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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 16:45
Sahel : Trois terroristes mis hors de combat.

 

07/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 5 juillet 2015 en fin d’après-midi, les forces spéciales françaises ont conduit une opération dans la région nord de Kidal au Mali.

 

Au cours des combats, deux terroristes ont été capturés et un troisième, Ali Ag Wadossene, a été tué. Il s’agit d’un des responsables opérationnels d’AQMI dans la zone.

 

Deux militaires français des forces spéciales ont été blessés. Leur pronostic vital n’est pas engagé. Ils bénéficieront d’une évacuation stratégique vers la France très prochainement.

 

Cette opération, qui déstabilise la chaîne de commandement d’une katibat d’AQMI, porte à nouveau un coup dur aux groupes armés terroristes au Sahel

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 12:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

06/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Du 5 au 25 juin 2015, le groupement tactique désert Ouest (GTD-O) à mené une opération majeure dans la région de Ménaka, à la frontière entre le Mali et le Niger. Cette mission avait pour objectif de conduire des reconnaissances et des patrouilles dans une zone peu habituée à la présence de la force Barkhane.

 

300 militaires et une centaine de véhicules ont ainsi été déployés pendant plus de trois semaines en autonomie totale dans le désert malien. L’opération s’est déroulée sur deux axes, l’un à l’Est du pays (proche de la ville de Ménaka) où le Détachement de Liaison et d’Assistance Opérationnelle d’Assongo (DLAO 3) était déployé, et un autre à l’Ouest, à proximité de la ville d’Assongo, tenu par le GTD-O, armé essentiellement par l’escadron du 1er Régiment Étranger de Cavalerie.

 

Accompagnés par des soldats maliens qui facilitaient notamment la prise de contact avec la population, les militaires de la force Barkhane ont également coopéré avec les forces armées nigériennes dans la zone frontalière. Cette opération conjointe a permis de sécuriser la zone d’intervention. Des caches d’armes ont en effet été découvertes et deux personnes désarmées. L’opération Marne fut aussi et surtout une occasion de conduire des actions d’aide à la population, au cours desquelles les soldats de Barkhane ont notamment permis à un village de la région d’accéder à l’eau en installant  une motopompe, et offert des aides médicales à la population rencontrée.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 12:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

06/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Que serait aujourd'hui une opération extérieure sans moyens de transmissions, sans SIC (systèmes d’information et de communications)?

 

Plus encore dans le cadre de l’opération Chammal où les 700 militaires français sont répartis sur plusieurs sites éloignés les uns des autres, dont notamment le détachement français du CJTF-OIR [1] au Koweït.

 

Commandée par le capitaine de vaisseau Yann, l’unité française de Chammal au Koweït intégrée dans le CJTF, dépend, pour ses transmissions nationales, de trois hommes, transmetteurs aguerris et expérimentés. Leur mission ne se limite pas aux transmissions, les militaires français sont aussi responsables des réseaux et des ordinateurs.

 

Le sergent Pascal est l’administrateur des réseaux "ordinateur", le sergent Nicolas est spécialiste informatique, l'adjudant Romain a quant à lui la responsabilité des réseaux satellitaires. Tous les trois sont des vétérans des moyens SIC, passés par l'école des transmissions de Rennes-Cesson Sévigné, avec plusieurs opérations extérieures à leur actif : Côte d'Ivoire, Harmattan, Barkhane, Serval, Proterre aux Antilles, et maintenant Chammal.

 

Le sergent Pascal gère la téléphonie chiffrée et non chiffrée, les routeurs, et les réseaux informatiques ainsi que le réseau de conférence vidéo. Le sergent Nicolas a en charge, en parallèle du sergent Pascal, les ordinateurs, les serveurs, le câblage, une quinzaine de "stations", tandis que l'adjudant Romain assure l'installation et l'exploitation des antennes, reliées aux satellites de transmission des armées, Syracuse. Il s'occupe également du "MCO" (maintien en condition opérationnelle) de niveau 1, c'est-à-dire des réparations assez simples, ne nécessitant pas d'importante main d'œuvre, comme le changement de certaines pièces.

 

A tour de rôle, ils prennent la permanence, pour assurer une présence en continu des SIC dans la tente française. Ils sont unanimes : "le cœur du métier, c'est sur le terrain, et le terrain c'est l'opex". Et chacun rajoute que si sur d'autres théâtres, ils étaient cantonnés à un domaine "ici pour Chammal, il faut être polyvalent et connaître un minimum du travail de nos coéquipiers. La mission est prioritaire. S'il arrive quelque chose la nuit, quand on est seul, il faut être à même de pouvoir commencer la réparation en attendant l'arrivée du spécialiste dédié".

 

De leurs relations avec leurs camarades des autres pays de la coalition se trouvant également dans le camp, ils restent discrets, mission oblige : "Ici, il n'y a pas les 60 nations de la coalition, néanmoins, juste à côté de nous se trouvent nos collègues SIC italiens, un peu plus loin les australiens, les canadiens, les anglais et les espagnols et bien sûr à un autre endroit du camp, les américains. C'est un vrai challenge d'arriver à échanger et de confronter nos méthodes de travail. Les américains viennent pratiquement tous les jours pour "la mise à la clé" de nos moyens de téléphonie utilisés pour les communications entre pays du CJTF, car nous ne gérons pas les moyens de la force, uniquement les moyens français".

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un appui (aérien et formation) aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2. Il comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des militaires irakiens.

 

[1]  Le CJTF-OIR, le Combined Joint Task Force – Operation Inherent Resolve : Force interarmées multinationales de l’opération Inherent Resolve

photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 09:35
Afghanistan: attentat à Kaboul contre les forces de l'Otan

 

07 juillet 2015 Romandie.com (AFP)

 

Kaboul - Un attentat à la bombe a visé mardi à Kaboul des troupes étrangères de la mission de l'Otan en Afghanistan, a indiqué à l'AFP une porte-parole de l'Alliance atlantique qui n'a pas précisé si l'attaque avait fait des morts ou des blessés.

 

L'attentat n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, mais les troupes étrangères de la mission de l'Otan Soutien résolu font partie des cibles de prédilection des rebelles talibans.

 

Selon une porte-parole de l'Otan qui a requis l'anonymat, l'attentat a visé les forces de la coalition à Kaboul, sans plus de précisions.

 

Najib Danish, porte-parole adjoint du ministère afghan de l'Intérieur, a de son côté indiqué que l'explosion s'était produite dans le sud-est de la capitale, dans le district de Shah Shahid.

 

Un photographe de l'AFP qui s'est rendu sur place a vu un véhicule blindé fortement endommagé par la déflagration.

 

La police a établi un périmètre de sécurité et de nombreuses ambulances se dirigeaient vers le lieu de l'attaque.

 

Depuis la fin de la mission de combat de l'Otan, seules 12.500 troupes étrangères sont aujourd'hui déployées en Afghanistan dans le cadre d'une nouvelle mission baptisée Soutien résolu qui est chargée de former et de conseiller les forces afghanes.

 

Ces dernières ont fort à faire contre des rebelles islamistes, qui ne se cantonnent plus uniquement à leur fief du sud du pays et s'en prennent de plus en plus aux troupes gouvernementales et étrangères à Kaboul et dans le nord du pays.

 

La semaine dernière, un attentat suicide contre un véhicule transportant des soldats américains sur la route de l'aéroport de Kaboul avait tué deux civils. L'attaque avait été revendiquée par les talibans.

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 21:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

06/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 30 juin 2015, l’avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL2) engagé dans le cadre de l’opération Chammal depuis novembre 2014, a été relevé par un autre avion et un nouvel équipage en provenance de la base aéronavale de Lann-Bihoué (France).

 

"A bord" depuis le 21 novembre 2014, cet avion à la cellule si particulière a réalisé au cours de ces derniers mois de nombreuses missions ISR (intelligence, reconnaissance et surveillance) au-dessus de l'Irak. Après un certain nombre d'heures de vol, il est planifié pour effectuer une rotation des appareils afin de gérer au mieux le "potentiel utilisable" de chaque avion.

 

Outre des missions ISR, l'Atlantique réalise également des missions XINT (mission d'interdiction aérienne) et SCAR-C (coordination du vol des chasseurs), où il peut être amené à coordonner les vols de plusieurs avions en missions de renseignement et de reconnaissance armée contre le groupe terroriste Daech. A ce titre, un membre particulier de l’équipage, le FAC(A) (forward air controller airborne) est nécessaire à bord de l’Atlantique 2 pour coordonner l’ensemble des actions d’appuis aériens. Une quinzaine de missions de ces deux types a ainsi été réalisée depuis novembre 2014 en coordination avec le CAOC (Combined Air Operation Center) au Qatar afin de détecter, d’identifier et de frapper d’éventuelles cibles d’opportunités.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un appui (aérien et formation) aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air
photo EMA / Armée de l'Air

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 20:30
Photo Jürgen Braekevelt MIL.be

Photo Jürgen Braekevelt MIL.be

 

03/07/2015 Johan Lievens – MIL.be

 

Les six F-16 belges sont rentrés sains et saufs ce 2 juillet à la base de Florennes. Depuis octobre 2014, ils exécutaient des missions contre le groupe terroriste État Islamique (EI) en Irak depuis une base jordanienne. L’opération Desert Falcon est terminée.

 

Le vol retour a duré six heures. Les pilotes ont souhaité garder l’anonymat vu les circonstances. « Cela fait du bien d’être de retour », raconte l’un d’eux. « L’ambiance était bonne et chacun a pu rentrer sain et sauf. »

 

Outre les missions de reconnaissance, les F-16 ont effectué des opérations cinétiques depuis le ciel irakien. Les interventions sont racontées avec grande prudence. « Nous menions les missions quotidiennes généralement entre Belges et parfois avec d’autres partenaires de la coalition », raconte le pilote. « Les vols duraient environ cinq heures chacun de jour comme de nuit. Cette alternance se faisait ressentir mais il y avait assez de moments prévus pour se reposer. » Les pilotes étaient constamment tenus au courant des activités ainsi que des troublantes images publiées par l’EI sur les médias sociaux. « Quand tu vois ce genre de choses, tu sais pourquoi tu es là », affirme un pilote.

 

Le Conseil des ministres avait décidé, le 24 septembre dernier, d’envoyer six F-16 et un groupe de 120 personnes en appui en Jordanie.

Photo Jürgen Braekevelt MIL.bePhoto Jürgen Braekevelt MIL.be
Photo Jürgen Braekevelt MIL.be

Photo Jürgen Braekevelt MIL.be

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 12:45
photo François Rihouay

photo François Rihouay


02.07.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Du 6 au 25 juin 2015, une opération de contrôle de zone a été effectuée à l’est du Mali, dans la région d’Ansongo (au sud-est de Gao). Selon l'EMA, suite à un renseignement d’opportunité, la mission de reconnaissance a été poussée au-delà des frontières nigériennes, jusqu’au sud-ouest d’Akabar. Baptisée "Marne", cette opération a rassemblé des légionnaires du 1er REC et des marsouins du 21e RIMa. 300 soldats au total, avec 70 véhicules blindés (VAB, VBL, PVP) et 23 poids lourds.

Une partie de ces hommes participe actuellement à l'opération "Dordogne".

 

Suite de l'article et reportage photos

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 12:45
photo François Rihouay

photo François Rihouay


5 juil. 2015 Crédits : Etat-major des armées / armée de Terre

 

Partez en opérations avec les militaires de la force Barkhane.

 

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 07:30
Terrorisme : la stratégie de la pieuvre

 

06/07/2015 Par Jean Guisnel - Le Point

 

Daesh a acquis une dimension que ceux qui l'ont précédé n'ont jamais approchée. Armes lourdes, recrutement, propagande. Le djihadisme 2.0 gagne du terrain.

 

Les conquêtes territoriales de l'Etat islamique feront date dans l'histoire du djihadisme. Sur le plan militaire, ce groupe a acquis une dimension que ceux qui l'ont précédé n'ont jamais approchée. La fameuse mouvance Al-Qaeda a beau avoir mené bien des actions spectaculaires, elle n'est jamais parvenue à se tailler un territoire d'une telle superficie ni à menacer des Etats dans leur existence même - ce que le groupe d'Abou Bakr al-Baghdadi est en passe de réussir en Syrie, en Irak et dans une moindre mesure en Libye.

 

Suite de l’article

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 06:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

04/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 15 juin 2015 a eu lieu la cérémonie de passation de commandement de la base aérienne projetée (BAP) en Jordanie. Après quatre mois de présence, le colonel Stéphane a rendu son commandement au profit du colonel Laurent.

 

Durant sa période de commandement, le détachement chasse a réalisé plus de 1800 heures de vol en mission de guerre et délivré une grande part des 162 [1] frappes de l'opération Chammal à l’aide de bombes de précision contre le groupe terroriste auto-proclamé Daech : plusieurs centaines de combattants ennemis ont été tués; de l’artillerie lourde, des véhicules blindés, des dépôts de munitions et des usines de production d’IED (engins explosifs improvisés) ont été détruits.

 

Dans le même temps, ce sont plusieurs centaines de rapports de renseignement issus des capacités de recueil électromagnétique et image que la BAP aura transmis aux échelons opératifs et stratégiques, apportant ainsi une large contribution à la connaissance des actions et des intentions de l’adversaire.

 

La BAP, système de combat et pion tactique élémentaire interarmées à dominante Air permettant la mise en œuvre cohérente et maîtrisée de toutes les capacités qui y sont déployées, s’inscrit désormais dans le temps et prouve chaque jour l’efficacité de son fonctionnement grâce aux excellents résultats obtenus depuis sa mise en place. Elle constitue un instrument de puissance au service de la coalition Inherent Resolve et de l'opération Chammal dans sa mission de lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un appui (aérien et formation) aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D), d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et de 130 militaires dans les régions de Bagdad et Erbil.

 

[1] Bilan des frappes au 2 juillet 2015

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 11:55
Nouveau partenariat entre la SNCF et le ministère de la Défense

Entourant Guillaume Pepy, Alain Vidalis, Jean-Yves Le Drian et le général Pierre de Villiers, sept des neuf soldats qui ont reçu la Médaille d’honneur des Chemins de fer. - photo R. Pellegrino

 

03/07/2015 Noëmie Beillon - DICoD

 

Jeudi 2 juillet 2015, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et le président du directoire de la SNCF, Guillaume Pepy, ont signé une convention dans le but de renforcer le partenariat entre le ministère et la SNCF au profit des militaires engagés dans l’opération Sentinelle.

 

Dans une des grandes salles du prestigieux Hôtel de Brienne, une assemblée de militaires et de journalistes a assisté à la signature d’un partenariat spécifique entre le ministère de la Défense et la SNCF jeudi 2 juillet. Ce dernier vient s’ajouter au « quart de place », dont bénéficiait l’ensemble des militaires. Désormais, les familles des militaires engagés dans les missions de protection et de sécurité intérieure sur notre sol pourront à leur tour bénéficier de tarifs préférentiels sur l’ensemble des lignes de la SNCF.

 

Présents aux côtés de Guillaume Pepy et Jean-Yves Le Drian, le général Pierre de Villiers, chef d’État-Major des armées, le général Hervé Charpentier, gouverneur militaire de Paris, ainsi que le ministre des Transports, Alain Vidalis, ont rendu hommage à neuf soldats qui se sont distingués par des « actes de bravoure et de sang-froid » dans des gares. Les militaires sont issus de différents régiments : 27e bataillon de chasseurs alpins d’Annecy, 2e régiment étranger parachutiste de Calvi et 1er régiment de spahis de Valence.

 

Ces hommes ont reçu, des mains d’Alain Vidalis, la Médaille d’honneur des Chemins de fer. Habituellement destinée aux cheminots, cette récompense salue le courage des militaires engagés depuis janvier 2015 sur l’opération Sentinelle, et auparavant sur le plan Vigipirate. Un bel hommage pour le ministre de la Défense : « Je suis fier de servir mon pays. Je suis surtout fier de conduire un ministère où se distinguent tant d’hommes et de femmes engagés au quotidien, sur le terrain, pour la protection de leurs concitoyens et la sécurité de la Nation, souvent au péril de leur vie. »

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 18:55
Sentinelle : Patrouilles motorisées à Paris

 

03/07/2015 LTN Fuet - armée de Terre

 

Militaires et forces de l’ordre assurent la sécurité de sites sensibles dans la capitale au sein de l’unité mobile d’intervention de la police.

 

En complément du dispositif pédestre traditionnel, les militaires de l’armée de Terre et les forces de sécurité effectuent des patrouilles motorisées conjointes dans les rues de Paris. Déployée 24h/24, cette unité particulièrement mobile est capable de reconnaître un grand nombre de sites sensibles en un minimum de temps.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 16:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

03/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 18 au 26 juin 2015, le bataillon logistique Charente et ses hommes ont mené un convoi de Gao à la base opérationnelle avancée de Tessalit afin de ravitailler le personnel du site.

 

Le 18 juin 2015, au petit matin, plusieurs dizaines de véhicules lourds blindés tels que des porteurs polyvalents logistiques (PPLOG), escortés par un peloton de circulation routière sur VAB (véhicule de l’avant blindé) ont quitté la plateforme opérationnelle désert (PfoD) de Gao. Près de 90 militaires ont ainsi pris la route avec pour objectif de réaliser les 600 kilomètres qui séparent Gao de l’extrême Nord du Mali. Ils ont transporté plus de 40 tonnes de fret et 140 m3 de carburant.

 

Les difficultés sont bien connues par les hommes et femmes du bataillon logistique Charente : de l’enlisement à la tempête de sable, en passant par les températures extrêmes frôlant les 60 degrés dans certains véhicules, sans compter l’évolution de l’itinéraire au grès des intempéries qui changent le décor désertique couvert par l’opération Barkhane. L’articulation et le déplacement d’un convoi demandent une organisation sans faille pour progresser sur cette zone. Entraînés spécifiquement pour ces missions, les militaires ont préparé leurs matériels et leurs véhicules pour ces conditions particulières et sont prêts à affronter toutes ces difficultés, techniques ou tactiques.

 

Composé de plus de 300 soldats, le bataillon logistique Charente  regroupe près de 70 formations de logistique et de soutien, de l’armée de Terre et des soutiens interarmées, constituant ainsi un bataillon complet et autonome pour chacune de ses missions. Le 515ème régiment du train, basé en Charente, en constitue le corps leader.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 16:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

03/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 25 juin 2015, un A400M Atlas a terminé une tournée de ravitaillement logistique sur les terrains où se trouvent des avions de l'opération Chammal dans le golfe arabo-persique : la base aérienne projetée de Jordanie, le Qatar et d’autres lieux de déploiements des éléments français en zone ALINDIEN.

 

Le 25 juin 2015, l'avion de transport s’est posé à 23h15. Le voyage, qui avait commencé la veille en France, a été long, passant par la Jordanie puis le Qatar. La nuit est tombée à 19h, la température s'est donc un peu adoucie, autour de 35°C. Le tarmac est occupé par des Rafale, l'Atlantique 2 et maintenant l'A400M.

 

Les pistards de l'escale ont guidé l'Atlas, qui, après quelques évolutions sur le parking, a arrêté ses quatre turbopropulseurs à huit pales. La trappe arrière s'est ouverte, un tarmac et un porte-palette se sont approchés, accompagnés des permanents de l'escale aérienne. Membres de l'équipage de l'A400M et pistards se sont activés pour "dépalettiser" l'Atlas de son chargement : équipements divers et commandes logistiques variées destinés aux escadrons Rafale, à l'Atlantique 2 ou tout simplement aux unités du site. Pendant ce temps, le conducteur avitailleur effectuait le plein de l'Atlas.

 

Puis le moment du chargement est arrivé. Un moteur de Rafale, ne pouvant être réparé sur site, est monté dans la soute de l'avion, accompagné de quelques autres palettes, en route pour la France. L'Atlas, nouveau fer de lance du transport et de la projection française, est reparti le lendemain.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un appui (aérien et formation) aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D) et d’un avion de patrouille maritime  Atlantique 2. Il comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des militaires irakiens.

photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 16:30
ISIS Sanctuary June 19, 2015 - credits ISW

ISIS Sanctuary June 19, 2015 - credits ISW

 

3 juillet 2015 par Michel Goya – La Voie de l’Epée

 

Version complète d'un article paru dans Le Monde du 2 juillet 2015

 

Il n’existe fondamentalement que deux manières de terminer une guerre : la négociation, plus ou moins explicite, ou la destruction de l’un des camps. En Irak, les Américains, par l’intermédiaire ou non du gouvernement irakien, ont négocié avec l’armée du Mahdi en 2004 et 2008 ou avec les tribus sunnites à la fin de 2006. En revanche le dialogue n’y a jamais été envisagé, ni possible en fait, avec l’Etat islamique en Irak, premier avatar de Daech. La destruction était donc la seule option et en 2007 et elle a presque réussi. Elle reste, à ce jour et pour l’instant, encore la seule voie envisagée face à l’Etat islamique (EI).

 

Le problème opérationnel qui se pose aujourd’hui est que si une campagne aérienne peut parfois imposer une négociation favorable, croire que cela peut entraîner la destruction de l’Etat islamique est en revanche un vœu pieux. C’est un espoir pourtant régulièrement mis en avant par certains responsables américains mais qui apparaît plus comme un argument de justification des actions en cours que comme une hypothèse sérieuse. Comme au temps du « comptage des corps » vietnamiens, le Pentagone peut se targuer de tuer 1 000 combattants ennemis chaque mois. Daech n’en augmente pas moins ses forces, et son expansion est surtout limitée par son incapacité à occuper le terrain au-delà de l’espace arabe sunnite qui lui assure ressources et légitimité.

 

Il est possible en fait que cette campagne aérienne, dont tous les Sunnites de la région constatent qu’elle les frappe eux et pas Assad, soit également et paradoxalement un sergent-recruteur  pour l’ennemi. D’un point de vue tactique, Daech a également adopté les méthodes de furtivité terrestre bien connues, comme la dispersion des forces, leur immersion dans la population, l’emploi de véhicules civils, la construction d’abris souterrains, etc. qui réduisent considérablement l’efficacité de la puissance aérienne. Pour autant, ces méthodes, en particulier la dispersion, ont aussi pour effet de rendre vulnérable à une offensive terrestre de grande ampleur. Or, celle-ci ne vient pas. 

 

Pour détruire un Etat ou une organisation formant un proto-Etat comme le « califat », on ne connaît pas pour l’instant d’autre moyen que de commencer par disloquer son armée et de réduire tout ce qui lui fournit les moyens et, surtout, les raisons de combattre. Cette dislocation ne peut, elle-même, être obtenue, à la manière de l’opération française Serval au nord du Mali, qu’en s’emparant du territoire contrôlé par l’ennemi tout en agissant sur les sources politiques de sa force et en préservant la population civile environnante.

 

Contre Daech, deux objectifs géographiques sont possibles : Mossoul, la grande ville du nord de l’Irak et capitale économique de l’organisation, et l’Euphrate, de Falloujah à Raqqa, la capitale politique. La deuxième option est la plus difficile mais sans doute la plus décisive. Une fois les drapeaux du califat auto-proclamé retirés de Falloujah, Ramādī, Abu Kamal, Deir ez-Zor et Raqqa, la capacité de résistance des autres territoires de l’EI sera très affaiblie, y compris à Mossoul. Les allégeances diverses hors du territoire central s’en trouveront également fragilisées.

 

Cette offensive sur l’Euphrate serait logiquement menée par un corps aéroterrestre blindé appuyé par une capacité de frappe en propre précise et puissante, et dont la mission serait de progresser le long du fleuve, de cloisonner une à une les cités pour s’en emparer puis de les nettoyer de toute présence ennemie visible. Elle pourrait partir d’Urfa en Turquie, à condition que le gouvernement d’Ankara l'accepte ou, plus probablement, de  Bagdad, base politique et logistique bien plus aisée. La mise en place de ce corps prendrait techniquement des semaines, des mois si on ajoute le processus de décision politique préalable à la formation d'une coalition.

 

Autour de ce corps aéroterrestre et en profondeur du dispositif adverse, une autre force de frappe et de raids, s’attaquerait à la structure de commandement, à la logistique, aux mouvements et aux concentrations de forces. C’est bien cette combinaison des contraires entre l’impossibilité pour l’ennemi de se concentrer sous peine d’être frappé et l’impossibilité de résister efficacement à une puissante attaque au sol en étant dispersé qui donnerait un plein effet opérationnel.

 

L’armée de Daech est constituée de plusieurs dizaines de milliers d’hommes, les estimations pouvant varier de 30 000 à 80 000, parfois plus si on intègre des unités non-permanentes de défense locale. C’est, en dépit de quelques matériels lourds, fondamentalement une force d’infanterie équipée de véhicules légers et d’armements soviétiques des années 1960. En soi, il n’y a là rien de très puissant, une très faible fraction par exemple des armées de Saddam Hussein broyées par les coalitions menées par les Américains. La différence est que les combattants de l’armée de Daech sont plutôt compétents tactiquement et surtout très motivés. Ce dernier point fait toute la différence, surtout face à des forces armées et milices qui ne le sont pas hors de leur zone ethno-confessionnelle mais aussi face à des armées professionnelles occidentales, tout à fait résolues mais dont les gouvernements sont sensibles aux pertes. En 2003, il a fallu, malgré toute l’armée irakienne, moins d’un mois aux divisions américaines pour s’emparer de Bagdad depuis le Koweït. Un an plus tard, la prise de la seule ville de Falloujah, tenue par quelques milliers de combattants légers, a nécessité neuf mois d'efforts.

 

D’un point de vue tactique, cette motivation extrême permet d’introduire sur le champ de bataille des combattants-suicide, souvent motorisés, qui servent de missiles de croisière du pauvre. Avec la mobilité des milliers de véhicules légers disponibles, elle autorise aussi des modes d’action très décentralisés, en essaim offensifs ou défensifs, enveloppant les forces adverses ou s’infiltrant entre elles à la recherche du combat rapproché.

 

Comme la reprise de Tikrit l’a montré en mars dernier ou les batailles de l’époque de l’occupation américaine, face à un tel adversaire s’emparer de chaque ville le long de l’Euphrate sera difficile et prendra à chaque fois des semaines sinon des mois, pour éliminer jusqu’au dernier combattant suicide ou le dernier piège explosif. Pour reprendre Falloujah en novembre 2004, face à 3 000 combattants, les Américains ont déployé 15 000 hommes et d’énormes moyens de feux. La saisie de la ville a demandé une semaine de combats difficiles et encore un mois supplémentaire de nettoyage de toutes les habitations, le tout au prix de 73 tués et plusieurs centaines de blessés. Le contingent américain présent en Irak (130 000 hommes) avait alors mis plus d’un an pour reprendre le contrôle des villes du Tigre et de l’Euphrate au nord de Bagdad. L’ordre de grandeur pour une offensive sur l’Euphrate menée par une force moderne représente donc au moins dix fois ce que la France a déployé avec l’opération Serval, soit plus de 40 000 hommes avec des milliers de véhicules blindés terrestres et d’aéronefs. Il faut s’attendre ensuite à ce que cette force déplore plusieurs centaines de morts et des milliers de blessés, et beaucoup plus s’il s’agit de forces moins modernes, protégées et professionnelles que les troupes occidentales.

 

Encore ne s’agit-il là que de la phase de conquête, il faut ensuite contrôler et sécuriser le terrain pris tout en poursuivant la traque d’une organisation revenue à la guerre souterraine. Cela peut durer plusieurs années et nécessiterait de nombreux moyens humains, au moins 100 000 hommes, et de quoi administrer et faire vivre ce Sunnistan, avant une normalisation de la situation. Cela implique un comportement respectueux de la force occupante mais aussi, et c’est l’élément le plus important, un contexte politique qui fasse que cette force ne soit pas perçue comme illégitime.

 

Cette phase de stabilisation peut, si elle est bien conduite et avec les moyens suffisants, permettre de dégager des marges de résolution politique tout en tarissant l’Etat islamique et les autres organisations radicales de ses ressources, le combat n’en sera pas terminé pour autant. Après avoir été chassé de Bagdad et d’Anbar en 2007, l’EII a survécu pendant des années dans les provinces de Salah al-Din et surtout de Ninive avant de reprendre de l’ampleur. La traque, affaire de police et de services, doit donc continuer pendant la stabilisation, et elle constitue aussi une œuvre de longue haleine.

 

Actuellement, aucun acteur régional ne possède les moyens pour réaliser toutes ces opérations. Les armées locales, qui ne sont plus vraiment des armées étatiques mais des forces de défense du régime et des groupes non-sunnites, n’ont pour l’instant pas la motivation pour réaliser la conquête de l’Euphrate et cela dépasse largement le seul problème de formation technique et tactique auquel s’attache, en Irak, la coalition. Rappelons que depuis la chute de Saddam Hussein, le département d’Etat américain a formé, avec l’aide de sociétés privées, une première « nouvelle » armée irakienne  qui s’est effondrée en avril 2004 ; que le département de la défense a pris le relais ensuite, encadrant (une équipe de conseillers par bataillon, état-major, camp d’entraînement), finançant (25 milliards de dollars), appuyant par ses feux et soutenant par sa logistique, une collection de 200 bataillons qui ne se sont vraiment avérés utiles aux côtés des Américains qu’au bout de trois ans. Avec la politique sectaire de Nouri el-Maliki et la concentration des forces efficaces autour de sa personne, cette troupe est ensuite rapidement devenue une armée Potemkine. Les Américains et leurs alliés peuvent donc s’efforcer de reformer une troisième « nouvelle » armée irakienne mais il n’y a guère de raison pour que les mêmes causes ne produisent les mêmes effets. Quant à l’armée d’Assad, actuellement la plus grande organisation terroriste au monde, il ne peut être sérieusement question de l’épauler sous peine de renforcer encore la position politique de l'ennemi. Ajoutons encore une fois que la conquête ne constitue qu’une première phase et pas forcément la plus compliquée. Si ces forces sont déjà incapables de s’emparer des bastions de l’EI, elles sont encore plus incapables de les tenir si elles se comportent comme elles se sont toujours comportées jusque-là.

 

De fait, actuellement, seules des armées professionnelles occidentales, et peut-être russe, peuvent envoyer des soldats combattre avec courage et efficacité sur l’Euphrate avec éventuellement l’appoint de forces des monarchies arabes, jordanienne surtout. Pour la phase de stabilisation, un contrôle par les forces d’Assad ou par des milices chiites irakiennes est par totalement inconcevable, comme l’ont montré, en Irak seulement, les suites de la prise de Tikrit ou les précédents des « forces spéciales de la police » utilisées par les gouvernements à dominante chiite depuis 2005. Pour assurer cette mission, il est pour l’instant difficile d’imaginer autre chose qu’une force internationale arabo-occidentale, en admettant que l’on trouve suffisamment d’Etats volontaires pour s’engager dans un nouvel « Afghanistan ».

 

Or et très clairement, les Etats extérieurs à la région, Etats-Unis en premier et sans qui rien d’important ne peut se faire, n’ont pas la volonté de s’engager vraiment, même lorsqu’ils sont frappés sur leur sol. Les affres des occupations afghane et irakienne sont encore trop récentes pour imaginer qu’un exécutif envisage sérieusement de le proposer à son opinion. En l’état actuel de la situation politique locale et intérieures aux différents membres de la coalition, il n’y aura donc pas de conquête de l’Euphrate, ni de stabilisation du territoire actuellement tenu par Daech.

 

La principale force de l’Etat islamique est la somme des contradictions et ambiguïtés qui paralysent ceux qui l’entourent pour qui il constitue à la fois un ennemi pour soi et un allié contre les autres. Envisager simplement de détruire militairement l’Etat islamique suppose donc d’abord une modification profonde du contexte politique environnant. Que le pouvoir se transforme à Bagdad et Damas, de gré ou par la force des événements, en quelque chose de plus légitime à la fois aux yeux de la communauté internationale et aux arabes sunnites de la région, ou au moins que le gouvernement turc considère Daech comme un ennemi et non un allié et il sera alors possible pour une coalition de mener une vraie offensive.

 

Sans cela, et c’est ce qui est le plus probable, sauf peut-être du côté de Damas, Daech continuera d’exister. Il faudra alors accepter de vivre en situation de guerre endémique, et donc d’accepter d’autres attaques terroristes, jusqu’à l’acceptation de l’existence d’un nouvel Etat radical au Moyen-Orient. La situation ressemblera alors en proportion réduite à l’attitude des Occidentaux face aux Bolcheviks, refusant leur existence mais ne voulant pas mener, outre quelques petites expéditions périphériques, une guerre directe contre eux et se contentant de soutenir des factions locales divisées. L’URSS s’est finalement formée, a occupé tout le vide politique qu’elle pouvait occuper pour se consacrer ensuite prioritairement à la mise en œuvre du communisme « dans un seul pays » et secondairement au Komintern. L’Occident a fini pas vivre avec la présence d’une URSS, contenue mais reconnue jusqu’à son effondrement. Plus récemment, l’Iran des mollahs a mis en place en 1979 une version chiite de l’Etat islamique actuel. La France et les Etats-Unis en particulier, l’ont affronté indirectement (provoquant la mort de plus de Français que Daech pour l’instant) puis se sont contentés de le contenir, avant, sans doute sous peu, de le reconnaître et de faire la paix. Nous avons également accepté de vivre, et même un temps de s’associer, avec la Libye de Kadhafi, que nous avions combattu au Tchad et qui avait, entre autres et là-aussi, tué plus de citoyens français par attentats que Daech. Nous sommes très proche d’une Arabie Saoudite, qui sur le fond n’est pas très différente idéologiquement de l'EI, mais qui a le bon gout de ne pas filmer ses exécutions et d’être riche. Un tel processus d'acceptation serait long, difficile à admettre, mais il est possible, sinon malheureusement hautement probable, faute de réelle volonté contraire. Il reste à imaginer ce que va représenter la vie avec Daech.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 12:45
photo Armée de Terre / 6e BIMa

photo Armée de Terre / 6e BIMa


03.07.2015  237online.com
 

Assistance en personnel, aide à la formation, assistance matérielle. Trois domaines où excelle la coopération entre le Cameroun en matière de sécurité et de défense.


Le chef de l’Etat cite la France parmi les pays amis qui aident le Cameroun dans sa lutte contre Boko Haram. Il ne saurait en être autrement, s’agissant de deux armées qui se battent à travers le monde pour le maintien de la paix et contre le terrorisme. Et de deux pays dont l’histoire est étroitement liée depuis cent ans. Depuis précisément 1916 lorsque la France et la Grande-Bretagne, pendant la première Guerre mondiale, ont chassé l’Allemagne de son protectorat du Cameroun pour prendre sa place, via un mandat de la Société des nations, l’ancêtre de l’Onu. Les deux pays ont noué en 1960, au moment de l’accession à l’indépendance du Cameroun oriental, des accords de défense qui ont évolué avec le temps.

Contre Boko Haram, le soutien de la France s’opère surtout dans les domaines du renseignement et de la formation des personnels. Le renseignement constitue, depuis l’antiquité, une donnée fondamentale dans la guerre. Pour l’armée camerounaise, il est important d’apprendre, par exemple, que la secte terroriste tient une réunion d’état-major de l’autre côté de la frontière, pour saluer et saler la rencontre par une salve d’obus. La France qui a des troupes basées à N’Djamena au Tchad, et dont les drones survolent l’espace sous-régional, est en mesure de fournir des informations précieuses sur les mouvements de l’ennemi.
Dans le fond, l’accord régissant en ce moment le partenariat dans le domaine de la défense entre le Cameroun et la France, a été signé le 21mai 2009, lors de la visite au Cameroun de François Fillon, alors Premier ministre. Ce document a rénové les précédents accords conclus en 1974. Depuis sa ratification par le Cameroun en 2012, cet accord a donné lieu à un renforcement des capacités de nombreux officiers et militaires camerounais dans des domaines pointus et variés. Il a également ouvert la porte à l’arrivée de coopérants français permanents, à une aide logistique directe, le soutien aux écoles de formation telles l’Ecole supérieure internationale de guerre de Yaoundé (Esig), l’Ecole internationale des forces de sécurité (Eiforces), l’Ecole d’Etat-major (Eem). Ces acquis ont été mis en lumière, le 25 avril 2014 à Yaoundé, lors de la première session des travaux du Comité de suivi de l’accord de défense de mai 2009.
Traditionnellement, la coopération française au Cameroun dans les domaines de la défense et de la sécurité intervient dans trois domaines : assistance en personnel, aide à la formation, assistance matérielle.

A signaler parmi les grands moments du partenariat avec la France en matière de défense, la visite en mai dernier au Cameroun de Bernard Cazeneuve, ministre français de l’Intérieur. Il y a eu en 2006 la tenue au Cameroun des exercices du cycle de Renforcement des capacités de maintien de la Paix (Recamp). L’on pourrait aussi signaler la visite en fin novembre 2011 au Cameroun du général de Corps d’armée français, Bruno Clément Bollee, directeur de la Coopération de Sécurité et de Défense au ministère français des Affaires étrangères et européennes.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 12:30
photo UK MoD

photo UK MoD

 

02/07/2015 lorientlejour.com (AFP)

 

Le ministre britannique de la Défense, Michael Fallon, a appelé jeudi à un consensus au sein des députés de la chambre des Communes pour autoriser des frappes aériennes contre l'organisation Etat islamique (EI) en Syrie.

 

Les députés britanniques avaient autorisé à l'automne dernier des frappes en Irak, se ralliant à la coalition internationale qui lutte contre le groupe extrémiste dans cette région, mais pas contre la Syrie. Jeudi, M. Fallon a souligné "le bien fondé" d'effectuer de frapper également dans ce dernier pays soulignant que l'EI ne connaît lui pas de frontière. Mais "le Premier ministre tient compte des réserves de certains membres de cette chambre et n'y présentera pas de motion en ce sens s'il n'y a pas de consensus", a-t-il dit.

 

En 2013, le Parlement avait infligé un camouflet à David Cameron en votant contre sa demande d'intervention en Syrie, à l'époque contre le régime du président Bachar el-Assad pour son utilisation d'armes chimiques. "Il appartient à tous les membres de cette chambre d'évaluer la meilleure manière de lutter contre l'EI, un califat diabolique qui ne respecte pas de frontières", a ajouté le ministre de la Défense.

 

Il a toutefois souligné que le gouvernement ne consulterait pas le Parlement avant de mener des frappes dans le cas où "l'intérêt national supérieur britannique serait menacé ou pour prévenir une catastrophe humanitaire". Il a aussi fait valoir que "toute action" qui pourra être prise par Londres "n'apportera aucune aide" au président syrien Bachar el-Assad ni à son régime.

 

Un éventuel vote ne devrait pas avoir lieu avant l'automne et la désignation du nouveau leader du parti travailliste le 12 septembre prochain.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 07:30
Dans le cadre du programme «Rewards for Justice», le secrétaire d'Etat John Kerry avait offert 3 millions de dollars pour des informations sur Tareq al-Harzi.

Dans le cadre du programme «Rewards for Justice», le secrétaire d'Etat John Kerry avait offert 3 millions de dollars pour des informations sur Tareq al-Harzi.

 

2 juillet 2015 45eNord.ca (AFP)


 

Le Pentagone a annoncé jeudi la mort dans une frappe aérienne en Syrie mi-juin d’un haut responsable logistique du groupe djihadiste Etat islamique (EI), Tareq ben Tahar al-Awni al-Harzi.

 

Tareq al-Harzi a été tué «par une frappe de la coalition le 16 juin à Shadadi», dans la province d’Hassaké (nord-est de la Syrie), selon le porte-parole du ministère américain de la Défense, le capitaine de vaisseau Jeff Davis.

Tareq al-Harzi est le frère d’Ali al-Harzi, un recruteur de l’EI dont le Pentagone a annoncé la mort le 22 juin dans un raid de l’aviation américaine à Mossoul, dans le nord de l’Irak.

Tareq al-Harzi était chargé de «lever des fonds», de «recruter» et de «faciliter les voyages» de combattants du groupe ultra-radical Etat islamique, a déclaré Jeff Davis.

Il a participé aux «achats et au transport d’armes depuis la Libye jusqu’en Syrie». Et il a facilité en Irak les attaques suicide avec des véhicules bourrés d’explosifs, une technique dont le groupe Etat islamique a fait une arme redoutablement efficace.

«Sa mort réduira la capacité du groupe Etat islamique à intégrer des combattants étrangers dans les combats en Syrie et en Irak, et à déplacer des hommes et des armements entre la Syrie et l’Irak», a indiqué le porte-parole.

Dans le cadre du programme «Rewards for Justice», le secrétaire d’État John Kerry avait offert 3 millions de dollars pour des informations sur Tareq al-Harzi.

De son côté, Ali al-Harzi, tué selon les Américains le 15 juin, donc la veille de la mort de son frère, était recherché pour son rôle présumé dans l’attaque contre le consulat américain à Benghazi en Libye, le 11 septembre 2012.

Cette attaque avait coûté la vie à l’ambassadeur des États-Unis en Libye, Christopher Stevens, et à trois autres Américains.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 21:55
photo MI SG Dicom

photo MI SG Dicom

 

02/07/2015 Par Marie-Amélie Lombard - LeFigaro.fr

 

INFO LE FIGARO - Dans un rapport qu'il vient de transmettre à Manuel Valls, et que Le Figaro s'est procuré, le député PS Malek Boutih décrit «une jeunesse frustrée, prête à basculer». Il craint que la dérive islamiste en France ne se transforme en phénomène de masse.

 

«Génération radicale»: le titre du rapport que le député PS de l'Essonne Malek Boutih vient de transmettre au premier ministre, et que Le Figaro s'est procuré, traduit bien son contenu. Dès la troisième ligne, il aborde son sujet: «L'analyse et la prévention des phénomènes de radicalisation et du djihadisme en particulier.» C'est une lecture politique que livre l'ancien président de SOS-Racisme, mandaté après les attentats de janvier. Il ne biaise pas avec son sujet, qui concerne avant tout la dérive islamiste d'une partie de la jeunesse française, sachant que près de 65 % des individus impliqués dans les filières djihadistes ont moins de 25 ans. Le député assure que son enquête a conforté son hypothèse de départ: «Le succès des recruteurs djihadistes auprès des jeunes repose sur l'adhésion à un projet politique entrant en résonance avec leurs préoccupations internationales et leur rejet de la société démocratique occidentale, plus qu'à une doctrine religieuse fondamentaliste.» D'où cette conséquence: «Une grande partie de la jeunesse se détourne de notre modèle de société.»


Une génération «au bord de la rupture»

Mondialisation, 11 Septembre, guerre en Irak, conflit israélo-palestinien ont marqué la jeune génération et façonné sa vision du monde, note Malek Boutih. Mais au-delà de ces événements, un nouveau marqueur - «l'enracinement d'un nouvel antisémitisme» - est particulièrement inquiétant. «Dans les quartiers, le discours du “deux poids deux mesures”, entre des juifs qui seraient insérés et protégés et des musulmans au contraire stigmatisés et marginalisés socialement, a rencontré un large écho, écrit le député. Les vieux préjugés sur les juifs qui seraient partout, tirant les ficelles du monde de la finance et des médias sont de retour. De façon remarquable, ils sont très largement répandus chez les jeunes aujourd'hui alors que cela aurait été inenvisageable il y a encore une vingtaine d'années.»


Le refus des valeurs démocratiques

«La société est vécue comme totalement verrouillée, ce qui génère une grande frustration», analyse Malek Boutih, qui parle de «jeunesse frustrée, prête à basculer». Il va plus loin: «Le corpus de valeurs et l'ordre social très peu contraignant de nos sociétés démocratiques occidentales ne fournissent pas un cadre suffisamment englobant et sécurisant pour s'y ancrer et s'y attacher (…). La notion de République est inintelligible, comme diluée dans le libéralisme et la modernité, et le sentiment d'appartenance à une communauté nationale est très affaibli. Or une partie de la jeunesse refuse ces valeurs trop “molles” et cherche à se distinguer.»


Le djihad, une «solution» globale

Reprenant les chiffres, notamment ceux, en hausse croissante, des départs de jeunes Français pour la Syrie, l'auteur du rapport estime que «la radicalité islamiste est dans un mouvement ascendant au sein de notre société», qu'il met en parallèle avec le niveau historique de l'extrême droite. Cependant, «face aux autres offres radicales qui visent la jeunesse, le djihadisme a une longueur d'avance, aussi bien dans sa dimension politique que théorique, note le député. Pour un jeune homme, une jeune femme assoiffée d'action, le djihad serait l'évidence. Il ne s'agit pas simplement d'assouvir réellement des pulsions meurtrières ou des envies de guerre. La dimension théorique du djihad est la plus complète dans son rejet de la démocratie, dans la désignation de responsables à abattre et enfin dans l'affirmation d'un contre-modèle total. Au creux de l'offre idéologique des forces politiques traditionnelles, le djihad propose des explications et une solution globale.» Conclusion sans appel: «Le djihadisme est bien la radicalité qui prédomine aujourd'hui dans l'offensive antidémocratique.»


Un phénomène de masse?

Les signalements recueillis par le numéro vert, destiné aux familles ou aux autorités que la dérive d'un jeune inquiète, sont éclairants sur la diversification des individus prêts à basculer dans l'extrémisme. Mais Malek Boutih va encore plus loin: «L'ampleur du phénomène et sa pénétration dans tous les milieux, avec la radicalisation de jeunes étudiants, et de jeunes filles en particulier, indiquent qu'on pourrait basculer dans un phénomène de masse.» «Si les premières vagues de djihadistes comportaient essentiellement des individus fragilisés, plus faciles à recruter, désormais les recruteurs ciblent des proies au profil plus stable et moins détectable et on peut penser que ce phénomène va s'amplifier», ajoute-t-il.


Un réseau structuré

«Les islamistes ont mis sur pied un réseau social humain où chacun joue un rôle dans l'expression de leur idéologie», remarque le député. Leur «emprise» se construit ainsi sur certains quartiers. Même si tous les jeunes, loin de là, ne sont pas tentés par l'expérience, «il faut tout de même prendre garde aux effets de contagion et d'identification croisée entre pairs, par lesquels une frange radicale peut influencer l'ensemble d'une génération», estime Malek Boutih.

Au terme de son rapport, son auteur dresse une série de propositions qui passent par l'école, la culture, les familles. Et la nécessité de réaffirmer avec force le credo républicain.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 19:45
Déclaration du Porte-Parole SEAE suite à l'attaque contre la MINUSMA au Mali

 

02/07/2015 SEAE - EEAS 150702_03_en

 

L'attaque terroriste ciblant la MINUSMA au Nord Mali aujourd'hui a emporté cinq casques bleus originaires du Burkina Faso et blessé neuf autres qui agissaient dans le cadre de leur mandat pour maintenir la stabilité et sécurité de la région.

 

L'UE exprime ses sincères condoléances aux familles des victimes et au gouvernement du Burkina Faso.

 

Cette opération de maintien de la paix, dont le mandat vient d'être renouvelé, est l'une des plus coûteuse en vies humaines. L'UE réitère son plein soutien aux efforts des casques bleus opérant courageusement dans des conditions difficiles au nom de la communauté internationale.

 

Nous rappellons également que, dans sa résolution 2227, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a confirmé que des sanctions seront prises contre tous ceux qui s'opposent à la paix au Mali et rompent le cessez le feu.

 

L'UE reste déterminée à mobiliser tous les moyens possibles pour le succès de la mise en œuvre de l'accord de paix signé par toutes les parties à Bamako le 20 juin dernier.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 19:30
Comment lutter contre Daesh ?


01.07.2015 LeMonde.fr
 

La communauté internationale parviendra-t-elle à vaincre l'organisation Etat islamique qui vient de célébrer le premier anniversaire du « califat » ? Analyse des stratégies militaires pour réduire son emprise au Proche-Orient.

 

- Détruire les capitales du « califat », par Michel Goya, colonel dans les troupes de marine et historien. Il est possible de vaincre militairement Daech grâce à une grande opération héliportée et aéroportée sur l’Euphrate. Un combat qui pourrait durer plusieurs années et qui nécessiterait au moins 100 000 hommes sur le terrain

 

- La logique suicidaire de Daech pourrait provoquer sa propre chute, par Hamit Bozarslan, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). La logique nihiliste de l’Etat islamique pourrait se retourner contre lui et accélérer son effondrement.

 

A lire aussi :

 

- Face à la progression de l’Etat islamique, quelle stratégie pour la coalition ? La réunion des alliés de la coalition mardi à Paris doit permettre d’échanger sur le plan à adopter après les récentes avancées des djihadistes..... Le premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi, est arrivé, mardi 2 juin, à Paris, déterminé à relancer la dynamique contre l’expansion de l’Etat islamique.

 

- Face à l'avancée djihadiste, les Etats-Unis impuissants

 

- L'art militaire de l'antiterrorisme Au fil des années, la lutte contre le terrorisme a glissé du terrain policier vers le domaine militaire. Pour l'armée française, elle devient un élément structurant.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 15:45
photo DCSSA

photo DCSSA

 

01/07/2015 DCSSA

 

Le 15 juin 2015, N’Djamena (Tchad) est frappée par un double attentat-suicide qui a fait  33 morts et plus d’une centaine de blessés. Le Groupement Médico-Chirurgical (GMC) du camp Kosseï, les urgences de l’opération Barkhane, participe à la prise en charge des victimes.

 

À 11h30, le plan MASCAL (Mass Casualties) est déclenché par le directeur médical de la force Barkhane. L’ensemble des équipes soignantes du poste médical (ROLE 1) et de l’Antenne Chirurgicale (ROLE 2) sont immédiatement mobilisées. Un point de rassemblement des victimes est organisé pour faciliter leur triage et les orienter vers la zone de déchoquage où quatre postes d’accueil des urgences vitales ont été préparés et équipés sans délai.

 

À 12h20, quatre blessés graves et un blessé léger arrivent simultanément, transportés par des ambulances civiles. Après catégorisation et mise en condition de survie, un scanner « corps entier » permet de réaliser un bilan lésionnel exhaustif. Moins de 30 minutes après leur arrivée, les quatre blessés graves bénéficient d’une prise en charge chirurgicale d’urgence au bloc opératoire. L’équipe médicale applique le damage control surgery pour arrêter les hémorragies et traiter les lésions les plus graves.

 

Vers 15 heures, deux nouveaux blessés, polycriblés, exsangues, arrivent au GMC, en état de choc hémorragique avancé. Après une réanimation initiale intensive (damage control resuscitation), ils sont pris en charge au bloc opératoire. Les équipes chirurgicales assurent alors des interventions de sauvetage pendant plus de 12 heures d’affilée. Les gestes opératoires sont nombreux : parages de plaies par éclat, amputation de sauvetage et autres techniques de damage control orthopédique et abdominal. Pour faire face aux hémorragies, une collecte de sang total est déclenchée sur dix militaires français volontaires pour prélever puis transfuser sept poches de sang total.

photo DCSSA

photo DCSSA

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 15:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

02/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Les Mirage 2000, les Rafale et l'Atlantique 2 de l'opération Chammal ont poursuivi leurs missions ISR de renseignement dans la profondeur ainsi que de reconnaissance armée.

 

Cette semaine, 14 missions de renseignement ont été menées, qui ont conduit à 6 frappes dans les régions de Mossoul, Sinjar et Falloujah. 13 objectifs ont ainsi été détruits dont des positions de tir et un centre de transit de Daech.

 

Ces dernières missions de renseignement et de reconnaissance armée portent le bilan total au 1er juillet 2015 à 964 sorties, 162 frappes qui ont permis la neutralisation de 252 objectifs.

 

Dans les régions de Bagdad et d’Erbil, le volet appui à la formation et conseils se poursuit au profit des forces armées iraquiennes. Cet appui est assuré par le DIO 13 (13e DBLE – demi-brigade de Légion étrangère) en charge de l’instruction opérationnelle de l’Iraqi Counter Terrorism Service (ICTS), et le détachement Advise & Assist (3e brigade légère blindée relevée par la 27e brigade d’infanterie de montagne) dont la mission est axée sur la formation et le conseil des militaires de la 6e division iraquienne. Composé de 130 militaires, le détachement français a formé  depuis mars 2015 :

1 000 stagiaires de l’ICTS aux savoir-faire ZURB (combat en zone urbaine), SAN (sauvetage au combat) et contre-IED (engins explosifs improvisés) ;

300 moniteurs de la 6e division iraquienne en ZURB, SAN, contre-IED et au travail d’état-major.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D), d’un avion de contrôle aérien E3F et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 18:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

01/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Le capitaine Patrick, déployé dans le cadre de l’opération Chammal depuis le 28 mars 2015, est chef du soutien technique Mirage 2000, l’un des services de soutien technique de la base aérienne projetée en Jordanie. Son rôle est d’encadrer et de superviser le travail des 66 mécaniciens œuvrant sur les 6 Mirage 2000 du théâtre. Son unité, structurée par spécialité (avioniques, vecteurs, armuriers, motoristes, et personnels spécifiques) travaille par équipe de jour comme de nuit en fonction du tempo opérationnel.

 

En métropole, le capitaine Patrick occupe le poste d’adjoint au chef de la division management d’un escadron de soutien technique aéronautique (ESTA) sur base aérienne, et a essentiellement en charge le maintien de la navigabilité pour une quarantaine de Mirage 2000.

 

Attiré par la technologie de pointe, notamment électronique, ainsi que par les aéronefs, et désireux de travailler sur des matériels très performants, c’est tout naturellement qu’il a choisi d’intégrer l’armée de l’Air en 1988 avec la spécialité « électronicien de bord ».

 

Après sa formation à Nîmes, puis à Rochefort, il est affecté à la BA 124 de Strasbourg au sein de la 33eescadre de reconnaissance, où il a occupé les fonctions de spécialiste des capteurs de reconnaissance sur les MirageF1 CR. Muté en 1994 sur la BA 112 de Reims, toujours en escadre de reconnaissance, il a occupé tous les postes correspondant à ses grades successifs, passant d’équipier à chef de service, d’abord au sein du groupement d’entretien et de réparation des matériels spécialisés, puis à l’escadron technique spécialisé, et enfin au sein de l’escadron de reconnaissance 2/33 Savoie.

 

Affecté à l’ESTA de Dijon en 2007, le capitaine Patrick a réussi l’examen pour devenir major mais a décidé, en raison de son jeune âge (38 ans) et des perspectives professionnelles qui s’offraient à lui, de passer également l’examen permettant d’accéder au corps des officiers. Promu lieutenant en 2008, il a rejoint une unité de contrôle de la navigabilité puis, 4 ans plus tard, l’ESTA, où il est actuellement en poste. « Etre passé par tous les grades de sous-officier me permet aujourd’hui de bien appréhender les difficultés professionnelles que rencontrent mes jeunes sous-officiers et de les aider à les résoudre ».

 

De sa carrière, il retient le fait « d’avoir eu l’opportunité de travailler sur tous les capteurs de reconnaissance et d’avoir produit des images dans le cadre de son métier, ce qui est gratifiant pour un mécanicien» mais aussi son « passage du Mirage F1 CR, avion de reconnaissance, au Mirage 2000, avion de guerre, qui constitue une suite logique dans la carrière de mécanicien avion».

 

Déployé à plusieurs reprises en Arabie Saoudite, au Tadjikistan, au Tchad et au Mali, le capitaine Patrick totalise une dizaine d’opérations extérieures (OPEX) ; il a également participé à des exercices tels que Maple Flag et TLP, ainsi qu’à plusieurs campagnes de tirs à Solenzara et Cazaux. Les OPEX et missions ont constitué pour lui autant de riches expériences permettant de le former aux postes de chef d’équipe puis de chef de service.

 

« Parmi mes meilleurs souvenirs figurent les moments forts des OPEX, les escadrillages, les remises d’insignes selon les traditions et l’esprit de solidarité et de cohésion que l’on trouve encore entre les pilotes et les mécanos».

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 17:30
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01/07/2015 Sources EMA

 

Le 11 juin 2015, sur une base qatarienne, quelques militaires français insérés dans le CAOC (1) positionné au Qatar au sein de la coalition Inherent Resolve, dans le cadre l'opération Chammal, ont fait un dernier adieu à l'E3F en bout de piste.

 

L'E3F, l’avion Awacs de commandement et de conduite aéroporté, s'en retournait en France, après une mission de 3 mois. Plus qu'un simple "radar volant" permettant le contrôle des aéronefs dans une zone précise, l'E3F coordonnait le vol de missions aériennes multiples, comme le CAOC, mais en l'air. Ce mastodonte de 100 tonnes à vide, de près de 45 mètres tant en envergure qu'en longueur, emportait un équipage de 15 à 20 personnes selon la nature des missions.

 

"Nous pouvions partir pour des missions courtes de 5 à 6 heures, tout comme pour des missions très longues, jusqu'à 12 à 16 heures, si un ravitaillement en vol était programmé" explique le chef de mission, "notre mission consistant, à tour de rôle avec les quelques autres pays de la coalition, et ils sont très peu nombreux à posséder cette capacité, à surveiller le ciel irakien, à contrôler et coordonner les missions des avions alliés, dont nos Rafale, nos M2000, l'ATL2 et notre ravitailleur C135, engagés dans Chammal ".

 

Une grosse trentaine de missions ont ainsi été réalisées pendant ces 3 mois, totalisant près de 340 heures de vol dont 120 de nuit, permettant la surveillance continue du ciel irakien et le contrôle de plusieurs milliers de mouvements aériens dans la zone. Engagé sur tous les fronts, l'E3F, qui avait participé aux opérations Harmattan et Serval, a assuré dans le même temps la participation française aux mesures de réassurance en Europe de l’Est et la mission permanente de surveillance du territoire national.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un appui (aérien et formation) aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

 

(1) CAOC : combined air operation centre : centre interalliés des opérations aériennes

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