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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 16:45
photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

 

16/09/2015 Sources : État-major des armées

 

Depuis le 5 septembre 2015, un Falcon 50 de la Marine nationale participe aux opérations de recherche d’un avion disparu en mer au large de Dakar (Sénégal).

 

Au moment de sa disparition le 5 septembre 2015, à 19h08, l’avion qui transportait sept personnes dont une femme de nationalité française, se situait à  une centaine de kilomètres à l’Ouest de Dakar. Il appartient à la compagnie Sénégal Air, et effectuait une mission d’évacuation sanitaire entre Ouagadougou (Burkina Faso) et Dakar. Une demi-heure après sa disparition, la cellule « opérations » des éléments français au Sénégal (EFS) a été avertie, et a fait décoller le Falcon50 pour une mission SAR (Search And Rescue – recherche et sauvetage), au profit du centre de coordination et de sauvetage  (CCS) de Dakar.

 

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 16:50
photo Spanish Air Force

photo Spanish Air Force

 

Zaragoza - 09 September, 2015 European Defence Agency

 

Seven aircraft from six countries (Czech Republic, Germany, France, Italy, the Netherlands and Spain) currently gather at Zaragoza Airbase in Spain for the fourth training event this year organised in the framework of the European Air Transport Fleet (EATF). From 6 to 18 September, participants of the European Advanced Airlift Tactics Training Course (EAATTC) will undergo a robust training in order to enhance interoperability between European air forces. A total of 130 flight hours and 63 sorties are planned.

 

The first week of the course will start with tactical awareness academics spread over four half-days and basic flying sorties. The complexity of the missions will increase over the course of the second week to involve low-level flying, cargo and personnel air drop, engine running operations, air-to-air (F18 and Eurofighters) and surface-to-air threats as well as maximum effort landings. At the end of the two weeks course, crews will receive a graduation certificate and patch.   

 

Host country: Spain 

The European Air Transport Command (EATC), EDA and Spain as host nation constitute the “Core Planning Team” of the flying event. Together with a team of international tactical instructors from seven different countries (Belgium, Italy, Spain, The Netherlands, France and Germany), they will challenge the course participants. This is the fourth time that Spain is hosting an EATF event. Moreover Spain has been selected to host the permanent European Airlift Centre (ETAC) with its tactical arrangement currently under development. The Initial Operating Capability (IOC) of the centre is foreseen for September 2016.   

 

Improving interoperability 

Initiated by the European Defence Agency and run by the European Air Transport Command, the EAATTC series of courses aim to provide air transport crews with a robust airlift tactics training syllabus in order to enhance interoperability between European air forces. It takes crews into a theatre-deployment mindset, exposing them to airland and airdrop missions in a tactically-challenging environment. Emphasis is put on aircraft operations and on application of procedures in a changing environment. The EAATTC series of courses is one of the deliverables of the European Air Transport Fleet partnership, launched in 2011 by 20 participating nations under the framework of the European Defence Agency.  

 

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 07:50
La patrouille acrobatique espagnole fait étape sur deux bases aériennes

 

26/08/2015 Armée de l'air

 

Dans le cercle très fermé des patrouilles acrobatiques mondiales, la fraternité d’armes est une règle d’or ! Aussi lorsque la patrouille espagnole Patrulla Aguila fait route vers un meeting aérien en Europe de l’est, c’est tout naturellement qu’elle fait étape sur des bases aériennes françaises.

 

En provenance de San Javier (Espagne), les sept Casa C101 espagnols ont fait escale sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey, mercredi 19 août 2014, lors de leur trajet vers le meeting aérien de Radom (Pologne). Quelques jours plus tard, lundi 24 août,c’est sur la base aérienne 116 de Luxeuil-les-Bains que la patrouille s’est posée.

 

 

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 16:55
bataille de Las Navas de Tolosa - Francisco de Paula Van Halen

bataille de Las Navas de Tolosa - Francisco de Paula Van Halen


16.07.2015 source SHD
 

16 juillet 1212 : bataille de Las Navas de Tolosa (Espagne). Dans la chaleur du mois de juillet, 220 000 Castillans, Aragonais, Catalans et Francs poursuivent la reconquête de la péninsule ibérique ; ils font face aux 200 000 hommes du prince Yaqud ben Yusuf à Las Navas de Tolosa. Décimés par les archers postés sur le fortin, les Chrétiens sont d’abord encerclés par la cavalerie berbère et connaissent un début de panique. Réagissant immédiatement pour éviter la débâcle, le roi de Castille enfonce le centre des Berbères à la tête de ses chevaliers. Il est aussitôt suivi par les rois d’Aragon, de Navarre et par les Francs. Ils parviennent jusqu’au retranchement des archers maures et provoquent leur débandade. C’en est fini de l’invincibilité de l’empire Almohade à tel point que l’émirat de Grenade signe un accord de vassalité avec les Castillans. Cet accord le préserve jusqu’en 1492.

 

16 juillet 1945 : premier essai nucléaire (Nouveau Mexique – Etats-Unis). Premier essai (dit Trinity) d’une bombe au plutonium d’environ 21 kilotonnes dans le désert du nouveau Mexique. L’histoire de la bombe atomique américaine a commencé 6 ans plus tôt avec l’avertissement d’Albert Einstein au Président des États-Unis Franklin Roosevelt contre le risque de voir l’Allemagne nazie s’équiper avant les alliés d’une nouvelle arme fonctionnant sur le principe de la fission de l’atome.

 

16 juillet 1987 : annonce d’un futur hélicoptère de combat franco-allemand. France et RFA annoncent la construction en commun d’un hélicoptère de combat à 400 exemplaires : le Tigre est lancé.

 

16 juillet 1990 : l’URSS accepte que l’Allemagne unifiée intègre l’OTAN (Moscou). Helmuth Kohl et Mikhail Gorbatchev se rencontrent à Moscou. Gorbatchev admet que c’est à l’Allemagne de choisir l’alliance militaire qu’elle veut intégrer (Pacte de Varsovie ou OTAN).

 

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 07:50
photo defensa.gob.es

photo defensa.gob.es

 

29 juin 2015 techniques-ingenieur.fr (AFP)

 

Le gouvernement espagnol veut pousser son industrie de défense, fragmentée, vers la consolidation afin qu'elle pèse plus lourd en Europe, annonce lundi le ministre de la Défense Pedro Morenes.

 

"Nous allons réorganiser le secteur, comme l'ont fait les Britanniques, les Français et les Italiens, avec nos spécificités, déclare le ministre dans une interview au journal El Pais. Nous ne pouvons pas obliger les entreprises prisées à fusionner, mais nous pouvons encourager les associations à travers les programmes que nous lançons".

 

"Le but est de pouvoir mettre sur la table, quand on parle de politique européenne commune (de défense), une industrie de poids, afin de pouvoir siéger au conseil d'administration et ne pas rester de simples sous-traitants", ajoute M. Morenes.

 

D'après El Pais, le ministre veut s'appuyer sur deux programmes de recherche et développement pour encourager les coopérations.

 

L'un de ces programmes, de 174 millions d'euros, porte sur le développement d'une nouvelle frégate F-110, avec une co-entreprise du groupe d'électronique et de communications Indra et de l'armateur public Navantia pour l'électronique et les systèmes de combat.

 

L'autre, de 89,3 millions, porte sur le développement d'un nouveau véhicule blindé sur roues par Santa Barbara General Dynamics, filiale de l'américain General Dynamics, à partir d'une plateforme italienne (Iveco-Oto Melara), française (Nexter), finlandaise (Patria) ou allemande.

 

L'Espagne a fortement réduit ses dépenses militaires en raison de la crise économique de 2008.

 

L'industrie espagnole de défense a facturé 4,8 milliards d'euros en 2014, d'après l'association espagnole des industries de défense, de l'aéronautique et de l'espace (TEDAE).

 

A titre de comparaison, l'industrie française de défense, la seconde en Europe derrière la Britannique, a réalisé 15 milliards d'euros de chiffre d'affaires la même année, d'après le ministère de la Défense.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 16:50
Le lieutenant général Ramirez reçoit le fanion du commandement par l’entremise du général allemand chef de la Défense Wieker - photo Eurocorps

Le lieutenant général Ramirez reçoit le fanion du commandement par l’entremise du général allemand chef de la Défense Wieker - photo Eurocorps

La Défense européenne en marche Photos : Eurocorps

 

26/06/2015 Virginie Flawinne – MIL.be

 

L'Eurocorps faisait l'objet d'une cérémonie hautement symbolique ce jeudi 25 juin à Strasbourg. Le lieutenant général belge Guy Buchsenschmidt transmettait le commandement de ce corps d'armée au lieutenant général espagnol Alfredo Ramirez. Cette passation coïncide avec l'engagement de l'Eurocorps dans des missions de l'Union européenne.

 

Le lieutenant général Buchsenschmidt a remis le fanion du commandement à son homologue espagnol après avoir précisé combien il était satisfait du travail de son équipe dans sa préparation à l'engagement opérationnel européen. « Nous vivons dans un monde tourmenté et l'Europe doit garantir sa propre sécurité. L'Eurocorps est une structure éprouvée dont la légitimité est basée sur sa multinationalité. »

 

photo Eurocorpsphoto Eurocorps
photo Eurocorps
photo Eurocorpsphoto Eurocorpsphoto Eurocorps

photo Eurocorps

Son successeur, le lieutenant général Alfredo Ramirez, abonde dans son sens : « Nous commencerons par envoyer un détachement de 57 hommes à l'EUTM (Mission d'entraînement des forces maliennes de l'Union européenne) en juillet, puis marquerons un grand coup avec le groupement tactique européen (EUBG). Tout ceci est, je l'espère, le germe de quelque chose de plus grand vers une Europe et sa défense commune. »

 

La parade militaire a vu les généraux quitter leur place et leurs remplaçants se mettre en position devant leurs détachements respectifs. Parmi eux, le général de brigade Herman Ruys. Il a pris la tête de la direction appui de l'Eurocorps. Il sera également le plus haut gradé belge sur place et défendra ainsi tant les intérêts belges qu'européens.

 

L'Eurocorps, qui effectuait exclusivement des missions OTAN, se présente dès à présent comme un acteur de la cohérence européenne en rejoignant ainsi sa vocation première.

 

Vidéo : Clint Soete

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 07:50
Drame d’Albacete : cérémonie d’hommage

 

23/06/2015 Armée de l'air

 

Le 26 janvier 2015, un F-16 grec s’est écrasé au décollage sur le parking avions de la base aérienne d’Albacete en Espagne, faisant 11 morts dont 9 aviateurs français. Jeudi 18 juin 2015, les familles des victimes ont pu se rendre sur les lieux du drame pour une cérémonie de commémoration.

 

Les familles des victimes ont été accueillies par le général de corps aérien (GCA) Serge Soulet, commandant les forces aériennes (CFA), représentant le chef d’état major de l’armée de l’air (CEMAA).

Venues depuis Nancy par avion militaire spécialement affrété, les familles ont été conduites sur le parking avions, lieu où s’est produit l’accident, pour un moment de recueillement.

Une cérémonie d’hommage s’est tenue en présence de M. Pedro Morenés, ministre de la défense espagnol, M. Jérôme Bonnafond, ambassadeur de France en Espagne, ainsi que de représentants de toutes les nations associées au programme d’entraînement de l’OTAN (Tactical Leadership Program - TLP), auquel les victimes participaient. Le ministre a également remis des décorations à des aviateurs espagnols, américains et italiens pour leurs actions héroïques et de solidarité lors du drame.

 

Après la cérémonie, tous les aviateurs se sont retrouvés pour l’inauguration d’un mémorial, représenté par un obélisque, symbole ancestral du souvenir, sur lequel les noms des neuf victimes françaises ont été inscrits. Orné de trois ondes représentant l’Honneur, la Mémoire et la Paix, il symbolise le fait que « ceux qui ont sacrifié leur vie reposent avec Honneur, qu’ils reposent affectueusement dans notre Mémoire, et qu’ils reposent pour toujours en Paix ». La place du mémorial a été baptisée Place du Commandant Tison, dont la plaque fut dévoilée par le ministre et par l’épouse du défunt.

 

Enfin, le général Soulet a transmis les remerciements du CEMAA et de toute l’armée de l’air au commandant de la base d’Albacete, au chef du TLP et à tout leur personnel.

Drame d’Albacete : cérémonie d’hommage
Drame d’Albacete : cérémonie d’hommage
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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 12:50
Airbus Defence and Space set to resume A400M deliveries

 

19/6/2015 by Airbus DS

 

Lifting of restrictions permits all aircraft to fly subject to completion of checks.

 

Airbus Defence and Space is about to recommence deliveries of Airbus A400M aircraft following the lifting of all remaining flight restrictions on new production aircraft by Spanish regulator DGAM yesterday.

 

As a result, all A400Ms are now cleared for flight provided they have undergone the checks specified by the manufacturer in the Alert Operator Transmission (AOT) of 19 May 2015. Airbus Defence and Space´s own three development aircraft, and the 12 aircraft delivered to customers prior to the accident were not affected by the restrictions.

 

The production plan for the year is under review following the accident but currently is still targeting at least 13 aircraft in 2015, plus up to four more subject to flight-test results due this summer.

 

Two aircraft which were due for delivery at the time of the accident are expected to be delivered in a matter of days with a number of others to follow in the coming weeks.

 

Head of Military Aircraft Fernando Alonso said: “We appreciate the Spanish authorities’ timely action in restoring our permission to fly without restriction as well as our customers’ patience and support in recent weeks. We are working hard to bring the schedule back on track while continuing to support the investigation.”

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 16:50
A400M : reprise des vols en vue en Espagne

Défense "Nous avons prévu une réunion lundi avec Airbus DS pour poser une série de questions qui nous permettront de donner un certificat de vol avec toutes les garanties"; a annoncé le ministre de la Défense espagnol, Pedro Morenes. - photo Airbus DS

 

06/06/2015 latribune.fr

 

L'Espagne pourrait décider de reprendre les vols de l'Airbus A400M après une réunion lundi avec les responsables d'Airbus destinée à discuter des raisons du crash du mois dernier.

 

L'Espagne pourrait décider de reprendre les vols de l'Airbus A400M après une réunion lundi avec les responsables d'Airbus destinée à discuter des raisons du crash du mois dernier, a  indiqué samedi le ministre espagnol de la Défense, Pedro Morenes. "Nous avons prévu une réunion lundi avec la société (Airbus DS) pour poser une série de questions qui nous permettront de donner un certificat de vol avec toutes les garanties", a expliqué le ministre au journal "El Pais".

"Si les réponses sont positives, les vols d'essais des prototypes qui ont été suspendus pourront reprendre et ensuite nous autoriserons le reste des vols", a-t-il ajouté. Un exemplaire de l'appareil de transport militaire A400M, destiné à la Turquie, s'est écrasé à Séville (Sud de l'Espagne) le 9 mai, faisant quatre morts et deux blessés graves.

 

Une faiblesse dans les procédures de test

Selon Airbus DS, la division défense et espace d'Airbus Group, "les moteurs 1, 2 et 3 de l'appareil ont subi un gel de la puissance après le décollage et n'ont pas répondu aux tentatives entreprises par l'équipage pour contrôler normalement la puissance""Le quatrième moteur a répondu normalement" en revanche, a expliqué Airbus DS.

Interrogé sur cet accident, le patron de la branche aviation civile d'Airbus, Fabrice Brégier, a reconnu samedi dernier qu'"il y a eu, effectivement, soit une faiblesse dans les procédures de test des avions avant la mise en vol, car il s'agissait du premier vol d'un avion de série, soit un problème qui provenait de la mise en oeuvre de ces procédures".

 

Problème de qualité

La veille, le directeur de la stratégie d'Airbus Group, Marwan Lahoud, avait estimé selon le journal allemand "Handelsblatt" qu'"il n'y pas de défaut structurel, mais nous avons un sérieux problème de qualité dans l'assemblage final". L'Espagne a suspendu les vols d'essai de l'A400M après l'accident, de même que l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Turquie et la Malaisie.

La France a de son côté maintenu les vols de cet appareil dont le premier exemplaire a été livré en 2013. Un total de 174 A400M ont été commandés.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 12:50
photo EATC

photo EATC

 

02 juin 2015 Par Anne-Katell Mousset - Usinenouvelle.com

 

Le journal économique espagnol El Confidencial a obtenu de nouvelles informations sur le crash de l’avion de transport militaire A400M à Séville le 9 mai dernier.  "Une chaîne d’échecs de l’Allemagne à Séville", écrit le journal qui évoque "une série d’erreurs techniques et humaines dans le processus de contrôle qualité" de cet avion. Airbus avait déjà reconnu la semaine dernière un problème lors de l'étape d'assemblage final de l'avion. 

 

Des protocoles "sautés" sur le site de seville 

Le FADEC (Full Authority Digital Engine Control), ce système informatique particulièrement complexe de contrôle du moteur, n’aurait ainsi pas été vérifié en simulateur avant le vol d’essai, ont expliqué des sources du secteur aéronautique au journal. Lors de l’assemblage final, "beaucoup de protocoles de vérification ont été 'sautés'. Si un rodage des moteurs à haute vitesse au sol avait été fait, ils se seraient arrêtés avant le décollage", ont relaté ces sources.

Une "précipitation" des équipes qui s’explique, selon le journal espagnol, par un retard de "2700 heures" accumulées en amont, sur le site de fabrication allemand.

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 12:50
photo Airbus DS

photo Airbus DS

 

02/06/2015  Le Point.fr (AFP)

 

Le système de régulation des turboréacteurs "aurait dû être testé auparavant, en simulateur, afin de vérifier que tout fonctionnait", affirme El Confidencial.

 

De nombreux protocoles ont été ignorés lors de l'assemblage final de l'avion de transport militaire A400M qui s'est écrasé le 9 mai près de Séville, faisant quatre morts, pour rattraper les retards de livraison, affirme mardi le site économique espagnol El Confidencial. Le FADEC (Full Authority Digital Engine Control), système de régulation des turboréacteurs, "aurait dû être testé auparavant, en simulateur, afin de vérifier que tout fonctionnait", assure ce média en ligne en citant des "sources du secteur aéronautique".

"De nombreux protocoles ont été ignorés. Si l'appareil avait fait le rodage des moteurs à haute vitesse au sol avant le premier vol, les moteurs se seraient bloqués" avant les essais en vol, selon les mêmes sources. "Et tout est dû à l'urgence", ajoutent-elles. Airbus était en effet critiqué par ses clients pour les retards dans la livraison de l'A400M. Le directeur de la stratégie d'Airbus Group, Marwan Lahoud, cité jeudi par le quotidien allemand Handelsblatt, avait reconnu "un sérieux problème de qualité dans l'assemblage final" de l'A400M.

 

"Combinaison de facteurs"

Le PDG d'Airbus, filiale aéronautique civile d'Airbus Group, avait estimé samedi qu'il y avait eu "soit une faiblesse dans les procédures de test des avions avant la mise en vol, car il s'agissait du premier vol d'un avion de série, soit un problème qui provenait de la mise en oeuvre de ces procédures". "Tant que la commission d'enquête technique des accidents des aéronefs militaires n'a pas communiqué, il est trop tôt pour déterminer les causes de l'accident", a déclaré mardi une porte-parole du groupe interrogée sur les informations du site El Confidencial.

"Comme pour tout accident, il y aura probablement une combinaison de facteurs et non une cause unique", a-t-elle ajouté. L'appareil sorti de la chaîne d'assemblage des A400M à Séville, dans le sud de l'Espagne, s'est écrasé le 9 mai peu après le décollage, à la suite apparemment d'une panne des moteurs. Quatre des membres d'équipage ont été tués, deux autres grièvement blessés.

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 10:50
Crash de l'A400M : Airbus reconnait "un sérieux problème de qualité"

Un A400M s'est écrasé le 9 mai dernier près de Séville tuant 4 personnes. L'ensemble de la flotte en circulation dans le monde a été immobilisée. - photo Airbus DS

 

28/05/2015 latribune.fr 

 

Marwan Lahoud, directeur de la stratégie chez Airbus, admet qu'un problème, au niveau de la production finale, a pu conduire à l'accident qui a tué 4 personnes le 9 mai. "Il n'y a pas de défaut structurel" a-t-il néanmoins nuancé.

 

L'analyse des boîtes noires de l'avion militaire A400M, qui s'est écrasé le 9 mai en Espagne, faisant 4 morts, confirme "un sérieux problème dans l'assemblage final", a déclaré un haut responsable d'Airbus au journal allemand Handelsblatt à paraître vendredi.

 

Les boîtes noires ont parlé

"Les boîtes noires le confirment. Il n'y pas de défaut structurel, mais nous avons un sérieux problème de qualité dans l'assemblage final", affirme Marwan Lahoud, directeur de la stratégie du groupe aéronautique européen, après avoir eu connaissance pour la première fois des analyses des boîtes noires de l'appareil.

"Nous avons pris connaissance pour la première fois hier (mercredi) des résultats, ils confirment nos analyses internes", a précisé M. Lahoud au quotidien des affaires allemand.

 

De nouveaux contrôles recommandés

Le 19 mai, Airbus avait déjà ordonné à ses clients une inspection de leurs A400M en leur adressant une note d'alerte pour leur demander de contrôler le système de gestion électronique des moteurs.

Cette note demandait "aux exploitants d'effectuer des contrôles spécifiques et réguliers de l'ECU (l'unité de contrôle électronique, ndlr) sur chaque moteur de l'avion avant le vol et d'effectuer des contrôles supplémentaires après un éventuel remplacement de moteur ou de l'ECU".

Un avion de transport militaire Airbus A400M Atlas (vol CASA423) s'était écrasé samedi 9 mai près de Séville, dans le sud de l'Espagne. Cet accident a fait 4 vitcimes et deux personnes ont été gravement blessées. Il s'agissait d'un vol d'essai de cet avion militaire. Aussitôt après cet accident, plusieurs pays dont la Turquie, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont décidé d'immobiliser leur flotte d'Airbus A400M.

 

Nombreux déboires

L'appareil a connu de nombreux déboires depuis le lancement du programme en 2003 à la demande des armées européennes: retards de fabrication et à la livraison, dépassement de coût de 6,2 milliards d'euros (30% du budget) et querelles entre les clients et le constructeur qui avait même menacé de jeter l'éponge.
Équipé de quatre turbopropulseurs, l'A400M est capable d'assurer le transport de troupes, de parachutistes et matériel, y compris des blindés et des hélicoptères, sur de longues distances et à grande vitesse tout en atterrissant sur des terrains sommaires. Il peut transporter jusqu'à 37 tonnes sur 3.300 km.

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 10:50
photo USAF

photo USAF

 

29.05.2015 – Courrier International

 

Le gouvernement espagnol a donné vendredi son feu vert à la présence permanente sur la base de Moron de la Frontera (sud) d'une force d'intervention américaine de 2.200 hommes pour répondre aux crises en Afrique.

 

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 18:50
photo SGC K. Congini - BA188 Armée de l'Air

photo SGC K. Congini - BA188 Armée de l'Air

 

13/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 7 mai 2015, le général de brigade aérienne Philippe Montocchio, commandant les forces françaises stationnées à Djibouti (COMFOR FFDj), a rencontré Monsieur Pedro Morenés, ministre de la défense espagnol.

 

Le général Montocchio, accompagné du colonel Leverrier, commandant de la base aérienne (BA) 188, a accueilli le ministre espagnol, alors que ce dernier effectuait une visite auprès des forces armées espagnoles participant à l’opération Atalante et actuellement installées sur la zone opérationnelle de la base aérienne 188. En effet, les FFDj apportent un soutien logistique aux forces engagées dans l’opération européenne de lutte contre la piraterie.

 

Par ailleurs, cette visite s’inscrivait dans le contexte de la prise de commandement par l’Espagne de l’opération européenne de lutte contre la piraterie, succédant ainsi à la Suède. La veille avait eu lieu le transfert d’autorité entre le vice-amiral Jonas Haggren et le contre-amiral Alfonso Gomez Fernandez de Cordoba.

 

La qualité des relations en matière de défense entre la France et l’Espagne a récemment été mise à l’honneur dans le cadre d’un déplacement à Madrid du ministre de la défense, monsieur Jean-Yves Le Drian, le 26 avril 2015. Quelques mois plus tôt, le 10 décembre 2014, à Paris, le général d’armées Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, avait salué l’excellence de la coopération entre nos deux pays en recevant son homologue, l’amiral Fernando Garcia Sanchez.

 

Que ce soit dans un cadre bilatéral ou multilatéral, l’Espagne fait partie de nos partenaires majeurs en opération. Présente au Liban depuis 2006 au titre de la force intérimaire des Nations Unis au Liban (FINUL), l’Espagne a été, dès janvier 2013, le premier pays déployé au Mali en appui de la force Serval. Toujours présentes dans la région sahélo-saharienne où elles soutiennent actuellement la force Barkhane et la MINUSMA, les forces espagnoles sont également engagées dans l’opération EUTM Mali. Sensibles aux enjeux sécuritaires liés à la menace terroriste, les forces espagnoles soutiennent également la lutte contre Daech au sein de la coalition. Enfin, avec un appui aérien apporté à la force Sangaris et une participation aux missions européennes EUFOR RCA, puis EUMAM RCA, les forces espagnoles sont présentes à nos côtés en république Centrafricaine.

 

En conformité avec le traité de coopération de défense signé en 2011 avec la République de Djibouti, les FFDj constituent une base opérationnelle avancée en Afrique de l’Est. A ce titre, elles participent au dispositif militaire français prépositionné permettant de disposer d’un réservoir de forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise. Par ailleurs, dans le cadre de leurs activités de coopération opérationnelle, les Forces Françaises stationnées à Djibouti soutiennent leurs partenaires africains dans le renforcement de leurs capacités militaires et dans le maintien de leur aptitude à participer aux opérations de maintien de la paix. Plusieurs fois par an, les FFDj participent ainsi à la formation de militaires africains dont les pays ont des accords bilatéraux avec la France.

photo SGC K. Congini - BA188 Armée de l'Air

photo SGC K. Congini - BA188 Armée de l'Air

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 07:50
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

10/05/2015 LesEchos.fr

 

L’Allemagne, la Grande-Bretagne et la Turquie ont suspendu les vols de leurs A400M depuis l’accident. La France a maintenu les vols « prioritaires en opérations ».

 

Après l’accident de l’A400M survenu samedi en Espagne, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la Turquie ont décidé d'immobiliser temporairement leurs Airbus A400M. L'armée allemande a « décidé samedi de suspendre jusqu'à nouvel ordre les vols d'entraînement » de son unique A400M, a déclaré un officier de presse des forces armées à l'AFP. Cet officier a précisé que« depuis sa livraison en décembre, l'avion a volé de façon régulière ». « Nous attendons maintenant les résultats de l'enquête d'Airbus sur les raisons de l'accident de l'A400M à proximité de Séville », a-t-il ajouté, indiquant être « en contact constant avec Airbus ».Même précaution du ministère de la Défense en Grande-Bretagne, où « par mesure de précaution, les avions A400M britanniques sont temporairement immobilisés »depuis samedi, a également déclaré une porte-parole. La Turquie, destinataire de l'appareil qui s'est écrasé samedi, a elle aussi suspendu les vols d'entraînement sur ses deux Airbus A400M « pour des raisons de sécurité », a rapporté dimanche l'agence de presse Anatolie. Un responsable de l'industrie de défense turque a confirmé à l'AFP que cet avion devait être livré en juillet. Au total, Ankara a signé un accord pour l'achat de 10 A400M d'ici à 2018. Deux ont été livrés l'an dernier et deux autres doivent l'être en 2015, a-t-il précisé.

Seule la France a annoncé qu'elle continuerait à faire voler sa flotte de six A400M. Mais, a précisé le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, seuls les vols « prioritaires en opérations » des avions de transport militaires A400M de l’armée française seraient autorisés, dans l’attente des résultats de l’enquête sur le crash d’un A400M en Espagne. Le ministre de la Défense a rencontré à Lorient (Morbihan) ses homologues allemand, polonais et espagnol. « La France dispose aujourd’hui de six A400M qui ont cumulé plus de 1.700 heures de vol de manière extrêmement performante. C’est un appareil de très grande qualité », a insisté M. Le Drian, à propos de cet avion construit par Airbus Defence and Space, filiale du constructeur aéronautique européen Airbus Group.

Un porte-parole de l’armée de l’air avait auparavant déclaré que la France continuerait à utiliser sa flotte d’avions Airbus A400M, jugeant ne « pas avoir d’éléments à ce stade » pour les immobiliser.

 

Soutien à Airbus

M. Le Drian s’est associé à son homologue espagnol Pedro Morenés pour exprimer un « soutien à l’entreprise »européenne Airbus et demander « que tout soit clarifié le mieux possible, qu’on examine les causes, qu’on en décline les conséquences, que cela se fasse de la manière la plus transparente ».

 « La France dispose aujourd’hui de six A400M qui ont cumulé plus de 1.700 heures de vol de manière extrêmement performante. C’est un appareil de très grande qualité », a souligné Jean-Yves Le Drian devant la presse, à l’issue d’une rencontre à Lorient (ouest) avec ses homologues allemand, espagnol et polonais.

L’entreprise Airbus « représente l’industrie militaire européenne, il est donc essentiel que nous montrions notre soutien et notre appui aux efforts qu’elle mène pour tirer cet incident au clair », a insisté le ministre espagnol, Pedro Morenés. « On ne saurait bâcler une enquête d’une telle importance, elle prendra le temps qu’il faudra », a ajouté M. Morenés, jugeant « extrêmement important de ne pas arriver à des conclusions hâtives ». « Il ne faut pas tomber dans la critique facile d’une entreprise qui s’est montrée jusqu’ici extrêmement dynamique, un formidable concurrent dans son domaine »,a-t-il insisté.

Egalement présente à Lorient, la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, a proposé l’expertise de son pays pour analyser les causes de l’accident et trouver une solution aux éventuels problèmes décelés.

 

Retards et déboires

Ce crash de l’A400M, le premier pour ce modèle d’appareil, est un nouveau coup dur pour ce programme qui a accumulé retards et surcoûts, conduisant la branche aviation militaire d’Airbus Group à se réorganiser pour changer de patron en début d’année. Déjà en 2010, Airbus avait failli jeter l’éponge. Tom Enders, le patron d’Airbus, avait menacé d’abandonner le programme, lancé en 2003, si les sept pays à l’origine (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg et Turquie) n’acceptaient pas de partager les surcoûts : 6,2 milliards d’euros, soit 30% du budget initial. Le groupe s’interrogeait alors sur la pertinence même de ce programme dont le coût explosait et qui commençait à connaître des retards.

Si aujourd’hui l’existence même de ce programme n’est pas remise en cause, avec 174 appareils commandés et 12 déjà livrés, le programme connaît toujours des difficultés. A tel point que, en janvier, Tom Enders a dû présenter des excuses aux autorités britanniques pour les retards dans les livraisons, avant d’annoncer une réorganisation complète de sa filiale Airbus Defence and Space. « Nous faisons face à des retards dans les livraisons et dans le développement des capacités militaires », avait-il déclaré lors de voeux à la presse. « Ce n’est pas une catastrophe mais c’est suffisamment significatif »,ajoutait-il en assurant que son groupe travaillait « aussi dur que possible pour prendre des mesures correctives ». Dans la foulée était annoncé le départ du directeur de cette branche aviation militaire Domingo Ureña Raso, et son remplacement par Fernando Alonso, jusque-là en charge des essais en vol.

Airbus DS a promis que « le programme A400M sera restructuré (...) pour permettre une meilleure efficacité au sein de la division d’Airbus DS et pour permettre au programme A400M (...) de répondre au mieux aux manquements actuels ». Il devait communiquer fin février/début mars un nouveau calendrier de livraison, mais ce dernier n’est toujours pas connu. Le groupe a aussi dû passer une provision de 551 millions d’euros sur son exercice 2014 pour prendre en compte les nouveaux retards enregistrés par l’A400M.

 

Les clients en colère

L’A400M est un appareil avec une motorisation complexe et des demandes techniques divergentes selon les pays clients. Le groupe a subi de vives critiques de la part de ces derniers. Comme en Grande-Bretagne, par exemple, qui a commandé 22 appareils et en attendait sept en 2015, et où Tom Enders a présenté ses excuses.

Comme en Allemagne aussi, de la part de la ministre de la Défense, Ursula von der Leyen, qui a souligné, fin janvier dans Der Spiegel, qu’il y avait « plus en jeu que la seule image d’une entreprise industrielle, il est question de la fiabilité de l’Allemagne dans ses alliances »militaires. Après environ quatre années de retard, l’Allemagne a reçu en décembre le premier A400M sur les 53 qu’elle a commandés. D’après Der Spiegel, le contrôle par l’armée de l’appareil a décelé « 875 manquements », dont des gaines isolantes manquantes sur certains câbles électriques ou d’autres beaucoup plus anecdotiques comme des moisissures sur l’évier.

Pour autant c’est un « bijou technologique », assurait en 2013 le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, lorsque la France a pris livraison de son premier A400M. L’A400M « va transformer la manière dont fonctionnent les opérations militaires », expliquait à l’AFP Ian Elliott, alors vice-président d’Airbus Military, car « pour la première fois, il permettra de livrer des équipements de combat directement sur place ».

Bernhard Gerwert, directeur général d’Airbus DS, a reconnu des « manquements » en soulignant les qualités de l’appareil, qui est d’ores et déjà entré en opération. « Tous les pilotes qui ont volé sur l’A400M vantent les performances » de l’appareil, a-t-il dit. Équipé de quatre turbopropulseurs, l’A400M peut transporter jusqu’à 37 tonnes sur 3.300 kilomètres, se poser sur des terrains non préparés comme le sable, avec à son bord des blindés ou des hélicoptères.

Au total, 174 avions ont été commandés par huit pays à ce jour. Airbus DS assure avoir des « prospects exports qui vont se réaliser en 2015 ».

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 07:50
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

11.05.2015 Par Sandrine Morel (Madrid, correspondance) Le Monde.fr

 

Le crash d’un avion militaire A400M à Séville, samedi 9 mai, qui a coûté la vie à quatre salariés espagnols pourrait avoir de graves conséquences économiques pour le constructeur aéronautique européen Airbus.

Dans l’attente de l’analyse des deux boîtes noires retrouvées sur les lieux du sinistre et transmises au juge d’instruction chargé de l’enquête, les causes de l’accident de cet appareil, qui effectuait un vol d’essai avant d’être livré à la Turquie en juin, restent indéterminées.

Peu après son décollage, le pilote avait demandé à la tour de contrôle de réaliser un atterrissage d’urgence à l’aéroport de la capitale de la région andalouse, où se trouve l’usine d’assemblage final de l’A400M. Mais l’avion s’est écrasé après avoir heurté une ligne à haute tension, au-dessus d’un champ. Des gardes-champêtres qui se trouvaient non loin du lieu de l’accident sont parvenus à secourir deux hommes qui avaient sauté de l’appareil en feu. Ces derniers sont hospitalisés dans un état grave.

 

SURCOÛT ET RETARDS

Ce tragique accident s’ajoute aux nombreux déboires que connaît la filiale militaire d’Airbus, Airbus défense and space (Airbus DS), depuis la mise en route en 2003 du programme de l’A400M, un avion militaire doté de quatre turbopropulseurs capable de transporter 37 tonnes sur 3 300 km et de se poser sur des terrains non préparés.

Surcoûts importants et nombreux retards ont marqué le développement d’un programme initialement chiffré à 20 milliards d’euros et financé par les sept pays commanditaires de l’A400M, regroupés au sein de l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement (Occar), formée par la France, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni, la Belgique, le Luxembourg et la Turquie. À tel point qu’en 2010, pour assurer sa survie, le PDG d’Airbus, Tom Enders, avait demandé à l’Occar de prendre en charge près de la moitié du surcoût de la construction, de 6,2 milliards d’euros.

Ces surcoûts avaient été attribués à la décision politique de développer son propre turbopropulseur plutôt que d’acheter des moteurs américains, au fait que chaque pays de l’Occar soit chargé d’une phase de fabrication, dispersant la production, et que chaque client commande sa propre version de l’A400M, provoquant des difficultés au niveau de la chaîne d’assemblage.

Avec quatre ans de retard, le premier A400M avait été livré en septembre 2013 à la France. Depuis, seuls douze appareils sur les 174 qui ont été commandés, ont été livrés à la France, à la Turquie, au Royaume-Uni, à l’Allemagne et à la Malaisie et en 2014, Airbus a dû apporter une provision de 551 millions d’euros pour faire face aux nouveaux retards.

Cela n’a pas empêché, en janvier dernier, que le programme connaisse une nouvelle crise lorsque la ministre de la défense allemande, Ursula von der Leyen, a annoncé dans une interview à l’hebdomadaire Der Spiegel avoir détecté« 875 manquements » sur l’avion qui lui avait été livré en décembre 2014. « Il y a plus en jeu que la seule image d’une entreprise industrielle. Il est question de la fiabilité de l’Allemagne dans ses alliances » avait-elle ajouté.

 

AVIONS IMMOBILISÉS AU SOL

Le PDG d’Airbus, Tom Enders, avait alors présenté ses excuses pour les retards pris dans la livraison de l’A400M et annoncé une réorganisation de sa filiale militaire. Le patron d’Airbus DS, Bernhard Gerwert, avait lui-même avoué « la situation critique du programme. » Finalement, le directeur de la division militaire avait été poussé vers la sortie et remplacé par le responsable des essais au sol Fernando Alonso.

Aujourd’hui, l’accident de Séville ouvre une énième crise aux conséquences imprévisibles pour Airbus DS. Dans un communiqué, la compagnie s’est dite « anéantie » par la nouvelle de l’accident. L’Allemagne, le Royaume-Uni et la Turquie ont d’ores et déjà annoncé ce week-end leur décision d’immobiliser au sol leurs appareils. La France, qui compte six A400M, a choisi de limiter leur utilisation aux« vols extrêmement prioritaires en opérations », a annoncé dimanche 10 mai le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, tout en rappelant que les six appareils français « ont cumulé 1 700 heures de vol de manière extrêmement performante ».

Son homologue espagnol, Pedro Morenés, a demandé de son côté d’« éviter une analyse sur la crédibilité d’Airbus » le temps que soit déterminé « s’il s’agit d’un accident dû à un élément isolé ou qui pourrait affecter le reste des avions ou le projet en soi. » Quant au chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, il a demandé à Airbus « la plus grande transparence possible » à l’heure d’éclaircir les causes de l’accident.

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 17:45
Corymbe: le « Siroco » en patrouille avec un bâtiment espagnol dans le golfe de Guinée

 

31/03/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Du 28 au 30 mars  2015, dans le cadre de l’opération Corymbe, le navire de transport de chalands de débarquement (TCD) Siroco a réalisé une patrouille conjointe avec le patrouilleur hauturier espagnol Vencedora, dans le golfe de Guinée.

 

Pour cette patrouille, le Siroco a retrouvé au large des côtes gabonaises la Vencedora pour une navigation commune parmi les très nombreuses plates-formes pétrolières du golfe de Guinée. Cette zone, première région pétrolifère d’Afrique, représente 4.5% des réserves mondiales et 25% des importations d’hydrocarbure des Etats européens.

 

Le Siroco et la Vencedora ont réalisé cette manœuvre dans les zones économiques exclusives des Etats côtiers, parmi les plates-formes où une forte activité est constamment observée : liaisons aériennes avec le centre de soutien à terre, liaisons maritimes entre plates-formes, et navigation des navires de soutien.

 

Au terme de cette patrouille conjointe, le Siroco a fait route au Nord pour se rendre au Ghana. Depuis son déploiement au sein de l’opération Corymbe le 8 février 2015, il assure la permanence maritime de la France en Afrique de l’Ouest, en vue notamment de garantir la sécurité de ses ressortissants et de ses approvisionnements.

 

La mission Corymbe, assurée depuis 1990, est l'une des missions des forces armées françaises dans le golfe de Guinée ; elle y assure la présence d’au moins un bâtiment de la Marine nationale. Outre leur mission de présence dans une zone où les intérêts français sont nombreux, les navires déployés en Corymbe effectuent des actions de coopération bilatérale avec les pays côtiers. Ils sont en mesure d’apporter un soutien rapide en cas de besoin, au même titre que les forces prépositionnées dans la région.

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 17:55
photo MI SG Dicom

photo MI SG Dicom

 

27 mars 2015 Sénat.fr

 

Lundi 30 mars, le Président du Sénat, Gérard Larcher, organisera, avec Jean Bizet, président de la commission des affaires européennes, une réunion sur la lutte contre le terrorisme avec les représentants des assemblées de certains États européens.

 

Dans un contexte de menace terroriste durable sur l’Union européenne, et alors que nos concitoyens attendent des réponses claires, le Sénat a en effet décidé de faire des propositions sur les réformes européennes souhaitables.

 

Depuis plusieurs semaines, sa commission des affaires européennes et sa commission des lois ont ainsi examiné les perspectives de la création du PNR européen, d’un renforcement de l’Espace Schengen, de la création d’un Parquet européen, du développement accéléré de la coopération policière et judiciaire dans la lutte contre le terrorisme, et de l’amélioration de l’action de l’Union européenne contre les sites internet faisant l’apologie de la violence terroriste.

 

Plusieurs assemblées d’États membres de l’Union européenne ayant été confrontés à des actes terroristes seront représentées à cette réunion du 30 mars : Bundesrat de la République fédérale d’Allemagne, Parlement du Royaume du Danemark, Sénat du Royaume d’Espagne, Chambre des Lords du Royaume-Uni. La Saeima de la République de Lettonie, pays assurant la présidence de l’Union européenne, sera également représentée.

 

Une déclaration commune rappelant les principes fondamentaux et les actions prioritaires au niveau européen, devrait être adoptée. Pour souligner la solidarité et l’engagement des parlements européens, le dynamisme de leur coopération et envoyer un signal fort aux institutions européennes afin qu’elles prennent rapidement les décisions nécessaires.

 

Cette déclaration sera complétée, le 1er avril, par l’examen en séance publique, d’une proposition de résolution européenne, adressée au Gouvernement et définissant « la stratégie européenne » du Sénat en matière de lutte contre le terrorisme.

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 21:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

26/03/2015 LCL Simon - Armée de Terre

 

Le 24 mars 2015, un A320 de la compagnie Germanwings s’est écrasé dans le département des Alpes-de Haute-Provence, dans la région de Barcelonnette. L’armée de terre s’associe à la douleur des familles et des proches des 148 victimes de ce terrible accident.

 

L’armée de Terre a engagé immédiatement 3 hélicoptères de manœuvre appartenant au groupement aéromobile de la section technique de l’armée de Terre, à l’école de l’aviation légère de l’armée de Terre et au groupement interarmées des hélicoptères pour effectuer des missions de transport de fret ou de transport d’autorités. Dans le même temps, des militaires de l'unité d’instruction et d'intervention de la sécurité civile n°7 de Brignoles, formation de l’armée de Terre placée pour emploi au ministère de l’Intérieur, sont intervenus sur le site du crash.

 

Le 25 mars, une unité PROTERRE de 70 militaires du 4e régiment de chasseurs (4e RCh) de Gap a été déployée en début de matinée. Le 4e RCh dispose en effet, comme tous les régiments de la 27e brigade d’infanterie de montagne (27e BIM), de militaires qualifiés pour intervenir en milieu montagneux. Il a donc la capacité de progresser, de vivre et de durer en montagne. Neuf d’entre eux ont participé, aux côtés des gendarmes du peloton de gendarmerie de haute montagne, au balisage et au marquage des itinéraires d’accès, tandis que le reste de l’unité contribuait à la sécurisation de la zone. A l’heure actuelle, le 4e RCh reste mobilisé et 30 de ses hommes sont encore engagés sur le terrain.

 

Depuis cette date, l’armée de Terre est mobilisée au sein du dispositif interministériel de secours, de sécurisation et d’enquête sur le site. Elle intervient dans le cadre d’une réquisition préfectorale, en complément  des moyens du ministère de l’Intérieur.

 

Régulièrement sollicitée pour intervenir au profit des populations, elle apporte une expertise du milieu montagneux, comme elle l’a déjà fait lors de précédents accidents en montagne (par exemple lors du crash d’un hélicoptère sur le plateau de Bure en 1999).

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 19:55
Archives MinDefFR

Archives MinDefFR

 

25/03/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Depuis le 24 mars matin, les armées sont mobilisées dans l’effort interministériel qui fait suite au crash d’un A320 en Alpes-de-Haute-Provence.

 

Dès les premières minutes après la perte du contact radio avec l’avion de ligne, l’armée de l’Air a déclenché sa permanence opérationnelle. Un Mirage 2000-C de la base aérienne (BA) 115 Orange-Caritat a ainsi décollé à 10h48. Dès connaissance du crash, un hélicoptère Fennec a également été engagé, en provenance de la même base aérienne, afin d’interdire de survol la zone de l’épave.

 

Dans la même journée du 24 mars, six hélicoptères de l’armée de l’Air et de l’avion légère de l’armée de Terre (ALAT) ont été mobilisés pour des missions de recherche et de sauvetage (Search and Rescue), mais aussi de transport de fret, d’équipes d’intervention et d’autorités gouvernementales. Il s’agit de :

- deux Puma du Groupe interarmées d'hélicoptères(GIH),

- un Fennec de la BA d’Orange,

- un Super Puma de Solenzara

- et deux Puma de l’école de l’ALAT du Luc.

 

Parallèlement, un avion C135 FR de l’armée de l’Air a été dérouté de sa mission initiale afin d’assurer, dans l’urgence dans une zone montagneuse nécessitant des capacités de transmission renforcées, le relais radio entre les aéronefs engagés et les centres de contrôle aérien.

 

Aujourd’hui, trois hélicoptères sont encore engagés dans les missions d’interdiction de survol de la zone et de transport. Il s’agit de :

- un Fennec de la BA d’Orange,

- un Puma de l’escadron de transport 60 (ET60) de Villacoublay

- et un Puma de la BA d’Orange.

 

Parallèlement, un détachement d’environ 70 militaires du 4e régiment de chasseurs (4e RCH) a été déployé dans la matinée pour assurer le balisage des itinéraires menant des derniers axes praticables à la zone de crash. A Lyon Mont Verdun, une cellule de coordination 3D a été activée au sein du Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) afin d’assurer la coordination des moyens aériens des armées, de la sécurité civile et de la gendarmerie. En complément, dans l’après-midi, un avion E-3F Awacs de la BA d’Avord sera mobilisé pour assurer le contrôle aérien de l’ensemble des aéronefs engagés dans la zone.

 

Les armées restent naturellement toujours mobilisées sur le terrain en appui des autres services de l’Etat.

 

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 20:55
Fort engagement de la gendarmerie après le crash de l'A320 dans les Alpes

 

24.03.2015 par Gendarmerie

 

D'importants moyens humains et matériels ont été immédiatement mobilisés par la gendarmerie suite au crash de l' A320 de « GermanWings » (vol 4U9525), ce matin, dans les Alpes de Haute-Provence. 210 gendarmes sont actuellement engagés et 350 arrivent « en renfort ».

 

Pour ne pas gêner le travail des unités déployées, merci de ne pas chercher à vous approcher de la zone de l'accident et de ne pas encombrer les axes routiers alentours.

 

Des numéros d'appels d'urgence ont été mis en place :

N° d'urgence pour les familles : 0800 00 97 85

N° España  : 0034 91 39 48 900

Deutschland : 0049 30 50 00 30 00

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 13:50
MBDA, une entreprise pionnière de l’Europe de défense

 

23 mars 2015 par Jean-Dominique Merchet (Article paru dans L'Opinion des 16/17 mars)

 

Le constructeur de missiles, très intégré, plaide pour que les Etats acceptent la spécialisation de leurs activités industrielles

 

Si une entreprise incarne ce que pourrait être une Europe de la défense, c'est bien le constructeur de missiles MBDA. Avec toutes les ambitions et les limites de cette idée. L'ambition : une société parfaitement intégrée, codétenue par le franco-hispano-allemand Airbus, le britannique BAE Systems et l'italien Finmeccanica, qui est l'un des principaux acteurs mondiaux dans le domaine des missiles, en concurrence avec les américains Raytheon et Lockheed-Martin. Mais une entreprise qui vit, au quotidien, les petites misères de l'Europe. Son PDG, le français Antoine Bouvier, en convient (1). «Chaque pays européen veut garder ses capacités de développement de nouveaux missiles. Cette duplication des moyens rend difficile leur optimisation, contrairement à nos concurrents américains. C'est pour nous un handicap majeur», a-t-il confié lors d'une rencontre avec la presse. Sans compter l'absence de marché unique dans le domaine de l'armement, qui oblige de passer par les procédures d'exportation d'armement pour les échanges au sein même du groupe... Ou la volonté des Etats d'obtenir des retombées de leurs dépenses militaires nationales sur leurs territoires.

 

«Pour MBDA, l'objectif d'une spécialisation [de chaque pays - ndlr] est absolument fondamental. Nous devons organiser la dépendance mutuelle». Un enjeu politique qui dépasse largement les stratégies industrielles. La route est longue, mais les progrès pour modestes qu'ils soient, existent. Notamment avec le Royaume-Uni. En novembre 2010, Paris et Londres signaient les accords de Lancaster House qui posaient les bases d'une coopération entre les deux principales puissances militaires de l'Europe. Quatre ans et demi plus tard, on en voit les premiers fruits industriels au sein de MBDA. L'entreprise est parvenue à créer deux «centres d'excellence» intégrés. Désormais, l'une des pièces importantes du futur missile antichar français MMP, les «actionneurs de gouvernes», sera uniquement produit par MBDA en Angleterre, à Lostock. Dans le même temps, le banc d'essai des missiles britanniques air-sol Brimstone sera made in France, dans l'usine MBDA de Bourges. «Il faut que les Etats s'engagent à une pleine garantie d'accès» pour leur partenaires, y compris pour des marchés à l'exportation, affirme Bernard Bouvier.

 

Toujours dans le cadre d’une coopération franco-britannique, MBDA développe le futur missile anti-navire léger, conçu pour être tiré d'un hélicoptère. En matière de missile, l'Italie est un partenaire important de la France, avec les Aster, des engins sol-air dotés de capacités antimissiles, de la même famille que les Patriot américains. MBDA espère décrocher des contrats en Pologne et en Turquie. Alors que le prochain sommet de l'Otan, qui se tiendra à Varsovie en 2016, doit aborder la question de la défense antimissile, «il est absolument essentiel que l'Europe puisse apporter sa contribution» avec ses missiles, martèle Bernard Bouvier.

 

Le patron de MBDA n'ignore pas que «l'industrie de défense n'est pas une industrie comme les autres. Elle est l'un des piliers d'une stratégie de défense». Et il se réjouit que Bruxelles souhaite «renforcer l'autonomie stratégique» de l'Europe. S'il est toutefois un domaine qui échappe à l'Europe, c'est celui de la dissuasion nucléaire française, dont MBDA est l'un des acteurs de premier plan. L'entreprise développera le futur missile air-sol, successeur de l'actuel ASMPA, qui pourrait entrer en service dans une vingtaine d'années. En collaboration avec l'Onera - un organisme public - MBDA travaille sur des engins plus rapides, dit hypervéloces, et plus furtifs, afin de renforcer leurs «capacités de pénétration». Un domaine qui restera longtemps encore très hexagonal.

 

(1) Antoine Bouvier, le PDG de MBDA, a présenté lundi 16 mars les résultats annuels de son groupe. Du fait des baisses des commandes, son chiffre d'affaires a connu un «point bas» en 2014, à 2,4 milliards d'euros, mais il devrait remonter dès cette année, grâce aux succès à l'exportation. Son carnet de commandes se situe aujourd'hui à 12,6 milliards, soit quatre années d’activité. La rentabilité du groupe est «proche des 10%».

 

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 13:50
MOD sells the Government Pipeline and Storage System for £82 million

 

20 March 2015 Ministry of Defence and Philip Dunne MP

 

The Government Pipeline and Storage System has been sold to Compañía Logística de Hidrocarburos.
 

The Ministry of Defence (MOD) has signed a contract to sell the Government Pipeline and Storage System (GPSS) to Compañía Logística de Hidrocarburos (CLH) of Spain for £82 million. The contract also protects the future supply of aviation fuel to both the military and commercial airlines in the UK.

This means that MOD is close to completing the three major elements of the Asset Management Programme that it launched following the 2010 Strategic Defence and Security Review. The Defence Support Group land business is being sold to Babcock for £140 million, with major downstream savings to Defence, and Solent Gateway has been selected as preferred bidder for the concession to manage, and exploit the commercial potential of, the Marchwood Sea Mounting Centre, again generating significant downstream savings.

The GPSS fuel storage and distribution network supplies aviation fuel to UK military bases, including those supporting US visiting forces, and the UK civil aviation sector. As part of the sale, an enduring contract has been agreed between the Secretary of State for Defence and CLH which will protect the GPSS supply of aviation fuel to the military, while also protecting our national civil resilience.

CLH will provide long-term investment in the GPSS network to maintain safe, secure and timely access to the fuel supply across the country, and place the GPSS network on a sustainable long-term footing for many years to come.

Minister for Defence Equipment, Support and Technology Philip Dunne MP said:

I am delighted with the successful completion of another Defence asset sale. Signing this transaction with CLH has generated a major capital receipt for Defence while safeguarding supply of aviation fuel to both military and civil customers throughout the United Kingdom. The £82 million proceeds from the sale represent excellent value for money for the taxpayer and will allow us to continue to focus our resources on the front line.

CLH will bring unique experience to the operation of GPSS as it operates and maintains a network of oil pipelines (over 4,000 km) and storage systems serving major airports across Spain. In addition it provides fuel transportation services (including storage and pipeline facilities) to military customers in Spain.

The MOD launched the sale competition in July 2014. CLH offered the best deal in terms of value for money, while protecting the capability to supply fuel to UK military bases and civil airports.

The sale completion is expected on 30 April 2015, and CLH will commence operation of the GPSS from that date.

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 08:50
CASA C-295

CASA C-295

 

Tuesday 10 March  by EATC

 

Since 09 March 2015, the Spanish Air Force transferred 25 Air Transport assets to EATC OPCON (operational control).

 

The additional Spanish fleet complements the EATC pool and adds valuable benefit with its small tactical transport aircraft (CASA C-295), with midsize tactical transport aircraft (Lockheed C-130H/H30) and - tanker aircraft (KC-130H) as well as with the contribution of three Boeing B707/KC707 for multipurpose military Air Transport means. And in a few years the Spanish Air Force will also contribute the new Airbus A400M as well as Airbus A330 MRTT (replacing the B707/KC707 beginning next decade) to the EATC assigned aircraft pool. Find the gallery of all the additional Spanish aircraft here.

 

Pictures by EATC and Spanish Air Force.

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 08:50
Transfer of Authority successful


9 March - by EATC

 

Since July last 2014, Spain is member of the EATC - although its fleet operated yet on national assets. This has now changed, because since 09 March 2015 the sixth EATC nations transferred 25 Air Transport assets via Transfer of Authority (ToA) to EATC OPCON (Operational Control).


The first Spanish aircraft to fly on EATC OPCON was a Lockheed C-130H “Hercules” from Air Transport Wing 31, stationed in Zaragoza. It departed this morning from Torrejon Airbase (near Madrid) via Algeria to Libreville.

 

The consequences of the Spanish ToA

The accession of Spain comprises a bigger fleet for the EATC nations and more types of aircraft. This entails more Air Transport Requests and therefore more cross-national possibilities. Besides this, Spain’s geographical situation and its regular routes provide interesting synergy opportunities to make the EATC’s Pooling and Sharing initiative more effective. In numbers this means 25 additional aircraft for EATC use, three extra Airbases and 30 EATC positions to be filled by Spain within EATC.

In total, the EATC assigned air fleet now consists of 189 aircraft.


By the use of the below links, find some overview of the newly assigned Spanish aircraft types as well as their Airbase locations.

 

New EATC assigned Spanish aircraft:
-    Lockheed C-130H and KC-130H  
-    CASA C-295             

-    Boeing B707/KC707  

 

Spanish Airbases

- Air Transport Wing 35, Getafe

- Air Transport Wing 31, Zaragoza

- Air Mixed Group 47, Torrejon   

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