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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 13:55
photo Marine Nationale

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12/11/2015 Sources : Marine nationale

 

Le 23 octobre 2015, les nouveaux embarqués du sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) Le Terrible équipage rouge se sont vu remettre, au cours d’une cérémonie réunissant l’ensemble de l’équipage, la fourragère verte rayée de rouge. Au cours de cette cérémonie certains marins se sont vus remettre l’insigne du certificat supérieur de sous-marinier. Plusieurs marins ont également été récompensés par des citations individuelles sans croix pour leur dévouement continu au service de la force océanique stratégique.

 

Si les marins d’une vingtaine d’unités de la Marine portent une fourragère, ces cérémonies de remise restent relativement rares. La fourragère du Terrible, augmentée d’une olive rouge rayée de vert, rappelle les cinq citations à l’ordre de l’armée navale qui ont récompensé les actions héroïques du contre-torpilleur du même nom durant la Seconde guerre mondiale : appareillage et riposte énergique sous le feu des navires anglais à Mers-el-Kébir, tir contre les unités côtières allemandes au matin du 15 août 1944 au débarquement de Provence et attaque des convois ennemis en Méditerranée. Ses héritiers ont donc le privilège de porter la fourragère aux couleurs de la croix de guerre 1939-1945, marquant ainsi leur attachement à des valeurs qui les guident encore aujourd’hui dans le service des intérêts vitaux de la France depuis le monde des abysses.

 

Cette récompense met aussi à l’honneur toutes les actions moins visibles des SNLE, dont deux ont porté le nom « Terrible ». Le SNLE Le Terrible, le plus récent des sous-marins français, porteur du missile M 51, admis au service actif en 2010, a effectué douze patrouilles opérationnelles, contribuant ainsi à la permanence à la mer de la dissuasion nucléaire.

photo Marine Nationale

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 15:55
Cette fois, l’incident du tir de 2013 est clos, et la vie du missile M51 se poursuit. photo DGA

Cette fois, l’incident du tir de 2013 est clos, et la vie du missile M51 se poursuit. photo DGA

 

09/11/2015 Par Jean Guisnel - Le Point.fr

 

Le missile qui équipe plusieurs sous-marins nucléaires a explosé à cause d'un petit câble électrique posé par l'équipe industrielle d'Airbus Defence & Space.

 

Le 5 mai 2013, un missile M51 tiré d'un sous-marin en plongée au sud du Finistère terminait son vol au bout de quelques secondes par une explosion commandée. Ce grave échec touchant un programme essentiel de la force de dissuasion française a été provoqué par un microscopique détail, avons-nous appris de sources concordantes. Le long du fuselage de l'engin, un petit câble électrique "qu'il n'était pas possible de placer ailleurs", selon une personne informée, avait été posé par l'équipe industrielle d'Airbus Defence & Space, qui a hérité des décennies de culture industrielle française sur les missiles stratégiques. Pour être à l'abri des aléas extérieurs, ce câble avait été protégé par une "gouttière" métallique de petite dimension. On sait que les plus infimes aléas peuvent provoquer, sur un matériel volant, des effets désastreux. C'est ce qui s'est passé : la gouttière, apparemment mal fixée et en tout cas mal conçue, a provoqué des vibrations inattendues, pour lesquelles aucun dispositif de contre-vibration n'avait été prévu. Ces vibrations ont provoqué de tels problèmes sur le missile que la poursuite de son vol était devenue impossible…

 

Reprise en main

Au ministère de la Défense, où l'on n'a eu de cesse depuis le départ de minimiser la gravité de l'accident, on s'est aussi montré très mécontent. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a demandé la mise sur pied d'une commission d'enquête. La conclusion rapidement tirée des premières investigations a conduit à accuser l'industriel. Le seul officiel qui s'est exprimé avec un peu de précision sur ce dossier, le délégué général pour l'armement Laurent Collet-Billon, a expliqué à l'Assemblée nationale en octobre 2014 s'être montré "assez dur avec l'industrie". "Aujourd'hui, la reprise en main est bonne. Nous avons vu revenir dans le dispositif industriel des personnes en lesquelles nous avons confiance, car elles ont fait leurs preuves dans le passé. Les choses se remettent progressivement en place." En avril 2015, le même Collet-Billon expliquait, toujours devant la commission de la Défense de l'Assemblée, qu'il avait "demandé aux services concernés d'Airbus Defence & Space des efforts accrus tant en matière d'ingénierie qu'en maîtrise de la qualité et de leurs sous-traitants." "Ces faiblesses, que nos propres services qualité ont constatées, doivent impérativement être corrigées."

 

L'incident est clos

De fait, l'entourage de Jean-Yves Le Drian se dit satisfait des conditions dans lesquelles Airbus Defence & Space a réagi. Notamment en chargeant une "forte personnalité à poigne", Jean-Pierre Clar, de motiver l'équipe des Mureaux (Yvelines), où se fabriquent les missiles stratégiques. Résultat : le 30 septembre dernier, la DGA (Direction générale de l'armement) a effectué un septième tir d'essai du missile M51, avec un plein succès. L'engin tiré depuis Biscarosse (Landes) a atteint sa cible à 6 000 km dans l'Atlantique. Le communiqué de la DGA précisait alors que "cet essai s'est déroulé comme prévu et a été effectué sans charge nucléaire. Le missile a été suivi tout au long de sa phase de vol par les moyens du centre d'essais de la DGA, dont le bâtiment d'essais et de mesures Monge (BEM). La zone de retombées se situe en Atlantique Nord, à plusieurs centaines de kilomètres de toute côte"

Cette fois, l'incident du tir de 2013 est clos, et la vie du M51 se poursuit. Aujourd'hui, le missile M51 équipe les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) Le Vigilant et Le Terrible. En janvier prochain, il équipera Le Triomphant, qui reprendra le service actif après une longue refonte. Le dernier sous-marin Le Téméraire sera lui aussi doté du M51 après sa refonte, avant la fin de la décennie.

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 08:55
Le SNLE Le Terrible et le Régiment d'Infanterie Chars de Marine se sont jumelés

 

11 Août 2015 Source: Marine nationale

 

Un décor inhabituel surprend les acteurs habituels de l'île Longue ce mercredi 24 juin 2015. Un AMX10 RC et un véhicule blindé léger sont positionnés le long du quai où est amarré le SNLE Le Terrible. En effet, celui-ci accueille le Régiment d’Infanterie Chars de Marine (RICM) pour une cérémonie de jumelage.

 

Cette journée de rencontre est ponctuée par une prise d’arme effectuée en présence du capitaine de vaisseau d’Ornano, commandant l’Escadrille des SNLE. Après avoir salué le drapeau du RICM et les fanions des Terrible Bleu et Rouge, puis passé en revue les troupes, les commandants effectuent une brève évocation historique de leurs unités avant de prononcer l’ordre du jour.

 

Le RICM, régiment le plus décoré de France, a été présent sur tous les champs de bataille de l’Armée Française au cours de ce dernier siècle. Présents à Douaumont durant la première guerre mondiale, Dien Bien Phu, l’Oranais et Tyr durant les années de décolonisation, en Irak pour la Guerre du Golfe, à Sarajevo, en Afghanistan et au Mali, les marsouins accompagnent l’histoire nationale. Une histoire où les hommes ont toujours su se dépasser au service de la France, parfois jusqu'au sacrifice ultime.

 

Le nom « Terrible » a aussi son histoire. Du premier Terrible, bâtiment de 68 canons lancé à Brest en 1690 qui participa aux guerres de Hollande sous les ordres du vice-amiral d’Estrées, au SNLE de type Redoutable qui a effectué 67 patrouilles au profit de la dissuasion, les onze bâtiments qui ont porté ce nom ont servi la France sur les mers du globe dans de nombreuses campagnes navales. Le croiseur léger Le Terrible s’illustra à plusieurs reprises au cours de la seconde guerre mondiale, en particulier en Adriatique et lors du débarquement de Provence. L’équipage actuel du Terrible, 12e bâtiment porteur du nom, a donc l’honneur de porter la fourragère de la Croix de Guerre 39-45, et reçu en héritage cet état d’esprit pugnace.

 

La conscience d’œuvrer pour la même mission, le service de la France, et l’importance des valeurs communes transmises par l’histoire de leurs unités, réunissent aujourd’hui marins et marsouins. Mais au cours des échanges, ils peuvent rapidement s’apercevoir que si leur quotidien et leur environnement sont radicalement différents, c’est bien la même confiance mutuelle qui doit s'établir dans un équipage de char, dans un GTIA1 en manœuvre comme à bord d'un sous-marin.

 

Logique des unités opérationnelles, dans les prochains mois ces deux unités seront toutes les deux déployées, sur des théâtres radicalement différents. Au retour, le partage des expériences vécues entre marsouins et marins de tout grade sera enrichissant. A travers ces fructueux échanges, ce jumelage permettra à chacun d’élargir sa vision des armées et, en en donnant une meilleure compréhension, consolider encore leur engagement au service de la Défense.

 

1 Groupement tactique interarmes

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 12:55
Hélitreuillage - photo Marine Nationale

Hélitreuillage - photo Marine Nationale

 

14 octobre 2015. Portail des Sous-Marins

 

À chaque départ de patrouille, le patron est à bord ! Les équipages de sous-marins nucléaires accueillent, à chaque départ de mission, l’amiral ou son adjoint, hélitreuillés au bout de 24 ou 48 heures. Un lien essentiel pour une mission exceptionnelle à plus d’un titre.

 

Référence : Le Télégramme

 

Note RP Defense : voir La Force océanique stratégique de la Marine nationale

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 12:35
Le premier SNLE indien va effectuer un essai de lancement de missile

 

12 octobre 2015. Portail Sous-Marins

 

Le premier sous-marin nucléaire lanceur d’engins indien, qui poursuit ses essais à la mer, effectuera ce mois-ci son premier essai de lancement de missile, indique de hauts responsables de la défense indienne.

 

L’objectif est de livrer l’INS Arihant à la marine indienne à l’occasion de la revue navale internationale prévue en février prochain à Vishakapatnam.

 

« Les essais effectués jusqu’à présent ont été réussis. Ce mois-ci, nous allons lancer un missile Nirbhay depuis le sous-marin. Ce lancement sera suivi par le lancement d’un autre type de missile, » indiquent les sources.

 

Nirbhay cruise missile launch photo Livefist

Nirbhay cruise missile launch photo Livefist

 

Le Nirbhay est un missile de croisière d’une portée de 1.000 km. Le 2è missile pourrait un missile balistique d’une portée d’environ 700 km.

 

Référence : Economic Times (Inde)

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:35
Un SNLE chinois aurait effectué sa première patrouille de dissuasion

 

3 octobre 2015. Portail des Sous-marins

 

Un sous-marin nucléaire lanceur d’engins chinois Type 094, équipé de missiles nucléaires JL-2 pouvant atteindre les Etats-Unis, aurait effectué sa première patrouille opérationnelle de dissuasion.

 

Le quotidien de l’Armée Populaire de Libération a annoncé jeudi que Liu Mingli, commissaire politique de la flotte de mer de Chine méridionale, avait remis des récompenses de 1ère classe à 41 membres de l’équipage du sous-marin, à la base navale de Yalong Bay, sur l’île de Hainan. Selon un journal de Hong Kong, cela signifie que le sous-marin de la classe Jin a effectué sa première patrouille opérationnelle.

 

La Defense Intelligence Agency avait indiqué en septembre que la marine chinoise allait envoyer un SNLE en patrouille, mais sans préciser de date.

 

« La capacité de maintenir en permanence des patrouilles de dissuasion est une étape majeure pour une puissance nucléaire, » expliquait en septembre Larry Wortzel, un membre de la U.S.-China Economic and Security Review Commission du Cingrès. « Je pense que les Chinois l’annoncerait comme une démonstration de puissance et pour le prestige. »

 

Le missile JL-2 a une portée de 14.000 km et pourrait atteindre l’Alaska depuis le Japon, et les 50 états américains depuis Hawaï.

 

En novembre 2013, un SNLE Type-094 avait lancé des missiles JL-2.

 

Le SNLE Type 094 serait toutefois très bruyant. Il serait facilement détectable par les moyens de reconnaissance américains en mer de Chine du Sud.

 

Référence : United Press International (Etats-Unis)

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 16:55
SNLE Le Triomphant - photo Marine Nationale

SNLE Le Triomphant - photo Marine Nationale

 

13/08/2015 Sources : Marine nationale

 

Le 4 août 2015, la Marine a repris la pleine responsabilité et le commandement effectif du sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) Le Triomphant. Ce transfert de responsabilité marque un jalon important dans l'indisponibilité pour entretien et réparation (IPER) de modernisation et d’adaptation au missile stratégique M51 débutée en mai 2013. Le bâtiment va désormais reprendre les essais avant son retour dans le cycle opérationnel.

 

Le Triomphant était revenu à l’île Longue le 14 avril 2015, après 20 mois de travaux au bassin n° 8 de Brest consacrés notamment à la refonte des tubes lance-missile pour passer de la génération des M45 à celle des M51. Le sous-marin a aussi été doté du système de combat tactique SYCOBS (système de combat commun Barracuda/SNLE) et d'un système global de navigation plus performant (SGN-3E). Enfin, cette indisponibilité périodique constitue une étape importante pour LeTriomphant puisqu’il s’agit de son IPER à mi-vie.

 

 

Suite de l'article

 

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 16:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

29 juin 2015 par JDD

 

INDISCRET - Jean-François Lamour, ancien ministre des Sports de Chirac, souhaite-t-il devenir un futur ministre de la Défense en cas de victoire de son camp en 2017? En tout cas, il se démène sur le terrain , ayant notamment passé 24 heures à bord d'un sous-marin nucléaire.

 

Après avoir navigué sur le porte-avions Charles-de-Gaulle à l'automne 2014, Jean-François Lamour a passé vingt-quatre heures le week-end dernier dans un sous-marin ­nucléaire. Le député LR de Paris s'est rendu sur le terrain alors que la filiale d'Areva qui gère la propulsion nucléaire française est en cours de restructuration. Lamour, devenu colonel de réserve dans l'armée de terre en mars dernier, veut devenir le spécialiste des questions de défense chez Les Républicains. Ancien ministre des Sports sous Jacques Chirac entre 2004 et 2007, il aurait en vue une candidature au ministère de la Défense en cas de victoire de son camp à l'élection présidentielle de 2017.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 11:55
Chronique culturelle du 29 mai 2015 - SHD

La bataille du Day, les Bearcats bombardent et mitraillent les abords du rocher de Ninh Binh occupés par les viets, les chars sont également présents - ( photo Pivin Maxime)


29.05.2015 source SHD
 

29 mai 1453 : chute de Constantinople. Le sultan Mehmet II, s'empare de la capitale de l'Empire byzantin après plusieurs semaines de siège (depuis le 6 avril). Il fait construire des forts le long des détroits de Bosphore et des Dardanelles afin de priver la ville de ravitaillement. Il bombarde les remparts de la ville avec le plus gros canon jamais construit jusqu'alors (les boulets pèsent 500 kg !). Après plusieurs assauts infructueux, une attaque maritime et terrestre finit par livrer la ville aux Janissaires de Mehmet II. La population est massacrée. Constantin XI, le dernier empereur byzantin, héritier de l'Empire Romain d'orient, meurt en lançant une contre-attaque vouée à l'échec.

 

29 mai 1692 : bataille de Barfleur (Côtes normandes). Pour acquérir le contrôle de la Manche dans le cadre d’un futur débarquement en Angleterre, Louis XIV se laisse convaincre par ses conseillers d’attaquer la flotte anglo-hollandaise. Le vice-amiral de Tourville, contraint par le ministre Pontchartrain, rencontre la flotte ennemie au large du Cotentin et bien qu'en infériorité numérique très nette (1 pour 2) et contre toute attente, inflige à l'ennemi des pertes très importantes. C’est l’une des plus belles batailles navales françaises, y compris de l’avis ennemi.  Malheureusement, La Hougue suit Barfleur. En effet, quelques jours plus tard (du 1er au 3 juin),  une partie de la flotte française, immobilisée suite aux dommages subis et donc incapable de rallier Brest ou Saint Malo, mouille à la Hougue pour réparer. Elle est incendiée par les Anglais qui viennent venger l’affront de Barfleur en s’en prenant aux navires en panne (15 navires). Lire Les 600 plus grandes batailles navales de l’histoire – Yves Le Moing.

 

29 mai 1940 : campagne de France

- à Lilles, le général Alphonse Juin est fait prisonnier. Commandant la 15ème DIM, il défend pendant 4 jours l'entrée de la ville commandée par le général Molinié. 15 jours plus tôt, il participait à la bataille de Gembloux (Belgique) où le XVIème corps allemand a été tenu en échec jusqu'à l'ordre de replis. Dans Lille encerclée, Juin finit par se rendre après de très rudes combats. Les Allemands rendront d’ailleurs les honneurs aux défenseurs le 31 mai.

 

- à Dunkerque, l'opération Dynamo (évacuation par bateau vers l’Angleterre) se poursuit sous les tirs de l'artillerie allemande désormais à portée des plages. La Luftwaffe doit réduire ses attaques du fait du mauvais temps. Les Français reçoivent officiellement l'ordre d'embarquer eux aussi.

 

- à Abbeville, sur la Somme, le général Weygand ordonne à de Gaulle d'attaquer pour entamer le flanc gauche de la division Guderian. Malgré un premier succès, les chars de de Gaulle sont arrêtés par les tirs des redoutables 88mm.

 

29 mai 1951 : bataille du Day (Indochine). Le commando François (commandé par le LV Labbens), en résistant pendant près de 24 heures à Ninh Binh à l’attaque du général Giap, donne le temps au général de Lattre de préparer les troupes. L’effet de surprise ne peut plus jouer et la bataille du Day est perdue pour Giap. 47 hommes sont tués ou portés disparus, 5 reviendront après de longs mois de captivité. Seuls 24 hommes réussissent survivent au déluge de feu qui s’abat sur leur position et s’exfiltrent à travers les lignes ennemies.

voir L’ANNEE 1951 EN INDOCHINE

 

29 mai 1971 : premier tir technique d’un missile balistique. En plongée au large d’Arcachon, le sous-marin nucléaire lanceur d’engins Le Redoutable, commandé par le capitaine de vaisseau Louzeau, effectue le premier tir technique français d’un missile balistique.

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 16:56
SNLE Le Triomphant - photo Marine Nationale

SNLE Le Triomphant - photo Marine Nationale

 

16/04/2015 Sources :  Marine nationale

 

Le 14 avril 2015, le sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) Le Triomphant a quitté le bassin 8 de la base navale de Brest pour rejoindre la base opérationnelle de l’Ile Longue. Dernière ligne droite d’une période d’entretien, de modernisation et d’adaptation au missile stratégique M51 débutée en mai 2013 dans le respect du principe de juste suffisance.

 

Le Triomphant était entré au bassin 8 de la base navale en août 2013 après s'être séparé une dernière fois de ses 16 missiles M45 et de son cœur nucléaire restés à l'île Longue. 20 mois plus tard, il en ressort comme neuf avec cette nouvelle capacité d'embarquement du système d'armes de dissuasion M51. Le sous-marin est également doté d'un nouveau système de combat tactique SYCOBS (système de combat commun Barracuda/SNLE) et d'un système global de navigation (SGN-3E).

 

Ces 20 derniers mois de travaux ont été d’une exceptionnelle intensité pour la DGA et le SSF, les maitres d’ouvrage, mais également pour DCNS, le maitre d’œuvre, et ses 50 entreprises partenaires. Il faut dire que ce chantier est hors norme, tant pour le défi industriel qu’il représente que pour le défi technologique. Pendant les pics d'activité, plus de 1100 personnes ont travaillé en 3x8 sur le site. Les chiffres sont étourdissants... 30 000 matériels démontés, 1,3 million de pièces approvisionnées, 4 millions d’heure de travail…

 

Ce mardi 14 avril, devant plusieurs dizaines d'ouvriers rassemblés, Le Triomphant a donc rejoint l’île Longue avec beaucoup de précautions, entouré de 3 remorqueurs et 2 pousseurs de la base navale. La période d’entretien n’est pas pour autant terminée. Il reste maintenant à charger un cœur neuf, s'assurer du bon fonctionnement de l’ensemble des systèmes, reprendre possession de la bête… Encore beaucoup d’heures de travail avant que le sous-marin ne puisse reprendre le cycle des patrouilles opérationnelles. Date estimée : mi 2016.

 

 Le Triomphant est le second SNLE  adapté au M51 au cours d'une IPER dite "d'adaptation". Le Vigilantavait subi le même traitement entre 2010 et 2013. Le prochain sera le Téméraire à partir de 2016 et il n'y en aura pas d'autres ensuite puisque Le Terrible, dernier SNLE de type Triomphant  admis au service actif en 2010, a été conçu pour recevoir le système d'armes de dissuasion M51 dès sa construction.

 

Ces IPER d'adaptation n’ont aucun impact sur la permanence à la mer de la dissuasion océanique qui reste assurée avec le même nombre de SNLE. Elles constituent en revanche, une étape importante du programme Cœlacanthe de modernisation de la composante océanique de la dissuasion dont elles contribuent à garantir la crédibilité.

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 20:55
Crédits : P.Blanchais © Marine nationale

Crédits : P.Blanchais © Marine nationale

 

11 Mars 2015 Source : Marine nationale

 

Dans le cadre d’un programme d’entraînement annuel, les marins de la base navale de Cherbourg  ont procédé le 5 mars dernier à un mouvement de coque de sous-marin (ex-SNLE Inflexible). Cet entraînement  a mobilisé plus d’une cinquantaine de marins.

 

Cherbourg est un port nucléaire, qui accueille les activités de construction (DCNS) et de déconstruction (DGA) des sous-marins nucléaires français. C’est la base navale qui opère aujourd’hui les bassins et les mouvements portuaires liés à toutes ces activités, ce qui nécessite des compétences et un entraînement particuliers.

 

Que les sous-marins soient en cours de démantèlement ou qu’ils débutent leurs essais à la mer, la base navale opère les mouvements réguliers dans le port militaire, d’un bassin à un autre, vers l’installation du Homet ou le dispositif de mise à l’eau de Cachin (DME) qui sera le point de départ du Barracuda pour ses essais.

 

Ces mouvements mobilisent des moyens humains et matériels conséquents qui vont du pilote et des équipes bassins jusqu’à l’armement de 6 remorqueurs pour franchir des passages étroits, comme le passage du pertuis entre les bassins Charles X et Napoléon III.

 

Savoir-faire entretenu depuis de nombreuses années à Cherbourg, ces mouvements de sous-marins ont pour but la mise à l’eau du Suffren, le premier SNA de type Barracuda en 2016. Ils s’intègrent dans un plan d’action général baptisé BN21, 21 actions majeures conduites par la base navale de Cherbourg pour être prêt à accueillir le premier Barracuda qui vont des manœuvres portuaires jusqu’à la coordination des activités sur le site en passant par la sécurité nucléaire et la disponibilité des moyens.

Crédits : P.Blanchais © Marine nationaleCrédits : P.Blanchais © Marine nationale

Crédits : P.Blanchais © Marine nationale

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 17:55
La Cité de la Mer récompensée par le prix du Chef d'État-Major de la Marine (CEMM) 2015

 

30 Janvier 2015 Sources : Marine nationale

 

Chaque année, le prix du Chef d’État-Major de la Marine (CEMM) salue une action exceptionnelle au service de la mer et des marins, ou une action qui a contribué à mettre la mer et l’esprit Marine au cœur de l’actualité. Cette année, le lauréat est de Cherbourg…

 

Pour sa 29ème édition, l'Amiral Bernard Rogel, Chef d'État-Major de la Marine (CEMM) a décerné son prix à La Cité de la Mer pour sa contribution à une véritable culture d'éducation à la mer auprès du grand public.

 

Un prix que l’Amiral Stéphane Verwaerde, l’Inspecteur Général des Armées Marine (IGAM) représentant le CEMM, a tenu à remettre en mains propres - le 29 janvier dernier à l’auditorium de La Cité de la Mer - à Bernard Cauvin, son président.

 

Le prix du Chef d'État-Major de la Marine (CEMM) est une récompense donnée chaque année mais aussi un symbole fort et un encouragement à poursuivre les actions en faveur d’une France maritime dans toutes ses dimensions.

 

La Cité de la Mer récompensée par le prix du Chef d'État-Major de la Marine (CEMM) 2015

Quant à la Cité de la Mer, c’est un complexe de loisirs et de culture scientifique et technique consacré à l’Océan profond établi à Cherbourg (Manche). Cette institution est née d’une volonté de sauver et valoriser auprès du grand public deux équipements patrimoniaux prestigieux :

- l’ancienne Gare Maritime Transatlantique - implantée au sein de la plus grande rade artificielle au monde - symbole de l’ouverture maritime de Cherbourg et de l’épopée transatlantique ;

- le premier Sous-marin Nucléaire Lanceur d’Engins (SNLE) français, Le Redoutable - construit puis lancé à Cherbourg en 1967 par le Général De Gaulle - symbole du pôle d’excellence de Cherbourg en matière de construction navale et emblème français des missions de dissuasion.

 

L’aura nationale et internationale de La Cité de la Mer s’est étendue et confortée au fil de ses développements, grâce notamment à l’espace dédié au Titanicintégrant l’histoire de l’émigration européenne vers le Nouveau Monde, et à « La Grande Galerie des Engins et des Hommes », réceptacle unique au monde des engins emblématiques internationaux de la conquête des abysses.

 

› EN SAVOIR PLUS

 

RDV sur le site web officiel de la Cité de la Mer

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 12:55
Un patrouilleur de haute mer dans l’ombre des SNLE

 

27/01/2015 Sources Marine nationale

 

Un dimanche de janvier, 22h. Le Commandant L’Herminier appareille de la base navale de Brest pour escorter un SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d’engins) de retour de patrouille. Quatre jours de mer dans des conditions difficiles. Une mission habituelle pour l’équipage. Une mission prioritaire également pour le commandement des opérations de la marine à Brest. La  crédibilité de la force océanique stratégique en dépend.

Cette mission de soutien à la FOST (force océanique stratégique) constitue aujourd’hui le quotidien de l’équipage de l’aviso Commandant L’Herminier. Une mission qu’il réalise depuis novembre dernier, à la suite d’une période d’entretien et d’un stage de remise en condition opérationnelle.

Du 14 avril au 11 octobre 2014, l’aviso Commandant L’Herminier a subi un arrêt technique majeur pour redonner du potentiel à ses installations et déployer le nouveau système de communication RIFAN 2. L’implication forte de l’équipage a permis de terminer cette phase d’entretien avec plusieurs jours d’avance sur le planning industriel.

Dès la fin de la période d’entretien, l’aviso Commandant L’Herminier a repris la mer pour retrouver sa disponibilité opérationnelle. Les créneaux d’entraînement individuel ont été particulièrement intenses : manœuvres AVIA avec le concours des flottilles 33F et 34F, exercices sécurité et de maîtrise des capacités opérationnelles avec le bâtiment de commandement et de ravitaillement Somme, mises en œuvre des procédures de lutte sous la mer ou encore tirs de tous calibres.

 

Un patrouilleur de haute mer dans l’ombre des SNLE

« Assurer la liberté d’action des SNLE »

 

La Marine nationale met en œuvre les moyens nécessaires pour assurer en permanence la protection et la sûreté des SNLE. Pour cela, un certain nombre d’unités, frégates ASM, avisos, chasseurs de mines, avions de patrouilles maritimes, vedettes de gendarmerie maritime, fusiliers marins et compagnies de l’Armée de Terre sont déployées, en mer, en l’air ou en alerte sous court préavis selon la situation des SNLE.

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 18:55
Première cérémonie de remise de médailles pour dévouement à la mer sur SNLE

 

17/12/2014 Marine Nationale

 

Le 15 décembre2014, sur la place d’armes de l’Escadrille des Sous-marins Nucléaires Lanceurs d’Engins à Brest, 47 sous-mariniers se sont vu remettre la médaille pour dévouement à la mer sur SNLE lors d’une cérémonie présidée par l’amiral Bernard Rogel, chef d’état-major de la marine.

 

Le 15 décembre2014, sur le site Roland Morillot, 47 sous-mariniers, du grade de QM à VAE, se sont vu remettre pour la première fois,  la médaille pour dévouement à la mer sur SNLE lors d’une cérémonie présidée par l’amiral Bernard Rogel, chef d’état-major de la marine, en présence du  vice-amiral d’escadre Louis-Michel Guillaume, commandant les Forces sous-marines et la Force Océanique Stratégique .

 

Une cérémonie qui   marque la rigueur, le professionnalisme et l’abnégation des sous-mariniers qui depuis 42 ans, à bord des SNLE, assurent la permanence de la dissuasion à la mer et participent à la préservation des intérêts vitaux de la Nation comme l’a rappelé le CEMM.

 

« Cette décoration, je l’ai voulue » a déclaré l’amiral Rogel, « elle récompense les actes de dévouement accomplis à la mer, à bord de nos SNLE, dans le cadre d’une activité opérationnelle commandée. ».

 

Cette nouvelle médaille  témoigne surtout de l’engagement des sous-mariniers sur lesquels repose, in fine,  la crédibilité de la composante océanique de dissuasion et exprime ainsi  la reconnaissance de la Nation envers ceux ayant fait preuve de dévouement au cours de leur service au sein de la FOST.

 

« Entretenez votre esprit d’exigence et visez l’excellence. C’est ce qui fait notre force et notre crédibilité » a conclu l’amiral Rogel.

 

Ainsi, si l’action des sous-mariniers est par nature secrète, cette médaille est un hommage à la hauteur de leur mission au service de la France

Première cérémonie de remise de médailles pour dévouement à la mer sur SNLE
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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 12:55
Mission Iroise à bord du chasseur de mine tripartite Aigle

 

14 Novembre 2014 Marine nationale / M.Muller

 

Les 28 et 29 octobre 2014, le Chasseur de mines tripartite (CMT) Aigle a accompli à une mission Iroise en rade de Brest. Cette mission consiste principalement à sécuriser les chenaux empruntés par les unités précieuses de la Marine nationale, tels que les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. Pendant deux jours, le bâtiment a passé au crible une zone de navigation prédéterminée avec ses plongeurs démineurs, ses sonars de coque et son poisson auto propulsé (PAP).

 

Mission Iroise à bord du chasseur de mine tripartite Aigle

Dès le premier jour, en fin de matinée, les marins détectent sur leurs écrans une ombre acoustique anormale, transmise par l’un des sonars de coque. Celle-ci peut être due à la présence d’une mine ou d’un engin explosif historique. Le poisson Auto Propulsé (PAP) est mis à l’eau pour identifier l’écho. Cet engin ultra perfectionné est équipé d’une caméra. Les images sont transmises instantanément au central opération (CO) du bâtiment. Cette fois, il ne s’agit que d’un rocher.

 

En cours d’après-midi, une nouvelle détection sonar conduit le commandant du chasseur de mines à lancer une mission d’identification sous-marine avec l’appui de ses plongeurs démineurs. Cette mission est mise à profit pour entraîner l’équipage à bien réagir en cas d’un accident de plongée….

 

La chasse aux mines : une mission en quatre étapes pour les marins des CMT

 

Phase 1 : La détection

Dans un premier temps, les marins mettent en œuvre un sonar « détecteur ». Ce sonar de coque de  grande portée permet la détection de nombreux objets sous la surface de l’eau.

 

Phase 2: La classification

Les marins utilisent ensuite un second sonar de coque : le sonar classificateur. Sa portée est plus courte mais il donne en revanche une image de l’ombre acoustique de l’objet portée sur le fond. En interprétant cette image, les détecteurs du CO sont en mesure de classifier l’écho et déterminer s’il s’agit ou pas d’une mine.

 

Phase 3: Identification

 

Mission Iroise à bord du chasseur de mine tripartite Aigle

L’identification précise de l’objet est confiée aux plongeurs-démineurs ou au poisson auto propulsé.

 

Phase 4 : Le contre minage

L’opération finale consiste à détruire la mine. Les plongeurs démineurs fixent une charge explosive sur la mine et déclenchent son pétardement à distance. Si l’état de la mer et la clarté de l’eau le permettent, la destruction de la mine peut être réalisée aussi par le PAP. Ce robot sous-marin est en mesure de déposer une charge explosive à proximité de la mine.

 

Iroise : une mission de soutien à la force océanique stratégique

En sécurisant les chenaux empruntés par les SNLE entre la base de l’île Longue et la haute mer, les chasseurs de mines soutiennent principalement la force océanique stratégique (FOST). C’est la raison pour laquelle 8 des 11 chasseurs de mines de la marine nationale sont basés à Brest. Ils constituent un maillon indispensable de la dissuasion nucléaire française. Cette mission est baptisée « Iroise ».

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 16:40
SNLE K-551 Vladimir Monomakh (Projet 955 Borei)

SNLE K-551 Vladimir Monomakh (Projet 955 Borei)

 

MOSCOU, 1er octobre - RIA Novosti

 

La Marine russe se verra remettre le troisième sous-marin nucléaire du projet 955 Boreï, le Vladimir Monomakh, le 10 décembre prochain, a annoncé mercredi le service de presse de l'usine de construction navale Sevmach.

 

"Les travaux se déroulent selon le calendrier établi: contrôle des mécanismes, finition, chargement des pièces de rechange. Nous sommes certains que l'acte de réception sera signé le 10 décembre conformément aux calendriers entérinés par le ministère de la Défense", a indiqué le directeur général de Sevmach, Mikhaïl Boudnitchenko, cité par le service de presse.

 

L'armée russe est actuellement dotée de deux sous-marins de 4e génération du projet 955 Boreï, le Iouri Dolgorouki et l'Alexandre Nevski qui ont été remis aux flottes du Nord et du Pacifique en 2013.

 

Au total, la Russie compte se doter de huit sous-marins nucléaires du projet 955 Boreï d'ici 2020.

 

Les SNLE de 4e génération du projet 995 Boreï ont un déplacement de 14.700/24.000 tonnes et peuvent plonger à 450 mètres de profondeur. Leur vitesse est de 15 nœuds en surface et de 29 nœuds en plongée. Chaque SNLE du projet Boreï sera doté de 16 missiles balistiques intercontinentaux R-30 Boulava-30 à dix têtes à trajectoires indépendantes.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 11:40
Russie: le SNLE Vladimir Monomakh achève ses essais d'homologation

Sous-marin nucléaire russe Vladimir Monomakh photo Bureau d'études central de matériels navals Rubin

 

MOSCOU, 7 octobre - RIA Novosti

 

Le 3e sous-marin nucléaire russe du projet 955 Boreï, le Vladimir Monomakh, a achevé ses essais d'homologation, a annoncé mardi le service de presse de l'usine de construction navale Sevmach.

"Le sous-marin stratégique Vladimir Monomakh est rentré d'une mission au terme d'essais acoustiques élargis. Le sous-marin a ainsi achevé ses essais d'homologation et ses essais acoustiques élargis", a indiqué le service de presse.

Le 10 septembre dernier, le Vladimir Monomakh a effectué un tir d'essai d'un missile intercontinental Boulava depuis la mer Blanche. Le missile a détruit sa cible sur le polygone de Koura, au Kamtchatka.

L'armée russe est actuellement dotée de deux sous-marins de 4e génération du projet 955 Boreï, le Iouri Dolgorouki et l'Alexandre Nevski qui ont été remis aux flottes du Nord et du Pacifique en 2013.

Au total, la Russie compte se doter de huit sous-marins nucléaires du projet 955 Boreï d'ici 2020.

Les SNLE de 4e génération du projet 995 Boreï ont un déplacement de 14.700/24.000 tonnes et peuvent plonger à 450 mètres de profondeur. Leur vitesse est de 15 nœuds en surface et de 29 nœuds en plongée. Chaque SNLE du projet Boreï sera doté de 16 missiles balistiques intercontinentaux R-30 Boulava-30 à dix têtes à trajectoires indépendantes.

Le missile R30 3M30 Boulava-30 (code OTAN SS-NX-30, dénomination internationale RSM-56) doit constituer l'arme principale des forces stratégiques navales russes. Le Boulava est un missile à trois étages à propergol solide destiné à équiper des sous-marins. D'une portée de 8.000 km, il peut intégrer dix ogives nucléaires hypersoniques de 100 à 150 kilotonnes ayant chacune une trajectoire indépendante.

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 11:40
Boulava: tir d'essai depuis le SNLE Vladimir Monomakh dans un jour ou deux

Le sous-marin nucléaire russe du projet 955 Boreï, Vladimir Monomakh - Photo Bureau central d'étude et d'ingénierie maritime Rubin

 

MOSCOU, 9 septembre - RIA Novosti

 

Le sous-marin nucléaire russe du projet 955 Boreï, Vladimir Monomakh, a quitté les chantiers navals Sevmach pour effectuer un tir d'essai d'un missile balistique intercontinental Boulava, a annoncé mardi à RIA Novosti une source au sein de Sevmach.

 

Auparavant, le vice-ministre russe de la Défense Iouri Borissov a fait savoir que deux tirs d'essai étaient programmés en 2014, le premier tir d'un missile Boulava serait effectué depuis le sous-marin nucléaire Vladimir Monomakh en septembre et le second en novembre. D'autres tirs d'essai de missiles Boulava auront lieu en 2015 depuis des sous-marins des flottes du Nord et du Pacifique.

 

L'échec d'un tir de Boulava survenu en septembre 2013 lors des tests du sous-marin nucléaire Alexandre Nevski, dû à un défaut de fabrication des matériaux utilisés pour la construction d'un déflecteur amovible, a amené le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou à ordonner la tenue d'au moins cinq autres tirs d'essai.

 

Le missile R30 3M30 Boulava-30 (code OTAN SS-NX-30, dénomination internationale RSM-56) doit constituer l'arme principale des forces stratégiques navales russes. Le Boulava est un missile à trois étages à propergol solide destiné à équiper des sous-marins. D'une portée de 8.000 km, il peut intégrer dix ogives nucléaires hypersoniques de 100 à 150 kilotonnes ayant chacune une trajectoire indépendante.

 

Les SNLE de 4e génération du projet 995 Boreï ont un déplacement de 14.700/24.000 tonnes et peuvent plonger à 450 mètres de profondeur. Leur vitesse est de 15 nœuds en surface et de 29 nœuds en plongée. Chaque SNLE du projet Boreï sera doté de 16 missiles balistiques intercontinentaux R-30 Boulava-30 à dix têtes à trajectoires indépendantes.

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 07:40
SNLE K-551 Vladimir Monomakh (Projet 955 Borei)

SNLE K-551 Vladimir Monomakh (Projet 955 Borei)

 

16 Juillet 2014 rusnavyintelligence.com

 

Le SNLE K-551 Vladimir Monomakh (Projet 955 Borei) a entamé des essais d'Etat en mer dans un polygone de la flotte du Nord. (Flotprom) Le B-261 Novorossisk (Projet 636.3 Kilo) entamera en début de semaine prochaine la seconde étape de ses essais constructeurs en mer Baltique. La sortie en mer devrait durer environ 4 jours. Les précédents essais en mer s'étaient déroulés entre le 30 mai et le 22 juin dernier. (Itar-tass) La partie arrière du second Mistral russe, le Sébastopol, est arrivée hier à Saint-Nazaire. Elle a été remorquée depuis Saint-Pétersbourg. (Itar-tass)

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 16:55
VAE Charles-Edouard de Coriolis, Commandant des forces sous-marines et de la Force océanique stratégique

VAE Charles-Edouard de Coriolis, Commandant des forces sous-marines et de la Force océanique stratégique

 

20 Juin 2014 propos recueillis par Cols Bleus auprès du VAE Charles-Edouard de Coriolis, Commandant des forces sous-marines et de la Force océanique stratégique

 

Faisant suite aux débats de ces dernières semaines sur la dissuasion nucléaire à l’Assemblée nationale, le vice-amiral d’escadre Charles-Edouard de Coriolis revient sur la mission des forces sous-marines et leur féminisation. Il présente le SNA Barracuda et souligne la qualité des équipages.

 

Amiral, quelles sont les missions dévolues aux forces sous-marines françaises ? En quoi participent-elles pleinement aux fonctions stratégiques de notre sécurité et de notre défense ?

 

Les opérations sous-marines couvrent un large spectre d'activités allant des missions de dissuasion aux missions de renseignement et d'intervention. Les SNLE avec leur permanence à la mer représentent une des pierres angulaires de la dissuasion française. Capables d'opérer discrètement et dans la durée, les SNA peuvent, grâce à la multiplicité de leurs capteurs, acquérir une perception détaillée d'un site, sans dévoiler notre présence.

 

Excellent chasseur de sous-marins, le SNA joue un rôle important dans la protection des SNLE. Il concourt directement à leur entraînement en permettant à leurs équipages de faire face à toute forme de menace sous-marine constamment en évolution. Les SNA sont également la vitrine des forces sous-marines et leur activité aussi bien en opération qu'en entraînement témoigne du niveau opérationnel de l'ensemble des forces sous-marines et contribue ainsi à crédibiliser la dissuasion.

 

Les forces sous-marines participent également aux autres fonctions stratégiques: connaissance et anticipation afin d'entretenir notre expertise des théâtres de crises potentielles; prévention grâce aux SNA qui, discrètement et dans la durée, recueillent du renseignement précieux en zone de crise; intervention enfin en soutien du groupe aéronaval ou dans le cadre des opérations spéciales (mise en œuvre discrète de forces spéciales).

 

photo Alain MONOT - Marine nationale

photo Alain MONOT - Marine nationale

 

La dissuasion a été au cœur des débats ces dernières semaines, notamment à l'assemblée nationale et parfois critiquée

 

Les SNLE sont en réalité en opérations extérieures permanentes pour porter une partie de la dissuasion française. En quoi concrètement la FOST conduit-elle une mission permanente d’importance vitale pour notre pays ?

 

Dans le cadre de la protection de nos intérêts vitaux, la mission principale des SNLE est de fournir une capacité de frappe en second délivrant des dommages inacceptables (réplique à une frappe massive sur le territoire français par exemple). Cette capacité est conférée par l'invulnérabilité du sous-marin qui est la somme de sa discrétion et de sa capacité de dilution dans les vastes espaces océaniques. Depuis le début des années 2000, la dissuasion a su s'adapter au contexte géostratégique en ciblant les centres de pouvoir (politique, économique ou militaire) d'un agresseur potentiel et non plus des populations en tant que telles. Elle peut aussi être employée dans le cadre d'un avertissement nucléaire.

 

La Marine va bientôt voir le SNA Barracuda rejoindre les forces. Qu'est-ce que ces nouvelles unités vont apporter de plus?

 

Crédits : Marine Nationale

Crédits : Marine Nationale

 

La série des Barracuda remplacera la série précédente des Rubis après plus de 35 ans de service à la mer. Ces sous-marins bénéficieront des développements déjà réalisés au profit de la chaufferie nucléaire et du système de combat des SNLE type triomphant ce qui leur redonnera du potentiel vis-à-vis des nouvelles générations de SNA russes et chinois par exemple. Bien sûr, ils escorteront toujours le groupe aéronaval.

 

Les nouvelles capacités du Barracuda (opérations spéciales et missile de croisière naval/MdCN) donneront une dimension supplémentaire aux SNA dans le cadre des missions de projection de forces et de puissance. Véritable capacité de frappe en profondeur, le MdCN fait du SNA un outil redoutable de gestion de crise en complément des unités navales et aéronavales. Certains secteurs de tir ne seront en pratique atteignables que par le SNA, apte à se déployer discrètement au plus prêt de la menace. La mise en œuvre du MdCN par un SNA répond à ce besoin de complémentarité des moyens et garantit un effet de surprise sur l'adversaire.

 

SNA ou SNLE, l’efficacité des sous-marins français ne repose pas uniquement sur des outils technologiques performants, mais avant tout sur l’excellence de ses équipages. Comment recrute-t-on dans ce domaine ? Quelles sont les qualités attendues pour faire un bon sous-marinier ? Comment forme-t-on et fidélise-t-on les équipages ?

 

La force de nos sous-marins repose, avant toute chose, sur la qualité de nos équipages qui doivent maitriser une unité particulièrement complexe. Tous volontaires, les sous-mariniers sont sélectionnés puis formés pour parvenir à un niveau de compétence élevé et enfin évalués régulièrement au travers de contrôles, tout d’abord sur simulateurs à terre puis à la mer. Ce cycle de formation/contrôle périodique accompagne le sous-marinier durant toute sa carrière : il est exigeant mais incontournable pour atteindre le niveau d’exigence attendu au sein de nos équipages.

 

Le recrutement se fait au sein d'un vivier d'hommes (et bientôt de femmes) ayant un bagage scolaire suffisamment solide pour répondre aux exigences de la formation et ayant un sens marqué de l'engagement dans la mesure où une carrière sous-marine s'inscrit dans la durée.

 

La fidélisation passe par une valorisation de la personne : adhésion à la mission de dissuasion, formation et promotion internes qui permettent une évolution plus rapide. La formation et l’expérience acquise sont d’ailleurs unanimement reconnues. Enfin prime "sous-marin" et annuités supplémentaires valorisent la condition par des compléments de solde.

 

La féminisation des sous-marins est également un sujet qui a beaucoup fait couler d'encre ces derniers temps. Comment va-t-elle se mettre en place dans votre force ?

 

Fort du retour d'expérience de l'US Navy et dans le prolongement des réflexions conduites par la marine, sur proposition du CEMM, le ministre de la Défense a décidé l'intégration, de deux à trois officiers féminins dans un ou deux équipages de SNLE à partir de 2017. Ces officiers féminins devront être recrutés sur la base du volontariat et suivre des parcours de qualification identiques à ceux de leurs homologues masculins. C'est bien le temps nécessaire à la formation qui donnera le tempo d'embarquement et notamment celui du médecin dont le complément de formation dure 18 mois environ. Un médecin ainsi formé est appelé à servir pendant trois ou quatre ans sur un sous-marin. Appelées à occuper prioritairement les responsabilités de médecin et d'officier de la filière «énergie», cds femmes pourraient occuper également les fonctions d'officier chef du quart (OCDQ).

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 07:20
L'USS Pennsylvania, SNLE américain, établit un nouveau record de durée de mission

 

17 juin 2014. Portail des Sous-Marins

 

L’équipage "Or" du SNLE américain USS Pennsylvania est rentré le 14 juin à son port-base de Kitsap-Bangor à la suite de 140 jours de patrouille de dissuasion, établissant ainsi un nouveau record de durée de patrouille par un SNLE de la classe Ohio.

 

La patrouille a commencé en janvier dernier. Il s’agit de la plus longue depuis le début des années 70.

 

Comme le Pennsylvania est sorti en 2013 d’une période d’entretien prolongée, la patrouille avait dès le début été prévue pour être plus longue que ce qui est considéré comme normal pour un SNLE. Le sous-marin est resté presque tout le temps en plongée : contrairement aux bâtiments de surface et aux autres sous-marins, les SNLE ne font généralement pas d’escales.

 

Référence : US Navy

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 11:40
Russie: le SNLE Severodvinsk en service opérationnel

Le sous-marin nucléaire polyvalent russe Severodvinsk

 

SEVERODVINSK, 17 juin - RIA Novosti

 

Le sous-marin nucléaire polyvalent russe Severodvinsk (projet 885 Iassen) a été mis en service opérationnel ce mardi 17 juin : la cérémonie de remise du navire à la Marine s'est tenue aux chantiers navals Sevmach. 

"Le SNLE Severodvinsk, [chef de file du projet 885 Iassen], devra rejoindre d'ici la fin de l'année les lieux du stationnement permanent des Forces sous-marines de la Flotte du Nord, où il remplira des missions d'entraînement au combat", a annoncé mardi aux journalistes le commandant en chef de la Marine russe Viktor Tchirkov. 

Deux autres sous-marins de cette classe, le Kazan et le Novossibirsk, sont actuellement en chantier à l'usine Sevmach. La remise du Kazan à la Marine est programmée pour 2015. Le quatrième sous-marin du projet 885 Iassen, qui sera baptisé en l'honneur de la ville russe de Krasnoïarsk, sera mis en chantier le 19 juillet.

Les sous-marins nucléaires d'attaque du projet 885 Iassen ont un déplacement de 8.600/13.800 tonnes et peuvent plonger à 600 mètres de profondeur. Leur vitesse est de 16/30 nœuds. Selon les spécialistes de Sevmach, ce sont "les sous-marins les plus modernes et les moins bruyants de fabrication russe". Dotés de missiles de croisière supersoniques de type Oniks et Kalibr et de torpilles universelles à guidage automatique, ces sous-marins pourront détruire des cibles terrestres à une distance de 1.500 km des côtes.

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 12:56
Dissuasion nucléaire : pourquoi l'essai d'un missile M51 s'est terminé par un échec

On en sait un peu plus sur les raisons de l'échec de l'essai d'un missile M51 le 5 mai 2013 à partir du sous-marin Le Vigilant

 

30/05/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La direction générale de l'armement pointe des insuffisances graves dans la maîtrise de la qualité des industriels de la filière missile balistique pour expliquer l'échec de l'essai du M51 en mai 2013. Au-delà, les réductions d'effectifs et de budgets pourraient être très préjudiciables à cette filière de très haute technologie.

 

On en sait un peu plus sur les raisons de l'échec de l'essai d'un missile M51 le 5 mai 2013 à partir du sous-marin Le Vigilant. Ce tir avait pour objectif de qualifier le couple formé par le M51 et ce sous-marin nucléaire lanceur d'engin (SNLE). Ce missile a connu "un fonctionnement erratique dès son lancement avant de se mettre en auto-sûreté et de se détruire après une trentaine de secondes de vol", a précisé le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, lors d'une audition à l'Assemblée nationale début mai. Un échec bien évidemment classé secret défense et qui est resté longtemps une affaire lavée dans la famille de la dissuasion française. Laurent Collet-Billon a bien voulu donner quelques explications à cet échec lors cette audition :

"Une commission d'enquête a recherché les causes de cette défaillance. L'intégralité des événements techniques enregistrés a été analysée par les experts les plus chevronnés de la DGA qui avaient à leur disposition la totalité des plans concernés. Nous estimons que la reconstitution opérée est fiable et permet d'apporter des mesures correctives efficaces. Elle a également mis en évidence des lacunes dans les plans qualité des industriels. Nous y remédierons, même si un nouveau dispositif est difficile à mettre en place compte tenu de la faible cadence de production des missiles".

 

Les industriels dans le collimateur

Un échec que la DGA impute clairement aux industriels de la filière en général, et à Airbus Space Systems, en particulier. Cet échec a donc provoqué le départ de quelques responsables du progamme M51 au sein d'Airbus Space Systems, selon nos informations. Seul point de satisfaction dans cette défaillance : "au moins avons-nous pu constater que le dispositif de sauvegarde, sinon le missile, a bien fonctionné", a souligné le Délégué général.

"La réappropriation des capacités d'ingénierie des systèmes complexes est en effet l'une des préoccupations de la DGA", a souligné Laurent Collet-Billon. Après l'échec du sixième tir expérimental du missile M51, la DGA a demandé "aux services concernés d'Airbus Defence & Space des efforts accrus tant en matière d'ingénierie qu'en maîtrise de la qualité et de leurs sous-traitants. Ces faiblesses, que nos propres services « qualité » ont constatées, doivent impérativement être corrigées".

Pour sa part, le nouveau chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, a relativisé cet échec en rappelant que "nous avons connu cinq succès et un échec - certes regrettable". Il estime donc que la crédibilité du missile, et donc de notre dissuasion nucléaire, n'est aucunement remise en question".

 

Des mesures correctives

Le patron des activités missiles balistiques au sein d'Airbus Defence and Space (ADS), Alain Charmeau, a rappelé lors d'une audition à l'Assemblée nationale mi-avril, que ADS avait "dégagé les ressources humaines nécessaires pour analyser très rapidement l'origine technique de l'échec du précédent essai, sans conséquences sur notre contribution à la posture de dissuasion ou à l'activité spatiale". Il a également rappelé la mise en service opérationnel du missile M51 et l'embarquement du premier lot de missiles sur le SNLE Le Terrible en 2010 "en respectant précisément les performances, le calendrier et les coûts prévus contractuellement".

Le rôle de la DGA, a-t-il expliqué, est "de vérifier que les maîtres d'œuvre n'imposent pas aux:PME des contrats qui les étrangleraient, notamment financièrement. Nous donnons aux maîtres d'œuvre une visibilité à l'horizon 2030 et au-delà ; nous voulons qu'ils procèdent de la même manière, dans une parfaite transparence, avec les entreprises sous-traitantes". Et de faire un tableau inquiétant de la situation sur la filière industrielle de la dissuasion, qui comprend plus de 450 industriels français, dont 140 fournisseurs directs et 40 maîtres d'œuvre de sous-systèmes, dont 25 % d'entre eux sont des PME ou TPE.:

"S'agissant de la maîtrise de l'ingénierie système, je me rends compte que, DGA exceptée, peu nombreux sont ceux qui maîtrisent la technique du missile balistique ; ce n'est pas sans poser problème. Les enquêteurs chevronnés qui ont analysé les causes de l'échec du tir d'essai de mai 2013 appellent à des efforts, à la fois dans le management et dans l'attention portée aux outils d'ingénierie système. Seule l'ingénierie système - et ses outils informatiques associés - nous permettront de gérer la complexité des interfaces et des évolutions successive des équipements, et d'assurer la démonstration de la sûreté nucléaire. La question intéresse le domaine civil, le fabricant du M51 étant aussi le constructeur des fusées Ariane".

 

Quelles explications à ce défaut de qualité ?

Peut-être faut-il chercher ce défaut de qualité dans la baisse continue du budget de la défense de ces dernières années. Pour tenir compte des perspectives économiques générales de la défense, Airbus Defence & Space a réalisé "des efforts importants pour réduire les coûts tout en améliorant en permanence la qualité de ses travaux", a expliqué Alain Charmeau. Mais avec moins peut-on toujours faire plus ? Pas sûr. "Airbus adapte fortement son outil industriel pour accompagner la baisse des crédits de développement tout en préservant au mieux les compétences clés", a-t-il souligné. Et d'avouer que "le seuil critique du maintien des compétences est aujourd'hui atteint".

Ainsi, "un travail conséquent a été mené avec la DGA au cours des deux dernières années pour permettre d'atteindre dans les prochaines années une baisse des coûts de 30 % pour le MCO (maintien en condition opérationnelle) du système d'arme, une baisse de plus de 20 % étant déjà acquise jusqu'en 2016, a-t-il précisé. Ce travail de réduction des coûts a aussi été réalisé sur les activités de production des missiles".

En outre, le patron d'Airbus Group, Tom Enders, demande quant à lui des réductions de coûts (pour atteindre les fameux 10 % d'EBIT) qui passent sur les trois prochaines années par "15 % de réductions des effectifs" de l'activité lanceurs et missiles balistiques qui intervient après une réduction de plus de la moitié de ses effectifs depuis une dizaine d'années. "Il s'agit d'une conséquence directe de la politique de réduction de coûts que nous menons pour améliorer notre compétitivité, notamment face aux lanceurs américains, ainsi que de la diminution des budgets de défense", a fait remarquer Alain Charmeau.

 

Où en est le programme M51 ?

Le Vigilant a repris ses patrouilles opérationnelles dès l'été 2013. Et selon le PDG de DCNS, Patrick Boissier, la modernisation du Vigilant a été terminée en juillet 2013. "Nous avons achevé en juillet 2013 une opération majeure et complexe pour la modernisation du Vigilant, avec l'adaptation du sous-marin au nouveau missile M51 et la mise en place un nouveau système de gestion de combat. C'est maintenant au tour du Triomphant de connaître la même IPER adaptation",  a-t-il expliqué aux députés de la commission de la défense mi-avril.

Le prochain tir d'essai du M51 devrait intervenir d'ici à la fin de l'année. "Le prochain tir de M51 est prévu dans moins d'un an", a avancé mi-avril Alain Charmeau. Les coûts associés à cet événement ont été financés par un étalement de programme. Et le patron d'Airbus Space Systems, François Auque, avait rappelé lors d'une conférence de presse mi-mai que "le calendrier de lancement du prochain missile est inchangé donc ça veut bien dire que le sujet a été traité". Sous-entendu, les problèmes du M51 ont été corrigés.

Sur le plan opérationnel, "après Le Vigilant qui a repris ses patrouilles opérationnelles à l'été 2013, le SNLE Le Triomphant est en cours d'adaptation à Brest et reprendra ses patrouilles en 2016, au moment de la mise en service opérationnelle du M51.2. Le SNLE Le Téméraire sera adapté au M51 dans la période 2016-2018", a pécisé le chef d'état-major des armées. Ce que confirme Alain Charmeau. "Il est prévu prochainement la livraison du troisième et dernier lot de missiles M51 et la mise en service d'une nouvelle version du M51 (le M51.2) afin de pouvoir équiper le missile des nouvelles têtes nucléaires TNO", a-t-il précisé. 

 

Et après ?

Selon le général de Villers, le missile M51.3, "qui vise à maintenir les capacités de notre composante océanique face aux défenses antimissiles les plus sévères, devra entrer en service au milieu de la prochaine décennie lorsque le M51.1 arrivera en fin de vie". C'est un dossier important pour Airbus Defence and Space. "Le sujet le plus lourd pour l'ensemble de la division, c'est la prise de commandes sur le M51.3, le contrat de développement du M51.3 qui là aussi est sur un calendrier qui est respecté pour le moment", a confirmé François Auque.

Sur la base de ces engagements financiers définis avec la DGA et après une longue phase de conception initiale qui "a permis de mettre en œuvre les approches plus récentes en matière de « design to cost », le développement de version M51.3 va ainsi pouvoir débuter cette année avec toutefois une montée en puissance étalée", a précisé Alain Charmeau. Cette nouvelle version du M51, qui concerne l'étage supérieur du missile et les moyens sols associés a pour but, d'une part, de traiter les obsolescences et, d'autre part, de répondre à l'échéance des dix prochaines années aux évolutions des besoins opérationnels : adaptation du système aux nouvelles charges utiles, précision et souplesse d'emploi en portée et pénétration.

 

Notification du M51.3 imminente

Selon Alain Charmeau, "le M51.3 devrait être notifié rapidement et assurera pour notre bureau d'études des charges réparties sur les dix prochaines années". Un développement comporte schématiquement deux phases, la première concernant la conception initiale par des ingénieurs système travaillant sur la simulation et les spécifications du système et du sous-système. Elle est achevée pour le M51.3. Une seconde phase plus concrète est consacrée à la définition détaillée, le dessin des pièces, les prototypes, les essais, l'intervention des équipementiers. Airus Defence & Space se trouvera dans cette phase "à partir de 2016 pour le M51.3", a-t-il affirmé

À plus long terme, "les travaux concernant le SNLE de troisième génération ont démarré, et des avant-projets sont esquissés par l'industrie, en étroite coordination avec l'EMA, la DGA et le CEA. D'ores et déjà, des choix ont été faits par le président de la République : ce SNLE embarquera à sa mise en service prévue au début des années 2030 le missile M51.3", a expliqué le général de Villiers.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 20:45
Niger : un accord avec Areva

 

26 mai, 2014 - BBC Afrique

 

Selon un communiqué officiel, le groupe français Areva a renouvelé son contrat d’exploitation de deux mines d’uranium au Niger par la signature d’un accord avec le gouvernement local après 18 mois de négociations.

 

Le principal point de désaccord entre Niamey et le géant français du nucléaire était l’application d’une loi minière de 2006 portant révision à la hausse de la taxation sur le minerai extrait.

 

Selon le communiqué, cette nouvelle fiscalité sera désormais appliquée aux sociétés Somaïr et Cominak en charge de l'exploitation dans une grande partie du Nord du Niger depuis plusieurs années mais elles seront exemptées de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

 

La fiscalité sur le minerai extrait passe désormais de 5,5 à 12% selon le texte rendu public par les autorités Nigeriennes.

 

Les deux parties respectivement représentées par Luc Oursel, président du directoire d’Areva et Omar Hamidou Tchiana, ministre nigérien des Mines, reconnaissent à cet accord initialement prévu pour dix ans, le côté "équilibré" et l’engagement sur "le long terme" dans "le respect mutuel."

 

Le communiqué a également annoncé que l'exploitation du gisement d'Imouraren à nouveau reportée, "dépendra de l'amélioration des conditions du marché"; les prix actuels de l'uranium ne permettant pas sa rentabilité.

 

Les parties ont décidé de la mise sur pied d’un comité qui devra analyser périodiquement le marché en vue d'établir la possibilité de relancer l’exploitation d’Imouraren.

 

Plusieurs travaux sont envisagés au Niger dans le cadre de cet accord.

 

Il s'agit notamment du financement des travaux de la route dite "de l'uranium" au Nord du pays à hauteur de 59 milliards de FCFA, ainsi qu'un programme de développement agricole pour plus de 12 milliards de FCFA.

 

L’ensemble des sociétés nigériennes liées aux activités d'Areva seront désormais regroupées au sein d’un siège unique que le groupe français s’engage à construire de même qu’il devra privilégier la nomination de "directeurs généraux de nationalité nigérienne" aux conseils d'administration des sociétés Somaïr et Cominak cette année et en 2016.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 19:55
Le PDG de GE garantit la pérennité d'Alstom en cas de rachat de son pôle énergie

 

 

27 mai 2014 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Alstom ne disparaîtra pas si son pôle énergie est racheté par General Electric, a assuré mardi le PDG du conglomérat américain, Jeffrey Immelt, qui a dit réfléchir aussi aux moyens de renforcer les activités de transport du fleuron industriel français.

 

Je tiens à dire maintenant qu'Alstom ne disparaîtra pas, a déclaré M. Immelt lors d'une audition devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.

 

Alstom ne sera pas absorbé par GE. Au contraire, les activités regroupées donneraient naissance à un véritable leader mondial dans le domaine de l'énergie, basé en France, a-t-il ajouté.

 

Le dirigeant a estimé qu'un adossement à GE permettrait au fabricant français de turbines électriques de financer des innovations et d'acquérir la taille critique qu'il lui fait actuellement défaut pour répondre à une concurrence internationale accrue dans le secteur de l'énergie, provenant d'Asie notamment.

 

GE a formalisé fin avril une offre de 12,35 milliards d'euros pour reprendre la branche énergie d'Alstom, sur laquelle lorgne également l'industriel allemand Siemens.

 

Le conglomérat américain, qui est implanté de longue date en France où il compte 10.000 employés, a promis d'y augmenter l'emploi et d'y localiser ses centres mondiaux pour ses activités turbine à vapeur, énergie hydraulique, éolien offshore et réseaux électriques, tandis que le centre d'excellence pour les turbines à gaz resterait à Belfort.

 

L'activité de réseaux électriques de GE serait intégrée dans celle d'Alstom, a par ailleurs indiqué Jeffrey Immelt.

 

Dans les transports, GE s'était aussi dit disposé à étudier avec Alstom la possibilité de créer une coentreprise avec son activité mondiale de signalisation. Mais le gouvernement, qui entend peser de tout son poids dans ce dossier qu'il juge stratégique, lui a demandé davantage de garanties sur ces activités, sur lesquelles le groupe français entend se concentrer.

 

Nous réfléchissons actuellement à des modalités qui nous permettraient de faire des propositions à Alstom dans le cadre de cette activité transport, a répondu M. Immelt. Il a évoqué une discussion permanente et constructive avec l'exécutif, qui veut privilégier une alliance à une simple acquisition.

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