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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 07:30
Dans le cadre du programme «Rewards for Justice», le secrétaire d'Etat John Kerry avait offert 3 millions de dollars pour des informations sur Tareq al-Harzi.

Dans le cadre du programme «Rewards for Justice», le secrétaire d'Etat John Kerry avait offert 3 millions de dollars pour des informations sur Tareq al-Harzi.

 

2 juillet 2015 45eNord.ca (AFP)


 

Le Pentagone a annoncé jeudi la mort dans une frappe aérienne en Syrie mi-juin d’un haut responsable logistique du groupe djihadiste Etat islamique (EI), Tareq ben Tahar al-Awni al-Harzi.

 

Tareq al-Harzi a été tué «par une frappe de la coalition le 16 juin à Shadadi», dans la province d’Hassaké (nord-est de la Syrie), selon le porte-parole du ministère américain de la Défense, le capitaine de vaisseau Jeff Davis.

Tareq al-Harzi est le frère d’Ali al-Harzi, un recruteur de l’EI dont le Pentagone a annoncé la mort le 22 juin dans un raid de l’aviation américaine à Mossoul, dans le nord de l’Irak.

Tareq al-Harzi était chargé de «lever des fonds», de «recruter» et de «faciliter les voyages» de combattants du groupe ultra-radical Etat islamique, a déclaré Jeff Davis.

Il a participé aux «achats et au transport d’armes depuis la Libye jusqu’en Syrie». Et il a facilité en Irak les attaques suicide avec des véhicules bourrés d’explosifs, une technique dont le groupe Etat islamique a fait une arme redoutablement efficace.

«Sa mort réduira la capacité du groupe Etat islamique à intégrer des combattants étrangers dans les combats en Syrie et en Irak, et à déplacer des hommes et des armements entre la Syrie et l’Irak», a indiqué le porte-parole.

Dans le cadre du programme «Rewards for Justice», le secrétaire d’État John Kerry avait offert 3 millions de dollars pour des informations sur Tareq al-Harzi.

De son côté, Ali al-Harzi, tué selon les Américains le 15 juin, donc la veille de la mort de son frère, était recherché pour son rôle présumé dans l’attaque contre le consulat américain à Benghazi en Libye, le 11 septembre 2012.

Cette attaque avait coûté la vie à l’ambassadeur des États-Unis en Libye, Christopher Stevens, et à trois autres Américains.

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 16:30
Le "califat" du groupe Etat islamique entre dans sa seconde année

 

29.06.2015 Romandie.com (ATS)

 

Le "califat" du groupe État islamique (EI), à cheval sur la Syrie et l'Irak, entre dans sa deuxième année. La communauté internationale s'avère incapable d'arrêter les atrocités des djihadistes qui ont récemment frappé en Tunisie ou au Koweït.

 

Le groupe dirigé par Abou Bakr al-Baghdadi avait annoncé le 29 juin 2014 qu'il redonnait naissance à une forme de gouvernement islamique dénommé le "califat" et assuré qu'il allait "durer et s'étendre". En un an, il a élargi son territoire en Syrie et en Irak en dépit de la création d'une coalition conduite par les États-Unis, qui veut l'éradiquer.

L'EI a également réussi à constituer un réseau de groupes qui lui sont affiliés à travers le monde. Le groupe cherche à distiller la peur bien au-delà des pays où il est présent.

Cette semaine, il a revendiqué une attaque meurtrière en Tunisie qui a coûté la vie à 38 personnes, majoritairement des touristes étrangers. Il est également soupçonné d'être derrière l'attentat-suicide contre une mosquée chiite au Koweït, qui a fait 26 morts.

L'EI pourrait aussi avoir servi d'inspiration à l'auteur d'une attaque en France qui a égorgé son patron et tenté de faire exploser son véhicule dans une usine de gaz.

"Ce n'est pas clair si ces actions sont centralisées ou coordonnées par l'EI. Mais nous risquons de voir des membres ou des sympathisants de l'EI, rentrés chez eux après avoir reçu une formation militaire, mener à leur initiative des attaques dont l'ampleur dépend de leur capacité, de leurs moyens et des opportunités", note Yezid Sayegh, chercheur au Centre Carnegie pour le Moyen-Orient.

 

Tueries et exécutions brutales

La manière dont l'EI gouverne son territoire en Syrie et en Irak suscite la peur et l'horreur. Des tueries massives et des exécutions brutales sont devenues sa marque de fabrique. Le groupe contrôle environ la moitié du territoire syrien, dont une large partie est inhabitée, et près d'un tiers de l'Irak.

En Syrie seulement, il a exécuté en un an plus de 3000 personnes, dont 1800 civils, a indiqué dimanche l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Parmi eux, 74 enfants. Ce bilan inclut 200 personnes tuées dans la ville kurde de Kobané (nord) lors d'une attaque la semaine dernière et 900 membres de la tribu sunnite des Chaïtat qui ont péri en 2014 pour s'être opposés aux djihadistes.

Aucun chiffre précis sur les crimes commis en Irak n'est disponible. Mais le groupe est soupçonné d'avoir exécuté des milliers de personnes, dont 1700 recrues, en majorité chiites, assassinées au nord de Bagdad.

A cela, il faut ajouter les milliers de morts dans les combats en Syrie et en Irak: rebelles syriens, combattants kurdes, militaires dans les deux pays, ainsi que des miliciens chiites en Irak.

 

Manque d'armes et de motivation

Ses adversaires ne peuvent se targuer de réels succès. En tout cas pas les militaires irakiens, particulièrement critiqués pour avoir abandonné leurs positions à la mi-2014.

"Bagdad possède en principe des forces suffisantes pour contrôler le territoire, mais le problème, c'est que toutes les forces combattant l'EI ne reçoivent pas leurs instructions de Bagdad. Certaines agissent à leur guise et d'autres reçoivent leurs instructions d'ailleurs", remarque Zaid al-Ali, auteur du livre "Le combat pour l'avenir de l'Irak".

En Syrie, seules les forces kurdes, soutenues par la coalition internationale, ont infligé de réels revers à l'EI. Selon des analystes, les rebelles manquent d'armes de qualité et les forces du régime manquent de motivation pour faire plier les djihadistes.

 

Corruption et autoritarisme

Même la coalition ne peut se prévaloir que de succès limités. Elle a épaulé les troupes au sol qui ont réussi à chasser l'EI de Kobané et de Tall Abyad en Syrie, ainsi que de Tikrit et de la province de Diyala en Irak. Mais les djihadistes continuent d'engranger des victoires, comme la capture récente de la cité antique de Palmyre en Syrie ou la capitale provinciale de Ramadi en Irak.

Pour les analystes, le succès de l'EI résulte plus de problèmes politiques que de questions militaires. Il est dû à des "divisions confessionnelles, de la corruption et des décennies d'autoritarisme", affirme ce chercheur.

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 14:40
Poutine promet de soutenir Damas y compris militairement

 

29 juin 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a affirmé lundi à Moscou avoir reçu des assurances du président russe Vladimir Poutine que son pays continuerait à aider la Syrie, y compris militairement.

 

J'ai reçu une promesse du président Poutine qu'il allait soutenir la Syrie, politiquement, économiquement et militairement, a-t-il dit lors d'une conférence de presse commune avec son homologue russe Sergueï Lavrov et après une rencontre avec le dirigeant russe.

 

La Russie est un allié de premier plan du régime de Bachar al-Assad qu'il a soutenu depuis le début du conflit en mars 2011. Son appui s'est traduit par des vétos au Conseil de sécurité de l'ONU chaque fois que les Occidentaux ont voulu condamner Damas ainsi que par une assistance militaire et financière.

 

Moscou a également accueilli deux séances de négociations entre le régime et une opposition tolérée mais peu représentative, qui n'ont pas abouti à des conclusions concrètes d'autant que l'opposition en exil, soutenue par l'Occident, n'y participait pas.

 

M. Poutine, après sa rencontre avec M. Mouallem, a assuré que son pays continuerait à se ranger du côté du régime syrien, faisant ainsi taire les rumeurs et les affirmations d'analystes sur un prétendu changement de position de Moscou.

 

Nous sommes convaincus qu'au final, le peuple syrien sera victorieux. Et notre politique, qui vise à soutenir la Syrie, les dirigeants syriens et le peuple syrien, reste inchangée, a affirmé le président russe.

 

Il a également discuté de la possibilité de constituer une nouvelle coalition internationale pour combattre le terrorisme, notamment le groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui contrôle des pans entiers en Syrie et en Irak.

 

Si les dirigeants syriens considèrent (l'idée d'une coalition) acceptable et possible, nous ferons tout notre possible pour vous soutenir. Et nous utiliserons nos relations, qui sont bonnes avec tous les pays de la région, pour tenter de créer à tout prix une telle coalition, a déclaré M. Poutine.

 

Selon lui, pour lutter contre le terrorisme, tous les pays de la région doivent joindre leurs efforts.

 

Tous nos contacts avec les pays de cette région montrent que lorsqu'il s'agit de combattre le soi-disant Etat islamique, chacun est prêt à combattre ce mal. Cela s'applique à la Turquie, à la Jordanie, à l'Arabie saoudite, a-t-il ajouté.

 

Mais M. Mouallem s'est montré sceptique. Je sais que Poutine est un homme qui fait des miracles, mais une alliance avec l'Arabie saoudite, la Turquie, le Qatar ou les Etats-Unis nécessite un grand miracle, a-t-il dit avec humour.

 

Comment ces pays qui ont encouragé et financé le terrorisme peuvent-ils devenir des alliés contre le terrorisme, a-t-il souligné. Le régime syrien accuse ces pays de financer les rebelles qu'il combat depuis plus de quatre ans.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 16:30
The Reality Of The Islamic State

 

June 23, 2015: Strategy Page

 

ISIL (Islamic State in Iraq and the Levant) has taken control of three major cities and the results have been unpleasant and expected. In 2014 they took the eastern Syria city of Raqqa (population 500,000) and turned it into an “Islamic city.” Strict lifestyle rules were imposed and local Christians have to pay an extra tax to avoid persecution. Then, in mid-2014 they took Mosul (two million) in Iraq. In May 2015 they took Ramadi (200,000). All three cities already had problems with electricity and water supplies and shaky sewage systems. Many of the inhabitants of these cities fled, although that became more difficult once armed ISIL men were patrolling the streets and controlling the roads in and out of town. In Ramadi more than half the population was gone when ISIL arrived and that was largely because it was now well known what would happen when ISIL took over. In short, nothing good.

 

ISIL enforces the strictest lifestyle rules, based on an interpretation of Islamic scripture that is more hostile to most modern tech than al Qaeda ever was. That means no music, video or anything that can be identified as “Western.” Exceptions are made, grudgingly, when it is necessary to keep ISIL members alive. Thus while Western aid groups are banned, Western medical supplies are allowed in but ISIL members get priority. Even Moslem medical personnel must prove there are Islamic enough to meet ISIL standards. Those who cannot, and that means most of them, are threatened. Some are killed but the rest flee. The few medical personnel who remain can barely care for ISIL leadership and some combat wounds.

 

Getting electricity, water and sanitation networks operating is a priority but crippled by lack of supplies (especially fuel) and spare parts as well as people qualified to repair and operate things. Anywhere else in the Middle East foreign suppliers and experts would be called upon as necessary. That is not Islamic according to ISIL and instead locals with some skills to step forward and try to cope. The result is intermittent water supplies, unreliable sanitation systems and lots of people using portable generators for power or living in the dark.

 

Many of the civilians who stayed behind have managed to adapt and an economy of sorts has been created. In late 2014 ISIL sought to create their own currency (gold coins) but that did not get far. So any currency (local, Western) that works is used. “Taxes” are collected in a medieval fashion that could best be described (in modern terms) as opportunistic extortion. This begins with lots of looting when ISIL takes control of new territory. While much is made of Moslems (especially Western ones) trying to get to get to the Islamic State the reality is that more people already there are trying to get out. In many cases this is a matter of life and death because the collapse of the medical care system has left most people with few useful options if they get sick or injured. ISIL considers such misfortunes “the will of God” and complainers are regarded as heretics.

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 16:30
L’Etat islamique, laboratoire du siècle?

 

11.06.2015 par JF Fiorina - notes-geopolitiques.com
 

La « guerre révolutionnaire » des nouveaux jihadistes

Comment vaincre l’Etat islamique (EI) ? La stratégie à adopter face aux avancées du groupe jihadiste en Irak et en Syrie a été au cœur d’une réunion, le 2 juin 2015 à Paris, des pays de la coalition internationale dirigée par les États-Unis. Malgré 4 000 raids aériens menés en dix mois, l’avancée des extrémistes sunnites n’a pu être contenue.

Pire : ces dernières semaines ont vu tomber entre leurs mains les importantes villes de Ramadi (Irak) et Palmyre (Syrie) – un joyau architectural inscrit au patrimoine de l’humanité. Les raisons de cet échec sont nombreuses.

Le double jeu mené par les autres acteurs sunnites et leurs alliés occidentaux en Syrie, où l’objectif prioritaire reste de renverser le gouvernement de Bachar al-Assad, n’y est pas étranger. Mais c’est sans doute dans le diagnostic de ce qu’est la réalité de l’EI, de ses objectifs et de ses actions qu’il faut chercher les racines de ce cuisant échec.

Car comment combattre une puissance que l’on se refuse à essayer de comprendre ?

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) cité par Le Monde du 02/06/2015, « l’EI, qui contrôle la moitié du territoire syrien, a encore étendu son emprise près de la frontière turque et au sud de la cité antique de Palmyre, conquise le 21 mai ».

Depuis son offensive fulgurante lancée le 9 juin 2014, l’EI s’est emparé de larges pans de territoires érigés officiellement en Califat le 29 juin suivant.

S’il a profité de la guerre déclenchée en Syrie pour y prendre progressivement, depuis 2013, le contrôle de vastes régions, l’EI a pour origine le champ de braises laissé par les Américains en Irak.

C’est ce que rappelle Xavier Raufer, directeur des études du Département de Recherche sur les Menaces Criminelles Contemporaines (DRMCC) de l’Université Paris 2, dans une récente étude publiée sous forme de supplément au n°5 de la revue Conflits (avril-mai-juin 2015).

 

Irak, « le laboratoire du siècle »

Professeur au CNAM, le criminologue Alain Bauer le souligne dans son introduction à l’étude du DRMCC : « Sans compréhension pleine et entière du terrible engrenage irakien, qui va de ‘Mission Accomplished’ à une évacuation sans gloire, la terreur ne saurait se résorber, elle ne pourra que perdurer ».

Un engrenage très directement lié à l’intervention de Washington, justement dénoncée en 2003 par la France (ainsi que par l’Allemagne et la Russie). Pour Xavier Raufer, « l’occupation américaine a transformé ce pays en couveuse à jihadis ; en un laboratoire où ils inventent et perfectionnent leurs techniques de guérilla : véhicules piégés, enlèvements, bombes artisanales et autres terrifiants engins, issus d’une efficace et abordable boîte à outils, employée à grand succès de l’Afghanistan au Mali, en passant par le Yémen ».

L’appellation de « terrorisme » est potentiellement trompeuse : c’est en fait une « guerre révolutionnaire » que les États-Unis ont perdue entre 2006 et 2012, et qui se poursuit aujourd’hui en débordant son cadre initial.

Une guerre révolutionnaire au sens précis où l’entendait son concepteur, Mao Tse Toung, notamment dans son texte De la guerre prolongée (1938), c’est-à-dire un conflit idéologique et total. Idéologique, l’islam remplaçant le communisme qui était au centre de la doctrine maoïste à la fois comme « horizon indépassable » et moyen d’encadrement – y compris par la terreur – de la population.

Conflit total aussi, où la guérilla ne constitue qu’un aspect, voire une phase transitoire de la guerre, l’objectif restant, par un grignotage progressif du territoire ciblé, la « bataille décisive » : celle qui, grâce à un rapport de force favorable, permet de faire basculer la situation en sa faveur.

La puissance, notamment en matériel moderne servi par des soldats aguerris, de l’Etat islamique, de même que sa stratégie de conquête et de renforcement d’un espace géographique viable, confirment cette analogie.

Car l’Etat islamique est d’abord une puissance militaire, de l’ordre de 10 000 à 25000 combattants, dont l’ossature est fournie par d’anciens officiers de Saddam et des milices armées.

C’est pourquoi Daesh ne peut être vaincu par une simple campagne de frappes aériennes, même appuyée par des opérations spéciales. Seule une armée de puissance au moins comparable serait à même d’en venir à bout.

C’est d’ailleurs le calcul des puissances occidentales et de leurs alliés, qu’atteste le choix de renforcer les moyens et la formation des peshmergas puis surtout, désormais, de l’armée irakienne, en charge des combats au sol.

 

Anatomie du nouveau Califat

« L’Etat islamique est la résurgence d’un rêve médiéval qui va bouleverser durablement le Moyen Orient », estiment Olivier Hanne et Thomas Flichy de la Neuville dans l’édition revue et augmentée de leur ouvrage L’Etat islamique, primé par le Festival de géopolitique de Grenoble 2015.

Des causes immédiates sont certes à l’origine de son apparition, puis de son développement. L’invasion américaine, bien sûr, qui a directement provoqué l’insurrection tout en aggravant les failles ethno-religieuses de la société irakienne.

Mais aussi la compétition énergétique, les erreurs politiques du Premier ministre chiite Nûri al-Maliki (2006-2014), l’embrasement de la Syrie à partir de 2011, ou encore l’opportunisme des clans et tribus sunnites.

Créé artificiellement sur les décombres de l’Empire ottoman, l’Irak est naturellement travaillé par des forces centrifuges. C’est pourquoi l’avènement du Califat islamique répond aussi à des causes plus profondes, souterraines, identitaires.

Une grande partie du succès de l’EI tient en effet à sa référence à un passé glorieux, lorsque Damas (avec la suprématie de la dynastie des Omeyyades,VIIe-VIIIe siècles) puis Bagdad (califat abbasside, VIIIe-XIIIe siècles) étaient capitales de l’Oumma.

L’EI ne propose pas seulement « un sunnisme débarrassé du laïcisme et du baassisme » : il impose un islam « pur », rigoriste, capable de « concurrencer les chiites irakiens pour le scrupule religieux ».

Et ce, dans une région où « la présence des mosquées, de l’histoire et des symboles musulmans imprègne la population et suscite le rappel du culte, même auprès des croyants tièdes voire éloignés ».

A l’instar d’Al Qaïda dont il est pour partie issu, et conformément aux préceptes de l’islam, l’EI entend assurer l’avènement d’un califat mondial. Mais en s’assurant au préalable le contrôle d’une base territoriale sûre.

Ce qui fait dire à Alain Bauer, par comparaison avec le communisme, que l’EI suit « la voie stalinienne » de la révolution mondiale.

« Outre un dispositif structuré et internationalisé, l’EI semble avoir pris comme modèle une synthèse entre le Hezbollah, le Baas et le Parti Bolchevik. Organisation véritable et pyramidale, faisant régner la terreur en interne et en externe, rassemblant des brigades aguerries (Libyens, tchétchènes, occidentaux,…), la structure est surtout connue pour sa brutalité, notamment contre ses ennemis les plus proches, les militants restés fidèles au dernier carré de dirigeants de ce qui reste d’Al Qaida » (« Les enfants de Zarqaoui », www.huffingtonpost.fr, 13/06/2014).

 

Quels scénarios pour l’avenir?

Pour les auteurs de L’Etat islamique, toutes les options sont aujourd’hui ouvertes. La première est la victoire de Daesh, parvenant à la tête d’un nouvel « Etat de fait » de quelque 10 millions d’habitants, « financé essentiellement par le pétrole, exploité par des compagnies chinoises ».

Ce qui entraînerait l’éclatement de l’Irak et de la Syrie, avant de menacer directement Israël, mais aussi la Jordanie et l’Arabie saoudite…

Le 2e scénario est celui d’une défaite de Daesh. « Mais la partition ethnico-religieuse de l’Irak a été consacrée » et « plus d’une dizaine de milliers de combattants jihadistes se sont dispersés après la fin de l’EI dans les pays sunnites de la région entraînant une contagion terroriste »

La 3e option voit la défaite de Daesh, mais avec « la pacification »: « Après la mort du calife et l’arrestation des jihadistes, les pressions internationales, associées à la coopération de Bagdad, ont permis une pacification entre sunnites et chiites en Irak, la préservation du cadre national et une meilleure redistribution des richesses pétrolières ».

Le Kurdistan en sort renforcé, mais la Syrie est sauvée, via des accords politiques qui permettent le lancement d’un processus de réconciliation nationale, tandis que le spectre d’une dislocation générale de la région s’éloigne…

En attendant, comme le rappelle le Wall Street Journal dans son éditorial du 22 mars 2015, « le chaos est toujours le meilleur allié du jihadisme ».

L’Etat islamique sera peut-être vaincu, ou au moins circonscrit, à l’avenir. Restent son effet déstabilisateur et les racines de son indéniable dynamisme.

Effet déstabilisateur qui est encore une fois le prolongement de l’aventurisme américain, le colonel René Cagnat, chercheur associé à l’IRIS, observant le retour en force de combattants étrangers en Afghanistan.

Or « le nord afghan où les jihadistes sont en train de s’installer et de recruter nombre de jeunes séduits par leur discours appartient déjà à l’Asie centrale: l’ouverture d’hostilités au-delà de la frontière, en direction d’ex-républiques soviétiques, n’est sans doute plus qu’une question de temps » (www.iris-france.org, 01/06/2015).

Quant aux racines de ce phénomène, Michael Axworthy estime, avec beaucoup d’autres, que « l’extrémisme islamique et le terrorisme de ces deux dernières décennies viennent essentiellement, via des financements et une influence religieuse, de l’Arabie saoudite » (The Guardian, 28/01/2015).

Certains analystes y ajoutent le Qatar. Soit des États qui disposent de très importants moyens financiers et estiment jouer leur survie face aux puissances chiites.

Rien ne laisse présager qu’ils modifient rapidement leurs options géopolitiques. Confirmant ainsi l’analyse d’Alain Bauer : « Désormais, le foyer d’infection, le marigot exsudant l’épidémie est l’Irak en guerre civile. Aujourd’hui au Moyen Orient. Demain ailleurs. »

 

Télécharger L’Etat islamique, laboratoire du siècle?

 

Pour aller plus loin:

  • L’Etat islamique.Anatomie du nouveau Califat, par Olivier Hanne et Thomas Flichy de la Neuville, Bernard Giovanangeli Editeur, 191 p., 15 € ;
  • « Terrorisme: l’Irak, l’origine de tout. Le laboratoire du siècle », supplément au n°5 de la revue Conflits dirigé par Xavier Raufer, 27 p., avril-mai-juin 2015.
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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 12:30
Le journal de référence turc Cumhuriyet affirme que le régime a facilité l’entrée de djihadistes en Syrie

Les photos publiés par le Cumhiriyet des deux bus interceptés par les forces de l’ordre turques et qui auraient servi à faire entrer illégalement des djihadistes en Syrie (Cumhiriyet)

05.06.2015 45eNord.ca

 

Le quotidien turc Cumhuriyet a affirmé vendredi que le gouvernement avait facilité l’entrée des combattants djihadistes en Syrie, une semaine après avoir provoqué sa fureur en diffusant des images suggérant qu’il leur avait aussi livré des armes.

 

Dans son édition de vendredi, le journal proche de l’opposition écrit que les services de renseignement turcs (MIT) ont loué deux bus qui ont servi le 9 janvier 2014 à faire illégalement entrer en Syrie à partir du poste-frontière de Reyhanli (sud-ouest) plusieurs dizaines de rebelles islamistes hostiles au régime de Damas.

À l’appui de ses allégations, Cumhuriyet publie les photos des deux véhicules interceptés par les forces de l’ordre turques au lendemain de l’opération, dans lesquels ont été retrouvés des armes et des munitions.

Selon le journal, les chauffeurs des deux véhicules, brièvement interpellés, ont affirmé aux enquêteurs que leurs bus avaient été loués par le MIT, qui leur a présenté leurs passagers comme de simples réfugiés syriens.

Il y a une semaine, Cumhuriyet a suscité la colère du gouvernement islamo-conservateur turc en publiant des images d’armes dans des camions du MIT interceptés en janvier 2014 par les gendarmes turcs près de la frontière syrienne.

Cette opération alimente la polémique depuis que des documents officiels publiés sur internet ont révélé que ces armes étaient destinées aux groupes djihadistes.

Le président Recep Tayyip Erdogan, qui a toujours nié tout soutien à ces combattants, a riposté en portant personnellement plainte contre le quotidien et son rédacteur-en-chef, Can Dündar, réclamant contre eux la prison à vie.

A quelques jours des élections législatives de dimanche, ce nouveau bras de fer entre le chef de l’Etat et un média a relancé l’inquiétude de l’opposition turque et des ONG de défense de la liberté de la presse, qui dénonce la dérive autoritaire de M. Erdogan.

Quelque 400 intellectuels, artistes ou universitaires, dont le prix Nobel de littérature Orhan Pamuk, ont manifesté leur soutien au journal dans une tribune.

M. Erdogan espère une large victoire de son parti aux législatives de dimanche, afin de réformer à sa main la Constitution en renforçant ses pouvoirs.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:30
Armor: China Unofficially Arms The Kurds

 

May 27, 2015: Strategy Page

 

Kurdish forces fighting in Iraq and Syria have been seen using the Chinese HJ-8 ATGMs (Anti-Tank Guided Missiles). This is the Chinese version of the American TOW (Tube-launched, Optically tracked, Wire-guided) system has been in service since 1970. Over 500,000 TOW missiles have been manufactured since its introduction and it remains in service with the United States and many other countries. All versions of TOW are shipped and fired from a sealed launch tube. That tube is placed on a MGS (Missile Guidance Set) that contains the gunner sight, with night vision, and operator guidance electronics. The MGS weighs 25 kg (55 pounds). The 1970 version of the missile weighed 19 kg (42 pounds) and had a 3.9 kg (8.6 pound) warhead. The latest version (TOW 2B or BGM-71F) weighs 22.7 kg (50 pounds) and has a 6.2 kg (13.5 pound) warhead that can defeat ERA (Explosive Reactive Armor) at targets up to 4,000 meters away.

 

The HJ-8 is nearly identical to TOW 2 in size, weight, range and, according to the Kurds, performance. Both TOW and HJ-8 use SACLOS (semi-automatic command line-of-sight) guidance. This system works by having the operator hold the target in the MGS sights and the missile will be guided to the target via wires that connect the missile to the launcher. The big problem is that the operator is often under fire and that sometimes makes it difficult to maintain aim. The next generations of anti-tank missiles were wireless and “fire-and-forget” which allows the operator to duck as soon as the target is identified by the MGS and the missile fired. Nearly all ATGMs use shaped-charge warheads that penetrate most tank armor and are also effective against structures and unarmored vehicles.

 

 The Kurds have a hard time getting weapons from the Iraqi government (because of disputes over control of oil and corruption in the Shia Arab dominated government) and have sought weapons from all available sources. Chinese weapons are widely available in the international black market for arms. If you have the money, there are groups that can get you all sorts of relatively cheap and pretty effective Chinese weapons, which are often pretty good copies of Western and Russian weapons.

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 07:30
Turkish Air Force F-16 Fighting Falcon - photo UK MoD

Turkish Air Force F-16 Fighting Falcon - photo UK MoD

 

26-05-2015 Jérôme Bastion correspondant à Istanbul - RFI

 

La Turquie, par la voix de son chef de la diplomatie, a annoncé lundi un accord avec les Etats-Unis pour fournir un soutien aérien aux rebelles syriens censés lutter contre le groupe Etat islamique.Pour l'instant, l'administration américaine n'a pas encore confirmé l'existence d'une telle coopération même si Ankara et Washington ont mis en place un programme de soutien et d'équipement des rebelles syriens modérés concernant 15 000 hommes en trois ans. Un programme qui n’a toujours pas commencé en raison de divergences sur sa finalité.

 

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 07:30
Les djihadistes en Irak et en Syrie de 2013 à aujourd’hui, comment ils ont hissé le drapeau noir

 

18 mai 2015 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

Alors que les forces de la coalition minimisent les gains du groupe armé État islamique (EI) qui, inversement, les exagèrent pour mieux servir sa propagande, et au moment où les djihadistes viennent de remporter à Ramadi une victoire symbolique importante pour eux et, inversement, le gouvernement irakien vient d’y subir une défaite lourde de conséquences, il n’est pas sans intérêt de se rappeler comment tout ça a commencé, un 9 avril 2013.

 

Voici donc un rappel de quelques dates-clés dans la progression des groupes djihadistes, dont, bien sûr, l’organisation État islamique (EI) qui contrôle de larges pans de territoires en Syrie et en Irak et dont l’empire, ou plutôt le califat, s’étend maintenant jusqu’aux portes de Bagdad.

 

Le 9 avril 2013: CREATION DE L’EIIL

Le chef d’Al-Qaïda en Irak, Abou Bakr al-Baghdadi, annonce une fusion de son groupe, l’État islamique en Irak (ISI), avec le Front Al-Nosra, qui combat le régime en Syrie, pour former l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL).

Mais Al-Nosra prête allégeance au chef d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, et décline le parrainage de Baghdadi. L’EIIL sera désavoué par Al-Qaïda début 2014.

 

Le 14 javier 2014: RAQA AUX MAINS DES DJIHADISTES

L’EIIL conquiert la ville de Raqa, dans le nord de la Syrie, après de féroces combats contre des rebelles rivaux. Raqa, premier chef-lieu de province à échapper totalement au contrôle du régime, devient alors son fief.

 

Le 9 juin 2014: L’EIIL S’EMPARE DE MOSSOUL, 2E VILLE D’IRAK

L’EIIL lance une offensive fulgurante en Irak, s’emparant dès le lendemain de Mossoul (nord), 2e ville d’Irak, puis de vastes territoires aux confins du Kurdistan irakien autonome, chassant des dizaines de milliers de membres des minorités chrétienne et yazidie (kurdophone et non musulmane).

Dès janvier, l’EIIL allié à des tribus sunnites hostiles au gouvernement avait pris le contrôle de Fallouja et de quartiers de Ramadi (Al-Anbar, ouest).

 

Le 29 juin 2014: PROCLAMATION D’UN CALIFAT

L’EIIL proclame l’établissement d’un « califat » dirigé par Baghdadi, qui prend le nom de Calife Ibrahim, sur les territoires conquis en Irak et en Syrie et change le nom du groupe en « État islamique » (EI). L’annonce est toutefois rejetée par la majorité des courants islamistes en Syrie, mais le groupe, qui s’apparente à une secte en pleine croissance, peut compter sur des milliers de croyants fanatisés.

 

Le 8 août 2014: FRAPPES AMERICAINES EN IRAK

En Irak, les États-Unis lancent des frappes contre des positions djihadistes, s’impliquant directement pour la première fois depuis le retrait de leurs troupes fin 2011.

 

Le 19 août 2014: EXÉCUTION D’OTAGES PAR L’EI

L’EI met en ligne les images de la décapitation d’un journaliste américain, enlevé en Syrie en 2012, en représailles aux frappes aériennes américaines en Irak.

Depuis, l’EI a revendiqué l’exécution de plusieurs autres otages. Le groupe est accusé de semer la terreur dans ses bastions, où il mène des arrestations, des décapitations et des lapidations.

 

Le 23 sept 2014: PREMIERS RAIDS DE LA COALITION EN SYRIE

Les États-Unis aidés de leurs alliés arabes mènent les premiers raids aériens contre les djihadistes en Syrie.

 

Le 7 octobre 2014: LE CANADA SE JOINT À LA COALITION

Par un vote de 157 pour et 134 contre que les députés canadiens optent pour des frappes aériennes et le déploiement d’un avion CC-150 Polaris, deux avions CP-140 Aurora, un avion de transport CC-130 Hercules et six avions de chasse CF-18, et ce, pour une durée minimale de six mois, renouvelable.

 

Le 26 jan 2015: L’EI CHASSÉ DE KOBANE

L’EI est chassé de Kobané, ville frontalière de la Turquie, après plus de quatre mois de violents combats menés par les forces kurdes avec le soutien prépondérant des frappes de la coalition.

Cet échec intervient le jour même où un responsable militaire en Irak annonce que la province de Diyala (est) est libérée du groupe extrémiste.

 

Le 7 mars 2015: LE SERGENT ANDREW DOIRON: PREMIÈRE VICTIME CANADIENNE

Le sergent Andrew Doiron des Forces armées canadiennes est tué en Irak dans un incident de tir ami quand des membres des Forces d’opérations spéciales sont pris pour cible par erreur par les forces de sécurité kurdes à la suite de leur retour à un poste d’observation derrière les lignes de front.

 

Le 30 mars 2015: EXTENSION DES FRAPPES CANADIENNES À LA SYRIE

Par un vote de 142 pour et 129 contre, les députés de la Chambre des communes à Ottawa ont votent pour prolonger d’un an la mission militaire canadienne contre le groupe armé État islamique et l’étendre de l’Irak à la Syrie.

 

– MARS-AVRIL 2015: CHUTE IDLEB ET JISR AL-CHOUGHOUR

Le 28 mars, l’Armée de la Conquête, coalition composée de groupes islamistes, comme Ahrar al-Cham, et djihadistes, tel que le Front al-Nosra, s’emparent de la ville d’Idleb (nord-ouest), 2e capitale provinciale à échapper au contrôle du régime en Syrie.

Le 25 avril, la coalition s’empare de Jisr al-Choughour (province d’Idleb).

L’EI et le Front Al-Nosra partagent la même idéologie djihadiste mais sont rivaux sur la plupart des fronts en Syrie, même si les deux groupes collaborent dans certains endroits.

 

Le 17 mai 2015: L’EI VICTORIEUX A RAMADI, REPOUSSÉ A PALMYRE

En Irak, l’EI affirme avoir pris le contrôle total de Ramadi, capitale de la province d’Al-Anbar. Le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi, ordonne à ses troupes de « tenir leurs positions » face aux jihadistes. Les combats ont fait environ 500 morts en deux jours.

En revanche, en Syrie, les djihadistes de l’EI sont repoussés par les forces syriennes à la périphérie de la ville antique de Palmyre. La bataille de Palmyre, notamment dans ses environs, a fait plus de 310 morts en quatre jours.

 

Et le reste de l’histoire est en train de s’écrire alors que les haut-gradés des États-Unis qui mènent la coalition contre le groupe extrémiste, comme le chef d’État-major interarmées Martin Dempsey ou le brigadier-général Thomas Weidley, commandant sur le théâtre d’opération en Irak et en Syrie, ne cachent pas que la victoire contre l’EI n’est pas pour demain et peut-être pas pour après-demain non plus. Et c’est sans compter les autres groupes djihadistes.

De plus, il semble qu’on parle plus des combattants de l’État islamique aujourd’hui qu’on a jamais parlé jadis les talibans, même au cœur de la guerre en Afghanistan, ce qui n’est sans doute pas pour déplaire au groupe ultra-radical qui se nourrit de la publicité qu’on lui fait, qui l’aide puissamment à recruter des combattants.

Vraisemblablement, le drapeau noir des djihadistes, qu’il soit brandi par le groupe l’État islamique ou une autre organisation radicale et violente, va continuer à flotter encore longtemps sur les terres musulmanes. Peut-être qu’il serait temps de songer à transporter la guerre sur le front idéologique, comme ont su si bien le faire avant nous les groupes extrémistes.

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 10:30
Forte explosion dans l'est de la Syrie: 25 morts au sein de Daesh

 

30 avril 2015 Romandie.com (AFP)

 

Beyrouth - Quelque 25 membres du groupe Etat islamique ont été tués par une puissante déflagration survenue dans une usine d'explosifs de la province de Deir Ezzor (est de la Syrie), a indiqué mercredi soir l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

 

L'OSDH a indiqué ne pas connaître pour l'instant la cause de l'explosion, accidentelle ou provoquée par un missile.

 

Une forte explosion a eu lieu ce soir dans une usine d'explosifs de l'EI dans la ville de Al-Mayadine dans la province de Deir Ezzor. Plusieurs autres explosions ont suivi et secoué toute la ville. Vingt-cinq combattants de l'EI sont morts, une vingtaine d'autres ont été blessés, a poursuivi l'Observatoire.

 

L'EI contrôle depuis l'été dernier la quasi- totalité de la province de Deir Ezzor fontaliere avec l'Irak, à l'exception d'une partie de la ville de Deir Ezzor elle-même, ainsi que d'autres petites zones moins stratégiques.

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 11:30
Su-22 Fitter Fighter Ground Attack Aircraft (Photo by Luftwaffe AS)

Su-22 Fitter Fighter Ground Attack Aircraft (Photo by Luftwaffe AS)

 

April 1, 2015: Strategy Page

 

The Syrian Air Force (SAF) has, since the current civil war began in 2011 relied heavily on Russia and Iran to keep its aircraft flying and to replace combat losses. For example Iran upgraded several SAF Mi-17 helicopters with armor plates and FLIR cameras as well as basing Mojaher 4, Yasir and Shahed 129 UAVs in Syria and even providing an Il-76TD transport aircraft for the SAF to bring equipment in from Russia and Iran.

 

Lately Iran has also provided the SAF with ten Su-22 ground attack aircraft. These aircraft are from the 40 Iraqi Air Force Su-22s flown to Iran during the 1991 war. They were sent to Iran “for safekeeping” but Iran considered them war reparations and kept them. Due to embargoes and money shortages Iran was unable to refurbish these Su-22s until recently. Initially (in 19913) Iran consulted a Ukrainian firm about how long and how much it would cost to overhaul the Su-22s. It was too expensive and eventually (in 2013) Iran decided to restore ten Su-22 to operational condition without any foreign help by using other Su-22s and Su-20s as a source for spare parts.

 

The 16 ton Su-22 is the export version of the Russian Su-17, which is basically a swing wing version of the older Su-7 ground attack aircraft. Armed with two 30mm autocannon it can carry four tons of bombs. Originally rated for 2,000 flight hours and 20 years maximum service, this has been extended largely through the efforts of firms that specialize in refurbishing and upgrading Russian designed warplanes. The Su-22 has turned out to be reliable, cheap to maintain and operate and easy to refurb and upgrade.

 

Meanwhile Iran was supplying massive military assistance to its ally, the Assad government of Syria. The Syrians kept asking Iran and Russia for help in maintaining its hard-working combat aircraft. From 2011 the SAF fighter-bomber fleet found itself flying more sorties than it was these Russian aircraft were designed to handle. A growing number of these aircraft failed and crashed or simply wore out and had to be grounded. Russia supplied spare parts and technical help, but it wasn’t enough. Russia was unwilling to send replacement aircraft, Iran was.

 

The main problem was that the SAF was organized and equipped to fight a fierce but short war with Israel and never anticipated getting tangled up in a war of attrition with local rebels. As a result, all of Syria’s MiG-23BNs and most of the Su-22s, which were originally to be replaced in this decade are now being worked to the breaking point attacking the rebels and the civilians that support them. This led to decreasing availability of the MiG-23BN and Su-22 aircraft, which were often grounded for weeks at a time to allow for some much needed maintenance. In a growing number of cases fighters MiG-23MF, MiG-23ML(D) and MiG-29) took over the ground attack functions, something the aircraft were not designed for and their pilots not trained for.

 

At the end of the 2014 Iran decided to act and ordered the ten Su-22s to be partially disassembled and flown in Il-76s to Syria. At this point only the Su-22 fuselages had been completely overhauled and once arrived in Syria, the SAF and Iranian technicians completed the process. The first of these newly delivered Su-22s were viewed while bombing the town of Talbeesa, Homs Governorate, on the 9th of March 2015. The aircraft had a new camouflage paint job that appears to have been applied recently. The sighting of the aircraft comes amidst a series of discoveries about Iran’s increasing military presence and exports in Yemen, Sudan, Libya, Iraq and of course Syria, and follows a widely covered exercise in which a mock-up aircraft carrier was destroyed by anti-ship missiles and fast attack craft.

 

The continued stream of military support to Syria shows the extent of the Iranian determination in their effort to support the Syrian regime, and once again shows how far the conflict is from finally reaching a conclusion. A lot of this military aid is at the expense of the Iranian armed forces. For example, until the order came down to ship the ten Su-22s to Syria personnel from the Iranian Revolutionary Guard (the personal army of the clerics that hold ultimate power in Iran).

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 11:30
source Towersight TW

source Towersight TW

 

March 29, 2015: Strategy page

 

In early March the Kurdish government of northern Iraq sent the fourth detachment of troops to Kobane in Syria. The Iraqi Kurds have been doing this monthly since late October 2014 to help defeat a determined ISIL (Islamic State of Iraq and the Levant) effort to take the largely Kurdish town. At first and for over a month Turkey refused to allow the Iraqi Kurds to move through Turkey to get to Kobane. Sending the troops in via northern Syria was not practical because of all the fighting going on throughout the area. Finally the Turks relented, largely because of all the media attention the Syrian Kurds were getting for holding off this major ISIL attack. By January 2014 ISIL admitted defeat and withdrew from Kobane. Now the Kurds are pushing ISIL back in this part of northern Syria, fighting the Islamic terrorists in dozens of Kurdish villages surrounding Kobane.

 

The Iraqi Kurds are specialized combat troops, many trained by American Special Forces. Each group of Iraqi Kurds goes to Kobane for a month, so as not to wear them out and lose them in the intense fighting these. Each of the four groups sent so far is company size (120-160 troops) and return to train other Kurds on how best to handle ISIL tactics.

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 16:30
The destroyed streets of Yarmouk. photo UNRWA

The destroyed streets of Yarmouk. photo UNRWA

 

01 avril 2015 Romandie.com (AFP)

 

Damas - Les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) se sont emparés mercredi de la plus grande partie du camp palestinien de Yarmouk, dans le sud de Damas, a affirmé à l'AFP le directeur des affaires politiques de l'OLP en Syrie, Anouar Abdel Hadi.

 

Les combattants de l'EI ont pris d'assaut ce matin le camp de Yarmouk et se sont emparés de la plus grande partie du camp, a précisé ce responsable de l'Organisation de la Libération de la Palestine, faisant état de combats qui se poursuivaient à l'intérieur avec des groupes armés.

 

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a également confirmé que le groupe extrémiste contrôlait une grande partie du camp, après des combats contre un groupe armé palestinien hostile au régime de Bachar al-Assad. Ils se sont infiltrés à partir de la localité rebelle Hajar al-Aswad, contiguë au camp.

 

Le camp de Yarmouk, le plus grand des camps palestiniens de Syrie, comptait près de 160.000 habitants syriens et palestiniens avant le début de la guerre en Syrie il y a quatre ans, contre seulement 18.000 personnes actuellement.

 

En février 2014, les groupes rebelles syriens s'étaient retirés du camp à l'issue d'un accord avec les organisations palestiniennes armées anti-régime.

 

Les habitants souffrent de pénuries de nourriture, d'eau et de médicaments en raison d'un siège presque total imposé depuis plus d'un an par le régime.

 

L'émergence de l'EI dans le conflit syrien a compliqué la donne car si le groupe extrémiste considère le régime de Damas comme son ennemi, il combat également tous les groupes rebelles, dans sa quête d'hégémonie territoriale.

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 12:30
photo UK MoD

photo UK MoD

 

26 March 2015 Ministry of Defence

 

The Defence Secretary has announced that the UK will provide military training to Syrian moderate opposition forces.

 

As part of a wider package to ensure a robust international response to the threat of violent extremism in the Middle East, the UK will send around 75 military trainers and headquarter staff to provide training in areas such as the use of small arms, infantry tactics and medical skills.

Expected to start in the coming weeks, the US-led programme will train and equip thousands of screened members of the opposition over the next three years to help them defend Syrian communities against ISIL’s brutal attacks before leading offensives themselves.

Alongside the substantial training contribution, the UK will also provide headquarter staff to coordinate and develop the programme. The training will take place in Turkey and in other countries in the region that are members of the anti-ISIL coalition.

Defence Secretary Michael Fallon said:

Britain remains at the forefront of coalition military efforts to support the Iraqi government in their fight against ISIL. This effective and closely coordinated activity in conjunction with Iraqi and Kurdish ground forces has largely stalled the terrorists’ advances.

But ISIL must be defeated in both Iraq and Syria. In Syria, coalition airstrikes have supported the liberation of Kobane and have disrupted ISIL’s logistics and supply lines. However, defeating ISIL ultimately lies with local forces and we are helping to create effective ground forces in Syria, as well as in Iraq, so they can take the fight to ISIL.

As one of the few nations able to offer highly advanced Intelligence, Surveillance and Reconnaissance capabilities the UK has already deployed a number of assets to match coalition requirements. The Defence Secretary also announced today that the UK will be sending two Sentinel aircraft to the region to provide wide area surveillance over Iraq of ISIL activity and to track IED laying activity. These aircraft will join our Tornados and Reaper Remotely Piloted Aircraft which have conducted 194 strikes over Iraq as of 23 March and have continued to gather vital intelligence alongside Rivet Joint.

The UK continues to be the second largest contributor to the coalition airstrike campaign and is playing a leading role the coalition’s counter improvised explosive device (C-IED) training programme as well as the extensive infantry and Heavy Machine Gun skills training packages which together have been delivered to over 1100 members of the Iraqi Forces.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 18:30
Syrie: Al-Qaïda aux portes d'Idleb, les combats font rage

Syria Situation Report March 17-24, 2015 - credits ISW

 

25 mars 2015 Romandie.com (AFP)

 

Beyrouth - Les combats faisaient rage mercredi à l'entrée d'Idleb, grande ville du nord-ouest de la Syrie sous contrôle du régime et contre laquelle la branche d'Al-Qaïda a lancé une vaste offensive, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

 

Idleb est le chef-lieu de la province éponyme, frontalière de la Turquie et en majorité sous contrôle du Front Al-Nosra, branche d'Al-Qaïda en Syrie. Si la ville est capturée, elle serait la deuxième capitale provinciale à échapper aux mains du régime de Damas après Raqa (nord).

 

Les combats font rage à l'entrée est et aux environs de la ville, dont des secteurs sont bombardés par Al-Nosra et ses alliés islamistes, regroupés au sein d'une nouvelle coalition sous le nom de L'Armée de la Conquête, a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

 

Selon lui, les combats et bombardements ont fait mercredi au moins 20 morts parmi les soldats et 20 parmi les combattants islamistes.

 

Le Front al-Nosra a pour sa part diffusé sur Twitter une vidéo montrant les moujahidine au début des accrochages à l'entrée nord d'Idleb, sur laquelle on peut entendre des coups de feu intenses et voir un combattant tirant des obus.

 

Selon l'OSDH, le groupe islamiste Ahrar al-Cham a repris quatre points de contrôle dans la périphérie d'Idleb. L'ONG fait état en outre d'un attentat à la voiture piégée aux abords de la ville ce jour.

 

Mardi, au moins deux attentats suicide à la voiture piégée avaient été menés contre des points de contrôle des troupes loyalistes aux abords de la ville, lançant l'offensive.

 

Le quotidien privé et proche du pouvoir, al-Watan, a indiqué que l'armée avait anéanti les terroristes d'Al-Nosra et leurs alliés aux portes d'Idleb après avoir fait face à une violente attaque.

 

L'armée est appuyée par les Forces de la défense nationale (milice pro-régime), les comités populaires (formés d'habitants), a indiqué à l'AFP le gouverneur d'Idleb, Kheireddine al-Sayyed.

 

Ils ne pourront pas avancer d'un pouce à l'intérieur de la ville, a-t-il assuré.

 

D'après lui, il n'y a pas de plan d'évacuation car il est exclu pour les habitants de quitter leur ville. Ce sont eux qui participent à sa défense.

 

Le gouverneur a précisé que la ville, qui comptait 200.000 habitants avant le conflit avant de voir des flots de déplacés s'y installer, n'était pas assiégée et que les gens peuvent entrer et sortir.

 

En novembre, Al-Nosra avait chassé plusieurs groupes rebelles de la province. A l'instar de son rival jihadiste le groupe Etat islamique (EI), qui a proclamé son califat à cheval sur la Syrie et l'Irak, le Front entend fonder un émirat dans le nord de la Syrie selon des analystes.

 

Quant au régime, il ne lui reste que les villes d'Idleb, Jisr al-Choughour et Ariha, plusieurs localités, l'aéroport militaire d'Abou Douhour et cinq bases militaires.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 13:30
Canada plans to expand air strikes against IS militants

Syria Situation Report March 17-24, 2015 - credits ISW

 

24 March 2015 BBC MidEast

 

Canada will extend its air strike campaign against Islamic State (IS) into Syria, Prime Minister Stephen Harper has announced.

 

"In our view, ISIL [IS] must cease to have any safe haven in Syria," Mr Harper said in the House of Commons. Canada's mission against IS will also be extended for one year, beyond October's election and well into 2016. Opposition leaders have criticised Mr Harper for drawing Canada into a war with unclear objectives. The move means Canada will be the first Nato country, other than the United States, to strike inside Syria. IS controls land on both sides of the Iraq-Syria border - and the US expanded its air strike campaign against the militant group into Syria in September. It has been joined in similar strikes by Bahrain, Saudi Arabia, Jordan and the United Arab Emirates.

 

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 16:30
Syrie: l'équipage d'un hélicoptère de l'armée capturé, un tué

MI-17 helicopter - source photo syriahr.com

 

22 mars 2015 Romandie.com (AFP)

 

Beyrouth - Des rebelles islamistes ont capturé dimanche cinq membres de l'équipage d'un hélicoptère militaire du régime syrien dans le nord-ouest du pays, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), précisant que l'un d'eux a été tué par la suite.

 

Un hélicoptère du régime a fait un atterrissage forcé dans la région de Jabal al-Zawiya dans le nord-ouest, un bastion du Front al-Nosra (la branche syrienne d'Al-Qaïda, ndlr), a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

 

Quatre membres de l'équipage ont été capturés et un cinquième a été tué par des hommes armés dans un village de la zone, située dans la province d'Idleb, a-t-il précisé.

 

Deux membres de l'équipage sont aux mains d'Al-Nosra, tandis que deux autres ont été capturés par un groupe islamiste inconnu. Et au moins une sixième personne est en fuite. L'OSDH a montré des photos d'hommes entourant un hélicoptère endommagé et penché sur le flanc, dans une plaine.

 

La télévision d'Etat syrienne a pour a part reconnu qu'un hélicoptère militaire s'est écrasé lors d'un atterrissage forcé en raison d'une panne technique dans la province d'Idleb. Les recherches pour trouver l'équipage sont en cours.

 

Malgré les condamnations internationales, le régime utilise quotidiennement ses hélicoptères pour larguer des barils d'explosifs sur les régions rebelles en Syrie, faisant plusieurs centaines de victimes depuis un an.

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 09:30
Coalition Airstrikes Hit ISIL in Syria, Iraq

 

WASHINGTON, March 21, 2015 – DoD News

 

U.S. and coalition military forces have continued to attack Islamic State of Iraq and the Levant terrorists in Syria and Iraq, Combined Joint Task Force Operation Inherent Resolve officials reported today.

Officials reported details of the latest strikes, which took place between 8 a.m. yesterday and 8 a.m. today, local time, noting that assessments of results are based on initial reports.

 

Airstrikes in Syria

Bomber aircraft conducted three airstrikes near Kobani, destroying nine ISIL fighting positions, one ISIL vehicle, one large ISIL machine gun, and one ISIL machine gun.

 

Airstrikes in Iraq

Attack, fighter, and remotely piloted aircraft conducted seven airstrikes in Iraq:

-- Near Mosul, two airstrikes destroyed one ISIL storage facility and neutralized one ISIL rocket site, one ISIL RPG position, one ISIL large machine gun, and one ISIL mortar.

-- Near Kirkuk, one airstrike destroyed one ISIL fighting position, one ISIL tank and one ISIL excavator.

-- Near Hit in Anbar Province, one airstrike struck an ISIL tactical unit.

-- Near Ramadi, one airstrike destroyed an ISIL building.

-- Near Taji, one airstrike destroyed two ISIL armored vehicles.

-- Near Beiji, one airstrike destroyed two tactical units.

 

Part of Operation Inherent Resolve

The strikes were conducted as part of Operation Inherent Resolve, the operation to eliminate the ISIL terrorist group and the threat they pose to Iraq, Syria, the region, and the wider international community. The destruction of ISIL targets in Syria and Iraq further limits the terrorist group's ability to project terror and conduct operations, officials said.

Coalition nations conducting airstrikes in Iraq include the United States, Australia, Belgium, Canada, Denmark, France, Jordan, the Netherlands and the United Kingdom. Coalition nations conducting airstrikes in Syria include the United States, Bahrain, Jordan, Saudi Arabia and the United Arab Emirates.

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 17:30
Iran: Advancing On Four Fronts Towards Defeat

 

March 21, 2015: Strategy Page

 

Iranians are feeling pretty ebullient just now. There forces are advancing on many fronts (in Yemen, Syria, Iraq and in defeating the sanctions). The future looks bright, except it isn’t. 

 

The government, and most Iranians are confident that Iran will manage to negotiate its way out of the growing list of sanctions seeking a halt to Iranian nuclear weapons and ballistic missile programs. The negotiations are facing a March 31st deadline and there are still key points of disagreement. Iran takes comfort in the fact that members of the coalition (Britain, China, France, Germany, Russia, United States) they are negotiating with are divided with growing willingness among many coalition members to trust Iranian pledges to abide by any treaty. Many in the West (and the Arab world) don’t trust Iran and demand a deal with strict monitoring. Iran rules this out as a violation of their sovereignty, an affront to their honor and so on.

 

The Iranian religious dictatorship sees these negotiations as crucial to its survival. In part that is because most Iranians have decided that the ruling clerics and their Islamic Republic are a failure. This can be seen in the plunging birthrate, growing number of drug addicts and the many small protests against the rule of religious zealots. Young Iranians feel like prisoners serving life sentences in a nightmarish jail run by unpredictable religious fanatics who are also corrupt and unable to manage the economy. The sanctions have made this worse and while the damage has been controlled it is draining Iran’s limited cash reserves.

 

Even with the sanctions lifted Iran still has the problem with the Saudi ability to keep the price of oil so low that Iran cannot maintain living standards or modernization of their military and oil industry. This Saudi price war makes Iranians more eager to get nukes because that would give them a weapon that might be capable of getting the Saudis to back off and let the price of oil rise (by cutting Saudi production). Even then there is the problem with the growing use of fracking to obtain oil and gas trapped in shale formations. These shale formations are found worldwide and production from this source will ultimately lower the value of Iranian (and Arab and Russian) oil fields.

 

But ending the sanctions and producing a working nuke are the only two things the Iranian clerics can do to improve their position. Resigning or allowing free voting are not options because most of the senior clerics (or members of their families) would be vulnerable to prosecution for corruption or abuse of power (having enemies, like reform advocates, killed or falsely imprisoned) if they lost control of the government. The clerics can deceive themselves thinking they are running the country in the name of Islam, but that does not justify the corruption, murder and sundry other bad behavior. Most Iranians have already figured that out.

 

Inflation is still high but not rising. It has been about 16 percent for nearly six months. Iranian smuggling efforts have prevented oil shipments from declining . These sales are currently bringing in about $1.4 billion a month, which is less than the government is spending.  In addition to the reduced oil income the government is forced to spend nearly 8 percent of the $62 billion sovereign wealth fund (the government savings account) in the next year for long-delayed modernizing of oil and natural gas fields. Maintenance and updates have been delayed for decades because of sanctions (that prevented foreign firms who do this sort of work or supply necessary equipment from doing business with Iran) and other spending priorities. So the maintenance and upgrades were put off year after year. Now the vast collection of wells, pipeline and other facilities are falling apart and so is the ability to pump much oil, even if there were no sanctions. Because of the sanctions the upgrades to equipment will be somewhat limited but a lot of deferred maintenance can be performed. China produces a lot of the needed equipment and that can be smuggled in. China can also supply manufacturing equipment to help Iran create some of the needed equipment. Iran is smuggling more oil out, but with local forecasts of prices declining to $40 a barrel, all Iran can do is ship even higher quantities.

 

On the Syrian border Israel is working more with Syrian rebels (except ISIL) to help oppose Iran from establishing a presence in the area so they can launch attacks into Israel. Iranians have been bragging about doing this and Iran has sent more senior officers to work with Hezbollah and the Syrian Army efforts to clear all the rebels away from the Israeli border. Iran is also bringing in thousands of additional Iranian volunteers to join rebel militias in the fight against the rebels. It appears that Iran is trying to gain control of the area opposite the Israeli border and hang onto it. This would provide Iran with “Iranian controlled territory” on the Israeli border. The Syrian rebels that long controlled this border are being pushed away and Israel is uneasy about what might happen next.

 

The Iraqi offensive to take Tikrit (a Sunni Arab city 125 kilometers north of Baghdad) is basically an Iranian operation. The offensive began on March 1st and is halted outside the city center to allow most of the civilians to get away and avoid the bloody and destructive final battle. Most of the attacking troops are Iraqi Shia militia organized, trained, armed and advised (in some cases led) by Iranian officers. A senior Iranian general (head of the Quds Force, officially an international terrorist organization that organizes pro-Iran armed groups outside Iran) is on hand to supervise the operation. No American air support is being used and the Americans say that is because Iraq did not request any. The real reason for no U.S. air support is the fact that this is an Iranian operation and if American smart bombs and missiles were used the Iranians would blame the Americans for any civilian casualties. Iraq fears there will be a lot of civilian casualties because most of the 200,000 residents of Tikrit are Sunni Arabs. This is the hometown of Saddam Hussein, who is still considered a hero here. Iran considers Saddam Hussein a war criminal and arch enemy of Shia Moslems. The advance was slow but steady, thanks to Iranian training and supervision. ISIL deployed lots of mines, remotely detonated bombs, oil wells set on fire and snipers to hinder the advance. The Shia forces have found mass graves of Shia (or Sunnis working for the government) slaughtered by ISIL. There is fear that the Shia troops and militia will do the same to Sunni gunmen and civilians. Officially the Iraqi government is against the murder of Sunni civilians, but that tactic is what led to the collapse of the last Islamic terror offensive in 2008. Since then the Sunnis have maintained their disdain for Islamic terrorists and fear of another round of Shia reprisal killings. So this time around there is official prohibition of retaliation against Sunni civilians and an understanding among many (but not all) Shia that these mass murders are counterproductive this time around.

 

Iranian officials have repeatedly assured Iraqis and the West that Iran will not send combat units to Iraq. The rumors that Iranian combat units are in Iraq are largely because there are so many individual Iranians who have volunteered to fight ISIL. While Iranian Arabs might not be noticed the ethnic Iranians often look like Europeans and are easier to spot before you hear their accent. While Iran encourages Shia from anywhere to come volunteer to defend the Shia holy places in southern Iraq, there do not appear to be any Iranian military units in Iraq.

 

The attack on Tikrit (which ISIL has held since mid-2014) began March 1st when 27,000 troops and militia advanced in three columns. After three days the attack force has moved into the suburbs of Tikrit and recaptured some villages. The main battle will be in Tikrit itself. American advisors say most Iraqi troops are not yet ready to handle large-scale urban warfare. The militias are trained for a more primitive style of combat that means taking a lot more casualties to advance. Iran has trained these guys to think of this as a religious war, of Shia against fanatic Sunnis who see Shia as heretics to be murdered on sight. Iran has trained the militia to see this as a very personal battle in which death is martyrdom and as much a reward as victory. The problem is that ISIL trains their people the same way so the U.S. (and many Iraqi Army commanders) expects an epic bloodbath made even more horrific by mass murder of Sunni civilians. Neither has occurred. ISIL did not put that many gunmen into harm’s way and the Iranian advisors taught the militiamen to at least be careful, cautious and keep moving forward. Iran has supplied artillery (usually rocket launchers) and some armored vehicles (plus mechanics to get Iraqi ones operational) and this has turned the Tikrit Offensive into a slow, boring but relatively bloodless operation. The good news is that eventually ISIL will lose and the Shia will have bragging rights and positive press for a while. Iran will take credit and that will put more pressure on Western nations to get moving with an effort to take Mosul.

 

An Iranian freighter recently docked at Yemen’s second largest port (al Saleef) and unloaded 185 tons of weapons and military equipment. The Saudis could blockade this port and monitor Red Sea shipping to make it very difficult for Iran to keep delivering supplies to the Shia rebels. But that would risk an undeclared naval war with Iran and the Saudis try to avoid that sort of thing, Until recently Iran officially had nothing to do with what is going on in Yemen but now they have signed aid and support agreements with the Shia rebels who are still fighting the Sunni majority for control of the entire country. Arabs know that the “victory” in Yemen is being celebrated in the streets of Iran (at least in conversation) and increasingly in Iranian media as well. This is humiliating for the Gulf Arabs and Sunnis in general. Iran has not directly intervened (but is now openly supplying the Yemen Shia with cash, goods, advice and some commandos to rescue kidnapped Iranians) but is definitely enjoying the situation. The best Sunni hope for military intervention is the Saudis, but that’s not the Saudi style. The Saudis don’t want to see their armed forces tied down in Yemen, not when Iran remains a major, and growing, threat.

 

Then there is the ISIL threat in Syria and Iraq (and, to a lesser extent, inside Saudi Arabia itself). There is no easy way out of this mess for anyone. The customary way these things are settled in Arabia is by making deals. The Yemeni Shia feel an affinity for Iran, considered the “leader” of the Shia world and expect help from that direction. Most Yemeni Shia don’t want the religious fanaticism of Iran but are willing to accept aid from Iran and work to make Sunni majority Yemen a “friend“ of Iran (much like the Shia minority has done in Lebanon and Syria). The Saudis and the other Gulf Arab states are very hostile to this sort of thing but reluctant to go to war over it. That may change now that the Yemeni Shia rebels have officially declared themselves the rulers of Yemen even though they control only the capital and the north (about a third of the country).

 

March 17, 2015:  This year even more Iranians defied the religious dictatorship and celebrated Nowruz (Festival of Fire) a tradition that began nearly 4,000 years ago and was a part of the New Year (which started in Spring, as it did worldwide until Christians changed that) festivities under the pre-Islamic Zoroastrian religion. This ancient faith dominated what is now Iran for over four thousand years until most Iranians were converted at sword point by invading Moslem armies. As with new converts to any religion some aspects of the former religion remained and were tolerated. However this was always a problem for conservative Islamic clergy who usually lose out when they attempt to completely extinguish ancient religious customs (like the Christmas tree, Halloween and so much more). The Iranian religious dictatorship has been trying to suppress Nawruz for over two decades and have been losing during the last decade and will not admit defeat.

 

March 16, 2015: Pakistan revealed that earlier this month Saudi Arabia had asked Pakistan to join a Sunni Arab coalition against Iranian aggression and send a brigade of troops to help deal with the Shia rebellion in Yemen. Pakistan declined, for now, apparently not willing to antagonize Iranr. Pakistan got a similar request in 1979 when Shia clergy led a revolution against the Iranian monarchy and talked of attacking the Sunni Arab states. For most of the 1980s Pakistan had an armor brigade stationed in Saudi Araba and served as a threat to eastern Iran, which borders Pakistan. Since then Pakistan and the Shia religious dictatorship in Iran have learned to get along. About 20 percent of Pakistanis are Shia and Pakistan has its hands full trying to halt Sunni Islamic terrorists from attacking those Shia. Those attacks anger Iran and Pakistan does not want to make that worse.

 

March 14, 2015: Iran and Russia worked out details and signed an agreement on forming a joint supervisory board for a joint bank which would enable Iran to evade sanctions, at least with Russia, by gaining access to the Russian banking system. While this subterfuge could expose Russia to more international banking sanctions, Russia apparently sees that coming anyway and is seeking to build a separate international banking system for outcast nations. Iraq has become an unofficial member of this new banking system with a growing number of Iranian firms establishing themselves in Iraq. Afghanistan is also a growing trade partner but because Afghanistan relies so much on Western aid to stay solvent, Iran cannot get as involved in manipulating the Afghan economy to help Iran beat the sanctions. If China can be persuaded to join this arrangement it will be a formidable competitor for the existing international banking system. That said there are numerous pitfalls to get around before reaching that goal. Meanwhile Iran is playing up (in Iraqi media) the aid Iran is providing to defeat ISIL. This makes Iraqis more eager to do business with Iran.

 

March 8, 2015: China has declined to get involved in Yemen. The Shia rebels there have declared themselves the legitimate rulers of Yemen, but they only control about a third of it. Shia militiamen occupy nearly half the country but in central Yemen the majority Sunnis are resisting with demonstrations and armed violence. The last elected leaders have set up a new capital in the southern port of Aden. The Shia rebels are trying to obtain aid, investment and diplomatic support from Russia and China, two countries that have long supported Iran, the primary supporter of the Yemeni rebels. China does a lot of business with Iran because of the oil and some export business to Iran. But Yemen has nothing of interest to China.

 

March 6, 2015: A second air freight flight from Iran landed at the airport outside the Yemeni capital (Sanna). Both of these transports were said to contain “humanitarian cargo.” Yemeni Shia envoys in Iran asked Iran to set up cultural centers and a museum of Persian art in Yemen.

 

March 5, 2015:  An Iranian diplomat captured by AQAP (Al Qaeda in the Arabian Peninsula) Islamic terrorists in Yemen in 2013 arrived back in Iran. He was freed by Iranian commandos who now operate openly in Sanna. The Yemeni rebels denied that Iranian commandos are in Yemen.

 

March 4, 2015: Iran executed eight Kurds it had prosecuted on various charges. The Kurds are rebellious, Sunni and not ethnic Iranian, which makes them very vulnerable. Iran has always been an empire, and still is and only half the population is ethnic Iranian. What gives the ethnic Iranians control is that they share power with the quarter of the population that are ethnic Turks (mainly Azerbaijanis) and this power sharing can be seen by the many senior clerics who are ethnic Turks. There is one big problem with empires and that is that there tends to develop a sense of "Greater Iran" which includes, at the least, claims on any nearby areas containing ethnic Iranians. Hitler used this concept to guide his strategy during World War II. Thus internal ethnic or religious opponents are dealt with harshly. There are still 25 other Sunnis (Kurds, Baluchis, Arabs and others) on death row in Iran and all are expected to be executed eventually. Iran routinely ignores foreign criticism of its mistreatment of its ethnic and religious (Sunni, Sufi, Bahai, Christians and the few remaining Jews) minorities.

 

March 2, 2015: Israel claims that Syria has transferred some long range (700 kilometers) SCUD ballistic missiles to Hezbollah. These missiles carry a half ton high-explosive warhead. These SCUDs are actually North Korean variants on the original Russian SCUD that have a smaller warhead to enable longer range. Syria is giving them to Hezbollah to free up troops who have been guarding them and to avoid the risk of them getting captured. Israel has an anti-missile defense system that can stop these Scuds, as well as the other long range (about 200 kilometers) rockets Hezbollah has received from Iran and Syria.

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 15:30
Syrie: 45 morts dans une attaque anti-kurde imputée à Daesh

 

21 mars 2015 Romandie.com (AFP)

 

Beyrouth - Le bilan de la double attaque qui a visé vendredi une fête kurde dans le nord-est de la Syrie s'élève à 45 morts, rapporte samedi une ONG syrienne qui pointe du doigt le groupe Etat islamique (EI).

 

Et dans les provinces de Hama et de Homs (centre), au moins 82 membres des forces du régime et des supplétifs ont été tués dans des attaques menées également vendredi par l'EI selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

 

Il s'agit de l'une des journées les plus sanglantes de l'EI, a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

 

Les attaques, perpétrées à la veille de Norouz, le Nouvel an kurde, dans la ville de Hassaké, n'ont pas été revendiquées dans l'immédiat, mais selon M. Abdel Rahmane, c'est bien l'EI qui est derrière le double attentat.

 

On compte désormais 45 morts, dont cinq enfants, après les attaques de la nuit dernière, selon le directeur de l'OSDH qui avait fait état vendredi de 33 morts.

 

Beaucoup de personnes se trouvant dans un état critique ont succombé à leurs blessures, a-t-il expliqué.

 

L'une des attaques a été perpétrée par un kamikaze en pleine fête, tandis qu'une autre bombe a visé un autre rassemblement dans la ville, quelques centaines de mètres plus loin.

 

Les Kurdes allumaient des bougies en soirée et il y a beaucoup d'enfants dans la rue, a affirmé M. Abdel Rahmane.

 

Aujourd'hui était supposé être une journée célébrant la liberté, mais les gens ont peur de faire la fête dans la rue, a-t-il ajouté.

 

La fête de Norouz est célébrée dans de nombreux pays qui ont été des territoires ou qui ont été influencés par l'Empire perse. Les Kurdes célèbrent le Norouz durant la semaine de 21 mars et le considèrent comme la fête la plus importante de l'année.

 

Les Unités de protection du peuple kurde (YPG), la milice kurde qui combat les jihadistes dans le nord et le nord-est de la Syrie, contrôlent avec le régime syrien (BIEN avec le régime syrien) la ville de Hassaké mais l'EI a attaqué à plusieurs reprises des localités environnantes.

 

Ban Ki-moon a dénoncé les efforts méprisables de l'EI pour inciter à la violence confesionnellesectaire entre communautés en Syrie.

 

Ces attaques ne resteront pas impunies, a averti pour sa part le commandant kurde Joan Ibrahim sur une page Facebook des YPG.

 

Selon M. Abdel Rahmane, l'EI cherche à à redorer son blason avec des victoires militaires sur le terrain, même limitées, après avoir essuyé des revers dans les provinces d'Alep, Raqa et Hassaké face aux forces du régime et aux combattants kurdes.

 

Ailleurs en Syrie, la guerre fait toujours rage entre régime et rebelles. Dans la province méridionale de Deraa, berceau de la révolte syrienne, l'armée de l'air du régime a lâché 12 barils d'explosifs sur les quartiers rebelles de la localité de Bosra al-Cham, selon l'OSDH qui n'a pas fait état de victime dans l'immédiat.

 

Le président Bachar al-Assad a démenti l'utilisation par ces troupes de cette arme meurtrière, malgré les preuves apportées par des ONG internationales et les condamnations de l'ONU.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 17:30
Le général Rustom Ghazalé

Le général Rustom Ghazalé

 

20 mars 2015 Romandie.com (AFP)

 

Beyrouth - Le président syrien Bachar al-Assad a limogé deux chefs du renseignement, dont Rustom Ghazalé, sur fond d'une violente dispute entre ces deux hommes, a affirmé vendredi à l'AFP une source de sécurité haut placée à Damas.

 

D'après cette même source, le général Ghazalé, ex-homme fort de la tutelle syrienne au Liban, se trouve dans un état critique dans un hôpital de Damas. Souffrant d'une hypertension artérielle, sa santé s'est nettement détériorée après la violente dispute qui a dégénéré.

 

Le chef du renseignement politique, Rustom Ghazalé, et le chef du renseignement militaire, Rafic Chéhadé, ont été remerciés de leurs fonctions en début de semaine par le président Assad après une violente querelle entre les deux hommes, a indiqué cette source sous couvert de l'anonymat.

 

Le général Ghazalé a été remplacé par son adjoint, le général Nazih Hassoun, tandis que le général Mohammad Mehalla a pris le commandement des du renseignements militaires.

 

A l'origine de la dispute, figure la volonté du général Ghazalé d'être impliqué dans la bataille contre les rebelles dans sa province natale de Deraa, dans le sud de la Syrie, selon la source haut placée.

 

Mais le général Chéhadé s'est opposé catégoriquement à ce qu'il prenne part dans ces combats menés du côté du régime par l'armée appuyée par le puissant parti chiite Hezbollah et les Gardiens de la révolution iraniens.

 

Il y a deux semaines, après un échange d'insultes, le général Ghazalé s'est rendu au siège du renseignement militaire pour en découdre avec son rival mais en arrivant il a été roué de coups par les hommes de Chehadé, explique la source.

 

Il a été hospitalisé plusieurs jours avant de reprendre son travail. Pour peu de temps, il a été transporté, il y a 48 heures à l'hôpital de Damas dans un état critique, précise-t-elle.

 

Le général Ghazalé était considéré comme l'un des hommes forts du régime de Bachar al-Assad qui a pris le pouvoir en 2000, succédant à son père Hafez al-Assad.

 

En 2002, M. Ghazalé a été nommé à la tête du renseignement militaire syrien au Liban où il intervenait dans toutes les affaires du pays.

 

Il a été largement cité par des témoins comme un des suspects dans la préparation de l'assassinat en 2005 de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, devenu hostile à l'hégémonie de Damas.

 

En juillet 2012, il est nommé chef du renseignement politique, plus d'un an après le début de la révolte contre le régime de M. Assad.

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 08:30
photo Syrian Arab News Agency (SANA)

photo Syrian Arab News Agency (SANA)

 

March 19, 2015 By: Beth Stevenson - FG

 

Images released by the Syrian Arab News Agency (SANA) depict a crashed General Atomics Aeronautical Systems unmanned air vehicle, which it claims was shot down over Latakia in Syria on 17 March. The “hostile UAV”, believed to be a US Air Force MQ-1 Predator, was brought down by a Syrian air defence system, and Syrian authorities are said to be carrying out investigations “to verify the side which the drone is affiliated to”.

 

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 21:30
L'armée de l'air syrienne a abattu un drone américain

 

17 mars 2015 Romandie.com (AFP)

 

Damas - L'armée de l'air syrienne a abattu un drone américain qui survolait la région de Lattaquié dans le nord-ouest du pays, a affirmé mardi l'agence de presse officielle syrienne Sana.

 

L'armée de l'air syrienne a abattu un avion de surveillance américain hostile au nord de Lattaquié, a-t-elle assuré sans autre précision dans l'immédiat.

 

Ce serait la première fois que Damas frappe un appareil américain dans son espace aérien depuis qu'une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis a débuté une campagne de frappes contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans le pays en septembre 2014.

 

La Syrie, qui ne participe pas aux frappes de la coalition, n'avait jusqu'ici engagé aucune action contre les appareils de la coalition circulant dans son espace aérien.

 

Le ministre syrien des Affaires étrangères avait indiqué l'an passé que Washington s'était engagé à ce que les frappes ne visent pas l'armée syrienne.

 

Les raids de la coalition se sont essentiellement concentrés sur les provinces d'Alep et de Raqqa, où l'EI compte des bastions. Mais ils ont aussi visé l'EI ailleurs dans le pays, de même que des membres du Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda.

 

Les jihadistes de l'EI sont quasi absents de la province de Lattaquié, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Mais des combattants du Front Al-Nosra sont actifs dans cette région côtière, qui abrite le village d'origine de la famille du président Bachar al-Assad et est une place forte de la communauté alaouite, la confession du chef de l'Etat.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 18:30
Turkey Begins Training Groups to Fight ISIS

 

March 17, 2015 By Burak Ege Bekdil – Defense News

 

ANKARA, Turkey — Turkish special forces have started training local Iraqi and Syrian groups to fight the Islamic State group, officials here said.

 

"The training mission has taken off with a view to reinforce Iraqi groups that volunteer to fight ISIS," a senior Turkish diplomat said. "But Turkey's contribution to the [western] coalition's fight against ISIS will not be limited to training. Logistical support will be given [as well]."

 

A military official said that the special forcmaes, also known as the "Maroon Berets," were training Kurdish peshmerga in the Iraqi cities of Arbil. He said the training program also involves ethnic Turkmen forces in Mosul, Iraq's second biggest city, as well as in a discreet location inside Syria.

 

Recently, the Kurdish Regional Government (KRG) in northern Iraq announced that at least 16,000 Iraqi troops had been trained over the past four months to retake Mosul from ISIS. Islamic State fighters have captured large swathes of land in Syria and Iraq since last summer.

 

The military official said the training program was designed to enhance asymmetrical warfare capabilities of the anti-ISIS forces. It involves asymmetrical fighting, sabotage, communications and intelligence gathering.

 

The training program aims to augment a looming military offensive against ISIS to retake Mosul.

 

Prime Minister Ahmet Davutoglu said in early March that Turkey was willing to support a possible operation to reclaim Mosul from ISIS, but it will avoid any direct combat unless it is attacked on its own soil.

 

Neither the Turkish diplomat nor the military official could confirm whether the Turkish support would also include sending arms and other military equipment to the anti-ISIS coalition.

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 11:30
Washington devra "au final" négocier avec Assad, affirme John Kerry

 

15.03.2015 Romandie.com (ats)

 

Les Etats-Unis devront "au final" négocier avec Bachar al-Assad pour une transition politique en Syrie, a annoncé dimanche le secrétaire d'Etat américain John Kerry. Le conflit est entré dimanche dans sa cinquième année.

L'administration américaine soutient de longue date que M. Assad doit quitter le pouvoir au terme d'une transition politique négociée. Mais l'émergence d'un ennemi commun, l'Etat islamique (EI), semble atténuer l'attitude de Washington vis-à-vis du maître de Damas.

Dans une interview diffusée dimanche par CBS, John Kerry n'a pas repris la formule habituelle de l'administration Obama sur le fait que M. Assad a perdu toute légitimité et qu'il doit partir. "Nous devons négocier à la fin", a-t-il dit. "Nous avons toujours voulu négocier dans le contexte du processus de Genève I."

Les discussions de Genève I et Genève II, l'an dernier, entre une délégation du gouvernement syrien et des représentants de l'opposition ont échoué. Depuis, la diplomatie patine et aucune rencontre de type Genève III n'a été programmée.

Marie Harf, une porte-parole du département d'Etat, s'est toutefois empressée de préciser sur Twitter que John Kerry avait "réitéré la ligne que nous suivons depuis longtemps. Nous avons besoin d'un processus de négociations avec la participation du régime. Il n'a pas parlé de négociations directes avec Assad".

 

Nouveaux raids

Sur le terrain, l'armée syrienne a mené dimanche des raids aériens sur Douma, bastion rebelle à quelques kilomètres au nord-est de Damas. Ces attaques ont fait 26 morts, dont sept enfants, et une centaine de blessés, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG proche de l'opposition.

Selon les médias officiels syriens, les forces gouvernementales ont également tué dans la nuit de samedi à dimanche des dizaines de combattants affiliés au groupe djihadiste Al Nosra, dont trois commandants de haut rang, dans le sud du pays.

Dans un communiqué, l'armée syrienne a également fait allusion à des opérations en cours dans la province de Kouneïtra, sans fournir de précisions sur d'éventuelles victimes.

L'OSDH rapporte pour sa part que les hélicoptères des forces gouvernementales ont largué des barils d'explosifs dans le centre de la région. L'attaque a visé une zone où les brigades islamiques et le Front Al Nosra combattent le Hezbollah et les milices progouvernementales depuis des semaines.

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