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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 11:50
GEOINT in the SatCen

GEOINT in the SatCen

 

Juillet 04, 2014 electronique-eci.com

 

Implanté à Torrejón de Ardoz, près de Madrid en Espagne, le Centre satellitaire de l'Union européenne, couramment appelé SatCen, est une agence du Conseil de l'Union européenne qui collecte des informations à partir d'images satellitaires. Confronté à une croissance annuelle des données géospatiales de plus de 30 %, le SatCen a choisi les systèmes de stockage Quantum StorNext 5 pour gérer ses données stratégiques et les archiver sur le long terme.

 

Spécialiste des missions d'aide humanitaire et de maintien de la paix comme le rétablissement après une catastrophe naturelle ou les opérations d'évacuation, le SatCen est réputé pour son expertise en matière de renseignement géospatial, discipline qui comprend l'exploitation et l'analyse des images et des informations géospatiales pour décrire, évaluer et représenter visuellement les caractéristiques physiques de la Terre et les activités qui y sont géoréférencées. Chaque jour, le SatCen acquiert les images satellitaires haute résolution de divers fournisseurs (Spot Image, Ikonos, Skymed). Celles-ci, dont la taille unitaire varie de 350 Mo à plusieurs gigaoctets, sont ensuite traitées par les experts de l'agence à l'aide des principales applications SIG du marché comme ArcGis, Erdas ou PCI, avant d'être livrées aux clients qui les exploiteront et les analyseront à leur tour.

 

" Nous commandons en moyenne chaque jour quatre nouvelles images satellitaires qui proviennent de sources différentes et sont ensuite analysées et traitées par notre équipe. Avec des images dont la résolution est toujours plus élevée et l'introduction des formats vidéo, il était crucial pour le SatCen de déployer une solution puissante et évolutive pour gérer et archiver les données géospatiales qu’il acquiert et traite quotidiennement. Nous avons donc fait appel à StorNext 5 et à ses fonctionnalités de stockage multiniveau de premier ordre pour protéger le contenu stratégique sur le long terme et pouvoir le réutiliser à l’avenir ", précise Romuald Sureau, administrateur de la sauvegarde et de l’archivage du SatCen.

 

SatCen a travaillé avec Prosol, un revendeur espagnol Gold agréé de Quantum, pour concevoir une architecture robuste et évolutive composée du tout nouveau système StorNext 5, d’une appliance de métadonnées M441 et d’une appliance de stockage série Q StorNext QX1200 dotée d’une capacité utile de 100 To. Grâce à StorNext Storage Manager, les images satellitaires traitées sont stockées automatiquement en deux exemplaires sur une librairie Quantum AEL500 avec des lecteurs LTO-6, dont l’un est conservé dans la librairie sur le long terme en vue d’une réutilisation future, et l’autre sécurisé hors site pour une reprise après incident.

 

À propos du SatCen

Le Centre satellitaire de l’Union européenne soutient la prise de décision de l’Union européenne en fournissant des produits et des services de renseignement géospatial dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité commune et, en particulier, de la politique de sécurité et de défense commune, principalement en analysant les données des satellites d’observation de la Terre.

 

Travaillant sous la supervision du Comité politique et de sécurité et la direction opérationnelle de la Haute représentante de l’Union, le SatCen est une agence décentralisée de l’UE qui répond aux demandes de divers utilisateurs comme le Service européen pour l’action extérieure (SEAE), les États Membres, la Commission européenne, les États tiers(1) et des organisations internationales comme les Nations Unies ou l’OTAN.

 

Le Centre alerte rapidement les décideurs sur les crises potentielles afin que des mesures diplomatiques, économiques et humanitaires puissent être prises en temps opportun, y compris la planification générique d’une intervention.

 

(1) Les États tiers sont les États européens membres de l’OTAN ne faisant pas partie de l’UE et les États candidats à l’adhésion à l’UE.

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 11:50
Thales Alenia Space opens new plant in Leuven, Belgium
 

Charleroi, June 26, 2014Thales Alenia Space

 

Thales Alenia Space Belgium announced today the opening of its second plant in Belgium, at Leuven, following the original announcement of its plans last October. This strategic new facility reflects Thales Alenia Space's growing role in Belgium, a country that is fully committed to government-funded space R&D programs at the national and European levels.

The new plant will initially have a team of about 20 engineers, tasked with developing new avionics products and technologies for satellites and launch vehicles. The facility works closely with the company's microelectronics center of expertise in Leuven, as well as with Thales Alenia Space's Charleroi plant in Belgium.

According to Roger Dernoncourt, CEO of Thales Alenia Space Belgium, "By opening this new facility in Leuven, we will boost our position within the Belgian space industry. In particular, this facility includes equipment design services for new European launchers. Our goal is to develop innovative solutions that will place us in a strong position to be chosen as a supplier of avionics and electronics on Ariane 6."

Jean Loïc Galle, President and CEO of Thales Alenia Space, added: "The opening of this new facility in Belgium is a natural fit with Thales Alenia Space's strategic plan, based on expanding our presence in countries that are investing heavily in space. The creation of both this new facility in Leuven and our German subsidiary near Stuttgart, plus the recent opening of Thales Alenia Space UK, are all an integral part of our approach, which aims to ensure the ongoing growth of our company in the coming years."

 

About Thales Alenia Space:

Thales Alenia Space, a joint venture between Thales (67%) and Finmeccanica (33%), is a key European player in space telecommunications, navigation, Earth observation, exploration and orbital infrastructures. Thales Alenia Space and Telespazio form the two parent companies’ “Space Alliance”, which offers a complete range of services and solutions. Because of its unrivaled expertise in dual (civil/military) missions, constellations, flexible payloads, altimetry, meteorology and high-resolution optical and radar instruments, Thales Alenia Space is the natural partner to countries that want to expand their space program. The company posted consolidated revenues in excess of 2 billion euros in 2013, and has 7,500 employees in six countries. www.thalesaleniaspace.com

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 11:50
Ariane 5 - photo CNES

Ariane 5 - photo CNES

 

25 juin 2014 par Pierre Sparaco  - Aerobuzz.fr

 

Face à la montée en puissance de l’américain Space X, Airbus Group et Safran ont décidé de regrouper leurs forces dans le domaine des lanceurs spatiaux. La co-entreprise française se retrouve face à un entrepreneur d’un autre genre, Elon Musk, qui a fait fortune en créant Paypal. La NASA lui a "acheté" une douzaine de tirs à destination de la station spatiale internationale.

 

L’Airbus Group et Safran ont choisi de brûler les étapes et, sans attendre d’éventuelles propositions de leurs autorités de tutelle spatiales, ont amorcé un ambitieux programme de regroupements (« consolidation » en franglais). Les deux industriels vont créer une co-entreprise (« joint venture ») unifiant leurs activités en matière de lanceurs. C’est un événement majeur dans l’évolution de la filière Ariane dont les perspectives sont beaucoup plus sombres que ne veut bien l’affirmer le discours officiel.

 

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 18:20
USAF Awards LM Contract For Next 2 SBIRS Missile Defense Early Warning Satellites

 

Jun 25, 2014 ASDNews Source : Lockheed Martin

 

The U.S. Air Force awarded Lockheed Martin [NYSE: LMT] a $1.86 billion fixed-price contract to complete the production of the fifth and sixth Geosynchronous Earth Orbit (GEO) satellites, known as GEO-5 and GEO-6, for the Space Based Infrared System (SBIRS). SBIRS provides our nation continuous early warning of ballistic missile launches and other tactical intelligence.

 

The Air Force awarded initial funding for the two satellites in a 2012 contract to complete non-recurring engineering activities and to procure select long lead parts. In 2013, the service awarded the advance procurement contract to secure additional long lead parts.

 

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 11:55
Deux pôles unis pour développer la photonique dans l'aéronautique et le spatial

 

18/06/2014 Alexandre Léoty – La Tribune.fr

 

Le pôle de compétitivité Aerospace Valley a signé à Toulouse, un partenariat avec le pôle aquitain la Route des Lasers. Objectif : développer les applications des technologies photoniques dans le secteur aéronautique et spatial.

 

"Pharos", pour "Photonique, aéronautique, spatial". C'est le nom du tout nouveau domaine d'activités stratégiques (DAS) créé au sein du pôle de compétitivité aquitain la Route des Lasers et coanimé par Aerospace Valley, qui couvre l'Aquitaine et Midi-Pyrénées. Une coopération actée le 18 juin avec la signature d'un accord de partenariat inter-pôles. Objectif : amplifier l'utilisation de la photonique - qui regroupe l'ensemble des technologies liées à la lumière - dans le secteur aéronautique et spatial.

 

Un partenariat gagnant-gagnant

 

"Nous créons des passerelles entre cette spécialité de pointe, liée à l'optique et aux lasers, et notre propre stratégie de développement, se réjouit Agnès Paillard, présidente du pôle Aerospace Valley, qui intervient à la fois en Midi-Pyrénées et en Aquitaine. Nous nous adossons ainsi à une communauté très dynamique et agile, constituée de structures de recherche et de start-up." Un partenariat qui pourrait permettre aux donneurs d'ordres de bénéficier de technologies directement intégrables, mais aussi de participer au développement d'autres solutions, par le biais de programmes collaboratifs.

 

Le bénéfice est également direct pour les membres de la Route des Lasers. "Nous avons mis au point un certain nombre de procédés et nous sommes à l'origine de la création de plusieurs start-up, des pépites qui sont aujourd'hui à la recherche de marchés applicatifs, explique Jean-Pierre Giannini, président du pôle de compétitivité. Nous rapprocher des donneurs d'ordres nous permettra de mieux comprendre leurs besoins et d'orienter notre recherche en conséquence."

 

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 05:55
Premier vol adaptatif d’un satellite avec la mission Picard

Pour un fonctionnement nominal des trois appareils de mesure constituant sa charge utile, le micro-satellite Picard doit pointer avec précision sur le soleil. Sur cette vue simplifiée, l’angle θ représente l’écart angulaire avec le pointage désiré. L’opérateur K(θ) représente la loi de commande assurant la régulation (le maintien du pointage). Montage réalisé à partir d'une image © Cnes. Détails sur la mission Picard

 

16.06.2014 - Espace - ONERA.fr

 

Janvier 2014, une nouvelle loi de commande, dite adaptative, est téléchargée à bord du satellite scientifique du Cnes "Picard" dédié à l’étude du soleil. Ce satellite, en mission au-delà de son espérance de vie nominale, s'est prêté à la démonstration de ces algorithmes innovants. Enjeux : améliorer les performances et surtout raccourcir les temps de conception.

 

Le satellite Picard doit pointer vers le soleil quelle que soit sa position en orbite ; il doit donc adapter en permanence sa position angulaire malgré des perturbations nombreuses et des signaux de mesure parfois défectueux.

L'innovation concerne la nature du dispositif de ce contrôle d'attitude : les règles de régulation sont adaptées dynamiquement, en fonction de l’écart à la position de pointage (les automaticiens disent que les gains sont adaptés en ligne en fonction de l'erreur mesurée).

En limitant la taille des gains aux « grands angles » (erreur importante)  cette stratégie permet d’économiser les actionneurs* (et l’énergie du satellite), sans recourir aux approches plus classiques fondées sur la commutation de modes (passage avec à-coup du pointage « grossier » au pointage « fin »).

On obtient ainsi une loi de contrôle d’attitude continue pour laquelle une preuve de stabilité (donc de bon fonctionnement) peut être obtenue a priori. En outre, les lois de commande adaptative** ainsi conçues vont aussi pouvoir s’adapter efficacement aux variations de charges utiles. On améliore les performances et surtout, on raccourcit  le temps de conception, pour un cycle de développement plus rapide. 

Ce succès rencontré aujourd’hui dans le domaine spatial a été rendu possible grâce aux travaux de thèse  d’Alexandru-Razvan Luzi, co-encadrés à Toulouse par Jean-Marc Biannic (ONERA/DCSD) et Dimitri Peaucelle (LAAS-CNRS) avec l'aide précieuse de deux ingénieurs experts du CNES-CST: Christelle Pittet et Jean Mignot.

En trois ans d'étude à peine, cette nouvelle architecture de commande est passée de l'idée théorique à la réalisation pratique sur un engin complexe et exigeant.

 

Contact Onera : Jean-Marc Biannic

 

Notes 

* Commande adaptative : Dans le monde aéronautique, la commande adaptive a connu un succès éphémère dans les années 1970 pour céder rapidement la place, suite à des expérimentations malheureuses, aux techniques de commande robuste que nous connaissons encore aujourd’hui et pour lesquelles l’expertise de l’Onera est largement reconnue. On peut cependant s’attendre dans un futur assez proche  à un mariage réussi entre les techniques adaptatives d’une part et les techniques de commande robustes d’autre part. Un tel mariage aurait pour ambition de rendre « certifiables » les lois de commande adaptatives. Nul doute aussi que l’automatisation croissante des drones, secteur dans lequel l’Onera joue un rôle clé, permettra d’accélérer ce processus à moindre risque et à moindre coût. 

** Actionneur de satellite : dispositif capable de créer un couple pour corriger l’attitude ou l’orientation du satellite en fonction des besoins.
En fonction des besoins, quatre types d’actionneurs peuvent être utilisés sur un satellite : les jets de gaz, les roues à inertie, les actionneurs gyroscopiques et les magnéto-coupleurs.  Sur le satellite Picard, on utilise trois roues à inerties pour effectuer les corrections principales sur un horizon court-terme. Cependant, dès leurs vitesses maximales atteintes, ces roues ne produisent plus de couple (saturation en vitesse). Il est donc essentiel, lors de la conception des lois de contrôle, de gérer la capacité d’actionnement des roues. Notons, sur un horizon plus long terme, une désaturation des roues peut être réalisée via un dispositif d’actionnement complémentaire par couplage magnétique. 

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 12:55
Reprise des traditions de l’escadron de bombardement 1/92 «Bourgogne» par le CMOS


18/06/2014 Armée de l'Air

 

La reprise des traditions de l’escadron de bombardement 1/92 «Bourgogne» par le centre militaire d’observation par satellites (CMOS) s’est déroulée jeudi 5 juin 2014 à 10h30 sur la place d’armes de la base aérienne 110 de Creil.

 

La remise du fanion du CMOS 1/92 «Bourgogne» et des fanions des escadrilles BR7 et BR35 était présidée par le général Thierry Caspar-Fille-Lambie, commandant la défense aérienne et les opérations aériennes (COMDAOA), en présence des représentants d’industriels, élus et militaires.
À l’issue de cette cérémonie, les participants ont été conviés à l’allocution du COMDAOA et à une exposition portant sur les traditions du «Bourgogne» rassemblant des illustrations historiques, des reproductions d’œuvres de peintres de l’air et des maquettes de satellites et de fusées.

 
De la BR7 au CMOS La BR7 est une unité navigante de la Première Guerre mondiale, dont sont issues les traditions du CMOS. Dès 1914, les Bréguet de l’escadrille n°7 participent à l’observation et à la transmission des premières photographies aériennes des fronts allemands par le lieutenant René Roeckel : la mission de reconnaissance aérienne photographique est née. En 1925, le lieutenant Vandelle décide de créer l’insigne du «Pierrot» que le personnel du CMOS arbore encore aujourd’hui.
Situé sur la base aérienne de Creil, le centre militaire d’observation par satellite (CMOS) prend en charge l’ensemble de l’imagerie spatiale, de l’expression du besoin jusqu’à la réception de l’image. Le CMOS élabore les plans de travail du système Hélios, réceptionne et diffuse les images prises par les satellites. Il hérite des traditions de l’escadron de bombardement 1/92 «Bourgogne» et du «Pierrot».
 

Pour en savoir plus, consultez le site ici

Reprise des traditions de l’escadron de bombardement 1/92 «Bourgogne» par le CMOS
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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 15:55
Airbus et Safran lancent une OPA sur les activités spatiales de l'Etat

 

17/06/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Airbus Group et Safran vont créer une entreprise commune dans le domaine des lanceurs

 

C'était dans l'air depuis un bon petit moment, notamment dans les esprits des deux industriels Airbus Group et Safran, partenaires de longue date dans tous les programmes de lanceurs européens et de missiles balistiques. Derrière la coentreprise (joint-venture) entre Safran et Airbus Group dans le domaine des lanceurs spatiaux, se cache en fait le vrai objectif de cette opération : mettre enfin la main sur l'autorité de design des lanceurs aujourd'hui, un bijou de technologies logé au Centre national d'études spatiales (CNES) ainsi que sur Arianespace (détenu à 34,6 % par le CNES), responsable des approvisionnements et de l'assemblage final des lanceurs en Guyane et de l'ensemble des opérations de lancements. Ce qui était une incongruité depuis trop longtemps aux yeux des deux industriels dans l'organisation de la filière spatiale.

 

Arianespace et le CNES vendus ?

Le seul à jouer cartes sur table, c'est le PDG de Safran, Jean-Paul Herteman. "Dans notre idée, la nouvelle entité a vocation aussi à intégrer l'opérateur de lancement Arianespace et les compétences de la direction des lanceurs du CNES", a-t-il déclaré en présence du PDG d'Arianespace Stéphane Israël et du directeur du CNES Jean-Yves Le Gall, en sortant d'une réunion à l'Élisée. C'est ce que disait déjà dans une interview accordé à La Tribune, Stéphane Israël : "L'industrie souhaite récupérer l'autorité de design, les institutions étant davantage dans un rôle d'autorité de certification".

Pourquoi ? Pour récupérer notamment les budgets de développement de l'État français sans qu'ils ne passent entre les mains du CNES, accusé d'avoir "trop de gras" par les industriels et qui sera bientôt réduit au rôle d'une direction générale de l'armement (DGA). Cette opération en deux temps a la bénédiction du président de la République, qui a reçu les impétrants tôt lundi matin et a salué "l'ambition commune affichée par les groupes Airbus et Safran dans le domaine du spatial", une "étape majeure vers la consolidation de la filière spatiale européenne, génératrice d'emploi, porteuse d'avenir, et élément de souveraineté".

C'est ce confirme la secrétaire d'Etat chargée du dossier spatial, Geneviève Fioraso. "Les industriels seront responsables de toute la chaîne de valeur, de la conception jusqu'au lancement et la commercialisation, a-t-elle expliqué, l'Etat restant maître de la stratégie". C'est à eux de trouver la forme juridique adéquate, avec le CNES et Arianespace, a-t-elle précisé. "Le calendrier est serré, on a jusqu'à la fin de l'année pour arriver à ça". La seule question qui se pose : l'Etat va-t-il maintenant brader ses bijoux ?

 

SpaceX, un modèle subventionné par la NASA...

Pour forcer la main à l'Etat et ouvrir son coffre-fort, il fallait donc une action des deux industriels, qui ne pouvait que contraindre les pouvoirs publics à bouger, et un chiffon rouge. En regroupant leurs forces dans les lanceurs spatiaux, les deux industriels ont trouvé le moyen de faire bouger l'Etat, qui va très certainement abandonner son leadership dans la conception des lanceurs spatiaux. Le chiffon rouge, c'est bien sûr SpaceX, diabolisé pour le danger que l'américain représente mais surtout envié par les industriels pour son modèle intégré. Sauf que ce modèle ne tient que par les aides massives de la NASA au lanceur Falcon.

Mais les industriels ne veulent retenir que les succès de ce modèle bancal bâti dans l'un des pays les plus protectionnistes au monde, les Etats-Unis. Dans une interview accordée le 9 juin à l'AFP, Tom Enders, qui s'est beaucoup investi dans la réussite de cette opération entre Safran et Airbus Group, n'avait pas caché son admiration devant "la vitesse de décision et d'exécution, la capacité de prendre des risques" d'entrepreneurs comme le fondateur de SpaceX, Paypal et Tesla Motors, le milliardaire Elon Musk.

 

Des synergies ?

Airbus Group et Safran resserrent leurs liens pour proposer une nouvelle famille de lanceurs compétitifs, polyvalents et performants, afin de répondre aux besoins commerciaux et institutionnels du marché, expliquent Safran et Airbus Group. "Notre objectif principal reste l'amélioration de la compétitivité de notre activité lanceurs, a expliqué Tom Enders cité dans le communiqué commun d'Airbus Group et de Safran. Le programme Ariane est un immense succès depuis trente ans, mais pour qu'il demeure viable et compétitif, nous devons mettre en place une structure industrielle nettement plus efficace. C'est ce que les clients attendent de notre part. Notre accord avec Safran est le point de départ d'une aventure passionnante qui verra naître une filière européenne de lanceurs plus intégrée, plus performante et donc plus rentable". A suivre...

Dans un premier temps, Airbus Group, qui n'a pas hésité récemment à tailler dans ses effectifs dans les activités espace, et Safran devraient créer une joint-venture de programmes, regroupant leurs contrats de programmes civils et leurs principales participations dans le domaine des lanceurs commerciaux. A terme, des actifs industriels seraient apportés afin de créer une entreprise à part entière, leader mondial, et détenue conjointement. La création et le début des opérations de la joint-venture sont prévus avant la fin de l'année 2014.

Les deux groupes n'ont jusqu'ici guère évoqué les synergies. Mais elles devraient se jouer à la marge même si ce n'est neutre. Grâce à une entité intégrée, les deux partenaires géreront "plus efficacement les interfaces, ce qui fera gagner du temps et in fine de l'argent", explique un bon connaisseur des dossiers spatiaux. Et puis les deux partenaires devront définir la façon dont ils travaillent en commun, notamment l'organisation industrielle. Ils devront organiser enfin la gouvernance.

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 10:40
Eurosatory 2014 : Imagerie spatiale au travers d'Hélios

 

17.06.2014 ministère de la défense

 

L'imagerie spatiale d'aujourd'hui et de demain

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 07:50
Ariane 5 ME - crédits ESA

Ariane 5 ME - crédits ESA

 

 

16.06.2014 Safran

 

Les deux partenaires réorganisent leurs activités dans le domaine des lanceurs et conviennent de créer une joint-venture à 50-50. Cette nouvelle structure améliorera la compétitivité du secteur et offrira aux clients des solutions plus économiques. Le lancement des programmes Ariane 5 ME et Ariane 6 est au cœur de cette nouvelle coopération industrielle.  La création effective de la Joint-venture et le début de ses opérations sont prévus avant fin 2014.

 

Amsterdam/Paris, le 16 juin 2014 - Airbus Group (symbole boursier : AIR) et Safran (symbole boursier : SAF) resserrent leurs liens pour proposer une nouvelle famille de lanceurs compétitifs, polyvalents et performants, afin de répondre aux besoins commerciaux et institutionnels du marché.

 

Dans cette perspective Airbus Group et Safran ont convenu de créer une joint-venture qui sera détenue à parts égales (50-50), chaque partenaire intervenant dans ses cœurs de métier respectifs, en particulier en France et en Allemagne, en combinant leur expertise dans les systèmes de lanceurs pour Airbus Group et dans les systèmes de propulsion pour Safran.

 

Cette initiative bénéficie directement des activités préparatoires menées au cours de ces deux dernières années sous la direction de l’Agence spatiale européenne (ESA) et du Centre national d’études spatiales (CNES) français, conformément à la feuille de route fixée par la conférence ministérielle de l’ESA en novembre 2012. L’initiative industrielle actuelle propose :

 

    de poursuivre le développement et d’accélérer la mise en service du lanceur Ariane 5 ME évolution logique d’Ariane 5, incluant notamment l’étage supérieur amélioré équipé du moteur Vinci, et

    de poursuivre le développement du lanceur Ariane 6, sur la base d’une configuration définie en commun et capable de remplir un large spectre de missions, formulées par l’ESA, les agences spatiales nationales, Arianespace et les opérateurs de satellites.

 

Airbus Group et Safran travaillent déjà en étroite collaboration et en parfaite complémentarité dans le domaine des lanceurs, avec une série inégalée de lancements consécutifs réussis d’Ariane depuis plus de dix ans. Au travers de ce nouveau partenariat, matérialisé par la signature d’un protocole d’accord, les deux entreprises s’engagent à capitaliser sur le palmarès exceptionnel d’Arianespace et de la famille Ariane en améliorant plus encore son efficacité et sa compétitivité.

 

Les deux entreprises confirment ainsi leur détermination à continuer de jouer un rôle majeur dans les activités de lanceurs et à garantir à l’Europe un accès fiable et autonome à l’espace. Cette année, l’ESA et ses Etats membres devraient prendre des décisions déterminantes pour les lanceurs actuels et de nouvelle génération.

 

« Notre objectif principal reste l’amélioration de la compétitivité de notre activité lanceurs. Le programme Ariane est un immense succès depuis trente ans, mais pour qu’il demeure viable et compétitif, nous devons mettre en place une structure industrielle nettement plus efficace. C’est ce que les clients attendent de notre part. Notre accord avec Safran est le point de départ d’une aventure passionnante qui verra naître une filière européenne de lanceurs plus intégrée, plus performante et donc plus rentable », a déclaré Tom Enders, Président exécutif (CEO) d’Airbus Group.

 

« Du fait de la multiplication des acteurs sur le marché mondial et de l’évolution rapide des défis technologiques, l’industrie européenne se doit de fournir des solutions compétitives pour tous les segments de l’activité spatiale, dont les lanceurs demeurent la clé de voûte. Aujourd’hui, nous sommes face à des choix qui nécessitent plus d’agilité, des produits plus économiques et des structures plus intégrées. Cette nouvelle entité commune deviendra un fleuron mondial dans le domaine des lanceurs, avec pour objectif de profiter de la croissance et de mieux servir les clients institutionnels et commerciaux », a déclaré pour sa part Jean-Paul Herteman, Président-Directeur général de Safran.

 

Dans un premier temps, Airbus Group et Safran devraient créer une joint-venture de programmes, regroupant leurs contrats de programmes civils et leurs principales participations dans le domaine des lanceurs commerciaux. A terme, des actifs industriels seraient apportés afin de créer une entreprise à part entière, leader mondial, et détenue conjointement.

 

Airbus Group et Safran soumettront la création de la Joint-venture à toutes les procédures de consultation et d’approbation requises.

 

La création et le début des opérations de la Joint-venture sont prévus avant la fin de l’année 2014.

****

 

Airbus Group est un leader mondial de l’aéronautique, de l’espace, de la défense et des services associés. En 2013, le Groupe - qui comprend Airbus, Airbus Defence and Space et Airbus Helicopters - a enregistré un chiffre d’affaires de 57,6 milliards d’euros (retraité) avec un effectif d’environ 139 000 personnes (retraité).

 

Safran est un groupe international de haute technologie, équipementier de premier rang dans les domaines de l’Aéronautique et de l’Espace (propulsion, équipements), de la Défense et de la Sécurité. Implanté sur tous les continents, le Groupe emploie 66 300 personnes pour un chiffre d’affaires de 14,7 milliards d’euros en 2013*. Composé de nombreuses sociétés, Safran occupe, seul ou en partenariat, des positions de premier plan mondial ou européen sur ses marchés. Pour répondre à l’évolution des marchés, le Groupe s’engage dans des programmes de recherche et développement qui ont représenté en 2013 des dépenses de 1,8 milliard d’euros. Safran est une société cotée sur NYSE Euronext Paris et fait partie de l’indice CAC 40.

 

* Le chiffre d’affaires 2013 retraité des impacts IFRS11 s’établit à 14,4 milliards d’euros

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 07:20
Ultra-Secure AEHF Satellites Connect United Kingdom Users for First Time

U.S., Canada, The Netherlands, U.K. Begin Coalition Testing

 

SUNNYVALE, Calif., June 10, 2014 – Lockheed Martin

 

All partner nations are now using the Advanced Extremely High Frequency (AEHF) protected communications satellite system after the United Kingdom connected earlier this year. Four nations will use the Lockheed Martin-produced [NYSE: LMT] satellites for their most important transmissions, from commanders-in-chief to troops in the field.

 

The U.K. connection follows Canada’s first successful call in May, 2013, and The Netherlands’ initial connection came two months later. Over the past year AEHF facilitated many connections between international users, and U.S.-led tests in April included all four partners.

 

“AEHF is a keystone in global security. It is the only system that can provide highly-protected communications, circumventing our adversaries’ jammers in most wartime operations,” said Mark Calassa, vice president of Protected Communication Systems at Lockheed Martin. “We are committed to driving this capability forward. All four partners are connected, and we are marching steadily toward Multi-Service Operational Test and Evaluation.”

 

U.K. armed forces started to connect over the course of several weeks beginning Feb. 25. They used two terminal variants to communicate with AEHF-2: One made for connections on land and another designed for users at sea. Service members contacted the satellite at Colerne Airfield, Wiltshire, with the shore variant of the Navy Multiband Terminal (NMT). In separate tests, U.K. users connected via the NMT ship variant from Telemetry & Command Station Oakhanger, Hampshire.

 

“AEHF not only delivers higher-bandwidth communications for the U.K., it makes communications with allies faster and easier,” Calassa said. “AEHF is showing it can handle the demands of protected coalition communications at high speeds, connecting nations with their own users and allied users across the globe.”

 

The four-nation AEHF program is led by the U.S. Air Force Space and Missile Systems Center at Los Angeles Air Force Base, California. Lockheed Martin is under contract to deliver the Mission Control Segment and six AEHF satellites, which are assembled at the company’s Sunnyvale, California, facility.

 

Headquartered in Bethesda, Maryland, Lockheed Martin is a global security and aerospace company that employs approximately 113,000 people worldwide and is principally engaged in the research, design, development, manufacture, integration and sustainment of advanced technology systems, products and services. The Corporation’s net sales for 2013 were $45.4 billion.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 11:20
1,5 milliard $ pour identifier les débris de l'espace



canoe.ca

 

ARLINGTON, Virginie - La Défense américaine a attribué cette semaine à Lockheed Martin, première entreprise américaine de défense et de sécurité, un contrat de 914 millions $ US pour la conception d'un radar au sol qui identifiera et cataloguera avec une précision accrue plus de 200 000 débris en orbite autour de la Terre.

Dans le cadre du programme Space Fence («clôture de l'espace»), ce radar sera installé sur les îles Marshall, un archipel de l'océan Pacifique. La construction devrait débuter en 2015. Dans un communiqué, Lockheed Martin indique que la valeur totale du contrat est estimée à plus de 1,5 milliard $ sur une période d'exécution de huit ans.

Lockheed Martin «a 52 mois après l'attribution du contrat pour atteindre la capacité opérationnelle initiale», a précisé la Défense américaine. En 2018, autrement dit.

 

 

Suite de l'artice

 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 11:55
Un élève de l'École de l'air vole en apesanteur

 

 

22/05/2014 SLT Thomas Koch - Armée de l'air

 

Le 26 mars 2014, le sous-lieutenant Thomas Koch a réalisé un vol à bord de l’Airbus A300 ZÉRO-G basé sur l’aéroport de Bordeaux. Organisé par la société Novespace, ce vol de 2h30 a compris quinze paraboles, totalisant cinq minutes cumulées d’apesanteur.

 

Élève de l’École de l’air à Salon-de-Provence, le sous-lieutenant Koch a participé à un concours organisé par le centre national d’études spatiales (CNES). Il a monté un dossier avec l’aide de son professeur de mécanique spatiale. Son choix s’est porté sur le projet « FUSEX», réalisé dans le cadre du C’Space en août 2013. Suite à la présélection du projet et à sa présentation orale devant un jury composé notamment de l’astronaute Jean-François Clervoy, de représentants du CNES et de scientifiques, le sous-lieutenant Koch a été retenu. Il a pris place sur ce vol atypique avec d’autres étudiants issus par exemple, de l’École polytechnique, de Centrale ou encore de Supaéro.

 

Le jeune aviateur nous relate son aventure.

 

« Après trois mois d’impatience, le jour J arrive enfin. La journée commence avec l’accueil de tous les participants par l’équipe Air Zéro G. Puis la remise des combinaisons et chaussettes spécialement prévues pour ce type de vol. Après avoir été intégré au groupe anglophone nommé «Moon», et présenté à mes instructeurs du jour, nous poursuivons la matinée par un briefing de Jean-François Clervoy, qui nous expose le contexte de ces vols paraboliques, leur déroulement et les différentes consignes à respecter. S’ensuit la reconnaissance de l’avion avant d’embarquer aux alentours de 11h.

 

Après le décollage et les démonstrations de sécurité à bord, la zone d’évolution parabolique est enfin atteinte. Il est environ midi, c’est-à-dire l’heure pour tous les participants de rejoindre leurs zones d’évolution en apesanteur, accompagnés de leurs instructeurs. Les pilotes de l’appareil amorcent la première parabole. Celle-ci est martienne, à 0,38g, les deux suivantes sont, quant à elles, lunaires, à 0,16g. Elles me permettent de découvrir des sensations inédites : me sentant plus léger que jamais, je réalise les figures les plus acrobatiques avec une aisance incomparable. Nous effectuons ensuite douze paraboles en totale apesanteur.

 

Aucun mot n'est assez fort pour décrire cette sensation incroyable de pouvoir flotter sans aucune contrainte, de liberté absolue, couplée à une perte totale de nos repères terrestres. Nous nous lançons avec amusement dans quelques figures de groupe et autres lâchers de liquide, dans le but d’agrémenter encore un peu plus l'expérience.

 

Jean-François Clervoy a clôturé cette journée en nous remettant le diplôme officiel Air Zéro G Weightless Flyer et en partageant avec nous, lors d’une petite conférence, ses expériences en tant qu’astronaute, son entraînement, et bien d’autres anecdotes. »

 

Stationnée sur la base aérienne 701 de Salon-de-Provence, l’École de l’air occupe une place de tout premier rang dans le domaine de l’aérospatiale. C’est dans ses bâtiments que de nombreux astronautes français ont été formés.

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 16:21
"ITAR" : la réforme d’un système datant de la guerre froide – Partie III : quid des satellites ?

 

 

ITAR est un acronyme redouté par les industriels de la défense, c’est maintenant EAR qu’il faut lui adjoindre. Le système américain de contrôle des exportations vit une réforme majeure (partie I) dont un jalon important vient d’être franchi. Que doit en attendre l’industrie européenne : menaces ou opportunités (partie II) ? Et qu'en est-il précisément pour les satellites (partie III) ?

 

Cet article est le troisième d’une série consacrée à la réforme du système américain de contrôle des exportations de matériels de défense. Après avoir présenté la réforme et en avoir évalué les conséquences générales pour l’industrie européenne, nous nous penchons sur le cas particulier des satellites.

 

Le traitement spécial du domaine spatial

 

Depuis 1999 (Rapport Cox sur les préoccupations en matière de sécurité envers la Chine, puis loi Storm Thurmond), satellites commerciaux et composants avaient été placés sur l’USML, interdisant ainsi leur exportation hors des États-Unis. L’industrie spatiale américaine, emmenée par plusieurs syndicats professionnels (l’Aerospace Industries Association et la Satellite Industry Association en particulier) exerçait depuis un fort lobby : en effet, la difficulté, voire l’impossibilité de l’industrie non américaine, européenne en particulier, d’obtenir des composants américains pour des certains clients avait conduit celle-ci à développer des satellites dits ITAR-free, n’intégrant pas de composants américains.

Cette législation sur les satellites et la réaction industrielle européenne aurait, selon le lobby industriel américain, eu un impact dévastateur sur ce secteur, faisant chuter sa part de marché de 65 à 30 % et perdre 21 milliards de dollars de revenus en 10 ans et 9 000 emplois par an.

Sensible aux demandes de son industrie, le Congrès restait cependant inquiet sur les risques liés à la politique de contrôle des exportations des matériels spatiaux : celui-ci s’est vu rassuré suite à une évaluation conduite conjointement par les départements d’État et de la Défense qui conclût en avril 2012 [1] à effectivement proposer l’autorisation d’exportation des satellites de communication (sans composant classifié) ou de télédétection (en deçà d’un certain niveau de performance), et ce, en excluant strictement certains pays bien ciblés, la Chine, la Corée du Nord ainsi que tout pays sponsor d’activités à nature terroriste.

Le Congrès américain a finalement fait en décembre 2012 un grand pas en avant pour réformer le régime de contrôle des exportations des satellites quand il a autorisé dans la loi de finances du budget 2013 de la défense [2] le transfert des satellites commerciaux de l’USML vers la CCL, assortissant cette autorisation de demandes d’évaluation des exemptions relatives aux pays et des garanties qu’elles présentent d’une part, et du contrôle de l’utilisation finale (End-Use Monitoring) des satellites et articles associés exportés d’autre part.

Depuis, il aura fallu près de 18 mois pour que le gouvernement mène à bien son travail de ré-écriture de l’ITAR et de l’EAR pour prendre en compte cet assouplissement du système et les demandes du Congrès associées : c’est finalement le 13 mai 2014 que les textes amendant l’USML et la CCL pour le domaine spatial ont été publiés, pour une entrée en vigueur 180 jours plus tard.

Pratiquement, et comme pour le reste de l’USML, certains articles ont été transférés de l’USML vers la CCL : les satellites commerciaux et ceux de télédétection de performance inférieure à certains niveaux ont été retirés de l’USML et de la juridiction ITAR conduite par le Département d’État vers la nouvelle catégorie d’articles dite 500-Series [3] de la CCL. C’est désormais le Département du Commerce qui contrôlera les exportations de ces articles.

 

Le concept de l’ITAR-free reste pertinent

Cette libéralisation des exportations des satellites américains doit-elle être considérée comme une menace, en particulier pour l'industrie européenne qui s'était fait forte en développant une spécialité, le satellite ITAR-free, et qui se retrouvera bientôt à nouveau en concurrence directe avec l'industrie américaine ?

À bien y regarder, la réforme du contrôle des exportations des satellites n’est peut-être pas aussi salutaire pour l’industrie spatiale américaine qu’elle ne l’espérait et le concept de satellites ITAR-free sur lequel surfe l’industrie européenne garde toute sa pertinence pour le futur. On peut en effet pointer du doigt certains des biais de la réforme qui, en y réfléchissant, ne résolvent pas tout à fait les difficultés du système tel qu’il était jusqu’à aujourd’hui critiqué par l’industrie américaine spatiale.

Rappelons la règle importante de l’ITAR qui est celle du see-through : tout système incorporant un composant ITAR devient à son tour ITAR. Celle règle n’était avant la réforme propre qu’à l’ITAR ; pratiquement, la réforme étend cette règle qui devient maintenant également applicable à l’EAR.

En effet, les articles des sous-catégories 500 (domaine spatial) ou même 600 (autres domaines) de la CCL qui ont été transférés de l’USML, se verront appliquer un pourcentage pour la règle de minimis [4] de 0 % pour les exportations vers la Chine et une vingtaine d'autres pays sous embargo américain ; de fait, ce pourcentage de 0 % crée une règle totalement équivalente à celle du see-through au sein de l’EAR pour l’exportation de ces articles vers les pays en question. Notons par ailleurs que l’exemption Strategic Trade Authorization ne soulage pas cette règle de mininis de 0 %, car ces mêmes pays sont naturellement exclus de l’exemption.

Cette règle du see-through avait été la motivation principale du développement de satellites ITAR-free par l’industrie européenne ; maintenant qu’elle s’étend à l’EAR, on peut penser que l’industrie européenne poursuivra ses efforts pour que les satellites qu'elle développe et exporte soient également 500-series-free.

Ainsi, la réforme peut sembler être une menace pour l’industrie européenne ; elle reste plus sûrement une opportunité dans le domaine des satellites qu’elle devra poursuivre à entretenir.

 

Notes

[1] Rapport DoS-DoD dit "1248", Risk Assessment of US Space Export Control Policy.

[2] HR 4310 – National Defense Authorization Act for FY2013.

[3] Spécifiquement identifiée sous le numéro de classification ECCN 9x515.

[4] Règle fixant le pourcentage de sous-systèmes demandant une licence en dessous duquel l’exportation d'un système intégrant ces sous-systèmes est autorisée sans licence.

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 07:56
Constellation de satellite Elisa. crédits CNES PHOTON REGY Michel, 2012

Constellation de satellite Elisa. crédits CNES PHOTON REGY Michel, 2012

 

 13.05.2014 Général de brigade aérienne Patrice Sauvé, directeur du CESA

 

À l’occasion du séminaire d’expertise spatiale que le Centre d’études stratégiques aérospatiales (CESA) organise en étroite relation avec le Commandement interarmées de l’espace (CIE), j’ai souhaité qu’un numéro de Penser les ailes françaises soit dédié à l’espace. Cette publication a donc pour volonté de rassembler dans un document unique les principales réflexions du séminaire, afin de les partager au-delà de l’enceinte de l’École militaire.

 

Télécharger l’intégralité de ce dernier numéro de Penser les ailes françaises

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 12:35
Evolutions prochaines du marché des microsatellites japonais

Lancement effectué en février 2014 de deux nanosatellites (Cubesats 3U) à partir du rack spécialement installé dans le sas du module JEM/Kibo, manipulé à l'extérieur de la Station grâce au bras robotisé du module japonais
Crédits : JAXA/NASA

 

9/05/2014 BE Japon 689 

 

Deux annonces successives d'acteurs majeurs du spatial nippon laissent entrevoir d'importants changements dans le marché des microsatellites au Japon. Tout d'abord IHI Aerospace, par l'intermédiaire de sa filiale Meisei Denki (Meisei Electric Co.), a confirmé fin avril sa volonté d'entrer sur le marché des microsatellites d'observation de la Terre (voir BE Japon numéro 669). La JAXA vient également d'annoncer que les lancements en charge auxiliaire de microsatellites de 10 cm à 50 cm de côté, qu'elle effectuait jusqu'à présent gratuitement et exclusivement pour des acteurs académiques japonais ou via des partenariats spécifiques seraient dorénavant ouverts contre rémunération aux acteurs privés.

 

Le Japon est un pays très actif dans le domaine de l'ingénierie spatiale, particulièrement dans la conception de micro et nano satellites. Il possède en effet un nombre important de laboratoires universitaires spécialisés dans la recherche et le développement pour le spatial pour qui les microsatellites constituent à la fois un champ de recherche technologique (conception et exploitation des satellites) et scientifique (compréhension et utilisation des données recueillies). Ils y voient aussi un moyen efficace de former des étudiants aux disciplines du spatial. L'organisation de ces laboratoires via des réseaux nationaux tels que l'UNISEC permet, notamment via des colloques organisés régulièrement (voir BE Japon numéro 671), de donner une visibilité à la thématique et d'obtenir des fonds de recherche spécifiques.

 

Suite de l’article

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 11:25
Parallel Ariane 5 and Soyuz mission campaigns keep Arianespace on track

 

May 05, 2014 (ESA)

 

Kourou, French Guiana - The Spaceport is busy with launch campaign activity in support of Arianespace's record 2014 mission pace, with parallel preparations now underway for three heavy-lift Ariane 5 flights, as well as another with the medium-lift Soyuz; all to be conducted from French Guiana.

 

With the activity underway - and the four launches already performed since January, using its complete family of the heavyweight Ariane 5, medium-lift Soyuz and lightweight Vega - Arianespace is on track to perform 12 missions during the year from the Spaceport, setting a new operational record that would surpass its 10 flights in 2010.

 

Key steps this week for the upcoming flights included arrival of the second payload for Arianespace's next workhorse Ariane 5 launch: the Optus 10 satellite, which has since joined the MEASAT-3b co-passenger, delivered in mid-April, for checkout at the Spaceport.

 

These two spacecraft will be lofted May 28 on a mission designated Flight VA218 in Arianespace's numbering system, signifying the 218th launch of an Ariane-series vehicle. The mission's launcher, an Ariane 5 ECA version, is located inside the Spaceport's Final Assembly Building, where it stands ready for MEASAT-3b and Optus 10's upcoming integration.

 

Another major milestone achieved during this week's activity involved the vehicle for Flight VA219 - an Ariane 5 ES variant, tailored for missions to low-Earth orbit - which completed basic assembly at the Spaceport's Launcher Integration Building with installation of its vehicle equipment bay and EPS storable propellant upper stage.

 

Flight VA219 is to loft the fifth, and final, European Automated Transfer Vehicle (ATV) for servicing of the International Space Station. Ariane 5's EPS upper stage is designed to be reignited during flight, a capability required in the mission profile to deliver this ATV resupply craft - named Georges Lemaitre after the Belgian physicist and father of the Big Bang theory - for its space station rendezvous.

 

Once this Ariane 5 has been processed in the Spaceport's Launcher Integration Building, it will be delivered to Arianespace for installation of ATV Georges Lemaitre and the final operations leading to launch.

 

Rounding out the on-going Ariane 5 mission preparations was this week's delivery to French Guiana of launcher components for Arianespace's Flight VA220. Arriving aboard the MN Colibri sea-going vessel, these elements were unloaded at Paricabo port for transfer to the Spaceport - where they are to be assembled for flight.

 

The Spaceport activity isn't limited to Ariane 5, as preparations also are advancing for the next medium-lift Soyuz flight from French Guiana - designated VS08 - on Arianespace's second mission loft a cluster of four O3b Networks spacecraft.

 

This launch follows Arianespace's June 2013 orbiting of the initial four O3b satellites, which were produced by Thales Alenia Space and provided the first step in O3b Networks' creation of a space-based constellation for Internet services over Asia, Africa, South America, Australia and the Middle East.

 

Arianespace's four missions conducted so far this year have utilized its full launcher family: Ariane Flight VA217 in February, which orbited ABS-2 and Athena-Fidus; March's Flight VA216, using an Ariane 5 to deploy ASTRA 5B and Amazonas 4A; Soyuz Flight VS07, which orbited Sentinel-1A in April; and this week's Vega VV03 success with Kazakhstan's first Earth observation satellite, KazEOSat-1.

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 11:50
Russia's Soyuz VS01 rocket sits on its launching pad in the space base of Kourou, French Guiana.

Russia's Soyuz VS01 rocket sits on its launching pad in the space base of Kourou, French Guiana.

 

May 05, 2014 (Voice of Russia)

 

Moscow - US sanctions against the Russian space industry are actually targeted against another competitor of the Americans - European companies, a source in the Russian space and rocket sector told Interfax-AVN on Wednesday.

 

"Formally the US sanctions impede the export of dual- and military-purpose technology to Russia. However, it is evident that a ready satellite does not refer to this category because by taking a satellite, Russia gets a piece of hardware, not technology.

 

So firstly European satellite producers and European satellite communications operators - customers of Russian launch services - will be affected by the US actions," the source said.

 

"The situation becomes critical for the second category of European companies - SES, Inmarsat, Eutelsat groups - when they are told that they cannot launch their satellites with Russian launchers," the source said.

 

"Every satellite is adapted for a certain launcher. The satellite will have to be altered upon a change of the launcher and this will require a certain amount of time.

 

"Operators have filed applications for resources but they will have to file these applications all over again due to delays with launches. Plus, a number of components will have to be changed on the satellites awaiting launch because, otherwise, insurers will not agree with the timeline of the satellites stipulated by producers," the source said.

 

According to the assessment of the source, the delay of the launch of new satellites, for which Russian launchers were planned to be used, could amount to two or three years. According to the existing information, several commercial launches of the Russian rocket Proton were planned by the end of 2014.

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 11:50
Next Galileo satellites arrive at Europe's Spaceport

 

May 7, 2014 ASDNews Source : European Space Agency (ESA)

 

Europe’s two latest Galileo navigation satellites touched down today at Europe’s Spaceport in French Guiana, ready for their joint launch this summer.

 

Packed safely within protective and environmentally controlled containers, the satellites were carried across the Atlantic aboard a 747 cargo carrier.

 

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 12:55
Airbus Group revoit à la baisse ses suppressions d'emploi chez Astrium France

 

06 mai 2014 Par Julien Bonnet - Usinenouvelle.com

 

Le plan de suppressions d'emploi prévu par Airbus pour sa division espace devrait concerner 605 postes chez Airbus Defence & Space France (ex-Astrium France) contre 779 initialement prévu.

 

La direction d'Airbus group a révisé à la baisse son plan de suppressions d'emploi dans sa branche espace, qui ne devrait plus toucher que 605 postes chez Airbus Defence & Space France (ex-Astrium France) contre 779 initialement prévu, a appris l'AFP de sources syndicales lundi 5 mai à l'issue du comité central d'entreprise d'Astrium.

 

125 postes seront épargnés en raison de commandes de satellites meilleures que prévu en septembre 2013 lors de la préparation du plan de restructuration annoncé en décembre.

 

Une cinquantaine d'autres suppressions de postes ne seront par ailleurs pas nécessaires, l'effectif réel de la société à fin 2013 étant finalement inférieur de 49 unités à ce qui était comptabilisé par la direction jusqu'ici (environ 6340 CDI).

 

Les cinq syndicats d'Astrium (CFE-CGC, CFDT, FO, CGT, CFTC) réclamaient avec insistance que la direction "tienne compte des succès commerciaux" d'Astrium et leur patron, François Auque, s'y était engagé il y a un mois devant 1 500 salariés réunis à Toulouse.

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 11:20
X-37B - photo US Air Force

X-37B - photo US Air Force

 

18.04.2014 Johan CORNIOU-VERNET - Portail de l'IE
 

En matière de technologies de demain, les drones tiennent la part belle aux côtés de la robotique et de l’impression 3D. Mais si les drones dits terrestres, utilisés notamment dans l’armée pour la reconnaissance ou les bombardements, alimentent régulièrement les débats, on oublie trop souvent leurs cousins spatiaux.

 

Les informations qui filtrent sur ces « drones aérospatiaux », comme les nomment le Colonel Lefebvre dans son ouvrage Stratégie spatiale, restent limitées, alimentant fantasmes et interrogations.

Point de terminologie. Concrètement un drone spatial ressemble davantage à une navette spatiale miniature qu’aux drones conventionnels. Le point commun principal entre tous les drones réside dans leur automatisation et l’absence de pilote. Mélange de sciences fictions et de technologies innovantes, les drones spatiaux offrent de nombreuses perspectives où les enjeux militaires, scientifiques, économiques mais aussi juridiques sont énormes.

 

Les premières applications qui viennent à l’esprit sont militaires

Le rêve de pouvoir mener des actions ciblées de reconnaissance, d’espionnage de satellites, de bombardement ou de débarquement de troupes depuis l’espace est ancien. Si les Israéliens sont experts en matière de drones, ce sont les Etats-Unis, et ses puissantes sociétés Boeing et Lockheed Martin, qui les premiers, ont marqué une vraie avancée dans cette conquête spatiale.

Issu d’un long programme de recherche hérité de la Guerre froide, le X-37 américain, sous le commandent de l’US Air Force, présenté comme un avion spatial militaire, a ainsi réalisé entre 2010 et 2012, trois missions orbitales pour réaliser des « expériences » classées secret défense. L’armée américaine envisagerait désormais une nouvelle version de son X-37, plus gros, capable de transporter des petits commandos armés.  

Plus impressionnant encore, le projet SR-72, un avion spatial furtif supersonique totalement automatisé. Sa mission : pénétrer à grande vitesse des espaces aériens disputés sur des théâtres opérationnels pour procéder à des bombardements ciblés avec des missiles de nouvelle génération. Ce chasseur furtif orbital commandé par l’USAF pourrait être livré à l’horizon 2030.

Face à cette démonstration de force, la Russie et la Chine tentent de rattraper leur retard et développer à leur tour des technologies militaires orbitales. La Chine aurait ainsi procédé au lancement, ni daté ni confirmé, de son Dragon divin

 

Un statut juridique incertain

Méconnu, car longtemps considéré comme extravagant, le Traité sur l’Espace extra-atmosphérique et les Corps célestes de l’ONU, signé en 1967, pourrait reprendre tout son sens. Ce Traité définit les règles relatives aux activités d’exploration, d’utilisation mais aussi de militarisation de l’espace et des corps célestes comme la Lune. Aucune arme de destruction massive, notamment nucléaire, ne peut être déployée dans ces zones qualifiées de res nullius, c’est à dire biens de l’Humanité. A l’inverse, des armes conventionnelles peuvent être placées en orbite. Il est alors envisageable qu’avec les évolutions technologiques, des drones orbitaux soient équipés d’armes miniaturisées notamment lasers, soniques ou magnétiques. Ces cas ne sont pas pris en compte par le Traité.

Néanmoins, l’élection puis la réélection de Barack Obama marquent un tournant dans la politique d’ « arsenalisation » de l’espace prévue par son prédécesseur G.W Bush. En affirmant sa volonté d’Arms control, notamment nucléaire, dont il a fait une des priorités de ses mandats, le Président Obama pourrait être une force d’impulsion favorable à la mise à niveau des réglementations.

 

Des drones réutilisables, une aubaine économique

Ces bijoux de technologie ont un atour majeur : ils sont réutilisables. Alors que le développement et le lancement d’un satellite coûtent au minimum 200 millions d’euros, une étude réalisée par le Centre d’enseignement supérieur aérien français estime le coût de la conception et du lancement d’un drone spatial entre 20 et 30 millions. De telles économies attisent espoir et convoitise de la part des grands industriels aéronautiques. D’autant plus, qu’à l’inverse des satellites, ces drones pourront être ramenés sur Terre puis renvoyés en orbite.  

L’Union européenne n’est pas en reste dans cette compétition. Malgré un retard relatif, l’Agence spatiale européenne (ESA) a mis en place une initiative innovante participative qui permet, via une application IPhone, aux utilisateurs propriétaires du drone AR. Parrot de simuler une mise à quai de leur drone à la Station spatiale internationale. Les données recueillies serviront pour créer une intelligence artificielle capable de mettre à quai un vaisseau spatial.

La France elle aussi tente de se positionner sur ce marché ultra compétitif, via des pôles de compétitivité et des centres d’innovation à l’instar de Pulseo. Son cluster AETOS, mis en place dans la région Aquitaine-Midi Pyrénées, ambitionne de devenir leader européen à l’horizon 2020 sur le marché des drones. Thales Alenia Space a également présenté son projet de dirigeable autonome, Stratobus. A mi-chemin entre le drone et le satellite, il pourra effectuer en autonomie totale pendant cinq ans une large couverture télécommunication.  

 

Un modèle de développement durable

Dernière innovation et non des moindres, ces drones nouvelle génération sont plus respectueux de l’environnement et des ressources naturelles. Les drones spatiaux sont équipés de cellules solaires et photovoltaïques permettant une large autonomie de fonctionnement géostationnaire. Ces cellules sont plus économiques et durables que les hydrocarbures, et plus simples à miniaturiser qu’un moteur nucléaire. Issues des recherches de ces dix dernières années, qui se sont soldées notamment par le crash du projet Helios en 2003, ces nouvelles sources d’alimentation en énergie sont à la pointe de la technologie et de la fiabilité.  

Afin de mieux protéger l’environnement et trouver une solution durable au problème de la pollution orbitale, ces nouveaux drones spatiaux pourraient également servir de « nettoyeurs de l’espace ». Alors que le tourisme spatial et l’hôtellerie orbitale font partie des grands rêves de l’Homme pour le futur, des projets comme le Space Debris Collector ou le CleanSpace One prendraient une dimension à la fois économique et écologique majeure.

 

Pour aller plus loin :

-       Quelles perspectives de marché pour les déchets spatiaux ?

-       Drones civils ou la naissance d’une opportunité française

-       Impression 3D et marché de l’armement : un mariage à risques ?

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 12:20
Aérospatiale: pas de moteurs russes aux États-Unis

 

01-05-2014 canoe.ca/techno (AFP)

 

WASHINGTON - Un tribunal américain a interdit à une société conjointe formée par Lockheed Martin et Boeing d'acheter des moteurs russes utilisés sur un de leurs lanceurs car cela violerait les sanctions américaines contre des responsables russes.

 

Cette décision a été rendue tard mercredi à la suite d'une action entreprise lundi par la société SpaceX contre l'armée de l'Air américaine, pour avoir attribué en bloc des contrats de lancements de satellites de plusieurs milliards de dollars exclusivement à United Launch Alliance (ULA), sans aucune concurrence.

 

Ce processus «revient à empêcher des sociétés comme SpaceX d'être en lice pour l'octroi de lancements de satellites destinés à la sécurité nationale», avait fait valoir Elon Musk, le PDG de SpaceX.

 

SpaceX critiquait aussi ULA qui utilise un moteur russe dans l'un de ses deux lanceurs, Atlas 5, ce qui pourrait constituer une violation des sanctions de Washington contre Moscou pour son rôle dans la crise en Ukraine. Elon Musk estimait en effet que le contrat attribué à ULA pourrait bénéficier à Dmitri Rogozine, le premier ministre russe adjoint, qui est à la tête de l'industrie militaire du pays et figure sur la liste des personnalités visées par les sanctions américaines.

 

La décision de la juge Susan Braden interdit à ULA d'effectuer des paiements au motoriste russe à qui elle achète les moteurs de fusée, à moins que les départements d'État, du Trésor et du Commerce spécifient que ces paiements ne sont pas une violation directe ou indirecte des sanctions.

 

Le montant des achats potentiellement affectés reste incertain. Un responsable du Pentagone avait indiqué en mars que ULA avait suffisamment de moteurs pour deux ans. En outre, les commandes passées avant la date de cette décision ne sont pas touchées.

 

La juge ne dit mot sur l'essentiel de la plainte de SpaceX qui porte sur l'attribution de ce contrat sans processus concurrentiel.

 

Ce contrat, qui prévoit 36 lancements de satellites de défense nationale d'ici 2030, avait été octroyé à ULA en décembre 2013. Il est estimé au total à 70 milliards de dollars.

 

Elon Musk avait affirmé que SpaceX pourrait effectuer ces lancements à un coût nettement moindre qui ferait économiser des milliards de dollars aux contribuables américains.

 

«Nous avons certaines inquiétudes quant à la stratégie d'octroi de ces contrats, leurs coûts et l'avenir de ce programme», avait déclaré en mars le sénateur démocrate Dick Durbin, président de la sous-commission des attributions budgétaires du Sénat, précisant que le coût de six lancements de satellites par an en moyenne pour l'U.S. Air Force avait augmenté de 60% de 2011 à 2014.

 

D'autres membres du Congrès ont dernièrement apporté leur soutien à SpaceX dont l'influent sénateur républicain John McCain.

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 17:20
Space X veut effectuer des lancements spatiaux pour l'armée américaine

 

28 avril 2014 Par Lélia de Matharel - Usinenouvelle.com

 

La société aérospatiale privée Space X souhaite conquérir un nouveau pan du marché : les lancements spatiaux pour l'armée américaine. Mais actuellement, l'institution ne travaille qu'avec une coentreprise baptisée United Launch Aliance, qui réunit Boeing et Lockheed Martin. Space X va porter plainte contre l'US Air Force, pour que le droit de participer aux appels d'offres lui soit reconnu.

 

Le groupe spatial privé Space X veut déposer une plainte officielle à l'encontre de l'US Air Force (la branche aérienne de l'armée américaine). Il s'estime en mesure de réaliser des lancements spatiaux militaires, mais comme le souligne le site The Verge, cette activité est pour l'instant réservée à United Launch Alliance (ULA), une coentreprise qui réunit Boeing et la Lockheed Martin.

 

Les autorités du pays verseraient aujourd'hui jusqu'à 3,5 milliards de dollars par an pour ce service à ULA, selon un document remis à la presse par Space X et repris par The Verge. Space X pense pouvoir faire économiser 1 milliard de dollars chaque année au gouvernement, sur les lancements spatiaux militaires.

 

Elon Musk, le PDG de la jeune société, a expliqué lors d'une conférence téléphonique qu'il serait "dans l'intérêt des Américains" que l'US Air Force annule le dernier contrat signé avec la coentreprise, en attendant que Space X reçoive la certification officielle qui lui permettrait de postuler à l'appel d'offres.

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 11:55
Fusée Ariane: une rentrée atmosphérique à risque sous surveillance



18/04/2014 CDAOA - Armée de l'air

 

Vendredi 11 avril 2014 à 10h27, la rentrée atmosphérique à risque (RAR) n° 26039 a entamé sa percée dans l’atmosphère, au-dessus de la République Démocratique du Congo. Ce type d’événement fait toujours l’objet d’un suivi très précis des services français spécialisés pour estimer date, heure et lieu de retombée. Mais son orbite équatoriale a nécessité une coopération internationale.

 

Depuis l’annonce de la RAR n°26039, la division surveillance de l’espace (DSE) du commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) et le centre national des études spatiales (CNES) ont été mis en alerte. Ce débris spatial qui les préoccupe provient du 3èmeétage de la fusée ARIANE 44L R/B lancée le 22 décembre 1999, depuis le centre spatial guyanais de Kourou. À l’époque ce lanceur avait mis en orbite le satellite américain de télécommunication GALAXY 11. Après un séjour de 15 années dans l’espace, le 3ème étage de la fusée pèse moins de 100 kg et ne représente pas de danger pour les zones d’intérêts français. Mais la France reste néanmoins responsable en tant qu’État lanceur.

 

Seul problème, les moyens de détections françaises GRAVES et SATAM ne peuvent couvrir la zone de retombée et assurer son suivi. En effet, la rotondité de la Terre sert de masque naturel pour cette orbite équatoriale. La France a donc fait appel à l’homologue américain du CNES, le Joint Space Operations Center (JSpOC), qui a la capacité technique de suivre les trajectoires des orbites équatoriales. Au final, la RAR n° 26039 s’est entièrement consumée avant son arrivée sur Terre.

 

Chaque année, environ 400 débris spatiaux rentrent dans l’atmosphère. La plupart se désintègrent entièrement sans toucher la surface de notre planète.

 

À lire aussi : " Cosmos 1220 : une rentrée atmosphérique à risque"

 

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 07:25
Le Pérou s'offre un satellite espion fabriqué par Airbus Space Systems

Après le Chili, le Pérou s'offre un satellite d'observation français.

 

24/04/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Lima achète un satellite d'observation de haute résolution dual à la France. Un contrat qui doit beaucoup à l'Etat français, qui s'est beaucoup investi.

 

C'est une très jolie commande pour Airbus Space Systems. Elle était attendue depuis plusieurs semaines. Le contrat, estimé à environ 200 millions de dollars a été signé ce matin vers 10h00 à Lima (17h00 heure française). Après le Chili en Amérique du Sud, c'est donc au tour du Pérou de s'offrir un satellite d'observation de haute résolution dual fabriqué par Airbus Space Systems, qui avait été sélectionné à la fin 2013. Un succès qui vient après celui du Maroc, qui a acheté à la France (Thales Alenia Space et Airbus Space Systems) deux satellites espions en 2013, et bientôt celui des Emirats Arabes Unis (EAU).

Les négociations étaient terminées depuis plusieurs semaines mais l'accord inter-gouvernemental entre la France et le Pérou devait être encore affiné et finalisé. Lima tenait beaucoup à un tel accord afin d'obtenir la garantie de la France. Ce qui est désormais le cas et ouvre ainsi la voie à une signature. Les visites du secrétaire d'Etat à la défense, Kader Arif, puis celle du ministre, Jean-Yves Le Drian, en novembre 2013, ont permis de faire avancer un dossier difficile. A l'occasion de la venue de Jean-Yves Le Drian, plusieurs accords en matière de sécurité et de défense ont d'ailleurs été signés entre la France et le Pérou. 

 

Airbus Space Systems face... à sa filiale SSTL

Pour remporter cette commande, Airbus Space Systems a dû affronter les israéliens d'Israel Aircraft Industries (IAI) et... sa filiale britannique Surrey Satellite Technology Ltd (SSTL). Détenue à 99 % par Airbus Space Systems, SSTL a été autorisé à faire une offre concurrente, ces offres étant souvent complémentaires à celles de sa maison mère. "On laisse SSTL vivre sa vie", explique-t-on dans le groupe.

La visite de Jean-Yves Le Drian avait été jugée "très positive", explique-t-on du côté des industriels, d'autant qu'elle coïncidait avec la remise des offres définitives. Airbus Space Systems avait ainsi réactualisé son offre. A l'image de Thales Alenia Space, le constructeur européen est également en piste en Colombie et en Bolivie, qui souhaitent également s'équiper de satellites d'observation.

Pourquoi le Pérou a besoin d'un satellite espion ?

Le Pérou, qui partage ses frontières avec cinq pays (Colombie, Équateur, Brésil, Bolivie et Chili) a besoin d'un satellite d'observation pour mieux surveiller l'intégrité de son territoire. Dans son collimateur : l'Équateur, avec lequel un conflit a éclaté en 1995 dans la haute vallée de la Cenepa, et le Chili, avec qui il a quelques litiges.

Ce satellite permettra également de surveiller des zones difficilement accessibles comme la Cordillère des Andes et la forêt amazonienne où des orpailleurs illégaux pullulent. La France a dit qu'elle apporterait son soutien au Pérou dans le cadre de la lutte contre les exploitations minières sauvages.

Enfin, ce satellite permettra de mieux combattre les narcotrafiquants, qui entretiennent des plantations de coca au Pérou, devenu le premier producteur mondial de cocaïne devant la Colombie, et enfin de mieux lutter contre le terrorisme du Sentier Lumineux.

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