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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 22:30
Treize ans après leur achat, les sous-marins canadiens ne peuvent toujours pas lancer de torpilles

 

13 avril 2011 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Treize ans après avoir acheter 4 sous-marins peu utilisés par les Britanniques, le Canada n’est toujours pas parvenu à les remettre en état de combattre. Actuellement, un seul des 4 sous-marins de la classe Victoria est capable de prendre la mer. Aucun ne peut combattre tant que leurs tubes lance-torpilles n’auront pas été convertis pour lancer des torpilles Mk 48 américaines [1]. Les kits de conversion ont enfin été commandés et ils devraient être installés d’ici 2 ans, si le Congrès américain ne s’y oppose pas. De tous ces déboires, le Canada a appris que les sous-marins sont des bâtiments couteux à construire et à entretenir, même s’ils sont d’occasion.

 

Les anciens Upholder britanniques

 

Tout a commencé dans les années 90, lorsque le Canada a voulu remplacer ses sous-marins classiques datant des années 60. Cela ne semblait pas possible, parce que des sous-marins neufs auraient couté près de 500 millions $. Dans le même temps, la Grande-Bretagne a décidé de passer à une force sous-marine entièrement nucléaire et a désarmé 4 sous-marins de la classe Upholder, mis en service entre 1990 et 1993, peu utilisés donc. Elle les vendait pour 188 millions $ pièce. L’affaire a été conclue en 1998, la livraison devant commencer en 2000. Le Canada a désarmé ses sous-marins de la classe Oberon en 2000. C’est alors qu’il a découvert que les sous-marins britanniques avaient besoin de travaux de remise en état : réparer des fuites, installer du matériel canadien... plus que cela n’était prévu. Ce n’est qu’en 2004 que les sous-marins ont enfin été livrés. Mais l’un d’entre eux, pendant le trajet vers le Canada, a été endommagé gravement par un incendie. Ce sous-marin devait être remis en service l’année prochaine. D’ici la fin de cette année, 3 sous-marins devraient être de retour en service. Peut-être. Ne pas avoir de sous-marin opérationnel depuis près de 10 ans est devenu un problème majeur au Canada. Le problème est que, au départ, les sous-marins ont été achetés sans un examen complet. Ce n’est qu’ensuite qu’il a été découvert que les principaux systèmes avaient des problèmes qui devaient être réparés (pour un cout considérable). Par conséquent, ces sous-marins ont passé la majeure partie de leur temps, au cours de la dernière décennie, à subir des réparations ou des améliorations. La réparation finale sera de faire fonctionner les tubes lance-torpilles. Le seul sous-marin de la classe Victoria qui soit opérationnel est actuellement en patrouille dans le Pacifique, à la recherche d’activités douteuses que, s’il en trouve, il devra signaler aux autorités compétentes... sans pouvoir lui-même intervenir.

 

Notes :

[1] Les sous-marins ont été conçus pour lancer des torpilles britanniques, Tigerfish et Spearfish.

 

Référence : Strategy Page (Etats-Unis)

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 18:30
Navantia reçoit la pile à combustible du 1er sous-marin S-80

 

 

12 avril 2011 par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Le chantier naval Navantia de Carthagène a reçu la pile à combustible du système de propulsion anaérobie (AIP Air Independent Propulsion). Elle équipera le premier sous-marin S-80 destiné à la marine espagnole. La pile à combustible a été construite par UTC, la même entreprise qui les fournit aussi à la NASA. Il s’agit du cœur du système de propulsion. Elle permet d’augmenter la durée pendant laquelle le sous-marin peut rester en plongée. La pile à combustible produit de l’électricité à partir d’un mélange gazeux composé d’hydrogène et d’oxygène purs. Navantia a retenu cette technologie parce qu’elle la considère comme la plus sûre technologiquement. Elle permet une production importante d’électricité, et peut fonctionner à basse température.

 

Référence : ABC (Espagne)

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 11:24
Le Pakistan renforce ses forces sous-marines pendant que l’Inde tergiverse

 

11 avril 2011 par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Alors que l’Inde a beaucoup de difficultés à concrétiser son nouveau programme de sous-marins baptisé “Projet-75 India”, le Pakistan a conclu un accord avec la Chine pour acheter 6 sous-marins classiques équipés d’une propulsion anaérobie, considérée désormais comme un élément crucial de tout sous-marin classique. Les sous-marins classiques doivent faire surface ou hisser leur schnorchel au bout de quelques jours de plongée pour renouveler leur oxygène et recharger leurs batteries. Mais ceux qui sont équipés d’une propulsion anaérobie (AIP) peuvent rester en plongée pendant beaucoup plus longtemps, ce qui renforce de beaucoup leur efficacité à se cacher et à combattre. Cela les rapproche des sous-marins nucléaires qui, évidemment, peuvent rester en plongée pendant une période virtuellement illimitée. Alors que l’Inde se trouve encore à des années avant d’obtenir un sous-marin équipé d’un système AIP, le Pakistan en a déjà un, le PNS Hamza, un des 3 sous-marins Agosta-90B mis en service il y a moins de 10 ans. De plus, le travail est déjà lancé pour équiper les 2 autres sous-marins, le PNS Khalid et le PNS Saad, de ce même système. Les 6 sous-marins chinois de nouvelle génération, appartenant à la classe Yuan améliorée et équipés d’un système AIP de type Stirling, vont encore donner plus de force à la marine pakistanaise.

 

Au contraire, l’Inde a pour l’instant refusé d’envisager d’équiper les 6 sous-marins Scorpène en cours de construction du système AIP de DCNS, le Mesma. De plus, le programme a déjà pris 3 ans de retard. « Il y a eu une forte augmentation des couts. Installer un système AIP MESMA sur les 5è et 6è sous-marins augmenterait les couts de 100 millions $ environ », a déclaré un responsable du ministère indien de la défense. « De plus, la marine souhaite plutôt utiliser un système AIP à piles à combustible. Le DRDO [1] développe un tel système, qui a déjà été testé à terre. Si le développement est un succès, nous envisagerons de l’installer sur les Scorpène 5 et 6, » a-t-il ajouté. Pour encore compliquer la question, les progrès sur le P-75I sont extraordinairement lent. Ce programme prévoit la construction de 6 nouveaux sous-marins discrets, équipés à la fois de missiles pouvant attaquer des cibles terrestres et d’une propulsion AIP. L’appel à projet qui doit être envoyé à des fournisseurs étrangers comme Rosoboronexport (Russie), DCNS (France), HDW (Allemagne) et Navantia (Espagne), ne sera pas lancé avant la fin 2011 au plus tôt. « Si un chantier peut fournir l’AIP, il ne peut pas fournir les capacités de lancer des missiles contre des cibles à terre, et vice-versa. Donc le projet 75-I est très complexe... Il va falloir au moins 2 ans pour seulement le conclure, puis ensuite 6 à 7 ans pour que le 1er sous-marin soit terminé, » a-t-il indiqué. Jusqu’à présent, le projet prévoit d’importer directement 2 sous-marins construits par le chantier naval étranger retenu, 3 autres au chantier MDL de Mumbai, et le 6è à Hindustan Shipyard de Visakhapatnam, dans le cadre d’un transfert de technologies.

 

Notes : [1] L’équivalent indien de la DGA.

 

Référence : Times of India (Inde)

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 11:30

El camión de transporte especial lleva la vela del S-81 a Santa Lucía.

Photo JAVIER CONESA  - Source www.laopiniondemurcia.es

 

29 mars 2011 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Le premier sous-marin S-80 que Navantia construit pour la marine espagnole, commence à prendre forme. Sur la coque résistance, dont la construction a été terminée en octobre dernier, sera bientôt fixé le kiosque, une structure de 6 mètres de haut et de près de 3 m de long, qui est arrivée hier au chantier naval de Carthagène. Un porte-parole de l’entreprise a expliqué que, à cause des dimensions du kiosque, l’opération de transport a été complexe. Il a d’abord été transporté sur un camion spécial depuis l’entreprise locale qui l’a construit jusqu’au port de pêche de Santa Lucía. Là, la pièce qui donne sa silhouette caractéristique au sous-marin lorsqu’il navigue en surface, a été embarquée sur une barge qui l’a transporté jusqu’au quai d’armement du chantier naval. La construction du premier des 4 sous-marins S-80 se déroule selon le calendrier établi. Depuis la fin de la construction de la coque résistante, les travaux se déroulent à l’intérieur, pendant que Bolea fabrique les superstructures extérieures. Si aucun problème ne survient d’ici là, le S-81 devrait être mis à l’eau en 2013. La technologie utilisée pour leur construction est « 100% Navantia » depuis que l’entreprise espagnole et DCNS ont dissous le consortium qui les associait pour la construction des sous-marins Scorpène. Il est actuellement prévu que le dernier exemplaire des S-80 soit terminé et livré à la marine espagnole en 2016.

 

Référence :  La Opinión de Murcia (Espagne)

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 07:00
Underwater, Air-to-Air roles targeted for BrahMos Cruise Missile; Trials by 2011-end

2011-03-13 INDIA DEFENCE

 

The BrahMos cruise missile programme is a joint venture between the Indian DRDO and the Russian NPO Mashinostroeyenia who have together formed BrahMos Aerospace Private Limited. It is the world's fastest cruise missile in operation and is a supersonic cruise missile that can be launched from submarines, ships, aircraft or land. In recent interviews given to local media by BrahMos Aerospace chief A. Sivathanu Pillai, it was discovered that underwater and air-to-air capabilities are being sought for. "If we are able to reduce the weight of the missile below two tonnes, we can deploy it on the fifth generation fighter aircraft (FGFA) and we are looking to doing that in future. The trials of launching BrahMos cruise missile from air will begin in 2012 and there will be no delay in the programme due to this." "We will test-fire the underwater version by the end of this year after we get the pontoon." The test-firing missile would be done from a pontoon at the Integrated Test Range in Balasore on the Orissa coast from a DRDO facility.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 02:02
Navantia propose à l’Australie un sous-marin "XXL"

 

 

Par Rédacteur en chef. le 15 février 2011

 

Navantia ne veut laisser passer aucune chance dans l’un des plus importants contrats de son histoire. Les chantiers navals espagnols ont inclus dans leur proposition à l’Australie un nouveau sous-marin, plus gros que le S-80. Selon des sources de l’entreprise espagnole, la réponse à l’appel d’offres que Navantia a déposée à la mi-janvier, comprend 3 propositions. Un sous-marin similaire au S-80 commandé par la marine espagnole, un S-80 adapté aux exigences australiennes, et un S-80 XXL, de dimensions plus importantes. Bien que l’appel d’offres n’en soit encore qu’à ses débuts, cette période est l’un des moments les plus délicats, parce que la marine australienne doit se décider pour un modèle de sous-marin. C’est pourquoi la prochaine visite en Espagne de responsables australiens pourrait permettre de préciser les détails. D’autres pays, comme l’Allemagne (avec HDW) et la France (avec DCNS), sont aussi candidats, et on n’attend pas avant 2015 ou 2016 la désignation du gagnant. Le premier sous-marin ne sera pas livré avant 2018. Actuellement, même le nombre de sous-marins n’est pas connu. Si l’Australie se décide pour un sous-marin de la taille du S-80, la marine australienne pourrait en commander jusqu’à 12. Par contre, si elle retient un sous-marin de grande taille, elle se contenterait de 6. "Dans les 2 cas, le contrat dépasserait les 5 milliards €", indiquent les mêmes sources.

 

Référence :Defensa (Espagne)

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 08:55
Le démantèlement des bâtiments à propulsion nucléaire


11/07/2010 DGA

 

Le démantèlement est une étape incontournable de la vie d'un bâtiment à propulsion nucléaire. La maîtrise d'ouvrage de cette opération, conduite dans des conditions de sécurité nucléaire optimisées, a été confiée à la direction générale de l'armement (DGA). Elle a pour objectif de garantir la conservation des six tranches réacteurs des SNLE type Le Redoutable avant d'achever leur démantèlement. Ce vaste programme s'inscrit dans la durée puisque le premier sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) devrait être retiré du service actif au milieu de la prochaine décennie.

 

Depuis mai 2002, le SNLE Le Redoutable, premier sous-marin nucléaire français, est ouvert au public de la Cité de la mer à Cherbourg. Cet événement est l'aboutissement d'une série d'opérations conduites dans des conditions de sécurité nucléaire optimales. La coque de l'ex-SNLE Le Redoutable a fait l'objet d'un traitement particulier pour entrer dans le patrimoine public. Les autres SNLE suivront le cycle normal qui conduira à leur élimination totale dont la logique est présentée ci-après.

 

Il convient de distinguer deux démarches parfaitement indépendantes : le démantèlement, qui s'attache aux opérations touchant à la sécurité nucléaire, et la déconstruction, qui traite de la coque après séparation de la tranche réacteur. La DGA assure la maîtrise d'ouvrage du démantèlement et DCNS la maîtrise d'oeuvre. La déconstruction de la coque sera conduite par une maîtrise d'ouvrage restant à définir.

Le démantèlement est une opération sensible au point de vue de la sécurité nucléaire, techniquement délicate à réaliser, mais maîtrisée, notamment sur les plans de la radioprotection et du traitement des déchets. En revanche, la gestion de la coque libérée de son installation nucléaire après contrôle n'entraîne plus de contraintes particulières sur le plan de la sécurité nucléaire. Le sous-marin amputé de sa tranche réacteur est remis à l'eau et remorqué vers un quai en attente de déconstruction. Toutes ces opérations de démantèlement ont lieu dans les sites DGA du port militaire de Cherbourg.

 

La mise à l'arrêt définitif 

Cette opération d'une durée de quelques mois consiste principalement à décharger le coeur du réacteur nucléaire et à débarquer les différentes énergies. Les éléments combustibles irradiés constituant le coeur sont entreposés dans la piscine de l'atelier réacteur du Homet en attendant leur reprise par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) pour stockage et/ou retraitement. Le sous-marin est alors mis en sécurité pour éviter tout risque de naufrage du navire et de pollution.

 

Le démantèlement de niveau I 

Des matériels de la tranche réacteur sont débarqués, des installations de surveillance supplémentaires sont mises en place.

 

Le démantèlement de niveau II  

La partie confinée est réduite au minimum, l'étanchéité et la protection biologique sont renforcées. Une décontamination poussée est opérée, tous les fluides sont vidangés et le circuit primaire réduit aux grandes capacités est asséché. Les traversées de cloison sont soudées par des tapes métalliques et l'étanchéité du compartiment est vérifiée. Cette opération dure de dix à douze mois suivant l'état radiologique du sous-marin. Cette phase se termine sur le dispositif de mise en eau par la découpe de la tranche réacteur alors parfaitement confinée.

N'ayant plus de liaison avec le reste du sous-marin, la tranche réacteur peut être découpée sur le dispositif de mise en eau. Le navire est remonté au niveau du sol. L'opération d'une durée de trois mois consiste à séparer cette tranche de 700 tonnes du reste du navire. La tranche sera transportée sur plate-forme vers son lieu d'entreposage.

L'avant et l'arrière du sous-marin sont alors repositionnés grâce au système de marcheurs puis joints par soudage, l'ensemble est remis à l'eau et la coque entreposée le long d'un quai.

 

L'entreposage de longue durée 

La tranche réacteur est entreposée sous surveillance au Homet sur une dalle sismorésistante. Elle est protégée des intempéries par une structure adaptée. Un système de ventilation permet d'effectuer une pénétration annuelle pour opérer des vérifications de l'évolution des matériels dans le temps et garantir des conditions d'ambiance adéquates.

Cet entreposage est aujourd'hui envisagé pour une durée de l'ordre de quelques dizaines d'années. La décroissance radioactive des matériaux métalliques activés et contaminés au cours du fonctionnement du réacteur permet de réaliser les opérations de niveau III dans les meilleures conditions de radioprotection et de coût. La première tranche réacteur - celle du SNLE Le Redoutable - est entreposée depuis quinze ans.

 

Le démantèlement de niveau III 

Tous les matériaux et équipements nucléaires sont enlevés, l'installation est entièrement découpée et conditionnée en fûts de déchets pour l'ANDRA. Ces travaux devront être effectués sur site dans une infrastructure spécifique permettant de démanteler complètement la tranche réacteur.

Le CEA est chargé des études de faisabilité de cette phase. Un premier examen a déjà permis de décrire les hypothèses sur les états de déclassement et les critères de choix des scénarios envisagés pour les opérations à réaliser sur les chaufferies pour passer du niveau II au niveau III de démantèlement.

La poursuite de ces études permettra de valider la durée d'entreposage de la tranche réacteur ainsi que la compatibilité avec les contraintes de transport et les critères d'acceptabilité de l'ANDRA dans le cadre d'un stockage définitif des colis.

 

La déconstruction 

Après autorisation par les autorités de sûreté, la coque peut être recyclée hors du domaine nucléaire. La déconstruction fait actuellement l'objet d'études qui prennent en compte le traitement des matières dangereuses et le respect de l'environnement. Cette opération techniquement lourde nécessite des outillages spécifiques et des surfaces de travail importantes. Chaque coque d'une longueur de plus de 100 mètres et de 10 mètres de diamètre représente en effet un colis très encombrant de 7 000 tonnes !

 

Vision à long terme 

Le traitement au niveau II de démantèlement des ex-SNLE type Le Redoutable sera achevé dans les dix prochaines années. Les premiers SNA type "Rubis" regagneront Cherbourg au milieu de la prochaine décennie pour subir les mêmes opérations. Une vision très large incluant les SNA type Barracuda montre que ce programme est loin d'être terminé.

Les deux premiers niveaux de démantèlement des SNLE se sont déroulés dans des conditions de sécurité permettant de garantir l'absence de risque pour le public. Cette réussite repose sur les principes adoptés lors de la conception et au cours de la réalisation des sous-marins à propulsion nucléaire sur la reprise et le traitement des éléments combustibles et des déchets, sans oublier le savoir-faire des équipes chargées de ces opérations.

La poursuite de cette démarche confirme la volonté de la France de mener à son terme, dans le respect des règles de protection de l'environnement, l'élimination totale des installations nucléaires de la Défense retirées du service. Ce programme n'en est qu'à ses débuts. L'enchaînement des opérations assurera la pérennité du savoir-faire des intervenants ; la rigueur de l'application des règles en matière de sûreté nucléaire et la prise en compte du retour d'expérience seront le gage de notre sécurité.

 In English : Dismantling of the nuclear-powered ships  

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23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 16:55
Triomphant. Discrète montée en puissance

A gauche, l'amiral cinq étoiles François Dupont a été le premier commandant du Triomphant. Il était accueilli, hier, par l'un des deux commandants actuels, le capitaine de vaisseau Frédéric Renaudeau, le sous-marin terminant actuellement une période d'entretien programmée entre deux patrouilles. (Photo S. J.

 

23 septembre 2007 Le Télégramme

 

Les débuts de ce sous-marin nucléaire de dernière génération n'avaient pas été si triomphants que cela. Premier de la série, il avait connu des difficultés de mise au point, jusqu'à une retentissante fuite radioactive sur ses têtes nucléaires ! Dix ans après, la pression a eu le temps de retomber.

 

On célébrait hier, à l'île Longue, les dix ans de service actif du Triomphant, en compagnie des marins et des officiers l'ayant porté au niveau opérationnel qu'on lui connaît aujourd'hui. Son premier commandant, François Dupont, aujourd'hui amiral cinq étoiles et inspecteur général des armées, n'a pourtant pas le sentiment d'avoir essuyé les plâtres. « C'était un projet lourd mais bien pensé, avec son lot de soucis techniques propres à tous les prototypes », commente-t-il aujourd'hui pudiquement. Aussi silencieux qu'une voiture Le défi technologique de ce premier d'une série de quatre (*) était un gros morceau, sans doute aussi imposant que l'immense masse d'acier à très haute limite élastique spécialement développé à l'occasion (138 m de long). Le Triomphant a été conçu pour plonger plus profond (au delà de 400 m), gagner en vitesse et en discrétion, en embarquant des moyens de détection encore plus lourds. À l'époque de son lancement, les journalistes avaient usé d'un saisissant raccourci : « Le bruit de ce sous-marin en déplacement sous l'eau (14.000 tonnes) a été ramené à une voiture en marche, contre celui d'un hélicoptère pour la génération précédente ». Côté confort de navigation, de part sa taille et son poids augmenté, le sous-marin avait même gagné en stabilité de surface. Plus gros mais pas plus spacieux À l'intérieur, les marins (à 110 au lieu de 130 dans un sous-marin plus gros) qui s'attendaient à disposer de davantage de place allaient vite déchanter. Les efforts pour gagner en discrétion acoustique étaient aussi consommateurs d'espace, chaque élément du bord étant suspendu à l'aide de complexes et volumineux systèmes hydrauliques. Mais surtout, le navire retrouvait ses vieux démons au cours de son premier gros entretien, prolongé de six longs et dispendieux mois (autour de 200 M€ la révision !). Dans les rangs des sous-mariniers, pourtant connus pour leur discrétion sans faille, critiques et sarcasmes avaient fini par remonter à la surface. Sans tambour ni trompette Le Triomphant a finalement réussi à décoller la poisse qui accompagne la montée en puissance des prototypes les plus complexes. Tranquillement, 19 patrouilles et plus de 1.500 jours de mer plus tard (journées d'entraînement comprises), le Triomphant s'est imposé parmi les sous-marins les plus fiables de sa génération. Privé de toute communication, dans l'ombre de missions toujours aussi confidentielles, au sommet d'une dissuasion française jamais remise en question depuis la fin des années soixante. * Le quatrième, le Terrible, actuellement construit à Cherbourg et livré en 2010, disposera des toutes dernières innovations en matière de détection et sera équipé du nouveau missile M51.

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