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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 11:55
Le directeur général de Safran Philippe Petitcolin (Crédits : Safran/Roberto Frankeberg)

Le directeur général de Safran Philippe Petitcolin (Crédits : Safran/Roberto Frankeberg)

 

14/03/2016 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Safran va se développer essentiellement dans l'aéronautique et la défense et s'interroge sur la pertinence de rester dans la sécurité. En 2020, le groupe d'aéronautique et de défense vise un chiffre d'affaires supérieur à 21 milliards d'euros (17,4 milliards d'euros en 2015).

 

En 2020, Safran vise un chiffre d'affaires supérieur à 21 milliards d'euros hors activités spatiales et éventuelle opération de croissance externe (17,4 milliards d'euros en 2015). Le groupe aéronautique et de défense, qui  organise lundi après-midi à Londres une journée sur sa stratégie (Capital Markets Day) pour les analystes financiers et les investisseurs, veut aussi atteindre en 2020 une marge opérationnelle courante ajustée supérieure à 15% et un cashflow libre en très forte amélioration par rapport à 2015.

 

Transition CFM-LEAP

 

La période 2016-2020 sera en particulier marquée par plusieurs tendances très fortes pour Safran, notamment avec la transition de son principal produit et vache à lait (19,7% de marge opérationnelle en 2015), le CFM56 (1.612 moteurs livrés en 2015), qui va laisser sa place au LEAP. "Les effets sur la marge série se manifestent entre 2016 et 2020, en maintenant une marge globale de la Propulsion supérieure à 15% notamment grâce au dynamisme des services pour moteurs civils", a estimé Safran dans un communiqué. En outre, son PDG, Philippe Petitcolin, prévoit une amélioration d'environ un point par an des performances opérationnelles des trois branches Equipements (466 millions d'euros de résultat opérationnel courant en 2015, soit 9,4% de marge), Défense (64 millions, 5,1% de marge) et Sécurité (151 millions, 8% de marge).

 

Safran envisage le maintien pendant cette période de transition d'une marge du groupe (résultat opérationnel courant ajusté rapporté au chiffre d'affaires ajusté) en ligne avec le record atteint en 2015 (2,4 milliards d'euros). Enfin, le cash flow libre représentera en moyenne sur la période 50% du résultat opérationnel courant ajusté.

 

    "Ces tendances s'inscrivent dans la continuité des ambitions affichées en 2013, reflet d'un modèle économique prévisible et solide, accompagné d'une qualité d'exécution qui est la priorité du management".

 

Safran se développe dans l'aéronautique et la défense

 

Pour Philippe Petitcolin, la stratégie et le développement de Safran passe avant tout par les marchés de l'aéronautique et de la défense. Le partenariat CFM est d'ailleurs "le coeur de la croissance des activités de la propulsion civile dans les prochaines décennies", a estimé le groupe. En dehors du champ du moteur CFM, des opportunités de coopération ciblées pourront être examinées (hélicoptères, moteurs militaires, aviation d'affaires et régionale) pour compléter le développement de ces activités.

 

    "Le renforcement organique des métiers actuels dans les équipements aéronautiques et

    intérêt pour de nouvelles fonctions si elles sont cohérentes avec l'identité de Safran et

    dans le strict respect des objectifs financiers du groupe", a expliqué Safran.

 

Pour Safran, la défense reste un domaine coeur de métier. Le groupe souhaite préserver son avance technologique dans ses métiers actuels. En revanche, le groupe continue de s'interroger sur la pertinence de rester dans les activités de la sécurité. Une revue des options est toujours "possible". Premier pas vers un désengagement partiel ou complet, la mise en vente des activités de détection, qui fabrique notamment des détecteurs d'explosifs pour les aéroports, et pour lesquelles le groupe a déjà reçu deux à trois marques d'intérêt.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 08:55
photo Safran

photo Safran

 

26/11/2015 Ministère de la Défense

 

Le conseil de surveillance du Service Industriel de l’Aéronautique (SIAé) s’est tenu le 25 novembre dernier afin d’examiner et de valider ses options de développement stratégique. L’importance pour les capacités aériennes s’est en effet nettement affirmée dans le contexte actuel de forte sollicitation de nos équipements tant sur le territoire qu’en opérations extérieures.

 

A l’issue de ce conseil, le ministre de la Défense se félicite de la décision de confier au SIAé l’entretien des avions de transport C130 de l’armée de l’air devant faire l’objet d’une profonde rénovation pour laquelle un appel d’offres est en cours. Le SIAé réalisera les chantiers de modernisation en partenariat avec l’industriel retenu. A compter de mi-2018, il effectuera également les visites de maintenance de ces avions aujourd’hui réalisées à l’étranger. Ceci vise à concentrer sur le sol national, entre les mains d’un opérateur unique, l’ensemble du soutien de cet avion afin d’en améliorer la disponibilité.

 

Jean-Yves Le Drian salue également la décision de mise en œuvre du partenariat avec l’entreprise SNECMA conduisant à confier au SIAé une partie du soutien des moteurs M88 des avions Rafale. Alors que l’exportation du Rafale est aujourd’hui un succès collectif, ce partenariat avec SNECMA contribue à garantir le maintien sur le territoire national d’une activité industrielle d’un très haut niveau technologique.

 

Compte-tenu de sa charge industrielle et afin de permettre la mise en œuvre de ces décisions stratégiques majeures, le ministre l’a autorisé à recruter, dès 2016,160 ouvriers. Ils viendront renforcer les effectifs du SIAé alors que l’engagement des armées en opération est croissant.

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 16:56
Des métaux spécialisés performance et fiabilité pour les moteurs aéronautiques

 

06.10.2015 par ONERA

 

Superalliages superstars

Les moteurs d’avion sont constitués de pièces en alliages métalliques. Certaines sont soumises à des températures extrêmes (jusqu’à 1200°C) et peuvent en cas de rupture compromettre le moteur, voire l’avion entier.

Les superalliages, alliages aux propriétés exceptionnelles obtenus par précipitation de composants durcissants, sont très résistants à la chaleur, mais aussi à la corrosion et aux déformations.

Depuis les années 70, l’ONERA, qui a fait breveter de nouvelles compositions, dispose de savoir-faire complets : chimie – conception de l’alliage, mécanique – modélisation de la durée de vie des pièces, métallurgie compréhension de la microstructure.

Ainsi, l’ONERA est le partenaire des motoristes du groupe Safran, soucieux de développer des moteurs aux rendements toujours améliorés.

 

Les superalliages de l’ONERA sont dans l’air

Les superalliages brevetés (ou co-brevetés) par l’ONERA sont utilisés les motoristes Safran Snecma et Turbomeca.

Ainsi les matériaux AM1 et N18 constituent respectivement les aubes et disques de turbines du moteur M88-2 du Rafale. Les aubes des moteurs TP400 (A400M), SaM146 (Sukhoï Superjet 100) et Silvercrest (Citation Longitude et Dassault Falcon 5X) sont en AM1. Les turbines Arrius 2 et Arriel 2 qui propulsent les hélicoptères d’Airbus Helicopters, Agusta, Bell… contiennent les superalliages ONERA MC2 et AM3.

En cours de développement : le N19, dans la lignée du N18, dont l’objectif est la prolongation de la durée de vie en fatigue.

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 16:55
Moteurs militaires : un support de proximité

 

21.09.2015 par Snecma (Safran)

 

Fournisseur historique des moteurs des avions de combat de l’Armée de l’Air et de l'Aéronautique Navale françaises, Snecma (Safran) participe également à leur maintien en condition opérationnelle. L’ouverture au mois d’avril dernier d’un centre de support à Bordeaux, au plus près de ses partenaires étatiques en charge de la maintenance, va accroître la réactivité des équipes du motoriste.

 

Pour l'Armée de l'Air comme pour la Marine Nationale, disposer d'avions prêts à décoller à tout moment est un enjeu de sécurité nationale. Snecma, qui motorise tous les appareils de combat actuellement en service (M88 du Rafale, M53 du Mirage 2000, Atar du Super-Étendard), participe activement au maintien en condition opérationnelle (MCO) de ces aéronefs. Outre le centre de maintenance MRO1 de Châtellerault, le motoriste dispose de représentants techniques sur chacune des bases aériennes mettant en oeuvre des Rafale, ainsi que de bureaux d'études conséquents en région parisienne. « Début 2015, nous avons également créé un centre de support en service à Bordeaux, rappelle Pierre Anglès, directeur de ce centre et du support en service des moteurs militaires en France. Ce nouvel établissement est un élément essentiel dans notre dispositif de soutien aux forces armées car il nous permet de nous rapprocher des organismes étatiques chargés de la maintenance des avions et du pilotage des opérations (AIA, SIMMAD, CFA2), désormais installés autour de l'agglomération bordelaise. Notre objectif est de leur offrir une réactivité maximale en toutes circonstances et d'avoir une meilleure compréhension des événements rencontrés par nos moteurs. »

 

Efficacité et réactivité

La vingtaine de collaborateurs du centre sont répartis en quatre pôles. Les équipes du support technique, en relation directe avec l'AIA de Bordeaux, participent à l'analyse des problèmes survenus sur les moteurs et proposent des solutions de traitement en s'appuyant sur la documentation technique. Si le problème rencontré est plus complexe, ils élaborent un rapport précis destiné aux équipes franciliennes. « Nous avons cinq ingénieurs dans les locaux de l'AIA chargés de traiter et / ou de faire remonter l'information en temps réel, ajoute Pierre Anglès. Leurs retours nous permettent de faire constamment évoluer notre connaissance de l'usure des moteurs au cours de leur utilisation, et donc d'affiner les besoins en pièces de rechange. »

Le « pôle prévision-planification », en lien avec notre partenaire l'AIA, a pour mission d'avoir une vision complète de l'ensemble des opérations de maintenance, en cours et futures, sur les bases aériennes et dans les usines de Châtellerault et de l'AIA. « Ainsi, nous sommes certains de pouvoir répondre aux besoins de disponibilité des avions de notre client », précise Pierre Anglès. Le « pôle qualité » s'assure que les pièces de rechange livrées peuvent être utilisées en vol et « le pôle marché » pilote l'exécution des contrats. 

 

Contrat à l'heure de vol, formule gagnante

Depuis 2010, le contrat de maintenance du M88 du Rafale porte sur la fourniture de pièces de rechange à l'heure de vol. Le principe de ce contrat est le suivant : à partir du nombre d'heures de fonctionnement des moteurs estimé par l'armée, Snecma anticipe les besoins en pièces de rechange et met celles-ci à disposition des miliaires. L'État ne se préoccupe donc plus des commandes. « Notre objectif à terme est de progresser vers un contrat à l'heure de vol portant sur la disponibilité de moteurs complets, prêts à l'emploi sur tarmac, explique Pierre Anglès. L'armée pourrait alors se concentrer sur son coeur de métier et Snecma exercer pleinement son rôle de motoriste. »

D'ici là, Snecma, en partenariat avec l'AIA, proposera dès 2016 à la SIMMAD un contrat de maintenance à l'heure de vol portant sur la disponibilité des modules du M88 sur les bases aériennes. Une bonne pratique qui pourrait bien se répandre auprès des clients du Rafale à l'international.

 

1. MRO : Maintenance, Repair and Overhaul - Maintenance, réparation et révision

2. (AIA) L'Atelier industriel de l'aéronautique de Bordeaux, qui dépend du ministère de la Défense, prend charge la maintenance des moteurs militaires français.

(SIMMAD) La Structure intégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques de la défense (est chargée de passer des appels d'offres pour la maintenance des aéronefs français, auprès d'acteurs publics ou privés. Elle est située sur la base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac.

(CFA) Le Commandement des forces aériennes prépare les forces aériennes à remplir leurs missions.

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 11:55
Snecma installe un nouveau banc d’essais à Istres

 

18/09/2015 Armée de l'air  - Economie et technologie

 

Un nouveau banc d'essai a été installé sur la base aérienne 125 d'Istres pour assurer le développement des nouveaux moteurs de la société Snecma du groupe Safran.

Nouveau banc d'essais de Snecma

 

L’implantation historique, dès 1962, du centre d’essais en vol de Snecma sur la base aérienne d’Istres au sein de la direction générale de l’armement (DGA), a permis le développement des moteurs de tous les avions de combat de Dassault Aviation (Mirage F1, Alphajet, Mirage 2000, Rafale) et dernièrement et jusqu’en 2012, celui du TP400 de l’A400M d’Airbus.

 

Le premier banc d’essais déjà existant a également été adapté pour accueillir le Silvercrest, moteur du futur Falcon 5X de Dassault Aviation. « Avec l’aide du ministère du Logement, de l'Égalité des territoires et de la Ruralité, de la région, du département, de Ouest-Provence et du pôle Pégase, nous avons ainsi choisi d’implanter à Istres ce second banc à l’air libre », précise un porte-parole de Snecma.

 

Ce nouveau banc de plus de 100 tonnes s’articulera autour d’un pylône de 18 mètres de hauteur. Il disposera d’une structure inédite à deux têtes, qui permettra d’installer des moteurs d’architectures différentes et sera équipé d’un système d’acquisition de données de 1 200 lignes de mesure (à travers 9 200 mètres de fibre optique) : consommation de carburant, comportement dynamique et mécanique, acoustique, etc. Pour optimiser le recueil et l’analyse des données d’essais, un nouveau bâtiment de contrôle de 660 m2 sera implanté à proximité du banc.

 

Opérationnel pendant au moins 30 ans, ce nouveau banc intégrera des innovations inhérentes à la haute technicité des moteurs qui y seront testés (pièces composites, carter tournant, pales contrarotatives, réducteurs, mesures sans contact, télémesure…).

Lancement officiel des travaux du nouveau banc

Snecma installe un nouveau banc d’essais à Istres
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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 17:55
Rafale : l’écosystème d’une réussite

 

25.02.2015 Par Frédéric Paya – Valeurs Actuelles

 

Équipementiers. Dassault réunit autour du Rafale quelque 500 sous-traitants employant 7 000 salariés. Tous vont profiter des retombées du contrat égyptien.

 

La commande par l’Égypte de 24 Rafale est aussi une très bonne nouvelle pour la multitude de sous-traitants, petits et grands, qui travaillent pour la fabrication de l’avion : Dassault collabore en effet avec quelque 500 fournisseurs en France, ce qui représente près de 7 000 emplois.

 

Parmi les grands équipementiers historiques de Dassault Aviation, la Snecma. C’est ce motoriste, filiale de Safran, qui équipe chaque Rafale de deux réacteurs de nouvelle génération M88-2. La dernière version, le M88-4, équipe les appareils sortant de chaînes depuis 2012 ; la durée de vie du moteur a été allongée et les opérations de maintenance simplifiées.

 

Thales est aussi très présent à bord du Rafale : l’électronicien lui fournit l’essentiel de ses équipements et systèmes électroniques (près du tiers du prix de vente de l’avion) qui lui permettent de remplir de très nombreuses missions (défense aérienne, reconnaissance, appui-feu, frappe air-sol, lutte antinavire, dissuasion nucléaire, ravitaillement en vol), ce qui confère au Rafale son caractère d’avion “omnirôle”

 

Suite de l’article

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 17:35
Snecma et HAL signent un MoU en vue de créer une joint venture et de construire une nouvelle usine de production en Inde

 

Aero India, Bangalore (Inde) – Le 18 février 2015. Snecma (Safran)

 

Snecma (Safran), motoriste aéronautique de premier rang mondial, et Hindustan Aeronautics Ltd. (HAL), acteur majeur de la construction aéronautique, ont signé le 28 janvier 2015, à Bangalore, un protocole d’accord afin d’étudier les modalités de la création d’une joint-venture en Inde pour la production de pièces de moteurs aéronautiques. Le protocole d’accord a été signé par Bruno Durand, directeur Industriel et Supply Chain de Snecma et Arunachalam Muthukumaraswami, directeur général de la division Moteurs de HAL.

La joint-venture en projet se consacrerait dans un premier temps à la réalisation de pièces de très haute technologie pour le turboréacteur M88, qui équipe l’avion de combat Rafale de Dassault Aviation. Dans un second temps, elle pourrait participer à d’autres projets aéronautiques d’envergure de Snecma et de HAL, en Inde et dans le monde entier. La nouvelle usine de plus de 30 000 m2 bénéficierait alors d’investissements substantiels de la part des deux partenaires, notamment pour l’équiper de machines à la pointe de la technologie.

Cette signature marque une nouvelle étape dans la coopération de longue date entre Snecma et HAL. La joint-venture viendrait par ailleurs approfondir les excellentes relations établies depuis plus de 60 ans entre les sociétés de Safran et celles de l’industrie aéronautique indienne*. Par exemple, Snecma produit le M53 qui motorise le Mirage 2000 H "Vajra" opéré par l’armée de l’air indienne.

« Ce nouveau partenariat témoigne une fois de plus des relations d’étroite collaboration établies depuis de nombreuses années entre Snecma, notre maison mère Safran, et l’industrie aéronautique indienne » a déclaré Pierre Fabre, président de Snecma. « Nous sommes fermement engagés à contribuer à la politique du « Make in India », à travers des partenariats d’envergure et des investissements locaux. Cette société commune est une preuve supplémentaire que nous approfondissons activement nos liens existants avec HAL ».

*Safran est présent en Inde depuis plus de 60 ans. Avec plus de 2 600 salariés hautement qualifiés et une croissance de 30% au cours des dix dernières années, l’Inde est le pays d’Asie où Safran est le plus implanté. Les activités de Safran en Inde se répartissent autour de trois grands axes : l’apport de compétences concrètes au service de l’industrie aéronautique en pleine expansion de ce pays, la fourniture d’équipements de navigation et d’optronique de pointe destinés au secteur de la défense, et des solutions biométriques sur le marché de la sécurité. Au fil du temps, les activités de Safran se sont développées, à travers de solides partenariats locaux avec l’industrie aéronautique militaire indienne, fondés sur des accords de développement conjoint et des licences de production et de soutien de moteurs, de trains d’atterrissage et de systèmes de navigation d’avions, d’hélicoptères (dont le moteur Shakti destiné au Dhruv) et de fusées, assortis des services de soutien afférents. 
 

 

A propos de Snecma

Suivez @Snecma sur twitter et LinkedIn

Snecma est une société de Safran, groupe international de haute technologie, leader en aéronautique, défense et sécurité. Snecma conçoit, produit, et commercialise des systèmes propulsifs, et notamment une large gamme de moteurs destinés à l’aviation civile, à la fois puissants, fiables, économiques et respectueux de l’environnement, dont le leader mondial CFM56 et le moteur de nouvelle génération LEAP**. Snecma fabrique également des moteurs militaires au meilleur niveau mondial, dont le M88, destiné au Rafale de Dassault, ainsi que des équipements et systèmes propulsifs pour satellites et pour lanceurs. Snecma est également un acteur majeur dans le domaine de la maintenance, de la réparation et de la révision (MRO) des moteurs d’avions civils et militaires pour les activités de services, à travers sa nouvelle marque EngineLife®, et assure un support client partout dans le monde.

** CFM56 et LEAP sont produits et commercialisés par CFM International, une société commune 50/50 de Snecma (Safran) et de GE (États-Unis).

 

A propos de HAL

Site internet : www.hal-india.com

Hindustan Aeronautics Limited (HAL) est un groupe aéronautique leader d’Asie du Sud-est. L’expertise de HAL regroupe les activités de conception, production, maintenance et réparation ainsi que de modernisation des avions, hélicoptères, moteurs aéronautiques, équipements, avionique et systèmes. HAL propose une unique solution pour tous les besoins de conception d’avions et d’hélicoptères au niveau de la cellule mais aussi des systèmes liés, avionique, équipements de mission et de combat, en utilisant des outils de conception avancés. HAL s’est également diversifié dans la production et la maintenance et réparation pour les moteurs de turbines à gaz industrielles et marines et fabrique désormais des structures pour les véhicules spatiaux.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 19:35
Safran crée une coentreprise en Inde pour la maintenance des moteurs d'avions militaires

 

28 octobre 2014 Par Elodie Vallerey - Usinenouvelle.com

 

Le 28 octobre, la société Snecma (groupe Safran) a annoncé la création d'une coentreprise avec la société indienne Max Aerospace. Elle sera spécialisée dans les services de maintenance, de réparation et de révision de moteurs d'avions en Inde.

 

Le groupe français d'aéronautique et de défense Safran, via sa filiale Snecma, renforce sa présence en Inde. Dans un communiqué, il annonce la signature d'un accord, le 21 octobre, pour la création d'une coentreprise avec la société d'ingénierie de défense indienne Max Aerospace. 

La future entité, Max Aero Engines Private Limited (MAEPL), sera spécialisée dans le MRO (maintenance aéronautique) des moteurs des appareils de l'armée de l'air indienne, dont celle des moteurs Snecma M53 de la soixantaine d'avions de combat Mirage 2000 de Dassault Aviation qui constitue sa flotte. 

le mirage 2000 et bientôt le rafale ?

Safran est présent industriellement en Inde depuis près de 60 ans, précise le groupe dans le communiqué, et y emploie 2 600 personnes. C'est sa plus forte présence en Asie.

Un ancrage en propre et par le biais de partenariats industriels avec les groupes d'aéronautique locaux qui pourrait se renforcer avec la signature d'un contrat très attendu : celui actuellement en négociation entre New Delhi et le français Dassault Aviation pour la fourniture de 126 avions de combat Rafale à l'armée indienne, qui ferait de l'Inde le premier pays à acheter le chasseur à l'export.

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 16:55
La sonde SMART-1 en route vers la Lune photo J. HUART ESA

La sonde SMART-1 en route vers la Lune photo J. HUART ESA

 

17.07.2014 Safran

 

Développé dans le cadre du programme « Nouvelle France Industrielle », le propulseur PPS®5000 de Snecma (Safran) est destiné à équiper les futures générations de satellites à propulsion « tout électrique ». Thales Alenia Space France et Airbus Defense & Space l’ont déjà retenu pour leurs plates-formes de satellites de nouvelle génération.

Moteur PPS® 5000 | © Eric Forterre / Snecma / Safran

 

Petite révolution dans le secteur spatial : début 2013, le groupe d’aéronautique Boeing recevait pour la première fois une commande de satellites à propulsion électrique. Ces derniers utilisent uniquement de l’énergie électrique pour assurer leur mise en orbite puis leur maintien en position géostationnaire, contrairement aux satellites « classiques » à propulsion chimique. « Suite à cette commande, tous les maîtres d’œuvre se sont attelés à la conception de ce nouveau type de satellites, se souvient Nicolas de Chanaud, responsable adjoint chez Snecma du Programme propulsion plasmique. Parmi eux, Thales Alenia Space France et Airbus Defence and Space, dont nous étions déjà fournisseur en propulsion plasmique. » Cette collaboration a été renforcée par la signature, en mars et mai 2014, de deux accords de coopération faisant du propulseur plasmique PPS®5000 de Snecma le moteur de référence de leurs plates-formes de satellites « tout électrique » de nouvelle génération, baptisées respectivement Spacebus et Eurostar. « Nous bénéficions également d’un fort soutien du CNES* et de l’ESA** pour le développement de ce propulseur », précise Nicolas de Chanaud.

 

Faible poussée et hautes performances
Les propulseurs électriques utilisent l’énergie produite par les panneaux solaires du satellite pour éjecter un gaz, en général du xénon, produisant ainsi la poussée. « A charge utile égale, l’utilisation de la propulsion électrique permet de réduire de 40 % la masse d’un satellite de télécommunications, explique Nicolas de Chanaud. En effet, quelques kilogrammes de gaz suffisent pour propulser un satellite, alors qu’un moteur chimique nécessite plusieurs tonnes de carburant. Les opérateurs qui choisissent ce type de propulsion vont donc pouvoir utiliser un lanceur moins puissant et donc moins cher. Dans le contexte économique actuel, réduire les coûts de lancement est devenu un critère déterminant pour certains clients. »

La puissance électrique disponible à bord étant limitée, ces propulseurs génèrent une poussée globale faible. Dans ces conditions, il faut compter trois à six mois pour atteindre l’orbite géostationnaire, contre une dizaine de jours avec la propulsion chimique, plus puissante mais très consommatrice de carburant. « La solution électrique répond toutefois aux besoins des opérateurs qui gèrent plusieurs satellites en orbite et peuvent ainsi prévoir longtemps à l’avance leur remplacement », estime Nicolas de Chanaud. Cette technologie s’adapte aussi bien à l’exploration spatiale. Le premier propulseur plasmique de Snecma, le PPS®1350, a assuré la propulsion principale de la sonde lunaire ESA SMART-1, lancée en 2003 avec seulement 80 kg de gaz xénon. Sa mission s’est achevée en 2006 après avoir fonctionné près de 5 000 heures !

Une large gamme de puissance
« Il existe différents types de propulseurs électriques, rappelle Nicolas de Chanaud. Chez Snecma, nous avons choisi la propulsion plasmique, avec l’ambition de devenir le leader de la propulsion électrique des satellites. » (Voir encadré). Actuellement en cours de développement, les futurs propulseurs plasmiques de Snecma couvriront une large gamme de puissance, allant de 500 W à 20 kW. « Outre les propulseurs, nous disposons d’une expertise système, incluant la gestion et la distribution de la puissance électrique à bord, ainsi que la gestion du gaz. Cela nous permet de proposer des solutions modulaires à nos clients. »

 

 

En savoir plus

Le fonctionnement de la propulsion plasmique

Les propulseurs plasmiques de Snecma utilisent du xénon. Ce gaz est injecté dans un canal de décharge où il est bombardé d’électrons, afin que ses atomes se chargent positivement. Utilisant les mêmes principes de physique qui font que deux aimants opposés se repoussent, les ions positifs de xénon placés dans un champ électrique vont alors être éjectés du propulseur à très haute vitesse (environ 20 km/s), produisant ainsi la poussée.


* CNES : Centre National d’Etudes Spatiales
** ESA : European Space Agency

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 17:51
nEuron (Dassault) – Taranis (BAE System)

nEuron (Dassault) – Taranis (BAE System)

 

July 16, 2014 defense-aerospace.com

(Source: joint release vie Snecma; issued July 15, 2014)

 

FARNBOROUGH, United Kingdom --- Snecma (Safran) and Rolls-Royce have welcomed the signature by the British and French Governments of a new Programme Arrangement which allows them to continue design work on engines for the Future Combat Air System (FCAS), an unmanned combat air vehicle.

 

With the current two-year Demonstration Programme Preparation Phase to be completed in the coming months, the new agreement signed by the two governments will guide discussions on an upcoming contract for the Feasibility Phase. The aim of this new phase is to start more in-depth design studies, backed by increased funding.

 

The governments will provide £120 million to the six manufacturers teaming up on this project: Dassault Aviation, BAE Systems, Thales, Selex ES, Snecma and Rolls-Royce. The power systems companies are participating through their 50:50 joint venture, Rolls-Royce Snecma Ltd., established in 2001. Negotiations for the second phase should culminate in a contract notification by the two governments in the last quarter of 2014.

 

Since the launch of initial studies in September 2012, Snecma and Rolls-Royce have successfully combined their respective technological expertise and agreed workshare arrangements to satisfy challenging technical requirements of the propulsion and integrated power system.

 

Studies to date have focused on the development of the enabling propulsion technologies for the FCAS demonstrator, and the generation of electrical power for the aircraft's systems and sensors. The feasibility phase will enable both companies to expand their design studies based on new propulsion system concepts and technologies for at the operational aircraft.

 

Didier Desnoyer, Executive Vice President, Military Engines at Snecma, said: “The signature of this Programme Arrangement underscores our excellent relations with the project partners, and especially Rolls-Royce through our joint venture. Our technical teamwork has proceeded very smoothly over the last two years, and we are very pleased to be continuing our joint work on these extremely promising technologies. Our people are totally focused on achieving the optimum technical and industrial tradeoffs that will allow us to meet the ambitious goals of the French and British governments.”

 

Bob Stoddart, Rolls-Royce President, Customer Business – Defence, added: “Together Rolls-Royce and Snecma can bring both the technical expertise needed to develop this leading edge propulsion system capability and the experience of partnership that will enable its delivery on-time and on-budget. Today’s announcement further underlines the confidence that the Governments of the UK and France have in our ability to achieve this.”

 

Snecma designs, builds and sells propulsion systems for air and space, including a wide range of commercial engines that are powerful, reliable, economical and environmentally-friendly, led by the global best-seller CFM56 and the new-generation LEAP. The company also makes world-class military aircraft engines, as well as rocket propulsion systems and equipment for satellites and launch vehicles.

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 09:07
Moteur TP400, Europrop, équipant l’avion A400M photo Airbus DS

Moteur TP400, Europrop, équipant l’avion A400M photo Airbus DS

 

17 juin 2014 par Gosia Petaux – Aerobuzz.fr

 

Le premier banc d’essai en Europe dédié à la maintenance du TP 400, moteur équipant l’avion de transport militaire A400M Atlas, a été inauguré ce lundi 16 juin à l’AIA (Atelier industriel de l’aéronautique) de Bordeaux sur le site de Croix Hins. Une nouvelle compétence.

 

Tout aviateur qui transite par ou près de Bordeaux connaît le nom de Croix d’Hins. Premièrement parce que l’antenne de Croix d’Hins est le point de report SW « Sierra Whiskey » de la CTR de Bordeaux et deuxièmement parce que c’est ici, en 1910, que s’envole dans le ciel bordelais le premier aéroplane piloté par Léon Delagrange. Raison pour laquelle il est d’autant plus émouvant de voir ici ce bijou technologique qui d’ici trois mois accueillera le premier turbopropulseur TP400.

 

Situé sur la rive droite de la Garonne sur les communes de Bordeaux et de Floirac, l’Atelier industriel de l’aéronautique (AIA) de Bordeaux a pour mission de garantir le niveau industriel des moteurs aéronautiques militaires. Les moteurs de tous les avions de combat des forces aériennes ont été, ainsi, maintenus à l’AIA. Depuis les années 80, les moteurs d’avions et d’hélicoptères se sont ajoutés à ce « tableau de chasse » de l’Atelier de Bordeaux. Trop bruyants pour être utilisé sur le site principal très urbain, c’est sur ce site isolé, au lieu-dit Croix d’Hins sur la commune de Cestas (33), en bordure de l’autoroute d’Arcachon, à 25 kilomètres au sud-ouest de Bordeaux, que se trouvent une dizaine de bancs d’essai réacteurs sur lesquels, depuis 60 ans tous les moteurs des aéronefs militaires sont testés.

 

Fruit d’un partenariat développé au sein du consortium européen EuroProp International (EPI) qui regroupe l’entreprise allemande MTU Aero Engines, la société espagnole ITP (Industria de Turbo Propulsores), la Rolls-Royce britannique et enfin le motoriste français Snecma, le TP400, avec ses 2 tonnes et 11.000 CV, est le turbopropulseur le plus puissant jamais conçu dans le monde occidental.

 

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 11:12
Le moteur du Rafale sous toutes ses coutures

 

17/06/2014 Armée de l'air - Economie et technologie

 

Le général Serge Soulet, commandant les forces aériennes (CFA) et le soutien des forces aériennes (CSFA), a accueilli le 28 mai 2014, sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan, le symposium des utilisateurs du M88-2, organisé par le groupe Safran avec une forte participation de représentants des sociétés SNECMA et SAGEM.

 

L’objectif de ce séminaire organisé par le CFA et le CSFA était de rassembler les industriels et les opérationnels autour d’un sujet commun : le M88-2. Cette année, le séminaire a bénéficié d’une large participation des acteurs industriels, opérationnels, étatiques et privés. L’armée de l’air était présente avec l’ensemble de l’expertise opérationnelle acquise du Rafale. Ils sont réunis autour de différents domaines tels que la conception, l’emploi et la maintenance du moteur du Rafale.

Les spécialistes du CSFA, d’ALAVIA, de la SIMMAD, de la DGA ou du SIAé ont orienté le séminaire sous l’angle de l’emploi. Des témoignages de pilotes du Rafale ont permis de faire avancer les recherches. De l’Afghanistan au Mali, leur vécu opérationnel des théâtres d’opérations permet de souligner les capacités de cet avion polyvalent sur une gamme de missions très diversifiées.

Pour conclure, cette rencontre a permis de nouer un dialogue entre les spécialistes et les acteurs industriels, étatiques et privés. La compréhension mutuelle des réalités de chacun permet ainsi de progresser pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui. Ce symposium permet de consolider les connaissances de cet avion pour que demain ce chasseur puisse devenir toujours plus performant.

 

ALAVIA : Amiral commandant la force aéronautique naval

SIMMAD : Structure intégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques de la Défense

DGA : Direction générale de l’armement

SIAé : Service industriel de l’aéronautique

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 16:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

16.06.2014 Sagem

 

Avec le programme FELIN* qui s’achève, le site de Sagem Fougères (Safran) spécialisé dans l’électronique, entreprend une nouvelle reconversion. Le directeur de l’établissement, Patrice Pérodeau, explique comment le centre de production va réorganiser ses activités.

 

Comment vous préparez-vous à la fin imminente du programme FELIN ?

La fin de ce programme était prévue pour 2015, et nous nous y étions préparés en conséquence. Mais la Loi de programmation militaire de décembre 2013 a mis un terme à ce contrat avec un an et demi d’avance, entraînant l’annulation de la fabrication de 5 000 systèmes FELIN. Et, par conséquent, l’arrêt de l’essentiel de la production à la rentrée, les tout derniers éléments devant être livrés d’ici la fin de l’année. Pour compenser cette baisse de charge correspondant à 25 % de notre volume d’affaires, nous préparons à nouveau une reconversion du site avec la mise en place de nouvelles activités.



Vers quels projets l’usine va-t-elle se tourner ?

Nous allons augmenter le nombre de références de cartes électroniques produites à Fougères, afin de poursuivre et renforcer le développement de cette activité au sein même de l’usine. Nous faisons régulièrement des points d’avancement avec la direction industrielle sur les programmes qui pourraient solliciter notre savoir-faire dans ce domaine.
Autre axe de travail envisagé : l’essor de notre offre de service logistique, mettant en œuvre notre expertise dans le domaine de la supply chain. En effet, dans le cadre du contrat FELIN, nous avons démontré notre capacité à gérer de grands volumes, tout en faisant preuve de rigueur et de réactivité. Notre maîtrise des flux informatiques et physiques a déjà séduit plusieurs sociétés du Groupe. Ainsi, le projet de transfert dans notre établissement du kitting* des pièces de moteurs militaires de Snecma (Safran) a été validé. Cette nouvelle activité consistera à réaliser la réception, le contrôle d’entrée et le stockage des pièces, la préparation de kits de composants à la demande et leur livraison aux clients intégrateurs. Il s’agit des pièces destinées à la fabrication ainsi qu’à la maintenance et la réparation des moteurs M88 du Rafale, M53 du Mirage et TP400 de l’A400M. Turbomeca (Safran) nous confie aussi depuis 2009 la gestion d’un stock de pièces détachées, de modules et de turbines complètes.


Le site de Fougères n’en est pas à sa première reconversion. Comment expliquez-vous cette capacité d’adaptation aux marchés, tant sur le plan humain qu’industriel ?

Les reconversions successives obéissent avant tout à une logique industrielle. Lors de la reconversion de 2008, les collaborateurs du site n’avaient pas toutes les compétences requises. Mais au vu de la capacité d’industrialisation sur place, et avec la forte implication des salariés dans l’amélioration continue de l’outil de production, Safran a fait le pari que nous étions capables de nous mobiliser et de nous adapter avec succès à de nouveaux métiers. Ce pari a été tenu. Safran a investi quelque neuf millions d’euros sur deux ans et le projet a été une réussite.

 

* FELIN (Fantassin à Equipements et Liaisons Intégrés) est un système intégré et modulaire qui augmente la protection et les capacités d’action des fantassins.

** Méthode d’approvisionnement consistant à regrouper des composants destinés à être assemblés

 

En savoir plus

Des téléscripteurs aux systèmes électroniques de pointe

Construit en 1970 pour la production de téléscripteurs, le site de Sagem Fougères (Ille-et-Vilaine) a évolué vers l’électronique automobile, puis les télécopieurs. C’est également l’un des seuls sites français à avoir produit des téléphones portables (de marque Sagem) – jusqu’à 100 000 par jour dans les années 2000. En 2008, alors que Safran s’est séparé de l’activité de téléphonie mobile, le site se spécialise dans la logistique et la production d’équipements électroniques pour l’aéronautique et la défense (moteurs d’avions et d’hélicoptères, viseurs, systèmes de guidage et de contrôle de missiles ou de drones…).

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 07:55
Sécurité et aéronautique, même combat ou presque pour Safran

 

07/04 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Un jour ou l’autre, l’équipementier aéronautique sera amené à donner plus d’indépendance à ses activités de sécurité.

 

Quoi de commun entre le CFM56, le moteur d’avion le plus vendu dans le monde, et un tomographe de ­Morpho, cette machine qui scanne une valise en tranches pour détecter toute trace ­suspecte ? Pas grand-chose, reconnaît Jean-Paul Herteman, exception faite que tous deux sont des concentrés d’innovation. Et qu’« une même passion » anime ceux qui les conçoivent.

Innovation et passion ? « L’ADN de Safran », rappelle son PDG justifiant ainsi sa décision d’investir dans la sécurité. Et pas qu’un peu : 1,5 milliard d’euros, avec trois grosses acquisitions à la clef, pour faire grossir cette activité issue de la fusion avec Sagem en 2005. A l’époque, il s’agissait de doter le groupe d’un relais de croissance et, le cas échéant, d’un amortisseur en cas de crise de l’aéronautique. Depuis, le trafic aérien a défié toutes les prévisions et affiche une santé insolente.

 

Morpho, une pépite qui ne demande qu’à grossir

Avec Morpho, Safran dispose donc d’une pépite qui ne demande qu’à grossir, en tirant profit de l’expansion exponentielle d’Internet dans les usages de la vie courante. Qui plus est, aéronautique et sécurité partagent une autre caractéristique : la forte proportion de revenus tirés des services. Alors mariées pour la vie ? Pas sûr. Car un point fondamental sépare les deux activités : les échelles de temps auxquelles elles obéissent.

Un nouveau moteur d’avion voit le jour tous les trente ans. A l’inverse, dans les technologies de l’information au sens large, tout va très vite. Malheur à celui qui loupe une marche, comme en témoigne le déclin de BlackBerry.

Si tout se passe comme prévu, Morpho va grossir et enrichira Safran encore longtemps. Mais un jour viendra où les forces centrifuges qui régissent l’écosystème Internet obligeront l’équipementier aéronautique à donner à sa filiale tous les attributs d’un « pure player » du numérique.

C’est la condition sine qua non pour qu’elle maintienne son avance technologique. Autrement dit, un jour ou l’autre, Jean-Paul Herteman, ou son successeur, devra probablement couper les amarres qui relient Morpho au groupe. Le partenariat en cours de négociation avec un grand du secteur va dans ce sens.

 

Safran cherche à s’allier avec un grand de l’Internet

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:54
30.09.2013 A400M Séville Orléans photo C. Guilloteau

30.09.2013 A400M Séville Orléans photo C. Guilloteau

01.10.2013 Safran

 

Le premier A400M, l’avion de transport militaire développé par Airbus Military, a été livré à l’Armée française, une livraison célébrée par une cérémonie officielle qui s’est déroulée le 30 septembre à Séville et Orléans. Cet avion polyvalent est équipé de quatre turbopropulseurs auxquels Snecma (Safran) a apporté une contribution majeure. Explications avec Pierre-Yves Bourquin, directeur du programme chez Snecma.

 

Snecma est l’un des quatre motoristes du consortium européen EuroProp International* (EPI) qui a spécifiquement conçu le TP400 pour l’A400M. Quelle a été la contribution de Snecma à ce programme ?

Avec 32 % du programme, Snecma est le principal partenaire du consortium EPI. Sur le plan technique, Snecma est responsable des parties chaudes du moteur, c’est-à-dire la chambre de combustion et la turbine haute pression. Ce sont les zones les plus sensibles et les plus complexes à développer, exigeant le plus haut niveau de technicité. Nous sommes également chargés de l’intégration d’éléments critiques, comme le système de régulation du moteur (incluant le système carburant et le calculateur FADEC**), l’AGB (accessory gearbox) fournie par Hispano-Suiza (Safran), qui permet d’alimenter l’avion en énergie, ainsi que d’autres équipements. Mais notre contribution va au-delà de la technique : notre longue expérience de motoriste a également été profitable au programme, et nous a permis de résoudre à plusieurs reprises des problèmes complexes. Par ailleurs, Safran a mis à disposition ses bancs d’essai moteur installés à Istres et à Liers, en Belgique, chez Techspace Aero (Safran).

 

Quelles sont les particularités qui font du TP400 un moteur exceptionnel ?

Avec 11 000 CV, le TP400 est le plus puissant turbopropulseur (moteur à hélice) jamais construit dans le monde occidental. Sa deuxième caractéristique remarquable est un fort taux de dilution***. C’est un paramètre clé du moteur qui conditionne son efficacité énergétique, et donc sa consommation. Pour un tel avion, moins de consommation signifie un rayon d’action plus long ou davantage de charge utile. Autre particularité : le calculateur FADEC pilote à la fois le moteur et l’hélice, pour en optimiser la performance. Enfin, il s’agit du premier turbopropulseur à bénéficier d’une double certification civile et militaire, élevant le niveau d’exigence en termes de sécurité des vols au standard mondial civil et ouvrant à l’avion d’éventuels débouchés dans ce secteur.

 

L’expérience acquise par Snecma au sein d’EPI pourra-t-elle bénéficier à d’autres projets ?

Ce partenariat sur dix ans avec plusieurs motoristes européens a été très enrichissant pour nos équipes. Il nous a permis par exemple de renforcer nos relations, notamment avec Rolls-Royce et MTU Aero Engines. L’équipementier allemand et Sagem (Safran) ont créé une entreprise commune spécialisée dans le domaine des logiciels et équipements critiques pour les applications militaires et civiles, qui a développé le logiciel du système de contrôle du TP400.

 

* Le consortium européen EuroProp International regroupe les motoristes Industria de Turbo Propulsores (ITP - Espagne), MTU Aero Engines (Allemagne), Rolls-Royce (Grande-Bretagne) et Snecma (France).

 

** FADEC : « Full Authority Digital Electronic Control », système (calculateur) qui assure électroniquement la régulation du moteur.

 

*** Taux de dilution : ce ratio désigne le rapport entre le débit d’air brassé par les hélices et le débit qui traverse les parties chaudes.

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