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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 11:55
Scorpion c’est parti!

Signature du contrat Scorpion en présence des 3 PDG, du DGA et des officiers de programmes. Derrière une présentation 3D des programmes en grandeur réelle, effet garanti! (G Belan)

 

8 décembre, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

C’est à Varces chez les chasseurs alpins (27ème Brigade d’Infanterie Montagne) que le Ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a officiellement lancé vendredi 5 décembre le programme Scorpion, qualifié d’ « enjeux de demain ». Scorpion, c’est le renouvellement des capacités de contact de l’armée de terre. Un programme qui va remplacer les VAB, AMX10RC et Sagaie hors d’âge. Deux véhicules ont été officiellement lancés et baptisés : le VBMR (Véhicule Blindé Multirôle), rebaptisé le Griffon et l’EBRC (Engin Blindé Reconnaissance et de Combat), appelé Jaguar. Mais pas seulement, Scorpion c’est aussi la mise en réseau et le passage de l’armée de terre au combat collaboratif, grâce notamment au système SICS (Système d’Information au Combat Scorpion).

 

Enfin !

 

Les premières études ont été lancé en 2005, avec le démonstrateur BOA (Bulle opérationnelle aéroterrestre), puis ce fut le marché d’architecture TNS-MARS (Thales Nexter Sagem), les démonstrateurs de mobilité BMX ainsi que le développement de la tourelle de 40 mm CTA (cased telescoped). 200 millions d’euros et presque 10 après, Jean-Yves le Drian a remis le marché à un groupement momentané d’entreprises pour le développement des deux nouveaux véhicules : EBMR et EBRC, pour un montant de 752 millions d’euros. S’il ne s’agit pour l’instant que d’un programme de développement, il est majeur en ce qu’il marque le lancement de la première étape de la phase 1 de Scorpion. Au total , Scorpion étape 1 court jusqu’en 2023 et représente un investissement de 5 Milliards d’euros. Avec l’étape 2, post-LPM, Scorpion représente pas moins de 8,7 Milliards d’euros !

 

GME Scorpion

 

Le groupement d’entreprise (solidarité d’entreprises sur la durée du programme) comprend Nexter, Renault Trucks Défense (RTD) et Thales. Nexter, mandataire est également le « design authority » de l’EBRC Jaguar, réalisant la caisse, protection et les aménagements. Thales est en charge de la partie vétronique et communication et de certaines fonctions (Version observation d’artillerie du VBMR). RTD est lui en charge de la partie mobilité : moteur, boite de vitesse, roues… et tourelleau (7.62 et 12.7 mm). Les véhicules seront assemblé à Roannes à partir de 2017. L’export du Jaguar sera assuré par Nexter et celui du Griffon par RTD et Nexter. Le GME sera basé à Satory, dans des bureaux dédiés de 700 m2 et organisés pour du travail en plateaux.

 

Communalités ?

 

Les deux véhicules seront dotés de briques technologiques communes : vétroniques, pneumatiques, systèmes d’armes (tourelleau…). Mais il s’agit bien de deux véhicules fondamentalement différents. L’un est un char léger et l’autre un transporteur multi-fonctions.

 

LE VBMR Griffon (crédits: Thales/Nexter/RTD)

LE VBMR Griffon (crédits: Thales/Nexter/RTD)

 

Le Griffon, 6X6 de la classe des 24,5 tonnes PTAC (réserve de masse de 1,5 tonne) sera décliné en plusieurs versions grâce à des kits additionnels (génie, PC, artillerie, Medevac….). Il sera doté d’un tourelleau de 7.62 ou 12.7 mm. Remplaçant les VAB, le besoin total est de 1722, dont les premiers seront livrés avant la fin de la période LPM (2018-2019). Un VBMR 4X4 léger (classe des 10 tonnes) sera acquis sur étagère à l’horizon 2021.

 

L’EBRC Jaguar (Thales/Nexter/RTD)

L’EBRC Jaguar (Thales/Nexter/RTD)

 

Le Jaguar, remplaçant des AMX10RC et ERC90 Sagaie, sera lui aussi un 6X6 mais basé sur un châssis différent (l’écart des essieux n’est pas le même que sur le VBMR). Avec un PTAC de 25 tonnes (700 kg de réserve) , il sera le char léger de l’armée de terre, alliant puissance de feu (missiles MMP), protection et mobilité. La tourelle habitée 2 hommes met en œuvre le tout nouveau calibre de 40 mm CTA (Cased Telescoped), très innovant et compact, il permet une élévation à 45°. Il sera propulsé par un moteur RTD 490 chevaux contre 400 pour le Griffon, soit un rapport poids/puissance de près de 20 chevaux la tonne. 248 Jaguar doivent être commandés.

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 07:55
Défense. Thales : un nouveau marché pour Cholet

 

07 décembre 2014 Ouest-France Entreprises

 

La conception et la fabrication d'engins blindés sont attribuées à un groupement comprenant Thales.

 

La nouvelle a été annoncée par Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, hier lors de son déplacement en Isère. A l'occasion de sa visite à la 27e brigade d'infanterie de montagne à Varces, il a remis le marché EBMR (Engin blindé multi-rôles) aux présidents du GME (groupement momentané d'entreprises) formé par les sociétés françaises Nexter Systems, Renault Trucks Défense et Thales, dans le cadre du programme Scorpion. La chaîne logistique sera gérée sur le site de Thales à Cholet, spécialisé dans les télécommunications de défense.

 

2 000 véhicules à partir de 2018

 

Ce marché « couvre toutes les phases d'un programme d'armement, du développement au soutien logistique en unité en passant par la qualification et la fabrication des matériels. Le GME s'engage sur les performances intrinsèques des matériels sur le long terme ainsi que sur la disponibilité opérationnelle des véhicules en service », explique Thales dans un communiqué. Les engins concernés, le véhicule blindé multi-rôles Griffon et l'engin blindé de reconnaissance et de combat Jaguar, remplaceront des véhicules « fabriqués dans les années 70 et 80 et utilisés intensivement par l'armée de Terre sur tous les théâtres d'opération depuis trente ans ».

 

Ce programme, « structurant pour Nexter, RTD et Thales ainsi que pour tout le tissu industriel français irrigué par les commandes de sous-traitance du GME permettra la création d'un millier d'emplois dans sa phase de développement et de 1 700 emplois dans sa phase de production », assure Thales. Près de 2 000 véhicules, et tous les moyens de soutien logistique associés, doivent être livrés aux forces armées à partir de 2018.

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 21:56
Jean-Yves Le Drian a annoncé le lancement du programme Scorpion

 

05/12/2014 DGA

 

La Loi de programmation militaire 2014-2019 prévoit l’autonomie stratégique de la France pour notre futur modèle d’armée. Pour satisfaire à cette exigence, le renforcement des capacités opérationnelles de nos forces est prévu à travers notamment, pour l’armée de terre, le programme d’armement Scorpion.

 

À l’occasion de sa visite à la 27e brigade d’infanterie de montagne à Varces (Isère), Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a confié aux industriels Nexter, Renault Trucks Défense (RTD) et Thales, la réalisation de près de 2 000 engins blindés dans le cadre du programme Scorpion, en présence de Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement et du général d’armée Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de terre. Il s’agit des deux premières opérations du programme Scorpion (qui comprend six opérations au total) pour un montant de 752 millions d’euros.

Lors de son adresse aux forces à Varces, le ministre a déclaré : « Le travail remarquable qui a déjà été mené me permet aujourd’hui de lancer le programme en toute sérénité. J’en avais pris l’engagement au salon Eurosatory 2014 : j’ai maintenant le plaisir de remettre aux cotraitants Nexter, Thales et Renault Trucks Défense, le marché couvrant la réalisation des véhicules blindés multi-rôles et de  l’engin blindé de reconnaissance et de combat. »

Pendant la phase de développement, le plan de charge de ce contrat représentera près de 1 000 emplois directs hautement qualifiés. Il sera de plus de 1 700 emplois directs en phase de production.

Le programme Scorpion permettra à l’armée de terre de moderniser, à partir de 2018, ses Groupements tactiques interarmes (GTIA). Ces derniers, qui doivent faire face à tous les types de combat, verront leur gamme médiane renouvelée, autour de deux engins de combat. L’intégration des capacités du GTIA sera faite par un unique moyen d’information et de communication. Soutenable d’emblée, Scorpion intègre également la rénovation future du char Leclerc et le système de préparation opérationnelle (notamment avec la simulation embarquée).

 

Préparé par la Direction générale de l’armement (DGA), le marché comprend :

  • le développement et l’acquisition de 1 722 Véhicules blindés multi rôles (VBMR), baptisés Griffon, destinés à remplacer les Véhicules de l’avant blindé (VAB) ;
  • le développement et l’acquisition de 248 Engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC), baptisés Jaguar, destinés à remplacer les chars légers AMX10RC et Sagaie, ainsi que les VAB HOT ;
  • l’acquisition des systèmes de soutien et de formation associés.

Conformément à la Loi de programmation militaire, la livraison des premiers VBMR est prévue en 2018, celle des premiers EBRC en début de période suivante.

Outre Nexter, Thales et RTD, le programme fait aussi intervenir le groupe Safran pour l’optronique, et pour l’armement de l’EBRC, CTA International pour le canon de 40 mm CTA et MBDA pour le Missile moyenne portée (MMP).

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 08:57
Cinq milliards d'euros pour moderniser l'armée de terre

 

05/12/2014 Par Véronique Guillermard - LeFigaro.fr

 

Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, notifie aujourd'hui le premier contrat à Thales, Nexter et RTD.

 

Moderniser, optimiser et numériser. L'armée de terre engage un vaste mouvement de renouvellement de ses matériels et de ses systèmes d'information et de communication. En déplacement à Varces (Isère), Jean-Yves Le Drian donne, ce vendredi 5 décembre, le coup d'envoi du programme Scorpion, dont la phase 1 représente 5 milliards d'euros d'investissements.

 

Le ministre de la Défense va notifier un premier contrat de 752 millions à un groupement composé de Nexter, Thales et Renault Trucks Defense (RTD), qui enclenchera le développement de deux nouveaux engins. Le premier, le véhicule blindé multirôle (VBMR), remplacera progressivement le VAB, le véhicule à tout faire des fantassins. Le second, l'engin blindé de reconnaissance de combat (EBRC), succédera aux chars légers AMX-10 RC et Sagaie. Ces matériels sont à bout de souffle après quarante ans de bons et loyaux services. «Nous sommes arrivés à la limite mécanique de ces matériels, dont les coûts de maintenance explosent et dont les taux de disponibilité sont souvent sous le seuil critique», souligne un colonel de l'armée de terre. Les blindés sont ultrasollicités sur les théâtres d'opération où sont déployés 8 300 militaires français.

 

Les industriels doivent livrer les premiers blindés à partir de 2018, afin que 92 VBMR soient en service d'ici à la fin de la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019. Nexter, Thales et RTD se sont engagés sur un prix fixe, un calendrier, des coûts de maintenance, ainsi qu'une grande modularité. Le VBMR, un blindé de la classe des 20-25 tonnes, sera décliné en six versions et pourra passer de l'une à l'autre - d'un véhicule de transport de troupes en engin sanitaire - grâce à des «kits» amovibles. Un VBMR léger, un 4 × 4 de la classe des 10 tonnes, dédié aux unités de renseignement, sera aussi développé.

 

La phase 1 de Scorpion s'ouvre après dix ans d'études

 

Autre progrès pour les militaires, la simplification des opérations de maintenance. Les véhicules sont conçus pour être entretenus et réparés rapidement sur les théâtres d'opération, sans qu'il soit besoin de retourner à l'usine. Les deux blindés ont aussi des composants communs tels que l'optronique, les pneumatiques, la boîte de vitesses, etc. Ils sont adaptés aux besoins des conflits modernes. Protégés des bombes artisanales (ied), ils pourront rouler pendant 800 km sans se ravitailler et ils disposeront d'une autonomie au combat de 72 heures, contre 24 heures aujourd'hui. Les industriels ont pris des engagements sur un taux de disponibilité moyen de 80 % et même de 95 % pour les véhicules envoyés en opérations extérieures (Opex), contre 50 % pour les VAB aujourd'hui.

 

Après ce premier contrat, d'autres notifications sont prévues avant la fin de la LPM 2014-2019, notamment la rénovation de 200 chars d'assaut Leclerc, à partir de 2018. La phase 1 de Scorpion s'ouvre après dix ans d'études et 200 millions d'euros investis pour «dérisquer» certains pans du programme. Quant à la seconde phase, son déroulement et son financement sont reportés à la prochaine LPM (2020-2025). Au total, Scorpion doit permettre à l'armée de terre de disposer de 200 chars lourds rénovés, 2 700 blindés multirôle et de combat, ainsi qu'un système d'information à haut débit unifié.

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 07:50
Europe's first Mars Rover and their sandy "playground"


3 déc. 2014 Airbus DS

 

Europe’s first Mars rover will have an unmatched capability to autonomously navigate up to 70 metres a day with no outside guidance from ground control. The extended Mars Yard provides a realistic and representative Mars environment to allow the Guidance, Navigation and Control team of the ExoMars rover project to finalise the sophisticated autonomous navigation system. The Mars Yard will be used up until launch and will also be kept available after the rover has landed on the surface of Mars in 2019 – if necessary to address any problem by simulating the situation on Earth. Manufacture of the flight rover will begin early in 2015 after construction of an advanced clean room for interplanetary missions at Airbus Defence and Space’s Stevenage site. Mission launch is planned for 2018.
More information: http://bit.ly/1ziYWY0

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 17:30
Les EAU créent un Emirates de la défense, dirigé par l'ancien patron de Thales Luc Vigneron

 

03 décembre 2014 Usine Nouvelle (Reuters)

 

Les Emirats arabes unis (EAU) ont annoncé le 2 décembre la fusion de plusieurs sociétés publiques de défense pour créer une entreprise intégrée de services et de construction baptisée Emirates Defence Industries Company (Edic).

 

Les Emirats Arabes Unis créent un nouveau groupe industriel dédié à la défense. Luc Vigneron, l'ancien PDG du groupe français Thales, prendra la direction de cette nouvelle entité, selon l'agence officielle WAM.

Edic (Emirates Defence Industries Company) rassemblera 11 sociétés issues des filiales d'entreprises publiques d'investissement appartenant à Mubadala Development Company, Tawazun Holding et Emirates Advanced Investment Group dans la première phase d'intégration. Plusieurs autres filiales industrielles de Mubadala et Tawazun sont à l'étude pour la deuxième phase d'intégration, qui sera lancée début 2015, a ajouté l'agence.

 

Stratégie de diversification de l'économie

"Le résultat (...) sera une plate-forme de défense intégrée bénéficiant des améliorations dans l'alignement, la performance et l'augmentation de capacité, qui est mieux placée pour servir les forces armées des EAU et participer aux appels d'offres dans la région," a déclaré Homaid Al Shemmari, président de la nouvelle structure.

Le développement des industries de défense fait partie des initiatives déployées par Abou Dhabi, principal exportateur de pétrole des Emirats arabes unis, pour diversifier son économie.

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 08:35
Inde : les grands de la défense multiplient les partenariats

Snecma créé co-entreprise maintenance moteurs d’avions militaires. La filiale Safran associée l’indien Max Aerospace (25 % 75 % respectivement capital). L’activité concerne notamment Mirage 2000H «Vajra » de l’Indian Air Force.

 

26/11/2014 Patrick de Jacquelot / Correspondant en Inde

 

Boeing et ses homologues occidentaux nouent des alliances locales. Le but : répondre à la volonté de New Delhi d’indigéniser son industrie militaire.

Boeing est à la recherche de partenaires indiens dans le secteur de la défense pour nouer « des relations stratégiques et approfondies », vient d’affirmer le vice-président en Inde du groupe américain d’aéronautique et de défense dans une interview à Bloomberg. La déclaration fait suite, selon lui, à la décision prise cet été par le nouveau gouvernement de porter le plafond des intérêts étrangers dans les sociétés indiennes du secteur de 26% à 49%, décision « bienvenue » selon le responsable de Boeing.

Le groupe américain se joint à un mouvement bien engagé, marqué par des partenariats de plus en plus nombreux et étroits entre fournisseurs d’armements internationaux et groupes indiens. Cette vague résulte non pas du relèvement du plafond des investissements directs étrangers, mais plutôt de la volonté des pouvoirs publics de pousser à la fabrication en Inde du matériel acheté par ses armées.

 

Des contrats de plus en plus souvent passés avec un groupe indien chef de fille

Premier importateur mondial d’armes, l’Inde achète à l’étranger plus de 70% de ses équipements, en l’absence de groupes nationaux capables de fournir les matériels sophistiqués dont son armée a besoin. Narendra Modi, le nouveau Premier ministre, qui veut promouvoir le développement de l’industrie indienne dans tous les domaines a, du coup, mis particulièrement l’accent sur celui de la défense.

Dès lors, les règles du jeu sont en train de changer. Ces dernières années, les contrats étaient souvent passés avec un fournisseur étranger, à charge pour lui de faire fabriquer une partie du matériel par un sous-traitant en Inde. C’est le cas du contrat en cours de négociations pour l’achat de Rafale : c’est Dassault qui les fournira, la majeure partie des appareils devant être fabriqués sur place par le groupe public HAL.

Dorénavant, on s’oriente de plus en plus vers des contrats passés avec un groupe indien chef de file qui se fournit en technologie auprès d’un partenaire étranger. L’exemple le plus flagrant est intervenu l’été dernier quand le gouvernement a annulé l’appel d’offres lancé auprès des constructeurs internationaux pour 197 hélicoptères, pour le remplacer par un appel d’offres destiné aux groupes indiens – à charge pour eux de trouver le bon fournisseur étranger.

Il devient dès lors essentiel pour les groupes occidentaux d’identifier des partenaires avec qui répondre ensemble aux appels d’offres. Comme le dit le représentant à Delhi d’un groupe français, « si on veut se développer ici, il est clair que nous n’avons pas d’autre choix que d’y accroître notre présence industrielle ». D’où la vague de partenariats ces derniers mois : Airbus, Thales, Safran ont pris récemment de telles initiatives. A noter qu’aucuns n’implique la création de co-entreprise où le partenaire étranger détiendrait 49% : « à 26% on est minoritaire, à 49% on le reste », note un professionnel qui déplore que le gouvernement n’ait pas relevé la barre à 51%.

La recherche de partenaires ne va pas de soi : les groupes privés du pays n’ont pas ou peu d’expérience dans la défense. Tous les projets n’aboutissent d’ailleurs pas. L’été dernier, une co-entreprise entre DCNS et le groupe Pipavav pour la construction de navires militaires a été bloquée par l’Etat français en raison de l’opacité des opérations du constructeur naval indien.

 

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 19:40
Le BPC Sébastopol dans le bassin de Penhöet de Saint-Nazaire - photo Thierry Hameau / Ouest-France

Le BPC Sébastopol dans le bassin de Penhöet de Saint-Nazaire - photo Thierry Hameau / Ouest-France

 

29 novembre 2014 par Nicolas Laffont – 45eNord.ca

 

Le navire Mistral Sébastopol a été victime d’un vol de matériel informatique à son bord, a-t-on appris vendredi. Aucune information dite «sensible» n’aurait cependant été dérobée.

 

 

Le Sébastopol est l’un des deux navires commandés par la Russie à la France et dont la livraison est suspendue en raison de la crise en Ukraine.

C’est donc dans les chantiers de construction à Saint-Nazaire, dans l’ouest de la France, à bord de ce navire, qu’ont été dérobés deux disques durs, une carte mère ou une carte graphique, mais aussi un logiciel de gestion de communications entre différents serveurs mis au point par le groupe français d’électronique et de défense Thalès.

Le logiciel de Thalès, mis au point notamment dans le cadre du transfert de technologies à la Russie, ne peut toutefois fonctionner que sur le navire concerné… un vol inutile donc.

Les autorités concernées se sont apercues du vol le mardi 25 novembre, mais le délit a pu avoir lieu entre le 18 novembre et cette date, selon une source proche du dossier.

Le Sébastopol, jumeau du Vladivostok, navires militaires Mistral construits par la France pour Moscou, a été mis à flot à Saint-Nazaire il y a une semaine. Baptisé du nom du grand port de Crimée, annexé en mars par la Russie, le Sébastopol doit théoriquement être livré en octobre 2015.

La France avait reporté mardi « jusqu’à nouvel ordre », au vu de la dégradation du dossier ukrainien, la livraison du premier navire militaire Mistral commandé par Moscou. Le Vladivostok devait initialement être remis à Moscou mi-novembre, dans le cadre d’un contrat de 1,2 milliard d’euros (1,70 milliards $) signé en juin 2011 entre la Russie et le constructeur naval DCNS.

Les Mistral sont des navires polyvalents, pouvant transporter des hélicoptères et des chars, ou accueillir un état-major embarqué.

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 13:55
Le BPC Vladivostok - photo Thierry Hameau Ouest France

Le BPC Vladivostok - photo Thierry Hameau Ouest France

 

28/11/2014 Le Point

 

Le parquet de Rennes a ouvert une enquête préliminaire après un vol de matériel sensible sur la frégate dont la Russie réclame la livraison.

 

Le Vladivostok, ce bâtiment de projection et de commandement de type Mistral, que la Russie a acheté, mais que la France refuse de livrer, vient de subir une avarie inattendue à quai. Amarré dans le port de Saint-Nazaire, le porte-hélicoptère a été délesté des disques durs de ses ordinateurs ainsi que d'une partie de son matériel de transmission, des équipements de haute technologie installés par Thales.

 

Le vol a été constaté le 25 novembre. Selon les premiers éléments de l'enquête confiée à la police judiciaire de Rennes, aucune trace d'effraction n'a été relevée. Aucune hypothèse n'est pour le moment privilégiée. Le début des investigations concerne néanmoins l'environnement immédiat du navire. "On n'en est pas encore à soupçonner les Russes", indique une source au ministère de la Défense.

 

Le 17 juin 2011, la France et la Russie avaient signé un accord pour la construction de deux ce porte-hélicoptère de type Mistral pour un montant de 1,2 milliard de dollars. Il s'agit du plus important contrat jamais signé entre un pays membre de l'Otan et Moscou.

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 12:55
Philippe Logak désigné PDG par intérim de Thales

 

27.11.2014 Par Dominique Gallois - Le Monde.fr

 

Six semaines après l’annonce du départ de Jean-Bernard Lévy pour EDF, son successeur à la tête de Thales n’est toujours pas désigné faute d’accord entre les deux principaux actionnaires : l’Etat et Dassault Aviation. Jeudi 27 novembre, le conseil d’administration du groupe d’électronique et de défense, a donc désigné son secrétaire général Philippe Logak comme PDG par intérim du groupe.

 

Agé de 46 ans, diplômé de l’école polytechnique et ingénieur des mines de Paris, M. Logak a rejoint le groupe en 2013, dans le sillage de M. Lévy, qui l’avait connu chez Vivendi, comme secrétaire général de SFR. M. Logak a été auparavant, de 2008 à 2010, directeur adjoint du cabinet du ministre de la justice, Rachida Dati.

La période intérimaire durera le temps que les deux actionnaires principaux, liés par un pacte, trouvent un accord et proposent ensemble un nom. Toutefois, les pouvoirs publics souhaitent aboutir rapidement avant les fêtes de fin d’année.

 

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 08:55
LTE by Thales: Nexium Wireless


24 nov. 2014 Thales Group

 

Discover our video to know more about Nexium Wireless, the Thales’s mission-critical LTE Solution.

NEXIUM Wireless, the first and unique LTE solution which is adapted to civil and military security forces’ mission-critical applications. learn more : https://www.thalesgroup.com/en/worldw...

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 17:55
Thales va mettre à jour les IFF français

 

19 novembre Aerobuzz.fr

 

Thales s’est récemment vu attribuer un contrat pour la mise à hauteur des répondeurs d’identification ami ou ennemi (IFF : Identification Friend or Foe) des armées françaises. [1] Le contrat remporté par Thales permettra d’implémenter les derniers standards militaire (Mode 5 ou mode sécurisé militaire), civil (Mode S), ainsi que le système de surveillance coopératif pour le trafic aérien (Mode Automatic Dependent Surveillance – Broadcast).

Environ 300 équipements bénéficieront de cette mise à niveau et sont destinés aux hélicoptères, aux avions de combat, aux avions de transports, aux avions de patrouille maritime, aux bâtiments de surface et aux sous-marins des forces françaises. En répondant aux dernières normes de l’OTAN et de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale, les aéronefs ainsi équipés pourront naviguer sans restriction dans les espaces aériens civil et militaire.

 

[1] L’IFF (IFF : Identification Friend or Foe) permet d’éviter les tirs fratricides sur le théâtre d’opérations grâce à l’identification des plateformes amies et d’assurer la surveillance du trafic aérien militaire et civil.

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 08:55
Drone tactique : le chef d'état-major des armées veut le Watchkeeper

Le drone tactique Watchkeeper a effectué fin septembre ses premiers vols opérationnels en Afghanistan (Crédits : Thales crédit Richard Seymour)

 

19/11/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, a une préférence pour le drone tactique fabriqué par Thales UK : "Je préconise le Watchkeeper", a-t-il expliqué aux sénateurs.


 

Sur le renouvellement de la flotte de drones tactiques, le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, a une nette préférence pour le Watchkeeper, fabriqué par Thales UK, la filiale britannique du groupe électronique : "le système de drone tactique intérimaire (SDTI) est à bout de souffle. Il faudra le remplacer d'ici 2016-2017. Je préconise le Watchkeeper, que j'ai vu à l'œuvre en Afghanistan, et qui est le fruit de la coopération menée dans le cadre des accords de Lancaster House, mais il faudra passer par un appel d'offres", a-t-il expliqué le 22 octobre au sénateurs.

L'acquisition du nouveau système de drone tactique (SDT) remplaçant le SDTI consistera en un achat sur étagère, francisé a minima notamment pour l'adaptation des liaisons de données aux contraintes réglementaires. "La compétition est lancée, a de son côté précisé fin octobre le délégué général pour l'armement Laurent Collet-Billon aux sénateurs. Des vols d'évaluation auront certainement lieu courant 2015 pour ceux qui auront été retenus in fine. Je ne sais ce qui se passera après. On pourra bien sûr choisir un vainqueur". La décision pourrait ête prise mi-2015 pour une notification en fin d'année.

Outre Thales avec le Watchkeeper, les concurrents devraient être Sagem (groupe Safran) avec le Patroller, Airbus avec le Shadow 200 et, peut-être, Latécoère et IAI avec le Heron, selon le député PS de Meurthe-et-Moselle, Jean-Yves Le Déaut, dans son rapport sur le projet de loi de finances 2015. "Il s'agit d'une concurrence sans publicité, a expliqué Laurent Collet-Billon. Nous choisissons donc les compétiteurs. D'autres sociétés souhaitent se porter candidates. Nous n'avons pas encore répondu". Ces systèmes présentant tous des caractéristiques très différentes en matière d'endurance, de poids, d'autonomie et de mise en œuvre, l'appréciation de la couverture du besoin opérationnel devrait être décisive.

 

Un programme important pour l'armée de terre

Le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Jean-Pierre Bosser, a été un peu plus prudent que son patron devant la commission de la défense du Sénat. "L'armée de terre s'est intéressée au Watchkeeper qui est en service dans l'armée britannique qui en est satisfaite. Une mise en concurrence a été décidée. Dans ce cas, les offres qui seront présentées avec de bons rapports coût-efficacité seront étudiées avec attention". Les solutions seront appréciées dans une approche de coût complet prenant en compte tous les aspects de la capacité et notamment les possibilités de mutualisation.

Un programme "dimensionnant" pour l'armée de terre qui nécessite un "lancement dès 2015" en raison des "obsolescences incompatibles avec le maintien en service du SDTI au-delà de 2017". Et ce d'autant que "le financement est programmé", a rappelé le général Bosser, précisant qu'une "approche par les coûts, trois fois inférieurs au MALE, à l'achat et en soutien, me porte à penser que son acquisition est justifiée". Jean-Yves Le Déaut a pour sa part regretté que "la consultation n'ait pas eu lieu plus tôt car si le calendrier actuel permet normalement d'éviter la rupture capacitaire sur le papier, elle est plus que frôlée sur le terrain".

D'un point de vue opérationnel, la nécessité de disposer de drones tactiques, déjà avérée en Afghanistan puis vérifiée au moment de l'opération Serval au Mali, se confirme dans la bande sahélo-saharienne. "Ce moyen de renseignement de l'avant a confirmé sur les théâtres d'engagement son importance au niveau tactique et pour la protection rapprochée de la force", a rappelé le chef d'état-major de l'armée de terre.

 

Des réserves ?

Les sénateurs s'interrogent sur les systèmes en compétition, notamment du Watchkeeper dont les performances seraient trop près des performances d'un drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) et le prix serait trop cher dans un environnement budgétaire contraint. D'autant que comme l'a fait remarquer le vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, Jacques Gautier, "il nécessite en outre des relais au sol". Réponse de Laurent Collet-Billon : "ce sont des choses sur lesquelles il faudra effectivement se pencher. La véritable question est de savoir si l'armée de terre n'a pas en priorité besoin d'un système plus tactique".

"Affecter à un emploi tactique un moyen tel que le drone MALE irait à l'encontre du principe de différenciation et de la logique d'économie des coûts, a estimé le général Bosser. Le drone tactique est donc le drone de la subsidiarité et de la complémentarité car il remplit à coût plus réduit des missions de renseignement et de protection aux profits des unités au contact, réservant l'emploi des drones MALE, plus performant et onéreux, à des opérations d'un niveau d'intérêt supérieur". Soit au niveau stratégique.

Toutefois, au-delà des systèmes en compétition, Jacques Gautier et le vice-président de la commission Daniel Reiner (PS) s'interrogent également sur la priorité à donner en matière de drones pour équiper les armées. Interrogé par La Tribune, Jacques Gautier pose clairement la question : "ne vaut-il pas mieux acheter des drones MALE supplémentaires priorité absolue dans la bande sahélo-sahélienne et en Irak plutôt que des drones tactiques?" Le débat est lancé...

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 12:55
E2 lab: Thales expertise and evaluation lab in Toulouse, France


14 nov. 2014 Thales Group

 

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 17:55
E2 lab : Laboratoire expertises et évaluations à Toulouse, France


14 nov. 2014 Thales Group

 

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 16:55
Armement : le contrat Scorpion enfin dompté

L'armée de terre doit acquérir 92 VBMR au cours de la période de la loi de programmation militaire (LPM) sur un objectif de 2.080 blindés

 

05/11/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les trois industriels participants au programme Scorpion (Nexter, Renault Trucks Défense, Thales) et la direction générale de l'armement (DGA) ont signé le contrat. Une commande de 6,5 milliards d'euros sur 18 ans.

 

Selon des sources concordantes, les trois industriels participants au programme Scorpion (Nexter, Renault Trucks Défense, Thales) et le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ont signé le contrat. Un programme très important dans le cadre de la modernisation des équipements de l'armée de terre d'une valeur de 6,5 milliards d'euros sur une période de 18 ans. Le contrat est actuellement à l'étude à Bercy et devrait être notifié d'ici à la fin de l'année, vraisemblablement début décembre comme le souhaiterait le ministère de la Défense.

Le programme Scorpion, qui a pour objectif de renouveler et moderniser les moyens des Groupements tactiques interarmes (GTIA) de l'armée de terre, est crucial pour Nexter ainsi que la filière de l'armement terrestre : 6,5 milliards sur 18 ans, dont 1 milliard dans l'actuelle loi de programmation militaire (LPM). Avec ce programme, Nexter devrait empocher environ la moitié des 6,5 milliards d'euros pour le développement et la fabrication de 2.080 véhicules blindés multirôles (VBMR), un véhicule 6x6 de 18-19 tonnes, et de 248 Engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC) ainsi que des tranches de soutien. La part de Renault Trucks Défense (RTD) devrait s'élever quant à elle entre 2,4 et 2,8 millliards d'euros.

 

Scorpion, un programme dédié à l'armée de terre

Le cœur du programme Scorpion permettra l'intégration de tous les systèmes d'information existant actuellement en un seul. Il deviendra à terme le système des systèmes d'information permettant à tous les éléments du GTIA de dialoguer selon un même langage et une même procédure. Mais c'est aussi une nouvelle génération de systèmes d'armements comme le successeur des antiques VAB (Véhicule de l'avant blindé), "le chameau" de l'armée de Terre vieux de 40 ans en 2016.

Ainsi, le Véhicule blindé multirôles (VBMR), un véhicule 6x6 de 18-19 tonnes, vaudra grand maximum 1 million d'euros TTC l'unité, hors tourelleau. L'armée de terre doit acquérir 92 VBMR au cours de la période de la loi de programmation militaire (LPM) sur un objectif de 2.080 blindés au total. Ils seront livrés à compter de 2018. En novembre 2011, Nexter Systems et Renault Trucks Defense avaient conclu un accord de coopération en vue d'apporter une solution unique lors de la consultation pour le programme VBMR, destiné à assurer le rééquipement des forces françaises en véhicules blindés multi-rôles de classe moyenne.

 

Modernisation des chars Leclerc

Elle doit également disposer des EBRC, qui sera équipé, avait précisé en juin dernier le ministre de la Défense, "du nouveau missile moyenne portée (...), le MMP et du canon de 40 mm télescopé", pour renouveler l'actuel parc de véhicules blindés AMX 10RC, ERC 90 et VAB Hot. L'objectif à terme est fixé à 248 pièces.

Scorpion prévoit également la modernisation de 200 chars Leclerc avant 2025. Car, selon Jean-Yves Le Drian, Scorpion "permettra de maintenir la capacité du char Leclerc jusqu'en 2040, en l'intégrant à la manœuvre des GTIA". Un marché qui devrait être passé en 2015. Enfin, les premiers missiles MMP, fabriqués par MBDA, devraient être livrés en 2017 de façon à éviter une rupture capacitaire dans le domaine des missiles tactiques du combat débarqué.

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 20:50
La DGA et DE&S lancent les études industrielles du futur drone aérien de combat franco-britannique

 

05/11/2014 DGA

 

Le Délégué général pour l’armement Laurent Collet-Billon, et son homologue britannique, le Chief of Defence Materiel Bernard Gray, ont procédé au lancement industriel du projet franco-britannique de drone de combat futur (FCAS - Future Combat Air System) le 5 novembre 2014. Ils ont remis solennellement aux partenaires industriels du projet (Dassault Aviation - BAE Systems, Rolls-Royce - Safran et Selex ES - Thales), les contrats d’études de la phase de faisabilité du FCAS.

 

La signature de ces contrats FCAS marque un nouveau succès pour la coopération franco-britannique qui bénéficie depuis 2010 de la dynamique impulsée par les traités de Lancaster House. Elle fait suite à l’engagement pris lors du Sommet franco-britannique de Brize Norton en janvier 2014 entre le Président François Hollande et le Premier ministre David Cameron, et l’accord étatique signé par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et son homologue britannique à l’occasion du salon de Farnborough en juillet 2014. Elle intervient à l’issue d’une phase préparatoire de deux ans qui a réuni sur ce projet ambitieux Dassault Aviation et BAE Systems comme systémiers, Thales et Selex ES pour l’électronique embarquée et les senseurs, ainsi que Safran et Rolls-Royce pour la propulsion.

 

L’engagement conjoint, d’un montant de 120 M£ (150 M€) également répartis entre les partenaires, est complété par des études nationales lancées en parallèle, pour un montant d’environ 40 M£ (50 M€) par pays. Cette phase de faisabilité conjointe de deux ans qui débute aujourd’hui portera plus particulièrement sur les architectures de drones de combat, sur certaines technologies-clés et sur la définition des moyens de simulation destinés à valider les choix techniques et les concepts d’emplois. La France comme le Royaume-Uni mettront également à profit l’expérience acquise dans le domaine des drones aériens de combat avec les démonstrateurs technologiques Neuron et Taranis, projets conduits respectivement par Dassault-Aviation et BAE Systems.

 

La phase de faisabilité prépare le lancement du développement et de la réalisation d’un démonstrateur de drone de combat prévu début 2017. Avec le projet FCAS, c’est l’avenir de notre industrie aéronautique dans le domaine des aéronefs de combat qui se joue.

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 08:50
Thales remporte un énorme contrat en Grande-Bretagne

Aquila, une coentreprise formée par Thales et une société britannique semi-publique NATS, va sécuriser l'espace aérien militaire britannique (Crédits : Thales)

 

30/10/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le ministère de la Défense britannique lance un "plan Marshall" pour moderniser le contrôle aérien militaire britannique. Le groupe électronique participe à une commande d'un montant de 1,9 milliard d'euros.

 

C'est une très jolie commande pour Thales qui était en manque de contrats de plus de 100 millions d'euros. Le ministère de la Défense britannique a annoncé mercredi avoir confié un contrat de 1,5 milliard de livres (1,9 milliard d'euros) à une coentreprise formée par Thales et de la société britannique NATS pour moderniser le contrôle aérien militaire, grâce au système Marshall, un service pour la gestion de la circulation aérienne sur les aérodromes militaires. Le contrat d'une durée de 22 ans comporte notamment un volet de 400 millions de livres (507 millions d'euros) d'investissements dans des radars de surveillance avancés et divers équipements comme des aides à la navigation et des systèmes de radio.

Le ministère de la Défense espère économiser un milliard de livres sur la période en fondant près de 70 contrats existants en un seul. Le programme concerne plus de 60 sites au Royaume-Uni et au-delà, notamment à Chypre, Gibraltar et aux Malouines, les îles disputées par l'Argentine. Au total, 100 sites militaires, dont 60 aérodromes, sont concernés.

 

Début du contrat en avril 2015

La coentreprise, baptisée Aquila, est formée par Thales, très implantée au Royaume-Uni, et NATS, la société semi-publique qui gère le trafic aérien civil en Grande-Bretagne et dans d'autres le pays. Le contrat confié à Aquila débutera le 1er avril 2015.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 19:56
VBL - photo EMA

VBL - photo EMA

 

04/11/2014, Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

L'Arabie saoudite et la France ont signé ce mardi à Ryad un contrat de livraison d'armes françaises pour le Liban, menacé par la poussée jihadiste, grâce à un don saoudien de trois milliards de dollars.

 

L'affaire est enfin dans le sac pour Paris. Mais la signature du contrat d'aide à l'armée libanaise (Donas) entre l'Arabie Saoudite et la France n'a pas été un long fleuve tranquille. Loin de là. Interrogées il y a encore peu de temps plusieurs sources proches du dossier avaient fait part de leur scepticisme à La Tribune, expliquant l'enlisement du dossier par les hésitations de Ryad à armer le Liban sans avoir un président à la tête du pays notamment. Mais la situation s'est finalement débloquée, l'information commençant même à circuler en début de semaine dernière.

Pourquoi un tel dénouement ? Selon des sources concordantes, le détonateur aura été l'Iran. Car Téhéran, qui soutient le Hezbollah libanais, a proposé à Beyrouth un don de 1 milliard de dollars pour s'équiper militairement. L'Iran avait même donné carte blanche aux Libanais dans le choix des armements. Des livraisons qui auraient pu s'accompagner de la venue de conseillers militaires iraniens. Une opération qui était "un vrai souci" pour l'Arabie Saoudite dirigé par une dynastie sunnite, explique-t-on à La Tribune. D'où le nouvel empressement de la famille royale à finaliser le contrat Donas.

 

31 contrats

Le contrat a été signé par le ministre saoudien des Finances, Ibrahim al-Assaf, et le patron de la société publique française d'exportation de matériel de défense Odas, Edouard Guillaud. Le chef de l'armée libanaise, le général Jean Kahwaji, était présent à la cérémonie de signature. L'Arabie Saoudite a signé 31 contrats avec les entreprises françaises, par l'intermédiaire d'ODAS, qui intervient essentiellement en Arabie saoudite dans le cadre de contrats d'État à État ou de contrats commerciaux pour le compte d'une dizaine de grands groupes français.

Cet accord "illustre la qualité exceptionnelle de la relation franco-saoudienne", a estimé ce mardi le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. C'est le roi Abdallah en personne qui a demandé d'accélérer la finalisation du contrat. Donas contribuera "à renforcer l'armée libanaise" et "l'aidera à assurer sa mission de défense du territoire et de lutte contre le terrorisme alors que le Liban est menacé", a précisé Laurent Fabius. L'armée libanaise est engagée contre des djihadistes qui retiennent en otages des dizaines de soldats et de policiers depuis début août après des combats dans l'est du Liban, à la frontière de la Syrie.

 

Un don de 3 milliards de dollars

Fin 2013, le roi Abdallah d'Arabie Saoudite avait demandé à la France de fournir aux forces armées libanaises des matériels militaires pour un montant de 3 milliards de dollars. Sur ces 3 milliards promis par Ryad, 2,1 milliards doivent être consacrés à l'achat de matériels et 900 millions à leur entretien. Selon le quotidien panarabe à capitaux saoudiens, Al-Hayat, les premières livraisons d'équipements devraient "intervenir dans un mois".

"La France a développé un plan d'équipement qui devrait permettre aux forces armées libanaises de disposer de moyens nouveaux, à la fois terrestres, aéroterrestres et navals, avait expliqué début octobre à l'Assemblée nationale le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. C'est une nécessité. (...) Les forces armées libanaises constituent le dernier rempart de sécurité face à la menace qui pèse sur ce pays : en sus des divisions confessionnelles qui traversent ce pays en raison de l'afflux de réfugiés, le danger est celui de Daesh, comme on l'a vu cet été avec l'attaque de la ville d'Ersal".

 

Quels équipements ?

A qui profite cette manne ? Notamment à Thales, qui pourrait, selon nos informations profiter de près du tiers de la somme de 2,1 milliards de dollars d'achats d'équipements neufs (radars, optronique, systèmes de communications...) Renault Trucks Défense (RTD) est également bien servi par la vente de VAB (Véhicule de l'avant blindé) équipés d'une tourelle de Nexter et de VBL (Véhicule blindé léger). En revanche, pas de VBCI (Véhicule blindé de combat d'infanterie) de Nexter jugés trop gros par le Liban. Dans le domaine de l'aéroterrestre, la France a inclus dans la liste des hélicoptères Gazelle ainsi que des hélicoptères de transport. Enfin, MBDA devrait vendre son missile surface-air Mistral, qui équiperont les VBL.

Dans le domaine naval, c'est le chantier basé à Cherbourg CMN (Constructions mécaniques de Normandie), propriété du Libanais Iskandar Safa, qui a remporté la mise face à DCNS, qui proposait des Gowind de la classe Adroit, et Raidco. Le chantier naval des CMN fournira à la marine libanaise trois patrouilleurs, équipés du système Simbad-RC de MBDA.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 11:55
Sea Fire 500, a new multifunction fixed-array radar


31 oct. 2014  Thales

 

Sea Fire 500 is a multifunction radar relying on a solid-state four-panel phased-array antenna and smart management of radar resources.
First version of a new family of multifunction and high performance radars designed to meet evolving naval mission profiles and threats.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 11:55
Thales expands sonar offering to equip small surface combatants and patrol vessels


31 oct. 2014 Thales

 

At Euronaval 2014, Thales is announcing the launch of a new range of compact sonars for surface combatants and patrol vessels displacing 300 tonnes or more. Easy to install and operate, the new products include a hull-mounted sonar, the Thales BlueWatcher, and an associated towed array sonar, the Captas-1.

Faced with an increasing number of crisis and territorial conflicts, nations are expanding their fleets of patrol vessels and corvettes to defend their sovereign interests in territorial waters and Exclusive Economic Zones. This is driving demand for the systems these smaller vessels require to detect and deter underwater threats.

Until now, the only ships equipped with sonars have tended to be front-line warships deployed as part of a larger naval or carrier group on anti-submarine warfare missions. Today, Thales has developed a new range of sonars that are more compact, modular and ready to deploy on low-intensity missions to provide an initial, high added-value ASW[1] capability with high levels of performance and dependability at lower cost.

 

The new range of sonars includes:

  • Thales BlueWatcher, a compact hull-mounted sonar that is easy to install (plug & play) and delivers excellent performance: this new sonar is based on the same technology as the FLASH dipping sonar for helicopters, which is internationally acclaimed for its operational performance and is in service with the US Navy, the UK Royal Navy and the French Navy.
  • Captas-1, the latest addition to the Captas family: this single ceramic ring configuration uses the same technological building blocks as the Captas-2 and Captas-4, which are in service with several NATO countries and have made this product family the worldwide benchmark in low-frequency variable-depth sonars. With its all-electric reeling system, the compact, lightweight Captas-1 array is easy to deploy from a smaller vessel.

 

Thales has developed this high-performance sonar suite specifically for small surface combatants and patrol vessels, demonstrating the company's ability to provide innovative, cost-effective ways for naval forces all over the world to better protect their nations' sovereign interests and achieve an operational advantage over underwater threats. With Thales's expanded offering of high added-value sonar suites, all vessel types can now be equipped with sonar systems that are tailored to their missions and deliver outstanding performance under all weather conditions and in all sea states.

[1] ASW: Anti-Submarine Warfare

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 11:55
Thales launches PASTOR counter-piracy service solution

 

October 28, 2014 Thales Group

 

Some 90% of the world's trade is carried by sea. In 2013, 12 vessels were hijacked, 202 were boarded, 22 were fired on and a further 28 reported attempted attacks (source: International Maritime Bureau).

 

The growing scourge of piracy

Modern pirates are targeting commercial freighters, fishing vessels and private yachts alike. Piracy is a real and present danger in the world's major shipping lanes, and violent attacks by pirates put the lives of yachtsmen and merchant seamen at risk. The objective is to seize the ship, steal all or part of its cargo and, in many cases, hold the ship and its crew for ransom.

 

An evolving threat

Piracy takes different forms in different parts of the world. In some regions, pirates are linked to political ideologies or separatist groups. In others, they are part of broader organised crime syndicates or terror organisations.

 

Regions affected

Piracy off the coast of Somalia and in the Indian Ocean, from the Arabian Peninsula and the Gulf of Aden in the north to Tanzania in the south, has been widely covered in the media, with numerous reports of attacks on oil tankers, yachts and other vessels. While the number of incidents seems to have fallen, pirate groups continue to operate in these areas. At the same time, piracy is a growing threat in the Gulf of Guinea, particularly off the Nigerian coast, with 31 reported incidents in 2013, compared with 27 in 2012 and 10 in 2011. Pirates in this region are noted for their violent tactics and are beginning to operate at greater distances from the shore. Piracy is also a significant risk in the Strait of Malacca and the South China Sea.

 

Thales's response

At Euronaval 2014, Thales is unveiling PASTOR, a unique counter-piracy service solution for shipping companies and all types of vessels operating in high-risk parts of the world.

PASTOR is designed around a set of proven products and systems to protect vessels, cargoes and crews quickly and effectively during the day and at night.

It is available as a turnkey solution comprising:

  • A small onboard security team

  • Detection, identification and other electronic systems

  • A powerful searchlight to deter attacks

The service solution includes on-demand provision and installation of protection kits in line with operational requirements.

PASTOR uses an automated system of digital radio messages to enable vessels in the same navigational area to identify each other. PASTOR can also record shipboard data and share maritime security information with other users in the vicinity.

PASTOR is a cost-effective way of keeping vessels and crews safe and secure. It combines early warning, protection and deterrence systems and can be quickly tailored to new risks and threats as they emerge.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 11:55
Land and sea threats without borders

 

31.10.2014 Thales
 

As the focus of naval and maritime affairs has shifted from blue-water operations to coastal and littoral zones, there is a need for improved maritime surveillance capabilities to identify and track intelligent, rapid, highly manoeuvrable and often fleeting targets in all sea states, poor visibility conditions, day and night, and all navigational areas.

Nations are responding to these evolving threats by monitoring their land and maritime borders more closely. They need to be able to detect, identify and track mobile threats on land and at sea.

Searching for boats or vehicles in large areas or along extensive borders, for example, calls for airborne surveillance systems with increasingly high levels of performance and the ability to detect the smallest objects at long range.

As force structures evolve and budgets shrink, operators need to perform multiple missions with the same aircraft, creating a new operational requirement for a solution combining maritime surveillance and ground surveillance capabilities, based on a high-performance multirole radar compatible with a broad range of aircraft types.

 

Thales airborne surveillance solutions

The AMASCOS® integrated mission system is built around a tactical command subsystem and a suite of latest-generation sensors to meet the requirements of maritime surveillance and maritime patrol missions.

Thales has constantly developed AMASCOS® since it was first introduced, and this solution now offers a multimission capability for maritime and land surveillance.

AMASCOS® is an effective solution for a broad range of mission types:

  • Maritime surveillance:

    • EEZ and traffic surveillance

    • Countering drug smuggling, illegal immigration, terrorism and piracy

    • Fisheries monitoring

    • Environmental monitoring

    • Search and rescue (SAR)

  • Maritime patrol:

  • Anti-surface and anti-submarine warfare

  • Electronic intelligence

  • Joint operations in the littoral environment

  • Border surveillance

  • Tracking of highly mobile ground-based threats

  • Ground surveillance:

 

Multirole radar for a diverse threat environment

At Euronaval 2014, Thales is launching its new Searchmaster® multirole surveillance radar with active electronic scanning antenna (AESA) technology.

Searchmaster® is a truly multirole surveillance radar with the ability to meet all the surveillance requirements of five mission types: anti-surface warfare, anti-submarine warfare, maritime surveillance, ground surveillance and tactical air support.

This high-performance radar is designed for airborne surface, ground and air surveillance missions. Its outstanding performance includes the ability to track up to 1,000 targets at the same time.

Thanks to its compact, lightweight design (approximately 75 kg), the radar is easy to install and integrate with a system. It is suitable for MALE (medium altitude, long endurance) UAVs, medium-tonnage and heavy-lift mission helicopters and mission aircraft (turboprop or jet-engined), contributing to their multimission capabilities.

 

Technologies derived from the Rafale radar

The Searchmaster® radar benefits from Thales's technological leadership in active electronic scanning antennas and the know-how acquired in this area on the Rafale combat aircraft programme.

Searchmaster® features an AESA 1D active electronic scanning antenna. The key benefits of this new product are extended range, 360° coverage, electronic scanning in the vertical plane for simultaneous short-range and long-range surveillance, and continuous detection in harsh environmental conditions.

Searchmaster® offers significantly increased operational performance for a wide range of platform types.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 08:55
L’École navale, Télécom Bretagne, DCNS et Thales créent une chaire de cyberdéfense navale

 

31.10.2014 DCNS Group

 

L’École navale, Télécom Bretagne, DCNS et Thales se sont associés pour créer – avec le soutien de la région Bretagne – une chaire de cyberdéfense des systèmes navals. Couvrant les volets enseignement et recherche, cette chaire – universitaire mais aussi industrielle – ambitionne de stimuler la cyber-innovation en se concentrant en particulier sur les systèmes navals et le domaine maritime.

 

Avec la montée en puissance des navires de combat « numériques », caractérisés par l’intégration de nombreux systèmes d’information et réseaux informatiques, la cyberdéfense des systèmes navals revêt une importance stratégique majeure. Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2013, en continuité de celui de 2008, place la sécurité et la défense des systèmes d’information au cœur des priorités stratégiques de la Nation. Les cybermenaces y sont clairement identifiées comme une menace majeure pour la sécurité nationale.

 

Dans ce cadre, la chaire de cyberdéfense des systèmes navalsa été créée et placée au sein de l’École navale. Elle est coordonnée par DCNS, leader mondial des systèmes navals de défense, en partenariat avec Thales, acteur majeur dans le domaine de la cybersécurité pour les systèmes d’information critiques, et l’école d’ingénieurs Télécom Bretagne – avec le soutien de la région Bretagne. La création de cette chaire s’inscrit dans la continuité du pacte Défense Cyber, présenté par le Ministre de la Défense en février 2014, qui encourage en particulier le développement de chaires de cyberdéfense dans les écoles d’officiers. Elle représente également une nouvelle concrétisation de ce pôle d’excellence cyber, implanté en Bretagne avec une portée nationale et un objectif de rayonnement international.

 

Le contenu de cette chaire de cyberdéfense des systèmes navals est fortement orienté vers les aspects techniques de la lutte contre les menaces du cyberespace. La chaire vise à stimuler l’innovation scientifique et technologique. Elle aura notamment pour vocation de répondre aux problématiques de vulnérabilité des navires à la mer (navires de guerre, méthaniers, porte-containers…) dotés d’installations informatiques et électroniques complexes et d’équipages réduits (et notamment en l’absence d’expert en cybersécurité à bord), susceptibles d’être exposés à des cyberattaques aux conséquences potentiellement gravissimes. La chaire de cyberdéfense des systèmes navals est placée sous le haut parrainage de l’Officier général Cyber de l’état-major des armées. Les travaux de la chaire se feront également en étroite coordination avec la Direction générale de l’armement (DGA), au titre de ses études amont.

 

Pour l’École navale un enjeu majeur pour la formation et la recherche

 

L’évolution des menaces amène aujourd’hui l’École navale à repenser les programmes de formation de ses officiers-ingénieurs et à préparer les officiers futurs spécialistes du domaine cyber naval. Dans ce cadre la mise en œuvre de cette chaire avec le soutien académique de Télécom Bretagne, de DNCS et Thales devrait permettre de développer une expertise de premier plan nécessaire au développement d’un creuset de compétences dans le domaine du cyber naval.

 

La cybersécurité, une préoccupation primordiale de DCNS pour ses clients

 

La mise en œuvre de systèmes d’information et de logiciels de plus en plus intelligents nécessite une protection robuste contre les attaques informatiques. La cybersécurité est donc une préoccupation primordiale de DCNS, qui s’est engagé dans ce domaine depuis une dizaine d’années, en investissant notamment significativement en R&D, et en accueillant des doctorants en partenariat avec des Grandes Écoles.

 

DCNS est concepteur et intégrateur de capacités de cyberdéfense à bord des navires que le Groupe conçoit pour ses clients. Ce positionnement est renforcé par une approche partenariale avec de grands industriels du domaine Cyber mais aussi des PME innovantes et spécialisées.

 

« La création de cette chaire de cyberdéfense navale constitue un élément de concrétisation des travaux de R&D chez DCNS en structurant des partenariats avec des acteurs industriels et académiques d’excellence » rappelle Michel Agostini, directeur des systèmes de mission intégrés chez DCNS « Cette chaire permettra, au travers des différents sujets de recherche lancés, de stimuler davantage encore l’innovation technologique de DCNS. »

 

L’expertise cybersécurité de Thales appliquée au monde maritime

 

La cybersécurité est une dimension essentielle des solutions d’avenir destinées au continuum Défense-Sécurité. Appliquée au domaine maritime, la cybersécurité innerve les systèmes navals de plus en plus interconnectés et donc plus vulnérables.

 

Thales se positionne aujourd’hui parmi les leaders européens en matière de systèmes d’information critiques et de cybersécurité, L’offre de cybersécurité de Thales propose une réponse globale pour sécuriser l’information critique des clients les plus exigeants. Présent sur l’ensemble de la chaîne de valeur de la sécurité, Thales propose une gamme complète de solutions et de services tout au long du cycle de vie des systèmes d’information. L’expertise reconnue de Thales depuis plus de 40 ans dans le développement d’équipements de sécurité de haut niveau s’est complétée depuis une dizaine d’années de travaux de recherche et d’offres de solutions de cyberdéfense.

 

« Nous sommes très heureux de participer à ce projet ambitieux qu’est la création de cette chaire de cyberdéfense des systèmes navals. Le partenariat d’acteurs industriels et académiques d’excellence va nous permettre de développer des pistes de réflexion innovantes pour mieux répondre aux enjeux du domaine naval et maritime » explique Jean-Michel Lagarde, directeur délégué des activités systèmes d’information et de communications sécurisés. « L’expertise des 1 500 experts de Thales spécialisés dans la cybersécurité est d’ores et déjà une ressource sur laquelle cette chaire pourra s’appuyer pour mener à bien ses activités de recherche et de formation ».

 

La cybersecurité, une problématique essentielle tant en recherche qu’en enseignement à Télécom Bretagne

 

Pour Télécom Bretagne, cette chaire s’inscrit dans une démarche de renforcement de ses activités dans le domaine de la cybersécurité, en relation avec le Pôle d’excellence en cyber initié en début 2014.

 

Cette démarche s’insère dans le cadre de la direction scientifique du laboratoire Labsticc (UMR CNRS 6285) dont Télécom Bretagne est tutelle principale. Les enseignants-chercheurs de Télécom Bretagne œuvrant dans le domaine de la cybersécurité prennent en compte l’ensemble de la chaîne de traitement de l’information, des capteurs à la prise de décision. Ils assurent ainsi la définition et la mise à jour des politiques et des paramètres de cybersécurité ainsi que leurs déploiements.

 

Par ailleurs, Télécom Bretagne est impliquée dans les travaux de réflexion sur le renforcement de l’enseignement de la cybersécurité dans les établissements publics et privés, tant pour la formation des experts que pour la sensibilisation des différents acteurs susceptibles d’être confrontés à ces problématiques. Cette chaire est un moyen pour Télécom Bretagne d’élargir ses travaux de recherche en cybersécurité aux infrastructures critiques et de lever les verrous scientifiques tant au niveau de la protection et de la supervision qu’à celui de la réaction.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 07:55
Topside intégré : les yeux et les oreilles des navires encore plus performants

 

29/10/2014 DGA

 

Bientôt finie la multitude d’antennes sur la plateforme d’un navire ? Adieu les perturbations électromagnétiques lorsque tous les systèmes de défense et surveillance sont en action ? C’est en tout cas les enjeux de l’étude amont Topside Intégré présentée à Euronaval 2014 sur les stands de la DGA et des deux industriels partenaires, DCNS et Thales Air Systems.

 

Radars de surveillance, systèmes de conduite de tirs et de navigation, optroniques, télécommunications, équipements IFF…  les bâtiments de guerre fortement armés sont dotés de pas moins d’une dizaine de senseurs. Ils sont les yeux et les oreilles du navire ! Et pour lutter contre les menaces modernes, ils doivent être constamment en marche et capacité maximale. Oui, mais voilà, « aujourd’hui, lorsque les forces à bord veulent utiliser un maximum de ces équipements simultanément, cela occasionne des perturbations électromagnétiques. Résultat : il est parfois nécessaire de mettre en place des systèmes de désensibilisation synchronisée ou même de les faire fonctionner en alternance », explique Alain Bambouvert, manager études amont à la DGA. Sans compter qu’à chacun de ces dispositifs est associée une antenne dédiée. Ce qui n’est pas sans poser des problèmes d’encombrement sur la plate-forme !

 

Des antennes planes intégrées aux superstructures

 

Voilà pourquoi la DGA a attribué fin 2012 aux deux industriels français DCNS et Thales Air Systems, dans le cadre d’un programme d’études amont (PEA), l’étude Topside Intégré, présentée au salon Euronaval 2014. « L’objectif ? Imaginer un concept qui permettrait d’optimiser l’utilisation simultanée d’un maximum d’équipements sur les bâtiments de guerre de 1er rang sans interférences électromagnétiques. Une piste prometteuse est d’ intégrer directement dans les superstructures du navire de nouvelles antennes », poursuit Alain Bambouvert. Comment les équipementiers peuvent concevoir ce Topside dès la construction du navire ? Comment passer d’éléments tournants et encombrants à des antennes planes qui épousent la forme des navires ? Comment plusieurs senseurs peuvent se partager une même antenne et fonctionner de façon coopérative ? Quels matériaux composites utilisés pour le Topside afin de permettre un découplage électromagnétique des différentes antennes ? Comment décupler par la même occasion la performance des radars ?...  autant d’aspects abordés dans cette étude.

 

Équipement de futurs bâtiments à l’horizon 2030

 

Où en est-elle actuellement ? « Une première esquisse d’intégration des senseurs a été réalisée sur un bâtiment de fort tonnage (6 000 t) et fortement armé, indique Alain Bambouvert. D’ici à 2017, nous disposerons d’un certain nombre de résultats supplémentaires. À cette échéance, nous verrons s’il est nécessaire d’approfondir certains points et de fabriquer un démonstrateur pour « dérisquer » cette approche, ou si les industriels sont prêts à passer directement à l’industrialisation. » Et à l’horizon 2030, ce concept pourrait équiper de futurs bâtiments de 1er rang de la marine nationale.

 

Cette étude amont illustre la volonté de la DGA de soutenir la recherche et les technologies pour préparer nos futurs systèmes de défense. Elle finance chaque année un large spectre de projets, des études de concept jusqu’aux essais de prototypes, qui répondent tous à une même finalité : « anticiper les besoins opérationnels de nos forces et préserver leur avancée technologique », conclut Alain Bambouvert.

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