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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 11:55
La DGA réalise un tir de roquette guidée depuis un Tigre HAD

 

05.06.2014 par Guillaume Belan (FOB)

 

Le 3 juin, au centre d’essais des Landes, la DGA a réalisé le tir d’une roquette guidée laser depuis un Tigre HAD évoluant à 70 nœuds sur une cible en mer illuminée par un opérateur au sol. Ce tir s’inscrit dans le cadre d’une série de tirs qui a débuté en 2010. Le dernier essai a été réalisé en janvier 2014 depuis un Tigre HAP. Ce tir sera suivi d’autres, notamment d’essais de la roquette guidée sur une cible mobile.

 

Des munitions guidées à bas coût

 

L’intérêt de disposer de roquettes précises est là: pouvoir mettre en œuvre des munitions très précises pour un coût limité, en tout cas, bien moins cher qu’un missile. Les derniers engagements en Afghanistan, en Libye ou au Mali ont confirmé la pertinence de cette capacité : La première version du Tigre (HAP pour Appui Protection) ne dispose pas d’armement de précision. C’est pourquoi les vénérables hélicoptères Gazelle, très vulnérables, équipés du missile HOT sont toujours nécessaires. Le panier de roquettes (non guidées) du Tigre HAP (pour l’instant seule version déployée) étant utilisé en tir de saturation, l’équipage ne dispose que du canon de 30 mm pour effectuer des tirs de précision, mais doit alors engager sa cible à moins de 1500 mètres, l’exposant alors aux tirs ennemis. Demain, la version la plus aboutie du Tigre, celle HAD (Appui Destruction), qui devrait connaître son premier déploiement à partir d’octobre au Sahel, mettra en œuvre le missile Hellfire de 8 km de portée (contre 7 km pour la roquette). Redoutable mais très coûteux. « On ne tirera pas autant de missiles Hellfire demain que de missile HOT aujourd’hui» reconnaît un officier de l’ALAT. L’intérêt est donc là : éviter d’utiliser des missiles beaucoup plus chers que leurs cibles (pick-up ou infrastructures) tout en évitant les dommages collatéraux. Sachant que le prix d’acquisition d’un missile Hellfire s’élève à plus du double que celui d’une roquette guidée…

 

Le PEA Munitions à Précision Métrique (MPM)

Le développement de la capacité d’une roquette guidée laser s’inscrit dans un Plan d’Etude d’Amont (PEA) plus ambitieux lancé par la DGA en 2009, visant à développer des briques technologiques communes à plusieurs munitions pour les rendre précises. Il s’agit là de la roquette tirée depuis un hélicoptère, mais également d’obus d’artillerie de 155 mm, d’obus de 120 mm tirés depuis un char Leclerc ou encore d’obus de mortier de 120 mm. Ces briques communes comprennent un kit de guidage, un capteur laser, un calculateur ou encore un système de contrôle des actuateurs. Pour résumer, l’encombrement de la munition est la même (la roquette demeure du 68 mm) mais composée différemment incluant un kit de guidage et des ailettes directionnelles). La roquette de précision métrique demeure aujourd’hui la munition guidée la plus aboutie parmi celle du PEA MPM « pour le mortier de 120 mm, on en sera au même stade dans deux ans qu’aujourd’hui pour la roquette » confiait un responsable de programme

 

Une mise en service vers 2018/2020

Des discussions sont en cours pour intégrer cette nouvelle capacité dans le standard MK2 du Tigre. Ce standard qui est prévu à l’horizon 2018/2020, verra outre le traitement des obsolescences, l’intégration du SIT ALAT (système de communication et commandement ) et donc un panier de roquette incluant des munitions guidées. Peu d’adaptations sont nécessaires, le panier reste inchangé, l’adaptation étant surtout logicielle. La cible pourra être illuminée au laser soit par un opérateur au sol soit par l’hélicoptère lui même. Pour le tireur, il suffira de sélectionner  parmi les roquettes du panier, celles guidées pour les engager. Le Tigre HAD disposera alors d’une panoplie complète d’armement : canon de 30 mm, missile air-air Mistral, Hellfire pour des cibles fortement blindées et roquettes (guidées ou non) pour des cibles moins durcies.

 

Et l’export ?

L’industriel en charge de cette roquette est TDA (filiale de Thales), qui va bientôt pouvoir proposer à l’export cette nouvelle munition. Pour l’instant, seules la France et l’Espagne en disposent sur leur Tigre. Mais l’industriel est confiant pour la suite et des discussions seraient en cours. TDA offre ainsi diverses solutions de panier de roquettes qui peuvent équiper divers types d’hélicoptères mais aussi d’autres aéronefs comme des avions légers. L’offre des roquettes guidées est quant à lui réduit : outre la France, seuls les États-Unis et la Turquie ont développé des solutions comparables.

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 12:55
Neuilly : Thalès déménage à La Défense (en 2015)

 

 

02.06.2014 Florence Hubin – LeParisien.fr

 

Après l’annonce la semaine dernière par Foncière des régions de l’arrivée prochaine des équipes de la société Groupon dans la tour CB21, c’est au tour des propriétaires de la tour Carpe Diem -Aviva et Predica- d’officialiser la signature d’un bail avec le groupe Thales. Ce géant de l’électronique -spécialisé dans l’aérospatial, la défense et les technologies de l’information- a choisi de franchir la Seine et de quitter Neuilly, où est actuellement installé son siège, pour La Défense.

 

Quelque six cents collaborateurs du groupe emménageront ainsi début 2015 sur 10 000 m², entre le 27ème et le 34 étage de la tour Carpe Diem, qui en compte 38 au total. D’une capacité totale de 3 000 postes de travail, le bâtiment, dont lentrée principale est accessible à pied aussi bien depuis le parvis de La Défense que depuis le boulevard circulaire, côté Courbevoie, compte encore 34 000 m² à louer.

 

Suite de l’article

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 10:55
photo Thales Group

photo Thales Group

 

par Alain Establier -“SECURITY DEFENSE Business Review” n°107, daté du 03/06/2014

 

SDBR : Vous êtes directeur général, Opérations et Performance du groupe Thales, pouvez-vous nous préciser votre champ de responsabilité ?

 

Patrice Caine : Jean-Bernard Levy, le président de Thales, m’a confié quatre grandes missions : la conduite des Opérations ainsi que la Performance, la conduite de nos activités en Europe et enfin l’animation de nos comptes clients clés en France, qui représentent trois quart des 3 milliards de prises de commandes annuelles réalisés en France. En entrant un peu plus dans le détail des Opérations, il s’agit du pilotage des grandes fonctions opérationnelles du groupe, principalement l’ingénierie, l’industrie, les achats, la qualité, les offres et projets, l’environnement, et les services. Ces fonctions sont bien évidemment «instanciées» dans nos six lignes d’activité mondiales et dans nos pays. Concernant le pilotage de nos activités en Europe, cela regroupe l’ensemble des pays européens à l’exception du Royaume-Uni, directement rattaché à Jean-Bernard Levy, de l’Allemagne et des Pays-Bas, rattachés chacun à un membre du Comité exécutif du Groupe.

 

Pourquoi ces rattachements individualisés de certains pays?

 

Nous avons souhaité redonner du poids aux lignes de produits et aux métiers mondiaux. Pour autant, dans une organisation matricielle, il y a un équilibre à préserver et donc un rôle important à jouer par les «géographies». De ce fait, tous les pays émergents ou émergés ont été placés sous la responsabilité de Pascale Sourisse en charge du Développement International. Tous les pays de l’Union Européenne, hors les trois que nous avons déjà cités sont placés sous ma responsabilité. Enfin, les États-Unis, le Canada et l’Australie, à l’instar du Royaume Uni, de l’Allemagne et des Pays-Bas déjà mentionnés sont rattachés chacun à un membre du Comex.

 

Alors parlons, si vous le voulez bien, de la performance…

 

La performance est portée par le plan «Ambition Boost», qui embrasse les trois dimensions du Groupe : la dimension Métier, la dimension géographique que nous venons d’évoquer et la dimension Fonction. L’amélioration de notre performance est un travail sans fin. Avec «Ambition Boost», nous inscrivons la performance comme le moteur de notre vision stratégique à 10 ans, «Ambition 10». Cette ambition stratégique partagée a été construite grâce à une démarche collective inédite qui a réuni plus de 400 cadres du Groupe. Notre programme de performance embrasse les trois piliers stratégiques d’«Ambition 10» : le pilier «croissance», le pilier «compétitivité» et le pilier relatif aux talents et à la dimension humaine. «Ambition 10» fixe en quelque sorte le cap et le point d’arrivée. Le plan de performance  «Ambition Boost», lui, est le moteur de cette ambition, la feuille de route qui définit les actions concrètes à mettre en place et les jalons à atteindre d’ici les prochaines années. Le précédent plan, Probasis, a continué à produire ses effets sur 2013 et  2014. Au-delà, c’est «Ambition Boost» qui prend le relais. Nous pourrons donc en mesurer les premiers effets à partir de 2015 et sur les années qui suivent.

 

Quels sont les faits marquants dans les pays d’Europe sous votre responsabilité ?

 

Il y a des traits communs. Dans bon nombre de ces pays, nous avons des implantations industrielles significatives : Italie (plusieurs milliers de collaborateurs), Espagne (un millier), Roumanie (quelques centaines), etc. Nos activités y relèvent soit du domaine des transports (apportées par Alcatel en 2008), soit du domaine de la défense (achetées à la fin des années 90), soit des deux. Nous devons aussi faire monter dans la chaîne de la valeur nos filiales, en même temps que nous devons ouvrir celles spécialisées en transport aux activités de défense et celles spécialisées en défense aux activités de transport. Enfin, ces pays partagent une monnaie, des standards OTAN  pour la Défense, des standards ETCS pour le Transport, etc. Ce sont des pays où nous ne pouvons espérer des taux de croissance que l’on rencontre dans les pays émergents, mais nous devons être capables d’y croître entre 2 et 4%, selon les pays, de manière régulière et en ayant des bases de R&D qui servent plus largement les marchés à travers le globe. Par ailleurs, il y a certains pays d’Europe où nous jouissons d’une forte croissance, c’est-à-dire supérieure à 5%. En Pologne, par exemple, où les investissements relatifs aux infrastructures de transport ferroviaire sont très importants.

 

En France, en matière de Défense, existe beaucoup d’inquiétude sur le niveau des investissements pour les 3 ans à venir. Que pouvez-vous nous en dire ?

 

Nous sommes dans une situation paradoxale. Nos 35 000 salariés en France illustrent parfaitement ce que la France, voire bien d’autres pays à l’étranger, appellent de leurs vœux : des emplois de haute technologie, par nature difficilement délocalisables, des emplois «qui exportent» dans le monde entier grâce à l’excellence technologique et à la qualité de nos produits et solutions. Mais pour cela, nous avons absolument besoin d’un soutien fort du Ministère de la Défense et de ses investissements au travers de la Loi de Programmation Militaire. Je veux donc croire que les bonnes décisions seront prises, nous donnant les moyens de préserver en France l’excellence industrielle et technologique que beaucoup nous envient.

 

Que faut-il penser du potentiel du marché indien, dans sa nouvelle donne politique issue des dernières élections ?

 

Thales poursuit de très nombreuses opportunités commerciales en Inde qui se chiffrent potentiellement en milliards d’euros, et ceci dans de très nombreux domaines. Les élections en Inde ne devraient pas, selon nous, changer la posture de ce grand pays vis-à-vis de son budget de défense et des industriels étrangers. Nous allons donc continuer à nous développer en Inde qui reste, pour les prochaines années, un des pays cibles de notre plan stratégique.

 

Y a-t-il des arbitrages à rendre dans le portefeuille des produits du groupe Thales ?

 

Aujourd’hui, le portefeuille d’activités de Thales est très cohérent et fait vraiment sens: cohérence dans ses métiers, cohérence dans ses lignes de produits, cohérence dans ses technologies. Nous pensons que nous sommes parfaitement armés pour les développer et offrir à nos clients des propositions leurs apportant de la valeur. La question que nous nous posons est plutôt de savoir s’il y a des métiers qui peuvent venir compléter les nôtres afin d’apporter encore plus de valeur à nos clients; c’est l’exemple de LiveTV, spécialiste américain de la connectivité pour les avions, que Thales a acquis en mars dernier. Cette acquisition ciblée complète parfaitement notre offre existante en matière de divertissement à bord ou IFE («In-Flight Entertainment»). C’est une acquisition offensive qui nous permet d’allier, à nos solutions en matière d’IFE, une offre de service en matière de connectivité à bord des avions. Nous pouvons ainsi proposer des solutions combinées et donc un service complet aux compagnies aériennes: choisir et regarder ses films à bord, ou écouter la musique de son choix mais aussi surfer sur internet, récupérer ses données personnelles de type mail, etc. Le marché est en train de s’orienter dans cette voie, et nous sommes très satisfaits de cette acquisition.

 

Est-ce dans cet esprit que vous être en train d’acquérir l’activité cybersécurité d’Alcatel-Lucent ?

 

Oui, absolument, la logique est similaire. Il s’agit d’une acquisition, doublée d’un partenariat stratégique avec Alcatel-Lucent, qui va nous permettre de compléter nos solutions de cybersécurité et de sécurité des communications. Cette activité représente environ 90 personnes. Alcatel-Lucent, de son coté, bénéficiera avec ce partenariat stratégique des fonctionnalités de sécurité avancées pour son propre portefeuille de solutions et produits et renforcera ainsi son offre vis-à-vis de ses clients dans les réseaux sécurisés.

 

Que mettrez-vous en avant au salon Eurosatory cette année ?

 

Nous allons évidemment montrer tous les progrès accomplis par le système de drone tactique Watchkeeper depuis la dernière édition il y a deux ans. Le système Watchkeeper est une très belle réussite technique, industrielle et opérationnelle au profit de l’Armée de Terre Britannique: il a obtenu à l’automne dernier sa certification lui permettant d’opérer dans l’espace aérien civil britannique, et il a été déclaré opérationnel par le MoD britannique en mars dernier, enfin, il est censé être déployé très prochainement en opération. Le Watchkeeper occupera donc une place particulière sur notre stand. Nous mettrons aussi en avant nos avancées en matière de radios logicielles militaires, notamment grâce au contrat CONTACT signé à l’été 2012 avec le MINDEF; CONTACT est destiné à équiper l’ensemble des forces armées françaises de postes radio de nouvelle génération, successeur des postes existants, en particulier pour les communications tactiques terrestres avec les PR4G , véritable succès mondial. Grâce à la France, Thales est plus que jamais leader européen en matière de radios communication militaire. Enfin, nous présentons bien sûr aussi le «Hawkei», véhicule léger de 7 tonnes, aéromobile, conçu pour être rapidement déployé sur les théâtres d’opération, conçu et fabriqué dans notre filiale australienne. Nous avons de gros espoirs de vendre ce véhicule à de nombreuses armées ou forces de sécurité dans le monde.

 

Indépendamment de la conjoncture géopolitique, y a-t-il un futur possible de collaboration technologique avec l’industrie russe ?

 

Je ferais la différence entre nos activités militaires et nos activités civiles. Dans le domaine militaire, comme vous le savez, nos exportations sont totalement encadrées par les gouvernements des pays dans lesquels se situent tels ou tels de nos produits. La Russie est potentiellement un grand marché en matière de défense mais les perspectives de développement ne dépendent donc pas uniquement de Thales. Dans le domaine civil, qui n’est pas soumis aux mêmes règles, nous souhaitons pouvoir nous développer ou continuer à nous développer dans plusieurs domaines: le spatial où nous avons, grâce à Thales Alenia Space, une collaboration longue et fructueuse avec l’industrie spatiale russe; dans le transport et particulièrement le transport ferroviaire où les besoins en matière d’infrastructures nouvelles ou de rénovation des infrastructures existantes sont considérables; dans le domaine du contrôle du trafic aérien enfin, où il existe aussi des besoins très importants. Les opportunités sont multiples. A nous de les saisir !

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 15:55
Watchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran)

Watchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran)

 

27/05/2014, Michel Cabirol – LaTribune

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a donné son feu vert au lancement d'un appel d'offre pour l'achat d'un drone tactique de nouvelle génération.

 

En pleine guerre entre le ministère de la Défense et de Bercy sur la loi de programmation militaire (LPM), l'Hôtel de Brienne a décidé la semaine dernière lors d'un comité ministériel d'investissement (CMI) de lancer une procédure d'appel d'offre pour se doter de drones tactiques, selon des sources concordantes. Une décision qui illustre clairement l'urgence de l'acquisition de ces matériels pour remplacer les vieux drones Harfang aujourd'hui à bout de souffle alors que le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian n'avait pas encore gagné son combat budgétaire face à Bercy et Matignon. Un ministre qui avait lui-même pris conscience de l'urgence de livrer les premiers systèmes à l'armée de terre dès 2017 comme cette dernière le souhaitait.

Pourquoi un appel d'offre alors que l'armée de terre avait déjà porté son choix sur le Watchkeeper (Thales) et qu'elle a poussé très loin sa coopération avec son homologue britannique sur ce matériel ? Parce qu'il n'était pas possible pour la direction générale de l'armement (DGA) de passer un contrat de gré à gré avec le groupe électronique en dépit d'une étude très poussée des juristes de Thales et du ministère de la Défense pour éviter un appel d'offre. Au grand dam de l'armée de terre qui veut absolument le Watcheeper et qui trouve cette décision frileuse. Cette procédure pourrait en tout cas éviter in fine tout recours juridique d'un groupe concurrent et repousser la livraison au-delà de 2017 des premiers drones.

C'est donc contraint que le ministère a donné son feu vert à cette procédure qui devrait donner sa chance (?) au Patroller de Sagem (groupe Safran) et à des drones étrangers. Chez Thales, on reste confiant mais prudent sur l'issue de cette compétition. "Si on joue parfaitement le jeu sans excès de confiance, cela devrait passer pour le Watchkeeper", explique-t-on au sein du groupe.

 

Le seul drone à voler dans le ciel britannique

Début octobre 2013, Thales UK, maître d'œuvre du programme Watchkeeper, a annoncé l'obtention d'un certificat STDA (Statement of Type Design Assurance) délivré par l'autorité de l'aviation militaire du Royaume-Uni pour le Watchkeeper en vue d'intégrer ce drone dans le trafic aérien civil. "Cela sous-tend la possibilité de vols militaires dans un espace aérien approprié partout dans le monde", avait alors expliqué Thales dans un communiqué publié le 7 octobre.

Puis début mars, le ministère de la Défense britannique (MoD) et l'Autorité de l'aviation militaire (MAA) ont autorisé la mise en service du système développé par Thales pour l'armée britannique. Watchkeeper est certifié au même niveau de sécurité que les avions pilotés, avait assuré Thales dans un communiqué. Selon le groupe d'électronique, Watchkeeper est "le seul de sa catégorie à avoir la permission de voler dans l'espace aérien britannique".

Pour développer Watchkeeper, Thales a bénéficié d'une aide importante sur toute la chaîne de production, notamment de la part d'UAV Tactical Systems Limited (U-TacS), coentreprise entre Thales et Elbit Systems créée lors de l'attribution formelle du contrat en août 2005. Un drone tactique est un système mobile de taille moyenne développé pour le renseignement, la surveillance, l'acquisition et la reconnaissance de cibles en appui des forces au niveau d'une brigade et de niveaux inférieurs.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:25
Un IESI Thales pour les hélicoptères de l’armée de Terre brésilienne

Thales fournira son instrument intégré IESI (Integrated Electronic Stand-by Instrument) pour moderniser la flotte d’hélicoptères Esquilo/Fennec de l’armée de Terre brésilienne. Photo ERAZ

 

26 mai Aerobuzz.fr

 

Thales fournit un système avionique pour moderniser les 36 hélicoptères Esquilo/Fennec de l’armée de Terre brésilienne. Le programme de rétrofit devrait s’achever en 2018. La première phase, qui prendra fin en 2014, verra l’intégration de l’IESI (Integrated Electronic Stand-by Instrument) de Thales à bord des six premiers hélicoptères, cette opération étant réalisée par Helibras, la filiale brésilienne d’Airbus Helicopters.

 

L’instrument IESI assure trois fonctions de secours essentielles : horizon artificiel, altimètre et anémomètre, regroupées en une seule LRU (Line Replaceable Unit). Déjà installé à bord du Sikorsky S-76D, l’IESI a également été retenu par Airbus Helicopters pour sa gamme d’appareils léger/moyen tonnage, dont ceux de la famille Ecureuil, EC135, EC145, EC155, EC175 et leurs version militaires, incluant les hélicoptères AS 365 K2 Super Pantera modernisés.

 

Parfaitement adapté aux différentes missions des hélicoptères, l’IESI de Thales se montre très performant à faible vitesse, basse altitude et avec un taux de virage élevé. La résistance aux champs rayonnés à haute intensité (HIRF), la durabilité en environnement humide, salin et fortement vibratoire a été poussée à des niveaux jamais atteints avec ce type d’équipement. Ces caractéristiques assurent une exploitation optimale en toutes circonstances, et se traduisent par le niveau de fiabilité et de sécurité en vol le plus élevé dont on puisse disposer, associé à un faible coût direct de maintenance. L’IESI de Thales peut également accueillir et contrôler d’autres fonctions de secours, comme les systèmes de commandes de vol automatique (AFCS) ou les systèmes de gestion des communications radio (RMS), en fonction des besoins du client

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 17:50
SAMP/T - photo DGA

SAMP/T - photo DGA

 

 

24.05.2014 journal-aviation.com ( Reuters)

 

Les industriels occidentaux de l'aéronautique ne ressentent pas encore d'effet dramatique de la crise ukrainienne sur leurs contrats en Russie, tandis que les groupes de défense sont en ordre de bataille pour répondre aux besoins en équipements manifestés par la Pologne.

 

Mais dans ces secteurs soumis à la diplomatie, les relations commerciales des Occidentaux avec la Russie ses ex-pays satellites en ébullition sont aussi volatiles que l'évolution de la situation à la frontière russo-ukrainienne où Moscou a déployé 40.000 soldats après avoir annexé la Crimée.

 

Dans l'aviation d'affaires, indicateur avancé du secteur aéronautique, de premiers accrocs ont été constatés avec des clients russes, tandis que les industriels français de la défense engagés dans des négociations en Pologne pâtissent de la relative discrétion de Paris depuis le début de la crise.

 

"Cela se tend, la Pologne reproche à la France son insuffisante réaction pour défendre l'Ukraine", dit-on chez l'un d'entre eux, qui a souhaité rester anonyme.

 

Concentrée sur d'autres conflits et alignée sur les Etats-Unis, la diplomatie française a manqué d'initiative dans la crise ukrainienne, commettant des erreurs d'appréciation dans l'attitude à adopter face à Moscou, ont dit des analystes à Reuters.

 

Plusieurs groupes français ont le doigt sur la gâchette pour aider la Pologne à améliorer ses équipements, parfois encore issus de l'ère soviétique.

 

Thales s'est ainsi allié à MBDA (consortium Airbus Group, BAE Systems et Finmeccanica) et à un groupe de défense public polonais pour décrocher un contrat de missiles évalué à plusieurs milliards d'euros que Varsovie pourrait attribuer dès juin.

 

Le constructeur naval militaire DCNS discute de son côté de la livraison à la Pologne de deux à quatre sous-marins pour un montant total de deux à trois milliards d'euros depuis 2012, ainsi que sur une modernisation des chantiers navals polonais.

 

Quant à Airbus Helicopters, il est en lice dans un appel d'offres polonais pour un contrat de 70 hélicoptères lourds d'environ trois milliards d'euros, dont le résultat est attendu avant la fin 2014.

 

Mais contrairement à DCNS, qui a signé avec la Russie un contrat d'un peu moins de 1,1 milliard d'euros pour deux navires de type Mistral livrables en octobre 2014 et octobre 2015, Airbus Helicopters n'a pas accès au marché militaire russe.

 

Dans le secteur civil, dont il est le numéro un mondial, l'ex-Eurocopter n'a en revanche pas constaté d'impact notable sur son activité en Russie où il revendique environ 40% d'un marché de 50 à 60 appareils par an, a dit son président exécutif Guillaume Faury lors du salon d'aérospatiale ILA à Berlin.

 

COUP D'ARRÊT EN RUSSIE POUR BOEING BUSINESS JETS

 

Pour Boeing Business Jets, branche d'avions d'affaires du constructeur américain, l'impact, en revanche, est déjà bel et bien palpable.

 

"Le marché russe était devenu très actif il y a environ un an, mais la situation actuelle a porté un coup d'arrêt à la plupart de nos discussions" avec des clients potentiels, a déclaré son président Steve Taylor à Reuters lors du salon Ebace qui s'est déroulé cette semaine à Genève.

 

L'attentisme de la Russie s'est propagé à l'Europe, a-t-il également constaté.

 

"Avec tous les défis en Europe de l'Est et Russie, les clients ne vont pas conclure d'achat tant qu'ils n'auront pas une idée plus claire de la situation", a ajouté Steve Taylor, un constat partagé par Marco Tulio Pellegrini, président de la branche de jets du brésilien Embraer.

 

Les industriels redoutent l'impact des tensions entre Moscou et Kiev, tant sur l'état de leurs contrats et négociations que sur leurs approvisionnements en matières premières, comme le titane, métal léger utilisé dans les avions ou les fusées.

 

"La crise russo-ukrainienne fait peser très clairement un risque sur nos activités", a déclaré François Auque, président exécutif du pôle spatial d'Airbus Defense & Space, lors d'une conférence de presse. "Ce serait un impact potentiellement significatif si la situation devait durer".

 

Airbus Defense & Space, Thales Alenia Space et leurs concurrents américains, comme Boeing ou Lockheed Martin, pourraient pâtir de la décision des Etats-Unis de ne plus accorder de licences d'exportations vers la Russie à tout satellite comportant des composants américains.

 

L'avionneur Airbus, qui achète au russe VSMPO plus de la moitié de son titane, a, lui, d'ores et déjà mis en place un groupe de travail afin de garantir ses approvisionnements destinés à son long-courrier A350, qui doit être mis en service fin 2014. (Avec Victoria Bryan, édité par Jean-Michel Bélot)

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 11:55
Un lance-roquettes unitaire (LRU) à DGA Essais de missiles

Un lance-roquettes unitaire (LRU) à DGA Essais de missiles

 

21/05/2014 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a qualifié le lance-roquettes unitaire (LRU) le 16 mai 2014. Cette décision intervient suite à des campagnes de tirs effectuées en août 2013 aux Etats-Unis et en novembre dernier au centre DGA Essais de missiles à l’île du Levant (Var).

 

La direction générale de l’armement (DGA) a qualifié le lance-roquettes unitaire (LRU) le 16 mai 2014. Cette décision intervient suite à des campagnes de tirs effectuées en août 2013 aux Etats-Unis et en novembre dernier au centre DGA Essais de missiles à l’île du Levant (Var).

 

Le LRU permet des frappes par tout temps, précises et réactives, jusqu’à 70 km. Il est destiné à traiter des objectifs ponctuels avec des effets collatéraux réduits.

 

Ce programme est mené en coopération avec l’Allemagne et l’Italie. Il consiste à transformer des lance-roquettes multiple (LRM), entrés en service au début des années 90, pour leur permettre de tirer la munition à charge explosive unitaireM31.

 

Le marché a été passé par le Bundesamt für Ausrüstung, Informationstechnik undNutzung der Bundeswehr (BAAINBw), homologue allemand  de la DGA, en septembre 2011 à la société Krauss Maffei Wegmann, à la tête d’un montage industriel franco-allemand incluant Thales, Airbus Defence and Space et Sagem (groupe Safran). Les 13 lanceurs français ainsi modernisés seront livrés au 1er régiment d’artillerie de Belfort d’ici fin 2014.

 

La dotation initiale en munitions, 252 roquettes dont le moteur est produit par la société française Roxel, a été  livrée fin 2013 par la société américaine Lockheed Martin.

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 10:50
Réussite d’un double tir SAMP/T franco-italien (Video)

 

22/05/2014 DGA

 

L’armée de terre italienne et l’armée de l’air française ont réussi un double tir de leurs systèmes SAMP/T le 20 mai 2014 sur le site DGA Essais de missiles à Biscarrosse. Deux cibles représentatives de drones, deux tirs d’Aster 30, deux interceptions. Un succès.

 

Ce double tir a mobilisé des moyens importants de plusieurs centres de la DGA et constitue une nouvelle démonstration des capacités opérationnelles du système d’armes SAMP/T, en particulier sur le plan de l’interopérabilité. C’était également une double première : le premier tir d’un SAMP/T italien à DGA Essais de missile et la première campagne de tir conjointe entre opérationnels français et italien.

 

Baptisé "Mamba" par l’armée de l’air française, les atouts du SAMP/T sont notamment : la défense de zone à 360°, sa portée, l’agilité du missile, la modularité et la capacité à traiter simultanément tout type de cibles aériennes modernes.

 

La maîtrise d’œuvre du programme est exercée par le GIE Eurosam (MBDA, Thales).

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 17:55
Les PDG des sept plus grands groupes de défense ont écrit à François Hollande

 

16/05/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les PDG des sept plus grands groupes d'armement français - EADS, Dassault, Safran, Nexter, DCNS, MBDA et Thales - estiment que de nouvelles coupes budgétaires auraient des "conséquences dramatiques : licenciements, décrochage technologique, perte de compétitivité et de souveraineté".

 

Les PDG des sept plus grands groupes d'armement français - EADS, Dassault, Safran, Nexter, DCNS, MBDA et Thales - ont bien envoyé un courrier à François Hollande. Selon nos informations, il a été finalement adressé au Chef de l'Etat jeudi soir. Cette lettre attire l'attention sur la fragilité de la loi de programmation militaire (LPM) s'il y avait de nouvelles coupes budgétaires. "Des considérations de court terme menacent de briser aujourd'hui ce fragile équilibre", écrivent les sept PDG, qui ont signé ce courrier que "La Tribune" s'est procuré. Soit Marwan Lahoud ( EADS), Eric Trappier (Dassault Aviation), Jean-Paul Herteman (Safran), Jean-Bernard Lévy (Thales), Antoine Bouvier (MBDA), Philippe Burtin (Nexter) et Patrick Boissier (DCNS)..

Après avoir rencontré au moment de la rédaction du Livre blanc sur la défense le président le 15 avril 2013 pour lui exposer les dangers d'une réduction budgétaire brutale sur l'industrie de l'armement, ils rappellent aujourd'hui que "rien n'a changé en quelques mois sur les dramatiques conséquences qu'aurait toute encoche à la loi votée : licenciement, décrochage technologique, perte de compétitivité et de souveraineté, déclassement et désindustrialisation". Cette industrie, précisent-ils, a "besoin de stabilité dans les programmations et d'une vision de long terme. Nous sommes une industrie de cycle long, vulnérable aux atermoiements budgétaires et qui ne peut être la variable d'ajustement de tous les gouvernements".

 

Faute de budget défense, les entreprises muteront vers le civil

Selon les sept PDG, "les entreprises duales seraient contraintes d'en tirer les conséquences et accélèreraient leur mutation en privilégiant les activités civiles. Elles seraient alors soumises aux seules contraintes concurrentielles mondiales (parité euros/dollar, coût du travail, fiscalité.) qui placeront l'équation nationale au second plan". C'est déjà le cas avec la réduction des budgets de défense en Europe. Cette industrie devient de plus en plus civile, avait constaté le président du GIFAS, Marwan Lahoud lors de la présentation fin avril du bilan du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS). Le secteur civil à lui seul a passé 83 % des commandes en 2013.

Et les sept PDG estiment que "de nombreux fournisseurs, ETI et PME, n'y survivraient pas. Les entreprises tournées vers les seuls marchés de défense seraient, pour leur part,,victimes d'une anémie, qui rapidement ne leur laissera d'autre alternative que de passer sous la coupe de sociétés étrangères ou de disparaître". Et de rappeler que chacun "s'accorde à reconnaître l'excellence" de l'industrie de défense française

 

Demande de rencontre

"Sous cette menace, nous sommes contraints une fois de plus d'en appeler à votre intervention et de solliciter une audience", affirment les sept PDG. Ils comptent "convaincre" François Hollande que "la défense et son industrie ont payé plus que leur part à l'effort national". Ils rappellent que les armées contribuent "déjà à la réduction des dépenses publiques par la suppression de 80.000 postes".

Les sept PDG rappellent enfin que les industriels avaient consenti "d'importants efforts d'adaptation en contrepartie de la stricte exécution de la LPM, acceptant des réductions importantes de plans de charges sans casse sociale". La LPM votée il y a cinq mois est, selon eux, "le fruit d'un travail responsable entre toutes les parties concernées. Suivant une logique de stricte suffisance, elle matérialise la participation de la Défense à l'effort de redressement des comptes publics tout en préservant les missions de nos armées, l'emploi et notre excellence technologique".

 

Matignon soutient Bercy

Alors que Bercy exigeait de 2 à 2,5 milliards d'économies par an de 2015 à 2017 à la défense, Matignon a tranché entre 1 et 1,2 milliard, selon nos informations. Cette décision de Michel Sapin et du Premier ministre, Manuel Valls, intervient six mois seulement après avoir fait voter une loi de programmation militaire (LPM) a minima. Manuel Valls a une nouvelle fois tenté vendredi d'éteindre la controverse sur de nouvelles coupes budgétaires dans la Défense tout en admettant que les armées auraient des "ajustements" à faire "ici ou là" pour que la France atteigne ses objectifs."Une loi de programmation militaire (LPM) a été votée, elle doit s'appliquer pendant cinq ans, elle reste totalement valable", a martelé le Premier ministre, sollicité sur ce thème sur Europe 1.

Une LPM qui comme l'a rappelé mercredi à l'Assemblée nationale le ministre de la Défense, "contribue au redressement de nos comptes publics. Parce qu'il y a 34.000 suppressions de poste, parce qu'il y a une masse salariale réduite de plus de 4 milliards, parce qu'il y a eu, par rapport à un Livre Blanc antérieur, une réduction  des commandes d'environ 14 milliards d'euros, parce qu'il y a des restructurations qui parfois sont difficiles pour les territoires".

Si la droite est logiquement montée au créneau, les élus de gauche sont aussi extrêmement remontés contre cette initiative négociée dans le plus grand secret entre Bercy et Matignon, l'hôtel de Brienne ayant été tenu à l'écart de ces débats. Ainsi, le président de la commission des affaires étrangères et de la défense, Jean-Louis Carrère a rappelé lors d'une réunion de la commission qui s'est tenue mercredi, que le budget de la défense ne devait pas être une variable d'ajustement. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a été semble-t-il lui même ébranlé par ce blitzkrieg de Bercy et de Matignon.

 

Que va décider François Hollande ?

Et le Président de la République ? Acclamé en février 2013 dans les rues de Tombouctou libéré, il avait souligné la veille du 14 juillet 2013, que "les crédits de la défense seront, à la différence de ceux de la plupart des ministères, préservés dans leur intégrité. C'est un effort que la nation fait, non pas pour les armées, mais pour sa propre sécurité".

Que va faire François Hollande ? Laissera-t-il faire à Manuel Valls le sale boulot ? Ou au contraire préservera-t-il l'intégrité du budget de la défense comme il l'avait rappelé ? Le président de la République avait tranché à la fin de l'hiver 2013 et avait accordé à la défense 190 milliards d'euros, dont 6 milliards de recettes extrabudgétaires, pour l'actuelle LPM. Soit une moyenne de 31,6 milliards d'euros par an.

 

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 17:55
Défense : les industriels en appellent à François Hollande

 

16/05/2014 Par

 

Le président s'est porté garant de la «sanctuarisation» de la loi de programmation militaire 2014-2019, votée en 2013.

 

Après avoir espéré, en vain, une clarification sur l'intégrité de la loi de programmation militaire (LPM 2014-2019) votée fin 2013, les sept patrons des plus importants groupes de défense français en appellent à François Hollande. Dans une lettre datée du 15 mai, ils se mobilisent contre la menace de nouvelles coupes dans les dépenses militaires. Elles oscilleraient entre 1,5 à 2 milliards d'euros par an sur la période 2014-2017. La défense, soulignent Airbus France, Dassault Aviation, DCNS, MBDA, Nexter, Safran et Thales, «est un des derniers secteurs dans lesquels l'investissement public se traduit par le développement de technologies de souveraineté qui irriguent l'ensemble de l'industrie (...) et génèrent des emplois à haute valeur ajoutée» (165.000).

 

La LPM consacre, en échange d'un budget de 190 milliards sur six ans, les efforts des industriels (décalage de livraisons, etc.) et des armées (- 34.000 postes ; - 80.000 depuis entre 2009 et 2019) dans le cadre de l'effort national de lutte contre les déficits. Toucher à son équilibre précaire la verrait s'écrouler comme un château de cartes.

 

Les industriels demandent audience à François Hollande. «Nous restons confiants dans la parole et l'engagement irréfragable du président de la République», dit-on. François Hollande s'est, par trois fois, publiquement porté garant de la «sanctuarisation» de la LPM. Peut-il se déjuger? Peut-il acculer Jean-Yves Le Drian, qui a mis tout son crédit «pour vendre la LPM aux armées», à la démission, s'interroge-t-on? Le ministre de la Défense est déterminé à peser de tout son poids pour que le budget de la défense soit préservé.

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 07:40
L'Ukraine conduit Varsovie à accélérer le choix de son missilier

 

14/05/14 lesechos.fr (Reuters)

 

WASHINGTON, 14 mai (Reuters) - La Pologne pourrait choisir dès le mois de juin ou de juillet celui qui lui fournira de nouveaux missiles dans le cadre d'un contrat de plusieurs milliards de dollars, Varsovie ayant décidé de précipiter les choses en raison de la crise en Ukraine.

 

A en croire les dires de Marty Coyne, directeur du développement des missiles de Lockheed Martin, il y a de "bonnes chances" pour que le vainqueur de l'appel d'offres soit désigné dès le début de l'été.

 

"Il y a clairement un sentiment d'urgence", a-t-il dit.

 

S'exprimant mardi auprès de Reuters, Marty Coyne a noté que les inquiétudes de la Pologne après l'annexion de la Crimée par la Russie et les tensions dans l'est de l'Ukraine étaient susceptibles d'accélérer le processus de décision à Varsovie.

 

Sept soldats ukrainiens ont été tués et sept autres blessés mardi dans l'est de l'Ukraine, ont annoncé les autorités, augurant mal du dialogue national soutenu par l'OSCE, la Russie et les diplomaties occidentales après les référendums sans appel de dimanche dans le Donbass.

 

Le gouvernement américain a diffusé mardi de nouvelles images satellite montrant que des forces russes étaient toujours stationnées ces derniers jours près de la frontière ukrainienne, malgré les assurances du Kremlin selon lesquelles ces troupes avaient été retirées.

 

En mars dernier, le vice-ministre de la Défense polonais Czeslaw Mroczek avait dit à Reuters que le pays voulait sélectionner son fournisseur de missiles d'ici la fin de l'année, ce qui représentait déjà une accélération du calendrier par rapport au projet initial d'acheter un nouveau système de missiles de défense en 2015.

 

Le président Barack Obama se rend en Pologne en juin, dans le cadre d'une tournée en Europe qui verra aussi le président américain assister à une réunion du G7 à Bruxelles et participer en France au soixante-dixième anniversaire du débarquement du 6 juin 1944.

 

Quatre candidats participent à l'appel d'offres missiles lancé par la Pologne : un consortium composé du français Thales , de l'européen MBDA et d'un groupe de défense polonais public, l'Etat israélien, Raytheon et le consortium MEADS emmené par Lockheed Martin.

 

MEADS a estimé l'appel d'offres à environ cinq milliards de dollars (3,6 milliards d'euros). Des experts ajoutent que tout le système de missiles de défense, y compris les coûts de maintenance, pouvait représenter 40 milliards de zlotys (9,6 milliards d'euros). (Andrea Shalal, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 06:55
Thales et Airbus Group vulnérables à de nouvelles coupes budgétaires

 

14.05.2014 journal-aviation.com (Reuters)

 

Thales et Airbus Group ont prévenu mercredi que de nouvelles coupes budgétaires dans la défense en France auraient des conséquences dévastatrices sur l'emploi et l'innovation, au lendemain des propos du ministre des Finances qui a annoncé qu'un effort serait demandé aux militaires.

 

Adoptée en décembre, la loi de programmation militaire (LPM) octroie 190 milliards d'euros de crédits sur la période 2014-2019 et acte 7.881 suppressions de postes en 2014.

 

Michel Sapin, le ministre des Finances, a dit mardi à l'Assemblée nationale que l'armée devrait contribuer à la maîtrise des dépenses publiques.

 

Il n'a toutefois pas confirmé le montant allant jusqu'à 2,3 milliards d'euros de réduction des crédits militaires d'ici 2017 cité par Les Echos et a démenti la fourchette de "1,5 à 2 milliards d'euros par an pendant 3 à 4 ans", évoquée par le député UMP Xavier Bertrand.

 

Jean-Bernard Lévy, le PDG de Thales, s'est dit mercredi inquiet, jugeant indispensable le respect "intégral" de la LPM.

 

Thales, dont l'Etat est le premier actionnaire avec 27% du capital, tire la moitié de son chiffre d'affaires de sa division défense et sécurité.

 

"Toute remise en cause de la LPM entraînerait des conséquences potentiellement très dommageables (..) sur l'emploi, mais aussi quant à la poursuite de la capacité que nous avons, nous industriels, à maintenir et à développer des technologies de très haut niveau au service de nos forces armées", a-t-il déclaré aux actionnaires du groupe lors de l'assemblée générale annuelle.

 

Le budget annuel est maintenu à 31,4 milliards d'euros jusqu'en 2016 (1,5% du PIB) et progressera légèrement par la suite. François Hollande s'est engagé à plusieurs reprises à sanctuariser les budgets prévus par la LPM.

 

DÉJÀ DES COUPES DANS LES EFFECTIFS

 

Le Premier ministre, Manuel Valls, a démenti ce week-end l'existence d'un plan d'austérité spécifique qui viserait la défense tout en confirmant que tous les ministères participeraient à la réduction des déficits.

 

"Nous sommes vulnérables à l'évolution du budget de la défense", a observé de son côté lors d'une conférence de presse François Auque, responsable de l'activité spatiale dans le pôle Airbus Defence & Space constitué le 1er janvier.

 

Airbus Group est d'autant plus attentif à l'évolution qu'il négocie en ce moment avec la Direction générale de l'armement (DGA) la vente à la France de 12 avions-ravitailleurs dont il espère la conclusion cette année. Mais aucun décalage de cette commande n'est pour l'instant à l'ordre du jour, a précisé Jean-Marc Nasr, patron de la région Europe, Moyen-Orient, Afrique chez Airbus Defense et Espace d'Airbus Group.

 

Au sein de l'ex-EADS, les coupes dans les budgets de la défense en Europe ont déjà entraîné un plan de réduction d'effectifs portant sur un total de 5.800 postes, dont 5.300 dans la seule division défense et espace.

 

En France, le groupe envisage de supprimer 1.700 postes, sur un total de 52.000. Là encore, le pôle défense et espace, qui emploie 11.000 personnes, supportera l'essentiel des réductions d'effectifs, avec 1.400 suppressions de postes envisagées.

 

Ce chiffre pourrait toutefois être ramené à 1.100, selon les syndicats, mais les emplois ainsi sauvés le seront uniquement dans la division spatiale, a précisé Jean-Marc Nasr, sans confirmer cette estimation.

 

Pour contrer les vagues d'austérité en France, les industriels comptent cependant sur les contrats à l'export, comme chez Thales où Jean-Bernard Lévy en a fait une priorité depuis son arrivée fin 2012, ou chez Airbus Group, qui espère vendre son avion-ravitailleur notamment à la Corée du Sud. (Edité par Matthieu Protard)

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 16:55
Pierre-Eric Pommellet, président de Thales Systèmes Aéroportés, Michel Mathieu, président de Thales Avionics et Alain Rousset, président du Conseil régional d'Aquitaine - photo Aqui.fr

Pierre-Eric Pommellet, président de Thales Systèmes Aéroportés, Michel Mathieu, président de Thales Avionics et Alain Rousset, président du Conseil régional d'Aquitaine - photo Aqui.fr

 

06/05/2014 Nicolas César – LaTribune.fr

 

Lundi 5 mai, Alain Rousset, président de la Région Aquitaine, Michel Mathieu, président de Thales Avionics et Pierre-Eric Pommellet, président de Thales Systèmes Aéroportés, ont signé une convention de partenariat pour soutenir le développement de Thales et de ses partenaires (PME et ETI) aquitains.

 

« C'est un partenariat unique en France et gagnant-gagnant pour le territoire et le groupe Thales », lance Alain Rousset, le président du Conseil régional d'Aquitaine. Le principe de cette convention de quatre ans est simple : la Région accompagne les projets de Thales et de ses partenaires locaux, soit près de 200 PME ou ETI. En échange, Thales aide la Région à renforcer le tissu de PME et d'ETI . Objectif : construire un écosystème compétitif centré autour de l'industriel dans les secteurs de l'interaction homme-système, la sûreté et la sécurité des systèmes, le traitement du signal, des images et de la vidéo, les systèmes télé-opérés, les capteurs et radars de surveillance…

Ce qui suppose de développer le potentiel de recherche en amont dans ces domaines, de structurer la sous-traitance, de développer l'offre de formations continues, mais aussi de reconvertir le site de Thales Systèmes Aéroportés à Pessac, notamment avec l'aide de la Communauté urbaine de Bordeaux. « Pour créer les innovations de rupture de demain, nous avons besoin autour de nous d'entreprises compétitives et créatives », confirme Pierre-Eric Pommellet, président de Thales Systèmes Aéroportés.

 

Premier campus industriel aéronautique d'Europe

Pour rappel, Thales est présent en Gironde depuis plus de 40 ans et regroupe plus de 2.000 collaborateurs répartis à parts égales sur deux sites : à Pessac, centre d'expertise en ingénierie, architecture radar et système (drones…) et Le Haillan, pôle d'excellence dans la conception, le développement des cockpits.

Au premier trimestre 2017, le personnel de ces deux entités sera rassemblé sur ce qui devrait être le premier campus industriel aéronautique d'Europe, au sein de l'Aéroparc de Mérignac. « C'est un investissement de 200 millions d'euros pour le groupe, qui marque ainsi sa volonté de s'ancrer dans l'écosystème régional », a souligné Pierre-Eric Pommellet. « L'Aquitaine devrait être la première région française en matière d'usines du futur », a mis en avant Alain Rousset.

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 07:56
Voyage de presse « Eurosatory 2014 »

 

29/04/2014 GICAT

 

Le GICAT a participé au voyage de presse « Eurosatory 2014 ». Sous pilotage du ministère de la Défense (DICoD, DGA et armées de Terre et de l’Air) et en partenariat avec les majors du secteur terrestre et aéroterrestre, Nexter en tête, ce voyage de presse a permis de réunir plus de 25 journalistes étrangers (Inde, Pologne, Espagne, Grande-Bretagne, etc.) les 24 et 25 avril 2014.

 

Le programme fut très dense : visite chez MBDA, présentation de l’A400M (AIRBUS) sur la base aérienne 123 d’Orléans. Second jour à Canjuers : Présentation de véhicules (RTD), de simulateurs (THALES), d’hélicoptères (AIRBUS), de fantassin en configuration FELIN (SAGEM) puis séance de tirs de CAESAR (Nexter).

 

Ces deux jours leur ont permis d’aller à la rencontre des militaires de l’armée de Terre (Présentation de matériels et RETEX opérationnels) et  de découvrir quelques-uns des prochains matériels qui seront exposés sur Eurosatory 2014.

Voyage de presse « Eurosatory 2014 »Voyage de presse « Eurosatory 2014 »
Voyage de presse « Eurosatory 2014 »
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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 07:45
Thales présente ses activités à ShieldAfrica 2014

 

5 Mai 2014 Thales

 

Thales participe à la deuxième édition du salon ShieldAfrica, l’événement le plus important du continent africain en matière de défense et de sécurité du territoire, qui se tient à Abidjan, en Côte d’Ivoire, du 6 au 8 mai.

 

Les spécialistes présents pourront notamment y partager leurs expertises en gestion des catastrophes naturelles ou encore en lutte contre la piraterie maritime ; ces sujets concernant l’Afrique au premier chef. Répondant à cet agenda, Thales présentera trois grands domaines d’activité :

 

Sécurité maritime

Dans le domaine naval, la coopération et la bonne coordination des différents acteurs autour de la surveillance côtière et de la sécurité civile constituent un véritable défi pour les autorités concernées. La lutte contre la piraterie, contre les activités illicites, ou contre le terrorisme, nécessitent un haut niveau d’agilité et de polyvalence des systèmes coopératifs C4I. Thales contribue à la transformation des forces maritimes et frontalières en renforçant l’efficacité opérationnelle entre les organismes. Le Groupe fournit des solutions de bout-en-bout intégrées qui permettent aux différents acteurs d’acquérir, d’exploiter et d’échanger les informations requises pour assurer la protection de leurs intérêts. L’interopérabilité permet d’envisager des actions alliant des forces interarmées aux autorités maritimes ou encore aux forces de l’OTAN ; dans le domaine maritime, elle est le moyen d’assurer une appréciation fine du statut des ressources critiques.

 

Sécurité des citoyens et des infrastructures

Leader dans l’intégration de systèmes de sécurité de grande envergure, Thales offre des solutions intelligentes et intégrées qui contribuent à assurer la sécurité des citoyens. Ces solutions permettent également aux gouvernements et aux opérateurs d’infrastructures d’atteindre leurs objectifs opérationnels et économiques. Au Mexique, Thales a ainsi été choisi pour fournir une solution de sécurité complète à la ville de Mexico, troisième métropole mondiale avec ses 22 millions d’habitants. Sur place, Thales a déployé une solution entièrement intégrée pour la conduite des opérations de sécurité publique déclenchées par appels d’urgence, et mis en place un système de vidéo-surveillance à grande échelle. Le système permet de sélectionner les signaux d’alarme prioritaires et d’informer les opérateurs. Ces derniers peuvent visionner les incidents et réagir en temps réel. Aucun système au monde n’offre un niveau d’intégration aussi poussé. Les solutions de sécurité élaborées par Thales incluent aussi les opérations de supervision et de contrôle, une protection complète contre les incidents opérationnels et les menaces malveillantes. Pour les opérateurs industriels, le Groupe propose également des solutions faisant appel à des architectures ouvertes pour répondre à des exigences opérationnelles et de sécurité spécifiques.

 

Surveillance des frontières terrestres

Avec l’émergence de risques nouveaux, de menaces globales, et l’augmentation des flux transfrontaliers de personnes et de marchandises, les gouvernements cherchent à renforcer la sécurité et la sûreté des zones frontalières. La surveillance et le contrôle des frontières demeurent des questions critiques pour assurer la sécurité du territoire. Ce sont également des éléments essentiels à la prospérité et à la stabilité d’un pays.

Thales offre une suite complète de solutions modulaires et économiques, depuis les systèmes de surveillance standard jusqu’aux solutions de surveillance intégrées clés en main, permettant de répondre aux besoins environnementaux et opérationnels de chaque client. Les solutions Thales s’appuient sur :

  • Des capteurs éprouvés sur le terrain, tels que radars de surveillance sol et radiogoniomètres ;
  • Des capteurs sol et caméras électro-optiques et infrarouges ;
  • Des logiciels de commandement, contrôle et information dédiés à la surveillance frontalière ;
  • Des réseaux IT et de communication assurant des liaisons voix, données et vidéo ;
  • Des services entre les différents centres opérationnels nationaux, régionaux et locaux.
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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 12:55
Prises de commandes en hausse de 10% pour Thales grâce aux pays émergents au premier trimestre 2014

 

 

30 avril 2014 par  Jacques Marouani - electroniques.biz

 

Les nouvelles prises de commandes s'établissent à 2,03 milliards d'euros, en hausse de 10% (+13% à périmètre et taux de change constants). Elles devraient continuer à augmenter, avec une croissance attendue à deux chiffres sur l'ensemble de cette année.

 

Thales vient de publier les chiffres concernant ses prises de commandes et son chiffre d'affaires du premier trimestre 2014. Ils font état d'une progression des prises de commandes qui a été tirée par les marchés émergents.

 

Prises de commandes en hausse de 10% pour Thales grâce aux pays émergents au premier trimestre 2014

Les nouvelles prises de commandes s'établissent à 2,03 milliards d'euros, en hausse de 10% (+13% à périmètre et taux de change constants), tandis que le chiffre d’affaires est resté stable, à 2,40 milliards d'euros.

 

Au 31 mars 2014, le carnet de commandes consolidé se monte à 24 175 M€, soit près de deux années de chiffre d'affaires. Deux grandes commandes d'un montant unitaire supérieur à 100 M€ ont été enregistrées : un contrat d'équipements de satellite d'observation pour un client européen, et un nouveau contrat de sécurité urbaine pour la ville de Mexico.

 

Les prises de commandes dans les marchés émergents affichent de nouveau une forte augmentation (+39% par rapport au premier trimestre 2013) et se montent à 608 M€, soit 30% des prises de commandes totales, contre 24% sur la même période de 2013.

 

Les prises de commandes dans les marchés émergents devraient continuer à augmenter, avec une croissance attendue à deux chiffres sur l'ensemble de cette année, permettant de compenser la baisse des commandes attendue dans les pays matures, notamment en défense. Le chiffre d’affaires devrait demeurer stable en 2014.

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 12:55
Casque Topowl : «les yeux de chat» des pilotes

23.04.2014 par ministere de la defense

Le viseur de casque Topowl équipe aujourd’hui l’hélicoptère Tigre de l’armée de terre. Il offre au pilote une meilleure capacité de vision de son environnement tactique. Il lui assure une vision de nuit intensifiée, directement projetée sur la visière du casque, à un même niveau de performance que les jumelles de vision nocturne.

Ce reportage est un extrait du magazine TV « Journal de la Défense » d’avril 2014, intitulé « 100% innovation dans les armées »

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 11:35
UK soldiers man a Starstreak missile deployment system during an exercise. Photo UK MoD

UK soldiers man a Starstreak missile deployment system during an exercise. Photo UK MoD

 

April 16, 2014 Thales group

 

Defence Services Asia Exhibition and Conference, Kuala Lumpur - Global Komited Sdn Bhd, a wholly owned subsidiary of the Weststar Group of Companies, has been successfully appointed by Thales to develop, promote, market, and distribute a wide range of Ground-Based Air Defence systems to the Malaysian Armed Forces.

 

The signature ceremony, attended by The Malaysian Defence Minister, YB Datuk Seri Hishamuddin Tun Hussein, was held during the first day of the Defence Services Asia Exhibition and Conference in Kuala Lumpur today. The event marked the appointment of Global Komited Sdn Bhd as a key industrial partner agent for Thales in the region.

 

Established in 2003, Global Komited Sdn Bhd is a leader in the design and engineering of defence fabrication works. Over the years, it has increased its reach through strategic collaborations with renowned and trusted partners.

 

Tan Sri Syed Azman Syed Ibrahim, Weststar Group Managing Director, said: “The agreement signed today is a positive development for the country's defence industry and includes the transfer of technology and knowledge of Ground-Based Air Defence systems that will benefit both the Malaysian Armed Forces as well as other armed forces in the region in the long run.”

 

He also added that for this year’s DSA exhibition, WESTSTAR, under its subsidiary Global Komited, will be showcasing several vehicles that focus on different fields of application for the defence and security sectors.

 

GK-M1 photo Global Komited

GK-M1 photo Global Komited

Their flagship vehicle, the GK-M1, highlights a new application whereby a Lightweight Multiple Missile Launcher may be mounted onto the vehicle with Thales STARStreak missiles installed within the Missile Launcher.

 

STARStreak Missile technology represents the latest development from Thales’s Belfast- based activity in Ground Based Air Defence systems, and will enable the Malaysian Armed Forces, particularly the Royal Malaysian Air Force, to replace the previously commissioned Starburst Missile System.

 

With this new collaboration, Thales will facilitate Global Komited in further incorporating a more comprehensive range of allied defence systems, such as a Command and Control radar system to support and protect all important government and military assets.

 

About Global Komited Sdn Bhd

Global Komited Sdn Bhd is a specialised vehicle manufacturing and bodywork engineering company. Initiated in 2003 as a Ford dealership, in 2007 the company shifted its focus into the more specialised industry when it entered into agreements with several Original Equipments and Vehicles Manufacturers around the world to promote, develop and manufacture a wide range of commercial, specialised vehicles, including aircrafts, in Malaysia.

Having quickly established itself in its niche industry, Global Komited is on course towards achieving its aspiration of becoming a major supplier of automotive, aviation and electronic products and services in Malaysia, as well as in the region, for commercial and defence applications.

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 07:35
Australian DoD extends Hawkei testing and evaluation programme

A Hawkei vehicle undergoing testing at the Land Engineering Agency Proving Ground at Monegeetta, Victoria. Photo Scott McNaughton SMN / Commonwealth of Australia 2014.

 

15 April 2014 army-technology.com

 

The Australian Department of Defence (DoD) has extended the developmental testing and evaluation of the six Thales Hawkei prototype vehicles and trailer that were acquired under the Australian Defence Forces' (ADF) project LAND 121 phase 4 programme.

 

An unnamed DoD spokesperson was quoted by Shephard as saying that the risk-reduction activity will 'further reduce risk prior to a second-pass consideration by government, which is expected in 2015'.

 

The extension means that the option to acquire a non-Australian vehicle 'remains on hold' pending the outcome of the manufactured and supported in Australia (MSA) development contract, the spokesperson added.

 

Six Hawkei vehicles, including two utility variants, two command variants, two reconnaissance variants and one trailer, have been undergoing testing under the MSA contract at the Monegeetata Proving Ground in Victoria and other facilities since May 2013.

 

Testing has been completed on the integration of communications systems, mobility, survivability, payload, reliability, air and sea transportability, and user assessments by Australian soldiers, according to the spokesperson.

 

The $1.5bn project LAND 121 phase 4, known as overlander, aims to purchase up to 1,300 protected and unprotected light vehicles to help replace one-third of the Australian Army's existing Land Rover vehicle fleet.

 

Hawkei was selected by the DoD as a preferred choice for the light-protected vehicle in December 2011.

 

Manufactured at Thales's Bendigo facility in Victoria, the Hawkei is a 7t, 4×4 next-generation light-mobility vehicle designed to safeguard soldiers against improvised explosive devices (IED) and ballistic missiles.

 

Thales Australia is the prime contractor for the Hawkei project, which also includes Boeing Defence Australia, Plasan Sasa and PAC Group as partners.

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 05:55
Thales underwater warfare systems

9 avr. 2014 Thales underwater warfare systems

 

Building on 50 years of experience in undersea warfare, Thales is now a global leader in underwater systems and the world's top exporter of sonars and related systems for navies and air forces.

Thales designs and delivers acoustic and communication systems and subsystems for anti-submarine warfare and anti-mine warfare.
The solutions and related services are suitable for all types of platforms: submarines, surface ships, helicopters, maritime patrol aircrafts and unmanned naval systems.

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 16:35
Thales at Defence Services Asia
 

April 11, 2014 Thales

 

Thales, a global technology leader for the Aerospace, Transportation and Defence & Security markets, will be participating in the 14th Defense Services Asia (DSA) exhibition and conference, which takes place in Kuala Lumpur, Malaysia, from 14 to 17 April.
A privileged partner for the Malaysian Ministry of Defence, Thales offers the full scope of its defence expertise and experience through programmes for the Naval, Air and Land forces. Thales has been operating in Malaysia since 1980 and will be exhibiting a wide range of equipment in the fields of Communication, Optronics and Air operations at DSA Malaysia 2014.


Advanced air defence

Thales is leading the way for air defence solutions and is able to deliver a fully integrated air defence capability, from radars and C2 centres through to effectors and their respective fire control systems. Thales’s Advanced Air Defence offering is an integrated set of solutions designed to ensure timely decision-making and effective responses for the protection of military forces, key assets, nations and citizens around the globe. Thales and ThalesRaytheonSystems have developed, manufactured and supported best-in-class air defence systems for customers worldwide for more than 40 years. Over 300 air defence radars have been sold to 26 countries. Thales is also the world's leading supplier of integrated weapon systems, with more than 450 mobile, integrated systems in service with customers throughout the world. Its solutions include the STARStreak system, integrated on a wide range of armoured vehicle
platforms. Thales’s innovations in open systems architecture are behind the development of the RAPID range of mobile integrated weapon systems, which combine sophisticated sensors, fire control software, latest-generation human-machine interfaces and a wide range of weapons, including missiles and guns. The RAPID range of weapon systems will be presented at DSA, as well as the 3D Ground Master radar family.

 

Optronics

Thales is a pioneer in optronic equipment and systems, with thousands of products in service in more than 60 countries. Working closely with its partners and end users, Thales draws on a range of advanced optronics technologies to develop imaging and image processing solutions, tailored to the precise requirements of each customer. At DSA, Thales will showcase its optronic equipment aimed at evaluating critical situations at both tactical and strategic levels.

 

Communication, Navigation and Identification systems

Thales proposes a broad array of communication products and solutions to provide the armed forces with the information superiority and network-centric capabilities they need. Thales offers interoperable systems and a complete range of tactical radios for all levels of command, from C2 centres to infantry in the field and for land, air and naval platforms, to meet the requirement for air-to-air, ground-to-air and surface-to-air communications. Thales is also a world leader in proven identification systems with the capability to provide real-time identification of friendly forces in the most demanding environments. A wide range of communication and identification systems will be exhibited on the Thales stand.

 

C4I solutions

 Thales, as a lead system integrator, provides interoperable, secure and critical C4ISR (Computerised, Command, Control, Communications, Intelligence, Surveillance and Reconnaissance) systems for information superiority on the digitised battlespace, in order to support the decision-making process for
Commander and Crew and at the tactical operational level for Defence and Army forces. C4ISR solutions for information superiority on the digitised battlespace will be on display on Thales’s stand.

 

Thales's technologies in naval solutions will also be presented on the stand. They include state-of-the-art naval sensor systems and a new development in integrated sensor, effector and combat management technology especially for smaller vessels.

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 07:55
Achats de matières et de services : Thales se dote de l’outil Ivalua Buyer

 

10 avril 2014 par  Didier Girault - electroniques.biz

 

Ivalua Buyer est un outil d’achats collaboratif. Son utilisation devrait permettre une meilleure coopération entre les 1350 acheteurs du groupe ainsi qu'une optimisation des achats de celui-ci.

 

Les achats de Thales représentent 5,7 milliards d’euros par an. Ils sont réalisés par quelque 1350 professionnels. Et, dans le cadre d'un plan d’optimisation des achats lancé en 2010, les responsables de cette activité chez Thales viennent de choisir la solution d’achats Ivalua Buyer.

 

Grâce à cet outil logiciel, Thales compte mieux faire coopérer ses différents acheteurs disséminés partout dans le monde. « Nous souhaitions un outil nous permettant de développer une approche collaborative à l’intérieur de la communauté achats afin d’apporter le meilleur niveau de services à nos clients » annonce ainsi Renaud Larramendy, directeur des outils, process et méthodes achats chez Thales.

 

Dans la pratique, Thales a retenu pour son Ivalua Buyer, les modules fonctionnels suivants : SRM (Supplier Relationship Management) ou Référentiel fournisseurs – avec la gestion des coordonnées, des informations concernant les fournisseurs et les activités avec ceux-ci, des documents légaux et des risques - ; Tableau de bord des achats ; Evaluation de la performance achats (incluant l’élaboration de plans de progrès en liaison avec les fournisseurs, ainsi que la gestion des litiges) ; et E-sourcing (pour l’aide à la constitution des dossiers achats ainsi qu'à la sélection des fournisseurs).

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 07:55
crédits 234architecture

crédits 234architecture

 
April 9, 2014 Thales
 

Thales is playing a major role in the 30-year programme to design, construct, operate and maintain the French Ministry of Defence's new headquarters in Paris. Thales's role covers the overall design of the defence engineering side of the project, operation and maintenance of the new information and communication systems and responsibility for the site security systems. The design & build portion of the Balard project is a huge undertaking — and the task of protecting the site and its information and communication systems is no less critical.

 

The French Ministry of Defence, Thales's largest customer, signed a public-private partnership agreement with Opale Défense to finance, design and construct the Balard headquarters as well as operate the complex and provide maintenance services for 30 years. Thales's involvement begins at the design & build phase of the project, led by Bouygues Bâtiment Île de France, a subsidiary of Bouygues Construction.

Located in the 15th arrondissement of Paris, the Ministry's new headquarters will include the offices of the Minister for Defence and his special advisors, the Joint Staff of the French armed forces, the Chiefs of Staff of the three armed forces, the French defence procurement agency (DGA) and other key military departments and administrative services.

 
From the handover date, Thales will operate and maintain these systems for a further 27 years. The Group is also responsible for the continuing evolution of the installed networks to ensure that they always incorporate the latest technologies and offer the highest levels of security. Thales will also guarantee the highest levels of availability for the communication and security networks and provision of 24/7 technical support.

Thales is now operating and supporting the critical information systems and security systems for the 2,000 users who have already moved into the new facility.

By 2015, Thales will have a dedicated local team of around 100 people in place at the site.

 

Key objectives of the project:

  • Deliver the high-grade security required for the Ministry's sensitive and classified data, combined with best-in-class continuity of service.
  • Ensure the resilience of networks and communications against the most critical physical and cyber attacks.
  • Integrate with the Ministry's broader information and communication system policy, including interoperability with legacy and future systems.

 

Building on its proven strengths and extensive experience in network security and protection of critical sites, Thales is stepping up to these challenges.

Key points
  • 145,000 m² of purpose-built facilities and 135,000 m² of redeveloped space.
  • Capacity for up to 10,000 military and civilian personnel.
  • Two conference centres and a media centre for press conferences.
  • 1,000 km of fibre optic cables.
  • Highly secure information and communication networks.
  • A highly secure site protection, security and surveillance system.

"With this project, Thales is further consolidating its established strengths and expertise in network security and critical site protection, delivering the high-grade security the ministry requires, ensuring resilience against the most critical physical and cyber attacks and integrating with the ministry's broader information and communication system policy, including interoperability with legacy and future systems."

Rémi Gille, Vice President in charge of Thales's network and infrastructure systems activities

 

Surveillance and protection of the Balard complex

Balard is a strategic site and will benefit from the highest levels of protection and security: security systems, access control, intrusion detection and videosurveillance.

The new headquarters is a complex and sensitive site, making security a major concern at all times.

As a defence facility housing a huge number of personnel, the Balard project needed to ensure that security considerations were an integral part of the design, management, operation and maintenance of the site.

 

Highlights

  • June 2009: launch of consultations and competitive bidding procedure.
  • February 2011: Opale Défense consortium selected for a 30-year programme covering the design, construction, financing, operation and maintenance of the Ministry of Defence's future headquarters.
  • January 2014: main structural work completed.
  • February 2015: handover of buildings.
  • Thales to operate information and communication systems for 27 years.
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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 20:55
Thales : plus de 2 000 utilisateurs des systèmes d'information et de communication sécurisés à Balard

SIC sécurisés à Balard photo Thales / Philippe Coni

 

09.04.2014 Arnaud Bivès - Boursier.com

 

Le nouveau ministère de la Défense, localisé sur le site de Balard à Paris, a accueilli ses premiers résidents. Le cap des 2 000 utilisateurs des systèmes d'information et de communication sécurisés par Thales est franchi. Le groupe assure également l'exploitation de ces systèmes sur une période de 27 ans.

 

Thales assure d'ores et déjà les services d'exploitation des systèmes d'information critiques et de sûreté pour 2 000 utilisateurs qui ont déjà emménagé dans leurs nouveaux locaux.

 

Le groupe joue un rôle majeur dans la conception, la construction, l'exploitation et la maintenance sur une durée de 27 ans du nouveau siège du ministère de la Défense. Il réalise la conception générale de l'ingénierie de défense du projet et l'exploitation des systèmes d'information et de communication du nouveau ministère, ainsi que des systèmes de sûreté du site.

 

"Si le projet architectural est de grande envergure, la sécurisation du site et de ses systèmes d'information et de communication sont également des missions hautement critiques", explique Thales.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 07:35
Thales place le Bushmaster au Japon

Un Bushmaster hollandais en opération en Afghanistan

 

7 avril, 2014 Frédéric Lert (FOB)

 

Bon d’accord, la bateau qui apportera les véhicules blindés au pays du soleil levant sera moins chargé que ceux qui en ramènent des Toyota et autre Nissan… Thales Australia, qui a la responsabilité de la fabrication du véhicule, annonce la vente de seulement… quatre véhicules qui seront mis en œuvre par l’armée de terre japonaise (Japan Ground Self-Defence Force). Cette vente n’en constitue pas moins un beau succès pour pour la filiale australienne du groupe Thales, le Bushmaster ayant semble-t-il été opposé au M-ATV d’Oshkosh dans cette compétition. Les blindés, qui seront tous en version transporte de troupe, seront livrés fin 2014. Que vont pouvoir faire les Japonais de ces véhicules et s’agit simplement d’un échelon précurseur avant une vente plus large ? Le communiqué de presse de Thales rappelle que le Bushmaster « lors des déploiements sur les théâtres afghans et irakiens (…) a démontré toute son efficacité à la fois en milieu urbain mais aussi dans les régions plus montagneuse. Il est ainsi parfaitement adapté aux différents environnement géographiques du Japon ». Faut il donc croire comme le laisse entendre ces deux phrases que les Bushmaster seront utilisés sur le  territoire national japonais, où le bush est maigre et le niveau de menace

 

sensiblement moins élevé qu’en Irak ou en Afghanistan (sauf à considérer les soubresauts de la Terre). Ou bien ces véhicules seront-ils plutôt associés aux interventions extérieures des JGSDF ? Rappelons que depuis 2004, rompant avec sa traditionnelle politique de non-intervention  depuis la fin de la seconde guerre mondiale, Tokyo a déployé à travers le monde plusieurs contingents dans des opérations de maintien de la paix. Le premier contingent avait d’ailleurs été envoyé en… Irak

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