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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 10:55
La table tactile interactive présentée sur le stand du ministère de la Défense lors du Salon du Bourget

La table tactile interactive présentée sur le stand du ministère de la Défense lors du Salon du Bourget

 

17 juin, 2015 Pierre Brassart (FOB)

 

Le salon du Bourget est une excellente occasion pour la Direction Générale de l’Armement pour présenter différentes innovations développées par des PME qu’elle finance et encourage via le dispositif RAPID. Dans cet article, nous portons l’attention sur deux d’entre elles.

 

Une première innovation est présentée par pas moins de 3 PME, en coopération avec une école d’ingénieurs. Les sociétés Eyes3Shut, IMMERSION et Deev-Interaction (comme sous-traitant) et l’école d’ingénieurs TELECOM Bretagne développent ensemble le 3DC2, un système de « command and control » multi-utilisateurs à visualisations personnalisées. Ce système se compose d’une table tactile interactive permettant à plusieurs utilisateurs de  visualiser en même temps, à l’aide de lunettes actives, différents niveaux d’informations. Les applications militaires pour le 3DC2 concernent principalement la préparation, le suivi et le commandement de mission coordonnées entres divers type de vecteurs (drones, avions de combat, hélicoptères, moyens au sol…). La visualisation peut s’effectuer en 2D ou en 3D.

 

Une autre innovation encouragée par la DGA a fait sa première mondiale lors du Salon du Bourget 2015 : BULLE. Développé par WAREIN et R&D Tech, BULLE (Bras Ultra Léger articulé gonflabLE) est un démonstrateur de robot en tissus. Ce robot a été développé dans le but de pouvoir procéder sans risque à des inspections de matériel et d’équipement difficile d’accès, typiquement des dérives d’avions.

 

Le système BULLE tiens entièrement dans un sac à dos standard

Le système BULLE tiens entièrement dans un sac à dos standard

L’avantage premier de ce système est bien évidemment son poids. Le bras en lui-même ne pèse qu’un kilo. Le système complet, avec deux bouteilles d’air comprimé (permettant une utilisation continue de 25 minutes), représente une charge de 10 kg sur le dos de son porteur. Le tout tient dans un sac à dos. Lors de l’utilisation, le bras est sorti du sac, gonflé et ensuite facilement rangé une fois la mission terminée. Une étape ultérieure sera un déploiement télescopique pour éviter l’étape du déballage et du remballage manuel. Le modèle présenté lors du salon du Bourget est doté d’un bras de 15 mètres de long, mais une version de 30 mètres est en développement. Le système est totalement modulable (longueur, nombre d’articulation,…) en fonction des besoins du client.

 

Différentes charges utiles peuvent être installées au bout du bras. BULLE peut emporter jusqu’à 3,75 fois son poids (par exemple, un bras de 2 mètres pesant 800 gr peut emporter un charge de 3 kg). Les types d’équipements qui peuvent être emportés sont nombreux (système vidéo, système de détection,…). Le système a d’abord été conçu afin d’offrir un moyen d’inspection sans risque pour l’utilisateur mais le directeur de WAREIN a confirmé à FOB que l’armée de Terre comme la Marine nationale pourraient être intéressés par un tel système afin de disposer de mats gonflables légers pouvant, par exemple, servir à élever des antennes de communication.

 

Des applications civiles sont également parfaitement envisageables et envisagées. Le directeur de WAREIN toujours nous a par exemple évoqué le cas des armateurs de méthaniers qui pourraient avoir recours à un tel équipement pour réduire le temps d’inspection des cuves. Quand on sait ce que coûte l’immobilisation d’un méthanier (autour de 50 000 € par jour), une solution pour réduire ce temps mort et couteux n’est pas négligeable…

 

Encore d’autres innovations sont visibles sur le stand du ministère de la Défense lors du Salon du Bourget 2015.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 10:54
3DC2 - Innovations photo DGA

3DC2 - Innovations photo DGA


15/06/2015 par DGA

 

3DC2, système de « command and control » multi-utilisateurs à visualisations  personnalisées

 

Le ministère de la Défense présente au salon du Bourget 2015 « 3DC2 », une table tactile interactive permettant à plusieurs utilisateurs de bâtir ensemble une solution tactique, chacun  visualisant en même temps un niveau d’informations adapté à sa fonction. 3DC2 est développé par des PME françaises avec le soutien de la Direction générale de l’armement (DGA).

3DC2 est un système de travail collaboratif, du type « Command & Control » (C2). Il facilite la prise de décision d’opérateurs devant traiter simultanément et en commun, dans un environnement complexe, une quantité importante d’objets dynamiques, répartis dans l’espace et présentant une grande richesse d’informations. 3DC2 associe l’utilisation de nouvelles technologies de visualisation stéréoscopique 3D et 2D à la technologie des lunettes actives permettant de proposer sur un même écran des vues différentes selon les utilisateurs, chaque paire de lunettes se synchronisant sur différentes images (dispositif connu sous le nom de Dual-View).

Les applications militaires pour 3DC2 concernent la préparation, le suivi et le commandement de mission coordonnées entres divers type de vecteurs (drones, avions de combat, hélicoptères, moyens au sol…), l’entraînement et la formation à ce type de missions et l’expérimentation de nouveaux concepts de C2, d’automatisation et d’autonomie décisionnelle pour de futurs systèmes de défense. De nombreuses applications civiles sont également envisageables, entre autres dans les domaines de la sécurité civile, la supervision de systèmes de transport et l’énergie, les interventions chirurgicales complexes.

3DC2 a été développé par les PME « Eyes3Shut » et « IMMERSION », en association avec l’école d’ingénieurs « TELECOM Bretagne » et la PME « Deev-Interaction » comme sous-traitant. La DGA a permis le développement de 3DC2 à travers le dispositif RAPID* d’aide aux innovations à caractère dual, permettant des applications militaires et civiles.

3DC2 sera en démonstration sur le stand du ministère de la Défense pendant toute la durée du 51e salon international de l’aéronautique et de l’espace.

(*)Le dispositif RAPID (Régime d’appui à l’innovation duale) est un dispositif de la Direction générale de l’armement (DGA), en partenariat avec la Direction générale des entreprises (DGE). Il soutient des projets de recherche industrielle ou de développement expérimental à fort potentiel technologique, présentant des applications militaires mais aussi des retombées pour les marchés civils. Ces projets d’innovation duale sont proposés par des PME ou des ETI indépendantes de moins de 2 000 salariés, seules ou en consortium avec une entreprise ou un organisme de recherche. Depuis la création du dispositif RAPID en 2009, 205 M€ ont été investis dans plus de 300 projets innovants. Le budget de RAPID a été porté à 50 M€ en 2015 dans le cadre du Pacte Défense PME

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 08:55
Chaire Cyber Défense

 

source Ecole Navale

 

Le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité Nationale, approuvé par le Président de la République en avril 2013, élève la cyber défense au rang de priorité nationale.

La cyber sécurité, et plus particulièrement la cyber défense, a été identifiée comme un axe stratégique du Livre Blanc Défense et du Pacte d’Avenir Bretagne rendu public en décembre 2013.

Le Pôle d’excellence en cyber défense en Bretagne se structure autour de deux composantes indissociables :

- la première est consacrée à la formation initiale, la formation continue et l’enseignement supérieur,

- l’autre concerne la recherche, garante d’un enseignement supérieur de qualité, et le développement d’un tissu industriel.

Il doit également s’appuyer sur l’organisation technico-opérationnelle pour mettre en place les plates-formes nécessaires à la formation, l’entraînement à la gestion de cyberattaques et l’expérimentation de nouveaux produits de sécurité informatique.

La composante navale de la cyber défense constitue l’un des axes essentiels au développement de telles compétences. L’École navale, TELECOM Bretagne, DCNS etTHALES ont depuis une vingtaine d’années une tradition d’échanges scientifiques et de collaborations dans les domaines des systèmes navals, des systèmes d’informations et de télécommunications. Les quatre partenaires créent, à l’automne 2014, avec le soutien de la région Bretagne et sous le haut patronage de l’Officier Général Cyber, une chaire dans le domaine de la cyber défense des systèmes navals dont le titulaire est le Dr. Patrick Hébrard.

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Pour l’École navale, ce projet devrait permettre de développer une expertise au profit de la formation des élèves-officiers ingénieurs et des officiers SIC de la Marine nationale tout en renforçant les partenariats dans le domaine de la recherche avec les industriels du monde naval et le domaine du maritime civil.

Pour TELECOM Bretagne, ce projet d’inscrit dans une démarche de renforcement des activités dans le domaine de la cyber sécurité et son élargissement au domaine du naval (en savoir +).

Pour DCNS, il constitue un élément de concrétisation de sa politique de recherche et d’innovation en structurant des partenariats avec les acteurs académiques d’excellence dans ses domaines d’activités (en savoir +).

Pour THALES, il constitue un élément de concrétisation de sa politique de recherche et d’innovation en structurant des partenariats avec les acteurs académiques d’excellence dans ses domaines d’activités (en savoir +).

Cette chaire cyber défense constituera une plateforme de diffusion et de valorisation des résultats des recherches et des projets développés, tant sur le plan national qu’international, au profit des partenaires.

Les activités de la chaire prendront la forme de façon privilégiée de thèses de doctorat et de post-doctorat dont les modalités seront définies par le comité exécutif.

Le Programme Technique de la Chaire est organisé en un ensemble d’activités réparties entre l’École navale, TELECOM Bretagne, DCNS et THALES.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 08:55
L’École navale, Télécom Bretagne, DCNS et Thales créent une chaire de cyberdéfense navale

 

31.10.2014 DCNS Group

 

L’École navale, Télécom Bretagne, DCNS et Thales se sont associés pour créer – avec le soutien de la région Bretagne – une chaire de cyberdéfense des systèmes navals. Couvrant les volets enseignement et recherche, cette chaire – universitaire mais aussi industrielle – ambitionne de stimuler la cyber-innovation en se concentrant en particulier sur les systèmes navals et le domaine maritime.

 

Avec la montée en puissance des navires de combat « numériques », caractérisés par l’intégration de nombreux systèmes d’information et réseaux informatiques, la cyberdéfense des systèmes navals revêt une importance stratégique majeure. Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2013, en continuité de celui de 2008, place la sécurité et la défense des systèmes d’information au cœur des priorités stratégiques de la Nation. Les cybermenaces y sont clairement identifiées comme une menace majeure pour la sécurité nationale.

 

Dans ce cadre, la chaire de cyberdéfense des systèmes navalsa été créée et placée au sein de l’École navale. Elle est coordonnée par DCNS, leader mondial des systèmes navals de défense, en partenariat avec Thales, acteur majeur dans le domaine de la cybersécurité pour les systèmes d’information critiques, et l’école d’ingénieurs Télécom Bretagne – avec le soutien de la région Bretagne. La création de cette chaire s’inscrit dans la continuité du pacte Défense Cyber, présenté par le Ministre de la Défense en février 2014, qui encourage en particulier le développement de chaires de cyberdéfense dans les écoles d’officiers. Elle représente également une nouvelle concrétisation de ce pôle d’excellence cyber, implanté en Bretagne avec une portée nationale et un objectif de rayonnement international.

 

Le contenu de cette chaire de cyberdéfense des systèmes navals est fortement orienté vers les aspects techniques de la lutte contre les menaces du cyberespace. La chaire vise à stimuler l’innovation scientifique et technologique. Elle aura notamment pour vocation de répondre aux problématiques de vulnérabilité des navires à la mer (navires de guerre, méthaniers, porte-containers…) dotés d’installations informatiques et électroniques complexes et d’équipages réduits (et notamment en l’absence d’expert en cybersécurité à bord), susceptibles d’être exposés à des cyberattaques aux conséquences potentiellement gravissimes. La chaire de cyberdéfense des systèmes navals est placée sous le haut parrainage de l’Officier général Cyber de l’état-major des armées. Les travaux de la chaire se feront également en étroite coordination avec la Direction générale de l’armement (DGA), au titre de ses études amont.

 

Pour l’École navale un enjeu majeur pour la formation et la recherche

 

L’évolution des menaces amène aujourd’hui l’École navale à repenser les programmes de formation de ses officiers-ingénieurs et à préparer les officiers futurs spécialistes du domaine cyber naval. Dans ce cadre la mise en œuvre de cette chaire avec le soutien académique de Télécom Bretagne, de DNCS et Thales devrait permettre de développer une expertise de premier plan nécessaire au développement d’un creuset de compétences dans le domaine du cyber naval.

 

La cybersécurité, une préoccupation primordiale de DCNS pour ses clients

 

La mise en œuvre de systèmes d’information et de logiciels de plus en plus intelligents nécessite une protection robuste contre les attaques informatiques. La cybersécurité est donc une préoccupation primordiale de DCNS, qui s’est engagé dans ce domaine depuis une dizaine d’années, en investissant notamment significativement en R&D, et en accueillant des doctorants en partenariat avec des Grandes Écoles.

 

DCNS est concepteur et intégrateur de capacités de cyberdéfense à bord des navires que le Groupe conçoit pour ses clients. Ce positionnement est renforcé par une approche partenariale avec de grands industriels du domaine Cyber mais aussi des PME innovantes et spécialisées.

 

« La création de cette chaire de cyberdéfense navale constitue un élément de concrétisation des travaux de R&D chez DCNS en structurant des partenariats avec des acteurs industriels et académiques d’excellence » rappelle Michel Agostini, directeur des systèmes de mission intégrés chez DCNS « Cette chaire permettra, au travers des différents sujets de recherche lancés, de stimuler davantage encore l’innovation technologique de DCNS. »

 

L’expertise cybersécurité de Thales appliquée au monde maritime

 

La cybersécurité est une dimension essentielle des solutions d’avenir destinées au continuum Défense-Sécurité. Appliquée au domaine maritime, la cybersécurité innerve les systèmes navals de plus en plus interconnectés et donc plus vulnérables.

 

Thales se positionne aujourd’hui parmi les leaders européens en matière de systèmes d’information critiques et de cybersécurité, L’offre de cybersécurité de Thales propose une réponse globale pour sécuriser l’information critique des clients les plus exigeants. Présent sur l’ensemble de la chaîne de valeur de la sécurité, Thales propose une gamme complète de solutions et de services tout au long du cycle de vie des systèmes d’information. L’expertise reconnue de Thales depuis plus de 40 ans dans le développement d’équipements de sécurité de haut niveau s’est complétée depuis une dizaine d’années de travaux de recherche et d’offres de solutions de cyberdéfense.

 

« Nous sommes très heureux de participer à ce projet ambitieux qu’est la création de cette chaire de cyberdéfense des systèmes navals. Le partenariat d’acteurs industriels et académiques d’excellence va nous permettre de développer des pistes de réflexion innovantes pour mieux répondre aux enjeux du domaine naval et maritime » explique Jean-Michel Lagarde, directeur délégué des activités systèmes d’information et de communications sécurisés. « L’expertise des 1 500 experts de Thales spécialisés dans la cybersécurité est d’ores et déjà une ressource sur laquelle cette chaire pourra s’appuyer pour mener à bien ses activités de recherche et de formation ».

 

La cybersecurité, une problématique essentielle tant en recherche qu’en enseignement à Télécom Bretagne

 

Pour Télécom Bretagne, cette chaire s’inscrit dans une démarche de renforcement de ses activités dans le domaine de la cybersécurité, en relation avec le Pôle d’excellence en cyber initié en début 2014.

 

Cette démarche s’insère dans le cadre de la direction scientifique du laboratoire Labsticc (UMR CNRS 6285) dont Télécom Bretagne est tutelle principale. Les enseignants-chercheurs de Télécom Bretagne œuvrant dans le domaine de la cybersécurité prennent en compte l’ensemble de la chaîne de traitement de l’information, des capteurs à la prise de décision. Ils assurent ainsi la définition et la mise à jour des politiques et des paramètres de cybersécurité ainsi que leurs déploiements.

 

Par ailleurs, Télécom Bretagne est impliquée dans les travaux de réflexion sur le renforcement de l’enseignement de la cybersécurité dans les établissements publics et privés, tant pour la formation des experts que pour la sensibilisation des différents acteurs susceptibles d’être confrontés à ces problématiques. Cette chaire est un moyen pour Télécom Bretagne d’élargir ses travaux de recherche en cybersécurité aux infrastructures critiques et de lever les verrous scientifiques tant au niveau de la protection et de la supervision qu’à celui de la réaction.

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