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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 13:50
photo 110e RI - BFA

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30/09/2015  IRSEM

 

Sous format « livre électronique », l’IRSEM publie dans cette collection ses recherches stratégiques principales

 

Defending Europe? A Stocktaking Of French and German Visions for European Defense - by Barbara KUNZ

 

ABSTRACTS

 

Numerous examples seem to illustrate the incompatibility of French and German strategic cultures. The two countries’ very different political choices in concrete situations such as the military intervention in Libya have been the subject of many debates. These differences not only hamper European security policy and thus the establishment of the European Union as a full-fledged world-wide security actor, but also cooperation within the Franco-German tandem. While France and Germany remain the “motor” couple of European integration, their dialog on security matters continues to be difficult (and too infrequent, notably in times of the Euro crisis). Strategic cultures, world views and ideas on the role to play on the international stage, as well as the attention (publicly) devoted to security policy are essentially different. Mutual incomprehension is thus manifest in Paris and Berlin, with obvious difficulties to understand the other’s objectives and motivation.

The aim of this study consists of taking stock of strategic thinking in France and Germany. More concretely, it intends to identify compatible and incompatible aspects, as well as the potential for compromise, in these national considerations on the future of CSDP and NATO. In so doing, it concentrates on five issues: strategic visions, threat perception and military doctrine; the institutional framework for European defense; military interventions; capabilities as well as the industrial dimension.

 

De nombreux exemples semblent illustrer l’incompatibilité des cultures stratégiques en France et en Allemagne. Les choix politiques très différents des deux pays dans des situations concrètes telle que l’intervention militaire en Libye ont été l’objet de nombreux débats. Ces différences entravent non seulement la politique de sécurité européenne et donc l’établissement de l’Union Européenne comme acteur mondial à part entière, mais également la coopération au sein du tandem franco-allemand. Alors que la France et l’Allemagne restent le couple « moteur » de l’intégration européenne, leur dialogue sur les questions de sécurité reste difficile (et trop peu fréquent, notamment en ces temps de crise de l’Euro). Les cultures stratégiques, les visions du monde et du rôle que l’on devrait y jouer ainsi que l’importance que l’on attache (publiquement) à la politique de sécurité sont essentiellement différentes. On constate donc une incompréhension mutuelle manifeste à Paris et à Berlin, un mal évident à comprendre les objectifs et les motivations de l’autre.

Le but de cette étude consiste avant tout à dresser le bilan de la réflexion stratégique en France et en Allemagne. Plus concrètement, elle vise à identifier les aspects compatibles et incompatibles ainsi que le potentiel de compromis dans ces réflexions nationales en vue d’un débat sur l’avenir de la PSDC et de l’OTAN, en se concentrant sur cinq aspects: la vision stratégique, la perception de la menace et la doctrine militaire ; le cadre institutionnel de la défense européenne ; les interventions militaires ; les capacités ainsi que la dimension industrielle.

 

Etude de l'IRSEM n°41 - 2015

 

Parutions précédentes

 

Etude de l'IRSEM n°40 - 2015

Stratégies de mise en place des soft powers européen et russe en Moldavie après la Guerre froide

par Michael LAMBERT

 

Etude de l'IRSEM n°39 - 2015

Parlements et légitimité démocratique de la Politique de sécurité et de défense commune

Général (2S) Maurice de LANGLOIS,
Sara CANTO

 

Etude de l'IRSEM n°38 - 2015

Quelles stratégies face aux mutations de l’économie de défense mondiale ?

sous la direction d’Aude-Emmanuelle FLEURANT

 

Etude de l'IRSEM n°37 - 2015

Les sanctions contre la Russie ont-elles un effet dissuasif ?

par Céline MARANGÉ

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 16:30
Septembre rouge

 

3 octobre 2015 par Michel Goya  - La Voie de l’Epée

 

Pendant la guerre froide on appelait cela la stratégie du « piéton imprudent » par analogie avec l’individu qui s’engage soudainement sur la route en ne laissant au conducteur que le choix entre l’arrêt brutal et l’accident catastrophique. La Russie, et avant elle l’URSS, est coutumière de cette méthode depuis l’intervention éclair en Tchécoslovaquie en 1968 jusqu’à l’annexion de la Crimée en 2014 en passant par la prise des points clés de Kaboul en 1979 ou même simplement l’envoi d’un régiment sur l'aéroport de Pristina en juin 1999 interdisant l’usage de celui-ci aux forces de l’OTAN. Il nous, est arrivé, à nous Français, de le faire aussi, au Tchad par exemple, en 1968 ou en 1983, profitant nous aussi de cette capacité de pouvoir engager la force sans débat interne et vote préalable (ou du moins non-acquis d'avance).

Cette intervention surprise peut être « blanche », c’est-à-dire permettant d’obtenir des gains stratégiques sans avoir à combattre, simplement en se positionnant au bon endroit et/ou en établissant un rapport de forces suffisant pour dissuader de tout affrontement. Elle peut être aussi « rouge » et impliquer le combat selon trois méthodes, discrète (en Ukraine depuis 2014), au contraire écrasante (Hongrie, 1956) ou enfin visible et limitée. L’engagement actuel de la Syrie relève de la troisième posture, avec cette faculté de changer la situation stratégique initiale tout en gardant la possibilité, en fonction des changements observés, de se retirer relativement facilement ou au contraire de déployer de nouveaux moyens, dans ce cas le plus souvent écrasants. Dans l’art opérationnel russe, les engagements sont des coups calculés qui se succèdent soudainement et par paliers. On n'y goûte ni l'engagement comme fin en soi, ni les stratégies américaines de pression et d'escalade de type poker.

 

Suite de l’article

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 10:55
MOOC Compréhension de l'arme aérienne

 

15.09.2015 source Ecole de l'Air

 

Le MOOC compréhension de l'arme aérienne de l'École de l'Air est lancé !

Tenez-vous prêt, et retrouvez nous sur la plateforme de France Université Numérique dès maintenant.

Nous sommes ravis et impatients de vous accueillir pour ces 6 semaines de formation en ligne.

 

Voir le cours

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 12:54
MOOC Questions stratégiques

 

Le cours commence aujourd'hui ! 

Dès à présent vous pouvez aller à l'adresse de la plateforme FUN

https://www.france-universite-numerique-mooc.fr/login

afin de vous connecter avec votre identifiant c'est à dire votre adresse mail et le mot de passe que vous avez choisi lors de l'inscription (si vous l'avez oublié suivez la procédure indiquée pour en obtenir un nouveau : mot de passe oublié ?)

Vous accédez à votre tableau de bord où figurent les cours auxquels vous êtes inscrit :  cliquez sur le bouton bleu "voir le cours".

Vous arrivez sur la page  "infos du cours" où un premier message vous guidera dans l'interface. Lisez-le attentivement et n'oubliez pas de consulter, lors de votre première visite, le document à droite de l'écran, puis allez au "contenu du cours".

Bon début, bonne découverte !

 

L'équipe pédagogique

 

Voir le cours
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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 10:55
Allocations de thèses - DGRIS


27/07/2015 DGRIS - Ministère de la Défense

 

Suivant les préconisations contenues dans le dernier Livre Blanc sur la défense et la sécurité nationale en matière de soutien à la recherche stratégique, le ministère de la Défense met en place en 2015 un nouveau dispositif de financement d’allocations de thèses Relations Internationales et stratégie.

Ce dispositif vise à contribuer à régénérer le vivier de la recherche universitaire dans les domaines de la défense et de la sécurité.

A cette fin,  il finance des laboratoires universitaires pour leur permettre de recruter des doctorants, via des contrats doctoraux, pour une durée de trois ans et un salaire mensuel net de 1 550€.

.

Les allocations de thèses Relations Internationales et stratégie se déclinent en deux programmes :

     1. Programme « thématique »

Ce programme cible les thématiques prioritaires pour le ministère, tout en offrant un cadrage suffisamment souple pour laisser une liberté de proposition aux candidats et aux écoles doctorales. Ce programme pourra financer jusqu’à 6 allocations par an, pour une durée de 3 ans.

     2. Programme « innovation »

Ce programme vise à favoriser l’approche innovante, en sélectionnant des sujets libres, tant au niveau de la thématique d’études que de la démarche méthodologique ou de la dimension transdisciplinaire. Ce programme pourra financer jusqu’à 3 allocations par an, pour une durée de 3 ans.

.

Modalités pratiques

Les dossiers de candidature pour les programmes "thématique" et "innovation" sont téléchargeables ci-dessous, ainsi que sur le site de l’IRSEM.

Les dossiers doivent être remplis par le(s) directeur(s) de thèse et le candidat doctorant pour le 30 septembre 2015 au plus tard.

La sélection se déroulera en deux phases, au cours du mois d’octobre 2015 :

  1. Pré-sélection sur dossiers
  2. Sélection sur entretiens des candidats retenus

.

Dossiers de candidature

Programme "innovation"  
Dossier de candidature Pour en savoir plus : exemple de convention
   
Programme "thématique"  
Dossier de candidature Pour en savoir plus : exemple de convention
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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 16:55
Les Champs de Mars n°26, 2015 - Religieux et recherche stratégique


21/04/2015 par IRSEM

 

Revue académique de l’IRSEM à comité de lecture,  les Champs de Mars présentent des articles scientifiques sur les questions stratégiques.

 

Nouvelle série de la collection des Champs de Mars

Téléchargement gratuit

Les Champs de Mars n°26, 2015

Religieux et recherche stratégique

Sous la direction de
Philippe PORTIER & Frédéric RAMEL

 

A commander :

Les Champs de Mars n° 25

La dissuasion   

Jean-Christophe Romer et Thierry Widemann (dir.)

Présentation  Commander

Mots-clés : dissusasion, nucléaire, cyberespace

Les Champs de Mars n° 24

Défis contemporains de l’action stratégique 

IRSEM (coll.)

Présentation  Commander

 Mots-clés :ONU, cyberguerre, stratégie

Les Champs de Mars n° 23

La place et le rôle des armées dans le monde arabe contemporain

Flavien Bourrat (dir.)

Présentation  Commander

Mots-clés : révolutions arabes, construction étatique, armées arabes

Les Champs de Mars n°22

Rationalités des terrorismes

Windy Marty, Frédéric Ramel (dir.)

Présentation    Commander

Mots-clés : terrorisme, rationalité, Yougoslavie, intelligence économique

Les Champs de Mars n°21

Les civils dans les conflits armés

Bénédicte Tratjnek (dir.)

Présentation   Commander

Mots-clés : civils, actions civilo-militaires, défense civile

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 12:50
Place de la coopération régionale dans la démarche stratégique de la Lituanie


18/03/2015 Živilė KALIBATAITĖ -  IRSEM

 

En quelques pages seulement, les Fiches de l'IRSEM présentent l’état de l’art synthétique d’une question précise pour en indiquer les principaux débats, animateurs et enseignements.

 

La place de la coopération régionale dans la démarche stratégique d’un petit État européen. Le cas de la Lituanie.

 

Fiche de l'IRSEM n°37 - 2015

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 17:55
Colloque : Repenser la guerre : théories, stratégies, capacités

 

institut-strategie.fr

 

L’Université Lyon III Jean Moulin et le CESID organisent, en partenariat avec l’IHEDN, la Ville de Lyon et DSI, un colloque national en hommage au professeur Hervé Coutau-Bégarie (1956-2012), en quatre table rondes et 24 interventions en trois jours, du 10 au 12 mars 2015.  Le programme peut être consulté en ligne.

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 17:55
Thales, l'assurance vie de Dassault

 

28 janvier 2015 par Hassan MEDDAH  - L'Usine Nouvelle n° 3408

 

ENQUÊTE  Actionnaire de référence de Thales, le groupe d’électronique militaire, au côté de l’État, Dassault maîtrise ainsi l’évolution du Rafale. Et joue un rôle central dans l’industrie de défense française.

 

Dans la campagne de Limours (Essonne), le bâtiment du groupe Thales paraît perdu au milieu de nulle part. Un détail trahit l’activité du site : au sommet de l’édifice principal, une antenne de radar tourne inlassablement. D’autres équipements, invisibles depuis le parking, ont eux aussi été installés sur les toits, l’endroit idéal pour réaliser des tests avant la livraison aux clients. La France vient justement de commander 16 radars – dont certains sont capables de détecter un appareil à plus de 400 km de distance ! – pour assurer la surveillance du territoire.

 

Le site de Limours avec ses 800 salariés, majoritairement des ingénieurs, est à l’image de sa maison mère : discret et pourtant indispensable aux grands programmes français de défense. Thales, dont l’effectif de la force de frappe compte 25 000 ingénieurs, c’est tout simplement le champion hexagonal de l’électronique de défense. Ses technologies sont au cœur des systèmes de combat du pays : Rafale, défense anti-aérienne, sous-marins nucléaires… L’électronicien occupe une position incontournable dans l’industrie de défense tricolore.

 

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 17:55
Colloque « La Rupture stratégique » - 11 Fév. 2015

 

27/12/2014 IRSEM

 

En s’appuyant sur une équipe de chercheurs européenne, le programme « Penser la guerre » organise un colloque international sur le thème des « Ruptures stratégiques ». Fruit d’une année de recherches dirigées par le lieutenant-colonel-Docteur Olivier Entraygues, un groupe pluridisciplinaire propose de définir une nouvelle notion utile au champ de la prospective stratégique. Il s’agit du terme novateur de rupture stratégique. Cette idée, sous-jacente à la pensée du général Lucien Poirier dans son ouvrage La crise des fondements, doit de remettre en perspective la pertinence de la réflexion stratégique dans un monde où il devient de plus en plus difficile de définir des tendances et les moteurs du changement du système-Monde.

La démarche entreprise par l’IRSEM, en cherchant à croiser les champs disciplinaires (histoire, stratégie, économie, industrie de défense, sociologie, démographie et philosophie) doit ainsi présenter les conclusions de ces travaux sous le prisme d’une vision globale qui souligne la complexité et l’actualité d’une pensée stratégique sans cesse renouvelée. La restitution de ces recherches lors du colloque s’inscrit d’une part, dans une synergie « universitaires et militaires » et d’autre part, vers un rayonnement de la pensée stratégique française aux plans national et européen.

 

Liste du groupe de chercheurs « La Rupture stratégique »

- Prof. Gorges-Henri Soutou, Université de Paris-IV - La Sorbonne
- Prof. Gérard-François Dumont, Université de Paris IV - La Sorbonne
- Prof. Pierre-Yves Hénin, Université de Paris I - La Sorbonne
- Prof. Hervé Drevillon, Université de Paris  I - La Sorbonne
- Béatrice Heuser- Université de Reading, Royaume-Uni
- Prof. Bernard Wicht - Université de Lausanne, Suisse
- Prof. Christopher Coker, London School of Economy, Royaume-Uni
- Fréderic Coste - FRS
- Prof. Thibaud Collin, collège Stanislas
- Dr Aude-Emmanuelle Fleurant - SIPRI
- Dr Irène Eulriet - IRSEM
- Dr Thierry Widemann - SHDef
- LCL Dr Olivier Entraygues - IRSEM
- LCL Hugues Esquerre - MINEFI

 

Inscription obligatoire

 

Programme du colloque « La Rupture stratégique »

Mercredi 11 février 2015 à l’École militaire (9:30 à 18:00)  amphithéâtre des Vallières

 

Introduction du colloque - (09:30 à 10:00)

Ouverture par le prof. Georges-Henri Soutou,
les relations internationales et la rupture stratégique.

Présentation de l’étude « La Rupture stratégique »
par le prof. Thierry Balzacq, directeur scientifique de l’IRSEM

 

Table ronde n° 1 - (10:00 à 11:15)

Essai de définitions : approche épistémologique

Modérateur :
- LCL Jérôme de Lespinois - IRSEM
Intervenants :
- Prof. Thibaud Collin - Collège Stanislas (Philosophe)
- Thierry Widemann - SHDef (Histoire de la stratégie)
- Prof. Béatrice Heuser - Université de Reading (Relations internationales)

 

Pause - (11:15)

 

Table ronde n° 2 - (11:30 à 13:00)

L’économie au fondement de la rupture stratégique ?

Modérateur :
- Christophe Paillard
Intervenants :
- Dr Aude-Emmanuelle Fleurant - SIPRI (Armements et prolifération)
- LCL Hugues Esquerre - MINEFI (Economie et finance)
- Professeur Pierre - Yves Hénin (Economie)

 

Déjeuner - (13:00)

 

Table ronde n° 3 - (14:15 à 15:30)

Des facteurs socio-démographiques vecteurs de rupture ?

Modérateur :
- LCL Arnaud Planiol, IRSEM (Défense et société)
Intervenants :
- Dr Irène Eulriet - IRSEM (Sociologie)
- Fréderic Coste - FRS (Sociologie)
- Prof. Gérard-François Dumont - Paris IV La Sorbonne (Démographie)

 

Table ronde n° 4 - (16:15 à 17:30)

Rupture stratégique : deux scenarii

Modérateur :
- Prof. Hervé Drevillon
Intervenants :
- Prof. Bernard Wicht - Université de Lausanne (Stratégie)
- Prof. Christopher Coker - London School of Economics (Relations internationales)

 

Conclusion du colloque - (17:30 à 18:00)

Synthèse des travaux :
- LCL Olivier Entraygues

 

Clôture par Jean-Pierre Chevènement

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 08:45
La stratégie américaine en Afrique

 

15.01.2015 Sous la direction de Maya Kandel * - IRSEM

 

Cette étude présente une analyse de la stratégie américaine en Afrique. À partir de contributions d’universitaires, experts et opérationnels français et américains, elle analyse les acteurs, processus et modalités de la présence militaire américaine en Afrique. Elle s’intéresse en particulier aux caractéristiques et aux coûts de l’approche indirecte privilégiée par les États-Unis. Le continent africain constitue en effet le laboratoire d’un aspect déterminant de la réorientation stratégique engagée par le président Barack Obama à travers le concept d’empreinte légère (light footprint). Plus récemment, il a même été érigé en modèle de la lutte contre-terroriste et source d’inspiration pour d’autres régions, notamment le Moyen-Orient. Enfin, la coopération franco-américaine resserrée et inédite dans certaines régions africaines justifie également que l’on étudie la stratégie américaine en Afrique, son évolution récente, sa mise en oeuvre et le bilan que l’on peut en tirer.

 

Les dogmes de la stratégie américaine en Afrique, sont constants depuis le début des années 2000, voire les années 1990 :

- l’Afrique n’est pas une priorité stratégique ;

- l’empreinte au sol doit rester minimale (d’où le rôle des forces spéciales) ;

- pas d’engagement direct pour les militaires américains, ou alors secret ;

- leadership en retrait et intervention par partenaire interposé ;

- même dans ce dernier cas, les États-Unis ne doivent pas apparaître comme un cobelligérant ;

- sur le long terme, le mot d’ordre est « solutions africaines aux problèmes africains ».

 

Les priorités américaines sont logiquement la protection des personnels et intérêts américains sur place, puis par ordre décroissant en termes régionaux, l’Est de l’Afrique, suivi par le Nord et le Sahel, enfin le reste du continent et les littoraux.

 

Les principales conclusions de l’étude illustrent les risques du light footprint, en particulier celui de traiter les symptômes et non les causes en privilégiant l’efficacité à court terme contre les objectifs à long terme, alors même que l’analyse de la menace s’est considérablement affinée du côté des militaires américains où l’on a beaucoup appris des expériences d’Irak et d’Afghanistan. L’une des problématiques essentielles de cette étude réside dans le dilemme, qui n’est pas propre aux États-Unis d’ailleurs, entre les intérêts à court terme de la lutte contre-terroriste et les intérêts à long terme – soit la résolution des causes du terrorisme.

 

Plusieurs articles s’intéressent aux réactions africaines à la politique américaine : à partir d’études de cas (Kenya, Éthiopie, Ouganda, Djibouti notamment), ces analyses mettent en évidence les « coûts cachés » du choix de combattre par procuration, en particulier le risque d’instrumentalisation par des pouvoirs locaux aux agendas différents, et la possibilité de conséquences négatives, voire contre-productives, à long terme. Ils illustrent également, dans certains cas, le chemin parcouru en quelques années par certains chefs d’Etat en Afrique, de la réticence à collaborer avec les États-Unis à l’enthousiasme, voire à la volonté d’une collaboration plus étroite encore. Enfin, l’étude explore à travers plusieurs exemples un autre aspect du light footprint, l’approche par les partenariats, ouvrant des pistes encore inexploitées de collaborations possibles.

 

Maya Kandel * est responsable du programme sur les États-Unis à l’IRSEM et chercheure associée à l’Université Paris III – Sorbonne Nouvelle (CREW/CRAN)

 

Etudes de l'IRSEM n°36 - 2014

 

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 17:30
Oman : future pièce maîtresse de la stratégie américaine dans le Golfe et l’océan Indien

 

13/01/2015 Pierre RAZOUX Notes de Recherche Stratégique de l'IRSEM

 

Si à court terme, l’avenir du sultanat d’Oman est empreint d’incertitudes liées à la crise de succession qu’engendrerait la disparition du sultan Qaboos (malade et sans héritier), la valeur géostratégique d’Oman est indubitablement en forte hausse à moyen et long termes, justifiant une plus grande attention des milieux de la recherche stratégique.

 

Note de recherche stratégique n°15 - 2015 (pdf - 1,3 Mo)

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 08:50
L'Arctique, la nouvelle frontière


17.11.2014 Fondation Robert Schuman

 

Michel Foucher a publié un livre sur "L'Arctique, la nouvelle frontière" dans lequel il décrit l'Arctique comme un enjeu stratégique et économique pour les Etats côtiers. Malgré le réchauffement climatique et le recul de la banquise, des ressources et opportunités inespérées s'annoncent. L'auteur, membre du comité scientifique, analyse les divers bouleversements en cours ou à venir avec l'aide de géographes, des politiques, des stratégistes et des juristes.

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 17:50
L’influence américaine dans le dispositif européen du TTIP
 
05-11-2014 Infoguerre.fr


Depuis juillet 2013, l’Union Européenne (UE) a entamé des négociations avec les Etats-Unis (USA) afin de conclure un accord commercial de libre-échange entre l’UE et les USA en 2015. Cet accord, baptisé « Transatlantic Trade and Investment Partnership »  (TTIP soit « Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement ») a donc pour objectifs de réduire, voire supprimer les droits de douane, d’uniformiser les réglementations de part et d’autres de l’Océan atlantique, d’ouvrir les marchés pour les services, l’investissement et les marchés publics et de mettre en place un mécanisme de règlements des différents entre entreprises et Etats.

Les différents éléments du mandat de négociations n’ont été diffusés que tardivement (9 octobre 2014) et partiellement. De façon générale, ces négociations restent opaques pour la plupart des élus des États membres et du grand public, contrairement à ce qui a été affirmé récemment par la Commission européenne, alors même que ce Traité engagera la vie économique et sociale de millions d’européens à long terme.

Les enjeux de ce traité pour les Etats membres de l’UE nécessite débat démocratique et transparence à tous les niveaux. Or le constat est que ni l’un ni l’autre n’existent.
Une réelle démarche de transparence serait en premier lieu de permettre au grand public de savoir qui sont les négociateurs mandatés par l’UE pour mener les négociations.

 

1-Une équipe de négociateurs européens sous influence?

a. Qui est M. Ignacio Garcia Bercero négociateur en chef européen pour le TTIP ? Son curriculum vitae est introuvable. Qui peut croire que cet homme est sans passé ? D’où vient-il, qu’elles ont été ses précédents postes  et missions ?
b. Quant aux autres membres de la délégation, certains d’entre eux ont travaillé dans des instances internationales fortement orientées pour la défense d’une certaine forme de modèle de libre-échange, le libéralisme économique, et l’ouverture des marchés (OMC, FMI, banque mondiale) tandis que d’autres ont réalisé leurs études aux États-Unis (Université de Berkeley, Harvad Business School…)

 

2-Une étude aux arguments orientés ?
L’Union européenne justifie l’importance et l’intérêt du TTIP par les résultats d’une étude qu’elle présente comme « indépendante » et qui lui sert de référence dans le cadre des négociations. Cette étude intitulée « Reducing transatlantic barriers to trade and investment : an economic assessment » (mars 2013) a été réalisée par le Centre for Economic Policy Research (CEPR).
Au-delà des résultats issus de cette étude, on peut réellement contester l’indépendance et la neutralité des dirigeants du CEPR et des auteurs de ce rapport puisque, en effet ils ont, dans le passé, occupé des fonctions en lien direct avec les intérêts économiques américains. Ainsi :

a. Richard Baldwin qui occupe depuis janvier 2014 le poste de Directeur du CEPR. était directeur des études sur les politiques publiques (Policy Director) au moment où l’étude a été réalisée. Professeur d’économie réputé, il a occupé différents postes en Europe et aux Etats-Unis. Jusqu’en 1991, année où il est arrivé en Europe, il était conseiller auprès du Président américain Bush sur les questions économiques (Senior Staff Economist for the President’s Council of Economic Advisors in the Bush Administration). A ce titre il a participé aux négociations de plusieurs accords de coopération économique : Uruguay Round, NAFTA, US-Japan Structural Impediments Initiative, et US-Japan Semiconductor Agreement. Richard Baldwin a donc défendu les intérêts économiques américains par le passé.

Lors de la négociation relative au traité NAFTA, des arguments basés sur des modèles économiques promettaient de la croissance et des créations d’emplois aux États-Unis ainsi qu’au Mexique. Ces prévisions ne se sont pas concrétisées. Selon l’étude « Heading South U.S.-Mexico trade andjob displacement after NAFTA » datant de 2011 et réalisée par l’Economic Policy Institute, au cours de la période 1993-1999, les Etats-Unis et le Mexique ont perdu plusieurs centaines de milliers d’emplois. En outre, les inégalités de revenus ont augmenté et l’impact sur les salaires a été négatif. La fiabilité des prévisions issues des modèles macro-économiques qui ne rendent pas compte de la complexité du monde actuel, parait donc douteuse.

b. Guillermo de la Dehesa, également président du CEPR et économiste réputé, a occupé au cours de sa carrière divers postes dans le gouvernement espagnol, à la Banque d’Espagne mais aussi à la Banque Mondiale. Il a par ailleurs travaillé dans le secteur privé, notamment bancaire. Il a été également conseiller international de la banque américaine Goldman Sachs. Enfin Guillermo de la Dehesa est membre du « Group of Thirty », ou G30, think tank basé à Washington. Ce G30 a été fondé en 1978 à l’initiative de la fondation Rockefeller qui a également fourni les premiers fonds. Son premier président a été Johannes Witteveen, un ancien directeur du Fonds Monétaire International. Son président actuel est Paul Volcker. Le G30 regroupe des financiers importants et des universitaires qui cherchent à approfondir la compréhension des problèmes économiques et financiers ainsi qu’à examiner les conséquences des décisions des secteurs publics et privés relatives à ces sujets.

c. Joseph François directeur de l’étude dite « indépedante » du CPER,  a été pendant longtemps en poste aux Etats-Unis en tant qu’économiste au Bureau des statistiques du travail (Bureau of Labor Statistics )(1983-1987) et directeur du bureau « économie » de la commission du commerce international (1991-1993). Cette commission est une agence fédérale qui défend les intérêts des entreprises américaines dans le cadre de plaintes pour contrefaçon, d’instruction de concurrence déloyale, de viol des barrières douanières de la part d’entreprises étrangères. Elle fournit également des études sur le commerce et la compétitivité au congrès et au Président américains.

 

En conclusion et en l’état actuel des informations disponibles, tout citoyen européen peut légitimement se poser la question de la capacité de l’équipe de négociateurs européens à défendre les intérêts de l’UE dans les négociations menées pour conclure le TTIP. Manifestement, ce dispositif ne permet pas de négocier à armes égales avec les États-Unis. La communication affichée n’atténue pas l’opacité caractéristique des négociations de ce traité, on ne lève pas l’opacité par des effets de communication.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 11:55
Caroline Laurent est nommée directrice de la stratégie de la DGA

 

20/10/2014 DGA Actualité

 

Caroline Laurent a été nommée directrice de la stratégie de la Direction générale de l’armement (DGA) en Conseil des ministres le 15 octobre 2014. Elle prendra ses fonctions le 1er décembre prochain, date à laquelle elle sera élevée aux rang et appellation d’ingénieure générale hors classe de l’armement (4 étoiles).

 

Dès la fin de ses études, elle intègre en 1987 la direction des Missiles et de l’Espace de la DGA où elle occupe successivement des postes de management de projets techniques, de recherche dans les domaines satellitaire, océanographique et reconnaissance spatiale.

 

En 1994 et 1995 elle participe à l’élaboration de la politique spatiale française et elle est responsable des programmes de recherche dans le spatial pour le ministère de l’Industrie.

 

En 2001 Caroline Laurent prend la direction du programme de télécommunications militaires Syracuse.

 

De 2007 à 2011 elle dirige l’unité de management de l’ensemble des programmes aéronautiques : avions de transport, de mission, de formation ainsi que les avions de chasse en service, et représente la France au comité directeur international du programme A400M. 

 

Depuis 2011 elle dirige l’unité de management « Espace et Systèmes d’Information Opérationnels». Elle pilote à ce titre une équipe de 450 personnes et conduit toutes les opérations d'armement et les études amont relatives à la maîtrise de l'Information, les capteurs spatiaux de renseignement, les systèmes de télécommunications et de commandement.

 

Caroline Laurent est diplômée de l’Ecole polytechnique (promotion 1982), de l’Ecole nationale supérieure de l’aéronautique et de l’espace (1987) et ancienne auditrice du Centre des hautes études de l’armement (2004-2005). Elle est chevalier de la Légion d’honneur, chevalier de l’ordre national du Mérite et décorée de la médaille de l’Aéronautique. Elle est titulaire d’un brevet de pilote. Caroline Laurent est mariée et mère de 5 enfants de 24 à 14 ans.

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 21:55
La Lettre de l'IRSEM


07/10/2014 IRSEM

 

La Lettre de l'IRSEM est notre lettre d'information. Chaque mois, chercheurs résidents et invités y présentent un dossier stratégique, des chroniques et points d'actualité.
Vous trouverez dans cette rubrique les liens vers les numéros de chaque collection annuelle.

 

Afin de recevoir par mail notre newsletter mensuelle, la Lettre de l'IRSEM, merci de nous préciser :
- vos noms, prénoms, grade, fonction, organisme, et adresse mail, à partir du lien ci-dessous :

 

La lettre de l'IRSEM n°6 - 2014

Dossier stratégique :
LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE ET DE DÉFENSE DE LA CHINE :
Une nouvelle étape ?

 

2014 - La lettre de l'IRSEM

La lettre de l'IRSEM n° 5 - 2014

La Lettre de l'IRSEM n°4 - 2014
Dossier stratégique : Quelles stratégies étatiques dans le monde arabe face au jihadisme?

La Lettre de l'IRSEM N°3 - 2014
Dossier stratégique: La Pologne, un acteur de la défense européenne

Version en polonais du dossier stratégique

La Lettre de l'IRSEM N°2 - 2014

La Lettre de l'IRSEM N°1 (2,02 Mo)

 

2013 - La Lettre de l'IRSEM

La Lettre N°8 (décembre 2013)

La Lettre N°7 (novembre 2013)

La Lettre N°6 (septembre 2013)

La Lettre N°5 (juillet-août 2013)

La Lettre N°4 (juin 2013)

La Lettre N°3 (mai 2013)

La Lettre N°2 (avril 2013)

La Lettre N°1 (février 2013)

 

2012 - La Lettre de l'IRSEM

Sommaire des lettres ci-dessous

La Lettre N°10

La Lettre N°9

La Lettre N°8

La Lettre N°7

La Lettre N°6

La Lettre N°5

La Lettre N°4

La Lettre N°3

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 12:20
Le gouvernement fédéral créé un institut provisoire d’analyse de la défense

 

20 février 2014  par Nicolas Laffont – 45eNord.ca

 

Alors qu’elle participait au au Symposium on Making Defence Procurement Work for Canada, organisé par l’Université de Calgary et l’Institut canadien de la défense et des affaires étrangères, la ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux Diane Finley a annoncé la création d’un institut d’analyse de la défense provisoire, l’un des éléments clés de la nouvelle Stratégie d’approvisionnement en matière de défense du Canada.

 

«Deux semaines à peine après le lancement de Stratégie d’approvisionnement en matière de défense, c’est avec plaisir que je vous annonce la mise sur pied, dès aujourd’hui, de l’Institut d’analyse de la défense», a donc déclaré la ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux.

La création de cet institut provisoire donne suite à la recommandation du rapport Jenkins concernant la mise sur pied par le gouvernement du Canada d’un institut indépendant d’analyse de la défense, dirigé par un tiers, pour mieux éclairer l’approvisionnement à l’avenir et appuyer l’examen et la validation des capacités industrielles clés.

«L’institut d’analyse de la défense parachèvera le travail d’analyse des capacités industrielles clés effectué par le gouvernement et mesurera le rendement des retombées éventuelles de la Stratégie d’approvisionnement en matière de défense. L’institut permettra de tirer parti de l’expertise de l’industrie et du milieu universitaire pour prendre des décisions mieux éclairées relatives à nos acquisitions», a dit pour sa part James Moore, ministre de l’Industrie.

La ministre Finley a également dévoilé la composition du conseil d’administration de l’institut provisoire:

  • Tom Jenkins, président de la société OpenText, nommé président de l’institut d’analyse de la défense provisoire;
  • Tim Page, président de l’Association des industries canadiennes de défense et de sécurité (AICDS);
  • Christyn Cianfarani, directrice, Programmes gouvernementaux, recherche et développement, et propriété intellectuelle, CAE inc.;
  • Iain Christie, premier vice-président de l’Association des industries aérospatiales du Canada;
  • Peter Gartenburg, vice-président, Centre des opérations d’Ottawa, L-3 Communications;
  • Craig Stone, directeur des programmes d’études et doyen agrégé des Arts, Collège des Forces canadiennes;
  • David Bercuson, directeur du Centre for Military and Strategic Studies de l’Université de Calgary;
  • Janice Stein, directrice, École Munk des affaires internationales, Université de Toronto;
  • Louis Bélanger, professeur titulaire de science politique à l’Université Laval et directeur de l’Institut québécois des hautes études internationales.

Changement important et attendu sur le mode d’acquisition du matériel militaire par le gouvernement du Canada, la Stratégie d’approvisionnement en matière de défense comporte trois grands objectifs: fournir le bon équipement aux Forces armées canadiennes et à la Garde côtière canadienne en temps opportun, tirer parti de nos achats de matériel de défense pour créer des emplois et assurer la croissance économique au Canada, et simplifier les processus d’approvisionnement en matière de défense.

L’institut provisoire aura pour mandat d’effectuer des analyses spécialisées définissant les divers aspects du processus d’approvisionnement militaire. Il s’occupera notamment de ce qui suit :

  • assurer le développement et le maintien des capacités industrielles clés;
  • effectuer la recherche et faire des observations sur la base industrielle de la défense canadienne;
  • communiquer de l’information sur les débouchés relatifs au marché mondial de l’exportation, y compris sur les tendances et les enjeux des marchés étrangers de la défense;
  • éclairer le gouvernement sur les tendances technologiques en matière de défense à l’échelle internationale et la capacité de l’industrie canadienne à développer de nouvelles technologies dans ces secteurs.

«Cet institut viendra en aide dès maintenant au gouvernement et aux participants en s’assurant de mettre à leur disposition la capacité requise pour la collecte des données et l’analyse à l’appui de la nouvelle stratégie d’approvisionnement en matière de défense. L’institut veillera aussi à mener à bien les objectifs de la stratégie», a déclaré Tom Jenkins, président de la société OpenText.

Pour Tim Page, président de l’Association des industries canadiennes de défense et de sécurité, s’est dit «heureux de participer» à cet institut provisoire, lui qui représente un millier de membres du milieu des affaires du secteur de la défense et de la sécurité.

Dans un courriel envoyé à 45eNord.ca, un porte-parole de Travaux Publics et Services Gouvernementaux Canada a précisé que «le gouvernement du Canada a demandé aux membres du conseil intérimaire de revenir avec leur proposition [sur la formule idéale d'un institut permanent] d’ici la fin de l’année 2014, après quoi [cet] institut permanent sera établi».

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 17:35
La pensée stratégique des deux Corées

21/01/2014 Antoine BONDAZ -   IRSEM

 

La pensée stratégique coréenne s’est dédoublée depuis la division de la péninsule. La dimension nucléaire est aujourd’hui au cœur de la pensée nord-coréenne, comme élément principal de dissuasion et de survie du régime. La Corée du Sud a fait évoluer sa pensée stratégique en partie en réponse aux deux attaques nord-coréennes de 2010 (Cheonan et Yeonpyeong). Une dissuasion active et sur mesure, mettant l’accent sur la défense de l’espace maritime et un renforcement de l’alliance militaire avec les États-Unis, demeure au cœur de cette pensée stratégique, faisant de la nucléarisation du pays un faux-débat. L’impuissance des grandes puissances, leur incapacité à coopérer du fait d’intérêts divergents fait de la dénucléarisation de la Corée du Nord ou de l’effondrement du régime, un scénario peu probable. Alors que les acteurs régionaux traitent ce problème de façon régionale et non globale, la France et l’Union européenne sont marginalisées.

  Lire la suite (pdf - 613 ko)

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 12:45
La France revoit sa stratégie militaire au Sahel

 

07 janvier 2014 Par RFI

 

Le ministre français de la Défense Jean Yves Le Drian va se rendre, les 13 et 14 janvier 2014, aux Etats-Unis pour préciser aux responsables américains la nouvelle stratégie de l'armée française en Afrique. Une stratégie axée sur la lutte contre le terrorisme dans la zone sahélienne qui va nécessiter une réarticulation de la présence militaire française dans la région, en coordination avec le Pentagone.

 

Militaires français et américains se croisent régulièrement en Afrique. Durant l'opération Serval, les Etats-Unis ont apporté une aide non négligeable en matière de logistique et de renseignement. A Niamey, ce sont des drones américains achetés en urgence par la France qui vont prochainement débuter leurs missions d'observations.

 

Pour la France, l'objectif est de maintenir une présence de 3 000 hommes dans la zone sahélo-saharienne. Des unités capables de sauter d'un « point d'appui à l'autre », un peu comme le font déjà les forces américaines dans la Corne de l'Afrique.

 

« Nous sommes en train de passer d'une posture héritée de la décolonisation, avec des grosses implantations, à la formation de plots plus discrets orientés vers la lutte contre le terrorisme », indique-t-on dans l'entourage du ministre de la Défense.

 

A ce stade, deux accords ont été signés en décembre avec le Tchad et le Niger. Un autre le sera, le 20 janvier, avec Mali, puisqu’il s'agit de donner un cadre juridique à la présence française dans ces trois pays. « Ces accords nous permettent d'intervenir de manière autonome tout en informant les autorités des pays concernés », ajoute-t-on au ministère de la Défense, sans donner plus de détails.

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 17:40
Russie: une stratégie de défense nationale 2016-2020 prête d'ici avril

 

MOSCOU, 10 décembre - RIA Novosti

 

Le ministère russe de la Défense présentera une stratégie de défense nationale pour 2016-2020 au président russe d'ici le 1er avril 2014, a annoncé mardi à Moscou le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.

 

"En 2014, nous devons élaborer une stratégie de défense nationale pour 2016-2020 en coopération avec les organes exécutif concernés. Un concept de stratégie doit être soumis au président d'ici le 1er avril 2014", a indiqué le ministre lors d'une réunion élargie du collège du ministère de la Défense.

 

Les Forces armées russes doivent garantir la souveraineté de la Russie, "augmenter notre potentiel militaire est donc prioritaire pour nous", a conclu le ministre.

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 08:54
Les opérations militaires à l'usage des média

 

12.06.2013 Michel Goya - La Voie de l'Epée

 
Ceux qui ont lu la France et la guerre depuis 1962 peuvent tout de suite aller au dernier paragraphe.
 

Imaginons que Le magazine de la santé ne soit pas présenté par des médecins et ne fasse même intervenir aucun d’entre eux sur leur plateau. Pire, imaginons que lorsque se posent de graves problèmes sanitaires en France, on ne fasse jamais appel à des médecins mais simplement à des représentants politiques, des experts « non-pratiquants » ou, au mieux, au porte-parole du Conseil de l’ordre.

 

C’est exactement ce qui se passe pour les questions militaires et c'est ainsi que l’on raconte souvent n’importe quoi en la matière sur les plateaux de télévision. Après cinquante années et 115 opérations militaires, on continue à demander si c’est la guerre à chaque fois que l’on tire un coup de feu, à s’étonner qu’un soldat tombe au combat ou à parler d’enlisement dès qu’une opération dure plus d’une semaine.

 

Il est donc pas inutile de rappeler les principales caractéristiques des opérations militaires modernes.

 

1. La France est en guerre depuis 1962…presque exclusivement contre des organisations non étatiques

 

Les forces armées françaises ont été engagées depuis 1962 dans environ 400 opérations dont 115 ont engendré des affrontements, soit une moyenne de deux par an. Ces opérations ayant toutes le même but et presque toutes le même type d’adversaire, même si celui-ci a eu des visages différents, on peut considérer que la France est de fait engagée dans une forme fragmentée de guerre mondiale pour la défense de ses intérêts et la stabilité du monde face à des organisations armées non étatiques. Près de 400 de ses soldats sont « morts pour la France » dans ses opérations et des milliers d’autres y ont été blessés.

 

Cette idée ne s’est pas imposée avec évidence car la guerre reste, malgré la lutte contre le Vietminh et le FLN, encore largement associée dans les esprits à la guerre interétatique avec sa déclaration et son traité de paix.

 

En réalité, sur 155 opérations militaires, 5 seulement relèvent d’un conflit interétatique : contre l’Irak en 1990-91, la république bosno-serbe en 1995, la Serbie en 1999, l’Etat taliban en 2001 et le régime de Kadhafi en 2011. Dans tous les autres cas nos ennemis se sont appelés Frolinat, Tigres kantagais, Polisario, Hezbollah, Amal, FPR, Taliban, HIG, AQMI, MUJAO, etc. Ce sont eux qui ont provoqué 99 % de nos pertes et tout semble indiquer que cela va continuer.

 

C’est le caractère politique de nos adversaires qui fait de l’affrontement une guerre, sinon il s’agit de lutte ou au moins de protection contre du banditisme. Cette distinction est essentielle pour définir le cadre juridique, psychologique et politique de l’emploi des forces. C’est avec des ennemis que l’on fait la paix, pas avec des délinquants dont la répression est sans fin.  Cette vision est brouillée par le fait que ces organisations se greffent souvent sur l’économie illégale pour trouver des ressources et que les Etats hôtes n’aiment généralement pas qualifier ces organisations de politiques, qui induit un statut équivalent, leur associant plutôt les qualificatifs de criminelles ou terroristes.

 

Après les embarras afghans, la qualification immédiate de guerre pour l’opération Serval au Mali témoigne d’une prise en compte de cette réalité par l’échelon politique.

 

On notera également que ces cinq conflits interétatiques ont eu lieu dans une phase stratégique de vingt ans où la puissance américaine a pu s’exercer avec une grande liberté. La « fatigue américaine », la réduction de ses moyens, les contraintes diplomatiques accrues en particulier au Conseil de sécurité laissent présager une fermeture de cette fenêtre. La possibilité d’un conflit interétatique dans les dix-quinze ans à venir ne peut être exclue, sa probabilité est faible et il est presque certain qu’il faudra agir de manière différente, c’est-à-dire sans bénéficier de la puissance aérienne américaine.

 

2. Les tentatives de substitution au duel clausewitzien ont échoué

 

Pour Clausewitz, la guerre c’est la confrontation de deux trinités : un Etat (ou une direction politique)-une force armée-un peuple. L’affrontement est d’abord un duel entre les deux forces armées antagonistes. L’Etat dont l’armée a perdu le duel se soumet et impose la paix à son peuple.

L’acceptation de ce duel induit une prise de risques et donc généralement des pertes humaines, très peu populaires politiquement. On a donc essayé de résoudre les nécessaires confrontations en évitant ce duel.

 

La première tentative a consisté se déclarer comme neutre et à se placer au milieu des organisations combattantes, comme si l’empêchement des combats signifiait la paix. Cela n’a en réalité jamais fonctionné, les adversaires se nourrissant ou instrumentalisant la force d’interposition pour continuer le combat. La liste des missions d’interpositions se confond avec celle des humiliations.

 

Une autre approche à consisté à profiter de la suprématie aérienne des forces occidentales (en fait américaines) pour considérer l’ennemi comme un système dont on pouvait obtenir l’effondrement par une campagne de frappes. Dans cette conception, plus les frappes sont éloignées du contact et en profondeur et plus elles sont considérées comme efficaces (les premières sont qualifiés de tactique, les secondes de stratégiques). Dans les faits, seule de la campagne contre la Serbie en 1999 peut être mis au crédit de cette vision mais en sachant que l’action diplomatique et surtout la présence d’une puissante force terrestre en Macédoine sur le point d’intervenir. Tous les autres exemples prouvent que l’emploi seul des frappes à distance (y compris avec l’artillerie, des hélicoptères d’attaque ou même des raids d’infanterie légère) s’avère impuissant à obtenir une soumission de l’autre, surtout les organisations non étatiques dès lors qu’elles ont un minimum d’implantation populaire. On n’a jamais vu personne se constituer prisonnier devant un chasseur-bombardier ou un drone.

 

La décision ne s’obtient finalement et toujours que par l’occupation ou la destruction des centres de gravité adverses (capitale, base, leader) et cela passe nécessairement pas des opérations au sol, rendues évidemment beaucoup plus puissantes lorsqu’elles sont appuyées par des systèmes de feux à distance dont est dépourvu l’adversaire. 

 

3. la principale difficulté s’est toujours située après le « duel »

 

La supériorité sur le champ de bataille n’amène pas forcément la paix, du moins au sens classique du terme synonyme de dépôt des armes.

 

Cette paix classique est plus facile à obtenir dans le cadre d’un conflit interétatique et à condition de ne pas détruire l’Etat adverse car c’est lui qui va gérer la paix en interne. Cela à été le cas de la République de Palé, de la Serbie et de Saddam Hussein en 1991 et cela a permis une normalisation de la situation. Cela n’a pas empêché la mise en place d’importantes forces de stabilisation en Bosnie et au Kosovo.

 

Lorsque Saddam Hussein ou les Talibans ont été chassés, il a fallu les remplacer et la situation politique locale a évolué débouchant sur une nouvelle guerre beaucoup plus difficile que la première. La destruction, non souhaitée initialement, du régime de Kadhafi a abouti également à un désordre local aux répercussions régionales.

 

Les choses sont encore plus difficiles à conclure avec des organisations non étatiques. Lorsque nous intervenons contre ces organisations, c’est que le plus souvent que la situation locale est déjà grave et qu’elles ont déjà constitué des forces armées. Contrairement à la période des guerres de décolonisation, la guérilla ne précède pas l’affrontement sur le champ de bataille mais tend à lui succéder.

 

Les batailles ont été rares contre les organisations armées (Kolowezi et Tacaud en 1978, Adrar des Ifhoghas en 2013) et nous les avons toujours gagnées, du fait de la supériorité qualitative de nos soldats, de la variété de nos moyens et parce que nous avons toujours combiné la recherche du combat rapproché et les feux.

 

Nous n’avons pas encore été confrontés à des adversaires « hybrides », c’est-à-dire disposant d’armements antichars et antiaériens modernes, comme le Hezbollah, mais a priori les moyens et méthodes employées jusque-là paraissent adaptées contre eux.

 

Ces batailles peuvent être décisives si l’adversaire n’a pas d’implantation populaire locale, comme les Tigres katangais par exemple à Kolwezi ou même dans une moindre mesure AQMI au Mali. La force n’a pas besoin de rester sur place dans ce cas.

 

La vraie difficulté réside lorsque l’organisation que nous affrontons bénéficie d’un soutien local qui peut la cacher, la nourrir, la renseigner et surtout lui fournir des recrues. La difficulté est bien sûr accrue si l’organisation est également aidée par l’étranger et peut s’y réfugier. Dans ce cas, le combat continue normalement sous forme de guérilla et/ou d’attaques terroristes. Cette forme de combat est beaucoup plus complexe à mener. Il peut l’être de deux manières.

 

On peut s’engager dans la voie de la contre-insurrection, c’est-à-dire mener une opération globale visant non seulement à combattre les forces ennemies mais aussi à s’attaquer aux causes du soutien populaire à l’organisation. Cela peut réussir, provisoirement, comme au Tchad de 1969 à 1972, mais cela demande généralement un engagement long et couteux.

 

On peut décider au contraire de ne pas s’engager dans cette voie de contre-insurrection, de se retirer du théâtre ou de se placer tout de suite en deuxième échelon de la force locale, qui dans tous les cas de figure doit forcément prendre à son compte la mission de sécurité. Cette approche impose parfois de revenir « gagner » des duels.

 

4. On peut aussi engager la force dans des opérations qui ne relèvent pas de la guerre

 

On l’a déjà dit, s’il n’y pas ou plus d’opposition politique, il n’y a pas de guerre. sans parler des opérations d'aide humanitaire, la force peut aussi être employée pour sécuriser une population. On parle alors de mission de stabilisation. Il n’y a pas ou plus d’ennemi et les forces locales ne sont pas capables d’assurer la sécurité de leur territoire soit qu’elles ont failli, soit qu’elles n’existent pas encore. 

 

Ces missions de stabilisation, qui ne doivent pas être confondues avec des missions de contre-insurrection, peuvent prolonger des missions de guerre, comme au Kosovo, ou non. L’engagement actuel en république centrafricaine relève clairement de cette dernière logique.

 

Ce type de mission impose une présence physique sur le territoire et donc des effectifs relativement importants au regard de la population locale. Or, les effectifs des armées professionnelles occidentales ayant tendance à diminuer aussi vite que les populations à sécuriser ont tendance à augmenter, le risque premier est celui de l’insuffisance. On compense ce phénomène par l’engagement en coalition, ce qui augmente les délais d’intervention alors que la situation impose souvent l’urgence, et une complexité organisationnelle accrue.

 

Ces forces de stabilisation ont pour vocation là-encore à être relevé par des forces de sécurité locales, ce qui suppose l’existence d’un Etat viable et légitime, généralement la principale difficulté de la mission. De fait, les opérations de stabilisation sont presque obligatoirement longues, ce qui ne doit pas confondu avec un enlisement.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 08:20
Combien de navires aura notre marine?, Tom Lawson aussi aimerait le savoir!

Le NCSM Preserver ravitaillant la frégate américaine USS Ingraham en mer d’Arabie en novembre 2001dans le cadre de l’opération Apollo, la participation militaire canadienne dansla campagne internationale contre le terrorisme (Photo: caporal Brian Walsh, CombatCam)

 

24/11/2013 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

Combien de navires aura finalement le Canada avec le budget alloué à la Stratégie d’approvisionnement en matière de construction navale? Le chef d’État major lui aussi a bien hâte de le savoir!

En octobre, on avait la confirmation les navires de soutien interarmées de la Marine royale canadienne passeront avant le brise-glace de la Garde côtière.

Les navires de soutien présentement en service, les NCSM Protecteur et Preserver ont 50 ans bien sonnés et, devant l’impossibilité de mener les deux projets de front, il fallait choisir.

Le chef d’État major du Canada, le Général Tom Lawson, a bien hâte maintenant de voir combien de navires nous aurons finalement.

La Stratégie nationale d’approvisionnement en matière de construction navale (SNACN) étant probablement sous-financé, d’autres choix difficiles devront être fait à l’avenir, mais le chef d’État major canadien, le général Tom Lawson, accepte la situation avec philosophie et s’en explique aujourd’hui dans une entrevue au journal néo-écossais «Chonicle Herald».

À lire dans le «Chonicle Herald» >>

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 07:55
Notes de Recherche Stratégique de l'IRSEM

 

13/11/2013 IRSEM

 

Cette rubrique rassemble les travaux de différents chercheurs de l'IRSEM comme de personnalités extérieures, sur des thématiques d'actualité stratégique contemporaine.

 

Numéro 4 - 2013
La pensée stratégique russe aujourd’hui
Auteur : Arnaud KALIKA

Face à un monde multipolaire marqué par la montée en puissance de la Chine et l’érosion de la domination occidentale, la Russie revendique un besoin de puissance pour faire face à un environnement instable : Irak morcelé, Afghanistan incontrôlable, Iran cherchant à rejoindre le club des puissances nucléaires, Corée du nord toujours imprévisible, Syrie en délitement et Monde arabe en proie à un islam politique radicalisé...
Lire la suite (pdf 405ko)

 

2013 - Notes de Recherche Stratégique de l'IRSEM

 

Numéro 3
La pensée stratégique chinoise : développement d’un smart power sur les bases de concepts millénaires
Auteur : Alice GRANDSERRE
Présentation - Document (pdf 360 ko)

 

Numéro 2
Quelle stratégie internationale de la Chine à l’ère XI Jinping ?
Auteur : Dr Leïla CHOUKROUNE
Présentation - Document (pdf 357 ko)

 

Numéro 1
Vers une nouvelle équation stratégique en Méditerranée
Auteur : Pierre RAZOUX
Présentation - Document (pdf 1 Mo)

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 11:54
Nouvelle maison: Guerres et Influences

 

17 octobre 2013 ActuDéfense

 

Pour les lecteurs, fidèles ou simples passants, qui passent encore par les pages d’ActuDéfense, sachez que j’ai ouvert un nouveau blog. Guerres et Influences n’est pas un site d’information, comme l’était ce blog-ci, mais un lieu de réflexion et de débat sur les stratégies d’influence dans le cadre des conflits armés.

 

Vous pourrez y trouver des informations et des analyses sur des problématiques liées à la communication, à la stratégie d’influence, aux médias, à l’information et à la désinformation.

 

N’hésitez pas à venir y jeter un oeil et à en parler autour de vous : Guerres et Influences.

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 11:55
Conférence « De la dissuasion à la prolifération : enjeux stratégiques d’une guerre impensable »

09.10.2013 ANAJ-IHEDN

 

L’ANAJ-IHEDN a le plaisir de vous inviter à sa prochaine conférence sur le thème :

 

De la dissuasion à la prolifération : enjeux stratégiques d’une guerre impensable

 

Philippe WODKDA-GALLIEN
Membre de l’Institut Français d’Analyse Stratégique
Auteur du « Dictionnaire de la Dissuasion » (Marines Editions)

&

Valéry ROUSSET
Industriel, enseignant, et consultant sur les relations entre stratégie et technologie

 

Jeudi 24 octobre 2013
19h30 à 21h00

Ecole militaire
Amphithéâtre Desvallières

 

La conférence se déroulera en deux temps :

1. La place de la dissuasion nucléaire dans la politique de défense de la France, la complémentarité des composantes – océanique et aéroportées au service de la stratégie française de dissuasion, la construction du consensus politique, les enjeux technologiques dans un contexte nouveau de réarmement stratégique à travers le monde. Son analyse puisera aussi dans l’histoire des programmes nucléaires de la guerre froide.

2. La prolifération des missiles balistiques semblait passée au second plan dans la « guerre contre le terrorisme » ; les crises récentes autour de la Méditerranée, mais aussi une course aux armements relancée au Moyen-Orient ou en Asie, ont suscité un regain de cette la prolifération, davantage au plan qualitatif que quantitatif, mais qui n’en porte pas moins un risque, sinon une menace, sur la prétendue supériorité conventionnelle des armées occidentales.
___

Philippe WODKA-GALLIEN est membre de l’Institut Français d’Analyse Stratégique, think tank implanté à l’Ecole militaire. Depuis de nombreuses années, il se passionne pour les questions internationales et de défense. Auditeur de la 47ème session nationale de l’IHEDN – session Armement Economie de la Défense – 2010- 2011, son expertise s’appuie sur un parcours de plus 20 ans dans l’industrie de défense, où il est actuellement responsable relations presse. Il anime Les Chroniques de la dissuasion dans la revue Défense et contribue par plusieurs articles à la Revue Défense Nationale. On lui doit Le Dictionnaire de la Dissuasion (Marines Editions).

Valéry ROUSSET est industriel, enseignant, et consultant sur les relations entre stratégie et technologie depuis plus de vingt ans. Son parcours, essentiellement tourné vers l’international, l’a conduit à intervenir sur les missiles, les drones, les capteurs aéroportés et spatiaux, et depuis le tournant du siècle sur les systèmes de commandement et de renseignement nationaux et alliés. Très impliqué auprès du Ministère de la défense sur la prolifération dans l’après-guerre du Golfe, Valéry Rousset a formé une partie des inspecteurs du désarmement irakien, des interprètes d’images, ou des analystes de renseignement multi-sources. Publiant régulièrement dans la presse spécialisée du monde de l’armement, il est également l’auteur de « La Guerre à Ciel Ouvert : Irak 1991 » (ADDIM, 1996, épuisé).


Informations : conference-renseignement@anaj-ihedn.org

- See more at: http://www.anaj-ihedn.org/conference-de-la-dissuasion-a-la-proliferation-enjeux-strategiques-dune-guerre-impensable/#sthash.85kJ2BPT.dpuf
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