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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 17:45
Somalie: les difficultés de l’Amisom pour sécuriser le pays

 

25 novembre 2013 Par RFI

 

La situation sécuritaire en Somalie reste préoccupante. La semaine dernière encore, un attentat à la voiture piégée a tué 28 personnes à Beledweyne, au nord de Mogadiscio. Deux ans après avoir repoussé les shebabs hors de la capitale, la force de l'Union africaine (UA) en Somalie, l’Amisom, n’arrive pas à sécuriser complètement la zone. La force armée sous mandat de l’ONU n’a pas les moyens de mettre un terme à la guérilla.

 

L’Amisom a 17 000 soldats déployés en Somalie. Selon la force armée, les shebabs ne seraient que 5 000. Pourtant les rebelles islamistes imposent les règles de leur guérilla en se mêlant à la population.

 

→ A (RE)LIRE : Somalie : l’Amisom a perdu 3000 soldats en six ans

 

« La troupe des shebabs est beaucoup plus flexible », explique le colonel Ali Aden, porte-parole de l’Amisom. « Elle est plutôt légère. Elle se déplace facilement et elle garde sous silence cette population. Donc, leur tactique ce sont des embuscades, c’est la pose de mines, c’est le dérangement dans nos axes de transports logistiques. »

 

Logistique insuffisante

Cinq pays africains contribuent à l’Amisom. Malgré cela, les troupes ne disposent pas de la logistique dont elles ont besoin. Elles n’ont pas d’hélicoptères ou de navires pour surveiller un territoire gigantesque.

« Quand on voit que l’on a 2 000 kilomètres de mer à contrôler et que, jusqu’à présent, on attend toujours que la communauté internationale et les Nations unies nous autorisent à avoir du potentiel maritime. Quand nous sommes à 100 kilomètres de Mogadiscio ou d’un hôpital quelconque pour soigner nos blessés, il faut alors les transporter. Et rien que cela, c’est un défi qu’il faut relever. C’est terrible », ajoute le colonel Ali Aden.

 

→ A (RE)LIRE : Sommet de l'UA: l'Amisom veut se renforcer en Somalie

 

En 2012, les Nations unies ont permis à l’Amisom de se doter de 12 hélicoptères. Aujourd’hui, elle n’en a aucun, car elle attend toujours que les pays contributeurs lui fournissent les appareils.

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 18:45
L’AMISOM attaquée à Beledweyne

 

 

19 novembre, 2013 BBC Afrique

 

A Beledweyne, un attentat suicide a fait au moins 10 morts sur une base de l’Union Africaine selon des témoins.

 

Un porte-parole du mouvement islamiste, Abdiasis Abu Musab, a revendiqué cette offensive selon l’agence de presse Reuters.

 

C’est un commissariat de police qui a été pris pour cible.

 

La destruction du bâtiment a eu lieu après qu’un véhicule ait forcé les portes d’entrée.

 

Les locaux abritent les troupes de Djibouti et les policiers somaliens.

 

Au mois d’octobre, la ville de Beledweyne, situe à une trentaine de kilomètres de la frontière éthiopienne et à 300 kilomètres de la capitale Mogadiscio, avait déjà subi un attentat suicide dans un café qui avait tué 16 personnes.

 

Les militants d’Al-Shabab ont été force à quitter plusieurs villes somaliennes stratégiques par les soldats de l’AMISOM, les forces de l’Union Africaine.

 

Mais ils contrôlent encore des zones importantes dans le sud de la Somalie.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 13:45
Somalie: au moins deux commandants shebab tués par une frappe de drone américain

29/10/2013 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

Une frappe de drone américain menée lundi près de Jilib, au sud de la capitale somalienne, Mogadiscio, a détruit une voiture à bord de laquelle voyageaient d’importants membres des insurgés islamistes somaliens shebab, tuant au moins deux responsables du groupe djihadiste, rapporte l’AFP.

 

Au moins trois personnes étaient à bord de la voiture, qui [...] a été complètement détruite, ont déclaré des témoins à l’agence de presse.

 

Le commandement shebab n’était pas immédiatement joignable pour confirmer ou démentir cette information et on ne sait pas non plus d’où le drone qui a mené la frappe avait décollé.

 

Les États-Unis opèrent plusieurs drones Reaper depuis une base située à Djibouti et depuis un terrain situé à Arba Minch, dans le sud de l’Éthiopie.

 

Fin mai, un drone américain s’était écrasé au sud de Mogadiscio.

 

Début octobre, un commando des forces spéciales américaines avait attaqué une base shebab dans le port somalien de Barawe pour tenter de capturer un Kényan d’origine somalienne, Abdulkadir Mohamed Abdulkadir, aussi connu comme Ikrima, mais avait échoué.

 

Toutefois, les États-Unis avaient assuré qu’ils continueraient à «maintenir les terroristes sous pression».

 

Cette tentative était la plus importante opération américaine menée sur le sol somalien depuis que des forces spéciales avaient tué il y a quatre ans un chef des islamistes shebab, Saleh Ali Saleh Nabhan.

 

Elle était intervenue tout juste deux semaines après l’attaque contre le centre commercial Westgate de Nairobi, revendiqué par les shebab.

 

L’attaque de Nairobi avait fait quant à elle au moins 68 morts, selon les autorités kenyanes, plus d’une centaine selon les shebab, qui avaient mené cette opération en représailles contre le gouvernement kenyan dont les troupes combattent les islamistes en Somalie au sein de l’a Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM)

 

Les shebab ont subi d’importants revers militaires dans le centre et le sud somaliens ces deux dernières années, infligés par l’armée éthiopienne et les forces de l’AMISOM qui interviennent pour soutenir les fragiles autorités de Mogadiscio.

 

Mais les islamistes affiliés à Al-Qaïda contrôlent encore de vastes parties des zones rurales.

 

La Somalie est en état de guerre civile, livrée au chaos depuis la chute du président Siad Barre en 1991.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 11:45
Somalie: vers un renfort de 6 000 casques verts pour l'Amisom

12.10.2013 par P. CHAPLEAU - Lignes de Défense

 

C'est une nouvelle qui n'est pas une bonne nouvelle. L'Union africaine (UA) envisage une augmentation d'un tiers des effectifs de sa mission de maintien de la paix en Somalie (Amisom).

Le Conseil de paix et de sécurité de l'organisation africaine a décidé de dépêcher 6 235 casques verts supplémentaires pour une période de 18 à 24 mois, ce qui portera les effectifs à 23 966 hommes de façon, officiellement, à déployer l'Amisom sur l'ensemble du territoire.

La décision doit maintenant être approuvée par l'Onu.

Le gros des forces de l'Amisom provient des armées kényane, ougandaise et burundaise, mais aussi djiboutienne et sierra léonaise. L'armée éthiopienne est également présente en Somalie, mais son corps expéditionnaire ne dépend pas de l'UA.

On se souviendra que l'Amisom a perdu quelque 3 000 hommes depuis 2007, ce qui fait qu'en Somalie autant de casques bleus sont morts en 6 ans que de casques bleus lors de différentes opérations onusiennes depuis 1948. On se souviendra aussi que les milices islamistes sont loin d'avoir été défaites et que leurs actions, en Somalie et ailleurs, témoignent de leur vivacité.

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:45
Profile: Al-Shabab's 'Ikrima'

8 October 2013 BBC Africa

 

The US has said a raid it launched on 5 October in Somalia targeted a leader in the Islamist militia al-Shabab called known as Abdukadir Mohamed Abdukadir, alias Ikrima.

 

Until the raid, which failed to capture him, even seasoned observers of Somalia's conflict had not heard of Ikrima.

 

He is thought to be a Kenyan citizen of Somali origin, one of many Kenyan Somalis and other foreign fighters who have joined the militia.

 

Residents of Barawe, the town where the raid took place, say Ikrima is a leader in the militia with responsibility for logistics.

 

He is usually accompanied by about 20 well-armed guards, they say.

 

As a Kenyan-Somali, he is believed to speak Kiswahili better than Somali, and as such would be able to move freely in both countries.

 

Like many Islamist militants, he is also likely to speak Arabic - some Barawe residents say they initially thought he was from Libya.

 

"Ikrima represents an interesting crossover between al-Hijra and al-Shabab, as a Kenyan who can mingle among both the Somalis and the foreign fighters," analyst Matt Bryden told the Washington Post.

 

The Kenyan-based al-Hijra group, also known as the Muslim Youth Centre, is viewed as a close ally of al-Shabab.

 

Although his name was not well known until Saturday's raid, he was mentioned in a Kenyan intelligence report last year, which was leaked to US media after last month's attack on Nairobi's Westgate shopping centre.

 

He was named as the lead planner of a plot sanctioned by al-Qaeda's core leadership in Pakistan to carry out multiple attacks in Kenya in late 2011 and early 2012.

 

Parliament buildings, the UN's office in Nairobi, as well as Kenyan military camps and an Ethiopian restaurant frequented by members of Somalia's Western-backed transitional government were among the reported targets.

 

Kenyan authorities say all the plots were foiled.

 

Pentagon spokesman George Little said Ikrima was also closely associated with Harun Fazul and Saleh Ali Saleh Nabhan, who he said "played roles" in the 1998 bombing of the United States embassy in Nairobi, Kenya, and in the 2002 attacks on a hotel and airline in Mombassa, Kenya.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 12:45
Somali Raid: The Long, Quiet Campaign Behind Friday’s SEAL Strike

October 07, 2013 By Sydney J. Freedberg Jr. - breakingdefense.com
 

WASHINGTON: Friday’s Navy SEAL raid aimed at capturing the Somali terrorist known as Ikrimah is a glimpse at the future of American warfare, one where a small US combat presence is boosted by widescale support to local forces who bear the brunt of the fighting.

The raid itself came like a blitzkrieg from the blue to outsiders. But for the American military and its African allies the headline-grabbing attack was just one part of a low-profile, years-long effort. It’s a war the Pentagon’s top counterterrorist, assistant secretary of Defense Michael Sheehan, has publicly called a model for operations across Africa.

It’s an approach informed by Afghanistan and Iraq, especially the latter years of each campaign where the US increasingly let locals take the lead. But Adm. William McRaven, head of Special Operations Command (SOCOM), and his boss Barack Obama want to avoid that painful first step where US ground troops bear the brunt of the fighting and the dying. Instead, the new strategy emphasizes a “small footprint” with no American boots on the ground in the combat zone from the beginning – except for a few special occasions, like Friday, when SOCOM comes in fast and hard.

In Somalia, America’s first line of defense against al-Shabab isn’t American troops. The frontline force, day in, day out, is the multinational African Union Mission in Somalia, AMISOM. Even when the US takes direct action with its own troops, AMISOM helps prepare the ground.

US Special Operations forces “have helped train AMISOM member country forces including Kenya and Uganda,” wrote McRaven’s favorite thinktank scholar, Linda Robinson, in an email to me this morning. “The former were reportedly helpful in the weekend events in Somalia.”

“There will likely always be some threats that pose such a direct and immediate threat to US interests that drones or unilateral raids will be employed,” Robinson told me, “but the administration and SOF [Special Operations Forces] focus is moving toward emphasizing the reliance on partners.”

Most media reports have connected Kenya to Friday’s strike only in the context of al-Shabab’s murderous attack on the Westgate Mall in Nairobi, for which the SEALs were said to be retaliating. But the jihadis hit the Kenyan capital in retaliation for Kenya’s US-supported war on them, most of it by Kenyan troops in Somalia. Kenya hosts the “International Peace Support Training Centre” where US military and contractor personnel train troops from multiple African nations in counterinsurgency, including lessons-learned from Afghanistan and Iraq. What’s more, it was Kenyan forces that kicked al-Shabab out of their main base, Kismayu, twelve months ago.

“The Kenya Defence Forces (KDF)….swept into Kismaayo in early October [2012] with three mechanized battalions, backed up by soldiers from the Somali National Army and a local militia called Ras Kamboni,” wrote James Verini in Foreign Policy after visiting the KDF base last year. (Ironically, Ras Kamboni started as a splinter group of al-Shabab). The Kenyans had first entered Somalia a year before – without informing AMISOM, which they only joined later – and poured 2,500 troops in for the Kismayu offensive. They were backed by heavy artillery, tanks, planes, and naval gunboats. After initial resistance, Al-Shabab retreated into the countryside to wage guerrilla war, pursued by AMISOM troops who are increasingly trained in US-style counterinsurgency.

Those African soldiers rely heavily on U.S. support. AMISOM soldiers don’t just get training from Americans, my friend and colleague James Kitfield wrote in National Journal after his own visit to Kenya in February. “According to State Department sources, once they leave the school, many AMISOM troops fly into Somalia aboard U.S.-funded aircraft, where they will be equipped with U.S.-supplied armored personnel carriers, body armor, and night-vision equipment,” he wrote. “Once in-country, they fight alongside Somali National Army troops that draw a salary from Uncle Sam. If wounded, African Union troops will very likely be evacuated aboard US-funded medevac flights.”

The U.S. also provides AMISOM intelligence, including imagery from Raven and possibly Predator drones, trained the African intelligence analysts, and even donated the secure computer network those analysts use, Kitfield found.

Kitfield’s editors entitled his piece “Outsourcing the Fight Against Terrorism” but that isn’t entirely fair. The US conducts a small number of drone strikes in Somalia, up to nine as of August 2012, according to the British paper The Guardian. The US has also proven itself willing to put its people in harm’s way on Somali soil when necessary, with two previous SEAL raids in 2009 and 2012. The 2009 attack, in fact, hit the same al-Shabab base town, Barawe, as was struck Friday. (The 2012 raid was to rescue Danish hostages).

It’s also not fair to call the SEAL raid a “failure,” a term seen increasingly on the Internet in the last 48 hours. It’s true that the SEALs did not capture their target and probably didn’t kill him. They reportedly performed well under fire, fending off Shabab forces without taking casualties or killing large numbers of civilians as happened in the 1993 “Black Hawk Down” fiasco (Somali police report seven dead.) The raid certainly put the fear of Uncle Sam into al-Shabab, which has reportedly reinforced Barawe with about 200 fighters it sorely needs elsewhere.

It’s also premature to say the near-simultaneous SOCOM raids in Somalia and Libya represent a decisive turn away from drone strikes to Special Forces on the ground. Both men and robots will remain in the toolkit, side by side, for years to come. Most western special forces would much rather capture or kill a target on the spot because it allows special forces troops to collect intelligence, so viewing this as a policy choice between a drone strike or troops on the ground is a false dichotomy.

Likewise, it’s too easy to describe “direct action” – drone strikes and commando raids – and the “indirect approach” – training and supporting local partners – as polar opposites. In fact they’re less black and white alternatives than they are yin and yang, each turning into the other in an endless cycle. Policymakers might prefer to restrict Americans to training roles and let local allies do the fighting alone when they can, rely on drone strikes when they can’t, and put US troops in combat only as a last resort. But all these activities – direct action and indirect, kinetic and non-kinetic, hard power and soft – are complementary. That’s a truth that even the slow-to-change US Army has begun to realize, not just SOCOM.

Local forces in large numbers, like the Kenyans or the Afghan security forces, aren’t just inferior substitutes for US soldiers on the ground: In terms of local knowledge and intelligence-gathering, they often know things and can go places that Americans can’t. Commando raids aren’t just a way to hit targets the local partners can’t get to. They can disrupt enemy forces in ways that it takes massed manpower on the ground – the locals – to take advantage of. Here’s hoping that is exactly what happens to al-Shabab, regardless of whether the SEALs killed their man or not.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 12:20
INFOGRAPHIE - Révisée au printemps 2013, la stratégie américaine remet dans le jeu les commandos, à côté des drones.

INFOGRAPHIE - Révisée au printemps 2013, la stratégie américaine remet dans le jeu les commandos, à côté des drones.

07/10/2013 Par Isabelle Lasserre – LeFigaro.fr

 

Après le refus d'intervenir militairement en Syrie, les deux raids audacieux menés par les forces spéciales américaines en Somalie et en Libye signalent-ils un changement de stratégie de la Maison-Blanche dans la lutte contre le terrorisme?

 

La nouvelle doctrine en la matière a été révélée par Barack Obama en mai dernier, douze ans après le 11 septembre 2001 et les promesses faites par George W. Bush de porter la «guerre contre la terreur» partout où se trouvaient les terroristes. Depuis les attentats contre le World Trade Center, les militaires américains ont concentré leurs forces dans des batailles menées contre un ennemi asymétrique, souvent invisible, aguerri aux techniques de la guérilla. Deux échecs plus tard, en Irak et en Afghanistan, Barack Obama a été élu en promettant d'être un homme de paix, qui éviterait désormais à l'Amérique de s'enliser dans de longs conflits au sol.

 

«Guerre perpétuelle»

Mais le discours prononcé en mai 2013 visait aussi à redéfinir le recours aux drones armés, qui avait été rendu quasi systématique pour lutter contre les islamistes au Pakistan. Barack Obama prévenait alors que les États-Unis ne pouvaient plus utiliser la force «partout où se trouvait une idéologie radi­cale». «En l'absence d'une stratégie qui réduise la source de l'extrémisme, une guerre perpétuelle (…) s'avérera contre-productive et nuira à notre pays», déclarait alors le président américain. Avant d'ajouter: «Les États-Unis n'utilisent pas de frappes lorsque nous avons la possibilité de capturer des terroristes, notre préférence est toujours de les capturer, de les interroger et de les poursuivre en justice.» Le nombre d'attaques de drones, dont les dégâts collatéraux sur les populations civiles ont largement contribué à développer le sentiment antiaméricain au Pakistan et sont parfois jugés improductives par les responsables américains, a été diminué par cinq en 2013.

L'opération commando semble avoir été réhabilitée dans la lutte antiterroriste. Contrairement aux drones, elle évite les pertes civiles. Les succès sont souvent spectaculaires, comme la prise de Ben Laden. La capture des suspects, même si elle n'est pas sans risques pour les forces spéciales, permet de pouvoir mener des interrogatoires aux États-Unis. Les raids fournissent des informations pouvant déjouer des attaques ou contribuer à la destruction de ­réseaux.

 

Une capture «légale» et «appropriée»

La volonté de ne pas ouvrir de nouveaux fronts dans le monde musulman et de ne plus projeter ses armées dans des conflits majeurs ne signifie pas, comme l'attitude américaine vis-à-vis de la Syrie l'a parfois laissé penser, que Washington n'utilisera plus la force pour lutter contre le terrorisme. Les raids en Somalie et en Libye prouvent au contraire que les services américains considèrent que les nouvelles menaces terroristes en Afrique sont une priorité.

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a défendu lundi la capture d'un responsable d'al-Qaida en Libye, estimant qu'elle était «appropriée» et «légale». Washington a justifié la légalité des deux opérations par l'autorisation d'utiliser la force militaire adoptée par le Congrès le 18 septembre 2001, au lendemain des attentats d'al-Qaida aux États-Unis. Chuck Hagel, le chef du Pentagone, a prévenu: Washington va «maintenir une pression constante sur les groupes terroristes qui menacent notre peuple et nos intérêts, et, si nécessaire, nous mènerons des opérations directes contre eux en conformité avec nos lois et nos ­valeurs».

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 11:45
En Somalie, les Navy Seals ont ciblé Al-Chabab

07.10.2013 Par Cyril Bensimon LE MONDE

 

Deux semaines après l'attaque contre le centre commercial Westgate de Nairobi, qui a fait au moins 67 morts, les forces spéciales américaines ont lancé samedi 5 octobre un assaut sur la ville côtière de Baraawe, à 180 kilomètres au sud de Mogadiscio, contre le mouvement islamiste Al-Chabab. L'opération commando menée par les Navy Seals aurait visé, selon des responsables américains cités par l'agence Reuters, un Kényan d'origine somalienne, connu sous le nom d'Ikrima. Après plus d'une heure d'intenses combats, selon des témoins, les soldats américains ont dû se retirer sans avoir capturé ce chef militaire d'Al-Chabab et sans avoir pu confirmer sa mort éventuelle.

 

Aussitôt après cette opération militaire, la plus importante menée par les Etats-Unis sur le sol somalien depuis que des forces spéciales ont tué, il y a quatre ans, le chef islamiste Saleh Ali Nabhan, le porte-parole d'Al-Chabab, Abdulaziz Abou Moussab, a assuré que ses combattants ont fait de "nombreuses victimes" parmi les forces étrangères, et fait état d'un mort dans les rangs du mouvement islamiste. Il a par ailleurs accusé la Grande-Bretagne et la Turquie d'être impliquées dans l'attaque, ce que Londres et Ankara ont fermement démenti.

 

D'IMPORTANTS REVERS MILITAIRES

On ignore si Ikrima, de son vrai nom Abdikadar Mohamed Abdikadar, a joué un rôle dans l'attaque perpétrée contre le centre commercial Westgate de Nairobi. En revanche, le nom de la cible des Navy Seals a été cité dans une série d'attentats menés sur le sol kényan. Tout d'abord, celui contre l'ambassade américaine à Nairobi en 1998, puis ceux menés quatre ans plus tard à Mombasa contre un hôtel et un avion israéliens.

Ces deux dernières années, Al-Chabab a subi d'importants revers militaires, infligés par les soldats ougandais, burundais et kényans déployés dans le cadre de l'Amisom, ainsi que par l'armée éthiopienne, mais les insurgés islamistes affiliés à Al-Qaida sont toujours présents dans le sud de la Somalie. Un territoire qui leur sert autant pour déstabiliser les fragiles autorités de Mogadiscio que pour préparer des opérations terroristes à l'étranger.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 11:45
photo Navy Seals

photo Navy Seals

L'opération en Somalie a été menée par les «Navy Seals», l’élite de la marine américaine

 

08 octobre 2013 Par Caroline Paré - RFI

 

Une capture « justifiée, légale », c’est le secrétaire d’Etat américain John Kerry qui juge ainsi l’arrestation d’un chef présumé d’al-Qaïda par les forces spéciales américaines il y a plus de 24 heures en Libye. « Légale » quand de son côté Tripoli dénonce un « enlèvement ». Un raid donc en Libye, apparemment l’objectif a été atteint. Ce qui n’est pas le cas pour l’autre attaque menée toujours samedi par les Etats-Unis, cette fois en Somalie avec les shebabs visés. Alain Rodier, directeur de recherche pour le Centre français de recherche sur le renseignement, répond aux questions de RFI.

 

RFI : Comment interpréter ces deux opérations américaines. Est-ce que Washington a voulu lancer un avertissement ?

 

Alain Rodier : Ces opérations rentrent dans la continuité des « covert operations », c’est-à-dire des opérations secrètes que l’administration Obama mène depuis qu’elle est en place. Généralement, ces opérations c’est plutôt via des drones que ça se passe, mais là ils voulaient prendre les cibles vivantes et causer un minimum de pertes collatérales. Donc ils s’y sont pris autrement par des raids humains, avec des gens sur le terrain.

 

Est-ce que cela signifie qu’il y a une double préoccupation de la part de Washington, c’est-à-dire maintenir ce que le ministre de la Défense décrivait comme une pression constante sur les groupes terroristes. Mais aussi, comme cela a été le cas au Pakistan, éviter le développement de sentiments anti-américains quand des drones frappent des villages ?

 

Oui, cette deuxième raison est tout à fait valable. J’en rajouterais une troisième : l’image de marque des Etats-Unis dans la région, en Afrique et au Proche-Orient, est très détériorée depuis les révolutions arabes parce que leur action a été un petit peu incompréhensible pour les gouvernants et pour les populations. Leur retrait de l’optique d’attaquer la Syrie, par exemple, a porté préjudice à leur image. Donc deux actions offensives coup sur coup, ça permet d’affirmer qu’ils sont encore présents et qu’ils sont capables de frapper leurs ennemis où qu’ils se trouvent.

 

On peut justement s’interroger sur l’impact en termes d’images en Libye puisqu’on a vu la réaction pour le moins embarrassée des autorités de Tripoli ?

 

Les autorités de Tripoli, c’est dommage pour elles, mais elles ne gouvernent que Tripoli. Pour le reste, on connaît l’état du pays qui est complètement compartimenté entre tribus et différentes factions, donc en réalité ça ne représente pas grand-chose aux yeux des Américains. Par contre en Somalie, ils ont reçu l’accord du gouvernement provisoire. Donc ça pose moins de problèmes. Je tiens aussi à souligner que ce sont des opérations secrètes et très généralement dans ce genre de choses, on ne demande pas l’autorisation au pays où ça a lieu.

 

Pour le cas somalien, cette mission est secrète. D’ailleurs depuis bientôt 48 heures, très peu d’informations ont filtré sur le résultat ou peut-être même l’absence de résultats de cette opération.

 

Oui, il semble qu’en fin de compte ils aient rencontré une défense acharnée. Les Navy Seals ont débarqué depuis des embarcations rapides et sans doute aidés par au moins un hélicoptère. D’ailleurs, quand on connaît un petit peu le coin, on sait que les défenseurs bénéficiaient de positions favorables. Et sous le feu de la garde rapprochée de ce responsable kényan qui se surnomme « Ikrima » et qui était recherché. Pour éviter les pertes inutiles, les Américains se sont repliés prudemment.

 

Parce que vous disiez Navy Seals, commando de marine, parce que c’était une attaque par la côte ?

 

Dans ce cas-là, ce sont des distinctions d’experts. Effectivement, ce sont vraiment les forces spéciales. C’est une « covert operation » mais pas vraiment une opération secrète. Ce qui n’était pas le cas en Libye où, là, c’est vraiment la CIA, éventuellement appuyée par le commando Delta, qui dépend de l’armée de Terre, qui serait intervenue. Mais là ils sont intervenus en civils, dans des voitures civiles. C’est une opération totalement secrète. Alors que les Navy Seals intervenaient en uniforme avec le drapeau américain sur la manche.

 

Dans le cas somalien justement, il y a des interrogations par rapport au calendrier, la proximité avec l’attaque du centre commercial de Nairobi ?

 

Des rumeurs courent mais la valeur accordée est balancée. Des interceptions téléphoniques auraient laissé à penser que les preneurs d’otages au Kenya avaient communiqué avec cette ville en Somalie. Les Américains auraient peut-être pensé que les ordres venaient de ce responsable qu’ils visaient. Cela dit, ça permet également de justifier un petit peu les manœuvres d’espionnage que mènent  les Etats-Unis pour montrer qu’en fin de compte, leurs écoutes sont tout de même utiles pour leur sécurité nationale.

 

A lire : La face cachée des révolutions arabes, Editions Ellipses en 2012, avec le Centre français de recherche sur le renseignement.

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 12:17
Les États-Unis capturent un des chefs d'al-Qaida

06/10/2013 Par lefigaro.fr
 

Abou Anas al-Libi, recherché depuis quinze ans pour son rôle dans les attentats de 1998 contre des ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, a été capturé en Libye. Les forces spéciales américaines ont également mené un raid contre les Chebab en Somalie.

 

Quinze ans que les États-Unis souhaitaient sa capture. Abou Anas al-Libi, un des leaders présumés d'al-Qaida, est depuis samedi soir entre les mains de Washington. L'homme de 49 ans, accusé d'être responsable des attentats meurtriers de 1998 contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya, a été arrêté en Libye lors d'un raid des forces spéciales mené en plein jour à Tripoli.

«Les Etats-Unis d'Amérique ne cesseront jamais leurs efforts pour que les responsables d'actes de terrorisme rendent des comptes», a déclaré dimanche le secrétaire d'Etat John Kerry

 

224 morts en 1998

Abou Anas al-Libi, de son vrai nom Nazih Abdul Hamed al-Raghie, était membre du Groupe islamique de combat libyen (Gicl) avant de rallier le réseau d'al-Qaida. Durant des années, il s'est battu pour renverser le régime de Mouammar Kadhafi afin d'instaurer en Libye un État islamiste radical. Le Groupe islamique de combat libyen était dirigé depuis l'Asie centrale par un des tout premiers lieutenant d'Oussama Ben laden, Abou Laith al-Libi.

Abou Anas al-Libi a fini par rejoindre la mouvance al-Qaida, et aurait joué un rôle central dans les attentats du 7 août 1998. Ce jour là, une voiture piégée devant l'ambassade américaine à Nairobi avait fait 213 morts, dont seuls 44 travaillaient à l'ambassade. Simultanément, un camion-citerne piégé avait explosé devant l'ambassade américaine à Dar es-Salaam, en Tanzanie, tuant 11 passants.

 

 

La tête d'Abou Anas al-Libi était mise à prix depuis 15 ans: le FBI offrait 5 millions de dollars pour sa capture. L'opération qui a permis sa capture s'est faite avec l'accord du gouvernement libyen. L'homme est détenu «dans un endroit sûr à l'extérieur de la Libye», et devrait rapidement être transféré aux Etats-Unis pour y être jugé.

 

Opération contre les Chebab

24 heures plus tôt, dans la nuit de vendredi à samedi, les forces spéciales américaines se sont également attaquées à une base chebab en Somalie. Le résultat de cette opération, visant à mettre la main sur un leader chebab très recherché, est flou. L'homme n'a pas été capturé, mais aurait pu être tué lors des combats. «Les militaires américains ont pris toutes les précautions nécessaires pour évier des pertes civiles dans cette opération et se sont retirés après avoir infligé quelques pertes aux shebab», a déclaré un porte-parole américain.

Les chebab, eux, avaient annoncé dès samedi matin qu'ils avaient été attaqués par des forces occidentales, «mais on leur a infligé une leçon et ils ont échoué», ont-ils affirmé. «L'opération ratée a été menée par des Blancs», qui ont accosté à bord de «deux petits bateaux partis d'une plus grande embarcation en mer (...) Un garde shebab a été tué, mais les renforts sont arrivés rapidement et les étrangers ont fui», a raconté à l'AFP le porte-parole chebab, Abdulaziz Abu Musab.

«J'ai été réveillé par le bruit d'un hélicoptère tournant autour du quartier et quelques minutes plus tard, des coups de feu ont éclaté et duré près de 10 minutes», a raconté un témoin sous couvert d'anonymat. «Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé, mais c'était une attaque organisée visant une maison où se trouvaient des commandants shebab». «Ce matin, on ne peut pas s'approcher du lieu de l'attaque, des shebab lourdement armés ont bouclé la zone», a indiqué un autre habitant.

Cette attaque américaine intervient deux semaines après la sanglante prise d'otages du centre commercial Westgate de Nairobi, au Kenya, revendiquée par les Chebab.

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 10:45
source BBC Africa

source BBC Africa

05/10/2013 - 09:00 JDD

 

Des forces spéciales étrangères ont attaqué dans la nuit de vendredi à samedi une importante base des islamistes shebab dans le port somalien de Barawe, dans le sud, a annoncé un responsable shebab local, affirmant que l'attaque avait échoué.

 

"Les ennemis d'Allah ont encore essayé de prendre par surprise les commandants moudjahidines dans une attaque tard dans la nuit, en utilisant un hélicoptère militaire, mais on leur a infligé une leçon et ils ont échoué", a déclaré le responsable shebab, Mohamed Abu Suleiman.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:50
EUNAVFOR - Counter Piracy Newsletter September

01.10.2013 EU NAVFOR Public Information Office
 

ESPS Meteoro Enhances Understanding Of Local Sea Area With 23 Friendly Approaches In 3 Days

EU Naval Force Warship ESPS Meteoro has recently completed a busy period of Friendly Approaches meeting 23 dhows and skiffs in just 3 days. During these approaches the boat crews received information about the movements of maritime traffic in the area and strengthened relationships with local seafarers. The understanding between the maritime community in the area of operations is key to EU Naval Forces ability to conduct counter-piracy operations.

 

European Union and Seychelles Jointly Carry Out Search And Rescue Exercise

On 26 September, the Seychelles Peoples Defence Force, Coast Guard and Air Force, together with the EU Naval Force (EU NAVFOR) Somalia Operation Atalanta and EUCAP Nestor, carried out a search and rescue exercise in Seychelles waters.

 

German EU Naval Force Frigate FGS Niedersachsen Fosters Relations With Regional Seafarers

To deter and disrupt piracy off the Horn of Africa is one of the main tasks of the EU Naval Force (EU NAVFOR) Somalia Operation Atalanta. To help strengthen mutual understanding and trust between the EU Naval Force and local seafarers, as well as obtain first hand information about possible piracy incidents in the area, EU Naval Force ships will sometimes make ‘friendly approaches’ to fishing and cargo dhows and speak to the masters and crew.

 

German EU Naval Force Frigate FGS Niedersachsen Provides Medical Emergency Assistance To Merchant Vessel

Earlier this week the German frigate FGS Niedersachsen, deployed with the EU Naval Force (EU NAVFOR) Somalia Operation Atalanta received an emergency call from the Italian merchant vessel MV Jolly Perla. A crew member had acute heart problems and needed immediate medical assistance.

 

German Sailors On Board FGS Niedersachsen Have Their Election Voting Papers Parachuted In Whilst On Counter Piracy Patrol Off The Somali Coast

On Wednesday 11 September, German frigate FGS Niedersachsen received a special kind of air mail, when a Spanish Maritime Patrol Aircraft parachuted in voting papers for 20 sailors on board for the forthcoming parliamentary elections in Germany.

 

EU Naval Force Counter Piracy Warship ESPS Meteoro Embarks Unmanned Aerial Vehicle

On Tuesday 10 September, EU Naval Force (EU NAVFOR) Spanish warship ESPS Meteoro embarked a Skeldar V-200 Reconnaissance Unmanned Aerial Vehicle (UAV) in the port of Djibouti.

 

Frigate Niedersachsen Conducts Medical Evacuation To Oman

On Saturday 7 September, two members of the EU Naval Force (EU NAVFOR) warship FGS Niedersachsen were evacuated due to medical reasons to a hospital in Salalah, Oman, The ship had been conducting counter piracy operations in the Gulf of Aden off the coast of Somalia.

 

EU Naval Force Warship ESPS Meteoro Gives Assistance To A Stricken Dhow

On Thursday 5 September, Spanish warship ESPS Meteoro, which is part of the European Union’s counter piracy Naval Force operating off the Horn of Africa, gave assistance to a Yemeni dhow, which had suffered steerage difficulties, with a faulty rudder.

 

European Union And Somalia Join Hands In Maritime Security Partnership

On 4 September 2013, off the coast of Mogadishu, the EU Naval Force (EU NAVFOR) Atalanta hosted the President of Somalia, Hassan Sheikh Mohamud, on board the Dutch EU NAVFOR flagship, HNLMS Johan de Witt. The President, his Ministers and security commanders met with EU Special Envoy to Somalia, Michele Cervone d’Urso, the EU Naval Force Operation Commander, Rear Admiral Bob Tarrant and Head of Mission of EU Capacity Building Mission (EUCAP) Nestor, Etienne de Poncins. It was discussed how the different EU instruments can together with other international partners support the implementation of the Maritime Resource and Security Strategy.

 

EU NAVFOR Force Commander Visits German Frigate FGS Niedersachsen

On Friday 30 August, Commodore Peter Lenselink and members of his staff visited German frigate FGS Niedersachsen, which is currently part of the EU’s counter piracy task force off the coast of Somalia.


EU NAVFOR ATALANTA
EU Naval Force (EU NAVFOR) Somalia - Operation Atalanta is part of the EU's comprehensive approach to tackle symptoms and root causes of piracy off the coast of Somalia and the EU Strategic Framework for the Horn of Africa adopted in November 2011.

EU NAVFOR conducts anti-piracy operations off the coast of Somalia and the Indian Ocean and is responsible for the protection of World Food Programme (WFP) shipping carrying humanitarian aid to the people of Somalia and Horn of Africa as well as the logistic shippings supporting the African Union troops conducting Peace Support Operations in Somalia (AMISOM). Additionally, Operation Atalanta contributes to the monitoring of fishing activity off the coast of Somalia.

For more information, please visit our website www.eunavfor.eu.

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 12:45
Le Burundi, menacé par les shebabs somaliens, renforce sa sécurité

26 septembre 2013 à 06:56 Par RFI

 

Les miliciens shebabs, qui ont mené l’attaque du Westgate Mall à Nairobi, menacent tous les pays qui ont envoyé ou soutenu les soldats de l’Amisom, la force africaine en Somalie. C'est le cas du Burundi qui a en effet déployé un important contingent, aux côtés de l’Ouganda pour lutter contre les shebabs. Jusqu'à présent, le Burundi, qui a été épargné par les attentats et les attaques terroristes, a mis en place des mesures de sécurités supplémentaires.

 

 

Les autorités burundaises avaient déjà déployé plus de policiers dans les rues, histoire de rassurer les Burundais. Hier, on a franchi une autre étape. Les habitants des quartiers à majorité musulmane, des quartiers dits swahili, se sont réveillés à l’aube, ceinturés par des milliers de policiers qui ont ensuite fouillé maison par maison, à la recherche de suspects éventuels ou d’objets prohibés.

 

Le porte-parole adjoint de la police, Pierre Nkurikiye a déclaré : « La police nationale a pris toute une série de mesures préventives et la tâche d’aujourd’hui fait partie de ces mesures qu’on ne peut pas décrire ici, pour des raisons de sécurité ».

 

Des centaines de sans-papiers ont été arrêtés et même si la police burundaise proteste de sa bonne foi, certains dans ces quartiers, ne décolèrent pas :

 

« Ils ont ciblé uniquement les quartiers musulmans, et cela nous fait peur car nous sommes avant tout des Burundais, et être musulman ne signifie pas qu’on est des shebabs. Pas du tout ! ».

 

Malgré les propos qui se veulent rassurants de la police du Burundi, dans les rues de Bujumbura, la capitale, on ne cache plus son inquiétude :

 

« Avant l’attaque au Kenya, il y a eu les attentats de Kampala. Les shebabs avaient dit qu’ils vont s’en prendre à tous les pays qui sont allés les combattre en Somalie, il ne reste donc que le Burundi. Même au Kenya il y a eu les attaques malgré la présence de policiers, et même ici ces attaques peuvent avoir lieu malgré la présence de tous ces policiers ». « On est très inquiets parce qu'après Nairobi, c’est Bujumbura, c’est sûr. Justement à cause de nos forces qui sont en train de les combattre à Mogadiscio ».

 

Ces voix réclament donc le retour de quelque 5.600 soldats burundais déployés en Somalie.

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 07:45
Qui sont les shebab somaliens?

24.09.2013 BBC Afrique
 

Le groupe militant islamiste somalien shebab a revendiqué l’attaque du centre commercial Westgate à Nairobi au Kenya.

 

Qui sont les shebab somaliens?

Al-Shabaab signifie “la jeunesse” en arabe.

Le groupe a émergé commet aile militaire radicale de l'Union des tribunaux islamiques en Somalie, et s’est fait connaître en 2006 en combattant les forces éthiopiennes venues soutenir le gouvernement somalien de transition.

Le groupe jihadiste a occupé Mogadiscio avant que les forces de l’Union Africaine ne le chasse de la capitale, mais il contrôle toujours les campagnes du sud et mène régulièrement des attaques dans la capitale.

Les shebab adhèrent à la vision salafiste de l’Islam, inspirée de l’Arabie saoudite, qui inclut la lapidation à mort des femmes accusées d’adultère et l’amputation des mains des personnes accusées de vols.

La plupart des Somaliens sont sunnites.

Les shebab ont formé une alliance avec al-Qaida, et selon de plusieurs sources, de nombreux jijadistes étrangers sont allé en Somalie pour prêter main forte aux shebab.

Leur nombre est estimé à entre 5.000 et 9.000.

 

Qui est leur leader?

La direction du groupe a fait l’objet de violentes rivalités ces derniers mois, car le groupe est confronté à des pertes de territoires, une baisse de ses sources de financement et une scission idéologique qui oppose ceux visent des priorités domestiques et ceux qui souhaitent mener un jihad international.

Ahmed Abdi Godane, dit Mokthar Abu Zoubayr, a pris l'ascendant sur les shebab.

Rarement aperçu en public, il est originaire du Somaliland, région du nord de la Somalie qui a déclaré son indépendance.

Son prédécesseur Moalim Aden Hashi Ayro a été tué en 2008 dans un raid aérien américain.

Ahmed Abdi Godane est l’instigateur de l’alliance du groupe avec Al-Qaida, et est partisan d’une ligne dure et du jihad international.

Sa tête est mise à prix par les Américains pour 7 millions de dollars.

Son rival Sheik Hassan Dahir Aweys était partisan d’une lutte axée sur la Somalie.

Plusieurs de ses alliés et été tués, et il s’est rendu au gouvernement.

 

Quelle zone de Somalie les shebabs contrôlent-ils?

Les shebab avaient pris le contrôle de quasiment l’ensemble de la capitale Mogadiscio en 2006, et de large portions du centre et du sud de la Somalie jusqu’à l’intervention des forces de l’Union Africaine en 2011.

Le groupe a été chassé de Mogadiscio en 2011, et de la ville portuaire de Kismayo en septembre 2012, qui constituait un bastion clé du groupe.

Il contrôle toujours de larges zones rurales, notamment dans le sud, où il a imposé la charia.

Les shebab mènent toujours de nombreux attentats suicides à Mogadiscio et ailleurs.

Les analystes estiment que le groupe se concentre de plus en plus sur des techniques de guerilla pour contrer la puissance de feu des forces de l’UA.

Le groupe est pressurisé sur plusieurs fronts depuis l’incursion des forces kényanes en Somalie en 2011, désormais sous la bannière de l’UA.

 

De quels soutiens étrangers les shebab disposent-ils?

Les shebab ont annoncé leur alliance avec al-Qaida en février 2012.

Dans une vidéo commune, le leader des shebab Ahmed Abdi Godane a prêté son allégeance au chef d’Al-Qaida Ayman al-Zawahiri.

Les deux groupes travaillent ensemble, et des combattants étrangers combattent aux coté des Somaliens, venus notamment du Kenya, d’Ouganda, de Tanzanie ou de l’Occident.

Les responsables américains pensent qu’étant donné le repli d’Al-Qaida en Afghanistan et au Pakistan depuis la mort d’Osama Ben Laden, ses combattants se réfugient de plus en plus en Somalie.

Hostiles à toute intervention occidentale, les shebab ont interdit toute aide alimentaire en 2011 des zones qu’ils contrôlent, et chassé les ONG.

L’Erythrée est le seul allié régional des shebab, pour contrer l’influence de son ennemi juré l’Ethiopie, qui avait envoyé ses soldats en Somalie entre 2006 et 2009.

L’Erythrée dément fournir des armes aux shebab.

 

Comment sont financé les shebab?

Dans un rapport publié par l’ONU, les revenus du groupe étaient estimés à entre 70 et 100 millions de dollars US en 2011, essentiellement des taxes portuaires.

Ces revenus ont disparus depuis la perte de Mogadiscio et Kismayo.

L’ONU a demandé aux pays du Moyen Orient de mettre fin à un trafic illégal de charbon de bois qui contribue au financement des shebab, en violation des sanctions internationales.

 

Pourquoi viser le Kenya?

Les shebab ont pris pour cible le Kenya depuis l’envoi de soldats kényans dans le sud de la Somalie en octobre 2011.

Ces soldats ont ensuite été intégrés dans la force de l’Union africaine.

 

Quelles attaques les sheb ont-ils mené hors de Somalie?

Les shebabs ont revendiqué l’attaque meurtrière du centre commercial Westland à Nairobi le 21 sepetembre 2013.

Ils sont responsables d’un double attentat suicide dans la capitale ougandaise Kamapala, qui avait fait 76 morts en 2010 parmi des spectateurs qui regardaient la Coupe du Monde de football.

L’Ouganda avait été visé car il fournit en troupes la force de l’UA en Somalie, de meme que le Burundi.

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 07:45
Somalie: renforcer le contingent de l'UA après l'attentat au Kenya (Onu)

MOSCOU, 24 septembre - RIA Novosti

 

Le représentant spécial de l'Onu pour la Somalie Nicolas Kay a appelé mardi à augmenter les effectifs du contingent de l'Union africaine (UA) dans le pays afin d'intensifier la lutte contre le mouvement terroriste al-Chabaab, auteur de l'attentat perpétré dans la capitale kényane Nairobi.

 

"La sécurité reste le problème essentiel de la région, et la victoire sur al-Chabaab est la clé de sa résolution", a déclaré M.Kay, cité par les médias internationaux.

 

Et d'ajouter que ce mouvement islamiste regroupant près de 5.000 combattants représentait une sérieuse menace sur le plan international.

 

La Somalie est déchirée par des combats entre factions depuis 1991 et confrontée à de graves problèmes, dont le terrorisme, la piraterie et une situation sécuritaire précaire, surtout dans le sud du pays.

 

Sur décision du Conseil de sécurité des Nations unies, environ 18.000 soldats et policiers sont actuellement déployés en Somalie dans le cadre de la Mission de l'UA (AMISOM). Cette mission a pour tâche de diminuer la menace constituée par al-Chabaab et d'autres groupes d'insurgés islamistes, de protéger le gouvernement somalien et tous les participants au processus de dialogue et de réconciliation en Somalie, de réunir les conditions nécessaires à l'octroi d'aides humanitaires aux personnes en détresse.

 

Un commando islamiste a attaqué samedi 21 septembre le centre commercial huppé Westgate, dans le centre de Nairobi, prenant en otages tous ses visiteurs. L'attaque a été revendiquée par le mouvement radical al-Chabaab, proche de la nébuleuse terroriste Al-Qaïda. Selon le dernier bilan, l'attaque a fait 62 morts, dont des Français, des Canadiens, des Britanniques, des Sud-Coréens et des membres de la famille du président kényan, ainsi qu'environ 200 blessés. Lundi, l'armée kenyane a libéré près de 200 otages retenus par les assaillants.

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 07:45
Don't confuse piracy off the West African coast with Somali piracy in the East

09/23/2013 Andrew Elwell - DefenceIQ

 

Somali piracy in the Gulf of Aden was a $150 million business in 2011, the result of tens of thousands of hijackings. A report by the United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC) states that in 2013, this has fallen to zero. Nothing. Not one successful hijacking for ransom.

 

That’s an astonishing turnaround. The report, Transnational Organized Crime in Eastern Africa: A Threat Assessment, asserts that international cooperation has been pivotal to eradicating the issue of East African piracy.

But what about piracy off the West coast of Africa?

While piracy in the Gulf of Aden has been contained, the Gulf of Guinea off the Nigerian coast now offers a new challenge for African security forces.

“The Gulf of Guinea has become one of the most dangerous maritime areas in the world and piracy and sea robbery have become one of the most potent threats,” said Ghana’s Chief of Naval Staff, Rear Admiral Geofrey Biekro, at a recent conference on maritime security in Africa. “Therefore, criminal gangs are taking advantage of our failure to collaborate at the operational and tactical levels. They commit offence in territorial waters of one country and then move to another country for protection.”

While the piracy problem has migrated west, it appears the solution remains the same: international and regional cooperation.

However, there are two vital points that must be considered before governments and organisations in the region can even think about tackling the piracy issue on the west coast, according to a Defence IQ source who wished to remain anonymous with knowledge of the matter.

“From what I read about the initiatives taken in the Gulf of Guinea they are about to reproduce what has been done in Somalia, without [first] taking into account that it is a completely different issue since the networks are linked to oil smuggling, not piracy for ransom. And [second], building on the following lesson learnt: going after the guys at sea without going after the kingpins misses the point.”

If private security companies take a hold in the Gulf of Guinea they will be able to stamp out the pirates by systematically targeting and apprehending them. However, by the time this happens the organisations propping up the pirates will have accumulated so much money they will pose an even bigger threat on land.

“The criminal groups will need to find a new purpose for their newly acquired capabilities [such as weapons, trucks, soldiers, front companies, bribed officials] that they accumulated on land when everyone was busy sending navies and putting young boys in prisons,” our source said.

If piracy off the Nigerian coast is not to hasten the expansion of well connected, armed, motivated and radical criminal groups in Africa the problem must be addressed at the root and not with the pirates at sea. The only way this can come about is if international governments and organisations commit to information sharing within a framework of greater regional cooperation to identify and weed out the “kingpins” behind the piracy problem.

AFSEC 14 – the West African Coastal Surveillance and Maritime Security Summit – will allow key stakeholders to share best practice and push for greater regional integration and cooperation in the area of African maritime security and law-enforcement. To find out more please visit the website www.afsecevent.com.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 12:45
Kenya : Mall Massacre Sends The Wrong Message

September 23, 2013: Strategy Page

 

In Nairobi, Kenya the fighting with Somali al Shabaab gunmen in a mall continues. The government says that most hostages have been freed and that troops are closing in on the remaining terrorist gunmen. An Internet announcement said the terrorists in the mall were holding hostages, which they would kill if security forces continued attacking them. Last night the government said the mall was being cleared and would soon be safe. The hostages have been used as human shields, complicating army and police efforts to eliminate the terrorists inside the mall. Al Shabaab describes the mall attack, which has left nearly a hundred dead and 200 wounded, as retaliation for Kenyan peacekeepers coming into Somalia to fight the Islamic terror group. The Kenyan government repeated promises that attacks like this will not lead to a withdrawal of Kenyan troops from southern Somali. What’s going on between Somalia and Kenya goes back a long time. The Somalis have been raiding what is now Kenya for centuries, and for once the Kenyans have the upper hand. They are not dissuaded by terror attacks. Al Shabaab believes that an attack of this magnitude would change that. So far the Kenyan reaction appears more anger than fear and that bodes ill for Somalis (citizens and refugees) living in Kenya.

 

Al Shabaab sponsored terror attacks in Kenya over the last few years has created a backlash against the Somali population there. There is growing tension between Kenyan Christians and Somalis. About ten percent (4 million) of Kenyans, mostly along the coast, are Moslems and most of these are ethnic Somalis. There has always been some Islamic radical activity among Kenyan Moslems, but the police have been particularly attentive to it after Kenyan Moslems were found to be involved in terrorist operations in the 1990s.

 

What the police have not done, however, is make much of a dent in the criminal infrastructure that supports smuggling, money laundering, a black market for guns, IDs and drugs and much else. The cops are often bought off, and the criminal gangs (especially the many Arab and Somali ones) provide support for terrorist operations in Somalia and Kenya. For example, a lot of the pirate ransom money ended up in Kenya, either for purchases of goods shipped to Somalia, or to be laundered and invested. Wealthy Somalis often find it prudent to go into exile, and Kenya is a popular place to retire to.

 

Then there are the overseas Somalis. Most of these are in Britain (300,000) and the United States (150,000). There are also half a million Somali refugees in northern Kenya and several hundred thousand more in places like Ethiopia and Yemen. Somali Islamic radicals often send their families into exile, to protect them, and some Islamic radicals have themselves gone into exile. There, Somali men, usually young (teenager to early 20s), are recruited and sent back to Somali for more indoctrination and training. Some are killed there, and some return to the U.S. and Britain to help with recruiting and, it is feared, to carry out terrorist attacks. This Western source of recruits has been largely shut down but Somalis outside Somalia continue to be a source of radicalized recruits for al Shabaab and cash for terrorist organizations. 

 

The Somali Islamic radicals have long been recruiting from among Kenya's Moslem population. This recruiting has slowed in the last year, because of the many defeats al Shabaab has suffered recently in Somalia. But many radicalized young Somalis are still living among the refugees and Moslem populations of Kenya. Police attempts to find and arrest Islamic radicals are often clumsy and result in innocents being rounded up or killed. This just creates more anger in the Moslem neighborhoods. The mall murders are expected to increase the police pressure on Kenyan Somalis. Many al Shabaab believe that this might trigger a Moslem uprising in Kenya and lead to a combined Somali-Kenyan Islamic state. This is pure fantasy but it’s the sort of thing Islamic terrorism thrives on. The mall attack and continued terror attacks in Somalia appear to be al Shabaab’s way of remaining in the news. A group like al Shabaab survives only as long as it can attract new recruits and cash donations. Western governments are trying to cut off the flow of cash to al Shabaab, and that is having some impact. But the fanatical puritanism and righteousness of Islamic terror groups still appeals to some young Moslem men, who see little future for themselves. Most Moslem societies have major problems with providing education and curbing corruption. This combination discourages foreign investment and economic growth. The Islamic radical solution is a mirage, but to the young, unemployed, uneducated and violence prone it resonates.  

 

It is believed that al Shabaab attacked this particular mall because it is popular with foreigners and wealthy Kenyans. Many Moslems work or shop there and some are believed to have died despite al Shabaab efforts to spare Moslems. Al Shabaab also made much of the fact that some of the mall owners are Israeli and Israel has been helping Kenya with intelligence and expert advice that has been useful in the fight against Islamic terrorists.

 

In Mogadishu two years of increasing security has attracted more foreigners (diplomats, aid agencies and entrepreneurs) and that has sent real estate values increasing by a factor of ten or more. This has forced out many long-term renters and led to corrupt officials assisting in the theft of some properties. This is usually done using false ownership documents obtained by bribing a government official and then bribing police to assist in the eviction. Court officials are then bribed to make the theft stick. This is causing a long of anger in the city. In addition the government is forcing over a hundred thousand refugees from areas outside the city.

 

September 21, 2013: In Nairobi, Kenya some 15 al Shabaab gunmen stormed into an upscale mall and began killing people. Those who could prove they were Moslem were spared but all others were killed. Automatic weapons and grenades were used and by the end of the day 59 were confirmed dead and over 200 wounded. Many of the casualties were women and children. Soldiers and police responded quickly and drove the attackers into a single location where the gunmen kept shooting and said they had hostages. Israeli counter-terrorism experts who were in Kenya quickly went to the mall to assist the security forces. Israel offered additional help.

 

Al Shabaab had its twitter account shut down again for violating Twitter terms of service by announcing the Nairobi attack and taking credit for it. Al Shabaab had that account shut down on September 6th for more Terms of Service violations but the terrorist group started a new account on September 10th. Last February al Shabaab began using a new Twitter account and criticized Twitter for shutting down al Shabaab’s original (since 2011) account on January 20 because the Islamic terrorists had used Twitter to make specific threats against several people on January 16th. This is not allowed by the Twitter terms of service. The al Shabaab account had over 20,000 followers.

 

September 16, 2013: Some 30 kilometers north of Mogadishu peacekeepers and Somali troops forced al Shabaab out of Mahadeey. The town is one of dozens of small places still held by al Shabaab gunmen. Al Shabaab rarely fights to hold onto these places anymore and flees at the approach of troops. The al Shabaab men will find some other place to set up shop. If cornered, groups like this will often fight to the death.

 

Uganda has ordered 24 of its peacekeepers to return home tomorrow and face charges of corruption. Those recalled include some officers, one them was the general commanding the Ugandan peacekeepers, whose next job was to be the military attaché at the Ugandan embassy in Kenya.  The soldiers were caught stealing supplies meant for Ugandan peacekeepers and selling the food and fuel on the black market. Some junior officers reported suspicions that some of their superiors in Somalia were involved. The Ugandan troops had been complaining of shortages and the government quietly conducted an investigation.

 

September 14, 2013: Al Shabaab fired on a peacekeeper base outside Marka (70 kilometers south of Mogadishu) and apparently set off a bomb inside the town. Although AU peacekeepers and Somali troops drove al Shabaab gunmen out of the port town of Marka a year ago, there are still armed al Shabaab operating in the area. This town has long served as a base for al Shabaab terrorists carrying out attacks in Mogadishu.  

 

September 13, 2013: In Kismayo, some al Shabaab gunmen attacked a military base. No casualties were reported but there were believed to be dead and wounded on both sides.

 

September 12, 2013: In Kismayo a car bomb exploded near the convoy of Ahmed Mohamed Islam (the senior government official in the southern region now called Jubbaland). Several civilians were killed but the intended target was unharmed. It’s not known if the attack was carried out by al Shabaab or local political rivals of Ahmed Mohamed Islam.

 

In the south (Al Baate) an American (Omar Shafik Hammami) member of al Shabaab was killed in a shootout with other al Shabaab members. Hammami has been with al Shabaab since 2006 and handled Internet propaganda for the terrorist group. Last year he was condemned to death by al Shabaab leaders who objected to Hammami accusing them of corruption. Six months ago the U.S. announced a $5 million reward for help in capturing Hammami, who has been hiding out in Somalia, apparently unable to get out of the country. Islamic terrorists with a large price on their heads and condemned to death by their fellow terrorists have limited options when it comes to finding sanctuary. There were many other Islamic terrorists, including some al Shabaab members, who supported Hammami. Apparently two of these allies died with Hammami. Some terrorist groups criticized al Shabaab for killing Hammami rather than clearing up the corruption charges.

 

September 11, 2013: Near the Ethiopian border (Hiran, central Somalia) al Shabaab executed two of its own men, one for spying and the other for armed robbery.

 

September 9, 2013: In Mogadishu al Shabaab fired mortars at a residential areas and an army base. There were no casualties.

 

September 8, 2013: In Mogadishu al Shabaab used a roadside bomb to attack a military convoy, but only managed to damage one vehicle.

 

September 7, 2013: In Mogadishu al Shabaab set off two bombs in a parking lot, killing 18 people.

 

September 3, 2013: Outside Mogadishu al Shabaab used a roadside bomb to attack a convoy carrying the president. The target was unharmed.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 07:45

22/09/2013 Par lefigaro.fr

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 07:45
Uganda suspends officers sent to Somalia on AU mission

16 September 2013 BBC Africa

 

Uganda has suspended 20 army officers accused of corruption in Somalia while battling Islamist militants as part of an African Union (AU) force, a Ugandan army spokesman has told the BBC.

 

The officers are accused of selling food and fuel, meant for troops, on the black market, reports say.

 

The Ugandan contingent head, Brigadier Michael Ondoga, is among those being investigated.

 

Uganda is the biggest contributor to the AU force of about 18,000.

 

The force, funded mainly by the United Nations (UN) and European Union (EU) is fighting the al-Qaeda-linked al-Shabab group in Somalia.

 

Brigadier Ondoga has not commented on the allegations.

 

'Only one meal'

 

He was among the officers who had been recalled for allegedly "getting involved in conduct injurious" to the AU force, a Ugandan defence ministry spokesman said, AFP news agency reports.

 

Army spokesman Colonel Paddy Ankunda told the BBC Swahili Service that the 20 would remain suspended, pending the outcome of an investigation into the allegations against them.

 

The investigation followed complaints by junior officers of "unscrupulous conduct" by their superiors, he said.

 

This included allegations that junior officers were not being paid and food meant for them was being sold, Col Ankunda told the BBC.

 

The suspended officers would be court-martialled and dismissed from the army if found guilty, he added.

 

Uganda's privately owned Daily Monitor newspaper said in a report that Ugandan soldiers in Somalia often get only one meal a day because of the alleged theft and sale of food to private companies.

 

Uganda's President Yoweri Museveni had cancelled Brig Ondoga's appointment as military attache to Kenya, it reports.

 

He was due to have taken the post when his term as head of the Ugandan contingent in Somalia ended at the end of the month, the Daily Monitor adds.

 

Uganda has more than 6,000 troops in the AU force in Somalia.

 

Other countries that have deployed troops to Somalia as part of the AU force include Burundi, Kenya and Djibouti.

 

The force has helped the UN-backed Somali government regain control of key cities and towns from al-Shabab.

 

However, most of southern Somalia still remains under al-Shabab's control.

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 07:45
The European Union and Somalia join hands in maritime security partnership

5/9/2013 EU source: European Union  -Ref: EU13-411EN

 

Summary: 5 September 2013, Brussels - On 4 September 2013, off the coast of Mogadishu, the EU Naval Force (EU NAVFOR) Atalanta hosted the President of Somalia, Hassan Sheikh Mohamud, on board the Dutch EU NAVFOR flagship, HNLMS Johan de Witt.

 

The European Union and Somalia join hands in maritime security partnership

 

The President, his Ministers and security commanders met with EU Special Envoy to Somalia, Michele Cervone d'Urso, the EU Naval Force Operation Commander, Rear Admiral Bob Tarrant and Head of Mission of EU Capacity Building Mission (EUCAP) Nestor, Etienne de Poncins. It was discussed how the different EU instruments can support the development of a comprehensive Somali Maritime Strategy.

The event built on the first meeting held on June 24 on a EU Naval Force flagship and aimed to further foster the partnership between Somalia and the European Union and constitutes a stepping stone towards the third international counter-piracy conference in Dubai on 11-12 September 2013 and the "New Deal for Somalia" Conference in Brussels on 16 September 2013. The New Deal Conference will endorse a 'Compact' between Somalia and the international community that identifies the key political, security and socio-economic priorities for the coming years.

President Hassan Sheikh Mohamud: "Somalia welcomes cooperation with the EU to improve maritime security as part of the broader engagement of the EU in Somalia. Maritime cooperation will have important effect on the stabilization and development of coastal areas in my country. I intend to present the outline of a comprehensive maritime strategy during the Brussels Conference".

EU Special Envoy to Somalia, Michele Cervone d'Urso said: "This event was yet another occasion to reiterate the EU's strong commitment to help Somalia on its path towards stability and security. During the upcoming "New deal for Somalia" Conference in Brussels, support to the Somali security sector will be high on the agenda, including maritime security".

In order to support the Somali authorities to increase their capabilities to fight piracy and other illegal activities off their coastline, the EU NAVFOR Dutch flagship also provided the platform for a EUCAP Nestor maritime crime seminar, including a practical exercise with delegates from Somalia. The delegates, comprising Somali prosecutors, judges and maritime police officers, observed a demonstration of how a suspect pirate vessel is intercepted, including boarding the vessel, detaining suspects, seizing evidence and investigation.

Speaking about the seminar Etienne de Poncins, Head of Mission of EUCAP Nestor, said "events which include practical exercises such as the one organised on board the Dutch flagship are an important means to demonstrate the broad engagement required from the Somali judiciary and police in order to effectively tackle counter piracy and other illegal activities as to improve maritime security in the Horn of Africa."
 
Background

EUCAP Nestor is a civilian led European Union mission aimed at enhancing maritime capacities of countries off the Horn of Africa and the Western Indian Ocean.

EU Naval Force deters, prevents and represses acts of piracy and armed robbery off the coast of Somalia.  EU Naval Force ships protect World Food Programme vessels delivering aid to Somalia and AMISOM shipping.  EU Naval Force ships also contribute to the monitoring of fishing activity off the Somali Coast.    

Links:

A New Deal for Somalia - Brussels Conference

EU NAVFOR - Somalia

EUCAP NESTOR

EU Relations with Somalia

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 07:45
Somalia's security improving despite attack on U.N.: premier

28 June 2013 defenceWeb (Reuters)

 

Somali Prime Minister Abdi Farah Shirdon has said last week's deadly assault on a U.N. compound in Mogadishu should not obscure the fact that many other attacks are now being foiled in a nation slowly recovering from war.

 

The attack by the al Qaeda-linked al Shabaab exposed the fragility of the security gains made since the Islamist militants were driven from Mogadishu by African Union and Somali government forces about two years ago. But Shirdon said it was not the whole story.

 

"Our efforts have reduced their attacks. For every one they plan, (which includes) two or three attacks each month, all of these are failing," he told Reuters on Wednesday inside Mogadishu's heavily guarded international airport. "Though we made a lot of efforts, this one did not happen to fail."

 

Diplomats also say attacks by the Islamist rebel group are becoming rarer, but warn of growing sophistication, an unnerving development for the diplomatic missions and aid organizations that have begun reopening offices in Mogadishu, Reuters reports

 

Gunmen blew a hole in the U.N. compound's wall with a car bomb on June 19 and shot their way in. After a fire-fight that lasted more than an hour, 22 people were dead, including the attackers.

 

Shirdon said security forces were becoming better at thwarting al Shabaab attacks, but needed more support. The government has long pleaded for more training, money and arms.

 

"For security, we are giving the highest priority to training our forces," Shirdon said. A new aid agreement called the New Deal will see the Somali government select the areas of priority that donor countries will focus on.

 

CHANGING STRATEGY

 

Somalis often note that their police receive only about $100 a month, while the African troops on whom the government still depends for security earn more than $1,000.

 

The U.N. compound attack was almost identical to an assault on Mogadishu courts in April, when more than 50 people were killed. It also showed al Shabaab is changing strategy.

 

The loss of urban territory and revenue streams in the last two years has weakened it as a conventional fighting force, pushing it towards a guerrilla-style insurgency.

 

"The attacks may be getting rarer and rarer but they are becoming bigger and more sophisticated," said one Western security adviser. "The U.N. attack also showed al Shabaab can conduct reconnaissance in Mogadishu pretty much at will."

 

One U.N. official said a "few dozen" U.N. staff temporarily left Mogadishu after the attack, and remaining workers were pulled back from scattered bases in the capital to the heavily fortified airport, where Britain has reopened its embassy.

 

But U.N. officials said they were not pulling out. U.N. Under Secretary General Jeffrey Feltman said in Mogadishu on Thursday that the attack would "strengthen our resolve" to stay.

 

The top U.N. diplomat in Somalia, Nicholas Kay, said the United Nations would continue building up its presence, but that no decision had been made about when various U.N. agencies would be able to leave the airport area.

 

"Fundamentally it doesn't change intent," Kay said. "The intent is that the U.N. should be here, present, and working alongside the Somalis in a way that we haven't over the last 22 years."

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 07:45
photo EMA Marine Nationale

photo EMA Marine Nationale

05/05/2013 Sources : EMA

 

Les 29 et 30 avril,  le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre a conduit deux friendly approach (approches amicales) sur des boutres au large des côtes somaliennes.

 

Les friendly approach ont pour objectif de rassurer les équipages qui transitent au large de la Corne de l’Afrique et de démontrer que les bâtiments impliqués dans l’opération de lutte contre la piraterie Atalante sont là pour dissuader toute tentative d’activité pirate dans la zone.

 

Le BPC Tonnerreen a réalisé à deux reprises ces derniers jours : une première avec un boutre émirien transportant du riz et du sucre en direction de Mogadiscio, en Somalie. Son capitaine a alors invité les embarcations rapides du BPC Tonnerre à se rapprocher et les équipes de visite à monter à bord.

 

Ce fut l’occasion pour l’équipe de visite du Tonnerre de remettre plusieurs brochures expliquant la mission Atalante et donner des consignes sur la conduite à tenir en cas d’attaque de pirates. Ils ont également proposé des best management practices (BMP) dont l’objectif est de présenter les différentes mesures qui leur permettront de diminuer le risque d’être piraté tels que la mise en place de barbelés, lances à eau, mannequins veilleurs ou encore de caméras.

photo EMA Marine Nationale

photo EMA Marine Nationale

La seconde  friendly approach a eu lieu avec un bateau de pêche iranien. Les membres de l’équipage, bien informés sur la mission Atalante, ont été rassurés de savoir que la force Française sécurisait la zone. Ils ont ainsi remercié l’ensemble de l’équipage du BPC Tonnerre pour son action.

 

Le  Tonnerre a rejoint l’opération Atalante de lutte contre la piraterie, au large de la corne de l’Afrique aux côtés du Georges Leygues (avec qui il forme le groupe Jeanne d’Arc), du Nivôse, et de l’Adroit depuis le 12 avril 2013. L’opération Atalante a pour mission d’escorter les navires du Programme alimentaire mondial (PAM), de participer à la sécurité du trafic maritime et de contribuer à la dissuasion, à la prévention et à la répression des actes de piraterie au large des côtes somaliennes. La France participe à l’opération Atalante avec le déploiement permanent d’au moins un bâtiment de la marine nationale. Le dispositif peut être renforcé ponctuellement d’un avion de patrouille maritime, le plus souvent un Atlantique 2 (ATL 2), d’un Falcon 50 ou d’un Awacs.

photo EMA Marine Nationale

photo EMA Marine Nationale

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 16:45
Ethiopia says preparing to pull troops out of Somalia

24 April 2013 defenceWeb (Reuters)

 

Ethiopia will withdraw its troops from Somalia soon, its prime minister said, voicing frustration with the Mogadishu government and African Union peacekeeping forces that are also battling Islamist militants there.

 

After waging an ill-fated war in Somalia in 2006-2009, Ethiopia in 2011 once again rolled troops into Somalia to fight al Qaeda-allied al Shabaab, opening a third front alongside Kenyan troops and an African Union mission.

 

At the time Ethiopia pledged to stay in the war-ravaged country until Somali government could ratify a new constitution and its ragtag military was able to fend off the Islamist threat on its own, Reuters reports.

 

However, last month Ethiopian troops unexpectedly withdrew from Hudur, the capital of Bakool province near the Ethiopian border, enabling al Shabaab to retake the dusty town.

 

Hailemariam Desalegn, who replaced Ethiopia's long-serving Prime Minister Meles Zenawi in September, stopped short of announcing a full withdrawal but voiced concern with the pace of progress in Somalia, recovering from two decades of civil war.

 

"It has taken them (African peacekeepers and Somalia) a year already and they repeatedly assure us each month but fail to deliver so we pulled out," said Hailemariam, referring to pledges by African Union's Amisom force to replace Ethiopian troops.

 

"The main issue now is to accelerate our complete withdrawal towards our border. This is what we are fulfilling," he told Ethiopia's parliament.

 

Hailemariam said Addis Ababa was paying for its military mission in Somalia from its own coffers and Western diplomats say financial issues are one of the main reasons behind Ethiopia's discontent, along with strained relations with Mogadishu and Amisom.

 

African countries which sent troops into Somalia under the Amisom banner are compensated by the African Union but Ethiopian troops do not operate within that framework.

 

Al Shabaab has been greatly weakened since late September when Kenyan troops forced it to withdraw from the port of Kismayu, its last major urban stronghold.

 

But analysts say they doubt Ethiopia is set for a full withdrawal and Hailemariam suggested Ethiopia could continue its fight against al Shabaab, but in other parts of Somalia.

 

"Somalia is one of Ethiopia's main security interest zones, so I don't think they would change policy drastically," said one Nairobi-based Western diplomat.

 

"It's in Ethiopia's own interest that Somalia stays in tact and that gains achieved are not lost once again."

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 13:45

crédits : MARINE NATIONALE.

 

Alors que les attaques de navires prennent des proportions alarmantes en Afrique de l’ouest, la situation s’est grandement améliorée au large de la Somalie. En 2008, quelques détournements retentissants, comme celui du voilier de croisière français Le Ponant, avaient mis en lumière l’explosion de la piraterie au large de la corne d’Afrique. Et la prise de conscience que la montée en puissance de ce phénomène menaçait directement l’économie mondiale, un flot considérable de biens (matières premières, produits manufacturés…) devant les côtes somaliennes. Pétrole et gaz sortant du golfe Persique, porte-conteneurs, vraquiers et rouliers assurant les liaisons Asie-Europe, pêcheurs travaillant en océan Indien… L’Europe, notamment, jouait là la sécurité de ses approvisionnements, 30% du pétrole qu’elle consomme passant par exemple dans cette zone.

 

C’est pourquoi, à l’initiative de la France, l’ONU a adopté des résolutions afin d’offrir un cadre légal permettant de lutter efficacement contre la piraterie. L’Europe a répondu à ce défi en créant l’opération Atalante. Un état-major stratégique et opératif, composé de 120 personnes provenant des 27 pays européens (ainsi que des pays invités), est installé à Northwood, au Royaume-Uni. Son bras armé  est une force aéronavale (EU-NAVFOR ou Task Force 465) déployée au large de la Somalie avec un commandement tactique tournant (actuellement l’Espagne, qui a succédé à l’Italie et passera le relais, en avril, au Portugal). Cette force, dont la marine française est la première contributrice en terme de jours de mer (devant l’Allemagne et l’Espagne), est chargée de prévenir les actes de piraterie, sécuriser le trafic commercial dans le golfe d’Aden (reliant l’océan Indien à la mer Rouge) et protéger les convois du Programme Alimentaire Mondial (PAM) acheminant l’aide humanitaire en Somalie, mais aussi de la Mission de l’Union Africaine en Somalie (AMISOM).

 

Protection d'un cargo de l'AMISOM (© MARINE NATIONALE)

 

Contribution des pays en jours de mer (© EU-NAVFOR)

 

Zone d'opération d'Atalante (© EU-NAVFOR)

 

 Actes de piraterie recensés en 2012 (© EU-NAVFOR)

 

Une armada internationale veille sur l’océan indien

 

Dans le sillage d’Atalante, l’OTAN a activé l’opération Ocean Shield, alors que les Américains et leurs alliés, dans le cadre de la force navale internationale chargée de la lutte contre le terrorisme et les trafics illicites (Task Force 150) en mer Rouge et océan Indien, décidaient de détacher une partie de ces moyens au sein d’une nouvelle structure, la TF 151, dédiée à la lutte contre la piraterie. En parallèle, certains pays, de manière indépendante, on également déployé dans ce but des forces navales, comme la Russie, l’Inde, le Japon, la Chine et la Corée du sud. Car la sécurisation de la zone est une affaire mondiale, puisque de celle-ci dépend la stabilité de la région et la libre circulation des marchandises, le trafic maritime étant l’épine dorsale du commerce international (90% des marchandises passent à un moment ou un autre par la mer). Ainsi, des dizaines de milliers de navires transitent chaque année dans le golfe d’Aden, dont le franchissement a été sécurisé par la mise en place d’un corridor de navigation protégé, l’IRTC (International Recommended Transit Corridor). 

 

Frégate française escortant un cargo (© MARINE NATIONALE)

 

C’est donc une véritable armada, avec plusieurs dizaines de bâtiments sur zone, soutenus par d’importants moyens aériens, qui s’est mise en place au large des côtes somaliennes. A cela se sont ajoutées des équipes de protection embarquée, positionnées directement sur des navires de commerce ou des bateaux de pêche pour assurer leur sécurité dans les zones à risques. A de nombreuses reprises, ces EPE ont permis de repousser des attaques, devenant un élément extrêmement dissuasif pour les pirates et un gage de sécurité pour les armateurs, notamment à la pêche.

 

Des structures juridiques et carcérales pour traiter les pirates

 

Dans le même temps, le cadre juridique a évolué et différents accords ont été conclus avec des pays riverains afin de traduire devant la justice les pirates appréhendés par les militaires. Cette particularité de la force navale européenne, comparée aux autres forces navales, lui confère une remarquable efficacité. Auparavant et sauf poursuites nationales, les pirates étaient presque systématiquement  relâchés, faute de structures pour les juger et les emprisonner. Des accords ont, ainsi, été signés avec le Kenya, les Seychelles, l’île Maurice  ou encore Djibouti. Mais certains pays n’ont désormais plus de capacités carcérales pour prendre en charge les pirates et refusent de traiter de nouvelles affaires. Des aides, notamment européennes, sont donc apportées, alors qu’un programme de construction de prisons est en cours en Somalie afin, à terme, de permettre que les pirates appréhendés au large soient jugés et emprisonnés dans leur pays d’origine, tout en transférant ceux incarcérés ailleurs.

 

Pirates appréhendés par les marins français (© MARINE NATIONALE)

 

Armes saisies sur un bateau pirate (© MARINE NATIONALE)

 

Formalité de transfert à Maurice de pirates appréhendés (© MARINE NATIONALE)

 

 

La généralisation des bonnes pratiques maritimes comme facteur de succès

 

 

Un peu plus de quatre ans après le début de la mobilisation internationale, les résultats sont édifiants. Alors qu’au plus fort des actions de piraterie, jusqu’à 50 navires de commerce et un millier de marins étaient retenus en otage le long des côtes somaliennes, en janvier 2011, on ne comptait plus que 36 bateaux et 720 membres d’équipage. Un chiffre qui est tombé, le mois dernier, à 4 navires et 108 marins. « Nous avons assisté à une chute vertigineuse de la piraterie dans la région », se félicite le contre-amiral français Eric Dupont, Deputy Commander, c'est-à-dire numéro 2 de l’état-major de l’EU-NAVFOR à Northwood. Les bons résultats obtenus sont à mettre au crédit des efforts considérables faits par les pays engagés dans la lutte contre la piraterie pour mobiliser d’importants moyens aéronavals sur zone.

 

Le contre-amiral Eric Dupont (© EU-NAVFOR)

 

Mais aussi, et peut être surtout, à la généralisation des « Best Maritime Practices », une série de bonnes pratiques mises en œuvre par la Marine marchande. Contourner si possible les zones dangereuses, transiter dans les secteurs sensibles à pleine vitesse, installer des barbelés autour du bateau pour rendre plus difficile un abordage, effectuer des manœuvres d’évitement durant les attaques, aménager à bord une citadelle où l’équipage peut se réfugier et demeurer hors d’atteinte des pirates si le bateau est pris, se faire connaître auprès des autorités et signaler régulièrement de sa position… « La raison de la chute du nombre de détournements est directement liée à la généralisation des bonnes pratiques », estime l’amiral Dupont.

 

Navire civil équipé de barbelés (© MARINE NATIONALE)

 

Pour autant, celles-ci sont indissociables de la présence sur place des marines. Car, pour de nombreuses attaques, elles ne servent qu’à retarder l’abordage. Le temps que l’équipage prévienne les militaires et se réfugient dans la citadelle, d’où les marins peuvent, la plupart du temps, conserver le contrôle du bateau. Les pirates, même s’ils parviennent à monter à bord, n’ont alors pas la possibilité de manœuvrer le navire ni de faire rapidement des otages avant que le bâtiment de guerre le plus proche arrive pour les intercepter. C’est pourquoi, la plupart du temps, ils abandonnent le bateau et tentent de s’échapper sur leurs embarcations, mais sont poursuivis par les militaires, qui peuvent dès alors, sans risque pour les équipages, interpeller les fuyards.

On notera que la surveillance du trafic maritime dans la région s’améliore aussi grâce à la mise en place d’un centre auprès duquel les navires s’enregistrent (identité, cargaison, route suivie) avant de passer dans la zone. Désormais, 4000 bateaux se font ainsi connaître chaque mois auprès du MCHOA (Maritime Security Center – Horn of Africa), permettant de mettre en œuvre un embryon de contrôle naval volontaire et, ainsi, de mieux coordonner la protection de cette flotte marchande.

 

Avion de patrouille maritime (© MARINE NATIONALE)

 

La problématique des EPE

 

Complémentaires de la mise en œuvre des bonnes pratiques, le recours à des équipes de protection embarquée est aussi l’une des raisons du succès de la lutte contre la piraterie. Ces EPE ont d’abord été exclusivement militaires, la marine française s’illustrant notamment en déployant sur les navires de commerce et les bateaux de pêche battant pavillon tricolore des unités provenant de la force des fusiliers-marins et commandos, renforcées au fil du temps par des marins issus d’autres spécialités et spécialement formés à cet effet. En dehors des grandes marines disposant de cette capacité, certains pays, qui ne bénéficient pas de moyens navals adéquats, participent aussi à l’effort anti-piraterie en déployant des équipes de militaires formés aux missions d’EPE. Ce fut par exemple le cas de l’Estonie et peut être bientôt  de la Serbie.

 

 

Navire civil bénéfiant de la protection d'une EPE (© MARINE NATIONALE)

 

Mais, pour les Etats, les EPE représentent un investissement humain et financier très lourd. Malgré une participation pécuniaire des armements, les effectifs sont limités et l’embarquement d’EPE étatiques ne solutionne pas le problème des navires immatriculés dans des pays étrangers. Or, l’essentiel de la flotte contrôlée par les armateurs ne bat pas pavillon national. De plus, des impératifs opérationnels, tant pour les compagnies que pour les militaires, empêchent parfois l’embarquement des militaires. Dans ces conditions, des sociétés de protection privées fleurissent et proposent leurs services aux armateurs, qui y recourent désormais massivement. Souvent formées par d’anciens militaires, les EPE privées concourent à la chute de la piraterie, aucun navire pourvu de ce type de protection embarquée n’ayant été détourné en 2012.

 

Equipe de protection privée  (© EU-NAVFOR)

 

Mais le recours à des gardes privés pose d’importants soucis juridiques et, si de nombreuses sociétés sont réputées comme sérieuses, d’autres le sont sans doute moins. Avec évidemment un risque de bavures dont la gestion légale pose problème. Pour l’heure, aucun cas avéré n’a été révélé mais le bruit court sur d’éventuels accrochages meurtriers. Des rumeurs impossibles à vérifier puisque la mer a cette faculté d’effacer rapidement toute trace d’un drame. Toujours est-il que la question de l’encadrement des EPE privées, qui paraissent désormais aussi incontournables qu’indispensables, est clairement posée. « La présence d’EPE à bord des navires est l’une des raisons du succès de la lutte contre la piraterie. On constate en effet que les navires ayant à leur bord une équipe de protection ne sont pas piratés, même s’ils sont attaqués. A l’inverse, les navires capturés n’embarquaient pas d’EPE. L’EU-NAVFOR promeut l’accompagnement du mouvement de recours aux équipes de protection privées par les armateurs. Mais il faut encadrer ce mouvement pour mieux le maitriser. L’idée, à terme, serait de mettre en place une sorte de certification », explique l’amiral Dupont.

 

Frégate française avec son hélicoptère et son embarcation rapide (© EMA)

 

Escorte d'un navire marchand (© MARINE NATIONALE)

 

 

Le maintien de puissants moyens navals essentiel

 

Malgré tout, l’observation des bonnes pratiques maritimes et la présence d’EPE ne sont pas suffisantes. Il faut aussi, pour que le dispositif soit efficace, maintenir sur zone d’importants moyens aéronavals. C’est la combinaison de ces trois facteurs qui constitue la clé des résultats obtenus. Alors que les aéronefs de surveillance et de patrouille maritime ratissent l’océan à la recherche des pirates et guident les moyens de surface, les hélicoptères embarqués sur les frégates et autres bâtiments gris permettent d’intervenir loin et très vite en cas d’attaque. Emportant généralement un tireur d’élite, ils peuvent intercepter directement les embarcations, notamment en détruisant leurs moteurs si elles ne répondent pas aux injonctions de stopper, ou tout simplement, par leur simple présence, signifier aux pirates, lorsqu’ils sont parvenus à  monter à bord d’un navire civil ou s’apprêtent à le faire, qu’un bâtiment de guerre est en approche, provoquant ainsi leur fuite. Sans cette présence militaire, les pirates auraient donc tout le temps de prendre le contrôle des bateaux abordés, par exemple en s’introduisant dans les citadelles au moyen de chalumeaux, opération qui nécessite du temps. Idem pour les navires dotés d’EPE, face auxquels les pirates renoncent non seulement par peur de riposte, mais aussi, et peut être surtout, parce qu’ils savent que l’assaut va durer, ce qui laisse là encore du temps aux flottes militaires pour intervenir. Sans elles, on peut facilement imaginer que les assaillants pourraient opter pour des tactiques de harcèlement afin d’épuiser ou prendre par surprise les quelques gardes chargés de la protection des cargos et autres pétroliers. La présence des forces navales crédibilise donc les actions préventives de l’industrie maritime et permet de limiter le niveau de violence des attaques.

 

 

Tireur d'élite à bord d'un Panther (© MARINE NATIONALE)

 

Interception de pirates par les marins français (© MARINE NATIONALE)

 

Or, dans le contexte actuel de difficultés budgétaires pour de nombreuses marines et alors que les détournements au large de la Somalie connaissent une chute impressionnante, certains pays pourraient être tentés de réduire leurs efforts en faveur de la lutte contre la piraterie. « La tentative peut être grande pour les Etats d’envoyer leurs bateaux ailleurs mais il ne faut pas baisser la garde. Il faut des bâtiments sur zone car cette présence constitue une cavalerie prête à intervenir et dissuade les pirates d’attaquer ou de pousser leurs actions. Car les bonnes pratiques, comme les EPE,  n’ont qu’un effet retardateur », estime l’amiral Dupont.

 

Un phénomène contenu mais toujours aussi dangereux

 

Malgré les multiples interceptions et arrestations, accompagnées de la saisie ou de la destruction du matériel d’abordage (grappins, armes, carburant, esquifs…), la piraterie n’est en rien neutralisée. Certes, les attaques au large de la Corne d’Afrique ont significativement diminué (29 en 2012 contre 151 en 2011) et le nombre de bateaux pris en otage a été divisé par deux sur cette période (5 en 2012 contre 29 en 2011) selon les chiffres collectés par l’EU-NAVFOR. De même, les gains liés aux rançons se seraient effondrés (34 millions de dollars en 2009, 80 millions en 2010, 147 millions en 2011 et seulement 36 millions en 2012. Mais les pirates sont toujours là, leur activité ne nécessite qu’un investissement léger et les candidats prêts à tenter leur chance au large nombreux. Car la Somalie, où règnent l’insécurité et la famine, constitue un vivier de recrutement quasiment intarissable. « La menace et les capacités d’intervention des pirates somaliens, lourdement armés, restent très fortes. La présence continue des marines militaires dans la zone est vitale pour garantir que la piraterie somalienne continue à baisser. Ce mouvement positif serait inversé si les bâtiments militaires devaient quitter le golfe d’Aden et les côtes somaliennes », estime le Bureau Maritime International.

 

Evolution des attaques et détournements (© EU-NAVFOR)

 

Le rayon d'action des pirates augmente (© EU-NAVFOR)

 

Chasse aux bateaux-mère et actions à terre

 

En outre, les pirates s’adaptent aux moyens de lutte et, grâce à l’utilisation de bateaux-mères (embarcations ou navires servant de bases logistiques à des esquifs rapides utilisés pour les attaques) opèrent de plus en plus loin. Cantonné initialement au golfe d’Aden et aux approches de la côte Est somalienne, la piraterie s’est propagée à une grande partie de l’océan Indien. Ainsi, des attaques ont été constatées à plus de 1200 milles des côtes somaliennes, jusque dans le détroit du Mozambique et à l’ouest de l’Inde, sans oublier des incursions récentes dans le golfe d’Oman. Face à cela, les marines ne peuvent contrôler chaque kilomètre carré d’une zone énorme, dont la surface est cinq fois plus importante que la Méditerranée. La chasse aux bateaux-mères (qui peuvent être de grosses embarcations ou des boutres, mais aussi des navires détournés, comme des remorqueurs, des bateaux de pêche ou des navires de commerce) a donc été lancée. Mais elle est complexe et délicate. Il faut un important travail de renseignement pour identifier et localiser les suspects au milieu d’un important trafic maritime, alors que dans le cas des navires détournés, les équipages sont souvent retenus en otage.

 

 

Destruction d'un bateau-mère pirate (© EU-NAVFOR)

 

Les capacités d’action de l’EU-NAVFOR se sont également renforcée l’an dernier lorsque le Conseil européen, au moment de prolonger l’opération Atalante jusqu’au 12 décembre 2014, a décidé le 23 mars 2012 d’y ajouter un volet d’action à objectifs terrestres. Suivant un accord conclu le même mois entre l’Union européenne et le gouvernement fédéral de transition (GFT) somalien, les militaires européens peuvent désormais lancer des actions depuis la mer vers le  territoire somalien afin de détruire les moyens matériels des pirates. Le premier raid de ce genre a été mené à bien en mai 2012 par un hélicoptère de l’EU-NAFOR. Au cours d’une opération nocturne, l'appareil, parti d’une frégate postée au large, a visé des esquifs pirates ainsi que des bateaux-mères dans la région de Galmudug, sur la côte orientale de la Somalie.

 

Une approche globale avec pour finalité de reconstruire la Somalie

 

Pour l’amiral Dupont, le succès des actions de lutte contre la piraterie est indéniable, mais la bataille n’est pas encore gagnée. « Nous ne devons pas être victime de notre succès, qui peut être réversible si nous baissons la garde. L’effet est à maintenir et il ne faut pas perdre de vue que des missions comme Atalante ne s’attaquent qu’aux symptômes. Pour résoudre le problème, il faudra traiter les causes de la piraterie, qui se trouvent à terre ». Ces causes se résument, bien évidemment, à la situation politique en Somalie, un pays dévasté depuis la guerre civile de 1991. Si un Etat central a été restauré dans la capitale, Mogadiscio, il reste fragile car  le pays est encore largement divisé et fait face aux velléités autonomistes de plusieurs régions, tenues par des chefs de guerre. Malgré l’aide internationale, la situation humanitaire demeure catastrophique, avec plus d’un million d’habitants déplacés sur le territoire et un autre million ayant fui dans les pays voisins, soit plus de deux millions de réfugiés pour une population totale de 10 millions d’habitants. Une crise humanitaire majeure qui a donné naissance à différents trafics et à la piraterie. « On ne pourra s’en sortir qu’avec la reconstruction de la Somalie, qui fait d’ailleurs partie d’une approche globale menée par la communauté internationale et plus particulièrement l’Union européenne ».

 

(© MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES)

 

D’importants moyens sont d’ailleurs investis dans la restauration d’un Etat de droit en Somalie. Alors que les convois humanitaires du PAM permettent de nourrir une partie importante de la population, les troupes africaines de l’AMISOM, créée en 2007, sont chargées de soutenir le gouvernement fédéral de transition (GTF) en œuvrant à la mise en œuvre d’une stratégie de sécurité permettant notamment de veiller à la bonne distribution de l’aide humanitaire. L’AMISOM est également en charge d’un important volet de formation des policiers somaliens. L’Europe, de son côté, a lancé en avril 2010 une mission de formation (EUTM) des forces de sécurité somaliennes, afin de créer le noyau d’une nouvelle armée nationale et, ainsi, appuyer le GTF. En juillet 2012, le Conseil européen a, de plus, approuvé le lancement d’une mission civile destinée à soutenir la mise en place de capacités maritimes régionales dans les Etats de la Corne d’Afrique et, pour la Somalie, assurer la formation d’une force de police côtière. EUCAP Nestor vise, ainsi, à faire en sorte que les pays puissent eux mêmes sécuriser leurs eaux territoriales et, ainsi, aider à lutter contre la piraterie. Les forces navales engagées au sein de l’EU-NAVFOR contribuent aussi à ces efforts, par des actions de formation auprès des marines et garde-côtes des pays riverains.

 

Actions de coopération et de formation dans les pays riverains (© EMA)

 

Actions de coopération et de formation dans les pays riverains (© EMA)

 

Développer les ports somaliens et créer des débouchés économiques

 

Dans le même temps, la communauté internationale souhaite soutenir, grâce à l’amélioration des conditions de sécurité, le redressement économique de la Somalie. En cela, la restauration du commerce maritime et de l’activité portuaire est fondamentale. C’est pourquoi l’objectif est de s’appuyer sur les grands ports somaliens (Berbera et Boosaaso dans le golfe d’Aden, Mogadiscio et Kismaayo en océan Indien) pour relancer depuis la mer une activité économique qui, progressivement, irriguera l’intérieur des terres, produira de la richesse, engendrera  la création d’entreprises et donc d’emplois, avec pour finalité de  permettre aux populations de retrouver un cadre de vie normal dans un climat apaisé. « Il faut s’appuyer sur les quatre grands ports somaliens pour relancer l’économie. Il y aura d’ailleurs, dans ce cadre,  probablement de belles opportunités de développement pour les entreprises européennes », souligne l’amiral Dupont.

 

Dans le même esprit, la force navale européenne ne se contente plus de chasser les pirates et d’escorter les convois humanitaires. Elle soutient également la surveillance des zones de pêche somaliennes, qui ont trop longtemps été impunément écumées faute de moyens étatiques pour assurer la souveraineté des eaux territoriales. Un pillage qui fut, d’ailleurs, l’une des racines de la résurgence de la piraterie, les pêcheurs somaliens s’en prenant à l’origine aux bateaux étrangers puisant dans leurs ressources halieutiques. En contribuant à la surveillance des eaux somaliennes et en déployant des missions d’assistance à terre, les Européens entendent, ainsi, montrer qu’ils sont aussi là pour aider la Somalie et ses habitants, à se reconstruire pour recouvrer leur autonomie.

Une action fondamentale dont la réussite, notamment conditionnée par l’adhésion de la population, est indispensable pour espérer, au fil des années, mettre un terme à la piraterie dans cette zone.

 

(© EU-NAVFOR)

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 17:55

DGSE logo

 

03/02/2013 Le Figaro.fr

 

Selon Le Journal du dimanche, le Directeur général de la DGSE, Erard Corbin de Mangoux, serait sur la selette suite à l'échec du sauvetage en Somalie de l'otage Denis Allex. "Un échec complet", indique un ancien de la DGSE dans le JDD.

 

Le préfet Erard Corbin de Mangoux avait été nommé en octobre 2008 par Nicolas Sarkozy. Selon le JDD, "de discrètes consultations sont en cours" pour son remplacement qui serait effectif "d'ici à l'été."

 

Il y a deux semaines, un commando du service action de la DGSE a tenté, en vain, de libérer un de leurs agents présumé, Denis Allex, retenu par les chebab somaliens depuis plus de trois ans. L'opération s'est soldée par la mort d'au moins deux soldats français ainsi que celle de l'otage. Selon nos informations, six autres membres du commando auraient été blessés, et auraient été soignés ces derniers jours à Djibouti.

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