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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 12:55
Le SNA Saphir quitte Brest - photo Marine nationale

Le SNA Saphir quitte Brest - photo Marine nationale

 

12/11/2015 Sources : Marine nationale

 

Le 10 novembre 2015, le sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) Saphir a quitté le port de Brest après avoir passé plus d’un mois au bassin, le temps d’une indisponibilité pour entretien (IE), période qui s’est déroulée avec succès.

 

Le Saphir était entré le 5 octobre dernier dans la forme de radoub n° 8 de la base navale de Brest, un bassin plus habitué aux indisponibilités pour entretien et réparation (IPER) des SNLE. Pendant plus d’un mois, le SNA a bénéficié des nombreux savoir-faire concentrés à Brest. Cette IE, dont la maîtrise d’ouvrage était assurée par le service du soutien de la flotte (SSF), a en effet vu collaborer sous la maîtrise d’œuvre de DCNS différents industriels implantés sur le territoire brestois.

 

Au total, ce sont plus de 200 personnes qui ont travaillé sur le chantier, en comptant une centaine d’industriels, une vingtaine du SSF et du service logistique de la Marine (SLM) et les 75 sous-mariniers de l’équipage bleu du Saphir.

 

Cette période d’entretien et de contrôle des installations et des systèmes s’inscrit dans le cycle d’entretien de chaque navire. Cette indisponibilité avait pour objectif de redonner tout son potentiel au sous-marin pour un prochain cycle opérationnel qui s’annonce intense.

 

Ces opérations sont habituellement menées par DCNS à Toulon au sein du chantier dédié à l’entretien courant des SNA, mais l’activité des bassins de la base navale toulonnaise ne permettait pas cette fois d’y accueillir le Saphir.

 

Pendant plus d’un mois, divers services de la Marine et industriels ont travaillé sur l’IE du Saphir - Marine nationale

Pendant plus d’un mois, divers services de la Marine et industriels ont travaillé sur l’IE du Saphir - Marine nationale

Le Saphir, 2ème SNA des 6 que compte la classe Rubis. Redoutables chasseurs de sous-marins, les 6 SNA sont indispensables à la sûreté et au soutien des SNLE comme à la protection d’une force aéronavale de projection. Ils font peser une « menace permanente » grâce à leur capacité à rallier rapidement un théâtre d’opérations et à y rester longtemps, discrètement ou, si nécessaire, plus ostensiblement. Sur toutes ces zones d’opérations, les SNA peuvent recueillir du renseignement, mener des opérations spéciales, et enfin, s’il le faut, délivrer des armes : torpilles, missiles antinavires et bientôt missile de croisière.

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 09:20
Le SNA Saphir - photo S. Richard 32F-Marine Nationale

Le SNA Saphir - photo S. Richard 32F-Marine Nationale

 

Mar 05 2015 - By David Cenciotti - theaviationist.com

 

If you thought aircraft carriers were invincible you were wrong.

 

On Mar. 4, the French Ministry of Defense released some interesting details, about the activity conducted by one of its nuclear-powered attack submarine (SNA) in the waters of the North Atlantic Ocean.

According to French MoD website (that is no longer online, even if you can still find a cached version of the article titled “Le SNA Saphir en entraînement avec l’US Navy au large de la Floride” [or read it on RP Defense website] ), the Saphir submarine has recently taken part in a major exercise with the U.S. Navy off Florida.

The aim of the exercise was joint training with U.S. Carrier Strike Group 12 made by the aircraft carrier Theodore Roosevelt, several Ticonderoga cruisers or Arleigh Burke-class destroyers and a Los Angeles-class submarine, ahead of their operational deployment.

The scenario of the drills saw some imaginary states assaulting American economic and territorial interests; threats faced by a naval force led by USS Theodore Roosevelt.

 

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 13:20
Le SNA Saphir - photo Sebastien Richard 32F Marine Nationale

Le SNA Saphir - photo Sebastien Richard 32F Marine Nationale

 

4 Mars 2015 Source : LV Quentin Savary -- Marine nationale

 

C’est après deux semaines de patrouille en Atlantique Nord que le sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) Saphir est arrivé dans les eaux de la Floride pour participer à un exercice majeur de dix jours avec la marine américaine. L’objectif de cet exercice était d’entraîner un groupe aéronaval américain (CSG 12 pour Carrier Strike Group 12) composé du porte-avions Theodore Roosevelt, de plusieurs frégates de type Ticonderoga ou Arleigh Burke et d’un sous-marin de type Los Angeles, avant leur déploiement opérationnel.

 

Le scénario de l’exercice prévoyait une agression des intérêts économiques et territoriaux américains par des états fictifs. En réaction, une force navale, dirigée par le Theodore Roosevelt était mise sur pied pour parer à toute éventualité.

 

Durant la première phase de l’exercice, le Saphir était intégré à la force navale amie en soutien direct avec pour mission de faire de la lutte anti sous-marine en coopération SOUMAIR, avec des avions de patrouille maritime de type P3-C Orion P8 Poséidon. Il devait donc reporter tous les contacts obtenus sur les sous-marins ennemis et les partager avec les autres moyens anti-sous-marins du théâtre (avions de patrouille maritime, hélicoptères et frégates ASM).

 

Dans une seconde phase, le Saphir, était intégré aux forces ennemies et avait pour mission de localiser le porte-avions Theodore Roosevelt ainsi que les autres bâtiments de la force navale amie et de se tenir prêt à l’attaque. La situation politique se dégradant de jour en jour, le Saphir s’est glissé discrètement au cœur de l’écran formé par les frégates américaines protégeant le porte-avions, tout en évitant la contre-détection des moyens aériens omniprésents.  Au matin du dernier jour, l’ordre de feu était enfin donné, permettant au Saphir de couler fictivement le Theodore Roosevelt et la majeure partie de son escorte.

 

Une fois l’exercice terminé, le Saphir a gagné Norfolk, plus grosse base navale du monde, pour une escale destinée à entretenir les liens avec l’US Navy. Nombreux furent les échanges avec les équipages des Los Angeles, notamment avec les marins du SSN Newport News désigné bâtiment hôte durant l’escale.

 

L’amiral commandant les forces sous-marines et la force océanique stratégique (ALFOST) a rejoint le Saphir en escale pour rencontrer, en compagnie du commandant du Saphir,  le Rear Admiral Butler, commandant du Carrier Strike Group 4 (CSG4) et le Vice Admiral Tyson, adjoint au commandant du USFFC (US Fleet Force Commander). Cette entrevue a permis d’effectuer un premier débriefing de l’exercice et de réaffirmer le besoin d’interopérabilité entre nos deux marines.

 

Ce point est en effet essentiel pour une intégration efficace sur les théâtres d’opérations, notamment dans le golfe Arabo Persique. Cet exercice a de nouveau illustré la plus-value du concept d’emploi en multi-luttes / multi-senseurs des SNA français. 

 

En attendant le prochain exercice et comme disent les forces sous-marines américaines : « happy hunting » !

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 21:20
Entraînement interallié : le SNA Saphir en chasse

 

17 Février 2015 Source : Marine nationale

 

Après plusieurs jours de traque, sous la menace constante des avions de patrouille maritime P8 Poseidon et des destroyers de type Arleigh Burke, le commandant parvient à inscrire la silhouette massive du porte-avions nucléaire USS Theodore Roosevelt dans le réticule de son périscope. Encore quelques centaines de yards[1] et il sera en portée de tir. Le central-opérations retient son souffle : le Carrier Strike Group (groupe aéronaval) guette la moindre indiscrétion pour une réplique aussi fulgurante que létale.

 

C’est un scenario exaltant, digne des plus célèbres ouvrages d’espionnage qu’a vécu le sous-marine nucléaire d’attaque (SNA) Saphir lors de sa participation à l’exercice COMPTUEX (C2X) du Carrier Strike Group Theodore Roosevelt, qui marquait la fin de l’entrainement avancé de ce groupe aéronaval avant son déploiement prochain. Inséré en son sein du 22 janvier au 5 février, le SNA Saphir a successivement protégé puis menacé le porte-avions, au gré des thèmes retenus pour animer l’exercice.  En effet, après une phase initiale d’exercices tactiques (dont le Saphir était absent), l’exercice comprenait deux scenarios inspirés par l’environnement opérationnel des zones de déploiement permanent de l’US Navy, l’océan Indien et le Pacifique. Par ailleurs, un officier de l’état-major de l’amiral français commandant les forces sous-marines et la force océanique stratégique (ALFOST) était présent à Norfolk, pour conseiller sur l’emploi optimal du Saphir et faciliter son contrôle.

 

Immersion américaine

 

La variété des situations et des modes de contrôle s’est avérée précieuse pour améliorer l’interopérabilité de nos deux marines, et tirer les enseignements nécessaires pour préparer une coopération plus efficace sur le théâtre des opérations. Les moyens mis en œuvre par les États-Unis ont offert un environnement stimulant pour l’entrainement du Saphir ; la présence française a donné l’opportunité aux marins américains de travailler leurs procédures de coopération multinationale, ce qui n’est pas toujours acquis dans ces grands exercices. Les organisateurs de l’exercice ont loué la qualité du travail du Saphir, son aptitude à pénétrer les défenses sans contre-détection et sa flexibilité.

 

L’expérience américaine se prolonge pour le Saphir lors d’une escale à Norfolk, plus grande base navale au monde, du 6 au 12 février. À cette occasion, le vice-amiral d’escadre Louis-Michel Guillaume, amiral commandant la force océanique stratégiques (ALFOST), s’est déplacé pour rencontrer l’équipage, débriefer l’exercice et s’entretenir avec ses homologues américains.  L’entente entre nos deux marines océaniques, parmi les rares marines du monde à mettre en œuvre des sous-marins nucléaires, est plus forte que jamais.

 

Le cycle d’entrainement des forces aéronavales américaines.

 

La dimension de la marine américaine et les besoins permanents des commandants interarmées régionaux (Combattant Commanders) impliquent une organisation calibrée et cyclique de l’entrainement. Ainsi, les unités de chaque composante sont entrainées séparément, à la mer et en simulation, lors de la phase initiale (3 à 5 mois) avant d’être combinées progressivement lors de la phase intégrée (4 mois). Le COMPTUEX est la sortie à la mer la plus complexe. Il est suivi d’un entrainement synthétique pour maitriser les aspects interarmées, après quoi le groupe est certifié opérationnel.

 

[1] 0,9144 mètre dans le système métrique anglais. 2000 yard font 1 mile nautique.

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