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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 17:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

08/10/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Depuis le 1er octobre, la situation sécuritaire au Levant n’a pas connu d’évolution significative. En Irak, Daech continue de défendre ses gains territoriaux au Nord Est, et les forces de sécurité irakiennes poursuivent leurs opérations, notamment dans la région de Ramadi dans la vallée de l’Euphrate. En Syrie, l’actualité internationale reste marquée par l’engagement des forces russes.

 

La force française a maintenu un rythme constant d’engagement (23 missions aériennes), d’une part en poursuivant les missions ISR au-dessus des espaces contrôlés par Daech en Irak (2 missions) et en Syrie (2 missions), d’autre part, en frappant les positions tenus ou convoités par Daech. Six frappes ont ainsi été réalisées en Irak, qui ont conduit à la destruction de 12 objectifs dans les régions de Ramadi, Kirkouk et Sinjar. Enfin, 6 missions de ravitaillement ont été effectuées au profit d’aéronefs de la coalition.

 

Le 6 octobre 2015 à Bagdad, à l’invitation des autorités irakiennes, l’ambassadeur de France, monsieur Marc Baretya a assisté à l’inauguration d’une salle dédiée à la lutte contre les engins explosifs improvisés au sein de l’ICTS (Iraqi Counter Terrorism Service). Cette salle, baptisée la « booby trap room », est destinée à accueillir les stages de lutte contre le piégeage. La volonté de valoriser l’événement témoigne de l’intérêt porté par les forces de sécurité irakiennes à l’instruction dispensée par la force française, qui est essentiellement concentrée sur la formation à la lutte contre les engins explosifs improvisés, le combat en zone urbaine et le sauvetage au combat.

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 14:50
NATO Ministers of Defence - photo NATO

NATO Ministers of Defence - photo NATO

 

08 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Bruxelles - L'Otan a qualifié jeudi d'escalade inquiétante l'engagement militaire russe en Syrie, exhortant à nouveau Moscou à cesser de soutenir le régime de Bachar al-Assad, et s'est dite prête à défendre chacun de ses membres, y compris la Turquie.

En Syrie, nous avons observé une escalade inquiétante des activités militaires russes, a déclaré son secrétaire général, Jens Stoltenberg, au début d'une réunion des 28 ministres de l'Otan à Bruxelles.

Ceci est particulièrement pertinent au regard des violations récentes de l'espace aérien de l'Otan par des avions russes, a noté M. Stoltenberg après que la Turquie a dénoncé des incursions aériennes russes à la frontière turco-syrienne.

Evoquant les défis rencontrés par l'Otan, tels que la crise en Ukraine ou la menace terroriste, M. Stoltenberg a affirmé devant les ministres que la situation se complique encore avec les actions militaires russes en Syrie.

L'Otan a déployé des missiles Patriot en Turquie pour éviter que le conflit en Syrie ne déborde sur le territoire de cet important allié, mais ces batteries doivent en principe être retirées d'ici à la fin de l'année.

L'Otan est capable et prête à défendre tous ses alliés, y compris la Turquie, contre tout type de menaces, a réitéré le patron de l'alliance.

Parallèlement, M. Stoltenberg a plaidé pour des initiatives afin de trouver une solution politique à la crise en Syrie.

 

- Offensive terrestre -

Prévue de longue date, la réunion des ministres de la Défense de l'Otan est dominée par la guerre en Syrie, même si l'Otan n'y est pas collectivement impliquée.

Elle se tient au moment où les tensions s'accroissent avec Moscou, dont l'intervention militaire a permis à l'armée du président Assad de lancer une vaste offensive terrestre.

Depuis le début le 30 septembre de son intervention militaire en Syrie, la Russie a effectué des bombardements depuis des avions de combat et des croiseurs en mer Caspienne mais n'a pas engagé de troupes au sol.

Ce qui m'inquiète, c'est que les Russes ne visent pas principalement l'EI (l'organisation extrémiste Etat islamique, ndlr) mais qu'ils ciblent d'autres groupes de l'opposition et qu'ils soutiennent le régime, a répliqué M. Stoltenberg.

J'appelle la Russie à jouer un rôle constructif dans la lutte contre l'EI et à ne pas continuer à soutenir le régime al-Assad, car un tel soutien ne constitue pas une contribution constructive à une solution pacifique et durable en Syrie, a-t-il plaidé.

Washington, à la tête d'une coalition qui combat les jihadistes du groupe Etat islamique, a redit mercredi ne pas coopérer avec la Russie sur les bombardements aériens qu'elle mène en Syrie, le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter les qualifiant d'erreur fondamentale.

 

- Réactivité -

Les ministres doivent également évoquer le renforcement de la réactivité de l'Alliance décidée il y a un an.

Dans ce cadre, le ministre britannique Michael Fallon a annoncé à Bruxelles que Londres avait décidé d'envoyer un petit contingent de militaires dans les Pays baltes. Il s'agit d'un déploiement à long terme, sur une base rotatoire, mais qui n'est pas qualifié de permanent, car cela contreviendrait à l'accord-cadre signé en 1997 par l'Otan et la Russie.

Les ministres devraient en outre approuver la création de deux nouveaux petits quartiers généraux en Slovaquie et en Hongrie, qui s'ajouteront aux six déjà mis sur pied dans d'autres pays d'Europe orientale, rendus inquiets par l'interventionnisme russe en Ukraine.

Enfin, la déterioration de la situation sécuritaire en Afghanistan s'est invitée à l'agenda de la réunion. L'Otan dispose toujours dans le pays de troupes de soutien à l'armée afghane, en principe jusqu'à la fin de 2016.

La ministre allemande Ursula von der Leyen a estimé que les alliés devaient à présent examiner la prolongation de cette mission. Les talibans avaient réussi à s'emparer brièvement de la ville de Kunduz (nord) la semaine dernière, démontrant que l'armée afghane n'était pas encore prête à leur tenir tête.

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 07:30
Corvette lance-missiles Veliki Oustioug (projet 21631)

Corvette lance-missiles Veliki Oustioug (projet 21631)

 

07.10.2015 sputniknews.com

 

Le ministère russe de la Défense a publié mercredi une vidéo montrant la première utilisation en combat de ses missiles de croisière Kalibr, concurrents des Tomahawk américains.

 

Quatre navires de guerre russes ont tiré mercredi 26 missiles de haute précision Kalibr-NK, concurrents des Tomahawk américains, contre les sites du groupe terroriste Etat islamique (EI) en Syrie, a annoncé le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou au président Vladimir Poutine.

 

"La Flottille de la Caspienne a rejoint mercredi l'aviation russe qui lutte contre les terroristes. Quatre navires ont tiré 26 missiles de croisière embarqués Kalibr qui ont détruit 11 cibles" à une distance de 1.500 kilomètres, a indiqué M.Choïgou.

 

Les missiles ont notamment frappé des usines de production d'obus et d'explosifs, des postes de commandements, des dépôts de munitions, de combustible et d'armes, ainsi que des camps d'entraînement des terroristes.

 

La mission a été accomplie par la frégate Daghestan (projet 11661K) et les corvettes lance-missiles Grad Sviajsk, Ouglitch et Veliki Oustioug (projet 21631). La frégate Daghestan, le premier navire russe à s'être doté des Kalibr-NK, a été aussi la première à tirer ces missiles contre les terroristes de l'EI.

 

Selon un responsable de l'industrie de défense russe, "il s'agit de la première utilisation de ces missiles en combat réel. Les tirs précédents de missiles Kalibr ont eu lieu dans le cadre d'exercices et de tirs d'entraînement".

 

"Les Kalibr ressemblent à peu près aux missiles de croisière embarqués américains Tomahawk. Mais le système russe est plus récent, il comprend des missiles plus variés, y compris supersoniques, antinavires et autres. Les missiles russes ont en outre une plus grande portée", a ajouté le responsable.

 

Le missile de croisière à haute précision Kalibr-NK est destiné aux navires de surface. Selon les militaires, il a une portée d'au moins 2.600 km pour les cibles terrestres et de 350 km pour les cibles navales. La famille des missiles Kalibr (code Otan: SS-N-27 Sizzler) comprend en outre une version pour sous-marins, Kalibr-PL, qui équipent notamment le sous-marin nucléaire K-560 Severodvinsk (projet 885 Iassen).

 

Les forces aériennes russes effectuent, depuis le 30 septembre, des frappes ciblées contre les sites de l'EI en Syrie à la demande du président Bachar el-Assad. Le groupe aérien comprend une cinquantaine d'avions dont des Su-24M, des Su-25 et des nouveaux Su-34 polyvalents.

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 07:30
Poutine: des navires de la Marine russe participent à l'opération anti-EI

 

07.10.2015 sputniknews.com

 

Outre les avions opérant en Syrie, des bâtiments de la Flottille russe de la mer Caspienne participent aux frappes contre l’Etat islamique, a annoncé le président russe Vladimir Poutine.

 

«Le fait que nous ayons réalisé ces frappes depuis les eaux de la mer Caspienne depuis une distance d’environ 1.500 km avec des armes de précision et que nous ayons atteint toutes les cibles atteste du bon niveau de préparation des entreprises du complexe militaro-industriel et de la bonne formation des personnels», a indiqué M.Poutine lors d'une rencontre avec le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.

 

Toutes les cibles fixées ont été atteintes par les 26 missiles tirés par quatre navires, a poursuivi le président.

 

Quatre bâtiments de la flottille russe de la mer Caspienne ont détruit onze cibles en Syrie grâce à des missiles de croisière Kalibr. Il n'y a a pas eu de victimes parmi les civils, a précisé M. Choïgou.

 

Les forces aériennes russes effectuent, depuis le 30 septembre, des frappes ciblées contre les sites des terroristes de l'Etat islamique. Le groupe aérien comprend une cinquantaine d'avions dont des Su-24M, de Su-25 et des nouveaux Su-34 polyvalents. Les forces armées russes soulignent qu'elles agissent en Syrie à la demande du président Bachar el-Assad.

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 20:30
Syrie: au moins un avion de la coalition re-routé pour éviter des avions russes

 

07 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Washington - La coalition contre le groupe Etat islamique a dû re-router au moins un de ses avions au-dessus de la Syrie pour éviter qu'il ne s'approche trop près d'un avion russe, a déclaré mercredi un porte-parole du Pentagone.

 

Il y a eu au moins une fois une circonstance ou la coalition menée par les Etats-Unis a dû agir pour modifier la route de l'un de ses avions, a indiqué le capitaine de vaisseau Jeff Davis, un porte-parole du Pentagone.

 

Les avions russes bombardent la Syrie depuis une semaine. Le ministre de la Défense russe Sergueï Choïgou a affirmé que 112 cibles avaient été touchées depuis le début des frappes.

 

Les Russes ont par ailleurs utilisé mercredi pour la première fois des missiles tirés depuis des navires en mer Caspienne pour toucher la Syrie.

 

Depuis le 30 septembre, début des bombardements russes, la coalition a de son côté mené 43 frappes dans le pays, selon un décompte de l'AFP sur la base des communiqués quotidiens de la coalition.

 

Pressé de questions pour savoir combien de fois exactement la coalition avait dû re-router des avions, le porte-parole n'a pas voulu répondre.

 

Nous avons faire du re-routage d'avion, mais cela se produit des milliers de fois par jour dans le ciel américain pour des avions civils, a relativisé le porte-parole.

 

Revigorée par l'appui des bombardements russes, l'armée syrienne a lancé mercredi une vaste offensive terrestre dans le nord de la province de Hama, dans le centre du pays.

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 20:30
Su-25 photo Russia MoD

Su-25 photo Russia MoD

 

07 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Washington - Les Etats-Unis ont affirmé mercredi que la quasi totalité des frappes de la Russie en Syrie ne visaient pas les jihadistes de l'Etat islamique ou les groupes proches d'Al-Qaïda mais des organisations armées syriennes modérées qui combattent le régime de Damas.

 

Plus de 90% de leurs frappes auxquelles nous avons assisté n'ont pas été contre l'EI ou des terroristes affiliés à Al-Qaïda. Elle ont été en grande partie contre des groupes d'opposition, a déclaré le porte-parole du département d'Etat John Kirby.

 

Depuis qu'a commencé l'opération de raids aériens russes sur la Syrie la semaine dernière, Washington martèle que Moscou ne s'en prend pas à l'EI ou aux groupes proches d'Al-Qaïda mais vise plutôt tous les opposants syriens et consolide de facto le régime de son allié, le président Bachar al-Assad.

 

Mais c'est la première fois que les autorités américaines fournissent une estimation chiffrée de l'impact des frappes russes dans ce pays en guerre.

 

Notre inquiétude, a souligné John Kirby, réside davantage dans l'impact de l'activité militaire à l'intérieur de la Syrie (...) à l'encontre de groupes qui ne sont ni l'Etat islamique ni les terroristes affidés à Al-Qaïda.

 

L'armée syrienne a lancé mercredi une vaste offensive terrestre, revigorée par les frappes de l'aviation et désormais la marine russe, une semaine après le début de l'intervention militaire russe qui a redonné de l'élan au régime Assad.

 

Le président Vladimir Poutine a annoncé que les opérations russes allaient s'intensifier.

 

C'est une erreur pour la Russie, a réaffirmé le porte-parole de la diplomatie américaine.

 

Les Etats-Unis et la Russie avaient eu la semaine dernière une première réunion entre leurs forces armées afin d'éviter des incidents aériens entre leurs aviations dans le ciel syrien. Mais aucune autre rencontre n'a été programmée.

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 15:30
Les frappes russes du 30 septembre 2015 en Syrie - infographie Le Monde.fr

Les frappes russes du 30 septembre 2015 en Syrie - infographie Le Monde.fr

 

07.10.2015 Le Monde.fr avec AFP et Reuters

 

Près d’une semaine après le début des bombardements de l’armée russe en Syrie, Moscou continue de pousser ses pions, annonçant que l’intervention militaire, censée détruire des cibles de l’Etat islamique (EI), a aussi pour but de préparer une offensive terrestre de l’armée syrienne de Bachar Al-Assad.

 

Critiqué pour avoir bombardé des groupes rebelles, dont certains financés et entraînés par les Etats-Unis, la Russie a clairement déclaré, via son président Vladimir Poutine, que la campagne militaire allait s’intensifier pour permettre à l’armée syrienne de préparer une offensive terrestre. Dans la foulée, une source militaire citée par l’AFP syrienne annonçait une offensive dans la province de Hama, un secteur occupé par un groupe de forces d’opposition, dont des rebelles modérés et islamistes. Depuis le 30 septembre, Moscou affirme avoir détruit 112 cibles djihadistes, a affirmé Vladimir Poutine. Des bâtiments de la marine croisant en mer Caspienne ont aussi tiré 26 missiles, selon Moscou. Mais des doutes subsistent, notamment chez les Occidentaux, sur les véritables cibles des Russes. L’aviation russe a en effet beaucoup plus tendance à frapper l’opposition et les groupes armés hors EI que les troupes du « califat islamique » proprement dit. Les premiers représentent une menace réelle pour un régime aux abois quand le second reste un danger plus lointain. Les troupes de l’Etat islamique restent globalement tenues à l’écart de la « Syrie utile » encore aux mains de Bachar Al-Assad : l’axe et les villes de Damas et Homs, et la région côtière alaouite, fief du régime.

 

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 14:30
En Syrie, pourquoi une intervention au sol n'est pas encore possible

 

07/10/2015 par William Leday, Maître de conférence en relations internationales (à Sciences Po Paris et à l'INALCO)

 

INTERNATIONAL - Nul besoin d'avoir effectué une formation militaire pour saisir la complexité que recouvre une intervention occidentale au sol en Syrie et en Irak. S'il est possible de réduire l'Etat islamique, il sera beaucoup plus difficile de l'anéantir. Cela tient à la nature même d'une organisation multidimensionnelle en rhizome dotée d'une idéologie en capacité de susciter des adhésions et des allégeances à travers le monde, à son emprise totalisante et totalitaire sur les populations qu'elle contrôle, mais aussi et surtout à l'absence d'institutions et de projet politique alternatif de la part de ses détracteurs locaux.

 

Les guerres de ces dernières années sont riches d'enseignement. L'histoire montre en effet que des opérations aériennes, même assorties d'action au sol de la part de forces spéciales, ne garantissent pas l'anéantissement de pareils adversaires. Dans les années 90, après la libération du Koweït en 1991, le régime de Saddam Hussein ne s'est pas effondré face à l'aviation de la coalition et au blocus que lui infligea la communauté internationale. Au contraire, et le chercheur Pierre-Jean Luizard le démontre, le pouvoir irakien a su se réinventer en s'appuyant sur les solidarités traditionnelles. Au titre des contre-exemples, on peut citer la guerre du Kosovo, qui a vu une offensive arienne faire céder la Serbie de Slobodan Milosevic ou l'opération Enduring Freedom en Afghanistan. Cette dernière était une savante combinaison d'opérations aériennes et d'actions au sol menées avec des alliées locaux - l'Alliance du Nord de Ahmed Chah Massoud - appuyés par des forces spéciales. Dans le cas qui nous occupe, dès les premiers jours de frappes, Daech a réorganisé ses unités, réadapté son dispositif et sa stratégie.

 

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 14:30
Syrie: l'aviation russe va intensifier ses frappes en vue d'une offensive terrestre de l'armée syrienne

 

07 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - Les frappes de l'aviation russe en Syrie vont s'intensifier pour permettre de préparer une offensive terrestre de l'armée de Bachar al-Assad contre le groupe Etat islamique (EI), a annoncé mercredi Vladimir Poutine, après une semaine de bombardements qui ont visé 112 cibles des jihadistes.

 

Nous savons à quel point les opérations de ce genre -- antiterroristes -- sont compliquées. Et bien sûr, il est encore tôt pour tirer des conclusions, mais ce qui a été fait jusque là mérite une très bonne appréciation, a déclaré le président Vladimir Poutine lors d'une rencontre avec le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, retransmise à la télévision.

 

Depuis le 30 septembre jusqu'à ce jour, les frappes ont touché 112 cibles. L'intensité des frappes augmente, s'est félicité M. Choïgou.

 

Le président russe a également évoqué une possible offensive terrestre de l'armée syrienne contre l'EI, affirmant que les prochaines opérations militaires russes dans le pays seront synchronisées avec celles des forces gouvernementales.

 

Le ministre de la Défense a en outre souligné que quatre croiseurs russes de la flottille de la Caspienne ont tiré mercredi 26 missiles de croisière sur 11 cibles de l'EI en Syrie, les détruisant toutes. M. Choïgou n'a pas précisé d'où avaient tiré les navires.

 

La Russie a évoqué plus tôt mercredi la possibilité de mettre en place une coordination de ses frappes en Syrie avec celles de la coalition internationale menée par les États-Unis, alors que les tensions sont fortes entre Moscou et Ankara, qui accuse l'aviation russe de violer son espace aérien.

 

La Russie, fidèle allié du régime de Damas, mène des frappes en Syrie pour venir en aide au régime et ses avions frappent l'EI, qui contrôle la moitié du territoire syrien, ainsi que les groupes rebelles islamistes et ceux dits modérés qui se trouvent notamment à la lisière de la frontière turque.

 

Les États-Unis sont quant à eux à la tête d'une coalition d'une soixantaine de pays, qui procède depuis plus d'un an à des frappes quotidiennes contre l'EI en Syrie et en Irak voisin, sans parvenir à venir à bout du groupe jihadiste.

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 12:30
Su-34 bomber - photo Russia MoD

Su-34 bomber - photo Russia MoD

 

07 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Ankara - Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a affirmé mercredi que seuls deux raids aériens russes avaient ciblé le groupe de l'Etat islamique (EI) en Syrie, et que la Turquie ne fera pas de concessions sur les violations russes de son espace aérien.

 

Seuls deux des 57 frappes de la Russie ont visé Daech (l'acronyme arabe de l'EI) et les autres l'opposition modérée en Syrie, soutenue par la Turquie et les Etats-Unis, alliés de l'Otan, a-t-il dit devant la presse. Ces chiffres proviennent des renseignements militaires turcs, a-t-il expliqué.

 

Si l'opposition syrienne est affaiblie, c'est Daech qui en sortira renforcé (...) S'il y a une lutte contre Daech faisons le ensemble, a-t-il dit dans des propos télévisés.

 

Le chef du gouvernement a en outre prévenu que la Turquie ne fera pas de concessions au sujet des violations de son espace aérien à la frontière syrienne par des chasseurs russes, qu'elle a dénoncées ces derniers jours.

 

Nous ne ferons pas de concessions en ce qui concerne la sécurité de nos frontières et de notre espace aérien, a-t-il déclaré devant la presse au sujet des tensions entre la Turquie et la Russie qui s'est militairement impliquée en Syrie.

 

M. Davutoglu a cependant souligné que la Turquie ne veut pas de tensions avec la Russie, avec laquelle elle a d'étroits rapports commerciaux mais en précisant que l'espace turc est aussi naturellement l'espace de l'Otan.

 

Nous discutons (des violations) avec la partie russe d'une manière franche et amicale (...) Nous attendons de la Russie qu'elle prenne en compte les inquiétudes sécuritaires de la Turquie, a-t-il ajouté.

 

La Turquie a dénoncé deux violations de son espace aérien lors du week-end par des avions russes et convoqué l'ambassadeur de Russie pour lui faire part de sa ferme protestation.

 

L'émissaire russe a une nouvelle fois été convoqué mardi au ministère des Affaires étrangères pour discuter de cette affaire, a indiqué mercredi un communiqué du ministère.

 

Les autorités turques sont prêtes à rencontrer les responsables militaires russes pour faire le point sur les mesures que Moscou serait prête à prendre pour éviter une répétition de ces incidents, a souligné le texte.

 

La diplomatie turque a toutefois démenti des informations selon lesquelles un groupe de travail serait constitué entre les parties.

 

Le ministère russe de la Défense a indiqué mercredi que des discussions étaient en cours avec les Turcs pour mettre en place un mécanisme afin d'éviter de tels incidents.

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 11:30
SU-25 - photo Russia MoD

SU-25 - photo Russia MoD

 

07.10.2015 Romandie.com (ats)

 

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a affirmé que des bombardements de l'aviation russe mercredi dans l'ouest de la Syrie sont accompagnés par un assaut terrestre des "forces du régime". Quatre positions tenues par des rebelles auraient été visées.

L'OSDH ne précise pas qui participe à cet assaut terrestre mais englobe généralement sous l'expression de "forces du régime" l'armée syrienne et ses milices alliées locales ou étrangères.

La semaine dernière, au deuxième jour de l'intervention militaire russe en Syrie, des sources libanaises avaient affirmé à Reuters que plusieurs centaines de soldats iraniens avaient pris position en Syrie en vue d'une offensive au sol en soutien aux forces gouvernementales de Bachar al Assad. L'Iran est, avec la Russie, un des deux principaux alliés de Damais.

On sait aussi de sources régionales que le général iranien Qassem Soleimani, commandant de la force d'élite Al Qods, a participé à la préparation de la campagne aérienne russe en Syrie.

 

Coordination

La Russie a pour sa part indiqué mercredi qu'elle pourrait mettre en place des propositions américaines visant à coordonner ses frappes en Syrie avec celles de la coalition internationale menée par les Etats-Unis, selon le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général Igor Konachenkov.

"Le ministère russe de la Défense a répondu aux demandes du Pentagone. Il a examiné en profondeur les propositions américaines sur la coordination des opérations (menées) dans le cadre de la lutte contre le groupe terroriste Etat Islamique sur le territoire syrien", a-t-il dit, cité par les agences de presse russes. "Globalement, ces propositions peuvent être mises en place."

"Nous essayons seulement de clarifier de notre côté certains détails techniques qui seront discutés aujourd'hui entre des experts du ministère russe de la Défense et ceux du Pentagone", a ajouté le général.

Des responsables américains et russes avaient discuté la semaine dernière, à la demande de la Russie, des moyens d'éviter tout incident potentiel dans le ciel syrien.

Les deux pays menant chacun des frappes régulières en Syrie, il s'agissait de prévoir qu'elles n'aient pas lieu au même endroit et en même temps. Mais jusqu'à présent ces discussions russo-américaines n'avaient pas abouti.

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 12:30
Arc triomphe Plmyre - photo Ko Hon Chiu Vincent (UNESCO)

Arc triomphe Plmyre - photo Ko Hon Chiu Vincent (UNESCO)

 

06 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Damas - Les avions de combat russes ont bombardé pour la première fois des positions du groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans et autour de Palmyre en Syrie, a rapporté la télévision d'Etat mardi.

 

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les russes ont mené au moins 30 raids contre Palmyre lundi et dans la nuit, qui ont fait 15 morts dans les rangs des combattants jihadistes.

 

En coordination avec l'armée de l'air syrienne, l'aviation russe a pris pour cibles des positions tenues par l'EI dans et autour de Palmyre, a indiqué la télévision syrienne, en citant une source militaire.

 

Une vingtaine de véhicules blindés ont été détruits, de même trois dépôts de munitions et trois rampes de lancement de roquettes, a-t-elle ajouté.

 

Selon l'OSDH, parmi les frappes lancées lundi par l'aviation russe, quatre ont visé Raqa, principal fief de l'EI dans le nord-est du pays, où quatre jihadistes ont été tués.

 

La Russie est intervenue le 30 septembre dans le conflit en Syrie, pour venir en aide au régime de Bachar al-Assad, son allié, qui a perdu les deux-tiers du pays depuis sa guerre contre les rebelles en mars 2011.

 

Depuis l'armée de l'air russe, qui a acheminé des renforts en Syrie, cible l'EI qui s'est emparé de la moitié du territoire syrien et d'autres groupes rebelles dans plusieurs régions syriennes.

 

Profitant de la guerre civile pour s'implanter en Syrie, l'EI s'est emparé le 21 mai de Palmyre, à 205 km à l'est de Damas, après en avoir chassé les forces gouvernementales, suscitant aussitôt la crainte pour l'avenir du patrimoine syrien.

 

La cité antique de Palmyre, site inscrit par l'Unesco au patrimoine mondial de l'humanité, est située dans la province centrale de Homs. Depuis sa prise, l'EI y a procédé à des exécutions sommaires et à d'importantes destructions de joyaux classés au patrimoine mondial de l'Humanité.

 

La dernière destruction en date remonte à dimanche; le groupe jihadiste a démoli à l'explosif l'arc de Triomphe qui date de l'empereur Septime Sevère (193 à 211), et est situé à l'entrée de la célèbre rue à colonnades du site historique.

 

Le choix est simple: soit Palmyre disparaît définitivement, soit l'armée syrienne avance très vite avec le soutien de la communauté internationale et de l'armée russe pour libérer la ville, a dit lundi le directeur général des Antiquités et des Musées de Syrie, Maamoun Abdelkarim, après la destruction de l'arc de triomphe.

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 07:20
Iraqi soldiers of the Taji Military Complex's Non Commissioned Officer Academy - photo US DoD

Iraqi soldiers of the Taji Military Complex's Non Commissioned Officer Academy - photo US DoD


05.10.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Syrie: 500 millions
Afrique: 600 millions
Afghanistan: 65 milliards
Irak: 25 milliards

Ce sont les sommes dépensées, ces dernières années, par le DoS et le DoD américains pour la formation des armées étrangères. Pour un résultat "misérable", de l'aveu même d'un officiel US.

"Our track record at building security forces over the past 15 years is miserable," a reconnu Karl W. Eikenberry,  ancien général et ex-ambassadeur des USA en Afghanistan. Il faut reconnaître que ces dernières semaines, les succès ne sont pas en rendez-vous: la débandade des rebelles syriens, et celle des Afghans de Kunduz, plombent le palmarès déjà pas très glorieux.

C'est à lire dans le dans le New York Times ici. Le titre: "Billions From U.S. Fail to Sustain Foreign Forces".

Tout ça ne veut pas dire que nous, Français, Européens..., ferions mieux. Mais pour moins, on ne ferait pas pire.

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 17:30
Su-24M - photo Russia MoD

Su-24M - photo Russia MoD

 

05 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - La Russie a annoncé lundi avoir mené ces dernières 24 heures des frappes aériennes sur neuf cibles de l'organisation Etat islamique (EI) dans le cadre de son intervention militaire en Syrie.

 

Mais le détail des cibles semble indiquer que l'aviation russe a en majorité frappé des positions appartenant à d'autres groupes que l'EI, notamment le Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda.

 

Selon le ministère russe de la Défense, des avions Su-34, Su-24M et Su-25 ont effectué 25 sorties destinées à désorganiser la chaîne de commandement et à endommager la logistique des terroristes.

 

Des bombardiers Su-24M ont ainsi détruit un poste de commandement de l'EI à Rastane, dans la province de Homs (centre), selon le communiqué du ministère.

 

Dans la localité de Talbissé, à 25 kilomètres au sud de Homs, les avions russes ont détruit trois cibles, deux dépôts de munitions et un noeud de communication, tandis qu'un poste de commandement a également été frappé à Beit Mneineh, dans la province de Lattaquié (ouest), affirme le ministère russe.

 

Des chasseurs Su-25 ont en outre frappé un camp d'entraînement à Jisr al-Choughour, dans la province d'Idleb (nord-ouest), détruisant un dépôt de munitions et des véhicules blindés.

 

L'aviation russe a également bombardé Jabal al-Qobbé, toujours dans la province d'Idleb, et détruit trois pièces d'artillerie et un stock de munitions.

 

Et dans un secteur boisé, près d'Idleb, les Russes ont frappé une base camouflée où se trouvaient une trentaine de véhicules dont des chars T-55 capturés à l'armée syrienne.

 

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), l'EI n'est pratiquement pas présent dans territoires.

 

Par exemple, Jisr al-Choughour est sous le contrôle de L'Armée de la Conquête, qui regroupe le Front Al-Nosra et des groupes islamistes qui combattent le régime et l'EI. Jisr al-Choughour est une localité clé sur la principale route menant à la province de Lattaquié, fief de Bachar al-Assad.

 

L'aviation russe a lancé la semaine dernière une campagne de frappes aériennes en Syrie. La Russie affirme que ses frappes sont dirigées uniquement contre le groupe État islamique mais Ankara et ses alliés occidentaux accusent Moscou de concentrer ses attaques sur les forces syriennes modérées.

 

Le but des opérations (...) est de fournir un appui aux troupes syriennes dans leur lutte contre les organisations terroristes et radicales. Les cibles des avions russes sont ces groupes, a répété lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

 

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a de son côté qualifié les opérations russes de transparentes, ajoutant que Moscou avait proposé à Washington un contact direct sur le sujet.

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 16:30
MiG-29 jet photo Vladimir Astapkovich - RIA Novosti

MiG-29 jet photo Vladimir Astapkovich - RIA Novosti

 

05 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Ankara - Deux chasseurs F-16 de l'aviation turque ont été harcelés dimanche lors d'une mission de patrouille par un MIG-29 non identifié à la hauteur de la frontière syrienne, a annoncé lundi l'armée turque sur son site internet.

 

Deux de nos F-16 faisant partie d'une patrouille de 10 avions ont été harcelés (..) pendant 5 minutes 40 secondes, a affirmé le communauté sans préciser si les avions étaient russes ou syriens.

 

Cet incident survient au lendemain d'un autre incident à cette frontière, lorsque des avions turcs ont intercepté un chasseur de l'armée de l'air russe et l'ont forcé à faire demi-tour.

 

L'ambassadeur de Russie à Ankara a été convoqué samedi et les autorités turques lui ont fait part de leur vive protestation à la suite de cet incident, selon un communiqué du ministère turc des Affaires étrangères.

 

Le secrétaire général de l'Otan, dont la Turquie est membre, Jens Stoltenberg, devait recevoir lundi à Bruxelles le chef de la diplomatie turque Feridun Sinirlioglu afin de discuter de la situation en Syrie après l'interception d'un chasseur russe dans l'espace aérien de la Turquie.

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 16:30
 photo Ko Hon Chiu Vincent (UNESCO)

photo Ko Hon Chiu Vincent (UNESCO)

 

5 octobre 2015 par JDD

 

Visé par des frappes russes depuis jeudi, Daech a détruit en représailles l'Arc de triomphe de Palmyre, cité antique de Syrie. La destruction totale de ce joyau historique est à craindre.

 

En réponse aux frappes russes, l'Etat islamique a réduit en poussière le célèbre Arc de triomphe de Palmyre en Syrie, dernier monument en date à être détruit par les djihadistes dans cette cité classée au patrimoine mondial. "Chaque fois que l'EI est attaqué ou perd du terrain, il agit ainsi. Il ne s'agit pas d'un acte idéologique, mais d'un acte vengeance contre la communauté internationale qui doit réagir", a affirmé à l'AFP le directeur général des Antiquités et des Musées de Syrie, Maamoun Abdelkarim.

Après la destruction des deux temples, dont celui de Baal, des trois plus belles tours funéraires, les djihadistes ont démoli dimanche à l'explosif l'arc de Triomphe, qui date de l'empereur Septime Sevère (193 à 211). Situé à l'entrée de la célèbre rue à colonnades du site historique, il "était une icône de Palmyre", selon M. Abdelkarim. "Le choix est simple : soit Palmyre disparaît définitivement, soit l'armée syrienne avance très vite avec le soutien de la communauté internationale et de l'armée russe pour libérer la ville. L'essentiel, c'est de la sauver, ensuite, on pourra discuter des problèmes politiques", a-t-il ajouté.

 

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 16:30
photo RT.com (Twitter)

photo RT.com (Twitter)


04.10.2015 par 45eNord.ca (avec AFP)

 

Les forces russes ont mené ces dernières 24 heures de nouvelles frappes sur 10 cibles du groupe État islamique (EI) en Syrie, étendant leur campagne aérienne dans ce pays, a-t-on annoncé de source officielle russe.

 

« Sur les dernières 24 heures, des avions SU-34, SU-24M et SU-25 ont effectué 20 sorties », a annoncé le ministère russe de la Défense. « Dix cibles d’infrastructures des bandits de l’EI ont été frappées », a-t-il ajouté, ajoutant que les forces russes étaient en train d’étendre leur campagne de bombardements. « Dix cibles d’infrastructures des groupes de bandits de l’EI ont été frappées », a-t-il ajouté, ajoutant que les forces russes étaient en train d’étendre leur campagne de bombardements.

Les frappes ont visé selon le ministère des cibles dans la province d’Idleb (nord-ouest) – où selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) l’EI n’est pas présent -, ainsi que dans la province de Raqa (nord-est), fief du groupe jihadiste.

Selon le ministère, les SU-25 ont attaqué un camp d’entraînement dans la province d’Idleb et ont « détruit les repaires des terroristes et un atelier de fabrication d’explosifs, dont des ceintures explosives ».

 

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:30
Sukhoi Su-34 in flight

Sukhoi Su-34 in flight

 

03 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - La Russie a affirmé samedi que ses frappes aériennes en Syrie entamées mercredi avaient semé la panique chez le groupe Etat islamique (EI), en forçant 600 de ses membres à abandonner leurs positions.

 

Nous avons réussi à réduire significativement le potentiel militaire des terroristes (...). La panique et la désertion ont commencé dans leurs rangs, a affirmé un haut responsable de l'état-major russe, le général Andreï Kartapolov.

 

Selon lui, environ 600 militants de l'EI ont abandonné leurs positions et tentent de s'enfuir vers l'Europe.

 

Depuis mercredi, l'aviation russe a effectué plus de 60 frappes en Syrie visant plus de 50 sites d'infrastructure de l'organisation terroriste Etat islamique, parmi lesquels des entrepôts de munitions et d'explosifs et des camps d'entraînement de l'EI, a précisé M. Kartapolov, cité dans un communiqué de l'état-major.

 

Compte tenu des premiers résultats, non seulement nous allons poursuivre les frappes aériennes, mais aussi les intensifier, a souligné le responsable.

 

Il a également répété que les frappes russes ne visaient que les terroristes en Syrie.

 

La Russie a prévenu à l'avance notamment la partie américaine qu'elle allait mener des frappes sur les sites de l'EI, selon M. Kartapolov.

 

Les Américains nous ont informés alors qu'il n'y avait personne d'autre sauf des terroristes dans cette région, a-t-il affirmé.

 

La Russie a commencé mercredi à mener des frappes en Syrie, dans sa première intervention militaire d'envergure hors de l'ex-URSS depuis l'occupation de l'Afghanistan en 1979.

 

L'Occident et les pays arabes ont critiqué la stratégie russe en Syrie, disant soupçonner Moscou de concentrer ses attaques non sur l'EI mais sur les opposants au régime considérés comme des modérés par les Etats-Unis et leurs alliés.

 

Le président américain Barack Obama a estimé vendredi que la stratégie de la Russie en Syrie était une catastrophe assurée.

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:30
Russian Su-30SM

Russian Su-30SM

 

03.10.2015 Romandie.com (ats)

 

Les avions de combat russes ont bombardé samedi des cibles du groupe djihadiste Etat islamique (EI) au quatrième jour de leur intervention en Syrie. Washington et Londres ont continué à dénoncer la stratégie de Moscou visant à défendre le régime de Bachar al-Assad.

L'aviation russe a mené plus de 20 sorties en 24 heures en Syrie et neuf raids ont visé des cibles de l'EI, annonce samedi à la mi-journée le ministère russe de la Défense. Il a précisé que ces frappes ont détruit un poste de commandement et un bunker de l'EI près de la ville de Raqa, la "capitale" de l'organisation extrémiste située dans le nord-est du pays en guerre.

Les avions russes ont en outre détruit un entrepôt de munitions et visé un camp d'entraînement du groupe djihadiste dans la province d'Idleb (nord-ouest), selon le ministère.

La Russie a affirmé que ses frappes ont semé la "panique" chez le groupe EI, en forçant 600 de ses membres à abandonner leurs positions. "La panique et la désertion ont commencé dans leurs rangs", a affirmé un haut responsable de l'état-major russe, le général Andreï Kartapolov.

 

Civils et enfants tués

Selon un nouveau bilan de L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les frappes russes ont coûté la vie depuis mercredi à 39 civils dont huit enfants et à 14 djihadistes, 12 de l'EI et deux d'Al-Nosra.

Déclenché en 2011 par une révolte populaire brutalement réprimée, le conflit déjà très complexe, a pris un nouveau tournant avec l'implication des Russes, alliés du régime qui a perdu les deux tiers du territoire dans les combats. Or, Moscou considère le régime d'Assad comme un rempart face à l'EI.

C'est pourquoi la Russie vise l'EI mais aussi le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, et ses alliés rebelles islamistes, selon des sources syriennes et l'OSDH. Elle a également frappé des petits groupes rebelles soutenus par les Etats-Unis.

 

Critiques occidentales

Les Occidentaux ont critiqué la stratégie russe, estimant que les raids devraient épargner les groupes rebelles qu'ils soutiennent. Les Russes "ne font pas la différence" et "de leur point de vue, ce sont tous des terroristes. Et c'est une catastrophe assurée", a dit le président américain Barack Obama vendredi.

Le premier ministre britannique David Cameron a pour sa part affirmé samedi que l'intervention militaire russe ne faisait qu'aider le président Bachar al-Assad. "Il est évident que la Russie ne fait aucune distinction entre le groupe EI et les groupes syriens d'opposition légitimes. En conséquence, il aide le boucher Assad et ne fait qu'aggraver la situation", a souligné M. Cameron.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 16:40
Su-24M2 Fencer Jet photo Dmitriy Vinogradov - Sputnik.jpg

Su-24M2 Fencer Jet photo Dmitriy Vinogradov - Sputnik.jpg

 

03.10.2015 sputniknews.com

 

The Russian air force’s long-range striking power in the region comes from the twelve Su-24M2 Fencer jets that Russia has sent to its base in Latakia, Syria.

 

The Fencer is a mature design as it was launched in the 1960s. But despite the age, Russia’s remaining fleet of Su-24s has been heavily upgraded with modern systems. The current version of the Fencer is equipped with GLONASS satellite navigation systems, an advanced glass cockpit, a modern head-up display and an upgraded air-to-air self-defense capability with the addition of R-73 high off-boresight missiles, American magazine The National Interest wrote.

The Fencer can transport a maximum of 17,600lbs of ordnance, but usually carries only 6,600lbs in most configurations according to Sukhoi. The aircraft, which was designed to infiltrate enemy airspace at low altitude, can hit targets as far as 400 miles away without aerial refilling while carrying six 1,100lbs FAB-500M-62 bombs.

According to the magazine, the aircrafts are being used not just for strike missions but also for reconnaissance and other support missions.

As the magazine further speculated, considering that Russian air force has twelve Su-24M2 available to them, the Russian air force should have between eight to ten Fencers available to them at any given time. That means that Russian Forces can carry out thirty assaults per day in a best-case scenario.

But it remains unknown as to how many pilots and maintenance crews Russian forces brought with them.

“The Russian air force will eventually replace aircraft with the Su-34, but the Fencer will remain in service for some time to come. It still offers the Russian forces in Syria a decent long-range strike capability against targets that are further away from Latakia,” The National Interest concluded.


 
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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 16:30
Septembre rouge

 

3 octobre 2015 par Michel Goya  - La Voie de l’Epée

 

Pendant la guerre froide on appelait cela la stratégie du « piéton imprudent » par analogie avec l’individu qui s’engage soudainement sur la route en ne laissant au conducteur que le choix entre l’arrêt brutal et l’accident catastrophique. La Russie, et avant elle l’URSS, est coutumière de cette méthode depuis l’intervention éclair en Tchécoslovaquie en 1968 jusqu’à l’annexion de la Crimée en 2014 en passant par la prise des points clés de Kaboul en 1979 ou même simplement l’envoi d’un régiment sur l'aéroport de Pristina en juin 1999 interdisant l’usage de celui-ci aux forces de l’OTAN. Il nous, est arrivé, à nous Français, de le faire aussi, au Tchad par exemple, en 1968 ou en 1983, profitant nous aussi de cette capacité de pouvoir engager la force sans débat interne et vote préalable (ou du moins non-acquis d'avance).

Cette intervention surprise peut être « blanche », c’est-à-dire permettant d’obtenir des gains stratégiques sans avoir à combattre, simplement en se positionnant au bon endroit et/ou en établissant un rapport de forces suffisant pour dissuader de tout affrontement. Elle peut être aussi « rouge » et impliquer le combat selon trois méthodes, discrète (en Ukraine depuis 2014), au contraire écrasante (Hongrie, 1956) ou enfin visible et limitée. L’engagement actuel de la Syrie relève de la troisième posture, avec cette faculté de changer la situation stratégique initiale tout en gardant la possibilité, en fonction des changements observés, de se retirer relativement facilement ou au contraire de déployer de nouveaux moyens, dans ce cas le plus souvent écrasants. Dans l’art opérationnel russe, les engagements sont des coups calculés qui se succèdent soudainement et par paliers. On n'y goûte ni l'engagement comme fin en soi, ni les stratégies américaines de pression et d'escalade de type poker.

 

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 11:30
Russian Airstrikes in Syria: September 30-October 1, 2015

 

Oct 2, 2015 - Genevieve Casagrande - ISW

 

Russia conducted a second round of airstrikes in Syria on October 1, targeting rebel-held positions in the provinces of Homs, Idlib, and Aleppo. The Russian Ministry of Defense (MoD) has repeatedly claimed that the airstrikes are targeting ISIS positions in these rebel-held areas. However, Russian targets included the training camp of an FSA-affiliated, Western-backed TOW anti-tank missile recipient Liwa Suqour al-Jebel near the town of Maaret al-Nouman in Idlib Province, in addition to other rebel-held targets. The Russian MoD also claimed two airstrikes in Raqqah Province, targeting an ISIS-held training camp and “command post”. These airstrikes are the first Russian strikes confirmed by the Russian MoD that have targeted positions in ISIS-held terrain.

The following graphic depicts ISW’s assessment of Russian airstrike locations based on reports from local Syrian activist networks, Syrian state-run media, and statements by Russian and Western officials.

 

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 18:30
photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

01/10/2015 Sources : Etat-major des armées

 

La situation sécuritaire au Levant n’a pas connu d’évolution significative cette semaine. En Irak, la coalition concentre ses efforts sur trois zones, où Daech mène des actions de harcèlement et des attaques ciblées : Baïji, Ramadi et Fallouja.

 

En Syrie, où Daech tente toujours d’obtenir des gains territoriaux, la semaine a été marquée par la réalisation d’une première frappe française au Sud de la ville de Deir Ez Zor. Elle a été réalisée sur la base des éléments recueillis par les missions ISR conduites depuis le 8 septembre 2015.

 

Le 24 septembre 2015, la Frégate anti-aérienne (FAA) Cassard a rejoint le groupe aéronaval américain- Carrier Strike Group 12 (CSG12) – constitué autour du porte-avions USS Theodore Roosevelt. Ce faisant, il rejoint les forces françaises engagées au Levant. Sa mission consiste à prendre le commandement d’une zone de défense aérienne, au profit du Centre de coordination des opérations aériennes (CAOC) d’Al Udeid, situé au Qatar.  En parallèle, il participe en tant qu’escorteur à la protection du porte-avions américain.

 

Cette semaine, 19 missions aériennes ont été effectuées par la force Chammal au-dessus de l’Irak et au-dessus des zones contrôlées par Daech en Syrie, dont 7 missions de renseignement. Sept frappes ont été réalisées, conduisant à la destruction de 24 objectifs dans les régions irakiennes de Mossoul et Ramadi, et à Deir Ez Zor en Syrie.

Crédits EMA

Crédits EMA

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 16:30
Iliouchine IL-20M photo Kirill Naumenko

Iliouchine IL-20M photo Kirill Naumenko

 

 01 October, 2015 BY: Arie Egozi - FG

 

The Russian air force has deployed Ilyushin Il-20M intelligence-gathering aircraft inside Syria to help co-ordinate its attacks on rebel personnel, and to also follow the movements of other militaries operating in the area.

 

Dedicated to electronic intelligence missions, the Il-20M arrived in Syria days after Russia's first Ilyushin Il-76 began to unload military hardware at Latakia air base. The heavily-adapted aircraft's mission equipment includes surveillance radars, an electro-optical/infrared sensor and satellite communications equipment for real-time data sharing.

 

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 16:30
Su-24 bombers - photo Sputnik

Su-24 bombers - photo Sputnik

 

1 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - L'armée russe a procédé dans la journée de jeudi à de nouvelles frappes aériennes sur cinq positions du groupe jihadiste Etat islamique en Syrie, a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense cité par les agences russes.

 

Selon le général Igor Konachenkov, les avions russes ont frappé des positions du groupe jihadiste dans la province de Hama (centre) et celle d'Idleb (nord-ouest), au cours de huit missions de vols.

 

C'est en tout la troisième série de frappes aériennes annoncée par le ministère russe de la Défense. La toute première avait été menée mercredi. La seconde durant la nuit de mercredi à jeudi, selon le ministère de la Défense.

 

Selon le porte-parole militaire, les avions russes avaient déjà frappé dans le secteur de Latamna, dans la province de Hama, mais y sont revenus ce jeudi.

 

Nous avons empêché les combattants de l'EI de tenter de rétablir un poste de commandement dans la province de Hama qui avait été détruit lors des frappes aériennes de nos avions le 30 septembre, a déclaré le général Konachenkov, parlant de frappe aérienne supplémentaire.

 

Parallèlement, l'armée russe dit avoir bombardé un camp d'entraînement de l'Etat islamique à Maaret al-Numan, dans la province d'Idleb, ainsi qu'un poste de commandement de l'EI au nord de Jisr al-Shughur, toujours dans la province d'Idleb.

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