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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 08:55
DCNS contraint de passer plusieurs centaines de millions de provisions

L'exécution du programme Barracuda devrait générer des provisions chez DCNS (Crédits : DGA)

 

29/10/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

A la suite d'un audit sur les programmes en cours, le Pdg du groupe naval va devoir passer des provisions qui sont évaluées entre 200 et 400 millions d'euros.

 

C'est un grand classique quand un nouveau Pdg arrive dans une entreprise. Il passe des provisions pour nettoyer les comptes et mécomptes de son prédécesseur. Une opération qui lui permet également de remettre au carré certains programmes en difficulté. Ce sera aussi le cas pour Hervé Guillou, qui a pris la barre de DCNS en juillet dernier. A la suite d'un audit général mené ces derniers mois sur les programmes en cours, le Pdg du groupe naval va devoir passer plusieurs centaines de millions d'euros de provisions, selon des sources concordantes. Elles devraient s'élever entre 200 et 400 millions d'euros.

L'audit a permis d'identifier que trois programmes de DCNS dans le rouge nécessitent des provisions en raison de leur mauvaise exécution : sous-marins nucléaires d'attaque de nouvelle génération Barracuda, réacteur de recherche Jules Horowitz (RJH) pour le compte du CEA et, à un degré moindre, programme de sous-marins au Brésil, ProSub. Pour ce dernier, le dérapage serait encore gérable, assure-t-on. "Au Brésil, il y a des retards dans la livraison des lots qui ont été contractualisés, expliquait-on à la fin de l'été à La Tribune. On ne livre pas et ce sont des retards techniques." Pour les Barracuda, DCNS ne livre pas dans les temps. "Cela prend beaucoup plus de temps que prévu", explique-t-on à La Tribune. Des retards qui seraient liés en partie par le manque de maîtrise du programme chez les fournisseurs.

 

Cœur de métier de DCNS

Des rumeurs couraient déjà effectivement depuis la fin de l'été sur la difficulté de certains de ces programmes, notamment les deux programmes de sous-marins. L'audit a bel et bien confirmé les craintes des deux actionnaires, l'Etat et Thales, inquiets des difficultés d'exécution de DCNS dans ces programmes. Au sein de l'électronicien, on rappelle que ces problèmes surviennent dans le cœur de métier de DCNS, et non plus dans les activités de diversification.

Thales a été même poussé par Dassault Aviation à faire son métier d'actionnaire. "Nous demandons à Thales de faire chez DCNS ce que nous avons fait dans le groupe électronique quand nous sommes arrivés", indiquait-on cet été chez l'avionneur. C'est-à-dire, faire le ménage dans les programmes à risques. "Nous devons progresser dans la maîtrise des coûts et des délais", a reconnu lundi Hervé Guillou dans une interview accordée aux "Echos".

 

Les activités nucléaires menacées ?

Un comité d'audit, qui s'est réuni la semaine dernière, a permis de se faire une idée très précise des dérapages des trois programmes, dont le RJH, qui génère beaucoup de pertes pour DCNS. "C'est la cata", explique-t-on à La Tribune. Thales a d'ailleurs toujours freiné la stratégie de diversification du groupe naval. Les difficultés du groupe naval lui donnent en partie raison. Notamment dans le nucléaire. Cette activité a détérioré la rentabilité de DCNS en 2013. Le résultat courant opérationnel a reculé à 166 millions d'euros (209 millions en 2012). La marge était ressortie à 5 %, contre 7,1 % en 2012.

L'ancien Pdg, Patrick Boissier, expliquait lors de la présentation des résultats 2013 cette dégradation par "des résultats négatifs enregistrés dans le nucléaire civil. Des contrats d'équipements pour EPR en Finlande et en Chine ne se déroulent pas comme prévu et accusent des retards (...). Nous avons constaté une dérive des coûts à terminaison de ces contrats et nous l'avons pris en charge dans les comptes". Et d'estimer que ces contrats à perte "ne remettent pas en cause la volonté de DCNS de se développer dans ce domaine". A voir. D'autant que les résultats du premier semestre 2014 ont été également médiocres. Le résultat opérationnel courant ne s'est élevé qu'à 37 millions d'euros (soit 2,6 % du chiffre d'affaires) au premier semestre 2014, contre 94 millions (5,8 % l'année passée). C'est peu, trop peu pour Thales.

 

Discussions serrées entre DCNS et Thales

Lors de la réunion du comité d'audit, la direction de DCNS d'un côté et, de l'autre côté, Thales et l'Etat, ont eu des discussions très, très serrées sur le montant des provisions à passer. Très logiquement, Hervé Guillou souhaitait passer des provisions importantes pour être tranquille sur la durée de son mandat, tandis que Thales, soucieux de ses marges, voulait les limiter au plus juste. Le groupe électronique ne souhaitait pas que DCNS change toutes les règles de jeu initiales, notamment la méthodologie mise en place par l'équipe de Patrick Boissier où il y avait une part d'incertitude (achats et supply chain). Méthodogie qui avait été auditée par les commissaires aux comptes. Thales voulait que DCNS prenne en compte certains paramètres incertains dans le temps. Deux jours plus tard, le conseil d'administration a finalement tranché.

Qui va payer ? Chez DCNS, l'ancien directeur de la division sous-marins de DCNS depuis octobre 2013, Olivier Dambricourt, a été brutalement débarqué en juin. Une division reprise en main par le directeur général délégué, Bernard Planchais. Mais chez Thales, on s'interroge sur le rôle de ce dernier, qui en tant que directeur général délégué ne pouvait pas ignorer les déboires de cette division. "C'est clairement un sujet", indique-t-on à La Tribune. Hervé Guillou pourrait confier à Bernard Planchais une nouvelle mission.

 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 12:55
Bâtiments de combat : la DGA prépare une rupture technologique

 

28/10/2014 DIRECTION GÉNÉRALE DE L’ARMEMENT

 

La Direction générale de l’armement (DGA) présente « Topside intégré » sur le stand du ministère de la Défense au salon Euronaval du 27 au 31 octobre 2014, une étude amont sur un concept innovant d’architecture physique et fonctionnelle des superstructures d’un bâtiment de combat permettant une répartition optimale de ses senseurs, de ses équipements de transmission et de ses brouilleurs. Les bénéfices attendus concernent la discrétion du bâtiment et l’amélioration de la performance globale de son système de combat. Ce concept, développé par DCNS et Thales pour la DGA, vise des premières applications pratiques au cours de la prochaine décennie.

 

L’idée de «Topside intégré» est de penser l’installation des appendices extérieurs des équipements du système de combat dès la conception de la superstructure d’un nouveau bâtiment, afin d’éviter de devoir les disposer sur des mâts qui nuisent à la furtivité du bâtiment, même lorsqu’ils sont dits « intégrés ». Par ailleurs l’utilisation de la totalité de la superstructure permettra un meilleur positionnement relatif des équipements, améliorant ainsi leur compatibilité électromagnétique. L’objectif est de garantir le fonctionnement nominal et simultané de tous les équipements du système de combat.

 

Dans le cadre de l’étude « Topside intégré », un certain nombre de concepts seront explorés, comme des nouveaux modes de coopération entre équipements, le partage d’antennes et de fonctions (méta capteurs) ou l’impact de l’emploi prochain du nitrure de gallium sur le fonctionnement des radars multifonctions à panneaux fixes. Enfin l’expérimentation de matériaux composites dans le but de réduire les interférences électriques devra permettre d’optimiser leur future utilisation. La mise au point de méthodologies de prototypage dans tous ces domaines préparera la suite de « Topside intégré » qui passera par la mise au point d’un démonstrateur technologique.

 

La DGA investit dans l’industrie de Défense en moyenne 730 M€ par an en études amont pendant la loi de programmation militaire 2014-2019.

 

« Topside intégré » est présenté sur l’espace institutionnel Défense, Hall 2 stand E4-F7pendant Euronaval 2014.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 10:55
Euronaval a ouvert ses portes

 

28/10/2014 Paul Hessenbruch - Economie et technologie

 

Euronaval, le plus grand salon mondial du naval de défense a ouvert ses portes lundi 27 octobre 2014 au Bourget.  Durant toute une semaine, cette manifestation met sur le devant de la scène le savoir-faire opérationnel de l’armée française et les nouveautés technologiques.

 

Avec près de 30 000 visiteurs professionnels et une centaine de délégations attendue, le stand du ministère de la Défense ne devrait pas désemplir.

 

Ainsi du Rafale Marine, au missile Exocet en passant par les PME et ETI françaises soutenues par le ministère,  la Défense affiche ses réussites. Sur les 170 M2 du stand Défense, ingénieurs de l’armement et opérationnels se succèdent pour présenter aux délégations officielles les missions et la technologie des armées.

 

Une partie du stand est aussi dédiée aux futurs équipements. A ce titre, le Bâtiment multimissions (B2M), le patrouilleur du futur, est présenté aux visiteurs. Ce navire, dont le premier exemplaire devrait être livré fin 2015 assurera les missions de surveillance et protection des intérêts français dans les Zones économiques exclusives (ZEE). Il servira aussi à la lutte contre l’immigration illégale, le narcotrafic et la piraterie.

 

Est également présenté « Topside intégré », une étude amont sur un concept innovant d'architecture physique et fonctionnelle des superstructures d'un bâtiment de combat. Ce concept permet une répartition optimale des senseurs, des équipements de transmission et des brouilleurs du navire. Les bénéfices attendus concernent la discrétion du bâtiment et l'amélioration de la performance globale de son système de combat. Ce concept, développé par DCNS et Thales pour la DGA, vise des premières applications pratiques au cours de la prochaine décennie.

 

L'idée de «Topside intégré» est de penser l'installation des appendices extérieurs des équipements du système de combat dès la conception de la superstructure d'un nouveau bâtiment afin d'éviter de devoir les disposer sur des mâts qui nuisent à la furtivité du bâtiment, même lorsqu'ils sont dits « intégrés ».

 

Mardi 28 octobre 2014, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, inaugure le salon afin d’apporter son soutien aux entreprises du secteur de l’industrie de défense navale. Il doit échanger avec les industriels présentant les matériels en dotation ou à venir dans notre armée.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 12:55
Le VBMR doit venir remplacer le VAB, qui va sur ses 40 ans de service

Le VBMR doit venir remplacer le VAB, qui va sur ses 40 ans de service

 

27 octobre, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

C’est en ce début de semaine que le comité ministériel d’investissement (CMI) présidé par Jean-Yves Le Drian devrait aborder le sujet Scorpion. Le programme d’ensemble de l’armée de terre pourra ensuite être notifié par la DGA pour ce renouvellement des capacités de contact de l’armée de terre. On se souvient des déclarations du Ministre de la Défense lors du salon Eurosatory en juin dernier. Il aura fallu attendre un peu, mais le programme, absolument vital pour l’armée de terre, va enfin pouvoir être lancé. Rappelons que la première partie qui devrait être lancée est le projet EBMR (relire l’article de FOB ici), qui doit venir donner un successeur au VAB, AMX30, ERC 90 Sagaie. Il sera attribué à un consortium d’industriels français, à savoir Renault Trucks Defense pour la partie mobilité, Nexter pour la caisse et l’armement et Thales pour la vétronique.

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 17:55
20èmes  Rencontres parlementaires de la Défense

 

21/10/2014 - par Alain Establier  - SECURITY DEFENSE Business Review n°114

 

Le 08 octobre se sont déroulées à Paris, les 20èmes rencontres parlementaires de la Défense autour d’une thématique: l’outil industriel de la Défense est-il un enjeu d’avenir pour les territoires? En cette période de flou intense sur les budgets des Armées, les responsables les plus éminents du secteur étaient là pour débattre: Laurent Collet-Billon (Délégué Général pour l’Armement), Eric Trappier (PDG de Dassault Aviation), Antoine Bouvier (PDG de MBDA), Général Denis Mercier (chef d’Etat-major de l’armée de l’air), Patrice Caine (DG de Thales) entre autres.

 

La Défense, c’est l’emploi en France

 

L’outil industriel de Défense représente encore en France 15 Mds€ de CA annuel et 165.000 emplois directs et indirects. A noter que ces 15 Mds€ permettent de conserver en France les 165.000 emplois, car ce sont souvent des emplois de haute spécialisation, générés par des produits haut de gamme et de très haute technologie pas faciles à délocaliser. Pour preuve, les difficultés rencontrées par Dassault et Thales en matière de sous-traitants indiens…

Pourtant, les politiques depuis 30 ans n’ayant aucune vision industrielle, le budget des Armées est tombé de 4,3% du PIB à la fin des années 60 (certes au temps du service militaire obligatoire), à 3% dans les années 80, à 2% dans les années 90, pour tomber à 1,5% en 2013! Même l’OTAN considère que le budget de défense des pays européens ne devrait pas être en dessous de 2% de leur PIB…

Les parlementaires de la majorité actuelle ont eu beau se réjouir de la progression de 40% des exportations de matériel de défense entre 2012 et 2013, les lecteurs de SDBR (cf. n°112) savent que c’est de la manipulation de l’information, car la performance de ce secteur se juge non sur un an mais sur la durée de son processus industriel (au moins 4 ans). Tout ce qu’on peut dire, c’est que la moyenne des prises de commande de 2007 à 2011 (5 ans) étaient de 6,42 Mds€, que la moyenne de 2012 et 2013 cumulée (2 ans) n’est que de 5,85 Mds€ et que l’exportation  représente environ 39% du chiffre d’affaires total de la filière. Il s’agit donc de se préoccuper aussi des 61% vendus en France, soit plus de 9 Mds€.

 

Une situation qui va passer de préoccupante à très préoccupante…

 

En réalité la situation est préoccupante aujourd’hui (comment financer les 31,4 Mds€ de la LPM ? le milliard des Opex ? etc.) et devient très préoccupante si on se projette à 10 ans. Eric Trappier a rappelé que l’industrie de défense pouvait produire des solutions duales, mais qu’il n’y aurait plus d’industrie de défense dans les territoires français si les entreprises concernées se tournaient complètement vers le civil: exemple, un employé sur le sol américain, à compétence égale, vaut 3 fois moins cher qu’un collaborateur français. Le danger serait grand de croire que la part du civil dans les entreprises de défense (le dual) serait la panacée car, en matière civile, la délocalisation aurait vite fait de détruire une grande part des 165.000 emplois actuels…

Les industriels et le général Mercier ont rappelé que la meilleure publicité des matériels français était faite par la doctrine d’emploi et par l’usage qu’en font les militaires (ex: le Rafale et son armement, ou le BPC). Le DGA a rappelé que l’industrie de défense française représentait 20% de l’industrie de défense totale de l’Europe, ce qui place la France à la fois en leader et en responsabilité. Le député Hervé Mariton a souligné que la filière d’excellence française de défense n’était pas acquise pour l’éternité et que la politique de défense était en principe la fonction première de l’Etat. Il a ajouté, concernant l’Europe, que sans programmes européens il ne pouvait y avoir de coopération industrielle de défense pour répondre à des objectifs stratégiques (lesquels?) et qu’une coopération industrielle constructive ne pouvait être que bilatérale (Lancaster House) ou multi-bilatérale, mais certainement pas multilatérale. Le général Mercier a indiqué que les Etats-majors étrangers, qu’il rencontre souvent, s’inquiétaient de l’abandon éventuel de programmes français, ce qui ne les incitait pas à passer des commandes bien sûr: dans 7 ans, est-ce que vous produirez toujours le Rafale ?

 

Conclusion

 

Comme l’a souligné Eric Trappier, il faut maintenir les budgets d’innovation et la recherche en haute technologie pour que l’industrie de défense française reste délibérément dans le haut de gamme, difficilement délocalisable, ce qui aidera à maintenir son image dans le monde et ses emplois en France. Il faut aussi sans doute faire pression sur Bruxelles pour que des recommandations soient faites aux Etats de revenir au moins à 2% de PIB dans leurs dépenses de défense, ce qui serait un élément de relance en plus d’un accroissement de notre sécurité. Enfin, comme l’a dit Philippe Bottrie du groupe Airbus, «il est  grand temps de semer les graines de notre sécurité future» !

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 11:25
Exportation d'armes (2/4) : la France profitera-t-elle de sa bonne image au Pérou ?

Un temps espérée, la commande du satellite d'observation n'a pu être conclue l'an dernier entre la France et le Pérou en raison de la difficulté de Paris à rédiger un contrat de gouvernement à gouvernement. (Crédits : Airbus Defence & Space)

 

15/10/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La Tribune vous propose une série sur les nouvelles terres de conquête des industriels de l'armement français. Dassault Aviation et Thales lorgnent une modernisation des 12 Mirage 2000 péruviens tandis que DCNS convoite la modernisation de quatre sous-marins U209.

 

Et si le Pérou était l'une des bonnes surprises de l'industrie de l'armement française ces prochaines années. Bien sûr, ce pays andin de 30,5 millions d'habitants n'a pas le même potentiel que l'Indonésie mais la France jouit actuellement d'une bonne image auprès de la présidence péruvienne. Le président Ollanta Humala, un ancien militaire considéré comme francophile, a déjà été reçu trois fois par François Hollande (novembre 2012, octobre 2013 et juillet 2014). Alors que des soldats français ont défilé à Lima pour la fête nationale péruvienne le 28 juillet dernier, le président français doit se rendre à son tour au Pérou début 2015.

En mars 2013, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius rappelait que le Pérou était "bien disposé à l'égard de la France". A Paris de saisir enfin sa chance dans un pays en forte croissance. Avec un PIB estimé à plus de 200 milliards de dollars en 2013 et un taux de croissance annuel moyen de 6 % entre 2002 et 2012, le Pérou est considéré, selon le FMI, comme un néo-émergent dans la région.

 

Une marge de progression pour la France

En 2012, Lima n'a représenté que 0,06 % du commerce extérieur de la France et se situe au 94e rang de ses clients et au 76e rang de ses fournisseurs. Seulement 65 entreprises françaises sont présentes au Pérou, et Paris n'est que le 16e investisseur (1,5 % du stock des investissements directs à l'étranger). "Nos relations économiques sont encore insuffisantes, eu égard aux opportunités offertes par ce pays en forte croissance", avait souligné en février dernier l'ancien président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, Jean-Louis Carrère.

Paris possède donc une belle marge de progression. Y compris dans le domaine de l'armement même si Airbus Defence and Space (ADS) a réussi en avril dernier un joli coup en signant en avril une commande de 150 millions d'euros environ portant sur la vente du premier satellite péruvien d'observation de la Terre. Sur la période 2009-2013, les industriels de l'armement tricolore ont exporté pour 182,7 millions d'euros de matériels vers le Pérou avec des pics en 2009 (97,4 millions) et 2012 (72,2 millions grâce notamment à la vente de 16 missiles Exocet MM40 et quatre systèmes de lancement pour les frégates italiennes Lupo signée en décembre 2012).

 

2013, une mauvaise année

En 2013, les groupes français ont fait chou blanc au Pérou ou presque (3,6 millions d'euros de ventes d'armements). Un temps espérée, la commande du satellite d'observation n'a pu être conclue l'an dernier entre la France et le Pérou en raison de la difficulté de Paris à rédiger un contrat de gouvernement à gouvernement, Bercy étant peu favorable à ce type de garantie de l'État français. Le contrat sera mis en vigueur cette année. "C'est imminent", explique-t-on à La Tribune. En outre, Airbus Helicopters (AH) a poussé dans ses derniers retranchements Mil, bien implanté commercialement au Pérou, mais le constructeur russe a finalement réussi fin décembre à arracher au bout de deux ans de négociations un contrat de 24 Mi-171CH face au Cougar (500 millions de dollars).

AH était, semble-t-il, plus cher de 30 % à l'achat et n'avait pas de créneau de livraison rapide, selon un proche du dossier. En revanche, le constructeur de Marignane était moins cher que Mil pour le support des appareils. Ce qui équilibrait plus ou moins la facture en prenant en compte le coût de possession (achat, support, maintenance... des appareils tout au long de leur utilisation). Mais cet argument a encore du mal à être entendu dans de nombreux pays. C'est d'ailleurs en partie pour cela qu'Airbus Helicopters a pris la décision de produire des Cougar en Roumanie.

 

Modernisation des Mirage 2000 et des sous-marins allemands

Deux gros dossiers mobilisent depuis quelques mois les équipes commerciales de Dassault Aviation, Thales et le missilier MBDA d'une part, et de DCNS, d'autre part. Deux dossiers de modernisation d'équipements majeurs des forces armées péruviennes : 12 Mirage 2000C et B, dont l'électronique a déjà été un peu modernisée en 2009 (100 millions d'euros), et quatre sous-marins allemands de type U209. Deux dossiers compliqués à boucler. D'autant que le Pérou souhaite conclure des contrats de gouvernement à gouvernement à l'image de celui signé pour l'achat d'un satellite d'observation.

Sur les Mirage 2000 achetés à la France en 1982 et livrés en 1985, "le plus dur est de faire converger les besoins du client dans l'enveloppe financière", explique-t-on à La Tribune. Dassault Aviation et Thales ont proposé une modernisation de type indien à Lima pour en limiter les coûts, c'est-à-dire sans la dimension air-sol. Car cela demanderait des études supplémentaires, augmenterait le prix de l'opération et enfin écarterait de fait la proposition de Sagem de vendre des bombes AASM.

Or Lima souhaiterait transformer ses Mirage 2000 en Mirage 2000-5 pour un coût de 25 millions de dollars par appareil (soit un total de 300 millions de dollars), selon la presse locale, tandis que l'offre française se situait à 30 millions par appareil. Enfin, Israël a quant à lui proposé une modernisation à 15 millions de dollars. Mais le Pérou perdrait alors la garantie de l'État français. A suivre.

 

Sous-marins, un contrat à 500 millions d'euros ?

A l'image du contrat sur le satellite signé entre la France et le Pérou, Lima a demandé à Berlin la possibilité de signer un contrat de gouvernement à gouvernement. Selon nos informations, l'Allemagne aurait refusé ce type de contrat. Du coup, DCNS travaillerait sur un appel d'offre portant sur la un projet de modernisation légère des quatre sous-marins de type U209. Une commande qui était à l'origine estimée à 500 millions d'euros mais qui pourrait être revue à la baisse pour s'adpater au budget des Péruviens. D'autant que le président Ollanta Humala souhaite avant son départ en 2016 lancer un appel d'offre pour l'acquisition de nouveaux sous-marins.

DCNS, qui a déjà modernisé des sous-marins allemands en Amérique Latine (Brésil), est prêt à travailler avec le groupe péruvien FIMA pour obtenir le contrat. Les Péruviens sont également intéressés par une coopération avec le Brésil. "Cette opération pourrait permettre au Pérou de moderniser son industrie navale, décrypte-t-on à Paris. Le challenge des  industriels français est de s'adapter au budget péruvien".

 

MBDA, Airbus Helicopters, Nexter... sur les rangs au Pérou

D'autres campagnes sont actuellement en cours pour les industriels français. Le missilier MBDA travaille sur une projet en vue d'armer les frégates Lupo de la marine péruvienne avec des missiles Mistral et VL-Mica (Air Defence). Le Pérou souhaiterait aussi  un second lot d'Exocet. De son côté, Nexter propose son systèmes d'artillerie autotractés Caesar ainsi que son canon de 105mm. Thales fait quant à lui la promotion de son système de radio PR4G.

Par ailleurs, Lima a lancé un appel d'offres pour l'acquisition d'un navire océanographique (environ 100 millions de dollars). Une campagne qui pourrait intéresser le petit chantier naval des Sables d'Olonne, OCEA. Enfin, Airbus Helicopters estime que le Pérou, qui a commandé 5 EC145 en 2012 pour la police nationale, a des besoins pour des hélicoptères lourds type Super Puma, capables d'opérer à grandes altitudes.

 

Un contrat d'État à État

Le contrat de gouvernement à gouvernement sur le satellite d'observation signé avec le Pérou est une nouveauté pour la France et, surtout, une avancée pour gagner des contrats à l'exportation. Il "liera bien nos deux États mais il sera accompagné de trois accords intergouvernementaux, avait expliqué en octobre 2013 le Délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon. Notre objectif est de construire un cadre qui s'approche du Foreign Military Sales de l'armée américaine, car la majorité des clients exige dorénavant une intervention - c'est-à-dire une garantie - étatique forte."

En juillet dernier, le sénateur UMP de la Gironde, Xavier Pintat, avait souligné que l'État français avait "accepté de mettre en place un montage juridique innovant, qui a permis de donner satisfaction au gouvernement péruvien en accordant à l'opération la garantie de la puissance publique". En tout cas, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, y tient "particulièrement", selon des sources proches du dossier. "C'est un outil à creuser et qui est pertinent sur le long terme", explique-t-on à Paris.

A lire ou relire le premier volet :

Exportation d'armes (1/4) : l'Indonésie sera-t-elle le nouveau filon de la France ?

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 11:35
Thales inaugure un hub innovation à Singapour

 

14 octobre Aerobuzz.fr

 

Thales a inauguré, le 13 octobre 2014, son hub innovation à Singapore, premier centre d’innovation pluridisciplinaire du Groupe hors d’Europe. Avec ce hub, le groupe français vise à s’inspirer des concepts, innovations et modes de pensée asiatiques, afin de mieux analyser encore les besoins opérationnels de ses clients dans la région. Thales pourra ainsi concevoir de nouveaux produits et services, qui répondront à leurs exigences spécifiques. L’idée est d’impliquer ses clients au niveau de la conception, du prototypage et des essais, et ce dans différents domaines, notamment la défense, la sécurité́ maritime, l’aéronautique, la gestion du trafic aérien et les villes intelligentes.

 

L’équipe du hub innovation a été formée à la Design Thinking and Innovation Academy du DesignSingapore Council, afin d’appliquer une nouvelle approche de l’innovation et du management axée sur les objectifs cherchant toutes les solutions possibles à un problème de conception particulier.

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 11:50
Thales TWTs for Space applications


10 oct. 2014 Thales Group

 

Thales, a world-class leader in Satellite Communications Uplinks and Downlinks has an unrivalled legacy in Satcom and Space applications. We propose a complete range of space TWTs designed for advanced applications.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 16:50
Thales: the expert in Critical Information Systems and Cybersecurity


8 oct. 2014 Thales Group

 

Discover Thales's solutions dedicated to your critical information systems.
Learn more here: https://www.thalesgroup.com/en/worldw...

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 12:50
Thales at AUSA 2014


7 oct. 2014 Thales Group

 

Held every October in Washington D.C., the AUSA Annual Meeting & Exposition is one of the largest land warfare expositions and professional development forums in the world. The Annual Meeting consists of informative presentations, panel discussions on pertinent military and national security subjects, workshops and important AUSA business meetings. The three day event also includes over 500 industry and military exhibits occupying over 250,000 net square feet of exhibit space. Presentations on the state of the Army and related defense subjects are given by the Secretary of the Army, the Army Chief of Staff and other senior Army and Department of Defense representatives.

Each year over 30,000 attendees, including senior leaders from the Army, DoD and congress, as well as foreign dignitaries participate in the Annual Meeting. The event provides a unique opportunity to showcase defense industry products and services to key Army and DoD decision-makers, discover new developments in defense technology and meet with colleagues from the world-wide defense community.

More information: https://www.thalesgroup.com/en/united...

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 11:55
Thales awarded with a study contract for the next generation of active array radars

 

September 30, 2014 Thales Group
 

The French defence procurement agency (DGA) has awarded Thales a technology study contract for the next generation of active phased array radars, including modular processors and multifunction panel technologies. These new technologies will ultimately equip the Rafale combat aircraft and will be suitable for future unmanned combat air vehicles (UCAVs).

 

 

During the signing ceremony held on 29 September in the presence of Laurent Collet-Billon, Head of the DGA, Jean-Bernard Lévy, Thales’s Chairman and CEO wished to highlight the "strong support of the DGA in maintaining a French sector of excellence in the field of airborne radars. With this technology study contract, Thales will maintain its lead in the field of active radar antennas, which is essential for the future of defence aerospace. "

Under the advanced study contract, Thales will demonstrate the technological readiness of various components and design a new generation of multifunction arrays (radar, electronic warfare and communications). The new arrays will also significantly improve range capabilities and discretion.

Over the next four years approximately 100 Thales staff, will be involved in these studies alongside a number of SME’s which have already contributed to the development of the Rafale active phased array radar.

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 17:50
Drone tactique : le Watchkeeper de Thales déployé en Afghanistan

Armement Le drone tactique Watchkeeper a effectué ses premiers vols opérationnels en Afghanistan

 

29/09/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Fabriqué en partenariat entre Thales UK et le groupe israélien Elbit Systems, le drone Watchkeeper a effectué ce lundi ses premiers vols opérationnels en Afghanistan.

 

C'est une très bonne publicité pour Thales. Certainement la meilleure. Le ministère de la Défense britannique a annoncé ce lundi que le drone tactique Watchkeeper fabriqué en partenariat entre Thales UK et le groupe israélien Elbit Systems avait effectué ses premiers vols opérationnels en Afghanistan. D'autant que cette annonce survient alors que d'autres pays (France, Pologne...) évaluent le Watchkeeper pour répondre à leurs besoins en termes de drones tactiques.

Thales ne s'y est pas trompé en communiquant sur ce déploiement. "C'est une étape importante pour le ministère de la Défense britannique, pour Thales et plus largement pour l'industrie aéronautique européenne, a expliqué le patron de Thales UK, Victor Chavez. Elle a pu être franchie par l'obtention d'une certification de sécurité, ce qui est une première dans l'histoire des drones. Le système inclut un grand nombre d'innovations technologiques majeures. En particulier, son radar à ultra haute résolution et son système de décollage et d'atterrissage automatique offrent des capacités remarquablement efficaces à l'armée de terre britannique".

 

Mis en service en mars par le MoD

En mars dernier, le ministère de la Défense britannique (MoD) et l'Autorité de l'aviation militaire (MAA) ont autorisé la mise en service de ce système développé par Thales pour l'armée britannique. Watchkeeper est certifié au même niveau de sécurité que les avions pilotés, avait alors assuré Thales dans un communiqué. Selon Thales, Watchkeeper qui est le "premier drone à obtenir une autorisation de mise en service" est "également le seul de sa catégorie à avoir la permission de voler dans l'espace aérien britannique".

Le Watchkeeper est un système multi-capteurs tout-temps qui peut fournir 24 heures sur 24 une capacité de renseignement, de surveillance et de reconnaissance, n'importe où dans le monde, assure Thales.

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 16:35
Thales & Bharat Electronics form a joint venture in India

 

September 30, 2014 Thales Group
 

Navratna Defence Public Sector Undertaking Bharat Electronics Limited (BEL) and Thales announce that the Ministry of Corporate Affairs, Government of India, has approved the incorporation of their joint venture company, BEL-THALES Systems Limited, in late August this year. This joint venture (JV) Company will primarily focus on the design, development, marketing, supply and support of civilian and select defence radars for India and the global markets. The first board meeting of BEL-THALES Systems Limited took place on Friday 26 September.

 

BEL holds a 74 % stake while Thales holds 26% of the equity in the JV Company. The initial product portfolio of BEL-THALES Systems Limited will comprise innovative solutions for air surveillance, including Air Traffic Management radars, and select ground-based military radars. The ultimate objective of the JV is to expand its scope in other fields than radars, in the defence electronics domain.

BEL-THALES Systems will seek to work closely with Government laboratories and the Indian industry and will consequently become a decisive contributor for innovation in various fields of defence electronics.

Expressing his confidence in this JV, S. K. Sharma, Chairman and Managing Director of BEL, said, “We have always valued our partnership with Thales. We are confident that our JV Company will benefit from the significant technology transfers and support from Thales, and from the extensive industrial and design skills of BEL.”

Commenting on the joint venture, Eric Lenseigne, Managing Director of Thales in India, said, “The incorporation of this joint venture company marks an important milestone in our 60 year-old association with BEL, and takes it to the next level. We will constantly support BEL-Thales Systems to become a centre of excellence, offering solutions specifically aimed at meeting the needs of both Indian and export customers – in line with the government’s ‘Make in India’ approach.”

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 15:35
Thales et Bharat Electronics forment une société commune en Inde

 

30 septembre 2014 par  Jacques Marouani - electroniques.biz

 

Thales détient 26 % du capital, et l’entreprise publique de défense Bharat Electronics Limited (Bel) en possède 74 %. Le portefeuille initial de produits de Bel-Thales Systems comprendra des solutions innovantes pour la surveillance aérienne.

 

L’entreprise publique de défense « Navratna »(*) Bharat Electronics Limited (Bel) et Thales viennent d'annoncer que le ministère des Affaires commerciales de l’Inde a approuvé l’immatriculation de leur société commune Bel-Thales Systems, à la fin du mois d’août 2014. Cette société commune s’attachera essentiellement à concevoir, développer, commercialiser, fournir et assurer le support de radars civils et d’une sélection de radars militaires à destination de l’Inde et des marchés mondiaux.

 

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 15:35
Thales welcomes Watchkeeper operations for British Army in Afghanistan


 

September 29, 2014 Thales Group

Key points

  • Watchkeeper begins operations in Afghanistan.
  • Providing information, surveillance and reconnaissance (ISR) support and protection for British forces.
  • Major milestone for Europe’s leading tactical UAV.

 

The UK Ministry of Defence (MOD) today announced the first operational flights in Afghanistan of Thales’s unmanned air system, Watchkeeper.

Commenting on the announcement, Victor Chavez, CEO of Thales UK, said: "It is a proud moment for everyone at Thales to receive the great news that Watchkeeper is operational in Afghanistan, supporting and protecting British forces on the ground. It is an important milestone for the MOD, Thales and the wider European aerospace industry, made possible by its ground-breaking safety certification. The system embodies a number of major technological innovations including ultra-high resolution, multi-modal radar and automatic take-off and landing to deliver an outstandingly effective military capability for the British Army.”

The news comes as other countries assess Watchkeeper for their tactical unmanned requirements.

Thales is the prime contractor for Watchkeeper. The programme has established the company as a leader in unmanned air systems, setting new benchmarks in safety. Watchkeeper secured the first Statement of Type Design Assurance from the Military Aviation Authority for an unmanned air system, a critical step to ensure the best in class system. Watchkeeper was given a Release To Service (RTS) in March 2014.

Thales has also delivered a new comprehensive training capability based at MOD Larkhill and Boscombe Down, and has helped to establish Aberporth, West Wales as a leading UAV Testing Centre in Europe.

Watchkeeper is a dual sensor, all-weather system that can provide round-the-clock intelligence surveillance and reconnaissance, anywhere in the world.

 

“Watchkeeper is the first Unmanned Air System developed and built in the UK to become operational and will be a significant surveillance and reconnaissance capability for the Army for years to come. There is no doubt that it will prove to be a battle-winning technology. Watchkeeper will provide real-time information for troops conducting operations on the ground, allowing them to understand better and thereby overcome threats they may face. ”

Michael Fallon, British Defence Secretary

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 11:55
Le premier exemplaire de la 4e tranche de production du programme Rafale

Le premier exemplaire de la 4e tranche de production du programme Rafale

 

29/09/2014 DGA

 

Le délégué général pour l’armement, Laurent Collet-Billon, a officiellement remis ce jour à Jean-Bernard Levy, président-directeur général du groupe Thales, un contrat d’études technologiques concernant la future génération de radar à antenne active.

 

Ce projet vise notamment à démontrer les technologies de panneaux multifonctions et de nouvelles architectures modulaires de calculateur. Ces nouvelles antennes sont destinées à équiper à terme l’avion de combat Rafale et les futurs projets de drones aériens de combat.

 

Représentant 89 millions d’euros sur plusieurs années, cet investissement illustre l’effort consacré par l’État au maintien de l’avance technologique de l’industrie de défense française, en particulier dans le domaine de l’aéronautique militaire. Après avoir réalisé une première européenne avec le radar à antenne active de série sur Rafale, la France entend ainsi conserver sa place de leader dans le domaine des radars aéroportés.

 

Ces études permettront de démontrer la maturité des composants et de réaliser des antennes multifonctions (radar, guerre électronique et communications). Ces nouvelles antennes offriront également un avantage significatif en matière de portée et de discrétion des aéronefs et permettront de maintenir au meilleur niveau technologique l’industrie française d’aviation de combat.

 

La DGA investit dans l’industrie en moyenne 730 M€/an en études amont pendant la Loi de programmation militaire 2014-2019.

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 16:55
photo Vivendi

photo Vivendi

 

September 18, 2014 Thales Group

 

The Board of Directors of Thales, on the proposal of the Public Sector, has appointed Régis Turrini, Commissioner for State Shareholdings Agency (APE), as a director to succeed David Azéma. Régis Turrini’s term as director will run until the end of the annual general meeting called to approve the 2015 financial statements.

 

Appointed to head the State Shareholdings Agency (APE) on 30 July, Régis Turrini is a former attorney admitted to the Paris bar. He is a graduate of the faculties of literature and law and the Paris Institute of Political Sciences, and an alumnus of the Ecole Nationale d’Administration (postgraduate public policy college).

 

He began his career as a judge in the French administration courts. He then joined law firms Cleary Gottlieb Steen & Hamilton (1989-1992), followed by Jeantet & Associés (1992-1995), as a corporate lawyer. In 1995, Régis Turrini joined the investment bank Arjil & Associés (Lagardère group) as an executive director. He was then appointed managing director and, from 2000, managing partner.

 

Until July 2014, Régis Turrini was Senior Executive Vice President for Strategy and Development at Vivendi, where he had worked since 2003.

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 16:50
Ben Olivier named President and CEO of Thales Alenia Space UK

 

Cannes, September 22nd, 2014Thales Group

 

Ben Olivier, 52, has been named President and CEO of Thales Alenia Space UK, effective today. He replaces Martin Gee, who is retiring.

Martin Gee joined Thales Alenia Space in 2013 to create a new subsidiary in the United Kingdom, and to support the acquisition of SEA's space business. The progress of the acquisition has enabled the baton to be passed to Ben Olivier, previously Director of SEA's Space Division. Martin Gee will continue working for Thales Alenia Space UK moving to a non-executive role, to ensure the successful completion of actions under way to support the company's development and relations with agencies and the local business community.

After completing an Engineering degree at the University of Exeter, Ben Olivier started work with BAe (British Aerospace) as systems engineer and then as design manager on both scientific and earth observation programs. During the early 90’s, Ben Olivier was appointed the marketing manager for the start-up of a joint venture with Dartcom. Ben Olivier then became head of the Guidance, Navigation and Control department for Matra Marconi Space. In 1999, Ben Olivier joined SEA. He started as an engineering manager and undertook roles as technical/ technology director, operations director and, from 2005, as Space Division director.

Over the years Ben Olivier has held a series of strategic positions in the space industry, including as Deputy Chairman of the UK National Space Technology Steering Group, board member of the Centre for Earth Observation Instrumentation, and member of the UK Industrial Space Committee. His long experience makes him a perfect fit to continue the programs already under way, in line with the UK strategy initiated by Martin Gee.


About Thales Alenia Space

Thales Alenia Space, a joint venture between Thales (67%) and Finmeccanica (33%), is a key European player in space telecommunications, navigation, Earth observation, exploration and orbital infrastructures. Thales Alenia Space and Telespazio form the two parent companies' “Space Alliance”, which offers a complete range of services and solutions. Because of its unrivaled expertise in dual (civil/military) missions, constellations, flexible payloads, altimetry, meteorology and high-resolution optical and radar instruments, Thales Alenia Space is the natural partner to countries that want to expand their space program. The company posted consolidated revenues in excess of 2 billion euros in 2013, and has 7,500 employees in six countries. www.thalesaleniaspace.com

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 11:55
Thales recrute Pierre Schaeffer au poste de Directeur du Marketing

 

24 septembre Aerobuzz.fr

 

Pierre Schaeffer prend la direction du Marketing du groupe Thales, placée sous la responsabilité de Pascale Sourisse, Directeur général de Thales. Dans un contexte de croissance des activités de Thales à l’international, Pierre Schaeffer sera notamment chargé de développer une politique produit adaptée aux nouveaux marchés.

 

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 08:55
Armement : le contrat Scorpion bientôt signé

 

18/09/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les industriels et le ministère de la Défense ont bouclé les négociations. Le contrat sera notifié en décembre.

 

Dernière ligne droite pour Scorpion. Selon des sources concordantes, les industriels de la filière terrestre (Nexter, Renault Trucks Défense, Thales...) et la direction générale de l'armement (DGA) ont bouclé à 99 % les négociations de ce programme très important pour l'armée de terre, qui doit absolument renouveler ses équipements. Le contrat pourrait être signé en octobre, puis notifié en décembre par le ministère de la Défense.

En juin dernier, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait prononcé à l'occasion de l'ouverture du salon de l'armement terrestre Eurosatory ces mots magiques, qui avait rassuré les industriels de l'armement terrestre, très inquiets : "Fort des engagements du président de la République en faveur du budget de la Défense, je m'apprête à lancer le programme Scorpion", qui avait été menacé au printemps par les nouvelles restrictions budgétaires exigées par Bercy.

 

Un programme crucial pour la filière industrielle

Le programme Scorpion, qui a pour objectif de renouveler et moderniser les moyens des Groupements tactiques interarmes (GTIA) de l'armée de terre, est crucial pour Nexter ainsi que la filière de l'armement terrestre (5 milliards sur une dizaine d'année, dont 1 milliard dans l'actuelle loi de programmation militaire). Avec ce programme, Nexter devrait empocher environ la moitié des 5 milliards d'euros, selon le ministère, pour le développement et la fabrication de 2.080 véhicules blindés multirôles (VBMR), un véhicule 6x6 de 18-19 tonnes, et de 248 Engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC).

Cette commande permettra de rééquilibrer le carnet de commandes de Nexter (aujourd'hui de 2 milliards d'euros) par rapport à celui de Krauss-Maffei Wegmann (4 milliards) dans le cadre de leur rapprochement.

 

Scorpion, un programme dédié à l'armée de terre

Le cœur du programme Scorpion permettra l'intégration de tous les systèmes d'information existant actuellement en un seul. Il deviendra à terme le système des systèmes d'information permettant à tous les éléments du GTIA de dialoguer selon un même langage et une même procédure. Mais c'est aussi une nouvelle génération de systèmes d'armements comme le successeur des antiques VAB (Véhicule de l'avant blindé), "le chameau" de l'armée de Terre vieux de 40 ans en 2016.

Ainsi, le Véhicule blindé multirôles (VBMR), un véhicule 6x6 de 18-19 tonnes, vaudra grand maximum 1 million d'euros l'unité. L'armée de terre doit acquérir 92 VBMR au cours de la période de la loi de programmation militaire (LPM) pour un objectif de 2.080. Ils seront livrés à compter de 2018. En novembre 2011, Nexter Systems et Renault Trucks Defense avaient conclu un accord de coopération en vue d'apporter une solution unique lors de la consultation pour le programme VBMR, destiné à assurer le rééquipement des forces françaises en véhicules blindés multi-rôles de classe moyenne.

Elle doit également disposer des EBRC, qui sera équipé, avait précisé en juin dernier le ministre de la Défense, "du nouveau missile moyenne portée (...), le MMP et du canon de 40 mm télescopé", pour renouveler l'actuel parc de véhicules blindés AMX 10RC, ERC 90 et VAB Hot. L'objectif à terme est fixé à 248 pièces. Scorpion prévoit également la modernisation de 200 chars Leclerc avant 2025. Car, selon Jean-Yves Le Drian, Scorpion "permettra de maintenir la capacité du char Leclerc jusqu'en 2040, en l'intégrant à la manœuvre des GTIA". Enfin, les premiers missiles MMP, fabriqués par MBDA, devraient être livrés en 2017 de façon à éviter une rupture capacitaire dans le domaine des missiles tactiques du combat débarqué.

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 16:55
100 ans de Radiocommunications Militaires


17 sept. 2014 Thales Group

 

Dans le cadre de la 31ème édition des Journées Européennes du Patrimoine, et à l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, Thales présentera samedi 20 et dimanche 21 septembre 2014 à l’Ecole Militaire, une exposition sur le thème : 100 ans de radiocommunications militaires.

Depuis les équipements de télégraphie militaire utilisés lors la première guerre mondiale, jusqu’au positionnement d’avenir de Thales avec l’arrivée prochaine de la nouvelle génération de radiocommunications militaires du programme CONTACT, chaque période de cette histoire très riche sera illustrée par une sélection d’équipements, de vidéos et de photos d’archives.

L’exposition témoignera de l’expertise reconnue de Thales dans le domaine des radiocommunications militaires depuis plus d’un siècle, avec une dimension significative consacrée aux technologies de cryptologie, ou « science du secret ».

Pour plus d'informations :
https://www.thalesgroup.com/fr/worldw...

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 16:50
L’Aravis « polonisé » durant le salon MSPO sous les couleurs de Rosomak (groupe PGZ) crédits: G Belan

L’Aravis « polonisé » durant le salon MSPO sous les couleurs de Rosomak (groupe PGZ) crédits: G Belan

 

16 septembre, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

Le programme s’appelle Pegaz, le RFI (Request for Information) a été émis il y a à peine quelques semaines et il concerne pas moins de 600 véhicules. La français Nexter se place dans ce grand appel d’offre polonais, qui doit venir fournir un véhicule fortement protégé avec une bonne mobilité pour divers usages : forces spéciales, police militaire, troupes de montagnes… Un très fort contenu national (ou « polonisation ») doit être proposé pour les industriels étrangers souhaitant participer. C’est pourquoi on pouvait voir l’Aravis de Nexter sur le stand de l’industriel du terrestre polonais Rosomak (groupe PGZ) durant le salon MSPO qui s’est tenu début du mois à Kielce. Le partenaire polonais sera en charge de l’adaptation aux spécificités locales et produira localement l’Aravis, rebaptisé pour l’occasion le Chacal.

 

De nombreux compétiteurs sont attendus pour cet appel d’offre, et un autre français, Thales participe face à Nexter, et présente son Hawkei, dessiné pour le besoin Australien mais proposé à l’export et dont la dernière version a été dévoilée durant le dernier Eurosatory (relire ici).

 

Thales est déjà bien implanté en Pologne et bénéficie d’une présence importante, avec 200 employés polonais et de nombreux partenariats avec des sociétés locales.

 

La tourelle T40 CTA proposée à Varsovie

 

Quant à Nexter, l’industriel du terrestre français propose également sa dernière tourelle T40, basée sur le nouveau calibre novateur : le 40 mm télescopé. Reste qu’il va falloir convaincre les polonais qui, pour leur flotte de blindés 8X8, ont émis un besoin pour 150 tourelles téléopérées de 30 mm. Le grand avantage de la 40 mm CTA, est que dans un encombrement réduit, les effets terminaux sont sans comparaison et avoisinent ceux d’un 90 voir 105 mm. Redoutable contre des BMP3 surblindés que Varsovie a sans doute à l’esprit, alors que le 30mm ne ferait que les égratigner. Nexter propose aux polonais toute la partie automatisation de sa tourelle et pourrait bien faire bouger les lignes avec son produit.

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 11:55
Thales appoints Pierre Schaeffer as Chief Marketing Officer

 

September 16, 2014 Thales Group

 

Pierre Schaeffer has been appointed Senior Vice President, Chief Marketing Officer, for the Thales Group. An accomplished marketing professional with an international background, Schaeffer will be responsible for all Thales marketing operations, reporting to Pascale Sourisse, Thales Senior Executive Vice President.

 

As the Thales Group expands its international business, Pierre Schaeffer's responsibilities will include developing a product policy to meet the needs of fast-growing markets around the world.

 

Throughout his career, Pierre Schaeffer has designed and implemented successful strategies to capture new growth opportunities in a range of high-tech industries.

 

He began his career at Apple in 1989 and later served as regional director for Apple Europe's publishing, entertainment and new media business. In 1997, he joined Eastman Kodak, where he developed and led the marketing strategy for the consumer digital business for eight years. In 2009, Pierre Schaeffer was appointed Vice President, Marketing, for the Michelin Group, where he drove a global transformation in the tyre maker's marketing model to accelerate growth from emerging markets and services.

 

In 2011, Pierre Schaeffer founded Marketect LLC, an international management consulting practice based in the Washington DC area, helping companies successfully harness innovation, find market leverage and deliver growth.

 

Pierre Schaeffer graduated from the Ecole Supérieure de Physique et Chimie Industrielles de Paris (ESPCI) and received a post-graduate degree in Artificial Intelligence from Paris VII University. He followed Apple's Executive MBA programme at the INSEAD business school near Paris.

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 09:55
Patroller - photo RP Defense

Patroller - photo RP Defense

 

12 septembre 2014 par Frédéric Lert – Aerobuzz.fr

 

Au salon UAV Show de Bordeaux (9-11 septembre 2014), Thales, Sagem (groupe Safran) et Airbus Defence and Space étaient venus en force avec les drones Watchkeeper, Patroller et Tanan. La publication d’un appel d’offre pour la fourniture à l’armée de Terre française de son futur drone tactique est attendue dans les semaines à venir.

 

UAV Show, salon du drone de Bordeaux (9-11 septembre 2014), qui vient de fermer ses portes sur la BA 106, s’est caractérisé pour sa troisième édition par la présence des principaux acteurs du secteur. C’est un signe de réussite indubitable, qui s’explique notamment par l’actualité, avec en toile de fond une compétition majeure pour l’équipement de l’armée de Terre française. En ligne de mire, le remplacement du drone SDTI en service depuis 2001 sous les couleurs du 61ème régiment d’artillerie de l’armée de Terre. Les SDTI, alias Sperwer de la société Sagem (groupe Safran) ont réalisé environ 2.000 missions opérationnelles en Afghanistan, pour la perte d’une douzaine d’appareils. La moitié des accidents ont eu lieu à l’atterrissage, la caillasse afghane n’ayant jamais été tendre avec le Sperwer qui revient sur terre accroché sous un parachute.

 

Après des années de tergiversations, un appel d’offre est à présent attendu dans les semaines qui viennent pour trouver un remplaçant à cet appareil, avec une mise en service prévue autour de 2017. C’est du moins ce qui ressort de la Loi de Programmation Militaire. Certes, la France n’a plus d’argent, mais les dernières opérations africaines ont de nouveau mis en évidence le besoin pour de tels appareils capables d’apporter à moindre coût une surveillance efficace au niveau tactique. En filigrane apparaît également la volonté de structurer la filière drone française et de créer un champion capable, rêvons un peu, d’exporter son savoir-faire dans le monde entier. Et c’est ainsi que Thales, Sagem et Airbus, les poids lourds du secteur en Europe, se font face depuis plusieurs années.

 

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Watchkeeper photo Richard Seymour - Thales

Watchkeeper photo Richard Seymour - Thales

Tanan 300 UAS - Airbus DS

Tanan 300 UAS - Airbus DS

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 11:35
Thales boosts Australian Tiger helicopter simulator

 

September 5, 2014 Thales Group

 

Thales has successfully delivered a significant upgrade to the Australian Tiger helicopter simulator.

 

The improvements to the Full Flight Mission Simulator’s (FFMS) Visual Display System (VDS) mean the Australian Tiger simulator now has the highest levels of ‘out of the window’ realism of any Tiger FFMS in the world.

 

Working closely with prime contractor Airbus Group Australia Pacific and Australian Army Aviation, Thales successfully completed the complex upgrade of the dual-dome simulator ahead of schedule in order to minimise simulator downtime.

 

The latest generation BARCO F35 projectors and a new PC-based Image Generators were both added and seamlessly integrated into the existing host computers and visual display platform, providing the crews with 240-degrees vertical by 85-degrees horizontal field of view.

In the final stage of the upgrade, the FFMS passed its Recurrent Fidelity Check, which is required to maintain CASA FSD-1 Level 5 (Level D equivalent) accreditation. This is the highest achievable level, and allows the Australian Army to conduct cost-effective training in the safety of the simulator.

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