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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 12:40
photo SDBR

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20.12.2016 par Alain Establier - « SECURITY DEFENSE Business Review » n°162

 

SDBR: Comment va la Russie aujourd’hui?

Gaël-Georges Moullec * : Il n’y a plus d’ascenseur social dans la Russie d’aujourd’hui, ce qui est un problème moins connu, mais aussi important à terme que les problèmes démographiques ou économiques. Le système est bloqué par des élites qui placent leurs familiers aux postes de responsabilités, écartant ainsi ceux qui pourraient y accéder par le mérite et par leurs capacités. Au temps de Gorbatchev, le peuple a accepté la désintégration du pays car il y avait l’espoir dans l’avenir, la possibilité de se déplacer enfin à l’Etranger ; sous Eltsine, la dégradation économique s’accompagnait pour certains d’une ascension sociale basée sur des privatisations discutables. Aujourd’hui, il y a un danger de « brejnevisation » avec des gens installés aux commandes depuis trop longtemps, ainsi 1% de la population dispose de 70% de la richesse nationale. A cela, il faut ajouter la question de l’avenir de Vladimir Poutine, que certains posent depuis l’été 2016, et l’interrogation sur une éventuelle interruption de son 3ème mandat, sous le prétexte d’une santé défaillante, mais en réalité pour devancer une situation économique qui pourrait devenir catastrophique et recourir par anticipation à des élections présidentielles encore gagnables par un « héritier » désigné d’avance. On observe ainsi la nomination récente, à des postes de gouverneur, d’anciens haut-fonctionnaires des services de renseignement ou des forces spéciales qui pourraient parfaitement tenir, si nécessaire, ce rôle d’héritier.

 

Indépendamment du pétrole et des sanctions internationales, y a t-il une autre cause à la situation économique du pays ?

Il y a quatre causes en fait : des investissements qui n’ont pas été faits en temps utile, une corruption perdurant qui réduit d’autant le montant des investissements d’Etat, la baisse du prix du pétrole et les sanctions occidentales, touchant principalement et individuellement les proches de Poutine. Les sanctions technologiques existaient déjà du temps des Soviétiques et n’avaient pas été réellement levées depuis 1991. Par contre, aujourd’hui les contre-sanctions russes peuvent avoir un effet bénéfique pour le pays, en l’obligeant à redevenir le grand pays agricole qu’il était avant 1917. Cependant, n’oublions pas qu’une certaine caste russe s’enrichit des exportations de pétrole et de gaz et des importations agricoles et industrielles ; elle n’a donc rien à gagner à la relocalisation d’une partie de l’économie et pourrait voir d’un mauvais œil certaines prises de position extérieures offensives (Crimée, Donetsk, Syrie, missiles « Iskander » à Kaliningrad) du Président Poutine.

 

Pourquoi le Président Poutine prend-il ce risque ?

Le président Poutine a deux cerveaux : celui de l’ancien du FSB, patriote, qui a grandi à Leningrad, « berceau de trois révolutions », et celui d’une personne qui a fait son chemin en accumulant une richesse personnelle d’un montant aussi impressionnant que flou. Selon le cerveau qu’il utilise, il prend des décisions dans l’un ou l’autre sens. L’erreur de l’Occident est de ne pas avoir perçu cela et d’avoir transformé une personne qui suivait initialement, comme héritier direct d’Eltsine, son intérêt financier en un patriote capable de mettre entre parenthèse ces mêmes intérêts comme prix du retour de la Russie sur la scène internationale.

 

Pensez-vous que le rattachement de la Crimée à la Russie ait été un acte irréfléchi du président Poutine ?

Il n’avait certainement pas prévu l’ampleur des sanctions personnelles prises par les Européens et les Américains à l’égard d’une centaine de dirigeants russes. A part cela il faut savoir que la Crimée, pour les Russes, c’est un peu l’Alsace-Lorraine pour les Français… La Crimée a été perdue deux fois : une fois contre les Français et les Anglais durant la guerre de Crimée (1853-1856), une fois contre les Allemands durant la grande guerre patriotique (1941-1945). La possibilité que l’OTAN ait pu envisager d’y implanter une base, grâce au retournement de l’Ukraine en 2014, a été le déclencheur de la réaction russe. De plus, les Européens ont complètement occulté le soutien populaire local à l’initiative du président Poutine : sur les 24.000 militaires ukrainiens présents en Crimée en 2014, 18.000 ont choisi de rester, de prendre la nationalité russe et d’opter pour leur intégration dans les forces armées russes. On peut juger à cette aune de leur attachement à l’Ukraine !

 

Pourquoi la Russie s’est-elle engagée auprès de Bashar al-Assad en Syrie ?

En matière de politique étrangère il n’y a pas d’ami ou d’ennemi, il y a des alliances de circonstances. Le président Poutine a le sentiment d’avoir été floué sur l’affaire libyenne en 2011, qui avait donné lieu à un conflit ouvert entre Vladimir Poutine, alors Premier Ministre, et Dimitri Medvedev, alors Président. Ensuite, le terrorisme islamique s’est largement exprimé en Russie par de multiples attentats sanglants et le terrain syrien a donné un espace de formation idéal pour des islamistes russes et de l’ex-URSS appelés à porter ensuite la menace sur le territoire russe, où vivent depuis toujours des Musulmans (15%) ou en Asie centrale. Enfin, la volonté américaine d’utiliser la Syrie, après une victoire de la « démocratie » dans la guerre civile, pour le transit du gaz et du pétrole en provenance d’Arabie Saoudite et de la péninsule arabe était une concurrence directe pour la production russe à destination de l’Europe. Si l’on ajoute la possibilité de bénéficier de facilités militaires portuaires ou aériennes, voila les vraies bonnes raisons de l’engagement russe aux cotés de Bachar el-Assad.

 

Est-ce que le changement de majorité à la Maison Blanche peut changer la position américaine vis à vis de la Russie ?

Ce qui va changer, c’est l’abandon de la position idéologique des Américains face aux Russes : « Le Bien » contre « l’Empire du Mal ». Par contre, le retour aux investissements publics faits sur le territoire des Etats-Unis va permettre la recherche de l’autonomie énergétique des Américains, entrainant de fait la chute des cours du pétrole et donc des difficultés accrues pour la Russie. Les Russes, pour se sortir de ce retournement de situation, devront sans doute investir dans les infrastructures lourdes (autoroutes, chemins de fer à grande vitesse, hubs aériens), dans les vraies technologies hi-Tech, et pas les nanotechnologies « à la Tchoubaïs » et parvenir à une réelle conversion, permettant au secteur civil de bénéficier des avancées technologies issues de la recherche militaire. Ce qu’on observe actuellement des arrestations de responsables (tel le ministre de l’Economie Alexeï Oulioukaïev accusé de corruption et arrêté le 15/11/16) tient dans une expression russe « Tout pour les miens, pour les autres juste la Loi ! ». Ce n’est pas l’abolition de la corruption, c’est plutôt la régulation de la corruption, voir son utilisation à des fins politiques. Pour autant, il est possible pour les entreprises occidentales de travailler en Russie avec des responsables raisonnables, voir honnêtes.

 

Quelle solution politique serait envisageable en Syrie ?

mieux, pour la Russie, nous pouvons imaginer la pérennité du régime syrien et la réintégration de Bachar el-Assad au concert des nations : n’oublions pas qu’il avait été invité à Paris aux fêtes du 14 juillet 2008, comme Kadhafi l’avait été en grande pompe en 2007 ! Le raisonnable pour la Russie serait une solution politique, négociée et agréée par la nouvelle administration américaine, permettant à moyen-terme le renouveau de la Syrie et garantissant les intérêts de la Russie. La plus mauvaise solution pour les Russes serait issue d’un atermoiement de leur part, qui entrainerait une négation des leurs intérêts dans la région par l’Occident : si le président Poutine est toujours au pouvoir, il pourrait y avoir de fortes réactions, si ce n’est plus lui, mais un dirigeant comme Medvedev, il ne se passerait rien...

 

Que dire de la puissance militaire russe ?

La prise de conscience que la Russie est de retour date du 10 février 2007, lorsque le président Poutine prononce son discours à la Conférence de Munich sur la sécurité**. En 2008, lors des événements d’Ossétie du Sud, les Russes avaient compris que leur outil militaire n’était plus adapté, même à une intervention locale, d’où l’injection de sommes immenses pour la modernisation de l’appareil militaire jusqu’en 2020. Le ministre russe de la Défense depuis 2012, Sergeï Choïgou, a une approche pragmatique permettant d’optimiser les sommes investies avec une déperdition minimum. La Russie investit des sommes importantes dans l’armement, mais comparativement relativement faibles au plan mondial (une trentaine de milliards par an), se cantonant souvent dans la production de matériels modernisés, sous-entendu « rétrofité ». Initialement, les stratèges occidentaux s’accordaient à dire que « tout cela n’est que de la quincaillerie », le seul vrai équipement moderne de l’armée russe étant le char T-14 « Armata ». Par contre, au niveau régional, cet armement modernisé place la Russie au rang de superpuissance : en Europe de l’Est, au Moyen-Orient, en Asie Centrale. L’ensemble donne donc à la Russie une place non négligeable, même si elle est encore très loin d’atteindre les capacités globales des Etats-Unis et donc de l’OTAN.

 

Que conseilleriez-vous au prochain responsable de la diplomatie de la France ?

Il faut éviter de donner des leçons aux Russes, travailler ensemble et rester vigilant car ils sont, certes inconstants, mais dans une certaine constance qui veut refaire de la Russie une puissance globale. N’oublions pas qu’ils ont su survivre aux Mongols, à Napoléon, à Hitler et, plus encore, à leurs propres dirigeants… En regardant simplement la carte, on comprend vite qu’il convient, non pas de collaborer avec la Russie, le terme serait impropre, mais d’interagir activement avec elle, tout en défendant âprement nos intérêts biens compris.

 

 

* Gaël-Georges Moullec a publié notamment Rapports secrets soviétiques. La société russe dans les documents confidentiels (1921-1991), Gallimard, 1994. Le KGB dans les Pays Baltes, Belin 2005. Dimitrov, journal 1933-1949, Belin, 2006 et Pour une Europe de l'Atlantique à l'Oural : Les relations franco-soviétiques 1956-1974, paru en russe en 2015 et en français en janvier 2016, https://leseditionsdeparis.com

 

** discours intégral : http://www.alterinfo.net/Discours-de-Vladimir-Poutine-prononce-le-10-fevrier-a-la-Conference-de-Munich-sur-la-securite-texte-integral_a6513.html

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 11:30
photo US Navy

photo US Navy


20.01.2016 Ministère de la Défense
 

The text of the following statement was released by the defense ministers of Australia, France, Germany, Italy, the Netherlands, the United Kingdom and the United States following a meeting co-hosted by France and the United States in Paris on counter-ISIL cooperation.

Australian Minister of Defence Marise Payne, French Minister of Defense Jean-Yves Le Drian, German Minister of Defense Ursula vonder Leyen, Italian Minister of Defense Roberta Pinotti, Dutch Minister of Defense Jeanine Hennis-Plasschaert, British Secretary of State for Defence Michael Fallon, and American Secretary of Defense Ash Carterled their respective delegations.

 

Today in Paris – at the invitation of French Minister of Defense Jean-Yves Le Drian and U.S. Secretary of Defense Ash Carter– we discussed opportunities to intensify and accelerate the counter-ISIL/Daesh military campaign in Iraq and Syria, our shared approach to defend against its global ambitions, and to ensure the protection of our citizens. ISIL/Daeshare on the back foot.But there is more we need to do.

We reaffirmed our governments’ continuing substantial commitment to work together with the entire C-ISIL/Daesh Coalition to accelerate and intensify the campaign against ISIL/Daesh, in order to deliver a lasting defeat to this barbaric organization. We expressed our broad support for the campaign plan objectives, and the need to continue gathering momentum in our campaign, as it moves into its next phase targeting ISIL/Daesh's vulnerabilities. We discussed military campaign requirements to expand efforts against ISIL/Daesh and committed to work together with other military and non-military contributors to fill these requirements.  We agreed to review regularly the coalition’s campaign plan and the progress in its implementation.

The military campaign is an essential part of our overall effort to defeat and destroy ISIL/Daesh, but it is not sufficient. We are committed to ensuring the coherence of our military actions with the comprehensive efforts to set the conditions for sustainable political stability in the region.

We thank all of our partners are helping us advance the military campaign against ISIL/Daesh and its infrastructure. We recognize in particular the dedication and stead fastness of local partner forces.

We endorsed Secretary Carter’s proposal for defense ministers ofthe C-ISIL/Daesh Coalition force contributing nations to convene their first Defense Ministerial, in February.

 

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 14:30
Inherent Resolve – Chammal SITREP 29 Dec – CJTF-OIR


 

December 29, 2015 by CJTF-OIR Release # 20151229-01

 

Military Strikes Continue Against ISIL Terrorists in Syria and Iraq

 

SOUTHWEST ASIA- On Dec. 28, coalition military forces continued to attack ISIL terrorists in Syria and Iraq. In Syria, coalition military forces conducted nine strikes using attack, bomber, and remotely piloted aircraft. In Iraq, coalition military forces conducted 22 strikes coordinated with and in support of the Government of Iraq using fighter, attack, bomber, and remotely piloted aircraft against ISIL targets.

 

The following is a summary of the strikes conducted against ISIL since the last press release:

 

Syria

• Near Al Hawl, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed two ISIL fighting positions and an ISIL tunnel complex.

• Near Manbij, five strikes struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL vehicle borne improvised explosive device (VBIED), an ISIL fighting position, and cratered three ISIL-used roads.

• Near Mar’a, three strikes struck two ISIL tactical units and destroyed an ISIL vehicle.

 

Iraq

• Near Fallujah, two strikes struck two separate ISIL tactical units and destroyed two ISIL fighting positions, two ISIL bunkers, two ISIL tunnel entrances, an ISIL vehicle, and an ISIL trench system.

• Near Kirkuk, one strike destroyed two ISIL excavators.

• Near Kisik, three strikes struck two separate ISIL tactical units and destroyed an ISIL fighting position and wounded two ISIL fighters.

• Near Mosul, five strikes struck two separate ISIL tactical units and destroyed three ISIL vehicles, 14 ISIL fighting positions, an ISIL tunnel, and three ISIL command and control nodes.

• Near Qayyarah, two strikes struck two separate ISIL tactical units and destroyed three ISIL fighting positions and an ISIL vehicle.

• Near Ramadi, seven strikes struck five separate ISIL tactical units and destroyed eight ISIL fighting positions, two ISIL oil tanker trucks, three ISIL heavy machine gun positions, an ISIL vehicle, an ISIL front end loader, an ISIL VBIED, an ISIL sniper position, an ISIL house borne improvised explosive device (HBIED), and denied ISIL access to terrain.

• Near Sinjar, one strike suppressed an ISIL mortar position.

• Near Tal Afar, one strike destroyed an ISIL-used culvert.

 

Additionally, there were two additional strikes from Dec. 27 that were not included on the Dec. 28 strike release.

 

Syria

• Near Mar’a, two strikes struck two separate ISIL tactical units.

 

Strike assessments are based on initial reports. All aircraft returned to base safely.

 

A strike, as defined in the CJTF releases, means one or more kinetic events that occur in roughly the same geographic location to produce a single, sometimes cumulative effect for that location. So having a single aircraft deliver a single weapon against a lone ISIL vehicle is one strike, but so is multiple aircraft delivering dozens of weapons against a group of buildings and vehicles and weapon systems in a compound, for example, having the cumulative effect of making that facility (or facilities) harder or impossible to use. Accordingly, CJTF-OIR does not report the number or type of aircraft employed in a strike, the number of munitions dropped in each strike, or the number of individual munition impact points against a target.

 

The strikes were conducted as part of Operation Inherent Resolve, the operation to eliminate the ISIL terrorist group and the threat they pose to Iraq, Syria, and the wider international community.

The destruction of ISIL targets in Syria and Iraq further limits the group's ability to project terror and conduct operations. Coalition nations which have conducted strikes in Iraq include Australia, Belgium, Canada, Denmark, France, Jordan, Netherlands, the United Kingdom, and the United States. Coalition nations which have conducted strikes in Syria include Australia, Bahrain, Canada, France, Jordan, Saudi Arabia, Turkey, United Arab Emirates, the United Kingdom, and the United States.

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 12:30
photo UK MoD

photo UK MoD

Defence HQ

 

 

British forces have continued to conduct air operations in the fight against Daesh
 

Operations against the Daesh terrorist network have continued at a high intensity over the holiday period, with Royal Air Force aircraft conducting air strikes in Syria and Iraq, particularly in support of successful Iraqi operations in Ramadi.

 

Armed reconnaissance missions have been flown daily by RAF Tornado GR4, Typhoon FGR4, and Reaper aircraft, focusing on supporting the Iraqi security forces during their offensive operations in Ramadi, and also in northern Iraq in the area around Mosul. On Wednesday 23 December, a Typhoon patrol to the east of Mosul conducted a total of six successful attacks with eight Paveway IV precision guided bombs, which destroyed four terrorist-held buildings and a tunnel, including ammunitions stores, several heavy machine-guns, and a sniper position. Further south, two flights of Tornado GR4s were contributing to the coalition air effort which supported the Iraqi army’s offensive into the centre of Ramadi. The Tornados conducted six attacks, again with Paveway IVs, and although on every occasion Iraqi forces were in very close proximity to the terrorist targets, careful planning and the accuracy of the weapons allowed all six attacks to be a success. The Tornados’ targets included three terrorist teams armed with rocket-propelled grenades, a sniper position, a Daesh group in close combat with Iraqi troops, and a large group of at least 17 terrorists, who suffered a direct hit. That night, a further pair of Tornados patrolled over Mosul, and destroyed two Daesh-held buildings with Paveways.

Thursday 24 December saw Typhoons operating near Mosul, where they destroyed another Daesh building with a Paveway, whilst over Ramadi, two pairs of Tornados again provided close air support to the Iraqi troops. The GR4s worked closely with other coalition aircraft to deliver two successful Paveway attacks on groups of terrorist fighters.

Missions continued on Christmas Day, with Tornados maintaining close air support over Ramadi. Once again working closely with other coalition aircraft, they used Paveway IVs against two terrorist teams, an anti-aircraft gun, and a massed Daesh group who were assembling for an attempted counter-attack on the successful Iraqi advance. Meanwhile, over Syria, an RAF Reaper struck a Daesh checkpoint south of Raqqa with a Hellfire missile. On Saturday 26 December, another Reaper patrolled over northern Iraq, where it destroyed a terrorist vehicle with a Hellfire, then supported a coalition air strike on a Daesh tunnel entrance.

RAF operations on Sunday 27 December focused largely on northern Iraq, with Typhoons using Paveway bombs to engage an armoured vehicle and mortar teams in the area of Tal Afar and Kisik. South-west of Mosul, a Tornado flight destroyed two terrorist-occupied buildings with Paveway IVs, then attacked a group of extremists in the open. A second Typhoon patrol over the northern region assisted Kurdish peshmerga in close combat with Daesh, striking two terrorist groups with Paveway IVs.

 

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 11:30
Inherent Resolve – Chammal SITREP 22 Dec – CJTF-OIR

 

December 22, 2015 by CJTF-OIR Release # 20151222-01

 

Military Strikes Continue Against ISIL Terrorists in Syria and Iraq

 

SOUTHWEST ASIA- On Dec. 21, coalition military forces continued to attack ISIL terrorists in Syria and Iraq. In Syria, coalition military forces conducted eight strikes using attack, fighter, and remotely piloted aircraft. In Iraq, coalition military forces conducted 17 strikes coordinated with and in support of the Government of Iraq using attack, fighter, bomber, and remotely piloted aircraft against ISIL targets.

 

The following is a summary of the strikes conducted against ISIL since the last press release:

 

Syria

• Near Al Hasakah, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL building.

• Near Al Hawl, two strikes struck two separate ISIL tactical units and destroyed four ISIL fighting positions.

• Near Ar Raqqah, one strike struck an ISIL excavator.

• Near Mar’a, four strikes struck four separate ISIL tactical units and destroyed an ISIL vehicle, an ISIL fighting position, damaged an ISIL fighting position, and wounded two ISIL fighters.

 

Iraq

• Near Fallujah, two strikes struck an ISIL tactical unit and destroyed an improvised explosive device (IED) facility and wounded two ISIL fighters.

• Near Kisik, one strike suppressed ISIL rocket fire.

• Near Mosul, seven strikes struck six separate ISIL tactical units and destroyed an ISIL building, 12 ISIL fighting positions, an ISIL heavy machine gun, two ISIL vehicles, five ISIL bunkers, and destroyed seven ISIL assembly areas.

• Near Qayyarah, one strike destroyed an ISIL excavator.

• Near Ramadi, six strikes struck two separate ISIL tactical units and destroyed four ISIL command and control nodes, four ISIL weapons caches, two ISIL buildings, an ISIL vehicle borne improvised explosive device (VBIED), wounded two ISIL fighters, and denied ISIL access to terrain.

 

Strike assessments are based on initial reports. All aircraft returned to base safely.

 

A strike, as defined in the CJTF releases, means one or more kinetic events that occur in roughly the same geographic location to produce a single, sometimes cumulative effect for that location. So having a single aircraft deliver a single weapon against a lone ISIL vehicle is one strike, but so is multiple aircraft delivering dozens of weapons against a group of buildings and vehicles and weapon systems in a compound, for example, having the cumulative effect of making that facility (or facilities) harder or impossible to use. Accordingly, CJTF-OIR does not report the number or type of aircraft employed in a strike, the number of munitions dropped in each strike, or the number of individual munition impact points against a target.

 

The strikes were conducted as part of Operation Inherent Resolve, the operation to eliminate the ISIL terrorist group and the threat they pose to Iraq, Syria, and the wider international community.

 

The destruction of ISIL targets in Syria and Iraq further limits the group's ability to project terror and conduct operations. Coalition nations which have conducted strikes in Iraq include Australia, Belgium, Canada, Denmark, France, Jordan, Netherlands, the United Kingdom, and the United States. Coalition nations which have conducted strikes in Syria include Australia, Bahrain, Canada, France, Jordan, Saudi Arabia, Turkey, United Arab Emirates, the United Kingdom, and the United States.

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 08:30
Zinar Garcia À 67 ans ce Canadien combat Daesh en Syrie

Le Canadien de 67 ans, en dépit de son âge, est un des hommes forts du contingent de combattants étrangers, en Syrie. (@nturfent/Twitter)

 

20 décembre 2015 par Nicolas Laffont - 45eNord.ca


 

Zinar Garcia est son nom de guerre. Ce Vancouverois de 67 ans est parti en Syrie au début de 2015 pour combattre les djihadistes du groupe armé État islamique.


En dépit d’avoir 67 ans, «Heval» (signifiant ami en kurde) Zinar Garcia apparaît incroyablement en forme. S’il n’a jamais eu d’entraînement militaire au Canada, il a eu beaucoup d’expérience d’entraînement de survie.

L’homme enseignait l’anglais à Berlin, en Allemagne, avant de rejoindre les forces kurdes. Il a possédé une entreprise de nettoyage de tapis à Vancouver, sa ville natale, mais a aussi travaillé en tant que bûcheron ou encore pêcheur.

Lors d’une interview à la chaîne anglaise Sky News, il a expliqué pourquoi il a tout quitté pour partir combattre l’EI: «L’EI est ce qui se rapproche le plus – dans sa forme humaine – du mal à l’état pur. La torture et le meurtre d’innocents: que ce soit des femmes, des enfants ou des vieillards. Et encore et encore, ils ont provoqué [le monde]avec ce genre de pratiques».

Sur plusieurs photos publiées en avril dernier, Zinar est vu en train de s’entraîner au combat au corps à corps avec un Britannique de 40 ans. Sur une autre photo, on le voit porter fièrement son arme. Il a rejoint un groupe d’une quinzaine de combattants étrangers dans le nord de la Syrie. Ils sont désormais en attente d’une chose: prendre la direction de la capitale autoproclamée de l’EI: Raqqah!

À voir ou à revoir, notre interview avec Wali, parti combattre l’EI en Irak >>

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 08:30
Update: Royal Air Force air strikes in Iraq and Syria

 

20 December 2015 Ministry of Defence

 

British forces have continued to conduct air operations in the fight against Daesh

 

Royal Air Force aircraft have continued operations against Daesh, including the most intensive day of air strikes so far.

 

Our Tornados, Typhoons and Reapers are flying daily armed reconnaissance missions against Daesh, and the additional aircraft which we have deployed to RAF Akrotiri allow us to conduct operations over Syria whilst still providing very effective support to the Iraqi and Kurdish troops, who have already liberated some 40% of the Iraqi territory first seized by the terrorists in summer 2014

 

On Tuesday 15 December, two Tornado GR4s patrolled over eastern Syria and northern Iraq and conducted a successful attack with a Paveway IV laser and GPS guided bomb to destroy a terrorist mortar position near Sinjar. Further south, two Typhoon FGR4s supported the Iraqi army in its operations around Ramadi, and struck a Daesh encampment with two Paveway IVs. A second pair of Tornados flew another mission over northern Iraq and destroyed an enemy mortar with a Paveway.

 

Wednesday 16 December proved to be the most intensive day of combat operations by RAF aircraft since the start of the campaign in September 2014. A pair of Tornados assisted the Iraqi troops battling Daesh on the outskirts of Ramadi, and used Paveway IVs to destroy two heavy machine-gun positions, a sniper team and a group of terrorist fighters.

 

In northern Iraq, two Tornados, two Typhoons and two Reapers, provided sustained close air support to the Kurdish peshmerga. Our aircraft delivered numerous precision attacks on terrorist targets, to the north and west of Mosul where the peshmerga were engaged in close combat with Daesh, using a mixture of Brimstone, Hellfire, Paveway IV and GBU-12 missiles and bombs. In total, these RAF strikes are estimated to have successfully destroyed four heavy machine-gun positions, two terrorist teams armed with rockets, three Daesh vehicles, one of which was a large truck-bomb, and six groups of terrorists. In addition, the two Reapers were able to use their advanced reconnaissance sensors to assist twelve successful attacks by other coalition aircraft. A further pair of Typhoons conducted tactical reconnaissance and another Tornado mission returned to Ramadi, where they destroyed a heavy machine-gun position and two terrorist-held buildings.

 

Operations continued on Thursday 17 December, when a Tornado patrol south of Sinjar was able to destroy three vehicles with Brimstone missiles. In western Iraq, Typhoons worked very closely with an advancing Iraqi unit which had discovered a string of improvised explosive devices blocking the road. The Typhoons dropped a pair of Paveway IVs, which safely detonated the Daesh booby-traps. During the evening, another Tornado mission in northern Iraq located a large group of terrorists massing for an attempted attack on a Kurdish position, and delivered two Paveways into their midst.

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 16:30
Syrie: l'armée prend le contrôle d'une localité stratégique dans le Nord

 

20 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Damas - Les forces prorégime ont pris le contrôle dimanche d'une localité stratégique de la province d'Alep, dans le nord de la Syrie, ont indiqué les médias syriens et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

 

Des unités de l'armée et des forces armées loyales au régime contrôlent Khan Touman et les fermes environnantes dans la province d'Alep, a annoncé l'agence de presse officielle syrienne Sana.

 

La télévision syrienne a elle aussi relayé l'information, précisant que Khan Touman et les fermes avoisinantes sont le plus important bastion des organisations terroristes dans le sud-ouest de la province d'Alep.

 

Le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, a confirmé la prise de contrôle des forces du régime, du Hezbollah libanais et des combattants loyalistes de l'ensemble de la localité au terme de violents affrontements avec des rebelles islamistes.

 

Les affrontements entre les deux camps ont été accompagnés de violents bombardements et d'au moins 40 raids de l'aviation syrienne et russe sur la région, a-t-il ajouté, précisant que 16 rebelles islamistes ont été tués.

 

Les rebelles s'étaient emparés en mars de dépôts d'armes dans la localités après des affrontements de plusieurs jours.

 

Depuis la mi-octobre, l'armée a étendu ses opérations militaires terrestres contre les rebelles dans le nord du pays avec le soutien de l'aviation russe et a réussi à reprendre le contrôle de plusieurs régions.

 

Celles-ci sont contrôlées par des rebelles islamistes et par le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda.

 

Ailleurs, dans la province d'Idleb (nord-ouest), 15 personnes ont été tuées, dont des civils et plus de 50 autres blessées dans des raids probablement russes, a indiqué M. Abdel Rahmane.

 

Les raids ont visé d'anciens locaux du régime, utilisés par l'Armée de la Conquête, une coalition composée de jihadistes, tels qu'Al-Nosra et de groupes islamistes, comme Ahrar al-Cham, a-t-il ajouté.

 

La Russie, qui mène une campagne de frappes en Syrie depuis le 30 septembre, affirme viser le groupe Etat islamique (EI) et d'autres organisations terroristes mais les pays occidentaux et les rebelles l'accusent de se concentrer principalement sur les groupes rebelles qui combattent le régime plus que sur les jihadistes.

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 16:30
Syrie: 36 morts dans des raids probablement russes dans le nord-ouest

 

20 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Beyrouth - Trente-six personnes, dont une majorité de combattants, ont été tuées dimanche par des raids probablement russes dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

 

Les raids, probablement russes, ont visé d'anciens locaux du régime, utilisés par l'Armée de la Conquête, une coalition composée de jihadistes, tels qu'Al-Nosra et de groupes islamistes, comme Ahrar al-Cham, a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane le directeur de l'OSDH.

 

Outre les 36 morts, des dizaines de personnes, en majorité des civils, ont été blessées, a-t-il ajouté.

 

La Russie, qui mène une campagne de frappes en Syrie depuis le 30 septembre, affirme viser le groupe Etat islamique (EI) et d'autres organisations terroristes mais les pays occidentaux et les rebelles l'accusent de se concentrer principalement sur les groupes rebelles qui combattent le régime plus que sur les jihadistes.

 

Ailleurs, les forces prorégime ont pris le contrôle dimanche d'une localité stratégique de la province d'Alep, dans le nord de la Syrie, ont indiqué les médias syriens et l'OSDH.

 

Des unités de l'armée et des forces armées loyales au régime contrôlent Khan Touman et les fermes environnantes dans la province d'Alep, a annoncé l'agence de presse officielle syrienne Sana.

 

La télévision syrienne a elle aussi relayé l'information, précisant que Khan Touman et les fermes avoisinantes sont le plus important bastion des organisations terroristes dans le sud-ouest de la province d'Alep.

 

La prise de contrôle des forces du régime, du Hezbollah libanais et des combattants loyalistes de l'ensemble de la localité s'est faite au terme de violents affrontements avec des rebelles islamistes, a confirmé M. Abdel Rahmane.

 

Les affrontements entre les deux camps ont été accompagnés de violents bombardements et d'au moins 40 raids de l'aviation syrienne et russe sur la région, a-t-il ajouté, précisant que 16 rebelles islamistes ont été tués.

 

Les rebelles s'étaient emparés en mars de dépôts d'armes dans la localité après des affrontements de plusieurs jours.

 

Depuis la mi-octobre, l'armée a étendu ses opérations militaires terrestres contre les rebelles dans le nord du pays avec le soutien de l'aviation russe et a réussi à reprendre le contrôle de plusieurs régions dans la province d'Alep.

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 08:30
Syrie : les grandes puissances s'accordent sur un plan de paix

 

18/12/2015 Par lefigaro.fr

 

New York, vendredi 18 décembre. Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité une résolution soutenant un plan de paix pour la Syrie.

 

Quatre ans et demi après le début du terrible conflit en Syrie qui a fait plus de 250.000 morts et des millions de réfugiés, les grandes puissances sont enfin parvenues à s'entendre sur un projet de résolution qui entérine un ambitieux plan de paix pour la Syrie. Après de longues et difficiles négociations, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (États-Unis, Russie, France, Royaume-Uni et Chine), réunis ce vendredi à New York, ont adopté ce texte à l'unanimité.

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 08:30
Les combattantes sont formées au maniement des armes et aux rudiments de la guerre. Photo AFP.jpg

Les combattantes sont formées au maniement des armes et aux rudiments de la guerre. Photo AFP.jpg

 

14.12.2015 Par valeursactuelles.com

 

International. Les chrétiens de Syrie sont en première ligne pour lutter contre l’Etat islamique. Parmi eux, un bataillon de femmes, qui combattent arme à la main.

 

Plus d'un millions de chrétiens vivent aujourd’hui en Syrie. Craignant que leur sort ne devienne similaire à celui des chrétiens d’Irak, victimes de la persécution des groupes djihadistes, ces derniers s’engagent avec force dans la lutte contre l’Etat islamique. Le Parisien a recueilli le témoignage de jeunes syriennes, membre d’une brigade de femmes qui se forme peu à peu au combat armé, et lutte déjà sur des terrains d’action.

Babylonia a troqué ses ciseaux de coiffeuse contre un fusil d’assaut afin de rejoindre « les forces de protection des femmes de Mésopotamie ». Ce bataillon exclusivement féminin est composé de jeunes syriaques, minorité chrétienne de Syrie, qui ont choisi de prendre les armes contre les groupes djihadistes. Son mari, combattant lui aussi, l’a poussée à s’engager pour «lutter contre l'idée qu'une femme syriaque n'est bonne que pour les activités ménagères et le maquillage». Mère de deux enfants, elle « essaie de leur expliquer (qu’elle se) bat pour protéger leur avenir».

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 08:40
Avion russe abattu: Moscou va déchiffrer une boîte noire

 

08.12.2015 Romandie.com (ats)

 

La Russie a récupéré une boîte noire du bombardier SU-24 abattu par la Turquie à la frontière syrienne en novembre, a déclaré mardi le président Vladimir Poutine. Moscou entend déchiffrer l'objet avec l'appui de spécialistes étrangers.

"Je vous demande de ne pas l'ouvrir pour l'instant", a déclaré M. Poutine au ministre de la Défense Sergueï Choïgou lors de la présentation de la boîte noire, selon les agences russes. Il lui a intimé l'ordre de ne l'ouvrir "qu'en présence d'experts étrangers".

M. Choïgou a déclaré que le territoire sur lequel était tombé le bombardier russe avait été "libéré" par les forces spéciales syriennes, ce qui leur a permis de découvrir la boîte noire dans une zone jusque-là tenue par les rebelles.

Le président Poutine a déclaré qu'une analyse de la boîte noire permettrait de déterminer la trajectoire et les paramètres de la position du bombardier au moment où il a été abattu par les forces aériennes turques.

Le bombardier russe a été abattu le 24 novembre par les forces aériennes turques près de la frontière entre la Syrie et la Turquie, provoquant entre les deux pays la pire crise depuis l'époque de la guerre froide. La Turquie affirme que le bombardier est entré dans son espace aérien et a ignoré plusieurs mises en garde, tandis que la Russie a dénoncé une provocation délibérée.

 

Un "coup de traître"

M. Poutine a prévenu que le déchiffrage de la boîte noire, quel que soit son contenu, ne modifierait pas l'attitude de la Russie et n'atténuerait pas sa colère à l'égard de la Turquie après "ce coup de traître".

"Ce que nous apprendrons ne changera pas notre attitude concernant ce qu'ont fait les autorités turques", a-t-il déclaré. "Nous avions l'habitude de traiter la Turquie non seulement comme notre amie, mais aussi comme notre alliée dans la lutte contre le terrorisme, et personne ne s'attendait à ce coup bas, ce coup de traître dans le dos", a ajouté le président russe.

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 08:40
SU-24 abattu par la Turquie: la Russie va déchiffrer une boîte noire avec des experts étrangers

 

08 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - La Russie a récupéré une boîte noire du bombardier SU-24 abattu par la Turquie à la frontière syrienne en novembre, et va la déchiffrer avec des spécialistes étrangers, a déclaré mardi le président Vladimir Poutine.

 

Je vous demande de ne pas l'ouvrir pour l'instant, a déclaré M. Poutine au ministre de la Défense Sergueï Choïgou lors de la présentation de la boîte noire, selon les agences russes, lui demandant de ne l'ouvrir qu'en présence d'experts étrangers.

 

M. Choïgou a déclaré que le territoire sur lequel était tombé le bombardier russe avait été libéré par les forces spéciales syriennes, ce qui leur a permis de découvrir la boîte noire dans une zone jusque-là tenue par les rebelles.

 

Le président Poutine a déclaré qu'une analyse de la boîte noire permettrait de déterminer la trajectoire et les paramètres de la position du bombardier au moment où il été abattu par les forces aériennes turques.

 

Le bombardier russe a été abattu le 24 novembre par les forces aériennes turques près de la frontière entre la Syrie et la Turquie, provoquant entre les deux pays la pire crise depuis l'époque de la guerre froide.

 

La Turquie affirme que le bombardier est entré dans son espace aérien et a ignoré plusieurs mises en garde, tandis que la Russie a dénoncé une provocation délibérée.

 

M. Poutine a prévenu que le déchiffrage de la boîte noire, quel que soit son contenu, ne modifierait pas l'attitude de la Russie et n'atténuerait pas sa colère à l'égard de la Turquie après ce coup de traître.

 

Ce que nous apprendrons (après le déchiffrage de la boîte noire) ne changera pas notre attitude concernant ce qu'ont fait les autorités turques, a-t-il déclaré.

 

Nous avions l'habitude de traiter la Turquie non seulement comme notre amie, mais aussi comme notre alliée dans la lutte contre le terrorisme, et personne ne s'attendait à ce coup bas, ce coup de traître dans le dos, a ajouté le président russe.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 20:30
Su-24 Fencer Jet photo Russia MoD

Su-24 Fencer Jet photo Russia MoD

 

December 7, 2015: Strategy Page

 

The Russian Su-24 shot down in Syria by a Turkish F-16 on November 24th for being in Turkish air space may have been the victim of self-inflicted communications problems. After talking to the Su-24 pilot and checking the equipment configuration of the downed aircraft if was discovered that the Su-24 was not equipped to receive messages on the frequency Turkish air controllers used to send emergency calls. The Turks insisted their air controllers tried ten times in five minutes to warn the Su-24 to get out of Turkish air space but never got a response. The Turks produced recordings of these messages.

 

This was not an unknown problem. Russia worked out emergency procedures (for their warplanes over Syria) with the United States, Israel and France but not with Turkey. Apparently the Turkish air controllers were able to warn other Russian aircraft successfully but it turned out that the Su-24s had not had their radio equipment upgraded to receive messages from the Turkish controllers. The Russians still insist that their Su-24 was never inside Turkey and that the incident was deliberate. Russians and Turks will be arguing about this for years to comes, as they do about similar incidents going back centuries.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 17:30
La Russie établit une deuxième base aérienne en Syrie

Selon le ministère russe de la Défense, des avions Su-34, Su-24M et Su-25 ont effectué 25 sorties en Syrie du 4 au 5 octobre 2015 pour «désorganiser la chaîne de commandement et à endommager la logistique des 'terroristes'». (ministère russe de la Défense)

 

03.12.2015 45eNord.ca (AFP)

 

La Russie, alliée du régime de Bachar al-Assad, est en train d’installer une base aérienne militaire dans le centre de la Syrie, la deuxième dans le pays après celle de Lattaquié, dans le nord-ouest, a-t-on appris de source militaire syrienne.

 

« Les travaux d’aménagement dans la base syrienne d’al-Chayirat seront bientôt finis. Elle deviendra une base militaire russe », a déclaré cette source sous couvert de l’anonymat.

 

L’aéroport d’al-Chayirat est situé à 40 km au sud-est de Homs, capitale de la province éponyme, théâtre de combats entre les forces pro-régime et les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

 

Ces derniers ont dû reculer dans ce secteur devant l’avancée de l’armée syrienne soutenue par l’aviation russe, selon la même source.

 

« Des conseillers russes sont arrivés depuis des semaines sur la base d’Al-Chayirat », a ajouté la source militaire précisant que la base devrait être opérationnelle avant la fin décembre.

 

Le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, a confirmé l’établissement d’une base.

 

« Les Russes sont en train d’aménager de nouvelles pistes d’atterrissage et de sécuriser le périmètre (de l’aéroport) pour l’utiliser dans un avenir proche pour leurs opérations à l’est de Homs et dans d’autres régions, dont l’est de Qalamoun, près de la frontière libanaise où l’EI est présent », a-t-il dit.

 

Depuis le début le 30 septembre de sa campagne aérienne en Syrie, la Russie utilise la base militaire de Hmeimim, à Lattaquié, dans l’ouest de la Syrie.

 

La Russie utilise par ailleurs l’aéroport d’al-Tiyas à l’est de Homs comme base pour ses hélicoptères pour mener des raids intensifs contre des positions de l’EI autour de la cité antique de Palmyre entre les mains du groupe, toujours selon l’OSDH.

 

Les forces loyales au régime de Bachar al-Assad poursuivaient par ailleurs leur avancée à l’est et au sud-est de Homs, notamment aux alentours de Palmyre et du village d’Al-Qaryataïne, contrôlés par l’EI.

 

Selon M. Abdel Rahmane, « les forces du régime sont désormais à 3 km de Palmyre et avancent sur les fronts sud et ouest sous une couverture aérienne russe ». « Des combats violents se poursuivent autour de la ville », a-t-il ajouté.

 

Les forces du régime sont aussi désormais aux portes d’Al-Qaryataïne, après une avancée rapide durant les dernières 72 heures, a ajouté la source militaire, faisant état de combats « violents » et de plus de 40 raids aériens russes et syriens dans et aux alentours du village.

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 08:30
photo Royal Air Force

photo Royal Air Force

 

Par

 

La Grande-Bretagne a conduit ses premières frappes aériennes en Syrie contre les positions du groupe État islamique ce matin, quelques heures seulement après le feu vert du Parlement, a annoncé le ministère de la Défense.

Des Tornado de la Royal Air Force ont "effectué la première opération offensive au-dessus de la Syrie lors de laquelle ils ont conduit des frappes", a souligné un porte-parole du ministère.

Le ministère de la Défense a pour l'instant refusé de détailler les cibles visées par les quatre Tornado ayant décollé dans la nuit de la base de la RAF à Chypre.

Ces frappes interviennent quelques heures seulement après que le Parlement a approuvé massivement l'extension à la Syrie des raids aériens que la Grande-Bretagne effectuait déjà en Irak contre l'EI. Le Parlement a voté par 397 voix pour, 223 voix contre, en faveur des frappes.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:30
D'où vient la fortune de l'État islamique ?

 

18/11/15 Alain Mouton, journaliste  - Trends

 

L'État islamique, l'organisation derrière les attentats de Paris, est une des armées de mercenaires les plus solvables au monde. Elle tire ses gigantesques moyens financiers de diverses sources: pétrole, chantage, enlèvements, antiquités et même coton. À cela, on peut ajouter des dons de mécènes des riches États du Golfe.

 

Des terroristes ont pu commettre des attentats au nom de l'État islamique (EI, IS ou Daech) principalement parce qu'ils disposaient de suffisamment de moyens financiers pour préparer leurs opérations sanguinaires. Et de l'argent, l'EI en a en abondance.

Différents rapports de services secrets et de groupes de réflexion en Europe et aux État-Unis font état de très diverses sources de financement dans le chef de l'État islamique. Pour 2015, le budget de l'organisation est estimé à 2 milliards de dollars. D'où vient cette manne d'argent ?

 

1. Un État qui lève des impôts

Le 29 juin 2014, Daech a proclamé le Califat islamique dans certaines parties de la Syrie et de l'Irak, où l'on applique sévèrement la charia islamique. Profitant d'un vide de pouvoir en Irak et des révoltes contre le régime de Bachar el-Assad en Syrie, l'État islamique a pu s'ancrer dans la région et même prendre le relais d'un gouvernement classique.

Qui dit gouvernement, dit impôts. IS perçoit effectivement ceux-ci dans les zones sous son contrôle. Des impôts allant jusqu'à 50% des revenus des fonctionnaires et des employés irakiens et syriens. Les camions de passage dans la région doivent s'acquitter d'une taxe de transport. La population - quelque 10 millions de personnes vivent dans les zones contrôlées par l'État islamique - doit payer une sorte d'impôt de révolution. L'argent est en partie utilisé pour remplir un certain nombre de tâches étatiques, comme l'approvisionnement en eau et les soins de santé. C'est en effet une façon idéale de s'attirer la sympathie des populations locales. Mais la majeure partie des impôts est allouée au paiement des combattants de l'État islamique.

Prendre le rôle de l'État signifie aussi avoir accès aux réserves d'une Banque Nationale. L'EI dispose de 400 millions de dollars de réserves en devises depuis la prise de la ville de Mossoul au nord de l'Irak, où se trouve un siège local de la Banque Nationale irakienne. Avec cet argent, IS a les moyens de payer, pendant une année entière, 600 dollars par mois à 60.000 combattants, tweetait le Britannique Eliot Higgins, spécialiste de l'islam.

Depuis sa capitale officieuse à Raqqa, l'EI contrôle les principaux territoires agricoles de Syrie, où l'on cultive des céréales, mais surtout du coton. Céréales et coton représentent 7% des revenus de l'État islamique (voir tableau). Avant la guerre, la Syrie était le plus important producteur de coton au monde et Daech contrôle désormais 90% des champs du pays. Le coton est transporté vers la Turquie par des routes de contrebande, où il est revendu en pratiquant le dumping. Le gouvernement turc, officiellement opposé à l'État islamique, ferme les yeux. IS gagne ainsi 180 millions d'euros par an grâce à la vente de coton, de céréales et d'autres cultures. Un agriculteur doit par ailleurs payer un impôt sur une partie du produit.

 

2. Les revenus du pétrole

Les routes de contrebande entre la Syrie et la Turquie sont aussi empruntées pour l'exportation de pétrole. IS contrôle d'importantes sources de pétrole en Syrie (60% du total), en fait l'exploitation et en vend le produit. Les revenus du pétrole représenteraient plus de 700 millions de dollars par an, soit 38% des revenus de l'État islamique. L'organisation terroriste produirait des dizaines de milliers de barils par jour, qui sont vendus à un prix d'à peine 20 à 25 dollars le baril alors que le prix sur les marchés internationaux tourne autour des 44 dollars.

Daech est devenue une compagnie pétrolière qui tourne bien, écrivait le Financial Times en octobre. La vente de pétrole se fait dans le plus pur style de la mafia: l'acheteur est mis sous pression pour conclure un deal lucratif pour l'EI.

Et pour la gestion des champs de pétrole, l'État islamique attire des techniciens et des ingénieurs avec de hauts salaires. La production de pétrole continue à fonctionner, malgré les bombardements des sites par la coalition internationale. La vétusté des infrastructures de pompage de pétrole, qui exige de nouveaux investissements, semble poser un plus grand problème à l'État islamique.

Le plus important acheteur du pétrole de l'EI est la Turquie, pourtant membre de l'OTAN et membre de la coalition internationale contre l'organisation terroriste. Et la Turquie n'est pas sanctionnée pour ce commerce par les États-Unis. Pour les experts en politique internationale, c'est une preuve du rôle ambigu joué par la Turquie et les États-Unis dans la région.

Autre situation absurde: l'EI contrôle différentes centrales électriques qui s'avèrent cruciales pour l'approvisionnement des parties de la Syrie sous contrôle du régime de Bachar el-Assad. Le gouvernement syrien paye l'État islamique pour cette électricité, alors que les deux parties se mènent une guerre sans merci.

L'exploitation d'autres matières premières, comme le ciment et les phosphates, représente encore 20% des revenus.

 

3. La vente de trésors culturels

Les musées et sites archéologiques de Syrie et d'Irak hébergent des oeuvres d'art millénaires. Les combattants de l'EI, qui considèrent ces antiquités comme une forme d'idolâtrie, postent régulièrement des vidéos dans lesquelles on les voit saccager ces trésors culturels.

Mais à côté de cela, ces objets d'art représentent une importante source de revenus. Certains datent d'il y a 8000 ans. Le pillage des musées rien que dans la région syrienne d'Al-Nabuk aurait déjà rapporté plus de 36 millions de dollars à l'EI.

 

4. Enlèvements et trafic d'esclaves

Le chantage et les enlèvements contribuent aussi à la manne de l'EI. Les opposants à l'organisation terroriste ou les minorités religieuses voient par ailleurs leurs propriétés confisquées et vendues par Daech. Cela vaut aussi pour les propriétés des réfugiés.

Et il y a encore le commerce d'esclaves de femmes issues de toutes sortes de groupes minoritaires. Une pratique moyenâgeuse qui rapporte.

 

5. Mécènes

Ce dont on parle peu, ce sont les lignes d'approvisionnement financier en provenance des États du Golfe comme l'Arabie Saoudite et le Qatar. Il ne s'agit pas d'un soutien direct d'État, mais de financement par de riches mécènes qui ont de la sympathie pour le fondamentalisme musulman. Un tel financement international fait de l'État islamique une véritable multinationale terroriste.

L'importance de cette source de revenus recule toutefois à seulement 2% des revenus.

Pendant longtemps, le Koweït a été une plaque tournante pour le transfert de ces fonds vers les organisations djihadistes, mais depuis peu, de tels flux d'argent sont contrôlés plus sévèrement.

Un important 'fundraiser' était le Tunisien Tariq Bin-Al-Tahar Bin Al Falih Al-'Awni, qui a réussi à recueillir 2 millions au Qatar pour Daech. Il a été tué par un drone américain en juin.

 

6. Payer des mercenaires et être payé

Enfin, l'EI est dans les faits une armée de mercenaires qui recrute partout dans le monde. Les combattants en Syrie proviennent de 110 pays au moins. La majorité - ce qui est surprenant - ne vient peut-être pas d'Europe mais d'Arabie Saoudite (2.500) et de Tunisie (3.000), contre environ 400 de Belgique et 800 de France. Ils constituent une source de revenus parce que, entre autres, ils emportent avec eux de l'argent, par exemple d'un crédit à la consommation engagé en Europe et jamais remboursé.

D'après le criminologue français Xavier Raufer, de nombreux combattants en Syrie issus de France et de Belgique par exemple sont liés à des réseaux criminels dans leur pays d'origine. Ils seraient impliqués dans des trafics d'armes et de drogue. Quand ils partent en Syrie, ils emporteraient également les moyens financiers nécessaires.

La caractéristique propre aux mercenaires, c'est qu'ils se mettent à disposition de ceux qui paient le plus. Cela est aussi vrai en Irak et en Syrie. Pour les mercenaires actifs dans les groupes de rebelles dits modérés - par ailleurs financés par les États du Golfe, mais aussi par les États-Unis (qui combattent contre l'État islamique et contre Assad) -, la tentation est grande de franchir le pas vers l'EI, meilleur payeur. Lors de leur transition, ils peuvent également emporter du matériel militaire, qui leur est ironiquement livré en suffisance par les pays qui combattent Daech.

 

Répartition des revenus de l'Etat Islamique

Pétrole 38%

Gaz        17%

Chantage / Impôts / art               16%

Mines de phosphate     10%

Production de ciment   10%

Coton / céréales              7%

Dons     2%

Source: GRC

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 17:30
ISIS's Global Strategy

ISIS's Global Strategy - credits ISW

 

Nov 14, 2015 - Harleen Gambhir - ISW

 

ISIS continues to execute its global strategy to defend its terrain within Iraq and Syria, to foster affiliates in the Middle East, North Africa, and Central Asia, and to encourage and resource terror attacks in the wider world. 

The October 31 downing of Russia's Metrojet 9268 and the November 14 terror attacks in Paris suggest that ISIS may be prioritizing its campaign launch disruptive terror attacks against its foreign enemies. This is a dangerous development that will have significant implications for European security and the integrity of the EU, as well as for ongoing international talks on the future of Syria. 

 
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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 19:30
photo Russia MoD

photo Russia MoD

 

November 17, 2015: Strategy Page

 

The Russian intervention in Syria involves some 4,000 troops and about fifty warplanes and helicopters. The small size of this force exposes a sad fact of post-Cold War Russia; the military no longer has much in the way of combat capability and few post-Cold War weapons. Thus Russia has few smart bombs and is mostly relying on unguided bombs built in the 1980s, just before the Cold War ended in 1991. Through the 1990s some 80 percent of the huge Cold War Russian (Soviet) armed forces melted away. The Russian air force and navy are now less than ten percent of their Cold War strength and the army has fewer combat brigades than it did armies during the Cold War. But there is one important thing that Russia does have and that the Syrian armed forces desperately needs; support for maintaining and upgrading Syria’s largely Russian weapons and equipment. Russian maintenance and technical personnel are pouring into Syria, largely unnoticed, along with spare parts, upgrade kits and special maintenance equipment. Thousands of Syrian army weapons and vehicles that had become inoperable, or only partially functional are now being returned to usable condition. Russia is also sending in a lot of the new UAVs it has been building, apparently pulling a lot of them out of the Ukraine fighting, along with a lot of their world-class electronic warfare equipment. With new and repaired radios, more medical supplies and equipment as well as military field rations in abundance Syrian forces get daily reminders that things are looking up even if they are not in combat. This makes the Syrian forces more effective when fighting and is a big boost for Syrian morale in general.

 

Russia is using the experience in Syria to upgrade its own armed forces. The Russians have already found that they are not as good at keeping combat aircraft ready (the “readiness rate”) in a combat zone as Western air forces are. American military aircraft in the Middle East have a readiness rate of about 90 percent while the Russian rate is 70 percent. The Americans have a lot more experience, especially in the Middle East. The Russians are learning, especially from the Syrians who are showing them how to deal with the dust, sand and heat. Meanwhile Russia is hustling to build more satellite (GLONASS/ GPS) and laser guided bombs and missiles. Russia is now learning which of their smart bombs work best in combat and are modifying the designs even as they try to increase production. Russia never had a lot of these and now there is a need and it will take until the end of the year before new production will start to make a difference. Even then Russia will not be able to use smart (laser or GPS) guided bombs as often as Western and some Arab (oil rich Gulf States) air forces do. These countries tend to use such weapons in over 90 percent of their air strikes.

 

Russia was known to have had smart weapons since the 1970s, many of them based on American smart bombs (or fragments) captured in Vietnam. The problem was that Russia never built or used a lot of these weapons. For a long time Russia considered these special weapons for rare special occasions and there were few such occasions until now. Russia has known since the 1990s that these smart weapons can make a big difference but throughout the 1990s Russia had no money for new bombs of any kind.

 

Even in the United States it wasn’t until the 1991 Gulf war that the full impact of these weapons was noted. There only 16 percent of the 250,000 bombs dropped were guided. But analysis of the battlefield later revealed that the guided bombs had done 75 percent of the actual damage. This pattern kept repeating itself and by the late 1990s the U.S. was on its way to using nothing but smart bombs. Not so Russia. While new smart bombs were developed in Russia very few were built. Moreover few Russian warplanes were equipped to use smart bombs and few pilots had any experience with these weapons. So it should be no surprise that Russia is using few smart bombs in Syria. The simple fact is that Russia has few of these weapons and even fewer aircraft and pilots able to handle them.

 

Meanwhile China is building a lot more smart bombs and equipping more (than Russia) of its aircraft to use them. Since the 1990s China could afford to do so while Russia could not. Meanwhile China is still learning from Russia. In 2010 China introduced a new laser guided bomb; the LT-2. This weapon looked very similar to the Russian KAB-500L 1100 pound laser guided bomb. The KAB-500L in turn is very similar to the American Paveway series of laser guided bombs. That is, a dumb bomb has a guidance kit attached. In 1994 China introduced a laser guided bomb that appeared to be reverse engineered U.S. Paveway. These apparently did not perform very well, so China apparently used Russian smart bombs as a model.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 15:30
En trois jours, la France frappe trois fois Daech en Syrie

En 48 heures, la France a procédé à trois raids aériens qui ont permis de détruire "six objectifs d'importance contrôlés par Daech", selon le ministère de la Défense - photo EMA / Armée de l'Air

 

18/11/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

En 48 heures, la France a procédé à trois raids aériens qui ont permis de détruire "six objectifs d'importance contrôlés par Daech", selon le ministère de la Défense.

 

C'est la réaction de la France à la suite des attaques terroristes de vendredi à Paris. En 48 heures, la France a procédé à trois raids aériens qui ont permis de détruire "six objectifs d'importance contrôlés par Daech", selon un communiqué publié mardi soir par le ministère de la Défense. Ces raids interviennent alors que la France a prévenu ce weekend qu'elle serait "impitoyable" dans la "guerre" contre Daech, qui a revendiqué les attentats sanglants ayant frappé Paris vendredi.

"Nous allons mener le combat, il sera impitoyable", avait déclaré vendredi soir François Hollande près du Bataclan, la salle de concert où 89 personnes ont été tuées. "Parce que quand des terroristes sont capables de faire de telles atrocités, ils doivent être certains qu'il y aura en face d'eux une France déterminée, une France unie, une France rassemblée et une France qui ne se laissera pas impressionner même si aujourd'hui elle exprime une émotion infinie."

 

Troisième frappe en 48 heures

En début de soirée à partir de 19h30 (heure française), l'armée de l'air française a de nouveau frappé Daech à Raqqah, le fief de l'organisation terroriste en Syrie située dans le nord de la Syrie à moins de 400 km de Damas. La force Chammal a successivement bombardé deux centres de commandement de Daech. Le raid était constitué de 10 avions de chasse (Rafale et Mirage 2000), qui ont été engagés à partir des Emirats arabes unis et de la Jordanie.

S'exprimant mardi soir sur TF1, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a souligné que les secteurs de Raqqah mais aussi de Daïr az Zour, à 150 km au sud-est le long de l'Euphrate, constituaient les cibles principales de ces frappes. Il s'agit, a-t-il ajouté, des "sites principaux de la formation des combattants étrangers".

 

Des frappes aériennes avaient déjà touché Raqqah

Dimanche entre 19H50 et 20H25, la force Chammal avait déjà frappé des infrastructures opérationnelles tenues par Daech à Raqqah. Les deux objectifs visés par les frappes avaient été détruits. Le premier objectif détruit était utilisé par Daech comme poste de commandement, centre de recrutement djihadistes et dépôt d'armes et de munitions. Le deuxième objectif abritait un camp d'entraînement terroriste.

Ce premier raid était constitué de 12 aéronefs français, dont 10 avions de chasse, qui ont été engagés simultanément à partir des Emirats arabes unis et de la Jordanie. 20 bombes ont été délivrées. Il s'agissait d'un raid d'une ampleur sans précédent en raison du nombre d'appareils engagés, depuis le début des frappes françaises en Syrie fin septembre. Planifiée sur des sites préalablement identifiés lors des missions de reconnaissance réalisées par la France, cette opération a été conduite en coordination avec les forces américaines.

L'aviation française avait de nouveau bombardé Raqqah dans la nuit de lundi à mardi, détruisant un centre de commandement et un centre d'entraînement, selon le ministère français de la Défense. "L'armée française a conduit pour la seconde fois en l'espace de 24 heures un raid aérien contre Daech (acronyme de l'Etat Islamique en arabe) à Raqqah en Syrie", a indiqué le ministère dans un communiqué.

 

Les Russes ont bombardé Raqqah

Deux semaines après l'attentat contre un avion commercial qui a explosé au-dessus du Sinaï et qui a fait 224 morts, Moscou a procédé à d'intenses frappes contre Rakka. La Russie a lancé un "nombre significatif de frappes sur Raqqah", qui "pourraient" avoir impliqué des missiles tirés depuis des navires en mer et des bombardiers à long rayon d'action, a affirmé mardi un responsable américain sous couvert de l'anonymat. Les forces russes ont prévenu les États-Unis avant le lancement de ces frappes dans le cadre d'un accord pour assurer la sécurité des appareils des deux armées opérant au-dessus du territoire syrien.

De son côté, le commandement de l'armée américaine a annoncé de son côté que les avions de la coalition avaient aussi frappé la ville ces derniers jours. Pour organiser la riposte militaire, François Hollande rencontrera Barack Obama à Washington mardi prochain et Vladimir Poutine deux jours plus tard à Moscou, dans l'espoir d'une coalition unique visant à "détruire" l'Etat Iislamique (EI). Le président russe a ordonné à sa marine de "coopérer" avec la France.

 

33 morts parmi les djihadistes

Les frappes menées depuis trois jours par des chasseurs de l'armée française et d'autres nations ont fait au moins 33 morts dans les rangs de l'organisation Etat islamique (EI) à Raqqah, rapporte mercredi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). L'Observatoire, qui s'appuie sur un réseau de sources en Syrie, fait également mention du départ de djihadistes et de dizaines de membres des familles des cadres du mouvement vers Mossoul, la grande ville du nord de l'Irak que contrôle l'EI depuis juin 2014.

A l'instar de Mossoul pour l'Irak, la ville de Raqqah est devenue le quartier-général et le centre politique des opérations du groupe djihadiste en Syrie. Les combattants de l'EI et leurs familles représentent désormais une partie importante de la population.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 09:50
photo UK MoD

photo UK MoD

 

16.11.2015 Romandie.com (ats)

 

Le Premier ministre britannique David Cameron a déclaré lundi vouloir que le Royaume-Uni mène des frappes aériennes contre l'Etat islamique (EI ou EIIL) en Syrie. Il a cependant ajouté qu'il restait à convaincre les députés de soutenir ce genre d'action.

Le Royaume-Uni participe à des bombardements contre l'EI en Irak, mais le Premier ministre n'a pu obtenir du Parlement l'extension de ces actions à la Syrie.

"J'ai toujours dit que je pense qu'il est sensé que nous devrions (le faire) - l'EIIL ne reconnaît pas de frontière entre l'Irak et la Syrie et nous ne devrions pas non plus -, mais il faut que j'élabore mes arguments, que j'aille au Parlement, que je convainque plus de gens", a déclaré David Cameron sur une station de radio de la BBC.

"Nous n'organiserons pas ce vote avant de constater que le Parlement est susceptible d'approuver cette action, parce qu'échouer sur cela serait préjudiciable (...) pour notre pays et sa réputation dans le monde."

David Cameron a toutefois précisé qu'il agirait directement si les intérêts britanniques étaient en jeu. Il a rappelé que l'armée de l'air britannique avait frappé en Syrie en septembre dernier pour tuer deux Britanniques qui combattaient pour l'EI et préparaient des attentats sur le sol britannique.

 

Mouvements réduits

Une série de raids probablement menés par des avions français ont détruit dimanche soir un camp d'entraînement et des dépôts d'armes à Raqa, fief du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Il y a eu au moins 36 explosions dans la nuit à Raqa, certaines causées par des frappes aériennes, d'autres par des explosifs", a indiqué lundi à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH, qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie.

L'OSDH a par ailleurs annoncé lundi matin que l'EI aurait réduit ses mouvements à Rakka après ces frappes aériennes.

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 13:55
Raid contre Jihadi John: les jours des terroristes de l'EI sont comptés

 

13 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Tunis - Le secrétaire d'Etat John Kerry a prévenu vendredi que les jours des terroristes associés au groupe Etat islamique (EI) étaient comptés, après un raid ayant visé en Syrie un responsable britannique de l'organisation, Jihadi John, dont la mort reste à confirmer.

 

Nous continuons d'évaluer les résultats de cette frappe aérienne menée jeudi soir à Raqa, dans l'est de la Syrie, mais les terroristes associés à Daech (un acronyme en arabe de l'EI) doivent savoir ceci: vos jours sont comptés et vous serez vaincus, a déclaré M. Kerry lors d'une conférence de presse à Tunis.

 

Il n'y a aucun futur, aucune perspective d'avenir pour Daech, a-t-il ajouté.

 

Jihadi John, de son vrai nom Mohammed Emwazi, est visible sur des vidéos exécutant des otages occidentaux. Vendredi matin, le Premier ministre Britannique David Cameron a confirmé qu'il était bien la cible du raid aérien de l'armée américaine, tout en soulignant que sa mort n'était pas encore certaine.

 

Aux Etats-Unis, un haut responsable militaire américain cité par Fox News a de son côté déclaré: Nous sommes sûrs à 99% de l'avoir eu.

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 13:30
PM statement: United States air strike in Syria

 

13 November 2015 Prime Minister's Office

 

(Transcript of the speech, exactly as it was delivered)

 

David Cameron made a statement in Downing Street on the US air strike targeting British militant Mohammed Emwazi on 12 November 2015.

 

Good morning. Last night, the United States carried out an air strike in Raqqa, Syria, targeting Mohammed Emwazi – the ISIL executioner known as Jihadi John.

 

We cannot yet be certain if the strike was successful.

 

But let me be clear. I have always said that we would do whatever was necessary, whatever it took, to track down Emwazi and stop him taking the lives of others.

 

We have been working, with the United States, literally around the clock to track him down. This was a combined effort. And the contribution of both our countries was essential.

 

Emwazi is a barbaric murderer. He was shown in those sickening videos of the beheadings of British aid workers. He posed an ongoing and serious threat to innocent civilians not only in Syria, but around the world, and in the United Kingdom too.

 

He was ISIL’s lead executioner, and let us never forget that he killed many, many, Muslims too. And he was intent on murdering many more people.

 

So this was an act of self-defence. It was the right thing to do.

 

Today I want to thank the United States: the United Kingdom has no better friend or ally.

 

And I want to pay tribute to all those professionals in our own security and intelligence agencies and armed forces for the extraordinary work they do on behalf of our country. On this, as so often, they’ve been working hand in glove with their American colleagues. We are proud of them.

 

If this strike was successful, and we still await confirmation of that, it will be a strike at the heart of ISIL. And it will demonstrate to those who would do Britain, our people and our allies harm: we have a long reach, we have unwavering determination and we never forget about our citizens.

 

The threat ISIL pose continues. Britain and her allies will not rest until we have defeated this evil terrorist death cult, and the poisonous ideology on which it feeds.

 

Today though, my thoughts, and the thoughts of our country, are with the families of those who were so brutally murdered.

 

Japanese citizens Kenji Goto and Haruna Yukawa, American journalists Steven Sotloff and James Foley and aid worker Abdul-Rahman Kassig.

 

And of course our own citizens. Aid workers David Haines and Alan Henning. Nothing will bring back David and Alan. Their courage and selflessness stand in stark contrast to the empty callousness of their murderers.

 

Their families and their friends should be proud of them, as we are. They were the best of British and they will be remembered long after the murderers of ISIL are forgotten.

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 08:30
Un Sukhoï Su-34 russe sur la base de Lattaquié. Photo Russia MoD

Un Sukhoï Su-34 russe sur la base de Lattaquié. Photo Russia MoD

 

12/11/2015 Par Frédéric Pons – Valeurs Actuelles

 

Syrie. L’intervention russe modifie la donne sur le terrain et la perception de la guerre en Occident. Elle permet surtout d’accélérer la transition politique.

 

Non content de vouloir bouger les lignes sur le front en matraquant sans répit les lignes des groupes rebelles, Vladimir Poutine donne aussi le tempo aux opérations occidentales et à la négociation internationale. L’intervention massive de son aviation, menée depuis le 30 septembre dans un mouvement puissant qui étonne les Occidentaux, change le rapport de force sur le terrain. Malgré les revers subis par l’armée syrienne, trop peu nombreuse pour tenir l’ensemble des fronts, les rebelles islamistes ont perdu du terrain. Leur pression sur Damas et Alep a faibli. Les accès de la région alaouite, le fief du régime Assad, sont en cours de dégagement.

 

Les effets du matraquage russe modifient aussi la perception de la situation par les Occidentaux. Coup sur coup, les États-Unis et la France viennent de renforcer leur dispositif au sein de la coalition anti-Dae’ch. Pour la première fois depuis le début de leur intervention, voilà treize mois, les États-Unis envoient des unités militaires dans le nord de la Syrie. Ces groupes de forces spéciales américaines n’interviendront pas directement dans les combats, assure le Pentagone. Ils permettront de guider les avions alliés au plus près de leurs cibles, même dans les zones habitées. Ils accompagneront aussi les combattants kurdes et rebelles “modérés” sur le front, pour coordonner leurs mouvements tactiques et les aider à mieux utiliser les armes qui leur ont été livrées.

 

La France a décidé de doubler son déploiement aérien dans le cadre des opérations contre l’État islamique (EI). L’envoi du groupe aéronaval français en Méditerranée orientale, autour du porte-avions Charles-de-Gaulle, a été annoncé le 5 novembre, à l’issue du conseil restreint de défense consacré à la situation en Syrie et en Irak. Il avait déjà été déployé contre Dae’ch, dans le Golfe, entre février et avril derniers. Aux douze avions déjà engagés sur le théâtre — six Rafale basés aux Émirats arabes unis et six Mirage basés en Jordanie — va donc s’ajouter la vingtaine d’appareils embarqués sur le porte-avions.

 

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 20:30
photo Russia MoD

photo Russia MoD

 

November 10, 2015: Strategy Page

 

In eastern Ukraine (Donbas) Russia is pulling a lot of its best troops out and sending them to Syria. At the same time more Russian troops are refusing to serve in Donbas. This is a tricky situation because officially Russia denies having any troops in Donbas. In fact (and Ukraine has plenty of evidence) there are thousands of Russian troops in Donbas and without them the rebellion there would collapse. A growing number of Russian soldiers are opening defying their government and refusing orders to “volunteer” for service in Donbas. Over a hundred are being prosecuted. The reason for all this is unexpected Ukrainian resistance and massive international outrage (and sanctions). Ukraine tripled its defense spending since early 2014, greatly reduced the corruption in defense procurement and within a year had 500 operational tanks and were building 40 new ones a year. When Russia invaded in early 2014 Ukraine officially had over 2,000 modern tanks (T-72 types) but none were operational. That was because the money for maintaining them had regularly been stolen. Ukraine still has major problems with corruption and foreign donors insist that aid will be limited until more progress is made eliminating corrupt practices.

 

Since the Donbas fighting began nearly two years ago nearly 8,000 have died. The local rebels (largely ethnic Russians) believed Russian military might would quickly make Donbas part of Russia and that would be the end of it. It did not work out that way and now the rebels are spending a second Winter in a bombed out and shot up Donbas. The rebels in Donbas have lost a lot. The economy is a shambles and many have seen their families flee to exile in Russia or Ukraine.

 

The Russian supported Syrian government forces went on the offensive in October and for a week or so seemed to make some progress but then stalled. Russians in Syria noted that the rebels quickly responded to the Russian air power and become less aggressive and mobile. Instead the rebels concentrated on defense. Thus the Russian intervention appears to have stopped most rebel advances. Russia has largely left ISIL (Islamic State in Iraq and the Levant) forces alone and ISIL has taken advantage of this and increased its attacks on Syrian rebels who oppose ISIL (who believes it should command all rebels). The Russians are willing to leave ISIL alone as it attacks other rebels but everyone understands that once ISIL becomes the primary rebel threat to the Assad government ISIL will be the main target of Russian air attacks.

 

The Russian air strikes, guided by Syrian ground controllers has killed about 600 people so far, 70 percent of them rebels. The rest were civilians. Over a year of American and allied air strikes have killed about 3,700 and 94 percent of them have been rebels. The American have more restrictive ROE (Rules of Engagement) that seek to keep civilian deaths to a minimum. Thus ISIL (and some other Islamic terrorist groups) use a lot of human shields, often quite blatantly (like putting them in metal cages and posting pictures on the Internet). The Russians ignore human shields and that means the rebels are more cautious when Russian warplanes are about. 

 

Russia has sent hundreds of special operations personnel to Syria. Iran has some special operations troops in Syria and they appear to serve mainly for collecting intelligence and attacking key rebel leaders (not always successfully). Iran is providing a lot of trainers, combat advisors and, judging from the number of dead Iranian officers (whose families back in Iran do not hide their grief or keep it out of the media) the Iranians are deeply involved in supervising these offensive operations.  Russia would like Iran to be more secretive about Iranian generals getting killed in Syria. Ten have died there since 2013 and most of those deaths were recent. Syria is a much more dangerous place for Iranian military advisors as only one Iranian general has been killed in Iraq so far.

 

Russia is also learning the hard way how difficult it is to maintain modern warplanes in the sand and dust of the Middle East. Russia knew about this problem because for decades it had sold military aircraft to countries (including Syria) in the region. But it turned out that there were a lot of (often minor) modifications Syrian maintainers made to their Russian aircraft to keep them operational in this environment. Russian maintainers are working overtime to adapt to all this. Despite that Russia is still getting several sorties a day out of many of the fifty or so warplanes it has in Syria. On some days there are nearly a hundred air strikes. The 50 or so Russian aircraft in Syria consist of Su-34 and Su-30 fighter-bombers, Su-24M bombers and Su-25 ground attack aircraft as well as about a dozen armed helicopters. There are also many transport helicopters. The Russians have also brought in UAVs and electronic monitoring equipment and have a lot better sense of where the best targets are. This has caused a lot of damage to the rebels who find their supply facilities and other support operations being bombed.

 

November 9, 2015: A Russian official revealed that the long delayed (since 2007) S-300 anti-aircraft missile systems Iran had purchased were now being prepared for shipment. The new contract was recently signed and Russia now expects to be the major supplier of weapons to Iran once the sanctions are lifted. Russia and Iran have already settled disputes over the 2007 S-300 contracts. After the 2007 S-300 purchase was stalled Iran said it would create its own clone (Bavar-373) of the Russian S-300. Iran began work on the Bavar-373 in 2010, after Russia refused to deliver S-300 systems Iran had ordered. International sanctions, plus pressure from the United States and Israel led Russia to cancel the Iranian order. Iran has issued progress reports ever since and Bavar-373 is supposed to be ready for final testing in 2016. The actual Iranian missile for the Bavar-373 is called the Sayyad 3 and it appears to be the same size and shape as the S-300 missile and carried in similar canisters. Iran insists that Bavar-373 is superior to the S-300. Now that Russia has agreed to deliver S-300s Iran will have to reveal if it believes its own propaganda about which system is superior. Meanwhile Saudi Arabia and other Gulf oil states have ordered nearly $20 billion worth of American weapons so far this year.

In eastern Ukraine (Donbas) Russian supported rebels fired on Ukrainian troops near the Donetsk airport. The 90 minutes of cannon and machine-gun fire produced no casualties nor did three other firing incidents in Donbas in the last 24 hours, wounding at least five Ukrainian soldiers. It is unclear why the rebels broke the ceasefire. Today is when both sides announced they had withdrawn heavy weapons from a 30 kilometers wide buffer zone in Donbas. This had been agreed to in the September ceasefire document but the rebels delayed for a long time.

A UN report on performance enhancing drugs in international sports (particularly the Olympics) was finally issued and it was very bad news for Russia. The report documented many cases of Russian athletes using performance enhancing drugs and the Russia secret police (FSB) threatening Russian lab personnel processing drug tests for the 2014 Winter Olympics in Russia. The illegal activity was so widespread that there is talk of banning Russian athletes from international (including the next Olympics) competition. Russia denies everything but the sheer mass of evidence in the report is going to be hard to suppress. 

 

November 1, 2015: In the south (Ingushetia) police spotted two wanted Islamic terrorist leaders, who had switched to ISIL earlier this year, in a market and after a gun battle killed both men. In addition to firearms police seized five kg (11 pounds) of explosives. So far this year counter-terror operations in the Caucasus (which includes Ingushetia) have led to some 450 Islamic terrorists being killed or arrested. To do this the security forces down there carried out over 1,300 counter-terror operations (raids, patrols, stakeouts).

 

October 31, 2015:  A Russian airliner carrying 224 people (mostly Russian tourists returning home from Egypt) blew up over the Sinai Peninsula. There were no survivors. It soon became obvious that a bomb brought down the aircraft and many foreign airlines halted or restricted their flights to the Sinai (especially the Egyptian airport at the Red Sea resort complex). Russia resisted admitting that it was a terror attack because ISIL had quickly taken credit for the downed aircraft and said it was payback to Russian intervention in Syria. Egypt also resisted the ISIL claims but within ten days both Russia and Egypt acknowledged it was ISIL and took action. One local ISIL leader was then killed in Sinai and another identified. Egypt is a popular vacation spot for Russians and there were 80,000 Russians in the Red Sea resorts when the aircraft went down.

 

October 30, 2015: For the first time Iran was invited to meet with American and EU (European Union) diplomats for ongoing discussions in Europe about how to deal with the mess in Syria. Also attending are officials from Russia, Saudi Arabia, Turkey, Egypt, Iraq, Jordan and Lebanon. Iran has long complained loudly openly about being excluded from these talks and got an invite because of intense Russian pressure and by promising to make a useful contribution. Few of these negotiators expect a deal to be made. The Arab Sunnis want no part of Assad but the Iranians need to maintain Shia (as in Assad or a Shia replacement) rule in Syria. The racial and religious animosities between Arabs and Iranians is a major obstacle. This is made worse by the popular belief in the Moslem world that ISIL and al Qaeda are inventions of Israel and the West to damage Islam. The West (and a growing number of Moslems) see the main problem as the Arab refusal to take responsibility for their actions. ISIL comes out of the Sunni radicalism tolerated (and subsidized) in Saudi Arabia for decades. Iran, Syria and Russia all have a history of supporting and promoting terrorist groups. Getting past all these bad habits, many of them not the sort of thing the perpetrators are willing to even acknowledge publicly, makes negotiating a peace deal in Syria extremely difficult.

 

October 28, 2015: Russia denied that it is illegally flying Iranian weapons and ammo to Syria using Russian transports. This would be in violation of international sanctions against Iran. The flights apparently are taking place and Iraqi officials are looking the other way.

 

October 26, 2015: Russia is now accused of preparing for war in space. An American firm, Intelsat, is the largest operator of communications satellites (75 at the moment) in the world and fears some of its satellites are being targeted by the Russians for a possible attack on Western communications satellites. All this came about in early 2015 when it was noted that a Russian military satellite was being moved into orbits very close (as in ten kilometers) of two Intelsat satellites. These incidents, which took place over a period of five months were reported to the U.S. Department of Defense which revealed that it had noted two other Russian military satellites carrying out similar maneuvers, but not as close to American satellites. All of these maneuvers were representative of what an attack satellite would do when preparing to damage or destroy other satellites. When the Department of Defense asked the Russians what was going on they received no answer. This is ironic because a lot of Intelsat satellites were placed in orbit by Russian rockets.

 

October 25, 2015: Ukraine cut direct commercial air traffic with Russia. That means airlines in both countries can no longer sell direct flight tickets to about 1.2 million passengers a year. Now passengers will have to fly to a third country before continuing on to Russia or Ukraine.  This is another aspect of the continued deadlock in Donbas where Russian backed rebels still have control over most of one province.

 

October 21, 2015: Russian intervention in Syria is portrayed to Russians as part of an effort to curb Islamic terrorism inside Russia and appears to have helped. Some 2,000 radicalized Russian Moslems have gone to Syria to join ISIL but local officials in areas where most of these Russian recruits come from (the Caucasus, especially Chechnya) point out that Islamic terrorist activity in the Caucasus has declined this year and reports they have received from local informants indicates that most of those who went off to join ISIL have been killed.

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