "

 

- Par le passé, il est arrivé que des ministres de la Défense ne soient guère appréciés par les militaires. Comment avez-vous fait pour asseoir votre autorité ?

 

" J'ai l'habitude de faire confiance aux gens qui sont sous ma responsabilité. Et j'entends bien que la réciproque soit vraie. C'est comme ça que je conçois mon autorité. Et j'ai le sentiment que c'est le cas. Je ne suis pas là pour être la coqueluche des militaires. Je suis là pour être leur chef. Mais c'est mieux d'être apprécié. "

 

- Votre colère à propos des errements du programme de paiement des soldes Louvois vous a-t-il en quelque sorte aidée ?

 

" Quand j'ai constaté le désastre de gestion, j'aurais pu dire aux chefs " c'est de votre faute et j'en tire les conséquences ". Mon langage a été différent. J'ai préféré dire " c'est inacceptable de traiter les soldats français de cette manière ". Mais il ne faut pas perdre de vue l'objectif. Si on ne règle pas cette affaire, il y aura des coupables. Je conçois l'opération Louvois comme une opération militaire. "

 

- Quand vous avez accepté le poste de ministre de la Défense en mai, pensiez-vous devenir un chef de guerre ?

 

" Pas du tout ! Ma première mission était de sortir d'Afghanistan le mieux possible, ce qui a été réalisé. Mais je me suis rendu compte très, très vite de l'importance de la question malienne. Par nos services secrets et différents rapports. Il fallait agir. Ma prise de conscience sur ce sujet s'est faite pendant l'été. "

 

- Comment vit-on pareille situation, périlleuse en permanence ?

 

" Sous tension, c'est vrai. Je ne dirais pas en permanence puisque je dors. Mais il y a toujours des choix à faire, souvent en urgence. En même temps, il faut garder son calme. Rien ne serait pire que l'énervement. Je m'énerve rarement. Mais ça peut être spectaculaire même si je le fais en petit comité.

 

Et puis, il y a la fatigue. Les dix prochains jour vont être très durs avec beaucoup de déplacements à l'étranger : au Qatar, à Dublin pour une réunion des ministres de la Défense sur le Mali, en Inde avec le président, aux Emirats arabes unis et enfin à l'OTAN à Bruxelles. C'est un peu dur les voyages mais ça ira si je soigne ce rhume... "

 

- Vous avez été longtemps membre de la commission de Défense de l'Assemblée nationale, est-ce très différent d'être le ministre ?

 

" On n'a pas du tout le point de vue d'un député qui a une information à apprivoiser, qui se dote d'une culture sur les questions de défense. Cela n'a rien à voir quand on se confronte aux réalités et aux prises de décision. J'étais jusque-là le président de la région Bretagne. C'était l'objectif de ma vie politique. François Hollande m'a demandé de m'occuper de ces questions dès le début de sa campagne. J'imaginais une suite. J'étais très heureux comme président de la région Bretagne. Alors si j'étais nommé ministre, j'étais content et si pas, j'aurais été content aussi... "

 

Opération Serval

 

- L'opération Serval au Mali compte aujourd'hui 4 000 hommes au Mali. Est-ce un maximum ?

 

French Mali

 

" Oui, c'est un plafond, d'ailleurs les premiers éléments, notamment ceux venus d'Abidjan, commencent à être relevés (notamment le 1er RHP et le 3e RPIMa). On ne peut que redescendre, par sifflets, par couches successives en passant le relais aux forces maliennes et africaines. Les forces françaises, environ deux cents hommes avec les Tchadiens et les forces spéciales, sont désormais à Kidal. "

 

- Comment jugez-vous l'efficacité du déploiement de l'armée française ?

 

" J'ai été extrêmement et heureusement surpris par la réactivité de l'armée de terre. En terme de vélo, qui est une de mes passions, je dirais que je trouve l'armée de terre très affûtée. Elle a vraiment mené ça très vite, en trois semaines avec une gestion intelligente de la situation. En amenant plus de monde et de matériel qu'en Afghanistan. "

 

Vous avez été entendu par la commission des finances de l'Assemblée nationale. Avez-vous pu les rassurer ?

 

" Dans le budget de la Défense, il y a une ligne OPEX pour les opérations extérieures. Son budget est de 630 M€. Aujourd'hui, la dépense pour l'opération Serval est de 70 M€. Nous avons la trésorerie nécessaire. "

 

- La question des finances se pose-t-elle avant d'intervenir ?

 

" Non. L'engagement de la France, c'était de répondre à l'appel à l'aide du Mali. Ou à ce moment-là, on n'y va pas. En même temps, c'est notre sécurité. Aujourd'hui, nos patrouilles avec les forces maliennes permettent de découvrir dans plusieurs endroits des caches d'armes, des laboratoires d'explosifs, des manuels d'usages d'armes, des dispositifs qui auraient abouti à créer un sanctuaire terroriste au Mali. La sécurité du Mali est aussi notre propre sécurité. "

 

- Peut-on déjà envisager un calendrier de retrait du pays ?

 

" C'est toujours très difficile. Nous n'avons pas de réponse dans le temps. Ce que nous savons, c'est que nous avons deux engagements : rétablir l'intégrité du Mali en appui des forces maliennes et affricaines et assurer sa souveraineté, le retour de la démocratie. A nous de mettre les forces africaines en situation. Mais ça n'empêche pas éventuellement de retirer des troupes de temps en temps. "

 

- Jusqu'où situe-t-on l'intégrité territoriale ? L'armée française va-t-elle aller chercher les insurgés dans les montagnes de l'Adrar des Ifoghas ?

 

Tessalit and the Adrar des Ifoghas mountains source BBC

 

" Je ne peux pas répondre à cette question. Vous comprenez que je ne peux pas vous donner des éléments tactiques. "

 

- Etes-vous globalement optimiste sur une sortie de crise ?

 

" Jusqu'ici, il n'y a pas de raison d'être pessimiste. Je vois une détermination, un enthousiasme de nos soldats et une lucidité tactique de leurs chefs. Avec le soutien de la population malienne et l'apport évident des forces maliennes et africaines. Nous allons entrer dans la partie la plus délicate de cette affaire qui n'est pas tant militaire que politique. Le Mali doit donner une réponse politique et militaire, dans le respect des populations du nord malgré un long contentieux qui date de mille ans ! Les frontières sont, certes, tracées au cordeau mais nous n'allons pas les remettre en cause maintenant. Il faut donc un processus politique interne pour que chacun puisse reconnaître chacun. "

 

- En repoussant, les insurgés au nord, la France peut-elle compter sur le soutien des voisins comme l'Algérie et la Mauritanie ?

 

" Le déplacement de François Hollande fin décembre en Algérie a permis de réchauffer les liens. J'avais d'ailleurs rencontré mon collègue. Nous avons une relation de confiance dans ce contexte. L'Algérie a fermé ses frontières. C'est difficile géographiquement mais c'est aussi un principe fort. La frontière est donc fermée et ça peut perturber beaucoup les djihadistes pour leur ravitaillement en carburant et éventuellement en nourriture. La Mauritanie aussi a fermé sa frontière. On peut avoir éventuellement des interrogations sur des fuites vers la Libye. Là, les frontières sont perméables. "

 

- Comment manier de front le sort des otages français au Sahel ?

 

" Sur les otages, je suis muet. Leurs vies étaient en danger hier, le sont aujourd'hui. Elles le seront demain quelle que soit l'évolution des paramètres extérieurs. Les otages, je n'en parle jamais ; j'y pense tout le temps. "

 

- Le prochain Livre blanc, désormais attendu pour début mars, tiendra-t-il compte de cette intervention au Mali ?

 

" Sûrement. Mais le Livre blanc ne doit pas tenir compte que du Mali. Il doit aussi prendre en compte la situation financière du pays. Mais en terme tactique, le Mali fera partie des éléments de réflexion. "

 

Europe Flag

 

On a parlé de la faiblesse du soutien européen au Mali, de l'inefficacité de l'Europe de la Défense, qu'en pensez-vous ?

 

" Le président du Mali nous a appelé à l'aide le 10. La décision d'intervenir a été prise par le président le 11 à 12 h 30, j'y étais. Et nos forces ont commencé à arriver à 17 h. Que vouliez-vous faire ? Consulter les vingt-sept ? Tout cela, c'est du bla-bla, un discours de l'opposition. La vérité, c'est que nous avons la réactivité militaire et le pouvoir de décision. Quand l'Europe de la Défense aura la capacité d'intervenir immédiatement, ce sera dans 150 ans ! Il faudrait que l'Europe ait un gouvernement unifié, une assemblée européenne et une autorité militaire communes. Je ne sais pas si on verra ça.

 

Pour moi, l'Europe de la Défense, c'est la mise en commun de certains moyens de défense, c'est l'industrie de défense, un certain nombre d'actions communes. Comme la formation au Mali qui se met en place ou la protection contre la piraterie Atalante. C'est un progrès. Croyez-moi, l'Europe de la Défense est en progrès. Elle ne se fait pas de manière incantatoire. Le président malien a tout simplement écrit à celui avec qui il a une histoire commune et qui pouvait réagir vite. L'Europe de la Défense, ce n'est pas l'Europe militaire. Il faudrait d'abord une Europe politique, ce qui n'est pas à l'agenda. En tout cas, pour le Mali, les Européens sont là, grâce à leurs moyens logistiques, la formation de l'armée malienne. C'est ce qui compte. "

 

MISMA

 

- Quel serait le rôle de la France si la force africaine MISMA (mission internationale de soutien au Mali) passait sous le mandat des Nations-Unies ? Les soldats français resteraient-ils sur le terrain en nombre ?

 

" Il serait souhaitable que la MISMA passe sous mandat de l'ONU. Nous ne serions plus alors sous l'article 51 de la charte et il faudrait une nouvelle résolution globale. Je constate que Joe Biden, le vice-président américain de visite à Paris, soutient cette proposition française. Cette mission deviendrait alors une opération de maintien de la paix. Il faudrait donc en redéfinir le cadre. Et la France le souhaite... "

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 13:59

Engagement d’un escadron blindé AMX 10RC de Niamey à Ga

 

07/02/2013 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr

 

Depuis le 11 janvier, date de l'intervention au Mali, la France a dépensé 70 millions d'euros dont 50 millions pour «projeter» hommes et matériels sur place.

 

Depuis le début de l'intervention militaire au Mali, le 11 janvier, la facture s'élève déjà à 70 millions d'euros pour la France. Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, a confirmé ce coût au micro de RMC ce matin. Le chiffre avait été communiqué par Jean Yves Le Drian, le ministre de la Défense, mercredi 6 février, au cours d'une audition auprès de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale. L'opération Serval «représente un gros effort pour la France, bien sûr», a reconnu Laurent Fabius.

 

Comme pour toute opération lointaine, la logistique représente le plus important poste de dépenses. L'acheminement des hommes et des matériels - blindés, munitions, etc. - au Mali a coûté 50 millions sur 70 millions. C'est au début du conflit que le coût est le plus élevé. «Nous avons transporté 10 000 tonnes d'équipement les quinze premiers jours, c'est plus qu'en un an lors du retrait d'Afghanistan», précise-t-on au Ministère de la Défense.

 

Des coûts horaires de vol variables

 

Autre poste de dépense, les heures de vol des forces aériennes ainsi que les missiles. Le coût industriel de l'heure de vol (c'est-à-dire hors salaires des pilotes et des personnels des bases aériennes) varie selon le type de machine, de 1600 euros de l'heure pour l'hélicoptère Gazelle à 14000 euros pour le chasseur Rafale en passant par 11000 euros pour l'hélicoptère de combat Tigre et 7000 à 8000 euros pour le Mirage 2000-D. Ces coûts horaires, précise le ministère de la défense, doivent cependant se lire en fonction de la capacité d'emport d'armement des différents aéronefs. Ainsi, le Rafale emporte trois fois plus d'armement que le Mirage 2000-D. Les armements ont également un coût, par exemple autour de 40 000 euros par missile HOT qui équipe les Gazelle mais 350 000 euros pour le missile sol-air AASM conçu par Sagem (Groupe Safran).

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130204-operation-serval-point-de-situation-du-4-fevrier-2013/operation-serval-4-fevrier-2013-3/2166693-1-fre-FR/operation-serval-4-fevrier-2013-3.png

 

Autre poste de dépense, la solde des militaires qui est plus forte quand ils sont sur le terrain. Ces primes de guerre concernent 4 000 soldats engagés au Mali. «Le contingent a atteint son niveau maximum», a affirmé mercredi 5 février Jean-Yves Le Drian.

 

630 millions d'euros pour les «Opex» en 2013

 

La facture finale dépendra de la durée de la mission au Mali, du nombre de munitions utilisées et de sorties des forces aériennes. Le ministre de la Défense a confirmé le début du retrait des forces françaises «d'ici quelques semaines». A ce stade, il est très difficile de préjuger du coût final: «on ne peut pas extrapoler à partir des 70 millions d'euros déjà dépensés», assure-t-on à l'hôtel de Brienne.

 

Pour ses opérations extérieures (Opex), la France provisionne en tout cas tous les ans une somme pour couvrir les surcoûts qu'elles entraînent pour le budget de la défense (31,4 milliards en 2013). Pour cette année, la provision Opex a été reconduite au même niveau qu'en 2012, soit à 630 millions d'euros. A titre de comparaison, l'engagement français en Afghanistan a coûté 492,9 millions en 2012 et 518,3 millions d'euros à la France, selon un rapport du Sénat.

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 12:45

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Le BPC Dixmude et son escorteur, le Lieutenant de vaisseau Le Hénaff quittent Dakar dans la brume provoquée par l’harmattan, le 30 janvier 2013. Sa mission accomplie, il s’agit pour le premier de regagner Toulon, tandis que le second escortera un affrété en route pour la capitale sénégalaise.
Crédits photo/ Marine nationale/ ASP Pierre Gladieux

 

6 février 2013, 10:29 Par BPC Dixmude

 

Après avoir rempli sa mission en transportant en à peine une semaine le second GTIA (groupement tactique interarmes) de Toulon à Dakar – où ses véhicules et son matériel ont été rapidement débarqués dès l’arrivée – le BPC Dixmude est resté 48 heures dans la capitale sénégalaise. Le bâtiment et son équipage ont poursuivant leur soutien aux 500 militaires composant le groupe projeté. Ils ont ainsi continué à mettre toutes les installations du bateau à leur disposition et à assurer logistique, comme la préparation des repas et le soutien informatique. La majeure partie du GTIA ainsi projeté a ainsi pu rapidement rejoindre le théâtre d’opération Serval en étant bien préparée, tandis que restaient au Sénégal quelques militaires, essentiellement des logisticiens, dans l’attente du matériel et des véhicules de la 1ère brigade logistique. Les 250 véhicules et la centaine de containers ont été chargés sur un navire civil affrété par la Marine nationale, le MN Eider, qui a appareillé de Toulon le 28 janvier, escorté par l’aviso Enseigne de vaisseau Jacoubet.
 

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Après avoir participé au dispositif déployé dans le cadre de l’opération Serval, le Dixmude effectue sont son transit retour avec un premier escorteur, le LV Le Hénaff.
Crédits photo/ Marine nationale/ ASP Pierre Gladieux
 

A Dakar, le premier groupe de projection composé du BPC Dixmude et de l’escorteur qui l’avait rejoint pour passer le détroit de Gibraltar lors du transit aller, l’aviso Lieutenant de vaisseau Le Hénaff, a appareillé le 30 janvier de la capitale sénégalaise pour un transit montant, afin de prendre la route de Toulon. Dans le même temps, un second groupe composé de l’affrété civil MN Eider et de l’aviso Enseigne de vaisseau Jacoubet mettait le cap au sud, vers l’Afrique de l’Ouest. Deux jours après, le 1er février, les quatre navires se retrouvaient en pleine mer. S’est alors déroulé un changement d’escorte : le LV Le Hénaff a retrouvé le MN Eider après une phase de liberté de manœuvre puis il a réalisé un demi-tour pour accompagner l’affrété qui fait route au sud, tandis que l’EV Jacoubet a également effectué une giration à 180° pour mettre le cap au nord et retourner à son port-base de Toulon en escortant le Dixmude.
 

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Changement d’escorte en haute-mer : après la rencontre des quatre bâtiments déployés dans le cadre de l’opération Serval, l’aviso LV Le Hénaff met le cap au sud pour accompagner le MN Eider tandis que le BPC Dixmude poursuit sa route vers Toulon escorté par l’EV Jacoubet.
Crédits photo/ Marine nationale/ ASP Pierre Gladieux
 

Avec sa nouvelle escorte, le Dixmude et son équipage font route à vitesse opérationnelle vers Toulon. Le transit retour est rythmé par les exercices de tous types – exercice sécurité – (« securex »), exercice de tir (« gunex »), simulation de combat (« macopex »), d’incident en machine (« machinex »), d’homme à la mer ou d’avarie de barre… - et par la reprise des cours d’anglais, d’électronique ou de mathématiques dispensés dans le cadre du programme de formation, baptisé à bord « Université Dixmude ». Instruction, sport et entretien du bâtiment sont également au programme, avant un service du dimanche à la mer qui permettra à l’ensemble des marins de se retrouver pour des activités de cohésion et un grand barbecue.

 

En attendant de retrouver leur port-base, les marins du Dixmude viennent de regagner les eaux familières de la mer Méditerranée, après avoir franchi le détroit de Gibraltar lundi en début d’après-midi.
 

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L’Enseigne de vaisseau Jacoubet est le nouvel escorteur du Dixmude pour la dernière partie du transit retour vers Toulon.

Crédits photo/ Marine nationale/ ASP Pierre Gladieux

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 08:49

Engagement d’un escadron blindé AMX 10RC de Niamey à Ga

 

07/02/2013 Par LEXPRESS.fr

 

En moins d'un mois, l'intervention militaire française au Mali a déjà coûté 70 millions d'euros à la France, selon le Parisien/Aujourd'hui-en-France. Soit 2,7 millions d'euros par jour.

 

L'intervention militaire française au Mali qui a commencé le 11 janvier a déjà coûté 70 millions d'euros à la France, selon le Parisien/Aujourd'hui-en-France paraissant jeudi.

 

"Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a fait le point, hier, sur l'aspect financier de l'opération Serval lors d'une audition parlementaire fermée à la presse. Il a, selon nos informations, chiffrés à 70 millions d'euros les sommes déjà déboursées par la France pour financer cette opération," avance le quotidien.

 

Acheminement des troupes et primes de guerre

 

Et le journal d'expliquer : "Ce qui coûte le plus cher, c'est l'acheminement des troupes et de leur matériel sur place: 50 ME ont été dépensés pour transporter les 4.000 soldats et leur équipement en Afrique."

 

"Nous avons acheminé 10.000 tonnes de matériel en quinze jours. C'est autant que ce que nous avons transporté en un an lors du retrait d'Afghanistan", précise le ministère de la Défense au journal.

 

"Autre grande dépense, poursuit le Parisien/Aujourd'hui-en-France, les primes de guerre touchées par les soldats. Lorsqu'ils sont en opération, les militaires doublent, voire triplent leur solde. Résultat: ces rémunérations supplémentaires ont déjà couté 5 ME aux contribuables."

 

Une facture plus élevée que celle de la Libye ou de l'Afghanistan

 

Pour le quotidien, "La France débourse par jour 2,7 ME. Une facture sensiblement plus élevée que celle de la Libye (1,6 ME par jour) ou de l'Afghanistan (1,4 ME)". Mais pour le ministère de la Défense: "Ce calcul n'est pas pertinent. On ne peut pas comparer des conflits de durée et de nature différents", a précisé le ministère au quotidien.

 

Le président François Hollande a confirmé mercredi en Conseil des ministres que les effectifs du contingent français au Mali "devraient diminuer" à partir de mars, a rapporté la porte-parole du gouvernement Najet Vallaud-Belkacem.

 

La veille, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius avait évoqué cette même échéance.

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 12:45

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130206-la-force-licorne-en-soutien-de-l-operation-serval/licorne-hub-strategique-4/2168344-1-fre-FR/licorne-hub-strategique-4.jpg

 

06/02/2013 Sources EMA  -International

 

Depuis le 12 janvier 2013, suite au déclenchement de l’opération Serval au Mali, le camp de Port Bouët, camp de la force Licorne, constitue une plate-forme logistique stratégique en Afrique de l’Ouest.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130206-la-force-licorne-en-soutien-de-l-operation-serval/licorne-hub-strategique-2/2168349-1-fre-FR/licorne-hub-strategique-2.jpg

 

Dés le déclenchement de l’intervention française, les autorités françaises ont sollicité les autorités ivoiriennes pour pouvoir bénéficier des facilités logistiques du pays. L’aéroport Félix Houphouët Boigny d’Abidjan a accueilli les premiers aéronefs dédiés au transport stratégique (A340 français, C17 britanniques, Antonov affrétés) ou tactique (jusqu’à une dizaine avions de transport tactique C160 et C130 français et belges). Plusieurs de ces appareils, dont deux C130 belges et deux ravitailleurs C135 français y sont stationnés et opèrent depuis Abidjan. Le rythme s’est accéléré au cours de la deuxième semaine de l’opération, qui a vu 8 rotations d’Antonov AN 124 décharger 120 tonnes de fret. Au total, fin janvier, la force Licorne a traité plus de 50 rotations d’aéronefs chargés de personnel ou de fret, soit environ 700 tonnes.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130206-la-force-licorne-en-soutien-de-l-operation-serval/licorne-hub-strategique-3/2168354-1-fre-FR/licorne-hub-strategique-3.jpg

 

L’excellente collaboration avec le personnel et les autorités de l’aéroport d’Abidjan a permis à la force Licorne d’optimiser l’emploi de cette plateforme au profit de l’opération Serval. L’aéroport et le camp Port Bouët sont devenus un « hub stratégique ». Un poste de commandement « air » a été déployé au cœur des installations de la force Licorne. Alors que plus de 200 militaires de Licorne ont été projetés au Mali depuis le 12 janvier, ceux qui sont restés à Abidjan arment aujourd’hui une base opérationnelle à dominante logistique, dédiée au soutien de Serval.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130206-la-force-licorne-en-soutien-de-l-operation-serval/licorne-hub-strategique-1/2168364-1-fre-FR/licorne-hub-strategique-1.jpg

 

Le camp de Port Bouët accueille depuis le début des opérations entre 500 et 1000 militaires des armées de Terre et de l’Air. Un camp de toile de 500 lits a été monté et l’ordinaire (restauration) a triplé sa capacité. La section ravitaillement transport, le service du commissariat des armées, le détachement du transit interarmées, le détachement du service des essences des armées, ainsi que tous les services administratifs de la force ont multiplié leurs efforts pour assurer ces tâches de soutien tout en participant aux missions de sécurisations du site.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130206-la-force-licorne-en-soutien-de-l-operation-serval/licorne-hub-strategique-5/2168359-1-fre-FR/licorne-hub-strategique-5.jpg

 

En parallèle, Licorne poursuit sa mission au profit de l’armée ivoirienne, en participant notamment la formation d’un bataillon logistique ivoirien destiné à être déployé dans le cadre de la MISMA, la mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine.

 

Les 450 militaires de l’opération Licorne ont pour mission d’accompagner la réforme de l’armée ivoirienne et de maintenir une présence militaire pour assurer la protection des ressortissants français si nécessaire. Cette force se compose d’un état-major, d’un élément de soutien, de deux unités de combat. Un Transall C 160 et un hélicoptère Fennec de l’armée de l’air complètent ce dispositif.

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