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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 08:20
Unité 8200 : La CIA tente de recruter les meilleurs espions d'Israël.

 

11.11.2015 IsraelValley Desk

 

Des responsables israéliens ont confirmé les révélations du Wall Street Journal concernant les efforts déployés ces dernières années par la CIA pour recruter des informateurs parmi des officiers de réserve d’unités d’élite des rensei­gnements militaires et de l’unité 8200, spécialisée dans le renseignement électroma­gnétique et le décryptage des codes, qui ont pantouflé dans des start-ups et des entreprises de haute technologie israélienne implantées aux États-Unis ou rachetées par des groupes américains. (jforum.fr)

 

L’unité 8200 (en hébreu : יחידה 8200, Yehida Shmone-Matayim, également appelée Israeli SIGINT National Unit ou ISNU) est une unité de renseignement de l’Armée de défense d’Israël, responsable du renseignement d’origine électromagnétique et du décryptage de codes. L’unité est également désignée dans certaines publications militaires sous le nom de Central Collection Unit of the Intelligence Corps.

 

L’unité 8200 est créée en 1952 grâce à des équipements issus des surplus militaires américains, sous le nom de 2e unité de renseignement militaire, avant de devenir la 515e unité de renseignement militaire. En 1954, l’unité quitte Jaffa pour s’installer dans son quartier général actuel de Glilot Junction.

 

Avec plusieurs milliers de soldats, il s’agit de la plus grande formation de l’armée israélienne, certains déclarant qu’elle compterait plusieurs dizaines de milliers de membres. Elle exerce des fonctions comparables à la National Security Agency (NSA) aux États-Unis et elle est rattachée au ministère de la Défense israélien, comme la NSA l’est au Département de la Défense des États-Unis. L’unité est dirigée par un brigadier-général dont l’identité reste classifiée.

 

Une unité subordonnée à l’unité 8200, l’unité Hatzav (en hébreu : יחידת חצב, Yehida Hatzav), est responsable de la collecte de renseignements d’origine source ouverte (« ROSO »). L’activité de l’unité consiste à recueillir des renseignements militaires à partir de sources publiques (télévision, radio, journaux et internet). La traduction de diverses informations représente une partie des « renseignements de base » collectés par l’unité. Selon certains médias, l’unité fournirait plus de la moitié du renseignement global de la communauté israélienne du renseignement.

 

La plus importante base de collecte de renseignements d’origine électronique de l’armée israélienne est la base Urim SIGINT (en), occupée par l’unité 8200. La base d’Urim est située dans le désert du Néguev à environ 30 km de Beer-Sheva. En mars 2004, la Commission d’enquête sur le réseau de renseignement, mise en place suite au déclenchement de la guerre d’Irak, recommande de donner un caractère civil (et non plus militaire) à l’unité, et de la transformer en une agence nationale du renseignement comme il en existe dans la plupart des pays occidentaux, mais cette proposition n’est pas suivie d’effet.

 

Plusieurs anciens membres de l’unité 8200 ont essaimé dans les compagnies israéliennes et américaines de technologies de l’information, telles que Check Point, ICQ, Palo Alto Networks, NICE, AudioCodes, Gilat, Leadspace, EZchip, Onavo et Singular.

 

voir  Obama-Netanyahu : Jeux d’espions

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 11:50
G550 CAEW aircraft Photo Elta Systems, a subsidiary of IAI

G550 CAEW aircraft Photo Elta Systems, a subsidiary of IAI

 

July 27, 2015: Strategy Page

 

Italy is renewing its lease on its only SIGINT (signals intelligence) aircraft, mainly because of the continuing and growing problem with people smugglers operating out of Libya and trying to bring several hundred thousand illegal migrants to Italy. SIGINT aircraft are equipped to monitor all sorts of wireless communications and are a key tool in keeping track of what the smuggling gangs are up to. The SIGINT aircraft was built by an American firm, using a modified Gulfstream III business jet. This 30 ton twin-jet aircraft normally carries a crew of two and up to 19 passengers. Outfitted for SIGNINT most of the internal space is taken up by electronics, monitored by about four system operators while the two pilots keep the aircraft in the air for up to eight hours per sortie. Italy began leasing the Gulfstream III SIGINT aircraft in 2012 because the air force could not afford to buy it. The Italian deal involved paying for hours (in the air) used and was a lot cheaper than buying.

 

These are not the only militarized business jets Italy uses. In 2012 Italy bought two Israeli AWACS (Airborne Early Warning Aircraft) for $375 million each. Italy didn’t have a choice in this case as this was part of the offset for the recent Israeli purchase of $993 million worth of Italian jet trainers. Israel also calls this aircraft CAEW (Conformal Airborne Early Warning).

 

In 2008 Israel introduced this new AWACS design which used a long range business jet (the 40 ton Gulfstream G550) fitted out with Israeli made radar and electronics. The Israeli Air Force bought the CAEW AWACs in 2006 and the first two entered service in 2008. Israel had already sold the AWACS electronics to India, for installation in four Russian Il-50/76 aircraft. Singapore later bought four CAEWs.

 

The CAEW AWACS carries a Phalcon conformal (it is built into the lower fuselage) phased array radar, SIGINT equipment (to capture and analyze enemy electronic transmissions), and a communications system that can handle satellite signals as well as a wide array of other transmissions. There are six personnel on board to handle all this gear, plus the flight crew. The Gulfstream G550 used for this can stay in the air for over ten hours per sortie and can fly at up to 13,200 meters (41,000 feet).

 

The G550 is a larger version of the Gulfstream G400, which the U.S. Army uses as the C-20H transport. The U.S. Coast Guard, Air Force, and Navy also use militarized Gulfstreams (usually as C-37Vs). The 30 meter (96 foot) long aircraft has two engines and was built for long flights (over 11,000 kilometers). Current Gulfstream G550s cost about $40 million each.

 

The Phalcon radar is, in some respects, superior to the one used in the American AWACS. For example, Phalcon uses a phased array radar (thousands of small radar transmitters are fitted underneath the aircraft). The phased array radar, in combination with the latest, most powerful computers and other antennas for picking up a variety of signals, enables Phalcon to be more aware of what electronic equipment (airborne or on the ground) is operating up to 400 kilometers away. The phased array radar allows positions of aircraft on operator screens to be updated every 2-4 seconds, rather than every 20-40 seconds as is the case on the United States AWACS (which uses a rotating radar in a radome atop the aircraft). The first Phalcon system was fitted on a Boeing 707, although somewhat limited versions could be put onto a C-130. On a larger aircraft you can have more computers, and other electronics, as well as more human operators. But the major advantage of the Phalcon is that it is a more modern design. The U.S. AWACS is over twenty years old and has undergone upgrades to the original equipment. The Israeli air force operates six Phalcon aircraft (using Boeing 707 airframes).

 

Business jets have proven very popular for the latest generation of electronic support aircraft, mainly because the business jets have gotten larger and the electronics smaller and lighter. Altogether it is a cheaper and more affordable package. The next generation of these support aircraft will probably be unmanned UAVs.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 17:20
NSA - capture d’écran (Der Spiegel)

NSA - capture d’écran (Der Spiegel)

 

24.02.2015 nextinpact.com

 

Alors que l’on s’approche doucement des deux ans des premières révélations d’Edward Snowden, le gouvernement américain a bien du mal à défendre sa ligne de conduite dans la cyberdéfense du territoire. Mike Rogers, directeur de la NSA, a tenté hier de faire le point sur ce qui était attendu des grandes entreprises de l’informatique, tout en reconnaissant qu’il existait un risque d’impact financier.

 

Un assortiment juridique et technologique d’armes et de protections

Quelques mois après les grandes révélations sur le programme Prism, la commissaire européenne Viviane Reding avait prévenu les États-Unis : cette surveillance massive devait être sérieusement revue et corrigée, sous peine que les entreprises concernées n’aient à subir un revers financier. Elle prévoyait une crise de confiance et le risque que les clients européens notamment ne se tournent vers des solutions beaucoup plus locales. Mais, comme on a pu le voir dans le cas de l’Allemagne par exemple, les réactions protectionnistes ont également été politiques.

Hier, lors d’une conférence réunissant notamment des journalistes et des responsables techniques d’entreprises, le directeur de la NSA a tenté de présenter une vision unifiée de la cyberdéfense américaine. Bientôt deux ans après les premières révélations sur Prism, la « sécurocratie » américaine a du mal à convaincre, surtout quand il s’agit d’expliquer l’importance et le bien-fondé des backdoors, ou portes dérobées, dans les produits commercialisés.

Mais pour Mike Rogers, il ne fait aucun doute que les États-Unis doivent s’armer. Il reprend ainsi l’attaque de Sony Pictures par la Corée du Nord et explique : « Si vous examinez la topologie de l’attaque […], elle rebondit littéralement à travers toute la planète avant d’arriver en Californie. Une infrastructure répartie sur de multiples continents, dans de multiples zones géographiques ».

Les États-Unis ont donc besoin de posséder un assortiment juridique et technologique d’armes et de protections. Les plus efficaces sont manifestement les trous dans les technologies de chiffrement selon Mike Rogers, d’où les actuels pourparlers avec les entreprises pour négocier des portes dérobées, même si le directeur n’aime pas ce terme : « Ce n’est pas le mot que j’emploierais, parce que quand je l’entends, je me dis : « Tiens, ça parait louche, pourquoi ne passeront-on par l’entrée principale, de manière publique ? ». Nous pouvons créer une infrastructure juridique pour tout cela ». Rogers aimerait donc être plus proactif sur ce qui a aujourd’hui des relents d’illégalité.

 

Suite de l'article

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 07:20
Pendant ce temps, la NSA s’arme en vue des cyberguerres

slide d’un powerpoint de la NSA, capture d’écran (Der Spiegel)

 

18/01/2015 Benoît Le Corre - Journaliste Rue89

 

Sur l’offre de stage, il est précisé qu’ils « recherchent des stagiaires qui veulent casser des choses ». Ils, c’est la NSA, l’Agence américaine de la sécurité, du renseignement, à travers une cellule de formation appelée Politerain.

Là-bas, le programme des stagiaires inclue la dégradation et la destruction d’ordinateurs, de serveurs, de réseaux pour servir les intérêts américains. Le but du programme est de développer « une mentalité de pirates », du type de ceux qui attaquent, pas de ceux qui défendent.

Dans un long article publié hier, le site du magazine allemand Der Spiegel (en anglais) dévoile les résultats d’une longue étude de documents confidentiels, récupérés dans les archives de Snowden.

On y apprend comment les Etats-Unis et ses quatre Etats alliés (Royaume-Uni, Nouvelle Zélande, Canada et Australie), qui forment l’alliance des « Cinq yeux », se préparent – ou plutôt sont déjà prêts – aux cyberguerres.

Pour ce faire, Der Spiegel a réuni une équipe de journalistes, hackers, experts en sécurité informatique... en somme, l’équivalent des « Expendables » 2.0. Parmi eux, Jacob Appelbaum, connu pour être l’un des principaux instigateurs du logiciel libre Tor, Andy Müller-Maguhn, porte-parole du Chaos Computer Club de Berlin et Laura Poitras, réalisatrice du récent film documentaire Citizenfour, qui parle de surveillance mondiale généralisée. Leur article est édifiant.

 

En voici les grandes lignes.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 17:50
Une triplette d’espions américains au service de sa Majesté

 

22 novembre 2013 Aerobuzz.fr

 

Deux ans après avoir mis au rencard ses vénérables quadrimoteurs « Nimrod R1 » spécialisés dans le renseignement aéroporté, Londres met en service son premier avion espion « RC 135 Rivet joint ». Un avion au nom aussi énigmatique que ses missions, et qui a le mauvais gout d’être de conception 100% américaine. Shocking or not shocking ? Telle est la question. !

 

N’en déplaise à Mr Snowden, grand pourfendeur des Big Brother en tous genres, le business du renseignement se porte plutôt bien. Dernier épisode en date, l’arrivée le 12 novembre dernier sur la base anglaise de Waddington du premier des trois RC-135 commandés par sa très gracieuse majesté au terme d’un contrat de 1 Md$ au moins désigné « Airseeker » .

 

Cet appareil fraichement arrivé dans la Royal Air force n’est pourtant pas vraiment de première jeunesse. C’est un lointain dérivé du ravitailleur KC-135, lui même dérivé du Boeing 707… en 1964 ! Mais ne vous y trompez pas, malgré son âge supérieur à celui de votre serviteur, la cellule, la voilure et les moteurs ont totalement été revisités aux USA pour donner à ce joyeux papy des airs, trente années supplémentaires de service au moins !

 

Extérieurement l’appareil se différencie d’un ravitailleur KC-135 par ses nombreuses antennes, ses « joues » sur les côtés du fuselage et son nez allongé façon Pinocchio.

Apparue à la fin des années 60 aux USA, la famille des avions de renseignement « Rivet joint » était initialement destinée à surveiller les forces armées de l’union soviétique et de ses pays satellites. Ses missions d’espionnage classées « Top Secret », de 10 et 20 heures, étaient poliment appelées SIGINT « Signal Intelligence ». Ennuyeuses parfois, passionnantes souvent et généralement dangereuses, elles sont toujours payantes au bout du compte ! La preuve ? Depuis la fin de la guerre froide, les USA n’ont cessé de moderniser leurs 14 appareils de ce type au gré des évolutions des systèmes électroniques et des systèmes d’arme.

 

Dans un monde multipolaire plein d’incertitudes, l’information est la clé du pouvoir ou de la survie. Il s’agit donc de connaître, par exemple, l’état de préparation des forces du pays surveillé, la structure de ses réseaux de commandement, les fréquences de ses moyens de défense, ou encore les types de matériels en service. Les espions ont un jargon pour cela : ils parlent de reconstitution de l’ordre de bataille électronique. Avec ces données, les stratèges peuvent notamment déterminer les failles dans les systèmes de défense adverses ou encore mettre au point des contremesures efficaces pour leurs avions de combat. Des données stratégiques indispensables pour tout chef militaire qui se respecte.

 

Pour ce faire, le RC 135 est bourré de récepteurs en tous genres pour intercepter, démoduler, localiser, analyser et enregistrer les signaux radio et radar à 400 KM aux alentours. Il dispose de deux antennes HF (10KHz-30MHZ), une filaire de plusieurs centaines de mètres qu’il déploie pendant son vol, et une fixe sur la dérive. A cela s’ajoutent des antennes V/UHF tout le long du fuselage au dessus et en dessous, ainsi qu’une antenne satellite près de la base de la dérive. Les joues abritent des antennes et des récepteurs ELINT spécialisés dans le traitement des signaux radars. Ainsi équipé l’appareil peut écouter tous les signaux entre 0 et 40 GHZ. En clair et sans décodeur : oui ! Même votre téléphone portable ne peut échapper aux grandes oreilles du RC-135 !

 

A bord de l’appareil en plus des pilotes, se trouve une quinzaine d’opérateurs aux fonctions variées, attablés derrière leurs consoles multifonctions. Certains gèrent le système, mais la grande majorité est composée d’opérateurs linguistes, chargés d’écouter et de traduire les conversations dans plusieurs langues alors que d’autres sont des « pros » des signaux radars. Pour compléter la distribution, un ou deux analystes consolident les données collectées et dressent ainsi le tableau des forces en présence. Véritables atouts dans la manche des militaires, ces avions sont plus souples d’emploi que les satellites et plus performants que les drones. Ils peuvent détecter les menaces les mieux dissimulées et alerter en temps réel les avions radar Awacs ou les forces alliées présentes dans le secteur.

 

Est-t-il utile de préciser qu’à ce prix (1Md$ pour trois avions), Boeing a installé des toilettes et une cuisine équipée ? En revanche aucune hôtesse n’est prévue dans le service. Avec cette commande, la RAF dispose des mêmes avions espions que l’oncle Sam. Mieux : les avions de la Royal Air Force seront remis à niveau tous les deux ans avec les moyens les plus modernes pour garantir leur crédibilité technique. Pendant ce temps, les équipages anglais seront formés aux côtés de leurs homologues américains issus de la NSA et de l’US Air Force. On se dirige là vers une parfaite interopérabilité en matière de renseignement. Mais à quel prix ? Londres, qui est membre du réseau d’espionnage américain mondial Echelon, dénoncé par Mr Snowden, renonce de fait à son indépendance en matière de développement de moyens de renseignement nationaux au profit d’une énième dépendance technique et militaire envers Washington.

 

Quant à la France, elle ne dispose plus de cette capacité de renseignement stratégique depuis le retrait du bon vieux DC8 Sarigue et du fiasco lié à son remplacement. La France compte sur deux vénérables Transall Gabriel et son bon vieux système D. Mais jusqu’à quand cela suffira t-il ?

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