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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 20:30
Les frappes aériennes tuent plus de 1.000 combattants de l’EI par mois, déclare un général américain

Un F-16 Fighting Falcon de l' US Air Force reçoit du carburant à partir d’un KC-135 Stratotanker, le 16 décembre 2014, dans le cadre de l’opération Inherent Resolve contre le groupe armé l’État islamique (Archives/sergent Chelsea Browning/US Air Force)

 

6 juin 2015 45eNord.ca (AFP)

 

La campagne de bombardements de la coalition menée par les États-Unis contre le groupe État islamique a permis de tuer « plus de 1.000″ combattants ennemis par mois, a déclaré vendredi l’un des généraux américains dirigeant l’opération.

 

Les raids aériens « ont un effet profond sur l’ennemi » et « ont retiré du champ de bataille plus d’un millier de combattants ennemis par mois », a estimé le général John Hesterman, chef de la composante aérienne du commandement militaire au Moyen-Orient, qui s’exprimait lors d’une conférence téléphonique depuis le Qatar.

 

L’administration Obama est critiquée aux États-Unis et à l’étranger sur l’efficacité de la campagne de bombardements, certains parlementaires et anciens officiers de l’US Air Force accusant notamment Washington de trop brider l’action de ses pilotes.

 

Le général a confirmé que dans environ 75% des missions, les avions reviennent sans avoir largué de bombe.

 

Mais « les comparaisons avec des conflits contre une armée régulière d’État nation ne s’appliquent pas », a estimé le général.

 

« Prendre pour cible une armée régulière est relativement facile », mais il est beaucoup plus difficile de viser les combattants du groupe djihadiste État islamique qui depuis le début se sont « plongés dans la population civile », a expliqué le général.

 

Les djihadistes ne se montrent pas à découvert en grands nombres, a-t-il expliqué.

 

Et la coalition doit aussi faire attention à distinguer entre les combattants de l’EI et les forces irakiennes, et à éviter les victimes civiles.

 

« Il n’a jamais été aussi difficile de faire la différence entre amis et ennemis qu’aujourd’hui en Irak », a estimé l’aviateur. « Il est impossible de les distinguer quand ils s’habillent de la même manière et utilisent le même équipement ».

 

Si des bombardements sur des forces irakiennes avaient eu lieu par erreur, « la coalition serait à mon avis déjà défaite depuis un bout de temps », a-t-il dit.

 

La présence à proximité des lieux de bombardements de contrôleurs aériens avancés (JTAC) capables de guider les frappes serait « probablement » utile, mais n’est pas nécessaire « pour l’instant », a encore jugé le général.

 

Le responsable militaire a par ailleurs réfuté le témoignage de pilotes rapportés dans des médias américains, qui regrettaient de devoir respecter des règles d’engagement trop strictes pour frapper les djihadistes.

 

La coalition peut donner son accord pour la plupart des frappes dans un temps qui se mesure « en minutes, pas en heure ou en demi-heure », a déclaré le général.

 

Depuis août 2014, la coalition a mené 15.675 missions aériennes, dont 4.423 ont donné lieu à un bombardement, selon ses chiffres.

 

Mais cette campagne de frappes n’a pas empêché les djihadistes ultra-radicaux de prendre la ville irakienne de Ramadi (ouest), suscitant les doutes sur l’efficacité de la stratégie suivie par l’administration Obama.

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 12:30
Le journal de référence turc Cumhuriyet affirme que le régime a facilité l’entrée de djihadistes en Syrie

Les photos publiés par le Cumhiriyet des deux bus interceptés par les forces de l’ordre turques et qui auraient servi à faire entrer illégalement des djihadistes en Syrie (Cumhiriyet)

05.06.2015 45eNord.ca

 

Le quotidien turc Cumhuriyet a affirmé vendredi que le gouvernement avait facilité l’entrée des combattants djihadistes en Syrie, une semaine après avoir provoqué sa fureur en diffusant des images suggérant qu’il leur avait aussi livré des armes.

 

Dans son édition de vendredi, le journal proche de l’opposition écrit que les services de renseignement turcs (MIT) ont loué deux bus qui ont servi le 9 janvier 2014 à faire illégalement entrer en Syrie à partir du poste-frontière de Reyhanli (sud-ouest) plusieurs dizaines de rebelles islamistes hostiles au régime de Damas.

À l’appui de ses allégations, Cumhuriyet publie les photos des deux véhicules interceptés par les forces de l’ordre turques au lendemain de l’opération, dans lesquels ont été retrouvés des armes et des munitions.

Selon le journal, les chauffeurs des deux véhicules, brièvement interpellés, ont affirmé aux enquêteurs que leurs bus avaient été loués par le MIT, qui leur a présenté leurs passagers comme de simples réfugiés syriens.

Il y a une semaine, Cumhuriyet a suscité la colère du gouvernement islamo-conservateur turc en publiant des images d’armes dans des camions du MIT interceptés en janvier 2014 par les gendarmes turcs près de la frontière syrienne.

Cette opération alimente la polémique depuis que des documents officiels publiés sur internet ont révélé que ces armes étaient destinées aux groupes djihadistes.

Le président Recep Tayyip Erdogan, qui a toujours nié tout soutien à ces combattants, a riposté en portant personnellement plainte contre le quotidien et son rédacteur-en-chef, Can Dündar, réclamant contre eux la prison à vie.

A quelques jours des élections législatives de dimanche, ce nouveau bras de fer entre le chef de l’Etat et un média a relancé l’inquiétude de l’opposition turque et des ONG de défense de la liberté de la presse, qui dénonce la dérive autoritaire de M. Erdogan.

Quelque 400 intellectuels, artistes ou universitaires, dont le prix Nobel de littérature Orhan Pamuk, ont manifesté leur soutien au journal dans une tribune.

M. Erdogan espère une large victoire de son parti aux législatives de dimanche, afin de réformer à sa main la Constitution en renforçant ses pouvoirs.

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 12:30
État islamique : la coalition internationale réunie à Paris

L'avancée de l'organisation État islamique en Syrie et en Irak doit obliger les forces de la coalition à revoir leur stratégie. photo EMA / Armée de l'Air

 

02/06/2015 Le Point.fr

 

Les pays réunis dans la lutte anti-djihadiste doivent débattre de la stratégie à adopter face aux avancées du groupe État islamique en Irak et en Syrie.

 

« Échanger sur la stratégie de la coalition » face à l'État islamique, tel est l'objet de la réunion qui se tient mardi à Paris, en présence du Premier ministre irakien Haider al-Abadi, de ministres et de représentants d'organisations internationales. En l'occurrence, la stratégie consiste actuellement à mener des raids et à former des soldats irakiens ou des rebelles modérés syriens pour l'action au sol.

Mais jusque-là, les quelque 4 000 raids menés par les États-Unis en dix mois n'ont pas réussi à stopper les djihadistes. Ces opérations ont peu de prise sur les « camions bombes » de l'EI et les efforts de formation n'ont pas empêché une débâcle de l'armée irakienne à Ramadi.

 

Reprendre le contrôle des milices chiites

Les plans irakiens pour la reconquête de cette ville, tombée aux mains de l'EI, seront au coeur de la réunion de Paris, a affirmé lundi un responsable américain qui a souhaité conserver l'anonymat. « Il ne s'agit pas d'une réunion de routine », a déclaré ce responsable. « Nous venons pour discuter avec le Premier ministre Abadi de son plan pour libérer Ramadi et la province d'Anbar », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre irakien doit expliquer aux membres de la coalition ce que son gouvernement compte entreprendre pour reprendre la ville et la province d'Al-Anbar, et comment les partenaires internationaux peuvent lui venir en aide. Les Irakiens espèrent pouvoir mobiliser les tribus sunnites pour reconquérir la province d'Al-Anbar, mais Bagdad doit également reprendre rapidement le contrôle des milices chiites qui ont pour l'heure assumé l'essentiel des combats pour contenir l'avancée de l'EI. Ce rôle des milices chiites - soutenues par Téhéran - inquiète Washington.

« Il est très important que toutes les forces soient soumises au commandement et au contrôle du gouvernement et du Premier ministre irakien. C'est un des éléments fondamentaux du plan », a souligné le responsable américain.

 

Les frappes « ne suffisent pas »

Ces 24 dernières heures, la coalition a poursuivi les frappes contre les positions djihadistes en Irak, notamment à Al-Anbar, et en Syrie, surtout dans la province de Hassaké (Nord-Est). Le chef du Parlement irakien Salim al-Joubouri a déclaré à l'AFP que ces raids étaient « importants pour empêcher les djihadistes d'avancer, mais qu'ils ne suffisent pas pour mettre fin aux combats ».

L'EI, un groupe ultraradical sunnite, sème la terreur en Irak mais aussi en Syrie voisine où il a repoussé les forces gouvernementales dans le centre et avancé dans le nord, fragmentant encore davantage ce pays en guerre depuis quatre ans. Dans l'une des attaques les plus meurtrières cette année en Irak, 37 personnes ont été tuées lundi quand un kamikaze a lancé son véhicule blindé bourré d'explosifs contre une base de la police entre Samarra et le lac Tharthar, dans la province de Salaheddine (Nord-Ouest), selon des officiers. « Les morts sont surtout des policiers », a indiqué un médecin à l'hôpital de Samarra. Trente-trois personnes ont été blessées.

L'attaque n'a pas été revendiquée, mais son mode opératoire rappelle celui de l'EI, qui s'est emparé, au fur et à mesure qu'il avance dans des régions irakiennes, des véhicules blindés et des chars abandonnés par les forces irakiennes dans leur retraite.

Les djihadistes ont eu recours à une trentaine de ces « camions bombes », bourrés de tonnes d'explosifs et protégés avec des armatures en acier, dans leur conquête de Ramadi, la capitale de la province occidentale d'Al-Anbar, le 17 mai.

 

Mois le plus meurtrier en Syrie

La base visée lundi est située dans la zone d'opérations des forces gouvernementales et des milices chiites qui tentent de couper les voies de ravitaillement de l'EI dans Al-Anbar, que l'EI contrôle en grande partie. Aidées aussi de combattants de tribus loyalistes, ces forces ont lancé le 26 mai une opération à partir de la province de Salaheddine destinée à isoler les djihadistes dans celle voisine d'Al-Anbar, avant de donner l'assaut à Ramadi. Elles ont réussi à reprendre des secteurs autour de ce chef-lieu, mais le Premier ministre Haider al-Abadi a admis que les « camions bombes » faisaient hésiter ses troupes à entrer dans Ramadi.

Depuis leur offensive fulgurante lancée le 9 juin 2014, l'EI, accusé de crimes contre l'humanité, s'est emparé de larges pans du territoire irakien. Le 29 juin, il a proclamé un « califat » sur les territoires qu'il contrôle à cheval entre l'Irak et la Syrie, pays dans lequel il a profité de la guerre pour prendre le contrôle de vastes régions à partir de 2013.

En Syrie, le mois de mai a été le plus meurtrier depuis le début 2015 avec 6 657 morts, en majorité des soldats et des djihadistes, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Plus de 220 000 personnes ont péri depuis le début en mars 2011 du conflit. L'EI, qui contrôle la moitié du territoire syrien selon l'OSDH, a encore étendu son emprise près de la frontière turque (Nord) et au sud de la cité antique de Palmyre (Centre), conquise le 21 mai.

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 07:30
Turkish Air Force F-16 Fighting Falcon - photo UK MoD

Turkish Air Force F-16 Fighting Falcon - photo UK MoD

 

26-05-2015 Jérôme Bastion correspondant à Istanbul - RFI

 

La Turquie, par la voix de son chef de la diplomatie, a annoncé lundi un accord avec les Etats-Unis pour fournir un soutien aérien aux rebelles syriens censés lutter contre le groupe Etat islamique.Pour l'instant, l'administration américaine n'a pas encore confirmé l'existence d'une telle coopération même si Ankara et Washington ont mis en place un programme de soutien et d'équipement des rebelles syriens modérés concernant 15 000 hommes en trois ans. Un programme qui n’a toujours pas commencé en raison de divergences sur sa finalité.

 

Lire l’article

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 07:30
Les djihadistes en Irak et en Syrie de 2013 à aujourd’hui, comment ils ont hissé le drapeau noir

 

18 mai 2015 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

Alors que les forces de la coalition minimisent les gains du groupe armé État islamique (EI) qui, inversement, les exagèrent pour mieux servir sa propagande, et au moment où les djihadistes viennent de remporter à Ramadi une victoire symbolique importante pour eux et, inversement, le gouvernement irakien vient d’y subir une défaite lourde de conséquences, il n’est pas sans intérêt de se rappeler comment tout ça a commencé, un 9 avril 2013.

 

Voici donc un rappel de quelques dates-clés dans la progression des groupes djihadistes, dont, bien sûr, l’organisation État islamique (EI) qui contrôle de larges pans de territoires en Syrie et en Irak et dont l’empire, ou plutôt le califat, s’étend maintenant jusqu’aux portes de Bagdad.

 

Le 9 avril 2013: CREATION DE L’EIIL

Le chef d’Al-Qaïda en Irak, Abou Bakr al-Baghdadi, annonce une fusion de son groupe, l’État islamique en Irak (ISI), avec le Front Al-Nosra, qui combat le régime en Syrie, pour former l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL).

Mais Al-Nosra prête allégeance au chef d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, et décline le parrainage de Baghdadi. L’EIIL sera désavoué par Al-Qaïda début 2014.

 

Le 14 javier 2014: RAQA AUX MAINS DES DJIHADISTES

L’EIIL conquiert la ville de Raqa, dans le nord de la Syrie, après de féroces combats contre des rebelles rivaux. Raqa, premier chef-lieu de province à échapper totalement au contrôle du régime, devient alors son fief.

 

Le 9 juin 2014: L’EIIL S’EMPARE DE MOSSOUL, 2E VILLE D’IRAK

L’EIIL lance une offensive fulgurante en Irak, s’emparant dès le lendemain de Mossoul (nord), 2e ville d’Irak, puis de vastes territoires aux confins du Kurdistan irakien autonome, chassant des dizaines de milliers de membres des minorités chrétienne et yazidie (kurdophone et non musulmane).

Dès janvier, l’EIIL allié à des tribus sunnites hostiles au gouvernement avait pris le contrôle de Fallouja et de quartiers de Ramadi (Al-Anbar, ouest).

 

Le 29 juin 2014: PROCLAMATION D’UN CALIFAT

L’EIIL proclame l’établissement d’un « califat » dirigé par Baghdadi, qui prend le nom de Calife Ibrahim, sur les territoires conquis en Irak et en Syrie et change le nom du groupe en « État islamique » (EI). L’annonce est toutefois rejetée par la majorité des courants islamistes en Syrie, mais le groupe, qui s’apparente à une secte en pleine croissance, peut compter sur des milliers de croyants fanatisés.

 

Le 8 août 2014: FRAPPES AMERICAINES EN IRAK

En Irak, les États-Unis lancent des frappes contre des positions djihadistes, s’impliquant directement pour la première fois depuis le retrait de leurs troupes fin 2011.

 

Le 19 août 2014: EXÉCUTION D’OTAGES PAR L’EI

L’EI met en ligne les images de la décapitation d’un journaliste américain, enlevé en Syrie en 2012, en représailles aux frappes aériennes américaines en Irak.

Depuis, l’EI a revendiqué l’exécution de plusieurs autres otages. Le groupe est accusé de semer la terreur dans ses bastions, où il mène des arrestations, des décapitations et des lapidations.

 

Le 23 sept 2014: PREMIERS RAIDS DE LA COALITION EN SYRIE

Les États-Unis aidés de leurs alliés arabes mènent les premiers raids aériens contre les djihadistes en Syrie.

 

Le 7 octobre 2014: LE CANADA SE JOINT À LA COALITION

Par un vote de 157 pour et 134 contre que les députés canadiens optent pour des frappes aériennes et le déploiement d’un avion CC-150 Polaris, deux avions CP-140 Aurora, un avion de transport CC-130 Hercules et six avions de chasse CF-18, et ce, pour une durée minimale de six mois, renouvelable.

 

Le 26 jan 2015: L’EI CHASSÉ DE KOBANE

L’EI est chassé de Kobané, ville frontalière de la Turquie, après plus de quatre mois de violents combats menés par les forces kurdes avec le soutien prépondérant des frappes de la coalition.

Cet échec intervient le jour même où un responsable militaire en Irak annonce que la province de Diyala (est) est libérée du groupe extrémiste.

 

Le 7 mars 2015: LE SERGENT ANDREW DOIRON: PREMIÈRE VICTIME CANADIENNE

Le sergent Andrew Doiron des Forces armées canadiennes est tué en Irak dans un incident de tir ami quand des membres des Forces d’opérations spéciales sont pris pour cible par erreur par les forces de sécurité kurdes à la suite de leur retour à un poste d’observation derrière les lignes de front.

 

Le 30 mars 2015: EXTENSION DES FRAPPES CANADIENNES À LA SYRIE

Par un vote de 142 pour et 129 contre, les députés de la Chambre des communes à Ottawa ont votent pour prolonger d’un an la mission militaire canadienne contre le groupe armé État islamique et l’étendre de l’Irak à la Syrie.

 

– MARS-AVRIL 2015: CHUTE IDLEB ET JISR AL-CHOUGHOUR

Le 28 mars, l’Armée de la Conquête, coalition composée de groupes islamistes, comme Ahrar al-Cham, et djihadistes, tel que le Front al-Nosra, s’emparent de la ville d’Idleb (nord-ouest), 2e capitale provinciale à échapper au contrôle du régime en Syrie.

Le 25 avril, la coalition s’empare de Jisr al-Choughour (province d’Idleb).

L’EI et le Front Al-Nosra partagent la même idéologie djihadiste mais sont rivaux sur la plupart des fronts en Syrie, même si les deux groupes collaborent dans certains endroits.

 

Le 17 mai 2015: L’EI VICTORIEUX A RAMADI, REPOUSSÉ A PALMYRE

En Irak, l’EI affirme avoir pris le contrôle total de Ramadi, capitale de la province d’Al-Anbar. Le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi, ordonne à ses troupes de « tenir leurs positions » face aux jihadistes. Les combats ont fait environ 500 morts en deux jours.

En revanche, en Syrie, les djihadistes de l’EI sont repoussés par les forces syriennes à la périphérie de la ville antique de Palmyre. La bataille de Palmyre, notamment dans ses environs, a fait plus de 310 morts en quatre jours.

 

Et le reste de l’histoire est en train de s’écrire alors que les haut-gradés des États-Unis qui mènent la coalition contre le groupe extrémiste, comme le chef d’État-major interarmées Martin Dempsey ou le brigadier-général Thomas Weidley, commandant sur le théâtre d’opération en Irak et en Syrie, ne cachent pas que la victoire contre l’EI n’est pas pour demain et peut-être pas pour après-demain non plus. Et c’est sans compter les autres groupes djihadistes.

De plus, il semble qu’on parle plus des combattants de l’État islamique aujourd’hui qu’on a jamais parlé jadis les talibans, même au cœur de la guerre en Afghanistan, ce qui n’est sans doute pas pour déplaire au groupe ultra-radical qui se nourrit de la publicité qu’on lui fait, qui l’aide puissamment à recruter des combattants.

Vraisemblablement, le drapeau noir des djihadistes, qu’il soit brandi par le groupe l’État islamique ou une autre organisation radicale et violente, va continuer à flotter encore longtemps sur les terres musulmanes. Peut-être qu’il serait temps de songer à transporter la guerre sur le front idéologique, comme ont su si bien le faire avant nous les groupes extrémistes.

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 10:30
Forte explosion dans l'est de la Syrie: 25 morts au sein de Daesh

 

30 avril 2015 Romandie.com (AFP)

 

Beyrouth - Quelque 25 membres du groupe Etat islamique ont été tués par une puissante déflagration survenue dans une usine d'explosifs de la province de Deir Ezzor (est de la Syrie), a indiqué mercredi soir l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

 

L'OSDH a indiqué ne pas connaître pour l'instant la cause de l'explosion, accidentelle ou provoquée par un missile.

 

Une forte explosion a eu lieu ce soir dans une usine d'explosifs de l'EI dans la ville de Al-Mayadine dans la province de Deir Ezzor. Plusieurs autres explosions ont suivi et secoué toute la ville. Vingt-cinq combattants de l'EI sont morts, une vingtaine d'autres ont été blessés, a poursuivi l'Observatoire.

 

L'EI contrôle depuis l'été dernier la quasi- totalité de la province de Deir Ezzor fontaliere avec l'Irak, à l'exception d'une partie de la ville de Deir Ezzor elle-même, ainsi que d'autres petites zones moins stratégiques.

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 11:30
Su-22 Fitter Fighter Ground Attack Aircraft (Photo by Luftwaffe AS)

Su-22 Fitter Fighter Ground Attack Aircraft (Photo by Luftwaffe AS)

 

April 1, 2015: Strategy Page

 

The Syrian Air Force (SAF) has, since the current civil war began in 2011 relied heavily on Russia and Iran to keep its aircraft flying and to replace combat losses. For example Iran upgraded several SAF Mi-17 helicopters with armor plates and FLIR cameras as well as basing Mojaher 4, Yasir and Shahed 129 UAVs in Syria and even providing an Il-76TD transport aircraft for the SAF to bring equipment in from Russia and Iran.

 

Lately Iran has also provided the SAF with ten Su-22 ground attack aircraft. These aircraft are from the 40 Iraqi Air Force Su-22s flown to Iran during the 1991 war. They were sent to Iran “for safekeeping” but Iran considered them war reparations and kept them. Due to embargoes and money shortages Iran was unable to refurbish these Su-22s until recently. Initially (in 19913) Iran consulted a Ukrainian firm about how long and how much it would cost to overhaul the Su-22s. It was too expensive and eventually (in 2013) Iran decided to restore ten Su-22 to operational condition without any foreign help by using other Su-22s and Su-20s as a source for spare parts.

 

The 16 ton Su-22 is the export version of the Russian Su-17, which is basically a swing wing version of the older Su-7 ground attack aircraft. Armed with two 30mm autocannon it can carry four tons of bombs. Originally rated for 2,000 flight hours and 20 years maximum service, this has been extended largely through the efforts of firms that specialize in refurbishing and upgrading Russian designed warplanes. The Su-22 has turned out to be reliable, cheap to maintain and operate and easy to refurb and upgrade.

 

Meanwhile Iran was supplying massive military assistance to its ally, the Assad government of Syria. The Syrians kept asking Iran and Russia for help in maintaining its hard-working combat aircraft. From 2011 the SAF fighter-bomber fleet found itself flying more sorties than it was these Russian aircraft were designed to handle. A growing number of these aircraft failed and crashed or simply wore out and had to be grounded. Russia supplied spare parts and technical help, but it wasn’t enough. Russia was unwilling to send replacement aircraft, Iran was.

 

The main problem was that the SAF was organized and equipped to fight a fierce but short war with Israel and never anticipated getting tangled up in a war of attrition with local rebels. As a result, all of Syria’s MiG-23BNs and most of the Su-22s, which were originally to be replaced in this decade are now being worked to the breaking point attacking the rebels and the civilians that support them. This led to decreasing availability of the MiG-23BN and Su-22 aircraft, which were often grounded for weeks at a time to allow for some much needed maintenance. In a growing number of cases fighters MiG-23MF, MiG-23ML(D) and MiG-29) took over the ground attack functions, something the aircraft were not designed for and their pilots not trained for.

 

At the end of the 2014 Iran decided to act and ordered the ten Su-22s to be partially disassembled and flown in Il-76s to Syria. At this point only the Su-22 fuselages had been completely overhauled and once arrived in Syria, the SAF and Iranian technicians completed the process. The first of these newly delivered Su-22s were viewed while bombing the town of Talbeesa, Homs Governorate, on the 9th of March 2015. The aircraft had a new camouflage paint job that appears to have been applied recently. The sighting of the aircraft comes amidst a series of discoveries about Iran’s increasing military presence and exports in Yemen, Sudan, Libya, Iraq and of course Syria, and follows a widely covered exercise in which a mock-up aircraft carrier was destroyed by anti-ship missiles and fast attack craft.

 

The continued stream of military support to Syria shows the extent of the Iranian determination in their effort to support the Syrian regime, and once again shows how far the conflict is from finally reaching a conclusion. A lot of this military aid is at the expense of the Iranian armed forces. For example, until the order came down to ship the ten Su-22s to Syria personnel from the Iranian Revolutionary Guard (the personal army of the clerics that hold ultimate power in Iran).

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 16:30
The destroyed streets of Yarmouk. photo UNRWA

The destroyed streets of Yarmouk. photo UNRWA

 

01 avril 2015 Romandie.com (AFP)

 

Damas - Les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) se sont emparés mercredi de la plus grande partie du camp palestinien de Yarmouk, dans le sud de Damas, a affirmé à l'AFP le directeur des affaires politiques de l'OLP en Syrie, Anouar Abdel Hadi.

 

Les combattants de l'EI ont pris d'assaut ce matin le camp de Yarmouk et se sont emparés de la plus grande partie du camp, a précisé ce responsable de l'Organisation de la Libération de la Palestine, faisant état de combats qui se poursuivaient à l'intérieur avec des groupes armés.

 

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a également confirmé que le groupe extrémiste contrôlait une grande partie du camp, après des combats contre un groupe armé palestinien hostile au régime de Bachar al-Assad. Ils se sont infiltrés à partir de la localité rebelle Hajar al-Aswad, contiguë au camp.

 

Le camp de Yarmouk, le plus grand des camps palestiniens de Syrie, comptait près de 160.000 habitants syriens et palestiniens avant le début de la guerre en Syrie il y a quatre ans, contre seulement 18.000 personnes actuellement.

 

En février 2014, les groupes rebelles syriens s'étaient retirés du camp à l'issue d'un accord avec les organisations palestiniennes armées anti-régime.

 

Les habitants souffrent de pénuries de nourriture, d'eau et de médicaments en raison d'un siège presque total imposé depuis plus d'un an par le régime.

 

L'émergence de l'EI dans le conflit syrien a compliqué la donne car si le groupe extrémiste considère le régime de Damas comme son ennemi, il combat également tous les groupes rebelles, dans sa quête d'hégémonie territoriale.

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 11:30
04.02.2015 Deux CF18 Hornet escortent un CC150 Polaris après avoir été ravitaillés pendant l’op. Impact (Photo Caméra de combat des Forces canadiennes, MDN)

04.02.2015 Deux CF18 Hornet escortent un CC150 Polaris après avoir été ravitaillés pendant l’op. Impact (Photo Caméra de combat des Forces canadiennes, MDN)

 

30 mars 2015 par Nicolas Laffont - 45eNord.ca

 

Sans vraiment de surprise, c’est par un vote de 142 pour et 129 contre que les députés de la Chambre des communes ont voté pour prolonger d’un an la mission militaire canadienne contre le groupe armé État islamique et l’étendre de l’Irak à la Syrie.

 

Les Conservateurs, tel que prévu, ont unanimement voté pour la motion, alors que les Libéraux et les Néo-Démocrates ont voté contre, ainsi que les Verts.

L’opération des Forces armées canadiennes Opération IMPACT est ainsi prolongée jusqu’au 31 mars 2016 et la force opérationnelle aérienne voit son mandat grandir avec l’ajout de la Syrie.

En plus de bombarder certaines positions en Irak, les CF-18 canadiens iront donc jusqu’en Syrie. Il n’est pas encore clair comment les pilotes pourront différencier des djihadistes de l’EI et d’autres groupes, ni jusqu’où ils s’enfonceront en territoire syrien.

«Notre choix n’est pas entre de bombarder ou de ne rien faire», a martelé à plusieurs reprises le chef de l’Opposition officielle Thomas Mulcair lors de son discours de fin des débats.

«On est en train d’aider indirectement Bachar al-Assad», a déclaré à 45eNord.ca la porte-parole néo-démocrate en matière d’affaires étrangères Hélène Laverdière.

«Le problème qui demeure est que c’est une mission mal définie, sans fin, et qui va aller bien au-delà du 31 mars 2016», a dit pour sa part Marc Garneau, porte-parole libéral en matière d’affaires étrangères.

 

 

La veille du vote, le ministre de la Défense nationale Jason Kenney avait affirmé sur les ondes de Radio-Canada que le Canada frapperait l’EI «là où il peut poser une menace à la sécurité internationale ou à celle du Canada».

Étant bien présent en Syrie, le «Califat» autoproclamé dérange donc, mais le Premier ministre Stephen Harper a annoncé qu’il ne demandera pas le consentement clair au président syrien Bachar al-Assad pour frapper sur son territoire, sous entendant ainsi une certaine communication entre les deux gouvernements.

En octobre dernier, lors du premier vote sur la mission en Irak, Stephen Harper avait pourtant déclaré le contraire, expliquant son refus de frapper en Syrie par son désir de ne pas entrer en conflit avec le gouvernement de Damas.

Le risque est également plus grand pour les avions de chasse canadiens en Syrie qu’en Irak.

«Aucun appareil de la coalition internationale n’a été touché par des tirs du gouvernement syrien jusqu’à maintenant», a relativisé Jason Kenney soulignant que les batteries de missiles et radars de défense aérienne du gouvernement syrien ne sont pas présents dans les régions que viseront les CF-18.

La mission pourrait cependant durer bien plus que 12 mois supplémentaires. Le Pentagone a, à plusieurs reprises, averti qu’il faudrait «plusieurs années» pour en finir avec l’EI. Le Premier ministre Harper a d’ailleurs indiqué que le Canada ne cessera pas ses activités «tant que l’EI sera actif».

Les détails seront prochainement connus sur quand et comment les bombardements canadiens auront lieu en Syrie. Interrogé à sa sortie du vote, le ministre de la Défense Jason Kenney a confié à 45eNord.ca que le chef d’état-major de la Défense, le général Tom Lawson, s’activait à finaliser les détails de l’extension de la mission canadienne à la Syrie et qu’on devrait donc savoir bientôt «le quand et le comment».

Dans un courriel, la Défense nationale nous a cependant indiqué que l’Aviation royale canadienne était «prête à commencer les frappes aériennes peu après l’adoption de la motion au Parlement». C’est toutefois les priorités de la coalition et l’attribution de cibles pour le Canada qui déterminera le calendrier des frappes.

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 12:30
photo UK MoD

photo UK MoD

 

26 March 2015 Ministry of Defence

 

The Defence Secretary has announced that the UK will provide military training to Syrian moderate opposition forces.

 

As part of a wider package to ensure a robust international response to the threat of violent extremism in the Middle East, the UK will send around 75 military trainers and headquarter staff to provide training in areas such as the use of small arms, infantry tactics and medical skills.

Expected to start in the coming weeks, the US-led programme will train and equip thousands of screened members of the opposition over the next three years to help them defend Syrian communities against ISIL’s brutal attacks before leading offensives themselves.

Alongside the substantial training contribution, the UK will also provide headquarter staff to coordinate and develop the programme. The training will take place in Turkey and in other countries in the region that are members of the anti-ISIL coalition.

Defence Secretary Michael Fallon said:

Britain remains at the forefront of coalition military efforts to support the Iraqi government in their fight against ISIL. This effective and closely coordinated activity in conjunction with Iraqi and Kurdish ground forces has largely stalled the terrorists’ advances.

But ISIL must be defeated in both Iraq and Syria. In Syria, coalition airstrikes have supported the liberation of Kobane and have disrupted ISIL’s logistics and supply lines. However, defeating ISIL ultimately lies with local forces and we are helping to create effective ground forces in Syria, as well as in Iraq, so they can take the fight to ISIL.

As one of the few nations able to offer highly advanced Intelligence, Surveillance and Reconnaissance capabilities the UK has already deployed a number of assets to match coalition requirements. The Defence Secretary also announced today that the UK will be sending two Sentinel aircraft to the region to provide wide area surveillance over Iraq of ISIL activity and to track IED laying activity. These aircraft will join our Tornados and Reaper Remotely Piloted Aircraft which have conducted 194 strikes over Iraq as of 23 March and have continued to gather vital intelligence alongside Rivet Joint.

The UK continues to be the second largest contributor to the coalition airstrike campaign and is playing a leading role the coalition’s counter improvised explosive device (C-IED) training programme as well as the extensive infantry and Heavy Machine Gun skills training packages which together have been delivered to over 1100 members of the Iraqi Forces.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 18:30
Syrie: Al-Qaïda aux portes d'Idleb, les combats font rage

Syria Situation Report March 17-24, 2015 - credits ISW

 

25 mars 2015 Romandie.com (AFP)

 

Beyrouth - Les combats faisaient rage mercredi à l'entrée d'Idleb, grande ville du nord-ouest de la Syrie sous contrôle du régime et contre laquelle la branche d'Al-Qaïda a lancé une vaste offensive, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

 

Idleb est le chef-lieu de la province éponyme, frontalière de la Turquie et en majorité sous contrôle du Front Al-Nosra, branche d'Al-Qaïda en Syrie. Si la ville est capturée, elle serait la deuxième capitale provinciale à échapper aux mains du régime de Damas après Raqa (nord).

 

Les combats font rage à l'entrée est et aux environs de la ville, dont des secteurs sont bombardés par Al-Nosra et ses alliés islamistes, regroupés au sein d'une nouvelle coalition sous le nom de L'Armée de la Conquête, a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

 

Selon lui, les combats et bombardements ont fait mercredi au moins 20 morts parmi les soldats et 20 parmi les combattants islamistes.

 

Le Front al-Nosra a pour sa part diffusé sur Twitter une vidéo montrant les moujahidine au début des accrochages à l'entrée nord d'Idleb, sur laquelle on peut entendre des coups de feu intenses et voir un combattant tirant des obus.

 

Selon l'OSDH, le groupe islamiste Ahrar al-Cham a repris quatre points de contrôle dans la périphérie d'Idleb. L'ONG fait état en outre d'un attentat à la voiture piégée aux abords de la ville ce jour.

 

Mardi, au moins deux attentats suicide à la voiture piégée avaient été menés contre des points de contrôle des troupes loyalistes aux abords de la ville, lançant l'offensive.

 

Le quotidien privé et proche du pouvoir, al-Watan, a indiqué que l'armée avait anéanti les terroristes d'Al-Nosra et leurs alliés aux portes d'Idleb après avoir fait face à une violente attaque.

 

L'armée est appuyée par les Forces de la défense nationale (milice pro-régime), les comités populaires (formés d'habitants), a indiqué à l'AFP le gouverneur d'Idleb, Kheireddine al-Sayyed.

 

Ils ne pourront pas avancer d'un pouce à l'intérieur de la ville, a-t-il assuré.

 

D'après lui, il n'y a pas de plan d'évacuation car il est exclu pour les habitants de quitter leur ville. Ce sont eux qui participent à sa défense.

 

Le gouverneur a précisé que la ville, qui comptait 200.000 habitants avant le conflit avant de voir des flots de déplacés s'y installer, n'était pas assiégée et que les gens peuvent entrer et sortir.

 

En novembre, Al-Nosra avait chassé plusieurs groupes rebelles de la province. A l'instar de son rival jihadiste le groupe Etat islamique (EI), qui a proclamé son califat à cheval sur la Syrie et l'Irak, le Front entend fonder un émirat dans le nord de la Syrie selon des analystes.

 

Quant au régime, il ne lui reste que les villes d'Idleb, Jisr al-Choughour et Ariha, plusieurs localités, l'aéroport militaire d'Abou Douhour et cinq bases militaires.

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 16:30
Syrie: l'équipage d'un hélicoptère de l'armée capturé, un tué

MI-17 helicopter - source photo syriahr.com

 

22 mars 2015 Romandie.com (AFP)

 

Beyrouth - Des rebelles islamistes ont capturé dimanche cinq membres de l'équipage d'un hélicoptère militaire du régime syrien dans le nord-ouest du pays, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), précisant que l'un d'eux a été tué par la suite.

 

Un hélicoptère du régime a fait un atterrissage forcé dans la région de Jabal al-Zawiya dans le nord-ouest, un bastion du Front al-Nosra (la branche syrienne d'Al-Qaïda, ndlr), a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

 

Quatre membres de l'équipage ont été capturés et un cinquième a été tué par des hommes armés dans un village de la zone, située dans la province d'Idleb, a-t-il précisé.

 

Deux membres de l'équipage sont aux mains d'Al-Nosra, tandis que deux autres ont été capturés par un groupe islamiste inconnu. Et au moins une sixième personne est en fuite. L'OSDH a montré des photos d'hommes entourant un hélicoptère endommagé et penché sur le flanc, dans une plaine.

 

La télévision d'Etat syrienne a pour a part reconnu qu'un hélicoptère militaire s'est écrasé lors d'un atterrissage forcé en raison d'une panne technique dans la province d'Idleb. Les recherches pour trouver l'équipage sont en cours.

 

Malgré les condamnations internationales, le régime utilise quotidiennement ses hélicoptères pour larguer des barils d'explosifs sur les régions rebelles en Syrie, faisant plusieurs centaines de victimes depuis un an.

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 12:30
L'EI publie la liste de 100 militaires américains à abattre

 

Washington, 22 mars 2015 Marine & Océans (AFP)

 

Des hackers se réclamant du groupe jihadiste de l'Etat islamique ont publié une liste de 100 militaires américains à abattre, précisant leurs noms et adresses supposés, indique dimanche le centre américain de surveillance des sites islamistes (SITE).

 

Ce groupe qui se présente comme la "Division des hackers de l'Etat islamique" a mis en ligne ces informations sur des membres de différents corps de l'armée américaine, y compris leurs photographies et grades, ajoute le SITE.

 

Il affirme avoir piraté ces informations sur des serveurs, bases de données et emails du gouvernement.

 

Selon lui, les 100 militaires ciblés ont participé à la guerre contre l'EI en Syrie, en Irak et au Yémen.

 

Interrogés par le New York Times, le département américain de la Défense et le FBI ont dit être informés de ces menaces et enquêter sur le site.

 

Le journal cite par ailleurs une source militaire qui affirme que les informations publiées sont pour la plupart accessibles au public et que les serveurs du gouvernement ne semblent pas avoir été piratés.

 

Ces derniers mois, plusieurs médias et institutions américaines ont été piratés par des hackers se réclamant de l'EI. En janvier, ils avaient ainsi brièvement pris le contrôle des comptes Twitter et YouTube du commandement militaire américain au Moyen-Orient (Centcom), une intrusion embarrassante pour l'armée américaine en pleine guerre contre l'EI en Syrie et Irak.

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 15:30
Syrie: 45 morts dans une attaque anti-kurde imputée à Daesh

 

21 mars 2015 Romandie.com (AFP)

 

Beyrouth - Le bilan de la double attaque qui a visé vendredi une fête kurde dans le nord-est de la Syrie s'élève à 45 morts, rapporte samedi une ONG syrienne qui pointe du doigt le groupe Etat islamique (EI).

 

Et dans les provinces de Hama et de Homs (centre), au moins 82 membres des forces du régime et des supplétifs ont été tués dans des attaques menées également vendredi par l'EI selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

 

Il s'agit de l'une des journées les plus sanglantes de l'EI, a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

 

Les attaques, perpétrées à la veille de Norouz, le Nouvel an kurde, dans la ville de Hassaké, n'ont pas été revendiquées dans l'immédiat, mais selon M. Abdel Rahmane, c'est bien l'EI qui est derrière le double attentat.

 

On compte désormais 45 morts, dont cinq enfants, après les attaques de la nuit dernière, selon le directeur de l'OSDH qui avait fait état vendredi de 33 morts.

 

Beaucoup de personnes se trouvant dans un état critique ont succombé à leurs blessures, a-t-il expliqué.

 

L'une des attaques a été perpétrée par un kamikaze en pleine fête, tandis qu'une autre bombe a visé un autre rassemblement dans la ville, quelques centaines de mètres plus loin.

 

Les Kurdes allumaient des bougies en soirée et il y a beaucoup d'enfants dans la rue, a affirmé M. Abdel Rahmane.

 

Aujourd'hui était supposé être une journée célébrant la liberté, mais les gens ont peur de faire la fête dans la rue, a-t-il ajouté.

 

La fête de Norouz est célébrée dans de nombreux pays qui ont été des territoires ou qui ont été influencés par l'Empire perse. Les Kurdes célèbrent le Norouz durant la semaine de 21 mars et le considèrent comme la fête la plus importante de l'année.

 

Les Unités de protection du peuple kurde (YPG), la milice kurde qui combat les jihadistes dans le nord et le nord-est de la Syrie, contrôlent avec le régime syrien (BIEN avec le régime syrien) la ville de Hassaké mais l'EI a attaqué à plusieurs reprises des localités environnantes.

 

Ban Ki-moon a dénoncé les efforts méprisables de l'EI pour inciter à la violence confesionnellesectaire entre communautés en Syrie.

 

Ces attaques ne resteront pas impunies, a averti pour sa part le commandant kurde Joan Ibrahim sur une page Facebook des YPG.

 

Selon M. Abdel Rahmane, l'EI cherche à à redorer son blason avec des victoires militaires sur le terrain, même limitées, après avoir essuyé des revers dans les provinces d'Alep, Raqa et Hassaké face aux forces du régime et aux combattants kurdes.

 

Ailleurs en Syrie, la guerre fait toujours rage entre régime et rebelles. Dans la province méridionale de Deraa, berceau de la révolte syrienne, l'armée de l'air du régime a lâché 12 barils d'explosifs sur les quartiers rebelles de la localité de Bosra al-Cham, selon l'OSDH qui n'a pas fait état de victime dans l'immédiat.

 

Le président Bachar al-Assad a démenti l'utilisation par ces troupes de cette arme meurtrière, malgré les preuves apportées par des ONG internationales et les condamnations de l'ONU.

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 09:50
EUROSUR - photo Frontex

EUROSUR - photo Frontex

 

21.03.2015 Romandie.com (ats)

 

Le coordinateur de l'UE pour la lutte contre le terrorisme a appelé vendredi l'agence européenne de contrôle des frontières Frontex à la vigilance. Il a sensibilisé l'organisme au risque d'infiltration en Europe de djihadistes se faisant passer pour des réfugiés.

"Nous devons être vigilants. Il est relativement facile de pénétrer dans l'Union européenne quand on se mêle au flux de migrants", a déclaré Gilles de Kerchove en marge d'une réunion ministérielle à Vienne.

Plus d'un demi-million de personnes, dont 20% de Syriens, ont demandé l'asile politique dans l'UE en 2014, a indiqué vendredi l'Office européen de statistiques (Eurostat). Ce chiffre record est en hausse de 44% par rapport à 2013.

M. de Kerchove, qui s'exprimait auprès de l'agence autrichienne APA, a souligné avoir jusqu'à présent évité d'évoquer le risque d'infiltration par les voies humanitaires, "car il ne faut pas tout confondre".

 

Bruxelles met en garde face aux djihadistes parmi les réfugiés

Main migratory routes into the EU - land & sea - credits Frontex

 

Attentats d'ampleur

"Aujourd'hui je le dis: nous devons être vigilants", a-t-il déclaré, en appelant à une sensibilisation accrue des forces Frontex, en particulier face aux flux venant de Syrie et d'Irak, mais aussi de Libye.

Le coordinateur belge a par ailleurs estimé que si l'Europe était principalement visée aujourd'hui par des attaques à petite échelle commises par des individus se réclamant du groupe Etat islamique, le continent n'était pas à l'abri d'un attentat de forte ampleur qu'Al-Qaïda pourrait commettre "pour montrer qu'ils sont toujours là".

M. de Kerchove était l'invité d'une réunion de ministres des Balkans, d'Autriche et d'Italie. Cette rencontre était destinée à améliorer la coopération internationale dans la lutte contre les flux de djihadistes originaires des Balkans ou transitant par cette région.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 17:30
Le général Rustom Ghazalé

Le général Rustom Ghazalé

 

20 mars 2015 Romandie.com (AFP)

 

Beyrouth - Le président syrien Bachar al-Assad a limogé deux chefs du renseignement, dont Rustom Ghazalé, sur fond d'une violente dispute entre ces deux hommes, a affirmé vendredi à l'AFP une source de sécurité haut placée à Damas.

 

D'après cette même source, le général Ghazalé, ex-homme fort de la tutelle syrienne au Liban, se trouve dans un état critique dans un hôpital de Damas. Souffrant d'une hypertension artérielle, sa santé s'est nettement détériorée après la violente dispute qui a dégénéré.

 

Le chef du renseignement politique, Rustom Ghazalé, et le chef du renseignement militaire, Rafic Chéhadé, ont été remerciés de leurs fonctions en début de semaine par le président Assad après une violente querelle entre les deux hommes, a indiqué cette source sous couvert de l'anonymat.

 

Le général Ghazalé a été remplacé par son adjoint, le général Nazih Hassoun, tandis que le général Mohammad Mehalla a pris le commandement des du renseignements militaires.

 

A l'origine de la dispute, figure la volonté du général Ghazalé d'être impliqué dans la bataille contre les rebelles dans sa province natale de Deraa, dans le sud de la Syrie, selon la source haut placée.

 

Mais le général Chéhadé s'est opposé catégoriquement à ce qu'il prenne part dans ces combats menés du côté du régime par l'armée appuyée par le puissant parti chiite Hezbollah et les Gardiens de la révolution iraniens.

 

Il y a deux semaines, après un échange d'insultes, le général Ghazalé s'est rendu au siège du renseignement militaire pour en découdre avec son rival mais en arrivant il a été roué de coups par les hommes de Chehadé, explique la source.

 

Il a été hospitalisé plusieurs jours avant de reprendre son travail. Pour peu de temps, il a été transporté, il y a 48 heures à l'hôpital de Damas dans un état critique, précise-t-elle.

 

Le général Ghazalé était considéré comme l'un des hommes forts du régime de Bachar al-Assad qui a pris le pouvoir en 2000, succédant à son père Hafez al-Assad.

 

En 2002, M. Ghazalé a été nommé à la tête du renseignement militaire syrien au Liban où il intervenait dans toutes les affaires du pays.

 

Il a été largement cité par des témoins comme un des suspects dans la préparation de l'assassinat en 2005 de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, devenu hostile à l'hégémonie de Damas.

 

En juillet 2012, il est nommé chef du renseignement politique, plus d'un an après le début de la révolte contre le régime de M. Assad.

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 13:45
source Challenges.fr

source Challenges.fr

 

18 mars 2015 par Laurent Marchand – Tout un monde

 

C’était hier, hier à peine. Le gouvernement tunisien annonçait avoir démantelé quatre cellules de recrutement de djihadistes pour la Libye. Une trentaine de personnes étaient également arrêtées mardi soir. L’attention montait depuis des  semaines. Les candidats tunisiens au Djihad sont le premier contingent de provenance en Irak et en Syrie. Et depuis quelques mois, ils s’arrêtaient désormais en Libye, profitant du chaos qui règne aux portes de la Tunisie, pour s’entraîner. Sous les ordres d'Abou Iyadh, chef d’Ansar al-charia, un Tunisien recherché par la justice de son pays et réfugié en Libye depuis 2012.

 

    Selon les déclarations récentes d’un ministre libyen du gouvernement de Tobrouk, plusieurs milliers de Tunisiens s'entraînaient en Libye, avec pour but de mener des actions dans leur pays natal. Précisément à Sabratha, Zaouia, Syrte, Zliten et Derna. Ils en ont reçu l'ordre de leur compatriote réfugié en Libye depuis 2012, le chef d'Ansar al-Charia, qui comptait en effet puiser dans ce vivier pour lancer des attaques en Tunisie. C’est chose faite, manifestement. Il aurait même demandé aux chefs de Fajr Libya, la coalition de milices qui contrôle Tripoli, de ne plus envoyer d'aspirants jihadistes tunisiens en Syrie. Selon des sources proches du ministère de la Défense, à Tunis, Fajr Libya disposerait de quelque deux cents chasseurs-bombardiers stationnés à 150 km de la frontière entre les deux pays.

 

    La Tunisie a renforcé sa présence militaire à la frontière libyenne pour faire cesser les infiltrations de djihadistes en Tunisie et en Libye, a déclaré lundi soir le Premier ministre  Habib Essid. Depuis sa prise de fonction début février, 400 djihadistes ont été arrêtés. Jeudi dernier, l'armée tunisienne a mis la main sur deux importantes caches d'armes près de la frontière avec la Libye. Mais les terroristes qui ont frappé au Bardo étaient déjà manifestement passé à travers les mailles du filet sécuritaire.

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 08:30
photo Syrian Arab News Agency (SANA)

photo Syrian Arab News Agency (SANA)

 

March 19, 2015 By: Beth Stevenson - FG

 

Images released by the Syrian Arab News Agency (SANA) depict a crashed General Atomics Aeronautical Systems unmanned air vehicle, which it claims was shot down over Latakia in Syria on 17 March. The “hostile UAV”, believed to be a US Air Force MQ-1 Predator, was brought down by a Syrian air defence system, and Syrian authorities are said to be carrying out investigations “to verify the side which the drone is affiliated to”.

 

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 21:30
L'armée de l'air syrienne a abattu un drone américain

 

17 mars 2015 Romandie.com (AFP)

 

Damas - L'armée de l'air syrienne a abattu un drone américain qui survolait la région de Lattaquié dans le nord-ouest du pays, a affirmé mardi l'agence de presse officielle syrienne Sana.

 

L'armée de l'air syrienne a abattu un avion de surveillance américain hostile au nord de Lattaquié, a-t-elle assuré sans autre précision dans l'immédiat.

 

Ce serait la première fois que Damas frappe un appareil américain dans son espace aérien depuis qu'une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis a débuté une campagne de frappes contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans le pays en septembre 2014.

 

La Syrie, qui ne participe pas aux frappes de la coalition, n'avait jusqu'ici engagé aucune action contre les appareils de la coalition circulant dans son espace aérien.

 

Le ministre syrien des Affaires étrangères avait indiqué l'an passé que Washington s'était engagé à ce que les frappes ne visent pas l'armée syrienne.

 

Les raids de la coalition se sont essentiellement concentrés sur les provinces d'Alep et de Raqqa, où l'EI compte des bastions. Mais ils ont aussi visé l'EI ailleurs dans le pays, de même que des membres du Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda.

 

Les jihadistes de l'EI sont quasi absents de la province de Lattaquié, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Mais des combattants du Front Al-Nosra sont actifs dans cette région côtière, qui abrite le village d'origine de la famille du président Bachar al-Assad et est une place forte de la communauté alaouite, la confession du chef de l'Etat.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 12:30
Syrie: les enquêteurs de l'ONU vont partager des noms de criminels avec des Etats

 

17 mars 2015 Romandie.com (AFP)

 

Genève - Les enquêteurs de l'ONU sur la Syrie ont déclaré mardi qu'ils allaient partager avec la justice de certains Etats des noms et des informations relatives à des auteurs de crimes de guerre afin qu'ils soient jugés.

Depuis qu'ils ont commencé à dresser des listes confidentielles d'auteurs et organisations responsables de crimes de guerre, les enquêteurs de l'ONU, en place depuis septembre 2011, avaient toujours indiqué qu'ils voulaient les garder confidentielles, réservant ces informations pour la Cour pénale internationale (CPI) une fois saisie.

Présentant son dernier rapport devant le Conseil des droits de l'Homme, le président de la commission d'enquête, le Brésilien Paulo Pinheiro, a expliqué mardi que les enquêteurs avaient décidé de divulguer une liste de noms et d'informations sur ces criminels, mais de façon ciblée.

Nous n'allons pas rendre publique aujourd'hui la liste des noms. (...) Nous allons partager des noms et des informations relatives à certains auteurs présumés de crimes de guerre avec les autorités judiciaires des Etats qui se préparent à les juger, a-t-il dit. Nous encourageons ces autorités à nous contacter avec des demandes d'informations, a ajouté M. Pinheiro.

Faute d'une saisie de la CPI, bloquée notamment par la Russie au Conseil de Sécurité, la commission avait menacé de rendre publiques les données collectées. Mais les diplomates, y compris des pays soutenant l'opposition syrienne, les avaient mis en garde sur une démarche jugée contraire au droit international, explique-t-on de source diplomatique à Genève.

L'ambassadeur syrien auprès du Conseil, Hussam Edin Aala, a fustigé pour sa part mardi les propos de M. Pinheiro, estimant que les enquêteurs ne respectaient pas le principe d'indépendance.

De son côté, l'ambassadeur français Nicolas Niemtchinow a déploré une fois de plus l'absence de saisine de la CPI et a affirmé que nous devons ensemble trouver des pistes pour que justice soit rendue au peuple syrien.

Les listes élaborées par les enquêteurs et gardées dans un coffre-fort de Genève comprennent des noms de commandants d'unités et de leaders de groupes armés, qui ont été identifiés comme étant responsables de crimes de guerre. Les enquêteurs ont cependant refusé de dire si le président Bachar al-Assad ou ses proches figurent sur les listes.

 

- Del Ponte prête à se rendre en Syrie -

Les quatre membres de la commission d'enquête de l'ONU n'ont jamais pu entrer en Syrie mais ils ont recueilli des milliers de témoignages de victimes, de documents et de photos satellites pour établir leurs rapports.

Une des enquêtrices, la Suissesse Carla del Ponte, a été invitée à plusieurs reprises à se rendre à Damas, mais la commission s'y est toujours refusée jugeant que les quatre enquêteurs devaient se rendre sur place ensemble. Mais lundi soir, Mme del Ponte a affirmé dans un entretien à la télévision suisse RTS que les choses ont changé (...) tant et si bien que maintenant on a décidé que je peux y aller.

Elle a par ailleurs affirmé que la solution de négociation est la seule possible et peut se faire seulement si Bachar Al-Assad reste au pouvoir car le régime syrien a encore le contrôle sur 60% de la population syrienne.

La Syrie est déchirée depuis quatre ans par une guerre civile qui a fait plus de 215.000 morts et a jeté des millions de Syriens à la rue ou sur les routes de l'exil.

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 11:30
Washington devra "au final" négocier avec Assad, affirme John Kerry

 

15.03.2015 Romandie.com (ats)

 

Les Etats-Unis devront "au final" négocier avec Bachar al-Assad pour une transition politique en Syrie, a annoncé dimanche le secrétaire d'Etat américain John Kerry. Le conflit est entré dimanche dans sa cinquième année.

L'administration américaine soutient de longue date que M. Assad doit quitter le pouvoir au terme d'une transition politique négociée. Mais l'émergence d'un ennemi commun, l'Etat islamique (EI), semble atténuer l'attitude de Washington vis-à-vis du maître de Damas.

Dans une interview diffusée dimanche par CBS, John Kerry n'a pas repris la formule habituelle de l'administration Obama sur le fait que M. Assad a perdu toute légitimité et qu'il doit partir. "Nous devons négocier à la fin", a-t-il dit. "Nous avons toujours voulu négocier dans le contexte du processus de Genève I."

Les discussions de Genève I et Genève II, l'an dernier, entre une délégation du gouvernement syrien et des représentants de l'opposition ont échoué. Depuis, la diplomatie patine et aucune rencontre de type Genève III n'a été programmée.

Marie Harf, une porte-parole du département d'Etat, s'est toutefois empressée de préciser sur Twitter que John Kerry avait "réitéré la ligne que nous suivons depuis longtemps. Nous avons besoin d'un processus de négociations avec la participation du régime. Il n'a pas parlé de négociations directes avec Assad".

 

Nouveaux raids

Sur le terrain, l'armée syrienne a mené dimanche des raids aériens sur Douma, bastion rebelle à quelques kilomètres au nord-est de Damas. Ces attaques ont fait 26 morts, dont sept enfants, et une centaine de blessés, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG proche de l'opposition.

Selon les médias officiels syriens, les forces gouvernementales ont également tué dans la nuit de samedi à dimanche des dizaines de combattants affiliés au groupe djihadiste Al Nosra, dont trois commandants de haut rang, dans le sud du pays.

Dans un communiqué, l'armée syrienne a également fait allusion à des opérations en cours dans la province de Kouneïtra, sans fournir de précisions sur d'éventuelles victimes.

L'OSDH rapporte pour sa part que les hélicoptères des forces gouvernementales ont largué des barils d'explosifs dans le centre de la région. L'attaque a visé une zone où les brigades islamiques et le Front Al Nosra combattent le Hezbollah et les milices progouvernementales depuis des semaines.

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 17:30
Syria: The Accountants Always Win In The End

Syria Situation Report  March 2-10, 2015 credits ISW

 

March 11, 2015: Strategy Page

 

ISIL is having problems with its foreign recruits. Many of them arrive with the intention of simply living in an “Islamic state” not fighting to expand that state. ISIL tried to accommodate the foreigners, lest they return home and report unfavorably about life in ISIL controlled territory. This led to foreign recruits getting better treatment (housing, food, access to “wives” and all manner of creature comforts. This, naturally, led to resentment by local (Syria and Iraq) recruits. That led to more locals deserting, joining the growing number of foreigners who simply walked away. Or tried to walk away as in late 20134 ISIL began accusing those who left of desertion and jailing or executing them. This inspired more (but better planned) desertions and growing dissent within both the ranks and among commanders. ISIL does want skilled foreigners in their caliphate but most of the foreign volunteers have no useful skills and ISIL seeks to use them as fighters or suicide bombers. Few people with useful skills are eager to join ISIL.

 

Internal criticism is not the only problem ISIL is facing in 2015. ISIL has recently suffered prominent defeats in Iraq and Syria as well as continued rebellions in both countries. Even the Syrian Army is retaking ground from ISIL. The Kurds are defeating ISIL forces outside Kobane in Syria and near the Iraq border. In Iraq Kurds, Iraqi soldiers and Sunni and Shia militias are both stopping ISIL attacks and pushing back ISIL forces outside of Mosul, Kirkuk and Tikrit. An offensive to retake Mosul is expected before June. Meanwhile air attacks not only continue but are more frequent and more damaging. This makes it more difficult to stockpile supplies or move large numbers of gunmen quickly. More leaders are being found and killed by these air attacks. Important economic targets like oil refineries are being destroyed. Inside the ISIL run “caliphate” (eastern Syria and western Iraq) there are growing shortages of everything and ISIL is finding that conquest is easier than running an economy. The economic problems fuel the rebellions and desertions and it’s a vicious circle that is destroying ISIL from within. The problem with ISIL is that so far it has solved its supply (logistical) problems via looting. But there has been no new conquests to loot for over six months and the stockpiles of plunder taken in 2014 is nearly exhausted. It’s another example of the old military maxim, “amateurs study tactics while professionals study logistics.” The accountants always win in the end.

 

The forces arrayed against ISIL have a better grasp of the logistical problems and have done something with that awareness. Thus Kurdish and Iraqi forces operating along the border with Syria have cut the best supply routes between Syria and Iraq. ISIL can still move between these two areas but with greater difficulty (using more fuel and time to do so). Taking longer to travel puts ISIL more at greater risk of attack by coalition warplanes. Worse, it becomes impractical to move essential supplies (especially food and fuel) between Iraq and Syria. The increasingly effective air attacks have also made ISIL more paranoid. This has led to greater scrutiny of foreign recruits. That resulted in a recent video showing a 10 year old ISIL “cub” shooting a kneeling foreigner in the head with a pistol. The executed man was a 19 year old Israeli Arab accused of spying for Israel. That is not completely unlikely but the Israelis don’t usually recruits men this young or unreliable. The executed man was reported by his family to have joined ISIL in October 2014. His family opposed the move and stayed in touch via sell phone and the Internet. In early 2015 the family discovered that their son had been imprisoned by ISIL for trying to leave. Apparently someone at ISIL thought they could make something of this by accusing the teenager of espionage and executing him on video. ISIL is all about grabbing media attention but in this case they are not doing much to increase recruitment among Israeli Arabs or Palestinians. Other ISIL deserters have even worse situations. Many locals serving with ISIL who desert are already deserters from the Syrian security forces and those with families living in Syrian government controlled areas have nowhere to go and are subject to arrest and execution by both ISIL and the Syrian government. Most of these men join the growing number of Syrians leaving the country and heading for refugee camps in Turkey, Lebanon or Jordan.

 

The coalition air offensive has carried out over 2,600 air strikes since August 2014 and used over 3,000 smart bombs and missiles in those attacks. Even more worrisome is the increasingly aggressive anti-ISIL actions of neighboring nations. Lebanon, Turkey and Jordan have increased border security and in Lebanon the army has forced ISIL and other rebel groups out of bases they set up in Lebanon and back into Syria. Worse the Lebanese followed up this with more troops on the border in fortified camps. In other words the Lebanese are preparing to confront any attempts by Syrian rebels to move back into Syria. While the Jordanians are enraged and more active because ISIL murdered one of their F-16 pilots in January by burning him to death the Turks are more concerned with Kurdish separatism than any threat from ISIL or any other Islamic terrorists. The Turks have been dealing (often using great brutality) with murderous Arabs for centuries and the Arabs remember all that. As a result ISIL does not make any effort to expand into Turkey. For the Turks, their ugly treatment of Arabs in the past is still useful because many Arabs fear that the Turks would go all old school on them if sufficiently provoked.

 

Meanwhile the coalition assembled by the United States in mid-2014 continues to have problems because the Arab members cannot agree with each other on how to deal with ISIL. Some countries, like Qatar, have many citizens and leaders who approve of Islamic terrorism (although not ISIL, which even al Qaeda condemns). Arab oil states in the Persian Gulf are more concerned with Iran than with ISIL and criticize the United States for not sending ground troops back to Iraq to take care of ISIL. Many Arabs blame the United States for al Qaeda and ISIL despite the fact that such violent, xenophobic Islamic terror groups have been around for centuries, and the less violence majority of Moslems has never mustered the will to deal with this recurring problem once and for all.

 

ISIL also has to worry about some of its allies. In the last year ISIL has persuaded many Syrian Islamic terrorist rebels to switch sides. These Islamic terrorists joined the fight against ISIL in early 2014 but eventually agreed to put aside their differences and join ISIL in destroying the Assad government. These new allies still hate and wish to destroy ISIL, and now find that the Assad government has not been weakened much by this alliance and the Syrian Army is again on the offensive. The coalition air strikes, which should be directed at the Assads were instead concentrating on ISIL and those groups associated with ISIL. Thus a major ally of ISIL, al Qaeda affiliate al Nusra, recently lost its leader to a recent coalition air strike. There have been more air strikes this year, after ISIL released a video of a captured Jordanian pilot being burned to death. Groups like al Nusra, which used to get a lot of cash and other aid from wealthy Arab fans in Gulf oil states saw that disappear because of the grisly execution video. ISIL now has to plan for the growing possibility that al Nusra will change sides again, because ISIL is beginning to look like a loser and that is a death sentence for Islamic terrorists. As the popular Islamic saying goes; “God wills it.” This describes fortune as well as failure, the blessed as well as the cursed.

 

ISIL savagery has led many of the minorities (especially Christians) that it loves to torment to stand and fight rather than flee. Thus in the northeast Christian militias have gotten stronger and joined forces with their sometimes (in the past) Kurdish allies to fight the common enemy. This is in response to a sharp increase in ISIL anti-Christian violence in late 2014. Many Christians are sticking around and fighting in part because ISIL has kidnapped over 200 local Christians (and some Kurds as well) in the last few months and is offering to return them for ransoms (cash or captive ISIL men or weapons). The cash ransoms demanded are not large (under $2,000 per person) but ISIL would rather get captives and weapons back. ISIL has growing shortages of cash, recruits and weapons. But many Christians and Kurds who have already lost kin do not want to make any deals with ISIL and would rather just kill the Islamic terrorists. Since the Kurds have air support, they are very good at that and ISIL is increasingly reluctant to get tied down in battles with Kurds. In addition to being skilled and disciplined fighters, the Kurds can eventually depend on help from above if a battle with ISIL drags on too long. But even the Syrian troops are betting better, apparently because of training, weapons and advice they are getting from Iran. The Lebanese Hezbollah are similarly unlikely to run away when they run into ISIL. The good old days of simply terrifying your opponent into fleeing appear to be over. In this case the good old days really were better, at least for ISIL.

 

On the Syrian border Israel is working more with Syrian rebels (except ISIL) to help stop Iran from establishing a presence in the area so they can launch attacks into Israel. Iranians have been bragging about doing this and Iran has sent more senior officers to work with Hezbollah and the Syrian Army efforts to clear all the rebels away from the Israeli border. Iran is also bringing in thousands of additional Iranian volunteers to join rebel militias in the fight against the rebels. Naturally the rebels oppose this Iranian effort and now see Israel as an ally. Israel has provided support for some rebels with the understanding that the rebels would not attack Israel and would help prevent anyone else from doing so. Thus Israel stays in contact with some Syrian rebels across its border, provides medical treatment (for over 2,000 rebels and civilians so far) and attacks Hezbollah and Syrian Army targets when there is any fire into Israel from the Syrian side. The rebels often provide Israel with data on where hidden Syrian Army or Hezbollah units are, providing Israeli warplanes and artillery with precise and conformed targets. While some of these “cooperative rebels” are Islamic radicals and will eventually turn on Israel if given a chance, for the moment the policy is “the enemy of my enemy is my friend.”

 

March 5, 2015:  ISIL ally al Nusra admitted that their supreme leader died of wounds he suffered in a recent coalition air strike on a meeting of al Nusra leaders near the Turkish border. Some lower ranking leaders were also killed.

 

March 4, 2015: The Hazm Movement, one of the few Islamic rebel groups that were not allied with ISIL or al Qaeda, officially dissolved. Hazm has been at war with al Nusra since late 2014, after years of growing tensions. In the end there were only a few hundred Hazm members left. At its peak in 2012-13 Hazm had ten times that. Al Nusra and ISIL continued to fight Hazm outside Aleppo and near the Turkish border (Idib province). Hazm had long received American weapons although many of these were seized by al Nusra when Hazm was forced to retreat in 2014.  Despite the loss of Hazm the Syrian Army is still holding onto recent gains around Aleppo.

 

UN efforts to get the army and rebels to agree to cease fires to allow humanitarian aid to get in continue to be rejected, even though the fighting is stalled. The Syrian government was so annoyed at UN efforts to make deals with the Islamic terrorist rebels (without informing the Assads) that they recently expelled three UN officials, just the make the point that the Syrian government is still around. Yet the UN remains quite hostile to the Assads who are seen as little better than ISIL when it comes to mistreatment of civilians. The UN believes that Syrian air and artillery attacks have been the major cause of civilian deaths. The UN estimates that over 7,000 civilians have died in Syria in the last year and over 80 percent of those deaths were caused by the Syrian government (which has lots of artillery and a functioning air force).

 

March 2, 2015: Israel claims that Syria has transferred some long range (700 kilometers) SCUD ballistic missiles to Hezbollah. These missiles carry a half ton high-explosive warhead. These SCUDs are actually North Korean variants on the original Russian SCUD that have a smaller warhead to enable longer range. Syria is giving them to Hezbollah to free up troops who have been guarding them and to avoid the risk of them getting captured. Israel has an anti-missile defense system that can stop these Scuds, as well as the other long range (about 200 kilometers) rockets Hezbollah has received from Iran and Syria.

 

March 1, 2015: In February about 1,100 Iraqis died from terrorist related violence. That’s about 20 percent less than January, when nearly 1,400 died. The Iraq death toll for all of 2014 was about 15,600. That’s a big jump from 2013 when the death toll was 8,900 for all of Iraq and only ten percent of those were terrorists while the majority were Shia civilians. Previously the worst year was 2007, when nearly 18,000 died. Then as now the main cause of the mayhem and murder was Sunni fanatics who want to run the country as a Sunni dictatorship. Still Iraq was a lot less violent than neighboring Syria where the 2014 death toll was 76,000. That’s over 91,000 dead in the two countries where ISIL is most active. The death toll in Syria continues to rise, even as it is declining in Iraq.

 

February 21, 2015:  Hundreds of Turkish troops advanced into Syria to evacuate 38 Turkish soldiers guarding the grave of one of the founders of the Ottoman Empire. The grave site was increasingly threatened by nearby ISIL gunmen. Rather than send more troops to defend the grave site (27 kilometers from the Turkish border) the honored corpse was moved to a site 200 meters inside Syria. The previous site was established in 1973 when the nearby original site was covered by a lake created by a newly built dam. Syria agreed to this arrangement, which is protected by international treaty. This latest move was very unpopular inside Turkey, where disdain for Arabs is not hidden.

 

February 20, 2015: Russian intelligence officials believe that about 1,700 Russian citizens (mainly Moslems from the Caucasus and Central Asia) are fighting for ISIL in Syria and Iraq. Russia believes this is about ten percent of ISIL strength.

 

February 19, 2015: Turkey and the United States formally agreed to (and finally signed) a deal that has Turkey hosting and assisting in the training of Syrian rebels. The U.S. has so far screened nearly 2,000 Syrian rebels to be sent to training at camps in Turkey, Saudi Arabia and Qatar. Those selected are believed much less likely to be radicalized and the United States hopes to have 3,000 trained and in action by the end of 2015. Such screening is difficult but the Americans had help from Saudi Arabia, which has had more success in that respect. The American effort is criticized for being too slow and producing too few armed and trained fighters to make a difference. At the moment American government policy limits what U.S. counter-terrorism efforts can do. Under these conditions the Americans plan to use their reliable rebels to call in air strikes and provide accurate information of what is going on inside Syria. This decision is based on the success the U.S. has had with the Kurds. Thus the Americans are trying to find equally reliable Arab rebels in Syria to call in air strikes. Using contacts the Kurds have developed over the years the U.S. is seeking small teams of Arab rebels who can be taught how to call in airstrikes. These teams will be equipped with armed (with a machine-gun) pickup trucks and the special radios and sent them back to Syria. This is risky, as all it takes is one rogue air strike team to get the wrong people killed and cause a diplomatic and media mess. This is considered a worthwhile risk because, as the experience with the Kurds has shown, the ISIL fighters are often sloppy during combat (because so many ISIL fighters have little training or combat experience) and that provides excellent opportunities for a single smart bomb to cause enormous (and demoralizing and often decisive) casualties. This is what happened at Kobane, where even ISIL had to admit they got beat, big time because of all those air strikes.

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 13:30
Islamic State conflict: Deadly strike on Syria refinery

Video posted by Raqqa is Being Slaughtered Silently purportedly showing fireball in sky after air strike on oil refinery outside Tal Abyad, Syria (8 March 2015)

 

9 March 2015 BBC MidEast

 

At least 14 people have been killed in US-led coalition air strikes on an oil refinery in northern Syria run by Islamic State (IS), activists say.

 

Refinery workers and jihadist militants were among those who died in the raid on the facility outside Tal Abyad. One activist group posted a video purportedly showing a fireball rising into the night sky after the attack. Captured refineries and oil fields have played a key role in fuelling Islamic State's advance across Syria and Iraq. Last year, the group may have earned as much as $100m (£66m) from the sale of oil and oil products to local smugglers who, in turn, sell them to the Syrian government and merchants in neighbouring countries. However, US officials say the group's ability to use oil as a source of revenue is now believed to be diminishing due to the air strikes.

 

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 12:45
Daesh et "Globalisation" du califat : le cas de Boko Haram

Mowag Piranha de l'armée nigériane capturé par les combattants de Boko Haram, repris fin 2014 par les forces nigérianes (le cliché choisi ici). Le blindé figure sur plusieurs vidéos de propagande de l'organisation d'Aboubakar Shekau. Sa "saisie" par les soldats nigérians est donc symboliquement importante et peut être considérée comme une petite victoire morale. Victoire qui malheureusement n'a pas été relayée comme elle aurait dû l'être. (Source : réseaux sociaux)

 

8 mars 2015 par Laurent Touchard - CONOPS

 

Boko Haram (Jamaat 'u Ahlis Sunna lidda'Awati wal-Jihad – Groupe Sunnite pour la Prédication et le Jihad) a donc « prêté allégeance » à l’État Islamique. Contrairement à nombre d'experts pour qui « ça n'est pas une surprise », je n'attendais pas ce ralliement avant davantage de défaites des combattants de Shekau face aux troupes tchadiennes, nigériennes, camerounaises et nigérianes qui multiplient les actions offensives depuis le début février 2015. Cette erreur d'appréciation de ma part est pourtant synonyme d'une bonne nouvelle : Boko Haram se révèle donc beaucoup moins puissant que redouté. Non sans le bémol de rigueur : « à condition d'y consacrer les moyens adéquats. »

 

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 11:30
photo US DoD

photo US DoD

 

Bagdad, 9 mars 2015 Marine & Océans (AFP)

 

Le général Martin Dempsey, le plus haut gradé américain, est arrivé lundi à Bagdad pour s'entretenir avec les responsables irakiens une semaine après le lancement d'une vaste offensive pour reprendre Tikrit au groupe Etat islamique (EI), a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Le chef d'état-major interarmées américain est arrivé à bord d'un avion militaire C-17 en provenance du Golfe, où il s'est rendu dimanche à bord du porte-avions français Charles de Gaulle qui est engagé dans la coalition antijihadistes en Irak depuis fin février.

 

Sur le bâtiment français, le général Dempsey a assuré qu'intensifier les raids aériens de la coalition internationale, dirigée par Washington, serait une erreur et a plaidé pour une "patience stratégique" dans la lutte contre l'EI en Irak et en Syrie.

 

Selon lui, "larguer un tapis de bombes sur l'Irak n'est pas la solution".

 

Le militaire américain a aussi souligné que la fréquence des bombardements aériens dépendait des capacités de l'armée irakienne sur le terrain.

 

Les forces pro-gouvernementales irakiennes ont lancé il y a une semaine leur plus grande offensive anti-EI à ce jour, afin de reprendre Tikrit.

 

Située à 160 km au nord de Bagdad, cette ville majoritairement arabe sunnite et région d'origine de l'ancien président irakien Saddam Hussein fait partie des vastes zones prises par le groupe jihadiste l'an dernier dans le nord et l'ouest de l'Irak.

 

L'ONU a dénoncé comme des "crimes contre l'humanité" les nombreuses atrocités (décapitations, exécutions, enlèvements, viols...) auxquelles ce groupe ultra-radical sunnite se livre sur les territoires sous son contrôle en Irak et en Syrie voisine.

 

Le groupe jihadiste a par ailleurs récemment procédé à la destruction d'une partie du riche patrimoine préislamique irakien, notamment la cité antique de Nimroud (nord) , provoquant un tollé international.

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