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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 10:55
Rafale photo S. Fort - Dassault Aviation

Rafale photo S. Fort - Dassault Aviation

 

8 septembre 2014 par Gosia Petaux – Aerobuzz.fr

 

Le 8 septembre 2014, en marge de la douzième Université de la Défense (commissions de la Défense de l’Assemblée nationale et du Sénat), Dassault Aviation, Safran et Thales, ont officialisé la création d’une chaire « Défense et Aérospatial ». Elle est installée à Sciences Po Bordeaux pour une durée initiale de trois années.

 

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 10:55
Big bang chez les patrons de l'aéronautique et défense

 

08/09/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La plupart des groupes aéronautiques et de défense ont changé de tête en deux ans. Le mouvement pourrait continuer. À coup sûr chez Safran, peut-être aussi chez Nexter et MBDA. A l'ombre des "Big boss" en place, toute une génération de quadragénaires sont prêts à prendre le pouvoir. Certains l'ont même déjà pris.

 

En deux ans, les organigrammes des groupes de l'industrie aéronautique et de défense française ont profondément évolué. Des patrons historiques et charismatiques comme l'inoxydable Charles Edelstenne (Dassault Aviation) et Louis Gallois (Airbus Group), l'icône politico-médiatique du Tout-Paris, ont été rattrapés par leur âge. Ils ont donc été contraints de quitter leur fonction pour laisser leur fauteuil à Éric Trappier (janvier 2013), qui sera à n'en point douter le PDG du premier contrat export du Rafale, et à Tom Enders (mai 2012), l'homme qui a transformé Airbus Group. Cet ancien protégé du premier coprésident d'EADS, Manfred Bischoff (expatron de DASA), a quant à lui laissé le manche d'Airbus à Fabrice Brégier mais en limitant au minimum les marges de manœuvre de ce dernier, considéré aujourd'hui comme l'un des grands industriels français du moment.

D'autres groupes comme Thales, Airbus Helicopters, Renault Trucks Défense (RTD), Defence Conseil International (DCI) et plus récemment le constructeur de turbopropulseurs ATR (filiale à parité entre Airbus Group et Finmeccanica) et le groupe naval DCNS ont également fait évoluer leur gouvernance avec l'arrivée de nouveaux PDG : respectivement Jean-Ber-nard Lévy (décembre 2012), Guillaume Faury (avril 2013), Stefano Chmielewski (novembre 2013), Jean-Michel Palagos (décembre 2013), Patrick de Castelbajac (juin 2014) et Hervé Guillou (juillet 2014). Des nominations qui ont privilégié plutôt l'expérience qu'une nouvelle génération de patrons quadragénaires, à l'exception notable de Patrick de Castelbajac (43 ans), l'homme qui monte dans le groupe Airbus, et de Guillaume Faury (46 ans), qui doit faire digérer à Airbus Helicopters son incroyable croissance.

 

La présidence de Safran aiguise les appétits

Ce profond changement n'est pas encore achevé, avec le prochain départ de Jean-Paul Herteman, dont le mandat à la tête de Safran se termine lors de l'assemblée générale de 2015 (mai/juin). Après avoir songé à rempiler - pour cela il devait faire évoluer les statuts -, le PDG de Safran semble s'être résigné, faute d'avoir eu un feu vert du gouvernement, à partir à la retraite après avoir mené son groupe vers des sommets en termes de chiffres d'affaires et de profitabilité. Il pourrait quitter le groupe après l'annonce des très bons résultats 2014 (sauf accident). Une sortie par le haut.

En coulisse, en interne comme à l'externe, de nombreux candidats sont déjà dans les starting-blocks. Chez Safran, quatre candidats rêvent de lui succéder, selon plusieurs sources concordantes : Olivier Andriès (PDG de Turbomeca), Ross McInness (finances), Philippe Petitcolin (président de Sagem) et Christian Streiff, vice-pré-sident du conseil d'administration de Safran et ancien PDG de PSA. À l'extérieur, deux noms se détachent déjà, ceux de Pascale Sourisse (Thales) et de Marwan Lahoud (Airbus Group), selon les observateurs de ce milieu. Résultat des courses avant la fin de 2014. Mais tout dépendra aussi de la nouvelle gouvernance mise en place avec le départ de Jean-Paul Herteman : PDG, ou directeur général cornaqué par un président du conseil.

 

Bouvier (MBDA) et Burtin (Nexter) fidèles à leur groupe

Dans ce maelström, deux PDG ont été pour l'heure épargnés par ce profond changement parmi leurs pairs : Antoine Bouvier (MBDA) et Philippe Burtin (Nexter). Arrivé en 2007 à la tête du missilier européen, Antoine Bouvier commence toutefois à avoir des envies d'ailleurs. Sollicité par l'État pour DCNS, il s'était tenu, bon élève qu'il est, en réserve de la République. Ce qui n'était pas toutefois réellement une promotion pour lui... En revanche, un éventuel départ de Marwan Lahoud, par ailleurs président du Groupement des industriels français de l'aéronautique et du spatial (GIFAS), vers des cieux plus en rapport avec ses ambitions, pourrait l'inciter à sortir du bois. Tout comme Jean-Pierre Talamoni, le directeur du développement international d'Airbus Group et fidèle bras droit de Marwan Lahoud. De tous les bons coups commerciaux d'Airbus Group, cet intuitif devra convaincre Tom Enders de ce qu'il peut apporter au géant de l'aéronautique.

De son côté, Antoine Bouvier, considéré comme un bon industriel, a enfin appris à se frotter et à se familiariser avec les arcanes du pouvoir. Ce qui était jusqu'ici sa faiblesse. De l'Élysée à Brienne en passant par le Quai d'Orsay, il est aujourd'hui reconnu comme le champion de la coopération franco-britannique notamment. « Il a su donner une dimension politique forte à la tête de MBDA, leader européen des missiles, en plaçant l'entreprise au cœur des enjeux stratégiques, diplomatiques et militaires français : dissuasion, défense antimissile, relations avec l'Inde et les pays du Golfe, pilier de la coopération européenne », explique-t-on au sein du groupe. Seul bémol, sa vision de la politique industrielle dans la défense (coopération européenne et autofinancement de programmes) diffère de celle de Tom Enders, qui ne croit pas aux programmes européens et ne veut prendre aucun risque financier sur les programmes de défense.

Pour sa part, Philippe Burtin, qui a marché dans les pas de Luc Vigneron, a poursuivi avec succès le redressement de Nexter, devenu rentable sous sa présidence. Seul souci, les difficultés récurrentes que rencontre le groupe d'armement terrestre sur les marchés export. D'où le rapprochement avec le groupe familial Krauss-Maffei Wegmann, champion des ventes à l'international (80 % de son chiffre d'affaires réalisés à l'export en 2011). Mais l'Élysée, qui regarde ce rapprochement avec beaucoup d'appétit, a mis Philippe Burtin sous étroite surveillance, selon nos informations. Est-il l'homme idoine pour mener et réussir cette opération... À lui de le démontrer, alors que son mandat s'achève en octobre 2015.

 

Les patrons pour demain... sont déjà là

À l'ombre de ces grands patrons en place, la relève est déjà là. C'est vrai pour Olivier Andriès (52 ans) qui a des chances de succéder à Jean-Paul Herteman. Il a pour lui des succès chez Turbomeca et son parcours chez Airbus puis Safran. Il pourrait toutefois être handicapé par une vieille affaire de délit d'initiés d'anciens hauts responsables d'EADS (2006), qui avaient été blanchis en 2009 par l'Autorité des marchés financiers (AMF). Un procès se tiendra du 3 au 24 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris. Pour sa part, Éric Béranger (51 ans), dont le parcours était jusqu'ici rectiligne, filait vers les sommets au sein d'Airbus Group. Nommé PDG d'Astrium Satellites fin 2012 après avoir mis sur orbite la start-up Astrium Services, il a été l'une des grandes victimes de la réorganisation d'Airbus Defence & Space, qui a beaucoup contrarié ses ambitions. Mais cela ne pourrait être qu'un léger contretemps, in fine...

En revanche, le numéro deux de Thales, Patrice Caine (44 ans), sous les projecteurs depuis l'arrivée de Jean-Bernard Lévy à la tête du groupe d'électronique, est en pleine ascension. Beaucoup en interne estiment qu'il devrait un jour succéder à Jean-Bernard Lévy. La question est de savoir quand. Car ce pur produit de Thales, qui fait actuellement tourner la boutique - il est en charge des opérations et de la performance - , a pour lui de connaître le groupe par cœur et de fédérer autour de lui les équipes de l'électronicien. À lui maintenant de tenir la distance et d'éviter les chausse-trappes.

Ce qui est sûr, c'est qu'il a désormais pris une longueur d'avance sur Pierre-Éric Pommellet (51 ans), qui rêvait de succéder à Patrick Boissier à la tête de DCNS. Mais Thales a décidé de ne pas présenter de candidat maison. Une déception, bien que Pierre-Eric Pommellet, très fin politique, ait encore du temps devant lui. Chez Airbus Group, le secrétaire général d'Airbus Marc Fontaine, qui a été retenu par la manche par Fabrice Brégier alors qu'il lorgnait ATR, devra penser un jour à sa propre carrière s'il ne veut pas nourrir des regrets... Enfin, François Provost (46 ans), actuellement PDG de Renault Samsung Motors (RSM), une filiale du constructeur français en difficulté qu'il est en train de redresser, mène une très belle carrière chez Renault. Il pourrait un jour revenir dans le secteur de la défense. Lui qui avait été le conseiller industrie du ministre de la Défense, Alain Richard.

 

Le bel avenir annoncé des "jeunes pousses"

D'autres, plus jeunes, sont tout autant promis à un bel avenir, et qui sait s'ils ne s'assiéront pas un jour dans le fauteuil du « big boss ». Ces « jeunes pousses » sont souvent mises en compétition à l'intérieur des groupes. Une émulation naturelle... C'est le cas chez Safran où Jean-Paul Herteman a nommé en mai 2013 dans certaines filiales du groupe toute une série de jeunes prometteurs : Bruno Even (46 ans), diplômé de Polytechnique (1987) et de SupAéro (1992), nommé directeur général de Sagem ; Martin Sion (45 ans), diplômé de l'école Centrale de Paris (1990), à la tête d'Aircelle ; mais aussi une femme, Hélène Moreau-Leroy (49 ans) PDG d'Hispano-Suiza. Nommé directeur de la stratégie, Éric Dalbiès (46 ans), diplômé de l'École polytechnique (1987) et de SupAéro (1992) en fait également partie.

Dominique Giannoni (45 ans), actuellement patron des activités IFE (multimédia de cabine) en Californie, est quant à lui un des futurs grands dirigeants de Thales. Il conduit l'intégration des activités IFE avec Live TV, une société américaine achetée au premier semestre. Sans doute le successeur naturel de Michel Matthieu à la tête des activités aéronautiques de Thales. C'est aussi le cas de Christophe Farnaud (46 ans), ancien du cabinet de Villepin à Matignon. Directeur des relations institutionnelles de Thales ces deux dernières années, il a été promu en mai patron de la zone Afrique. C'est l'un des futurs successeurs de Pascale Sourisse.

Enfin chez MBDA, Florent Duleux (46 ans), l'un des vendeurs clés de systèmes de missiles au Moyen-Orient (Émirats arabes unis et Qatar), une zone stratégique pour les exportations de défense, est également promis à un bel avenir.

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 19:55
Talios - Multi function targeting pod


4 sept. 2014 Thales Group

 

Designed entirely around operational feedback from users, TALIOS is the latest addition to the Thales family. TALIOS is the first optronic pod to cover the entire critical decision chain from intelligence gathering to weapon delivery.

Capabilities range from deep strike with long-range missiles and bombs to air-to-air target identification and close air support, and include the rapidly emerging requirement of Non-Traditional Information, Surveillance and Reconnaissance (NTISR).

Key features

- Latest generation of high-resolution sensors and high-precision line-of-sight stabilization
- Wide-angle vision providing critical contextual information and making the pod a key component of the pilot’s visual environment throughout the mission.
- Open architecture and a high level of functional integration


All functions will be standard for both French and international customers. With its open architecture, the TALIOS pod is conceived as a ‘plug & fight’ system for integration on all existing and future fighters.

Further info: https://www.thalesgroup.com/en/worldw...

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 12:35
Thales et l'Etat freinent DCNS dans son développement en Inde

Le sous-marin Scorpène, l'un des grands succès à l'export de DCNS en Inde - photo DCNS

 

03/09/2014 Michel Cabirol - LaTribune.fr

 

Thales et l'Agence de participations de l'Etat (APE) ont retoqué un projet de prise de participation du groupe naval dans le chantier naval indien Pipavav.

 

Copie à refaire pour DCNS. Un projet de participation dans le chantier naval indien Pipavav du groupe français a été retoqué au début de l'été par ses deux actionnaires, Thales et l'Agence des Participations de l'Etat (APE), selon des sources concordantes. Un peu avant son départ en juillet, l'ancien PDG du groupe Patrick Boissier a reçu un veto de ses deux actionnaires pour ce projet évalué par DCNS à 50 millions de dollars pour monter dans le capital de Pipavav, basé dans l'état du Gujarat, fief du Premier ministre indien, Narendra Modi.

Pourquoi un tel refus ? Projet mal ficelé, explique-t-on à La Tribune. "Prendre un ticket dans Pipavav pour voir, c'est comme jouer 50 millions de dollars à la loterie", précise-t-on. Du coup, c'est au nouveau patron de DCNS, Hervé Guillou, de reprendre le dossier à zéro, qui n'est pas mort, et de trouver les arguments afin de convaincre Thales et l'APE du bien fondé de cette opération pour DCNS, selon plusieurs sources. "Le projet est toujours vivant", confirme-t-on chez le groupe naval. Hervé Guillou pourrait d'ailleurs aller en Inde prochainement en vue de discuter avec le patron de Pipavav. Il devra notamment se forger la conviction que le gouvernement indien peut passer des contrats avec des chantiers privés comme Pipavav.

 

Déjà partenaires

DCNS et Pipavav avaient conclu en juin 2012, un partenariat stratégique. L'objectif du groupe naval, à travers ce partenariat, est de proposer à la Marine et aux garde-côtes indiens le meilleur niveau d'expertise et de process de réalisation, adaptés à la mise sur le marché de navires toujours plus performants et à la pointe de la technologie. DCNS avait expliqué qu'il effectuera les transferts de technologies nécessaires pour répondre aux besoins de sécurité nationale de l'Inde. Pour autant, Pipavav a également des alliances avec SAAB AB (Suède), Babcock (Grande-Bretagne), Rosoboronexport (Russie), Northrop Grumman et Textron (Etats-Unis) ainsi que Sagem (groupe Safran).

Ce partenariat entre DCNS et Pipavav doit contribuer au développement de la fabrication locale de matériel de défense. Car DCNS a en projet de fabriquer en partenariat avec Pipavav pour le compte de la marine indienne des portes-hélicoptères (BPC) de type Mistral. L'Inde en voudrait quatre (4 milliards de dollars). Par ailleurs, Pipavav a une société commune (joint-venture) avec Mazagon Dock Limited (MDL), le partenaire de DCNS pour la fabrication à Mumbai de six sous-marins Scorpène pour la marine indienne (projet P75), dont le premier doit être désormais livré en septembre 2016. Un projet considéré comme très important pour l'Inde et la marine.

 

Vers de nouvelles commandes de sous-marins

DCNS et MDL, qui maîtrise désormais la construction de sous-marins, lorgnent sur de nouvelles commandes de l'Inde qui pourraient fournir de la charge de travail au-delà de 2018, date de livraison du dernier Scorpène. D'autant que l'Inde a besoin très rapidement de nouveaux sous-marins face à la puissance navale de Pékin. New Delhi souhaiterait disposer de 24 nouveaux sous-marins modernes à l'horizon 2030, dont 18 encore à commander (24 milliards de dollars). C'est dans ce contexte géopolitique que les deux partenaires ont proposé à New Delhi de fournir à la marine indienne deux nouveaux sous-marins Scorpène dans le cadre d'une procédure d'urgence (« fast track »). Ces deux nouveaux navires seraient assemblés en un temps record à Cherbourg mais DCNS achèterait les deux coques à MDL.

Ensuite, il a été convenu en 2005 lors de la signature du contrat P-75 qu'il y ait un "repeat order", une clause équivalente à des options pour la fourniture de trois à six sous-marins supplémentaires fabriqués par MDL. Ce qui fournirait au chantier naval indien une charge de travail pour une quinzaine d'années supplémentaires après 2018. Enfin, l'Inde est sur le point de lancer un nouvel appel d'offre international (P-75 I) pour l'acquisition de six sous-marins supplémentaires après une décision du conseil d'acquisition du ministère de la Défense. Quatre sous-marins seront construits par deux chantiers navals indiens - MDL (3 sous-marins) et Hindustan Shipyard Limited (1) contre initialement six fabriqués en Inde - sur la base d'un nouveau transfert de technologies et les deux autres par le chantier naval étranger sélectionné. Pipavav ?

 

Ouverture accrue du capital des groupes de défense indiens

L'Inde a entériné début août l'ouverture accrue des entreprises de défense et de transport ferroviaire aux investisseurs étrangers pour pallier son fort déficit d'investissements dans ses équipements et infrastructures. Le gouvernement du nationaliste hindou Narendra Modi, qui a promis de relancer l'économie, a décidé d'autoriser les investissements étrangers dans les projets ferroviaires sans plafond de participation.

Le secteur de la défense en Inde, premier importateur d'armes au monde, est également concerné mais les investissements directs étrangers ne pourront excéder plus de 49 % d'un partenariat industriel ou capitalistique. Narendra Modi veut libéraliser le complexe militaro-industriel indien en favorisant les investissements étrangers, qui jusqu'à présent ne pouvaient dépasser 24 %, à travers des joint-ventures, et privatiser certains groupes étatiques. Ces annonces semblent avoir dopé la valorisation des entreprises de défense indiennes.

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 12:35
L’Inde, nouvel eldorado pour les entreprises de Défense françaises

 

27/08 par Olivier Garrigos – LesEchos.fr

 

Dassault, DCNS, Nexter, Safran, Thales… toutes ces compagnies majeures de l’industrie de Défense de notre pays sont en Inde pour une raison bien simple : l’Inde est devenue le premier importateur mondial d’armes

 

Dassault, DCNS, Nexter, Safran, Thales… toutes ces compagnies majeures de l’industrie de Défense de notre pays sont en Inde pour une raison bien simple : l’Inde est devenue le premier importateur mondial d’armes, représentant 14 % des importations entre 2009 et 2013 selon le Stockholm International Peace Research Institute.

 

Le pays est devenu le premier client des États-Unis et continu à être le plus important de la Russie. Jusqu’à la fin de la Guerre froide, l’Inde importe près de 80 % de son matériel militaire, pour la plupart russe, avec néanmoins quelques touches françaises comme avec l’Ouragan et le Mirage 2000 de Dassault ou encore des missiles tels que le Milan. En revanche, la part des ventes d’armes françaises en Inde durant la Guerre froide ne dépasse pas les 5 % du total des importations d’armes du pays.

 

Avec la fin de la Guerre froide, l’Inde voit son principal fournisseur rencontrer des difficultés et va donc se tourner vers d’autres pays comme en autres Israël, la France, la Grande-Bretagne, les États-Unis, pour satisfaire ses besoins.

 

De plus, cette période est aussi marquée par la libéralisation de l’économie indienne, événement qui va voir la naissance d’une économie à forte croissance. Enfin, suite a au conflit dans les montagnes de Kargil en 1999 avec le Pakistan, de nombreuses déficiences dans le matériel militaire furent soulignées, certains hauts gradés indiens n’hésitant pas à estimer que l’Inde ne pourrait soutenir une guerre soutenue de plus de 20 jours.

 

De nombreuses réformes furent alors entreprissent, notamment la libéralisation du secteur de la Défense en 2002, jusqu’à lors détenu par des entreprises publiques et l’autorisation de l’investissement direct étranger à hauteur de 25 % (il est récemment passé à 49 %).

 

Les institutions du Ministère de la Défense Indien en charge des décisions stratégiques, comme les futures acquisitions, furent aussi remaniées. Finalement, le budget consacré à la modernisation fut considérablement augmenté, passant de 12 milliards d’euros en 2000 à 27 milliards d’euros pour l’année 2014-2015. Il est estimé que dans les années à venir, l’Inde dépensera plus de 80 milliards de dollars pour sa Défense.

 

Le gâteau indien est donc important et nombreux sont les pays souhaitant leur part, car les Indiens ont des besoins multiples : dans l’Aviation de nouveaux chasseurs de combats, hélicoptères, dans la Marine de nouveaux sous-marins, frégates, porte-avions et dans l’Armée de Terre de nouveaux tanks, véhicules légers, artillerie... la liste est longue.

 

Nos entreprises ont toutes leurs chances en Inde, tout d’abord puisque certaines d’entre elles à l’instar de Dassault ou de Safran y sont déjà depuis un certain temps. Ensuite parce que notre pays entretient de bonnes relations avec l’Inde, relations qui se sont réchauffées dans les années 1990 avec la signature d’un partenariat stratégique qui inclut la Défense comme aspect majeur.

 

De plus, notre savoir-faire est mondialement reconnu, la France étant le 5e exportateur mondial d’armes et étant capable de fournir de l’armement de haute technologie que cela soit dans le domaine maritime, terrestre ou aérien.

 

De récents contrats comme celui remporté par DCNS pour la construction de 6 sous-marins Scorpène ou les contrats répétés de Sagem pour l’installation pour l’aviation indienne de systèmes de navigations démontrent un atout technologique indéniable et surtout un lien de confiance durable. Nexter concourt aussi actuellement avec Elbit pour un contrat de 3 milliards de dollars pour la livraison de 1 480 canons de 155 mm à l'Armée indienne.

 

Le contrat historique en cours de négociations entre Dassault et Hindustan Aeronautics portant sur la construction de 126 avions de combat multi-role (Medium Multi-Role Combat Aircraft) évalué à plus de 10 milliards de dollars est aussi un signe fort, Dassault ayant remporté ce dernier face à des poids lourds du secteur tels que General Dynamics et Eurofighter. Il ne faut cependant pas oublier les PME, 4 000 en France dans le secteur de la Défense, qui bénéficient elles aussi de tels contrats.

 

Si le marché de la Défense indienne est actuellement l’un des plus importants, il est néanmoins de plus en plus difficile d’accès, car le gouvernement indien a décidé de favoriser la production locale, qui n’est actuellement que de 30 % pour 70 % d’importations.

 

Ce favoritisme se traduit par une politique d’offsets obligatoire pour les achats directs d’équipements étrangers (à hauteur de 30 % du montant de l'acquisition) ainsi que pour les équipements achetés et produits en Inde à travers un transfert de technologie. La lenteur du déroulement des contrats, la corruption et le budget de Défense insuffisant, malgré son augmentation constante, sont aussi des freins à l’investissement étranger.

 

Il n’en reste pas moins que la France est actuellement le 3e fournisseur d’armes à l’Inde d’après une récente annonce du gouvernement indien en août 2014, les États-Unis et la Russie occupant les premières places. Les entreprises françaises de Défense se sont donc trouvé une belle place sous l’eldorado indien, mais ces dernières sont très convoitées et il serait bien dommage de les céder.

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 11:50
Modernisation de l'armée polonaise : la crise en Ukraine fragilise les positions françaises

 

02/09 Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Airbus, MBDA ou encore Thales sont en lice sur les méga appels d'offres de Varsovie. Washington déploie sa diplomatie et la vente des BPC à la Russie joue contre la France.

 

Airbus pour les hélicoptères, le tandem MBDA/Thales pour la défense anti-missile ou encore DCNS pour les sous-marins : les grands noms de l'armement français sont mobilisés comme jamais pour tenter de remporter quelques uns des grands appels d'offres en cours ou en préparation en Pologne, Varsovie ayant fait de la modernisation de son armée une priorité nationale. Tous ont mis le paquet au salon MSPO près de Kielce, dans le sud du pays, qui a ouvert lundi. La Pologne a lancé un « vaste effort de modernisation de son armée, et de montée en puissance de son industrie. C'est un projet que l'on partage », a déclaré Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense venu réaffirmer le soutien de la France, invitée d'honneur de cette 22e édition, envers son allié de l'Est.

 

Las, le contexte régional, marqué par l'agravation de la crise en Ukraine, fragilise les positions hexagonales face aux Etats-Unis. « Washington déploie son rouleau diplomatique », constate, amer, un responsable, sous couvert d'anonymat. L'Ukraine, « c'est LE gros caillou dans notre chaussure », reconnaît un autre. Qui plus est, les Raytheon et autres Sikorsky sont fortement soupçonnés de faire du dumping, comme souvent. « Il va falloir faire un très gros effort sur les prix », déplore, désabusé, un troisième. Enfin, la livraison des navires BPC à la Russie n'arrange pas vraiment les chances française, comme le reconnaît a demi-mot Thomasz Siemoniak, ministre polonais de la Défense.

 

Entre parapluie américain et préférence européenne

 

Bref, malgré l'excellence des relations bilatérales, cela va être dur de convaincre Varsovie de se passer du parapluie américain pour jouer la préférence européenne. Et ce d'autant plus que Washington préparerait une offre globale incluant tous les matériels en jeu, comme cela a été le cas au Qatar. Pour autant, vu les milliards de dollars en jeu, le camp français est décidé à jouer sa carte à fond en mettant en avant le même argument : chaque appel d'offre est l'occasion de faire de la Pologne un véritable partenaire industriel en installant sur place bureaux d'études, ligne d'assemblage et centre de maintenance, le tout à grand renfort de transfert de technologie et fort du soutien plein et entier des autorités françaises. « Nous sommes prêts à partager comme jamais », a assuré Antoine Bouvier, le PDG de MBDA, à Thomasz Siemoniak à qui il a vanté les vertus de son système anti-missile SAMP/T, arrivé en finale face au Patriot de Raytheon. « C'est une opportunité unique pour la Pologne d'être leader dans ce domaine », a-t-il ajouté un peu plus tard lors d'une conférence de presse. L'argument portera-t-il au moment où Washington déploie des batteries de Patriot en Pologne pour protéger son allié ? Pas sûr.

 

« Il est temps pour la Pologne de rejoindre les pays stratégique d'Airbus Group », a pour sa part déclaré Guillaume Faury, le PDG d'Airbus Helicopters. L'ex-Eurocopter n'a pas vraiment le choix : les grands appels d'offres militaires sont rares, et celui de la Pologne en fait partie. Mais elle part de loin : quelques centaines d'emplois dans le pays (majoritairement chez son partenaire Safran), quand UTC (maison mère de Sikorsky) emploie au moins 2.000 salariés dans l'aéronautique et a localisé dans le pays la chaîne d'assemblage de ses Black Hawk destinés à l'export. Et que dire de l'Italien AgustaWestland qui, ayant racheté il y a quelques années le seul fabricant local d'hélicoptères polonais, en revendique 3.500...

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 11:30
Français et Saoudiens unis face à la menace djihadiste

 

01/09/2014 Par Georges Malbrunot – LeFigaro.fr

 

Le prince héritier Salman a entamé une visite officielle de trois jours à Paris, dominée par le danger que fait planer l'État islamique.

 

Menace djihadiste, nucléaire iranien, Syrie, contrats: les sujets de discussion ne manquent pas entre le prince héritier saoudien Salman Ben Abdelaziz, qui a entamé sa visite de trois jours en France lundi par un entretien suivi d'un dîner avec François Hollande et des industriels à l'Élysée. Officiellement, la convergence est quasi-totale entre Riyad et Paris. Il n'y a guère que le dossier égyptien sur lequel les deux partenaires n'épousent pas les mêmes vues, Paris s'opposant à l'ostracisme contre les Frères musulmans, prôné par les Saoudiens. Mais François Hollande, qui a fait de l'Arabie un «partenaire de référence», attend des retombées commerciales de son rapprochement avec le premier pays producteur mondial de pétrole et poids lourd du Golfe.

 

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 19:50
Drones tactiques : Thales en course pour équiper la Pologne

Le drone Watchkeeper de Thales volera-t-il dans le ciel polonais (Crédits : Thales crédit Richard Seymour)

 

29/08/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La Pologne est tout près de lancer un appel d'offre pour équiper ses forces armées de drones tactiques. Thales UK ainsi que les groupes israéliens (Elbit et IAI), italien Selex et sud-africain Denel sont dans les starting-blocks.

La Pologne est sur le point de lancer un appel d'offre pour l'acquisition d'un drone de reconnaissance tactique. Probablement au moment du salon de l'armement MSPO de Kielce (1er au 4 septembre) où la France est l'invitée d'honneur dans un contexte politique compliqué avec la prochaine livraison en plein coeur de la crise ukrainienne du premier des deux porte-hélicoptères de DCNS vendus à la Russie. En tout cas, le ministère de la Défense polonais souhaite lancer un appel d'offre (Request for proposal, RFP) au mois de septembre pour ce type de drones, qui disposera de fonctions d'observation. La Pologne semblerait ainsi exclure les drones MALE de la compétition.

Selon nos informations, Thales, qui a participé au dialogue technique l'an dernier, est très intéressé par cette compétition. Le groupe d'électronique propose logiquement via sa filiale Thales UK le système de drone britannique Watchkeeper, qui a été mis en service en mars dernier dans l'armée britannique et qui dispose de fonctions ISR (Intelligence, Surveillance et Reconnaissance). La filiale britannique du groupe tricolore devrait rencontrer une très vive compétition dans le cadre de cet appel d'offre. Les groupes israéliens Elbit et IAI (Israel Aerospace Industries), en général très présents en Pologne, ainsi que l'italien Selex et le sud-africain Denel, qui ont également participé au dialogue technique, devraient concourir. Enfin, Sagem (groupe Safran) avec le Patroller, qui peut être armé, pourrait également participer à la compétition. Recevra-t-il le RFP alors qu'il n'a pas participé au dialogue technique ? A suivre...

 

Un drone armé

Quels sont les besoins de l'armée polonaise ? Le ministère, qui souhaite avoir un drone tactique en service avant 2017, veut pouvoir armer son système. Thales pourrait proposer d'armer le Watchkeeper avec son missile Lightweight Multi-role Missile (LMM), un missile air-sol courte-portée guidé par laser conçu et fabriqué au Royaume-Uni par Thales UK. En outre, Varsovie veut développer son industrie de défense à travers les appels d'offres lancés via des transferts de technologies. Ce sera aussi le cas pour le drone tactique.

Dans le cadre de son plan de modernisation, la Pologne souhaite se doter d'une flotte de drones complète d'ici à 2022. Soit une centaine de drones de toute catégorie (tactique, MALE et voilure tournante). A ce jour, les forces armées n'ont que des petits drones de très courte portée en service dans l'artillerie et les forces spéciales.

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 07:50
Air Weapons: The Smallest Smart Bomb

 

August 8, 2014: Strategy Page

 

British Defense firm Thales has developed an unpowered version of its LMM (Lightweight Multi-role Missile). The original LMM is a 76mm (diameter), 13 kg (28.6 pounds) missile with a range of eight kilometers that uses laser (beam riding) guidance. It can be fired from the air or the ground.

 

The new version is called FFLMM and is LMM without the rocket motor. That means FFLMM weighs only six kg (13 pounds) and is 700mm (27.5 inches) long. FFLMM has larger fins for guidance and lift so that from a high altitude FFLMM has a range of at least two kilometers. FFLMM also has GPS and INS (inertial) guidance in addition to laser. This FFLMM can be used as a lightweight smart bomb. A U.S. defense firm is marketing FFLMM as “Fury.”

 

Small missiles like LMM have become more common in the last five years. This is due to technical advances. For example over the last two decades several firms have figured out how to turn 70mm (2.75 inch) unguided rockets into laser guided missiles. All these 70mm guided rockets are basically 13.6 kg (30 pound) 70mm rockets with a laser seeker, a 2.7 kg (six pound) warhead, and a range of about six kilometers when fired from the air. Laser designators on a helicopter, or with troops on the ground, are pointed at the target and the laser seeker in the front of the DAGR homes in on the reflected laser light.

 

These 70mm designs are finally starting to get orders and there is plenty of competition. Back in 2010 the U.S. began using the 15.6 kg (34.5 pound) Griffin in Afghanistan, fired from UAVs and gunships. The Griffin came about because the existing small missile (Hellfire) was often too big. The Hellfire II weighs 48.2 kg (106 pounds), carries a 9 kg (20 pound) warhead, and has a range of 8,000 meters. The Griffin has a 5.9 kg (13 pound) warhead which is larger, in proportion to its size, than the one carried by Hellfire. Griffin has pop-out wings, allowing it to glide and thus has a longer range (15 kilometers) than Hellfire. UAVs can carry more of the smaller missiles, typically two of them in place of one Hellfire. There are similar arrangements for LMM. The LMM is believed to have the same design approach as the Griffin, including a fairly large warhead (over 5 kg).

 

The British Royal Navy has become the first customer for the LMM, ordering a thousand of them in 2011 for its new Lynx Wildcat helicopter. The LMM will enter service by the end of the decade and the FFLMM shortly thereafter. The light weight of the FFLMM makes it useful for many smaller UAVs.

 

In 2013 Turkish firm joined with Thales to develop and market a ship mounted remote control launcher for LMM. The Aselsan Missile Launching System (MLS) has eight LMMs in sealed containers, plus some sensors. The launcher can be mounted on small warships, shore installations, or oil rigs.

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 08:55
Thales a présenté au salon Eurosatory, en juin 2014, une version export du véhicule protégé léger Hawkei.

Thales a présenté au salon Eurosatory, en juin 2014, une version export du véhicule protégé léger Hawkei.

 

06/08/2014 Par Véronique Guillermard

 

Ce classement est toujours dominé par les Américains, avec en leader l'indéboulonnable Lockheed Martin.

 

C'est la surprise de l'édition 2013 du classement des 100 plus importantes entreprises d'armement dans le monde, publié par le magazine américain Defence News. Pour la première fois depuis 2007, le français Thales, y fait son grand retour. Avec un chiffre d'affaires de 10,96 milliards de dollars réalisés en 2013 dans la défense, le groupe dirigé par Jean-Bernard Lévy se classe au neuvième rang, juste devant l'italien Finmeccanica (10,89 milliards de dollars, en recul de 13 %). «Thales qui a vu ses ventes progresser de 13 % dans la défense en 2013, dépasse l'américain L-3 qui sort du top 10 pour la première fois depuis 2006», commentent les auteurs de l'étude. Malgré la baisse des budgets militaires en Europe ainsi que la réorientation - certes progressive - de Thales vers le civil, le groupe reste un poids lourd de l'armement.

 

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 11:20
Le constructeur du F-35 Lockheed Martin reste année après année le meilleur vendeur d'armes de la planète

Le constructeur du F-35 Lockheed Martin reste année après année le meilleur vendeur d'armes de la planète

 

05/08/2014 Michel Cabirol- LaTribune.fr

 

Année après année, l'américain reste toujours au sommet des groupes de défense. Thales entre dans le top dix, en se plaçant au 9e rang mondial, selon le classement annuel dévoilé lundi par le magazine américain "Defence News".

 

Indéracinable Lockheed Martin... Depuis l'an 2000, le groupe américain a toujours gardé la première place du classement annuel des groupes de défense dévoilé lundi par le magazine américain "Defence News". En 2014, le constructeur de l'avion de combat F-35 a encore très facilement repoussé ses poursuivants, notamment Boeing (32 milliards de dollars de ventes dans la défense en 2013) et le britannique BAE Systems (28 milliards de dollars), qui complètent le podium, en affichant un chiffre d'affaires 2013 dans la défense de 40,49 milliards de dollars. Une activité pourtant en baisse de près de 10 % par rapport à 2012.

Pour compenser la baisse de ses activités de défense, Lockheed Martin est entré sur le marché civil dans des domaines comme la gestion de trafic aérien, la formation et la simulation dans l'aéronautique, l'énergie... Basé au Maryland, le groupe a ainsi pu compenser la chute de son chiffre d'affaires dans la défense entre 2012 et 2013 (plus de 4,3 milliards de dollars). Au total, les ventes globales de Lockheed Martin ont seulement baissé de 1,8 milliard de dollars. Aujourd'hui le groupe américain ne réalise plus que 89 % de son chiffre d'affaires dans la défense, contre plus de 95 % en 2013 et 2012. En 2000, la défense ne représentait que 63 % de son chiffre d'affaires global.

 

Thales dans le "Top Ten"

Curieux paradoxe. Alors que le PDG Jean-Bernard Lévy veut orienter son groupe vers les activités civiles en raison de la baisse des budgets de défense des pays matures, Thales est revenu en 2014 dans le "Top Ten" des groupes de défense. Un classement inédit depuis 2007, année où Denis Ranque était encore à la tête du groupe d'électronique. Avec près de 11 milliards de dollars de chiffre d'affaires dans la défense (soit 56,30 % de ses ventes globales), le groupe français se classe à la neuvième place du classement des 100 premiers groupes de défense.

Il est bien sûr devancé par Airbus Group (7e rang), qui lui aussi se réoriente vers le civil. Le groupe européen, basé aux Pays-Bas, a réalisé 16,5 milliards de dollars de chiffre d'affaires dans la défense sur un total de 81,1 milliards. Deux fois moins que son rival américain Boeing, qui a enregistré 32 milliards de ventes dans le militaire. A noter la bonne performance du groupe naval DCNS qui entre dans le "Top 20" de ce classement avec un chiffre d'affaires de 4,6 milliards de dollars (16e rang). Ce qui n'est pas son meilleur classement (14e en 2003). Safran (23e), qui gagne deux places par rapport à 2013 (25e), Dassault Aviation (50e, contre 55e en 2013) et Nexter (63e, contre 70e en 2013) complètent les groupes français dans le Top 100 de ce classement de "Defence News".

 

Six américains dans les dix premiers

Ce n'est pas une surprise. Mais pour ceux qui ont envie de baisser la garde en Europe, cela rappelle un peu plus l'hégémonie des Etats-Unis sur le marché mondial des ventes d'armes, une activité de souveraineté nationale par excellence. Six groupes américains - Lockheed Martin (1er), Boeing (2e), Raytheon (4e), Northrop Grumman (5e), General Dynamics (6e) et United Technologies (8e) - sont parmi les dix plus grands groupes mondiaux de défense. Et parmi les 20 premiers, ils sont treize : outre les six premiers, L-3 Communications, Huntigton Ingalls Industries (construction navale), Honeywell, Textron, Booz Allen Hamilton (SSII), General Electric et Exelis (conglomérat).

Seuls quatre groupes européens parviennent à concurrencer les Américains dans les dix premiers groupes mondiaux de défense : BAE Systems (3e), Airbus Group (7e), Thales (9e) et enfin l'italien Finmeccanica (10e), qui a régressé de deux places entre 2014 et 2013. En outre, le Russe Almaz-Antey (systèmes de défense aériens, électronique) se glisse à la 12e place, le motoriste britannique Rolls-Royce à la 14e et DCNS à la 16e.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 16:50
Thales I-Master radar gets new Maritime mode

 

July 14, 2014 Thales Group

 

Thales announced today at Farnborough International Airshow 2014 that its I-Master radar is now available with a Maritime Moving Target Indication (MMTI) mode. The new maritime capability, enabled through a software package, can be used simultaneously with the existing Ground Moving Target Indication (GMTI) and Synthetic Aperture Radar (SAR) modes.

Key points

  • Maritime Moving Target Indication (MMTI) mode tracks small, fast-moving craft to larger, slower vessels, in all weather conditions, day and night.
  • MMTI mode adds to the already best-in-class Ground Movement Target Indication (GMTI) and Synthetic Aperture Radar (SAR) modes.
  • I-Master is an easy to use, 360º radar, in a 15-inch gimbal unit weighing less than 30kg.

The choice of modes in a single sensor, together with its small form factor and high-performance capability, makes I-Master ideally suited for a wide range of manned and unmanned platforms.

MMTI allows users to detect and track targets on water: from small, fast-moving craft such as jet-skis; to larger, slower vessels such as ships and tankers, in all weather conditions, day and night. Algorithms designed specifically by Thales allow users to perform a range of tasks that include detecting unusual vessel movements, perform “pattern of life” analysis, and conduct persistent tracking of targeted vessels.

With MMTI mode, I-Master can now see the widest range of man-made movement, from an individual walking on the land to a ship sailing on the sea, and everything in between, using a single sensor.

The new maritime mode is designed for customers seeking to monitor maritime borders and exclusive economic zones, protect strategic maritime assets, and track the movement of vessels not using the Marine Automatic Identification System.

I-Master is a world-leading 360º radar sensor, easily installed in an existing 15 inch EO turret mounting point weighing less than 30kg. It is ideally suited for a range of manned and unmanned aircraft, both fixed and rotary winged. It is a high performance sensor designed within the demanding size, weight and power (SWaP) constraints imposed by smaller air platforms.

“We have taken our best-in-class I-Master radar and made it even better by adding a maritime mode through the addition of a software package. This allows our customers to monitor wide areas of land and sea simultaneously through a single sensor, making I-Master an ideal solution for airborne surveillance requirements.”
Eddie Awang, Thales VP in charge of Intelligence, Surveillance and Reconnaissance business

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 17:50
nEuron (Dassault) – Taranis (BAE System)

nEuron (Dassault) – Taranis (BAE System)

 
July 15, 2014 Thales Group
 

Thales and Finmeccanica – Selex ES welcome the signature of the FCAS Arrangement between the United Kingdom and France. Within the UK-French framework, the two companies will cooperate for the development of the multifunction sensor suite and the communication sub-system of the future Anglo-French Unmanned Combat Air System (UCAS).

A two-year feasibility study, expected to be formally contracted before the end of 2014, will see the two companies work collaboratively in a 50/50 split to lay the groundwork for all the sensing systems required for a future UCAS.

In the airborne sensors domain, Thales and Finmeccanica – Selex ES are partners of choice of Ministries of Defence in the UK and France. The agreement will therefore create an unmatched European force in defence electronics, with a broad width of expertise and experience in Manned and Unmanned Aerial Systems technology.

The indisputable European leadership of the two partner companies in this domain is a guarantee that they will provide a fully integrated sensor suite able to meet the emerging customers’ requirements either for Unmanned or for Combat platforms.

The collaboration between the two national champions is articulated in two main streams:

 

Exclusive agreement for UK-French FCAS sensor cooperation: During the two year Feasibility Phase, the two companies will exclusively collaborate on all sensor requirements for the UK-French Future Combat Air System (FCAS) programme. The two companies will lead the sensor and communication definition package for FCAS, involving other UK and French industry as appropriate. The cooperation also includes joint technology maturation

activities to inform the design activities.

 

‘‘PERFECTA” Project for the joint development of a digital backbone for the multifunction sensor: Thales and Finmeccanica – Selex ES will also jointly execute a contract from the French Direction Générale de l’Armement (DGA) and the UK’s Defence Science and Technology Laboratory (DSTL) to develop the digital backbone (flexible multifunction sensor suite management and processing) for future advanced sensor systems.

By bringing together the sheer wealth of defence electronic expertise of the two respective companies, Britain and France will be able to operate UCAS effectively in a high threat environment. By providing innovative sensor solutions, the companies will also be sustaining and developing sovereign technologies and a critical skills base in the UK and France.

 

Norman Bone, Finmeccanica – Selex ES Managing Director, Airborne and Space Systems Division said “I am confident that this new collaborative programme, together with our partner Thales, will help to shape the future of the next generation of Combat Aircraft in Europe.”

Pierre-Eric Pommellet, Thales SVP, Defence Mission Systems noted that “The future of combat aircraft in Europe cannot be envisioned without strong cooperation between the key players. In this respect, this cooperation between the two European leaders in Airborne Systems is the insurance for the UK and French governments that this project will develop the sensors standards of the next decade by generating competitive and innovating solutions.”

 

Finmeccanica- Selex ES is a global technology provider delivering innovative systems, products and solutions to answer the growing demand for enhanced capabilities in the national security and military domains as well as in complex civil infrastructure management. Finmeccanica - Selex ES has a workforce of 17,000 people, main operations in Italy and the UK and a strong industrial and commercial footprint in the US, Germany, Turkey, Romania, Brazil, Saudi Arabia and India.

 

Thales is a global technology leader in the Aerospace, Transportation and Defence & Security & markets. In 2013, the company generated revenues of €14.2 billion with 65,000 employees in 56 countries. With its 25,000 engineers and researchers, Thales has a unique capability to design, develop and deploy equipment, systems and services that meet the most complex security requirements. Thales has an exceptional international footprint, with operations around the world working with customers and local partners.

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 16:50
Talios - Multi-function targeting pods (updated)

 

15.07.2014 by Thales

 

Designed entirely around operational feedback from users, TALIOS is the latest addition to the Thales family. TALIOS is the first optronic pod to cover the entire critical decision chain from intelligence gathering to weapon delivery.

 

Capabilities range from deep strike with long-range missiles and bombs to air-to-air target identification and close air support, and include the rapidly emerging requirement of Non-Traditional Information, Surveillance and Reconnaissance (NTISR).

 

Key features

    Latest generation of high-resolution sensors and high-precision line-of-sight stabilization

    Wide-angle vision providing critical contextual information and making the pod a key component of the pilot’s visual environment throughout the mission.

    Open architecture and a high level of functional integration

 

All functions will be standard for both French and international customers. With its open architecture, the TALIOS pod is conceived as a ‘plug & fight’ system for integration on all existing and future fighters.

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 16:50
FARNBOROUGH: Thales develops new missile for UAVs

 

14 Jul 2014 By: Beth Stevenson - FG

 

Thales has introduced a freefall variant of its precision-guided Lightweight Multirole Missile (LMM) suited for integration on a wide range of unmanned air vehicles (UAVs).

The company partnered with Textron Systems around 18 months ago to perform integration of the 6kg munition on-board an undisclosed UAV, which the partnership is now ready to bring to market.

A 70cm- (27.5in) long, 7.6cm-wide munition with a 2kg (4.4lb) warhead that provides a precision strike – including against armoured vehicles – it utilises an inertial navigation system with optional GPS as well as semi-active laser guidance.

 

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 10:50
Christian Bréant joins Thales as VP, Director Advanced Studies and Strategic & Economic Intelligence

 

July 10, 2014 Thales Group

 

Christian Bréant has joined Thales as VP, Director Advanced Studies and Strategic & Economic Intelligence within the Group's Strategy, Research and Technology department, led by Hervé Multon. Since 2008, Christian Bréant has been Director of Research & Technology (R&T) at the European Defence Agency.

 

A graduate of the École Polytechnique and ENSTA Paris Tech (École Nationale Supérieure de Techniques Avancées), Christian Bréant, 58, began his career in the French Defence Procurement Agency (DGA) in 1985, after completing a doctorate in laser physics at the French National Centre for Scientific Research (CNRS) and postdoctoral training in the United States.

 

In 1992, he joined the office of France's Chief of Defence Procurement, where he launched the project to set up the Palaiseau scientific defence cluster, and later became Deputy Director of R&T at the DGA.

 

Following three years as Deputy Director of the DGA's Industrial Affairs and Cooperation, he was appointed Director of the Defence Analysis Centre (CAD) in 2000, after completing further training at the foremost French military academy, the Centre des Hautes Études Militaires, and France’s Institut des hautes études de la défense nationale.

 

In 2004, he became Director of R&T for Defence & Security and Deputy Director for Technology Strategy at the DGA.

 

Christian Bréant was elected as a member of the Academy of Technology at the Institut de France in 2005. He is an Officer of both France's Légion d’Honneur and its Ordre National du Mérite.

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 11:50
viseur de casque Scorpion - photoThales

viseur de casque Scorpion - photoThales

 

14 juillet Aerobuzz.fr

 

Au terme d’un appel d’offres très ouvert, le viseur de casque Scorpion de Thales a été choisi par Airbus Helicopters pour équiper ses futurs systèmes d’armes embarqués. Le système Scorpion sera donc un équipement standard à bord des nouvelles plateformes de l’hélicoptériste, ou dans le cadre de ses programmes de rétrofit.

 

Scorpion permet d’afficher une symbologie couleur et de l’imagerie vidéo pour les missions réalisées de jour et de nuit, outre ses capacités d’acquisition d’objectif, dans un environnement visuel potentiellement dégradé. Il confère ainsi aux hélicoptères armés une excellente appréhension de la situation tactique, se traduisant par une efficacité considérablement accrue. Ce viseur réduit la charge de travail des pilotes d’hélicoptères de combat, facilite les échanges entre les membres de l’équipage et contribue à améliorer les niveaux de sûreté et de sécurité. Scorpion est totalement interchangeable entre casques/pilotes, ce qui permet de réduire le nombre total d’équipements nécessaires sur une flotte. Il utilise la technologie brevetée de détection de posture hybride opto-inertielle HOBiT (Hybrid Optical based Inertial Tracking) pour une précision et une fiabilité maximales, avec une intrusion minimale dans le cockpit. Pour les missions de nuit, Scorpion est associé à des jumelles de vision nocturne (NVG) standard, permettant d’assurer le même niveau de performance, avec affichage combiné de la symbologie couleur et image vidéo, et avec l’imagerie fournie par les jumelles de vision nocturne.

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 16:59
L'aéronautique, une exception française menacée ?

 

09/07/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

À l'heure de la mondialisation, l'aéronautique française fait figure de modèle et tire vers le haut une filière d'excellence. Mais les menaces de coupes sur les dépenses militaires inquiètent les grands industriels qui rappellent la dualité entre la défense et le civil. Alors que l'emploi dans l'industrie et la compétitivité ont été décrétés grandes causes nationales, voici quatre pistes pour la faire rester en France, alors que certains sont tentés par l'appel du large.

 

"Retenez-moi ou je fais un malheur..." C'est en substance le message des industriels de l'aéronautique envoyé en mai dernier à François Hollande et au gouvernement de Manuel Valls. Faute d'un investissement public minimum dans la défense et dans l'espace de l'État, les grands industriels de l'aéronautique (Airbus Group, Safran, Thales, Dassault Aviation...), qui cumulent tous des activités civiles et militaires dans leur périmètre, agitent la menace d'installer de plus en plus de capacités de production à l'étranger, et surtout de quitter la France.

« Les entreprises duales seraient contraintes de tirer les conséquences et accéléreraient leur mutation en privilégiant les activités civiles. Elles seraient alors soumises aux seules contraintes concurrentielles mondiales qui placeront l'équation nationale au second plan », avaient écrit en mai dernier au président de la République les PDG des sept plus grands groupes de défense français (Airbus Group, Safran, Thales, Dassault Aviation, DCNS, Nexter et MBDA) lorsque Bercy et Matignon voulaient sévèrement rogner le budget de la défense.

Point de salut sans un ancrage national c'est-à-dire des espèces sonnantes et trébuchantes - pour cette industrie, qui pèse de tout son poids dans l'économie française.

« On ne peut pas faire des économies sur un secteur qui marche en France », estime le président du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas), Marwan Lahoud, dans une interview accordée à La Tribune.

En 2013, le chiffre d'affaires des entreprises du Gifas s'est élevé à 47,9 milliards d'euros, en augmentation de 9 %, à périmètre constant. La part à l'exportation (30,4 milliards), qui a connu une très forte progression (+ 11,4%), représente 79% du chiffre d'affaires consolidé. En termes de prises de commandes, 2013 a été une « année record » avec 73,1 milliards d'euros de prises de commandes, soit un bond de 49% par rapport à 2012, principalement grâce au secteur civil. Le carnet de commandes global représente entre cinq et six années de production. Cette industrie a donc "besoin de stabilité dans les programmations et d'une vision de long terme. Nous sommes une industrie de cycle long, vulnérable aux atermoiements budgétaires et qui ne peut être la variable d'ajustement de tous les gouvernements", avaient expliqué les sept PDG.

Pour autant, comme l'explique le président du Gifas, l'État peut "supprimer d'un trait de plume des crédits du budget de la défense avec des conséquences qui sont gérées" par... les industriels. Ces derniers s'adapteront mais ils pourraient finir par s'exiler à force d'être maltraités.

 

Garder les centres de décision et de recherche en France

Cela va de soi mais c'est mieux en le disant : l'industrie aéronautique française restera performante tant qu'elle gardera des centres de décision et de recherche en France. C'est l'une des clés de la très belle « success story » de cette industrie depuis les années 1970.

"Quand un centre de décision se déplace à l'étranger, cela peut avoir des conséquences même si elles ne sont pas immédiates. C'est important de conserver de vrais centres de décision en France", expliquait récemment à La Tribune le PDG de Vallourec, Philippe Crouzet.

Ce qui est vrai pour le patron du leader mondial des tubes sans soudure, l'est également pour tous les PDG à la tête d'un groupe industriel.

Car, à l'heure de la mondialisation, l'industrie aéronautique est déjà très tentée d'aller produire de plus en plus près de ses clients. En Asie bien sûr, mais aussi dans les pays de la zone dollar, y compris aux États-Unis pour se protéger d'un euro trop fort (voir plus loin, notre point 4). Airbus, Safran, Thales le font déjà avec une relative prudence. Ces groupes prennent toutefois garde à ne pas fâcher l'État, les salariés et l'opinion publique. Surtout en cette période inédite de patriotisme économique.

Mais l'exemple du président du directoire de Schneider Electric, Jean-Pascal Tricoire, parti s'installer avec une partie de son état-major à Hong Kong, n'est pas passé inaperçu. Un rêve qui n'est plus aussi inaccessible pour ces groupes français. D'autant qu'ils sont de plus en plus internationaux - à l'image d'Airbus Group, de Thales et de Safran -, ainsi que les principaux sous-traitants de maîtres d'oeuvre français comme les équipementiers Zodiac, Lisi, Latécoère... Encore faut-il aussi que les industriels fassent leur boulot... d'industriels. Car, à l'heure où le dogme des 10% de bénéfice avant intérêts et impôts (Ebit en anglais) est devenu une loi d'airain dans l'industrie aéronautique (Airbus Group, Thales), les groupes pourraient réduire leurs investissements pour privilégier le court terme. C'est-à-dire les actionnaires et les marchés qui ont souvent une vision de très court terme.

Est-ce aussi un objectif attractif pour les futurs ingénieurs d'Airbus, les héritiers des pionniers qui ont écrit l'histoire de ce géant de l'aéronautique (plus de 140.000 salariés) en lançant des produits qui, en dépit de toutes les crises de gouvernance et économiques, se vendent aujourd'hui comme des petits pains ? EADS continuera-t-il demain de faire rêver ? Tout comme Thales et les autres ? En 2012, la recherche & développement représentait 13,9% du chiffre d'affaires des entreprises du Gifas, dont 60% sont autofinancés. Une réussite en grande partie grâce au crédit impôt recherche (CIR).

 

construction aéronautique 

 

Un coût du travail moins cher, une fiscalité stable

Le patron d'Airbus Group Tom Enders avait été très clair début 2013. Il était nettement agacé par le coût du travail en France. "Pour ce qui est du coût du travail - je ne parle pas des salaires directs - mais des charges sociales, si celles-ci continuent à augmenter, cela va nous poser un problème dans nos embauches en France", avait-il expliqué début 2013 à l'Assemblée nationale.

Et Tom Enders sait de quoi il parle puisque c'est l'un des plus gros employeurs en France avec 54.000 salariés environ dans l'Hexagone.

« Le coût du travail en Europe conjugué au coût de l'énergie, comparé aux États-Unis, sont des données importantes. Nous sommes une grande entreprise parce que nous sommes sur le marché mondial et pour être sur ce marché, nous devons être compétitifs », avait-il mis en garde le gouvernement français.

Des propos qui rejoignent complètement l'esprit de la lettre des sept PDG français, envoyée à François Hollande en mai dernier. Faute d'environnement économique favorable, Tom Enders serait tenté de mettre les voiles loin de la France et de l'Europe.

Certaines mesures lancées par le gouvernement sont toutefois très encourageantes pour les industriels. Notamment le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) décidé fin 2012, "même si le plafonnement des aides à hauteur de 2,5 Smic en réduit l'impact, pour la filière aéronautique, à celui d'une variation d'un centime de la parité euro-dollar",
a regretté Marwan Lahoud. Et de pointer du doigt les techniciens de Bercy qui ont "châtré la mesure" et qui sont "les champions de la punition des vertueux", a-t-il lâché pendant une conférence de presse. Ce n'est pas le cas du dispositif du crédit impôt recherche (CIR) encensé par Airbus Group. Le groupe européen consacre 20 % de son chiffre d'affaires en R & D, dont 7% autofinancés.

Soit 3 milliards d'euros, auxquels il faut ajouter encore 3 milliards d'euros en investissements industriels sur les sites d'Airbus pour soutenir la recherche et la production. "Nous n'aurions pas pu parvenir à un tel niveau sans le dispositif du CIR. Le CIR constitue un atout indéniable pour la compétitivité du territoire français", avait expliqué en octobre 2013 aux députés Marwan Lahoud. Et de préciser que le CIR "constitue une des clés du succès des activités françaises de R & D d'EADS et justifie la priorité donnée à l'installation de ces dernières en France".

Le Gifas a accueilli positivement le pacte de responsabilité et de solidarité. "Il représentera en 2016 un allégement de 300 millions d'euros pour l'aéronautique. Cela représente un peu plus de 2 % des frais de personnel pour la profession", a souligné Marwan Lahoud. Une goutte d'eau face aux 8,8 milliards d'euros versés pour les salaires et aux 4,4 milliards de charges sociales.

Enfin, les groupes du secteur veulent pardessus tout la stabilité fiscale. Elle "est très importante pour nous afin de disposer d'une visibilité suffisante pour lancer des projets", a rappelé Marwan Lahoud.

 

Un euro plus faible face au dollar

L'euro trop fort coûte très cher à l'industrie aéronautique. Une antienne reprise par tous les PDG des groupes aéronautiques. "Quand le dollar perd 10 cents face à l'euro, Airbus perd 1 milliard", avait coutume d'expliquer Louis Gallois, alors président d'EADS. Quand les coûts de fabrication sont libellés en euro, le prix des avions d'Airbus l'est en dollar. L'ancien commissaire général à l'investissement (Louis Schweitzer vient de lui succéder), nouveau président du conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën, a récemment averti qu'un euro "situé autour de 1,35-1,40 dollar peut étouffer la petite reprise à laquelle nous assistons". Et d'estimer que l'euro fort constitue un "vrai problème pour nos industriels".

Le président du Gifas a enfoncé le clou.

"À chaque fois que l'euro s'apprécie de 10 centimes face au dollar, cela efface 2 % de marge. Et 2 % de marge, cela peut faire la différence dans une compétition", a-t-il lancé lors de la présentation des résultats d'Airbus Group.

Les industriels ont beau lancer des plans d'amélioration de leurs performances, les variations du dollar face à l'euro en effacent les gains. Pour les entreprises, les couvertures euro-dollar pour se protéger contre les fluctuations des monnaies coûtent également extrêmement cher.

« Produire en zone dollar est une voie, a également expliqué Marwan Lahoud. Nous avons essayé de le faire, pas autant que cela pourrait l'être. À ce stade, cela pèse lourdement sur le compte de résultat, sur le bilan, non pas seulement de l'entreprise EADS, mais de toutes les entreprises du secteur, qui sont obligées d'acheter des couvertures sur les marchés financiers, ce qui leur coûte horriblement cher. »

Bref, en dépit de sa bonne santé, l'industrie aéronautique pourrait s'envoler un jour vers d'autres ciels plus cléments...

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 11:35
HMAS Sydney firing a SM2 missile - photo RAN

HMAS Sydney firing a SM2 missile - photo RAN

 

 

Jul 6, 2014 ASDNews Source : MoD Australia

 

Minister for Defence David Johnston today announced that Thales Australia Ltd has been awarded the Navy’s Adelaide Class guided missile frigate’s (FFG) Group Maintenance Contract.

 

Senator Johnston said the contract will be for an initial period of four and half years with the potential for contract extensions to an anticipated value of $130 million.

 

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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 11:30
Mirage : Thales sur la piste d'un mégacontrat en Egypte

L'Egypte va-t-elle moderniser sa flotte de Mirage ?

 

04/07/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le groupe d’électronique propose à l'Égypte de moderniser sa flotte de Mirage. Une offre évaluée entre 1 et 2,5 milliards d'euros selon les différents schémas.

 

Il n'y pas que les corvettes Gowind de DCNS en Égypte, un contrat qui pourrait être mis en vigueur dans les jours prochains, selon nos informations. Thales retravaille également très sérieusement depuis plus de deux ans sur un projet de modernisation des Mirage de l'armée de l'air égyptienne, selon des sources concordantes. Et si le dossier est très sensible en raison d'Israël, Paris a toutefois donné son autorisation au groupe électronique de présenter à nouveau une offre de modernisation des Mirage de l'armée de l'air égyptienne qui disposerait encore d'une centaine d'appareils (Mirage 2000 et Mirage 5). Paris surveille ce dossier de très près. "Pas question de faire n'importe quoi", explique-t-on à la Tribune.

La nouvelle offre est évaluée à au moins 1 milliard d'euros et pourrait atteindre jusqu'à 2,5 milliards d'euros selon les différentes versions proposées aux Égyptiens. Avec le feu vert  de Dassault Aviation, Thales remet régulièrement à jour son offre en attendant que les Égyptiens, qui cherchent un budget pour ce programme, se décident de lancer cette opération... ou pas. Mais le projet de modernisation des Mirage n'est pas un projet nouveau. Notamment un projet de modernisation de 16 Mirage 2000 de l'armée de l'air égyptienne ne s'est jamais concrétisé (radar RDY3 et  missiles air-air Mica).

 

L'Égypte client de lancement du Mirage 2000 à l'export en 1981

En décembre 1981, l'Égypte est devenue le client de lancement à l'export du Mirage 2000 avec la commande (contrat Nashone) de 20 Mirage 2000 EM/BM de défense aérienne. Ces avions ont été livrés à l'armée de l'air égyptienne entre juin 1986 et janvier 1988.

Auparavant, entre 1977 et 1983, l'armée de l'air égyptienne a reçu 81 Mirage 5, financés vraisemblablement par l'Arabie Saoudite. Au début des années 90, l'armée de l'air égyptienne aurait reçu les Mirage 5 M/DM de l'armée de l'air zaïroise. En 2005, l'Egypte a reçu des Emirats Arabes Unis 19 Mirage 5 d'occasion.

Le Caire a déjà confié la modernisation des Mirage 5 à des industriels français. Sagem (groupe Safran) a signé le contrat Horus en 2003 pur la modernisation de 24 Mirage 5. Des appareils modernisés puis livrés entre 2006 et 2008. Par ailleurs, En juillet 2011, l'Inde avait signé un contrat de modernisation de ses 51 Mirage 2000. Un contrat qui s'est élevé à 2,7 milliards d'euros, dont 1,4 milliard à partager pour la rénovation entre Thales et Dassault Aviation et 959 millions pour l'achat des missiles du missilier européen MBDA.

 

L'Égypte un temps intéressée par le Rafale

Au début de l'été 2011, les militaires égyptiens envoient à Paris une "expression d'intérêt" pour 12 à 20 Rafale. Paris est alors très embarrassé et Dassault Aviation n'est pas intéressé. Pour autant, Paris commence à discuter avec Le Caire pour comprendre le besoin des militaires égyptiens. Des pilotes égyptiens essaieront même le Rafale. Mais cela n'ira pas plus loin.

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 07:55
Developments at the head of DCNS

 

July 2, 2014 Thales
 

Patrick Boissier, Chairman and CEO of DCNS, has informed its main shareholders, the French State (through the Agence des participations de l’Etat) and Thales, that he intends to ask the Board of Directors to cut short his term, 5 months before the end of his tenure, to provide clarity on the designation of his successor, hence setting the proper conditions for the Company to prepare its future.

Shareholders acknowledged this decision, which reflects Patrick Boissier’s commitment to the Company’s interests, and have thanked him for the work carried out and the results achieved during his tenure.

Following a selection process conducted by the Nomination Committee of DCNS, Hervé Guillou will be proposed as his successor at the July 23 Board Meeting. The Board’s proposal will then be sent to the French President, as the decision to appoint the Chairman and CEO of DCNS rests with him and is issued by decree.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 19:55
Laurent Collet-Billon - photo DGA

Laurent Collet-Billon - photo DGA

 

July 2, 2014 Thales

 

Following the resignation of Bruno Parent, the Thales Board of Directors has co-opted Laurent Collet-Billon to replace him as a board member proposed the French State. Mr Collet-Billon's term as director will run until the end of the Annual General Meeting called to approve the 2015 financial statements.

Laurent Collet-Billon was formerly the representative of the French State's golden share in Thales; he has been replaced in that capacity by Bertrand Le Meur.

 

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Biographical notes

 

General (armament corps) Laurent Collet-Billon was appointed chief executive of the French defence procurement agency (DGA) by the French Council of Ministers on 28 July 2008.

Laurent Collet-Billon is a graduate of the Ecole Nationale Supérieure de l'Aéronautique et de l'Espace and joined the DGA in 1974.

In 1987, he was appointed technical advisor for strategic, industrial and armaments matters in the private office of defence minister André Giraud.

In 1988, back at the DGA, he was appointed programme manager for the air-to-ground nuclear armament programme (Horus); then, in 1992, he took over the overall responsibility for the satellite and space portfolio. From 1994, he held several managerial responsibilities in the field of land armaments and electronic and computer systems.

He was appointed architect of the tactical and strategic mobility force system when this new position was created in February 1997.

In August 1997, Laurent Collet-Billon was appointed director of the DGA's observation, telecommunications and information programme office (SPOTI).

On 2 May 2001, the French Council of Ministers appointed him deputy head of the DGA and director of the weapons systems directorate, supervising all national armament programmes. He also served as French representative on the supervisory board of the Organisation for Joint Armament Cooperation (OCCAr).

From July 2006 to July 2008, Laurent Collet-Billon was senior vice-president for defence and security matters at Alcatel-Lucent Group.

Laurent Collet-Billon was born in 1950. He is married. He is a Commander of the Legion of Honour, an officer of the National Order of Merit, and studied at the Centre des Hautes Etudes de l'Armement (CHEAr).

 

Bertrand Le Meur is a General Armaments Engineer (Ingénieur Général de l’Armement) and a graduate of the Ecole Polytechnique and the Ecole Nationale Supérieure des Techniques Avancées.

Since 1 March 2014, he has been head of industrial affairs and economic intelligence at the Strategy Directorate of the French defence procurement agency (DGA), with responsibilities spanning the entire scope of the defence industry.

He began his career with the DGA in 1990, first at the telecommunications and information department and then at the Programmes and Methods Directorate.

In 2001, he joined SFR, where he held a series of senior positions within the Networks Department.

In 2009, Bertrand Le Meur returned to the DGA as projects director to the Director of plans, programmes and budget; then, from 2012, he served as deputy director of industrial affairs for land and naval electronics.

Bertrand Le Meur was born in 1965. He is married and has three children.

 

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 11:55
Appui-feu : les marins du ciel progressent…

Un Rafale de la 12F équipé d'une nacelle de désignation laser Damocles de Thales. Photo Frédéric Lert.

 

26 juin, 2014  Frédéric Lert (FOB)

 

L’Atlantique 2, avion de patrouille maritime de l’aéronavale, est capable de mettre en œuvre une large palette d’armement pour la guerre en mer : du missile anti-navire Exocet aux mines, torpilles, charges sous-marines et autres bombes. Dans les missions de secours en mer il emporte des équipements de sauvetage pouvant être largués à des naufragés. La force de l’avion tient également dans ses capacités d’écoute, de surveillance et d’interceptions électromagnétiques. En 2008, l’avion a reçu la capacité de mettre en œuvre des bombes GBU-12 de 250 kg à guidage laser. Jusqu’à quatre de ces munitions de précision peuvent être emportées dans la soute. Cette capacité a été mise en œuvre pour la première fois au combat pendant l’opération Serval au Mali, au-dessus de la terre ferme donc. L’ATL 2 n’était alors que le porteur et le tireur des bombes, le guidage proprement dit se faisant à partir du drone Harfang de l’armée de l’Air ou d’équipes spécialisées au sol. Une future rénovation de l’avion devrait lui offrir une totale autonomie en la matière, grâce à l’emport sous sa voilure d’une nacelle de désignation laser.

 

En attendant ce jour, la Marine a franchit récemment une nouvelle étape en élargissant le spectre d’emploi de l’Atl 2 dans les missions de bombardement : la semaine dernière, des GBU-12 ont pour la première fois été tirées par le bimoteur à hélices avec un guidage provenant un avion de combat. Il s’agissait en l’espèce d’un Rafale de la flottille 12F équipé d’une nacelle de désignation laser Damoclès (Thales). Deux bombes (inertes) ont été tirées successivement contre des cibles posées en mer, sur le champ de tir du Levant en Méditerranée. Deux bombes, et finalement deux coups au but pour valider deux modes de présentation distincts : dans le premier cas l’avion désignateur est sur sa « wheel » et orbite autour de l’objectif pendant le tir. Dans le second cas, il se place dans le sillage de l’avion tireur. Et dans tous les cas, l’Atlantique gagne une nouvelle corde à son arc qui en possède aujourd’hui tellement qu’il ressemble maintenant à une harpe…

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 11:50
NanoSD conference in Avila, Spain (September 23-26, 2014)

 

source nanosdconf.com


NanoSD 2014 will provide an opportunity to discuss general issues and important impacts of nanotechnology in the development of security and defense. A broad range of defense and security technologies and applications, such as nanostructures, nanosensors, nano energy sources, and nanoelectronics which are influencing these days will be discussed.

It is evident that nanotechnology can bring many innovations into the defense world such as new innovate products, materials and power sources. Therefore, NanoSD 2014 will present current developments, research findings and relevant information on nanotechnology that will impact the security and defense.

 

KEYNOTE SPEAKERS

Paolo Bondavalli (THALES Research and Technology, France)

Jérôme Bourderionnet (Thales Research and Technology, France)

Fernando Briones (IMM-CSIC, Spain)

Elvira Fortunato (CENIMAT, Portugal)

Raquel Gonzalez-Arrabal (IFN-ETSII, Spain)

Antonio Hernando (IMA-UCM, Spain)

Margaret E. Kosal (Georgia Tech, USA)

Meyya Meyyappan (NASA, USA)

Fabrice Pardo (LPN/CNRS, France)

María Pilar Pina Iritia (INA, Spain)

Jean-Pierre Simonato (CEA-Grenoble, France)

Denis Spitzer (ISL-CNRS-UdS, France)

Nava Swersky Sofer (International Commercialisation Alliance, Israel)


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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 17:55
Watchkeeper (Thales) - PatroWatchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran) ller (Sagem Safran)

Watchkeeper (Thales) - PatroWatchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran) ller (Sagem Safran)

 

 

20/06/2014 Par France 3

 

Au salon Eurosatory de Paris, l'un des plus grands salons d'armement au monde, les drones tactiques ont la cote. Le ministère de la Défense devrait lancer un appel d'offres à la fin juin.

 

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